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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 19:52

 

Communiqué commun FASE/Alternatifs/ACU

Réforme des retraites

La parole doit revenir au peuple

Un référendum pour que les citoyens décident !

Le mouvement de refus de la contre-réforme des retraites continue !

Des millions de grévistes et de manifestant-e-s, soutenus par soixante dix pour cent des citoyen-ne-s, se sont mobilisés pour le retrait du projet, que le gouvernement a décidé d’imposer.

Tout le monde le sait : le président directeur général de la France avait explicitement indiqué qu’il ne remettrait pas en cause le droit à la retraite à soixante ans ans.

Le vote de la majorité présidentielle est illégitime.

La parole doit revenir au peuple !

Exigeons que Sarkozy stoppe la préparation de la mise en œuvre de la loi, prévue dans quelques mois, et organise un référendum !

Participons, organisons la signature massive de l’appel en faveur d’un référendum*, initié par Politis, et des initiatives pour donner à cette exigence une force incontournable !

Partout, poursuivons l’action, sous toutes les formes possibles, notamment en participant à la mobilisation du 23 novembre.

Ce n’était qu’un début ; il nous faut continuer le combat !




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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 19:01

 

http://www.palestine-solidarite.org/communique.collectif68.101110.htm

Douze militants du collectif Boycott 68 devant le tribunal correctionnel de Mulhouse le 29 novembre

Mercredi 10 novembre 2010

Cinq militants étaient convoqués le 13 septembre devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, accusés de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence ». Il leur était reproché d’avoir, par tract, appelé au boycott des produits exportés par Israël et d’avoir porté des tee-shirts comportant l’inscription « Palestine vivra, Boycott Israël », le 26 septembre 2009 à l’hypermarché Carrefour d’Illzach.

Le procès, a été reporté au 29 novembre 2010 à la demande des parties civiles. Mais Carrefour a déposé plainte pour une action identique le 22 mai 2010 et le procureur a décidé de poursuivre neuf militants, dont deux étaient déjà concernés par l’action du 26 septembre.

Nous serons donc douze prévenus à comparaître le 29 novembre.

Nos actions de boycott s’inscrivent dans le cadre de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), une initiative non-violente lancée par 170 organisations palestiniennes et soutenue par de nombreuses organisations à travers le monde y compris en Israël. Cette campagne vise à faire appliquer le droit international et , en particulier le droit à l’autodétermination du peuple palestinien et la fin de son agression permanente par la colonisation. Les militants du collectif Boycott 68 mènent les actions de  BDS parce que les Institutions internationales et les Etats ne prennent aucune mesure pour faire respecter les droits fondamentaux des Palestiniens. 

Ce procès est politique. Il a été demandé au gouvernement français par des organisations soutenant la politique illégale, agressive et violente d’Etat d’Israël.

L’accusation de racisme et d’antisémitisme est choquante parce qu’elle veut étouffer notre liberté d’expression. Elle est choquante parce qu’elle cherche à pénaliser l’indignation citoyenne et à faire taire les militants d’une cause juste.

Les militants inculpés de la cause palestinienne demandent à tous les citoyens de les soutenir en participant massivement à la campagne BDS et en exprimant leur indignation face aux procédés d’intimidation entrepris par les inconditionnels de la politique criminelle d’Israël.   

Nous vous invitons au grand meeting de soutien à la campagne BDS et aux inculpés, le 26 novembre à 20 heures au grand amphithéâtre du campus de la Fonderie.

Nous vous appelons en particulier à participer au vaste rassemblement solidaire le 29 novembre à 8 heures devant le Tribunal de Grande Instance de Mulhouse, 21 avenue Robert Schuman.

Dès aujourd’hui vous pouvez signer la pétition en ligne Moi aussi je boycott !

http://www.ipetitions.com/petition/procesboycott68mulhouse

D’autres évènements seront annoncées (conférence de presse, actions de la campagne BDS...).

