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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 19:37

http://nddl.votationcitoyenne.fr

Votation citoyenne Notre Dame Des Landes (NDDL)

Dimanche 26 Juin 2016, seuls les habitants du département de Loire-Atlantique vont être consultés sur le projet d'aéroport de Notre Dame Des Landes.

Nous autres, citoyens français, estimons également légitime d'être consultés.

Etes-vous favorable à la construction d’un aéroport à Notre Dame Des Landes ?

Clôture des votes le Samedi 25 Juin 2016

Pourquoi cette votation citoyenne ?

Le gouvernement a décidé d’organiser une consultation sur l’avenir du projet d’aéroport de Notre-Dame Des Landes limitée au seul département de la Loire-Atlantique.

Alors que ce projet est d’envergure nationale, le débat a été organisé par une instance nationale, l’utilité publique a été décrétée par un ministre de la république et le gouvernement ne cherche pas à poser une question mais à obtenir un soutien.

Un sondage de l'Institut Français d'Opinion Publique (IFOP) commandé par Agir pour l’Environnement le 29 mars 2016 révélait que seul le département de Loire-Atlantique exprimait un soutien modéré au projet.

Les autres départements des Pays de la Loire et les régions Bretagne et Poitou-Charentes s’y opposent. Quand les français sont consultés, ils rejettent massivement ce projet d’aéroport.

À un projet contesté fait donc écho une procédure contestable. Le périmètre de la consultation ne reflète en rien l’impact réel du projet. Un nouvel aéroport aurait des conséquences économiques, énergétiques et climatiques qui dépassent de loin le cadre étriqué d’un département. En cas de faillite, ce serait les contribuables français qui seraient appelés à la rescousse.

Face à cette nouvelle volonté de l'état de passer en force sur ce dossier en instrumentalisant les outils démocratiques qu’il a à sa disposition, nous avons décidé de nous prendre en main en organisant une votation citoyenne au niveau national.

Pour en savoir plus sur la consultation Notre Dame Des Landes, consultez le site http://www.consultationnddl.fr

Le projet

Né au tournant des années 1960 et 1970, le projet d’aéroport de Notre-Dame Des Landes est un projet qui sent bon les trente glorieuses finissantes. L’aéroport était censé accueillir le Concorde.

Alors même que l’actuel aéroport de Nantes Atlantique n’est absolument pas saturé, les promoteurs du projet de Notre-Dame Des Landes peinent à justifier un projet qui n’est que le support à des intérêts immobiliers et financiers se traduisant par un bétonnage de terres agricoles. Ce serait ainsi près de mille six cent cinquante hectares de terres agricoles et de zones humides qui seraient artificialisées. A l’heure où chacun peut constater l’importance capitale des zones humides dans les régulations des crues et des inondations, il est indispensable de tout faire pour limiter l’imperméabilisation des terres agricoles.

Consciente de l’impasse que représente ce projet, la ministre de l’environnement propose même de revoir la taille initiale du projet.

Pourtant, les habitants de Loire-Atlantique sont appelés à voter sur un projet que les inspecteurs de ce ministère considèrent surdimensionné.

Un projet d’ailleurs encore flou puisque les expertises qu’ils ont demandées n’ont pas été faites.

Vous trouverez dix raisons de voter non à l’aéroport si vous consultez le site http://referendum-aeroport.org

C’est une initiative indépendante d’Agir pour l’Environnement.

Mode d’emploi

Cette votation citoyenne aura lieu du Mercredi 8 Juin 2016 au Vendredi 24 Juin 2016 à minuit.

Les résultats seront communiqués le Samedi 25 Juin 2016.

Qui peut prendre part à cette votation citoyenne ? Tout citoyen européen en âge de subir les conséquences d’un projet climaticide et énergivore.

Information importante

Si vous résidez dans le département de la Loire-Atlantique et êtes électeur ou électrice dans ce département, n’oubliez pas d’aller voter physiquement, ou par procuration officielle, le Dimanche 26 Juin 2016 dans l’un des bureaux de vote de votre commune.

Si vous n’habitez pas en Loire-Atlantique mais que vous avez des connaissances dans ce département, c’est le moment de prendre des nouvelles et les convaincre d’aller voter. Si vous ne connaissez personne dans ce département, vous pouvez appeler de façon aléatoire une personne en vous rendant sur le site http://www.26juin.vote

Un individu ne peut prendre part au vote qu’une seule fois. La votation citoyenne a lieu par voie électronique via le site http://nddl.votationcitoyenne.fr

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 19:09

http://www.fr.euronews.com/2016/06/09/podemos-devance-le-parti-socialiste

Podemos devance le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE)

Par Julio Ribeiro

Un sondage publié Jeudi 9 Juin 2016, alors qu‘à minuit est lancée officiellement la campagne électorale pour les éléctions législatives du Dimanche 26 Juin 2016, marque la fin d’une époque pour le PSOE, relégué au troisième rang derrière Podemos. Si ce sondage s’avère correct, ce serait du jamais vu depuis le retour à la démocratie en 1977, après la mort de Francisco Franco.

