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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 18:07

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100927/tts-france-woerth-bettencourt-ca02f96.html

Querelle de magistrats sur le dossier Woerth-Bettencourt (Reuters)

L'un des plus hauts magistrats français a recommandé lundi que l'enquête sur les liens entre le ministre du Travail, Eric Woerth, et l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt soit confiée à un juge d'instruction indépendant.

Cette requête exprimée par le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a aussitôt été rejetée par le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine) Philippe Courroye, qui conduit actuellement les procédures.

"L'enquête préliminaire se poursuit sous la direction du procureur. Il est déjà procédé à des investigations approfondies", a dit une porte-parole de Philippe Courroye.

En raison de ses liens avec Nicolas Sarkozy et de son statut qui le lie hiérarchiquement au ministre de la Justice, Philippe Courroye est accusé par l'opposition de protéger le pouvoir en gardant l'affaire sous contrôle.

Jean-Louis Nadal, qui bénéficie d'un statut d'indépendance, a transmis ses demandes officiellement au procureur général de Versailles, hiérarchie du parquet de Nanterre.

"Jean-Louis Nadal demande que les nombreuses investigations qui restent à effectuer soient accomplies pour lui permettre utilement de décider de la saisine de la Cour de justice de la République (seule juridiction pouvant juger des ministres-NDLR)", dit une déclaration transmise aux agences de presse.

Le procureur général précise qu'il veut être informé "sans délai des suites" de la procédure. "Il a recommandé au procureur général de Versailles que les investigations se poursuivent dans le cadre de l'information judiciaire", ajoute le texte.

Jean-Louis Nadal estime en effet qu'il faut saisir un juge d'instruction en raison de "l'ampleur des investigations" à mener et pour le bon respect des droits de la défense.

Philippe Courroye, en qualité de procureur, n'a pas les mêmes pouvoirs qu'un juge d'instruction, notamment en matière de perquisitions, d'écoutes téléphoniques et d'investigations à l'étranger. La défense des personnes mises en cause n'a pas accès au dossier quand il est conduit par un procureur.

AUTRE FRONT POSSIBLE

Interrogé en marge d'un déplacement, Eric Woerth a déclaré: "Je n'ai pas de commentaires, c'est à la justice de s'organiser comme elle le souhaite".

Jean-Louis Nadal s'est saisi de l'affaire mi-août après une lettre de l'élue écologiste Corinne Lepage. Le procureur général a compétence pour engager éventuellement des poursuites devant la Cour de justice de la République sur les faits commis par Eric Woerth en qualité de ministre.

Les faits éventuellement imputables à Eric Woerth, alors ministre du Budget (2007-2010), sont la remise de la Légion d'honneur début 2008 au gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, ainsi que la gestion du dossier fiscal de proches de ce dernier et de l'héritière de L'Oréal.

Liliane Bettencourt finançait légalement l'UMP via Patrice de Maistre, qui a embauché fin 2007 l'épouse d'Eric Woerth pour un salaire de 200.000 euros annuels. L'héritière de L'Oréal s'est vu rembourser une centaine de millions d'euros sur ses impôts depuis 2007, au titre du "bouclier fiscal".

L'enquête a montré que l'embauche de Florence Woerth par Patrice de Maistre avait été soit demandée, soit suggérée par le ministre, selon la déposition de ce dernier à la police.

Un courrier saisi par la police démontre en outre qu'Eric Woerth est intervenu en mars 2007 auprès de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, pour que Patrice de Maistre se voit décerner la Légion d'honneur.

Eric Woerth a été interrogé par la police en juillet, dans les locaux de son ministère. Il nie toute malversation.

Jean-Louis Nadal a en outre annoncé avoir demandé au procureur général de Paris de "lui adresser tous les éléments utiles" sur une autre affaire où Eric Woerth est mis en cause.

Eric Woerth est intervenu en qualité de ministre du Budget début 2010 pour que l'Etat vende à des personnes dont il était proche, pour 2,5 millions d'euros, une parcelle de soixante hectares de la forêt de Compiègne comprenant un golf et un hippodrome.





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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 17:50

 

http://www.france-palestine.org/article15619.html

http://www.palestine-solidarite.org/lettre.Jean-Claude_Lefort.220910.htm

Lettre de Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS, député honoraire, à Michèle Alliot Marie, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Madame la Ministre : inculpez-moi puisque j’incite et je participe à de telles actions (BDS) !

Madame la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux,

Je m’adresse à vous à propos de la circulaire que vous avez envoyée aux Parquets afin qu’ils se fondent sur l’article 24 de la loi de 1881 réprimant l’« incitation à la haine raciale » pour poursuivre les appels au boycott et aux sanctions contre la politique israélienne.