Les douze militants du Collectif Boycott 68

                         

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:33

 

Des Africains de renom, dont Desmond Tutu, soutiennent le mouvement de boycott des institutions israéliennes

En 1958, le Chef Albert Luthuli, un activiste des droits humains, a demandé à la communauté internationale de soutenir le boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud. Il a reçu un soutien massif qui a contribué de manière significative à la fin de l’apartheid. Outre le boycott des activités sportives, l’action des écrivains, des artistes et celles des ouvriers qui empêchaient les produits provenant d’Afrique du Sud d’entrer sur leurs marchés locaux et la pression constante sur les gouvernements pour qu’ils retirent leur appui au régime d’apartheid, il faut aussi tenir compte du rôle important joué par les milieux universitaires.

Un geste significatif a été la décision prise par cent cinquante professeurs irlandais, de ne pas accepter de postes dans une Afrique du Sud pro apartheid. En 1971, le Collège Trinity de Dublin a pris la décision de ne plus posséder d’actions dans des compagnies qui font du commerce ou dont les sous-traitants transigent avec l’Afrique du Sud. Le conseil du Collège a plus tard décidé de rompre tout lien institutionnel avec les institutions universitaires d’Afrique du Sud et des institutions de cet État.

Quelque quatre décennies plus tard, la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions reprend en Afrique du Sud, mais cette fois contre l’apartheid israélien. Au début de septembre, plus de cent professeurs sud-africains, de plus de treize universités, s’engagèrent à soutenir la campagne lancée par l’université de Johannesburg pour que cesse toute collaboration avec l’occupation israélienne. Ce nombre est maintenant de plus de deux cent personnes. Une pétition nationale des universitaires qui demandent la fin d’un accord entre l’Université de Johannesburg et l’Université israélienne Ben-Gurion du Negev a beaucoup attiré l’attention. L’appui récent apporté par quelques-unes des voix les plus importantes en Afrique du Sud, telles que celui de Desmond Tutu, Kader Asmal, Breyten Breytenbach, John Dugard, Antjie Krog, Mahmood Mandani et Barney Pityana, confirme la force de cet appel au boycott en Afrique du Sud.

Adapté de « South Africa's Israel boycott », écrit par Ronnie Kasrils et publié le 29 septembre 2010 par The Guardian:



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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 20:18

 

L’Appel Franco-Arabe et les Amitiés franco-irakiennes vous invitent à une conférence-débat

Pour le défense de Tarek Aziz  et des prisonniers politiques condamnés à mort par le régime de Bagdad

 

Jacques Vergès – Paul Balta – Yves Vargas – Gilles Munier – Sliman Doggui

à l’AGECA Vendredi 19 novembre 2010 à 19 heures
177, rue de Charonne 75 011 Paris
(Métro : Charonne ou Alexandre Dumas)




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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 20:07

 

Collectif Boycott Guerlain


Rendez vous samedi 20 novembre à 15 heures, boutique Guerlain,
68 avenue des Champs Elysées 75 008 Paris Métro Georges V

Les actions unitaires et massives menées les samedi 23 et 30 octobre 2010 en réaction aux propos racistes de Jean-Paul Guerlain le 15 Octobre dernier sur France 2 ont été une réussite : deux samedi de suite, les manifestants, répondant à notre appel au boycott, ont obtenu que la société Guerlain ferme son magasin phare des Champs Elysées.

Pour rappel, la présentatrice du journal Elise Lucet recevait Jean-Paul Guerlain, descendant du fondateur de la maison de parfumerie, interrogé sur la création du parfum Samsara, il a au cours de sa réponse prononcé les propos suivants : "Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin...».

Malgré des manoeuvres de déstabilisation de toute sorte ayant pour unique but d’aboutir à notre démobilisation, et après deux semaines de manifestation, nous pouvons dresser un premier bilan.

Au total plus d'un millier de personnes mobilisées sont venues exprimer leur refus de la banalisation du racisme dans la société française et d’une hiérarchisation dans sa condamnation. Ces citoyens ont ainsi manifesté leur rejet de la stigmatisation des minorités ethniques par des personnalités influentes.