Mais le danger pour les socialistes espagnols se précise car ce dernier sondage confirme les pronostics de trois autres parus Dimanche 5 Juin 2016. L’enquête d’opinion du très sérieux Centre d’Investigations Sociologiques (CIS) donne le Parti Populaire de l’actuel premier ministre Mariano Rajoy en tête avec vingt neuf pour cent des voix, la coalition Unidos Podemos composée de Podemos et d'Izquierda Unida en deuxième position avec vingt six pour cent des voix et l’historique PSOE en troisième place avec vingt et un pour cent des voix.

Les choses peuvent encore changer d’ici la fin du mois de juin 2016 avec le vote des indécis mais le PSOE semble avoir perdu de son aura auprès d‘électeurs touchés par la crise qui ne voient pas de solution dans les propositions socialistes.

Ce qui est quasiment certain, c’est la fin de règne du bipartisme qui prévalait depuis plus de trois décennies en Espagne.

Reste à savoir maintenant si le glas va sonner pour le PSOE, enterré par la coalition menée par le jeune Pablo Iglesias, porteur du même nom que le fondateur du PSOE et qui pourrait en être le fossoyeur comme suggéré dans l’article publié par Euronews il y a plus d’un an à l’issue des élections municipales en Espagne. Une chute journalistique qui rejoindrait une chute réelle.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 18:58

http://www.ujfp.org/spip.php?article5000

L'état répare les manipulations d’Ulcan

Par le bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

Rappel des faits, le 9 juin 2015, sur dénonciation calomnieuse venue d’un hacker franco-israélien membre de la Ligue de Défense Juive (LDJ), le RAID faisait une irruption très violente au domicile d’un des coprésidents de l’UJFP à Marseille. Après l’avoir molesté, la police maintenait la victime en garde à vue.

Ulcan, de son vrai nom Grégory Chelli, n’en était pas à son coup d’essai, il y a plus d’une centaine de plaintes contre lui en France. Citoyen franco-israélien, il n’est toujours pas inquiété et vit à l’abri en Israël.

Vendredi 10 Juin 2016, en indemnisant la victime, l'état français a reconnu sa responsabilité.

L’intervention policière était illégitime.

L’UJFP a décidé que l’argent non dépensé servirait à la solidarité avec le peuple de Gaza. C’est ainsi qu’Ulcan, à l’insu de son plein gré, est venu en aide au peuple de Gaza assiégé.

Parce que Gaza est devenu un laboratoire pour l’occupant où entre deux massacres, il expérimente comment on peut enfermer près de deux millions de personnes et y imposer les pires pénuries, l’UJFP a choisi d’aider des associations de la société civile qui font un travail admirable, le Palestinian Center for Human Rights (PCHR), l'union des comités des travailleurs de l'agriculture (UAWC) et la radio francophone animée par Ziad Medoukh, directeur du département de français de l’université al Aqsa à Gaza.

La solidarité avec Gaza ne s’arrêtera pas.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 17:16

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article165

Réflexion pour poursuivre le débat

Par Charles Jérémie

Lundi 6 Juin 2016

Lors de la dernière réunion du Club Politique Bastille, l’introduction d’Olivier Besancenot comme la discussion générale étaient passionnantes, la plupart des intervenants se sont interrogés sur la nouvelle situation. Toutes les générations étaient réunies. Les optimistes et ceux qui le sont moins.

Je veux revenir sur deux ou trois problèmes.

Le mouvement est minoritaire mais déterminé, pugnace et imprévisible. Il bénéficie du soutien moral des salariés qui n’y ont pas participé. Ainsi, devant les pompes à essence, dans la file des voitures, la plupart des automobilistes manifestaient leur « compréhension ». Plus les chiens de garde matraquent, plus l’opinion se rebiffe. Et le chantage à l'Euro ne prend pas non plus. Et même les agressions contre la police, que je ne soutiens pas, ne provoquent pas concert de protestations. Trois mois de grèves et de manifestations ont tout modifié. Une nouvelle génération est en voie de politisation.

François Hollande et Manuel Valls sont seuls, hébétés et protégés par les institutions.

La grève s’essouffle et c’est normal. Quelque soit l’issue de la mobilisation contre la loi travail et l'avenir du mouvement des Nuits Debout, les acquis politiques sont considérables.

C'est normal, car le mouvement de masse, constitué par exemple au moment du Contrat Première Embauche (CPE), n’est pas au rendez-vous.