Le CSA a rappelé France 2 et à travers elle, l’ensemble du paysage audiovisuel français à ses obligations et à ses devoirs.

France 2 s’est clairement désolidarisée de ces propos et nous a indiqué avoir accordé un droit de réponse au CRAN le lundi 18 Octobre 2010.

A cette date, aucune plainte n’a été déposée par les associations reconnues d’utilité publique.

Le porte parole du parti socialiste en personne est venu nous apporter son soutien, le NPA nous a fait part de son appui.

Notre indignation, d’abord considérée par certains biens pensants comme un « clapotis », continue de résonner grâce à une réelle mobilisation citoyenne. Nous regrettons cependant qu’il n’y ait pas eu une condamnation officielle unanime. Ce silence est la preuve que les valeurs humanistes chères à la nation française, à la cohésion sociale et au « mieux vivre ensemble » ne s’expriment pas de la même manière selon les minorités concernées.

Par ailleurs, nous avons sollicité auprès du Président de France Télévisions, Monsieur Pflimlin, qui nous a écrit, un droit de réponse sous forme de débat télévisé à une heure de grande écoute ; ceci afin de sensibiliser les spectateurs à la négrophobie et au racisme en général.

Nous regrettons que le groupe LVMH qui promeut des valeurs éthiques dans ses communiqués de presse n’ait pas pris l’engagement par écrit de ne plus collaborer à l’avenir avec Jean-Paul Guerlain qui effectue régulièrement des missions de consultation pour la société Guerlain. Cette situation est en parfaite contradiction avec la désolidarisation affichée dans ses communiqués de presse.

Nous continuerons donc à mener des actions et à relayer l’appel au boycott sur l’ensemble des produits Guerlain en France et dans le monde jusqu’à ce que le Groupe LVMH mette ses actes en conformité avec ses déclarations ; nous en appelons à un rassemblement plus large pour une nouvelle action forte.




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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 18:04

 

http://www.sud-etudiant.org/communiques/communiques-sud-etudiant/article/la-federation-sud-etudiant-777

Le 10 novembre à Londres, cinquante mille étudiants et universitaires défilaient dans les rues de Londres contre l'augmentation des frais d'inscription et les réductions de budget annoncées dans les universités britanniques.

En effet, le gouvernement de David Cameron a décidé de réduire le budget de l'enseignement supérieur d'environ trois milliards de livres à l'horizon 2014-2015, tout en annonçant que tout nouveau financement de l'État se ferait uniquement pour l'enseignement scientifique, technologique, pour l'ingénierie et les mathématiques.

D'autre part, d'ici 2012, le gouvernement britannique veut augmenter les frais d'inscription en licence (undergraduate), qui s'élevaient déjà à trois mille trois cent livres par an, en les passant à six mille livres et à neuf mille livres dans les universités les plus « cotées ».

Après avoir lutté ces dernières années contre toutes les tentatives d'application du système universitaire anglo-saxons en France, cette nouvelle réforme montre toute l'ampleur de l'injustice d'un système universitaire basé sur la concurrence et inscrit dans l'économie de marché. La Fédération SUD-Étudiant apporte tout son soutien à la mobilisation des étudiants anglais. De plus, elle condamne fermement ces augmentations de frais d'inscriptions et ces réductions de budget, dont on connait les similitudes avec les projets du gouvernement français.

En Grande-Bretagne comme dans toute l'Europe, les gouvernements mettent en place des politiques anti-sociales de réductions de budgets sur le dos des étudiants, des jeunes et des classes populaires. Tout comme les étudiants britanniques, nous refusons de payer la crise du capitalisme !

Fédération SUD Étudiant

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 19:13

 

http://www.socialisme-2010.fr/socialisme-maintenant/retraites.htm#perrin

Ce qui sourd de ce mouvement social, par Evelyne Perrin

Le mouvement social de défense des retraites, même s’il n’est pas encore achevé, aura été inédit autant par son ampleur (sept manifestations massives, les dernières réunissant 3 à 3,5 millions de personnes), par sa durée (deux mois), que par ses formes et son contenu. Tentons un décryptage.
 