C'est normal car les directions de la Confédération Générale du Travail (CGT) et de la CGT Force Ouvrière font tout ce qu’elles peuvent pour s’opposer à un éventuel « tous ensemble ».

Un mot sur les directions syndicales, du haut, presque jusqu’en bas, par mille liens, elles sont « jumelées » avec l’état et le patronat. Membres des conseils économiques et sociaux, cogérant de fait de la sécurité sociale et des mutuelles, la collaboration de classes dans les organisations « paritaires », la formation et l’octroi des subventions ont depuis longtemps liés le sort des directions syndicales à l’appareil d’état.

Les organisations syndicales ont rompu depuis une éternité avec la charte d’Amiens qui posait tout à la fois la nécessité de la grève générale pour défendre les travailleurs et l’objectif d’abolir le système capitaliste.

C’est dire que, malgré les mots et les postures, ni Jean Claude Mailly, ni Philippe Martinez, n’ont voulu, sérieusement et réellement, mobiliser les salariés pour obtenir simplement le retrait de la loi. S’ils l’avaient fait, cela se serait vu. Pour contenir la mobilisation, ils ont multiplié les journées d’actions. Par contre, si la mobilisation de masse les avait contraints, ils s’y seraient résignés.

Malgré les espoirs des uns et les illusions des autres, c’est la réalité. À certains égards, les Nuits Debout sont également la volonté de combattre pour mobiliser les masses et d'élaborer une opposition plus globale, un début d’auto-organisation politique. Et c’est déterminant. Certains se moquent de certains aspects un peu candides dans le respect de la démocratie. C’est cependant fondamental. Ce processus aura des suites.

Voilà pourquoi les Partis Ouvriers Indépendants, Démocratiques ou pas, Lutte Ouvrière et les autres organisations se sont détournés de ces nuits là pour se réfugier dans la « lutte » à partir et à partir seulement des organisations syndicales, avec ses forces et ses limites.

Sans point de vue idéologique, il faut rappeler que seuls les comités de grève démocratiques peuvent représenter tous les salariés en lutte.

L’unité réelle dans l’action, c’est le comité de grève. Encore, faut-il que militants et salariés en éprouvent le besoin. Ces problèmes sont également abordés dans un texte d’Ugo Palheta et de Julien Salingue.

Aux États-Unis, la candidature de Donald Trump fracasse l’appareil du parti républicain alors que celle de Bernie Sanders provoque une véritable mobilisation populaire et politique contre l’establishment démocrate.

En Grande Bretagne, le parti travailliste se gauchit sur une position verbale antilibérale alors que l’issue du référendum sur le Brexit inquiète.

Enfin la crise politique en Espagne est le résultat de la mobilisation des masses depuis plusieurs années.

N’oublions pas la situation portugaise.

Il y a une question. Et si la France s’inscrivait dans ce cadre international ? Ne sommes-nous pas au début d’une contre-offensive des salariés contre le libéralisme ? Et si le pendule repartait dans l’autre sens ?

La discussion du Club Politique Bastille a largement évoqué l’échéance électorale de 2017. Les dés roulent et nul ne peut savoir ce qui se passera jusqu'aux élections présidentielles. Nous pouvons essayer de tracer quelques perspectives.

La « gauche » de François Hollande et de Manuel Valls est le fourrier de la droite et de l’extrême droite, elle est morte. Le second tour verra donc s’affronter le candidat de la droite et celui du Front National. Et François Hollande, évidemment, appellera à voter pour Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy. La grande majorité du salariat refusera de voter pour le Parti Socialiste. Sous la forme que nous lui connaissons depuis le congrès d’Epinay, le Parti Socialiste va disparaître corps et bien. Mais la bourgeoisie aura toujours besoin d’un parti démocrate, d’une alternance et d'une Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT) politique. Sur les ruines du Parti Socialiste, les plus jeunes survivants s’affronteront pour atteindre cet objectif.

De son côté, avant le mouvement contre la loi travail, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) avait, déjà, désigné son candidat. Aujourd’hui, toute personne sérieuse sait qu’une éventuelle candidature révolutionnaire n’a de sens que si elle est, plus ou moins, reliée à la lutte sociale, l’émanation d’assemblées et de débats, en bas, par les combattants et les militants.

De son côté, Jean Luc Mélenchon a fait « don » de sa candidature au peuple français.

Jean Luc Mélenchon est talentueux, mais, c’est d’abord un professionnel de la politique. Votez pour moi et je ferai le reste. Sénateur à vie, député européen et ancien ministre du gouvernement de Lionel Jospin, par lui caractérisé comme le plus à gauche en Europe, Jean Luc Mélenchon est en fait un mitterrandiste de gauche. N’oublions pas le François Mitterrand partisan de la rupture avec le système capitaliste, propagandiste dans les années 1980, du socialisme. La candidature de l’ancien lambertiste, membre du Grand Orient s’inscrit dans cette histoire et constitue un obstacle de plus à surmonter politiquement.