La nouvelle conscience de l’absence d’avenir
 
Le mouvement social de septembre-octobre 2010 a été marqué par l’irruption des jeunes, tardive, mais décisive. Les jeunes, des lycéens aux étudiants, ont montré qu’ils avaient parfaitement compris l’enjeu de la contre-réforme des retraites et ses conséquences pour eux, même apparemment lointaines. C’est que cette contre-réforme a été assénée dans un contexte particulier : celui d’un chômage des jeunes massif  - 20% en moyenne, mais jusqu’à 42 % officiellement pour les 18-25 ans habitant les ZUS - ; et d’un sentiment d’être condamnés au déclassement social, quels que soient les diplômes accumulés : le constat qu’il n’y a plus de place pour tout le monde sur le marché du travail, que le capital ne veut même plus employer la jeunesse, mais préfère délocaliser et investir massivement à l’étranger, dans les nouveaux pays émergents.

Dès lors sourd un sentiment encore confus, diffus : si le capital ne veut plus m’employer, eh bien, c’est moi qui ne veux plus de lui. Un refus de la soumission nouvelle qu’exige le discours de l’employabilité à tout prix, pour faire n’importe quoi à n’importe quel prix, en restant de plus en plus longtemps précaire, en acceptant des salaires de misère.

Ainsi se cherche confusément un désir de reprendre contrôle sur sa vie, d’échapper à la soumission de sa subjectivité, de s’évader de ce système mortifère. C’est cette nouvelle subjectivité qui s’exprime depuis le printemps chez les jeunes précaires qui ont entamé la « grève des chômeurs ». Elle s’était déjà manifestée chez tous ceux que le pouvoir baptise d’ « autonomes », de Tarnac aux squatts parisiens, ces jeunes formés au situationnisme et à l’anarchisme qui veulent s’évader du système.
 
Plus encore que chez les adultes, les slogans, les pancartes, les cris des jeunes mobilisés dans ce conflit ont dépassé la seule question des retraites, et ont posé clairement la question de s’attaquer au système capitaliste lui-même. Par là s’exprimait, de façon certes non explicite, le désir d’inventer des solutions alternatives, d’être l’auteur de sa vie.
 
De nouvelles formes de lutte
 
Les formes de lutte utilisées, par leur nouveauté, leur radicalité, les cibles qu’elles se sont choisies, les modes d’action employées, ont comporté une dimension nouvelle. Elles ont porté – au sens de  grosses de quelque chose de nouveau – une dimension de prise de pouvoir, de reprise de contrôle sur la production et la consommation, sur les flux d’échange capitalistes, sur la grande machine du capital métropolitain. Le conflit s’est certes partiellement déplacé de l’usine à la ville, pour bloquer ses échanges, son fonctionnement (routes et autoroutes, carrefours, voies ferrées, ports), ce qui avait déjà été le cas lors du conflit des régimes spéciaux de 1995, ou lors du CPE. Mais ce qui est radicalement nouveau est que les salariés du secteur privé, pour la première fois massivement entrés dans la danse, et là où ils avaient un pouvoir de blocage de l’économie (raffineries, ports…), l’ont exercé avec une détermination et sur une durée exceptionnelles, comme s’ils prenaient enfin conscience que l’économie, le capital ne seraient rien sans eux ; et qu’ils avaient un droit sur la production, un pouvoir de décision.

C’est bien cette mise en œuvre d’un pouvoir de décision, d’une capacité de blocage, qui a été nouvelle et a charrié un nouvel imaginaire.
 