Ne faudrait-il pas que des initiatives soient prises pour, collectivement, organiser le débat ?

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 16:44

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/93687/luniversite-paris-sud-sort-tete-de-leau

L'université d’Orsay sort « la tête de l’eau »

Par Féliciane Barré

Vendredi 10 Juin 2016

Après des journées de pluie continue, le soleil et le calme sont enfin revenus. Touchée par les intempéries, l'université Paris-Sud sort la tête de l’eau et l’heure est au constat des dégâts.

Le calme est enfin revenu. Après plusieurs jours d’intempéries, la décrue est amorcée. Pourtant de lourds dégâts sont à constater que ce soit chez les particuliers ou les professionnels, l’eau a fait des ravages. A l’université Paris-Sud, l’heure est également au bilan. La semaine dernière, l'université a même dû fermer ses portes à cause des inondations. Plus d’électricité, plus de chauffage, du mobilier dévasté et des pièces humides, le bilan est lourd. Des étudiants vivant dans l’une des résidences du campus universitaire avait même dû être évacués pour raisons de sécurité. « Plusieurs bâtiments ont été touchés et il y a une grande difficulté de recensement », affirme Serge Edouard, vice-président de l’établissement en charge des finances et du pilotage.

Laboratoire, recherche, résidence universitaire et bâtiments administratifs, de nombreux dégâts sont à déplorer. Aujourd’hui, le nettoyage a déjà commencé afin de constater les urgences à régler. Dans l’immédiat, ce sont les étudiants qui ont été la priorité de l’université. Après l’inondation, une cellule de crise a été ouverte afin que les étudiants sans logement puissent être relogés. L’université d’Orsay a donc été très touchée par ces intempéries. Maintenant, elle sort, doucement, « la tête de l’eau ».

Une vie qui reprend son cours

En apparence, tout semble revenu à la normale. Le soleil brille, les routes menant au campus sont toutes dégagées et les derniers étudiants restant se concentrent sur les examens de fin d’année. Pourtant, sous cette façade de plénitude, c’est une vraie course qui a commencé afin que les bâtiments soient nettoyés le plus rapidement possible. Dans la maison des études, les dégâts sont incommensurables. Vitres brisées, murs humides et électricité coupée, tout n’est que ruine au rez-de-chaussée. « Elle ne pourra pas être réutilisée avant un long moment. C’est un vrai problème car il va falloir organiser le déménagement », poursuit Serge Edouard. Le nettoyage a déjà commencé et des sacs poubelles et des bennes ont envahi la cour.

« L’eau a submergé tout le rez-de-chaussée », constate Pascal Tellier en charge de la direction du patrimoine. Les dégâts sont, en effet, assez importants et sont dus au débordement de l’Yvette.

Dans les serres, même constat, bien que plus éloignées, elles n’ont pas été épargnées. Le jardin botanique a lui aussi subi de gros dégâts et, au-delà de l’apparence, sous l’université se trouvent des milliers de kilomètres de galeries souterraines. « On ne sait pas encore quels sont les dégâts dans cette partie-là. Le problème c’est que ces galeries transportent le chauffage et la fibre optique. Pour l’instant, cela fonctionne mais on ne sait pas quels sont exactement les dégâts », explique Serge Edouard.

Les galeries sont touchées mais des laboratoires ont également été inondés. Dans le laboratoire électronique, les sous-sols ont été submergés. Il n’y a plus d’électricité, l’humidité a pris ses droits et il fait noir. L’eau ne s’est pas entièrement écoulée. Ainsi, lorsque l’on entre dans ce sous-sol, les flaques d’eaux sont courantes. Ici, toute la maintenance du bâtiment est à refaire.

Pour l’instant rien n’a été déplacé car il n’y a pas de monte-charge à disposition. Une chose est sûre, les dégâts sont d’une grande importance.

Quant aux résidences universitaires, impossible d’y pénétrer car elles ont été inondées. Les étudiants ont dû être, dans l’urgence, relogés dans des résidences voisines. Ainsi, l’université a de gros travaux à faire afin d’effacer les traces de cette inondation.

Des dégâts difficilement chiffrables

Depuis la fin des inondations, l'université d’Orsay a tenté de faire un chiffrage quant aux dégâts. « Nous estimons toutes les réparations à un million cinq cent mille euros », affirme Serge Edouard. « Le studio pédagogique, des laboratoires de recherches mais aussi les véhicules des services techniques ont été détruits ou endommagés. Rien que pour les véhicules, le coût est très élevé » poursuit-il. En outre, le plus gros laboratoire du campus a également été inondé ainsi que des bâtiments d’enseignements avec des amphithéâtres. Concernant les dommages techniques, l’estimation est encore difficile à faire. « C’est difficilement chiffrable. Nous avons déjà commencé les travaux de nettoyage, les réparations et les travaux », explique Serge Edouard.