Un nouvel imaginaire du travail et du pouvoir sur sa vie
 
Ce qui a uni dans la lutte des secteurs très différents de la société civile, salariés du public, salariés du privé, jeunes lycéens et étudiants mais aussi jeunes des quartiers sensibles (sans les agressions qui avaient marqué la fin du mouvement du CPE), fut une prise de conscience que l’on arrivait là, avec cette attaque sur les retraites venant après tant d’autres (l’école, l’université, l’hôpital, mais aussi la « karchérisation des jeunes des cités, la chasse aux sans-papiers, aux Roms, …), au bout d’un processus généralisé de décomposition des acquis sociaux et même quelque part de la république, sous le poids de la finance mondialisée (FMI, purges d’austérité dans tous les pays après avoir renfloué les banques), avec un étalage sans précédent de la collusion entre les dirigeants politiques et la classe possédante. Et que si l’on tolérait cette énième attaque, il ne resterait bientôt plus rien, car les attaques se poursuivraient de plus belle, à un rythme inouï. Donc, une sorte d’ultimatum : Soit nous résistons, soit nous en crevons !
 
Cette prise de conscience du caractère non seulement injuste, mais mortifère du régime capitaliste a engendré une colère, certes, mais plus que cela : un désir d’en finir avec cette soumission, avec cette confiscation de notre pouvoir d’agir.

A sourdi en profondeur une conscience que tous unis, nous pouvions mettre le holà à cette dérive funeste, littéralement effrayante, et qui jusqu’alors avait bénéficié d’un effet d’effarement, de résignation hébétée.

A surgi en profondeur, dans l’inconscient collectif, que cela suffisait, que le temps était venu de dire non seulement « Non ! », mais encore « Oui, nous pouvons reprendre le contrôle de la situation ! Nous voulons un autre monde, pour nous et pour nos enfants ! »


Les vannes d’un nouvel imaginaire se sont ainsi entr’ouvertes et ne se refermeront plus.


Ce mouvement de fond ne doit rien aux centrales syndicales – du moins les dites « représentatives » -, les a dépassées et passablement effrayées. Il n’attend rien du parti ayant vocation à l’alternance, dont on n’attend même plus qu’il revienne sur ces réformes qu’il a approuvées à demi-mot. Ce mouvement doit se construire par ses propres forces. Or, il en est conscient, et s’en donnera les moyens, quels que soient le temps qu’il lui faudra et les difficultés à surmonter. Un point de non retour a été franchi dans la conscience de la société civile, des manifestants, des sympathisants. Tout reste à construire, mais le chemin est ouvert, dégagé.

Les futurs en gestation
 
Déjà, lorsque les salariés de la raffinerie Total des Flandres à Dunkerque avaient fait grève début 2010 et mis dehors leur patron aux cris de « On est chez nous ! », lorsque les Contis avaient défié leur multinationale et les syndicats jusqu’à arracher des indemnités sans précédent faute de la reconversion espérée, quand les salariés de Philips à Dreux avaient repris le contrôle de leur usine en janvier 2009, la même prise de conscience existait, le constat que sans les ouvriers, le capital n’est rien. Et que la richesse, comme l’usine,  appartient à ceux qui la produisent.
 
Cette conscience s’est affirmée quand les dockers de Marseille ont bloqué le port des semaines durant, quand les salariés des douze raffineries du pays ont bloqué la production et asséché les stations-service, faisant trembler le pouvoir.
 
Ce qui a surgi au fond de la colère et par-delà, c’est la découverte que les travailleurs pouvaient reprendre le contrôle sur leur vie, le contrôle de la production, de leurs usines : comme l’ont montré les salariés de Continental à Mexico qui ont repris leur usine en coopérative et ont pu embaucher 200 salariés de plus, on peut produire sans le capital, en s’émancipant de son emprise. La conscience en est encore ténue, peu explicite, mais elle fait son chemin. Les manifestants, les « bloqueurs » et « preneurs d’otages », vont tirer le bilan de ces dernières semaines et aiguiser leur analyse et leurs outils de lutte (dès ce samedi 6 novembre à l’Assemblée Générale des Assemblées Générales à Tours).
 
Cette conscience n’a pas disparu avec ce que les médias dominants appellent trompeusement la fin du conflit. La grève va prendre d’autres formes, le mai rampant est là. Rien ne sera plus comme avant. La mobilisation sociale de septembre-octobre 2010 a fait naître quelque chose qui, comme après mai 68, n’est pas près de disparaître : le nouveau est là. Les salariés ont pris conscience de leur force, de leur désir, de leur pouvoir. Gageons qu’ils sauront s’en servir à l’avenir.

Evelyne Perrin est chercheuse à l’Institut de recherche, d’études et de formation sur le syndicalisme et les mouvements sociaux et militants à Stop Précarité. Son livre "Haute tension, les luttes des salariés contre les plans sociaux, 2008-2010", à paraître en 2011 est disponible en ligne sur le site http://iresmo.jimdo.com




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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 16:23

 

10 Novembre 2010 Comme l’aurait dit un barbichu célèbre , « c’est au tour de l’Angleterre ».

A la radio ce matin, un économiste dont je n’ai pas saisi le nom explique que ce G20 (pour lequel Séoul a mobilisé cinquante mille policiers) sera l’équivalent d’une crotte de mouche et que les mesures prises pour « réguler » le système ont eu comme seul effet que tout est plus incontrôlable que jamais. Les traders se déchaînent sans aucun frein, les combines en tous genres se développent à tous les niveaux, les USA font marcher la planche à billets et la Chine fait la sourde oreille à tous les conseils ou injonctions des autres puissances.

J’allume la télé sur Euronews et je découvre d’extraordinaires images de la manif des cinquante mille étudiants prises, même d’hélicoptère (ils ont envahi et saccagé le siège des Tories jusqu’à la terrasse) sur No comment. Puis présentation de la rubrique : «  une poignée de casseurs a saccagé le siège… » Puis les images; des masses compactes de manifestants  parmi lesquels des pans entiers reprennent en français  « Tous  ensemble, tous ensemble, grève générale ».

Alegría,  alegría comme disent les espagnols. L’exception française a été précédée par l’exception grecque et voici l’exception anglaise.

Cinquante mille étudiants manifestant à Londres : du jamais vu !

Cinquante mille étudiants saccageant le siège du parti au pouvoir : du jamais vu depuis Cromwell.

Et tout ceci à la veille d’un G20 où notre nabot national compte se redorer la pilule. Il est très mal barré, et peut au mieux proposer d’envoyer des compagnies de CRS pour le prochain feu qui s’allumera.

Ce 10 novembre est à marquer d’une pierre blanche. Il arrive, alors que depuis deux mois la France connaît  une lame de fond d’une puissance et d’une profondeur exceptionnelles qui pose non seulement la question d’en finir avec le gouvernement mais aussi celle de la légitimité du système qui fait payer à l’immense majorité le prix de cette crise du capitalisme.

Nous saurons très vite s’il en va de même en Angleterre, mais ce qui est sûr, c’est que dans ces périodes, la conscience avance à pas de géants, confortée par la présence massive, ensemble, dans la rue. C’est là que l’on réalise pleinement que l’on est bafoué alors que l’on est l’immense majorité et qu’il suffit d’enfoncer la porte, comme à Londres, pour le faire valoir et avancer.

Une nouvelle période s’ouvre et le témoin passe en troisième main depuis que cette course de relais a commencé en Europe.

Ne nous y trompons pas « the all world is watching » comme le scandaient les étudiants lors de la manifestation devant la convention démocrate à Chicago en 1968.

L’immense différence aujourd’hui, c’est que la cible de ces formidables explosions, ce n’est plus la 5ème République et son corsetage de tout, ce n’est plus la guerre du Vietnam, mais le système inhumain qui régit ce monde, la soif de justice et d’égalité qui explose à tous les niveaux, la colère et la haine du mensonge distillé quotidiennement par les gouvernements et tous ceux qui les servent et se prostituent pour  un plat de lentilles.