Pour les galeries souterraines, c’est une autre histoire. Pour l’instant, aucun état des lieux n’a été fait. « Rien que pour le réaliser, cela coûterait environ cinq cent mille euros ». Quant aux laboratoires, il est difficile de chiffrer là aussi l’ampleur des dégâts, en effet, le matériel qui occupe ces bâtiments est à la pointe et coûte donc très cher. « Même s’ils n’ont pas été touchés par l’eau, les coupures d’électricité à répétition endommagent le matériel ». Il est donc encore tôt pour estimer le vrai coût des dégâts causés par l’eau.

Autre point important, les examens de fin d’année, c'est une période particulière pour les étudiants qui achèvent leur année. L’université ayant été fermée durant deux jours, il a fallu s’adapter à la situation. « Les étudiants et le personnel ne sont pas venus à ce moment-là mais cela représente, en termes d’effectifs, près de cinq cent mille euros de masse salariale », termine Serge Edouard. Pour éviter que les étudiants soient pénalisés, il leur a fallu réagir vite. « Nous avons reporté les partiels et il y a eu une complète réorganisation. Nous avons refait les calendriers et nous sommes sûrs que, avant le 20 juillet 2016, tous les examens seront passés », affirme Nathalie Herbach, directrice générale des services.

Elle se veut rassurante sur la situation. « Il n’y a pas eu d’arrêt total, nous avons réussi à trouver des solutions pour replacer les étudiants, que ce soit pour les logements ou les chercheurs », poursuit-elle. « Ce sont des solutions provisoires certes mais les cours ont repris, les chercheurs sont dans des laboratoires et le personnel est revenu ».

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 16:22

http://www.plateforme-palestine.org/Khalida-Jarrar-sera-liberee-demain

Khalida Jarrar libérée

L’avocate et députée palestinienne a enfin été libérée Vendredi 3 Juin 2016, après avoir passé quatorze mois en prison pour des raisons politiques, dont un mois en détention administrative, soit sans avoir été inculpée.

Communiqué d'Addameer

Jeudi 2 Juin 2016

La libération de Khalida Jarrar, membre du conseil législatif palestinien, est prévue pour Vendredi 3 Juin 2016. Elle est détenue depuis le 2 avril 2015 quand les forces israéliennes d’occupation ont encerclé son domicile dans le quartier d'al Ersal à Ramallah. Après avoir détruit l’entrée principale, ils se sont introduits dans sa maison où elle était avec son mari. Elle a ensuite été arrêtée et emmenée dans un véhicule militaire.

Khalida Jarrar a d’abord été emmenée dans la colonie de Beit El puis a été transférée dans un camp militaire près du village de Jaba à Jérusalem-Est. A 7 heures 30, elle a été transférée au camp militaire d’Ofer près de Ramallah où l’interrogatoire a débuté. Khalida Jarrar a gardé le silence et a refusé eau et nourriture. Plus tard, elle a été menottée puis transférée à la prison d’Hasharon en Israël.

Khalida Jarrar, qui a souffert de plusieurs infarctus, hypercholestérolémie et de thrombose veineuse profonde, a d’abord été placé en détention administrative et a reçu un ordre de détention de six mois le Dimanche 5 Avril 2015. Sans aucun doute grâce à la pression internationale, sa détention administrative a été fixée jusqu’au 4 mai 2015. Une liste d’accusations a été établie à son encontre le 15 avril 2015. Les douze accusations tournaient autour de son rôle de membre du conseil législatif palestinien et de leader politique dans la défense des prisonniers.

Des organisations internationales ont condamné la détention continue de Khalida Jarrar. Des inquiétudes ont été exprimées par l'union inter-parlementaire « à propos de l’emprisonnement de Khalida Jarrar au regard des multiples irrégularités entourant son arrestation, sa détention et les poursuites dont elle a fait l’objet », dans la décision adoptée par le comité des droits de l’homme des parlementaires à sa cent quarante neuvième session, à Genève, au mois de janvier 2016.

Le 13 avril 2015, cinquante huit membres du parlement européen ont envoyé une lettre à la haute représentante de l’Union Européenne, Federica Mogherini, appelant à la libération de Khalida Jarrar, et exprimant leur « plus forte condamnation de la dernière escalade israélienne contre les législateurs palestiniens et pour la suppression de la direction politique palestinienne ».

La pratique de détention administrative en l’absence de preuves suffisantes continue. Le 14 avril 2016, un professeur palestinien et astrophysicien a été arrêté au check point israélien de Nabi Saleh puis placé en détention administrative. Après qu’un ordre pour sa remise en liberté ait été émis le 29 mai 2016, il a finalement été inculpé pour « incitation ».