« Seule la vérité est révolutionnaire », disait un autre célèbre barbichu, et cette vérité, ils n’arrivent plus à la cacher. Même Libé se sent obligé de titrer « le CAC 40 contre l’emploi » et d’indiquer que les grandes entreprises ont détruit quarante mille emplois en cinq ans alors que les entreprises en 2009 en France ont bénéficié au total de 172 milliards d’euros  d’exonérations fiscales et sociales (selon le conseil des prélèvements obligatoires). Comment accepter, dans ces conditions , de travailler deux ans de plus ?

LE ROI EST NU.

J’ai souvent utilisé cette  citation de Pascal par Viviane Forrester inscrite en préambule de « L’horreur économique ». « Il ne faut pas que le peuple sente la vérité de l’usurpation : elle a été introduite autrefois sans raison, elle est devenue raisonnable ; il faut la faire regarder comme authentique, éternelle, et en cacher le commencement si on ne veut qu’elle ne prenne bientôt fin ».

Ce qui a changé aujourd’hui, c’est que le peuple sent la vérité de l’usurpation, elle n’est plus raisonnable, et on ne la regarde plus comme authentique et éternelle.

Oui, les sociologues ont parfaitement saisi le « travail » de détricotage des solidarités ouvrières de toutes sortes, la liquidation des grandes unités de production, l’émiettement des salariés et de leur conscience, la mise en concurrence des individus jusqu’à l’absurde et dans tous les domaines durant ces 30 dernières années. Tout cela à tel point, que, dans la dernière période, des dizaines de salariés, broyés par ces méthodes ont fini par se suicider.

Mais, parallèlement, le sentiment d’injustice, de ras l’bol, la volonté de vivre dignement une vie humaine a fini par l’emporter à nouveau. Les capitalistes auront beau faire, la taupe n’arrêtera jamais de creuser. Le sentiment que la vie est ailleurs, qu’une autre vie est possible a repris le dessus et les G8, G20, Davos n’y pourront rien.

Une nouvelle période s’ouvre pour laquelle il ne reste qu’une seule clé. L’émancipation, qui  plus que jamais, ne peut être que l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. Ni dieux, ni Césars, ni tribuns ne sauveront les travailleurs, jeunes, chômeurs, retraités…

Place à la démocratie véritable où chacun peut s’exprimer à tous les niveaux et où toute éventuelle  délégation de pouvoir s’accompagne d’un contrôle véritable sur la mandaté, avec destitution si le mandat n’est pas respecté. Point de salut hors de la prise en mains par nous-mêmes de notre propre destin, pour enfoncer les portes de notre émancipation.

Enfin, le barbichu disait aussi (approximativement, car je ne me rappelle pas la citation exacte) «  nos enfants et petits enfants seront plus intelligents que nous, faisons-leur confiance ». je crois qu’il n’avait pas tort.

Georges Sarda


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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 16:07

 

Suite à la publication d'un message relatif à la mobilisation contre la répression policière à Lyon, des militants lyonnais me demandaient un rectificatif relatif à la liste des organisations signataires de ce message. En effet, on trouvait dans la liste des signataires les sigles d'un certain nombre d'organisations signataires comme par exemple la CGT, le PCF et le Parti de Gauche et on ne trouvait pas les sigles d'un certain nombre d'autres organisations signataires comme par exemple Divercité, le FSQP et le CRI. Je publie bien évidemment ce rectificatif.

De mon point de vue personnel, la liste des signataires « officiels » était une très grande surprise. Je suis francilien, je ne suis pas lyonnais. A Paris et en Ile de France, la CGT, le PCF et le Parti de Gauche n’étaient pas du tout à l’avant-garde de la mobilisation contre la répression, et cette présentation de la situation est extrêmement diplomatique, à l’exception d’une seule déclaration de Mélenchon et d’une seule déclaration de Thibault. Ces deux déclarations provoquaient d’ailleurs une campagne de haine des médias sarkozystes sous forme d’avertissement et l’un et l’autre entendaient parfaitement bien l’avertissement. Deux ou trois jours plus tard, Mélenchon était en campagne électorale pour 2012 dans l'émission de Drucker.