Comme les procès de nombreux palestiniens dans les cours de justice militaires israéliennes, qui ont publié un taux d’emprisonnement de plus de quatre vingt dix neuf pour cent, le plus haut chiffre jamais publié, le procès de Khalida Jarrar a été marqué par des violations au procès équitable, notamment en reportant son procès pour absence de témoins, en se basant sur des preuves secrètes, en violant le droit à la notification immédiate des charges et par le transfert illégal d’un territoire occupé.

Par son manque de confiance dans le système de la justice militaire, Khalida Jarrar a plaidé coupable pour deux des douze accusations et a été condamnée à quinze mois de prison.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 16:04

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article163

Réunion du Club Politique Bastille et de jeunes militants du mouvement des Nuits Debout

Samedi 18 Juin 2016 à 14 heures 30

Librairie de l’EDMP

8 Impasse Crozatier 75 012 Paris RER Gare de Lyon

Lundi 30 Mai 2016, le Club Politique Bastille recevait Olivier Besancenot pour discuter de la situation politique actuelle, du mouvement des Nuits Debout et de la contestation de la loi travail. Nous le remercions.

Il y avait une participation importante de militants de toutes générations et de nombreuses interventions ont animé un débat riche et passionnant.

La plupart d’entre nous, nous nous interrogeons sur les mêmes problèmes soulevés par un mouvement de résistance inédit qui prend des formes nouvelles.

Plus d’un million de signatures contre la loi travail, naissance du mouvement des Nuits Debout, occupation de places dans de nombreuses villes en France et aussi en Europe, c’est une radicalisation qui ne ressemble en rien aux mouvements qui l’ont précédée. Quelque soit le résultat des combats engagés contre la loi travail, tous ont considéré que la bataille ne se terminerait pas par une défaite.

Le débat a également porté sur la politique des directions syndicales et du mouvement des Nuits Debout. Nous avons constaté que les milliers de jeunes qui ont participé aux assemblées du mouvement des Nuits Debout se sont politisés rapidement. Une nouvelle génération est entrée dans l’action politique. Dans les grèves et les manifestations, dans les syndicats et les réunions du mouvement des Nuits Debout, c’est d’une autre société qu’ils ont commencé à débattre.

Après le succès de cette réunion, ces questions restent à l’ordre du jour des prochaines réunions de notre club. D’ailleurs des jeunes militants du mouvement des Nuits Debout présents à cette réunion ont accepté d’introduire le débat de notre prochaine réunion.

Si bien que nous prévoyons de prolonger avec eux cette discussion, Samedi 18 Juin 2016 à 14 heures 30, à la librairie de l’EDMP.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 16:13

LE VIEUX MONDE EST DERRIERE NOUS

Par Bernard Fischer

Samedi 11 Juin 2016

C’est le moment d’un premier bilan du mouvement social contre la loi travail.

Ce mouvement commençait à la fin du mois de février 2016 par la signature massive d’une pétition électronique. Il continue aujourd’hui et il continuera au mois de juillet 2016.

Un certain nombre de commentateurs faisaient déjà une première périodisation du mouvement. Ils distinguaient trois étapes successives. Il y avait d’abord, au mois de mars 2016, le temps des journées d’action et des manifestations de masse. Il y avait ensuite, au mois d’avril 2016, le surgissement du mouvement des Nuits Debout. C’est enfin maintenant le temps des grèves reconductibles dans les raffineries et dans les transports.

Les formes traditionnelles de mobilisation montraient encore une fois leurs limites.

Les manifestations de masse posent très rapidement la question des violences policières et du cycle provocation répression. Les affrontements entre les fonctionnaires en uniforme et les casseurs ne vont pas dans le sens du combat contre les violences policières, ils vont à l’inverse dans le sens de la multiplication des violences policières. Il y a et il faut la multiplication des plaintes devant la justice et devant l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN). Il y a et il faut une campagne pour une loi d’amnistie sociale. La dénonciation des policiers de base ne sert à rien si on ne pose pas la question de la responsabilité de la hiérarchie policière et donc finalement du ministère de l’intérieur et du gouvernement. En ce sens, Bernard Cazeneuve est le digne successeur de ses illustres prédécesseurs, Marx Dormoy, Jules Moch et Raymond Marcellin.

Il en va de même de la question des grèves reconductibles. Les grèves particulières en général et la grève générale en particulier est le plus vieux fantasme du mouvement ouvrier et populaire français depuis plus d’un siècle. Il y a une abondante littérature relative à cette question. Le mouvement social inventait en 1995, il y a maintenant plus de vingt ans, le concept de grève par procuration. Nous y sommes toujours.

Le mouvement des Nuits Debout vient précisément de là, du constat d’impuissance et d’impasse, des insuffisances et de l’épuisement des formes traditionnelles de mobilisation.

Le 31 mars 2016, les médias et les militants espagnols le disaient et l’écrivaient dès le premier jour, l’indignation arrivait enfin en France. Elle ne partira pas.

Quelles sont les perspectives immédiates du mouvement social contre la loi travail ?

Le mouvement social est trop faible, il n’a ni les moyens ni la volonté politique d’une perturbation massive du championnat d’Europe de football, cette énorme machine financière, économique, médiatique et sécuritaire.

C’est une certitude, le gouvernement utilisera une deuxième fois au mois de juillet 2016 le quarante neuvième article de la constitution pour le passage en force et l’adoption définitive de la loi travail. Y a-t-il la perspective d’une motion de censure de gauche, du vote de cette motion de censure par la droite et donc du renversement du gouvernement ? Au mois de mai 2016, en première lecture à l’assemblée nationale, il manquait deux voix pour une motion de censure de gauche et nous ne voyons pas depuis un mois beaucoup de progrès dans le sens de l’apprentissage de l’arithmétique.

Des sociologues du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) faisaient une enquête très sérieuse relative aux activistes du mouvement des Nuits Debout. Ils déconstruisaient d’abord la propagande médiatique relative à leur âge et à leur composition sociale. Mais surtout, ils posaient la question relative à l’éventuelle transformation du mouvement des Nuits Debout en un nouveau mouvement politique et ils obtenaient vingt pour cent de réponses positives. Les médias aboutissaient immédiatement à la constatation du caractère extrêmement minoritaire de cette position. Le problème est le suivant. Si les mêmes sociologues posaient la même question au mois de mai 2011 aux activistes du mouvement des indignés de la Puerta del Sol à Madrid, ils n’obtiendraient pas vingt pour cent, mais seulement un pour cent de réponses positives.

Après la fin de la mobilisation contre la loi travail, il y aura l’inscription durable du mouvement des Nuits Debout dans le paysage social et politique français.

Le scenario français suivra très certainement le scenario espagnol. Six mois après le surgissement du mouvement des indignés en Espagne au mois de mai 2011, il y avait déjà des premières candidatures d’activistes du mouvement des indignés, mais il y avait surtout la victoire de la droite aux élections législatives espagnoles du mois de novembre 2011. Trois ans plus tard, il y avait Podemos.

Il y a la perspective de la présentation de premières candidatures d’activistes du mouvement des Nuits Debout aux élections législatives des mois d’avril et de mai 2017. Il y aura un Podemos en France. C’est une certitude. Il arrivera après les élections du printemps 2017.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 15:32

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Pourquoi je souhaite la victoire du Brexit

Par Raoul Marc Jennar

Mercredi 8 Juin 2016

Parlons clair. Je suis pour l’union des peuples d’Europe qui le souhaitent, mais sur un fondement totalement méprisé par l’Union Européenne, la souveraineté populaire, cette conquête historique de 1789 confirmée en 1945 par « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Rien à voir avec cette caricature qu’est l’Union Européenne où les principes fondamentaux de la démocratie sont bafoués, pas de séparation des pouvoirs, pas de contrôle de l'exécutif, le conseil des ministres de l’Union Européenne, par une assemblée parlementaire, pas de parlement digne de ce nom, c’est-à-dire en capacité d’avancer ses propres propositions, pleinement indépendant pour adopter des normes législatives et protégé efficacement contre l’influence perverse des lobbies. Un trait d’humour révélateur circule dans les milieux européens les plus lucides, si l'Union Européenne en tant que telle était candidate à entrer dans l’Union Européenne, sa candidature ne répondrait pas aux critères de démocratie exigés pour l’adhésion à l’Union Européenne.

Alors, me dira-t-on, plutôt que de détruire l’Union Européenne, réformons-là. J’ai cru à cela pendant de très nombreuses années. C’est sur cet espoir que je me suis opposé en 2005 au projet de traité constitutionnel européen. C’est dans cette même perspective que j’ai rassemblé un ensemble de propositions dans un livre intitulé « quelle Europe après le non », en 2007. Mais depuis, il m’a fallu déchanter. Le traité de Lisbonne qui est à quatre vingt dix neuf pour cent le projet de traité constitutionnel rejeté par les peuples de deux états qui ont eu la chance de pouvoir s’exprimer, illustre le mépris des dirigeants européens pour l’opinion des peuples qu’ils prétendent représenter. Et tous les traités qui ont suivi, semestre européen, le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) et le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), ont, à l’inverse des attentes démocratiques exprimées en France et aux Pays-Bas en 2005, renforcé les pouvoirs d’institutions européennes sur lesquelles les peuples n’ont aucun pouvoir, la commission européenne, la Banque Centrale Européenne (BCE) et la Cour de Justice Européenne. Le formidable déni de démocratie est aussi illustré par l’Eurogroupe, une structure aux pouvoirs considérables, mais sans aucune existence légale, et qui peut provoquer des souffrances immenses comme celles imposées au peuple grec. Pire encore, cette Union Européenne, qui prétend exprimer des valeurs, a montré qu’il n’existe pas de valeurs dès lors que les intérêts particuliers et les égoïsmes prévalent, au nom de l’union des peuples, on les met en concurrence les uns contre les autres et, au nom de prétendues valeurs, on viole les conventions internationales qui protègent les victimes de conflits ou de tyrannies. L’Union Européenne et ses supposées valeurs est aujourd’hui traversée de murs hérissés de barbelés et la liberté de circulation ne vaut que pour les travailleurs qu’on « détache » pour mieux les exploiter.