D’autre part, de mon point de vue, la mobilisation contre les évènements de la Place Bellecour du 21 octobre n’est pas un problème lyonnais, c’est un problème national et à Paris nous avons relativement peu d’informations relatives à la situation lyonnaise, à l’exception par exemple du site www.rebellyon.info

Je lisais par exemple hier soir une dépêche de presse relative à la condamnation à huit mois de prison ferme d’un étudiant lyonnais. Envoyez nous des informations par exemple par rapport aux réunions de préparation du meeting du 24 novembre. De mon point de vue, il faut une pétition nationale pour une plainte en justice contre les responsables des évènements de la Place Bellecour du 21 octobre.

Bernard Fischer

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 15:38

 

Le tribunal a voulu le présenter comme un fuyard, « un garçon injoignable, un homme introuvable », précisait même le substitut du procureur.

Absent à l'audience, Grégory Pasqueille, militant no-border, a été jugé par défaut et condamné jeudi dernier à un mois de prison ferme pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, en l'occurrence Claude Demassieux, directeur de cabinet de Natacha Bouchart, et à personnes chargées d'une mission de service public, des policiers venus sécuriser les festivités du 14 juillet 2009.

C'est samedi dernier, alors qu'il manifestait dans les rues de Paris contre la réforme des retraites, que le jeune homme de 26 ans a appris la sentence par un SMS envoyé par un ami. Ce dernier venait de lire le compte rendu de l'audience dans les colonnes de Nord Littoral. « Je ne savais même pas que j'étais jugé cette semaine. Je n'ai reçu aucune convocation. On dit que je suis injoignable or il suffit de taper mon nom dans google ou facebook pour tomber sur mon numéro de téléphone portable. » Pour prouver sa bonne foi, Grégory Pasqueille s'est présenté de lui même hier matin au tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer pour prendre connaissance officiellement de sa condamnation, mais surtout pour déposer auprès du greffe correctionnel une déclaration d'opposition, sur les conseils de son avocate, Maître Laure Heinich-Luijer.

Cette voie de recours permet de rejuger par la même juridiction un justiciable lorsqu'un jugement a été rendu en son absence. Un nouveau procès aura donc lieu le 13 janvier 2011, à 8 h 30. « On repart à zéro et cette fois, j'ai bien l'intention de me défendre » affirme Grégory Pasqueille.

« Avec ce nouveau procès, on repart à zéro »

Le jeune homme ne digère toujours pas qu'une peine de prison ferme ait pu être décidée à son encontre pour avoir simplement interpellé Natacha Bouchart sur la situation des migrants à Calais. « Je lui ai juste demandé si elle pouvait installer des douches pour les migrants , souligne-t-il. Je n'ai jamais traité le maire et encore moins son directeur de cabinet. On me reproche de lui avoir dit : "Toi, le vieux, je vais te casser tes lunettes". Plusieurs témoins ont vu que ce n'est pas moi qui ait prononcé cette phrase. Je suis beaucoup plus diplomate avec ces gens-là. » Si le procès s'est déroulé en catimini, la peine a depuis fait le tour du web.

Un groupe de soutien à Grégory Pasqueille rassemble déjà plus de cent cinquante membres sur facebook. Une pétition en ligne recueillait hier soir cent vingt deux signatures.

« Pour moi, c'est un procès politique et je compte bien le faire savoir. » Le jeune homme, qui n'est plus placé sous curatelle depuis le mois d'août contrairement à ce qui a été affirmé à l'audience de jeudi, entend bien aller au bout de ses idées ; en 2008, il avait été condamné à un mois de prison avec sursis pour avoir refusé de donner son ADN après avoir été interpellé lors d'une manifestation sur les Champs Élysées pour dénoncer la mort d'un manifestant grec causée par les forces de l'ordre.

http://www.nordlittoral.fr/actualite/Faits_divers/Tribunal/2010/11/11/article_outrages_a_claude_demassieux_un_nouveau.shtml

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