Ce refus de réformer l’Union Européenne a été formalisé par l’actuel président de la commission européenne, un homme qui pendant plus de quinze ans, à la tête du gouvernement luxembourgeois, a organisé l’évasion fiscale. Il s’est permis de déclarer « qu'il n’y a pas de vote démocratique contre les traités européens ». On ne peut mieux signifier que l’Union Européenne n’est pas réformable. En fait, elle a été conçue pour qu’il en soit ainsi. Elle s’est faite au nom des peuples, mais sans eux et très souvent contre eux.

Dès lors, il ne reste qu’une seule option, provoquer le démantèlement de ce monstre oligarchique qu’est l’Union Européenne pour construire une union des peuples qui le voudront sur les bases indiquées en début d’article. Pour y parvenir et hâter le processus, le Brexit offre une opportunité qui, j’en suis convaincu, aura plus d’efficacité que les rejets de 2005.

C’est peut-être paradoxal, mais la meilleure chance pour les peuples d’Europe qui voudront s’unir dans le respect des principes fondamentaux de la démocratie, c’est la sortie d’un pays qui, à bien des égards, est un des fondateurs de la démocratie parlementaire.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 15:00

https://www.ensemble-fdg.org/content/appel-initie-par-la-fondation-copernic-ce-gouvernement-ne-doit-pas-continuer

Appel initié par la Fondation Copernic

Ce gouvernement ne doit pas continuer à faire monter les tensions dans le pays.

Il est minoritaire sur son projet de loi. Et tout le monde a saisi qu’il devrait, pour le faire passer en cachette, donner l’impression de l'amender dans la confusion, au début du mois de juillet 2016.

Une très large majorité de la population a parfaitement compris la loi travail, pour de sombres calculs des institutions européennes en faveur des grands groupes financiers, il faudrait encore réduire les droits des salariés. Avec des droits passés à cette moulinette, il n’y aurait plus au final qu’un code du travail entreprise par entreprise, des syndicats contournés et des individus moins payés, isolés, sommés de se soumettre ou renvoyés au chômage.

Le gouvernement n’a pas de majorité à gauche pour imposer cette régression sociale majeure qui écrit l’histoire à l’envers. Et il doit se confronter à une intersyndicale et à des mobilisations qui, depuis trois mois, redonnent de l’espoir à des millions de salariés, de précaires, de jeunes et de sans-droits. Le mouvement des Nuits Debout en montre les potentialités.

Jouer des tensions et des violences policières, vouloir user les grévistes et tenter des coups de force au parlement, où cela va-t-il aboutir ? Nous sommes inquiets, comme beaucoup en ce moment. Faudra-t-il à ce gouvernement un mort comme lors de la loi Devaquet en 1986 ? Il vaudrait mieux, au plus vite, qu’il cesse de côtoyer les risques de tragédie.

Ou bien lui faudra-t-il une « nuit du 10 mai », comme en 1968 ?

Les analyses et les propositions pour améliorer le code du travail ne manquent pas, ni du côté des juristes, ni du côté des syndicalistes. Le gouvernement aurait déjà dû savoir les écouter et discuter.

Alors que son projet est partout rejeté, quel besoin de bomber le torse plus longtemps ? Pour en arriver où ?

Il serait plus sage de passer la main, que le premier ministre abandonne cette loi, qu’il démissionne si besoin et qu’il laisse reprendre autrement une discussion sur ce qui constitue une vraie question. Car oui, il faut discuter de réformes qui consolident les droits et réorganisent les relations sociales dans les entreprises, mais en faveur des salariés et des jeunes et pas en faveur des actionnaires.

Premiers signataires

Etienne Balibar, Annick Coupé, Thomas Coutrot, Eric Fassin, Bernard Friot, Samy Joshua, Pierre Khalfa, Razmig Keucheyan, Christian Laval, Michael Löwy, Philippe Marlière, Daniel Mermet, Ugo Palheta, Willy Pelletier, Catherine Samary, Francis Sitel, Aurélie Trouvé, Louis Weber, Pierre Zarka.

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