Pour tenter de justifier cet incroyable détournement de la loi, vous avez assimilé ces actions, dans un discours devant le CRIF de Gironde, à un « boycott des produits casher ». C’est mon premier point : apportez la moindre preuve du moindre appel que ce soit à un tel boycott que se livrent ces pacifistes, vous qui en aviez d’ailleurs démenti totalement l’existence à l’Assemblée nationale, dans une réponse au député Eric Raoult qui vous interrogeait précisément sur ce point.

Les actions menées dans notre pays n’ont évidemment rien à voir avec une quelconque discrimination raciale, elles en sont même à l’opposé : elles traduisent la volonté de permettre aux citoyens d’agir directement et efficacement pour mettre un terme à la politique israélienne de colonisation des territoires palestiniens qui constitue – comme l’a souvent dit le Président de la République, à l’instar de la plupart de ses homologues étrangers et d’innombrables résolutions des Nations unies ou déclarations de l’Union européenne – un « obstacle à la paix au Proche-Orient ». Et pourtant celle-ci bénéficie d’une très large et insupportable impunité des autorités françaises, européennes et internationales.

J’insiste pour dire qu’en brandissant cette loi, c’est vous qui prenez le risque d’importer délibérément et dangereusement en France, sous forme de problème ethnique, voire religieux, le face à face israélo-palestinien dont la nature est essentiellement et clairement politique.

Du même coup, vous accréditez auprès des esprits les plus confus l’existence d’une « race » juive et vous amalgamez non seulement tous les Israéliens mais aussi la majorité de Juifs vivant ailleurs dans le monde, y compris les Juifs français, à la politique israélienne. Ce faisant, vous mettez en danger la cohésion nationale à laquelle vous devriez être attachée.

Mais le pire, dans votre démarche, c’est son caractère hypocrite qui ne peut manquer de vous échapper.

Pourquoi, en effet, des hommes et des femmes de toutes opinions et de toutes confessions – que personne ne peut suspecter de racisme – boycottent-ils les produits des colonies israéliennes de Cisjordanie ? Parce que votre gouvernement, et notamment vos collègues Eric Woerth et François Baroin, dont nous avons officiellement et vainement attiré l’attention sur cette grave question, acceptent l’entrée frauduleuse, dans notre pays, de produits issus de ces colonies israéliennes, toutes illégales aux yeux du droit international et de tous les gouvernements français depuis 1967, et cela en contravention totale avec l’Accord d’association UE/Israël ratifié par notre Parlement. Cet accord devrait d’ailleurs être suspendu, comme nous le demandons et comme le Parlement européen l’a exigé par vote en 2002, son article 2 étant violé par les autorités israéliennes. Considérez-vous que cet accord comporte aussi une clause "coupable d’« incitation à la haine raciale » " ?

Je ne vous ferai pas l’injure de croire, Madame la Ministre, que vous ignorez l’état de la politique et de la législation européennes en la matière. Comme l’a rappelé la Cour européenne de justice, en février dernier, dans son arrêt « Brita », l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël, accorde au titre de son article 83 des exemptions fiscales aux produits provenant du territoire de l’Etat d’Israël stricto sensu mais les refuse formellement s’agissant des produits issus des colonies de Cisjordanie, notamment de Jérusalem-Est. De surcroît, le Code français du commerce réprime sévèrement la fraude à l’origine que constitue l’étiquetage mensonger « made in Israël » apposé sur les productions des dites colonies. Or rien n’est fait contre cela et le droit est violé par cette inaction.

D’où mes deux questions :

Que comptez-vous faire pour poursuivre ces pratiques délictueuses, que vos collègues ministres semblent tolérer, alors qu’ils sont, jusqu’à nouvel ordre, chargés de faire respecter le droit ?

Si vous appelez les parquets à réprimer pour « incitation à la haine raciale » des actions citoyennes s’opposant à une politique israélienne alors qu’ils ne font rien de répréhensible et qu’ils devraient être hors de toute accusation, pourquoi, par contre, ne demandez-vous pas aux parquets de poursuivre, pour ce motif, mais cette fois pertinemment, les responsables politiques français qui stigmatisent, eux, explicitement une communauté. Je pense notamment au ministre de l’Intérieur, déjà condamné pour injure raciste, et qui a couvert de son autorité la directive en date du 5 août 2010, signée de son chef de cabinet, que les juristes les plus compétents estiment contraire à l’article 1 de notre Constitution ? Les Nations unies comme l’Union européenne ont condamné l’expulsion par le gouvernement français de citoyens désignés par leur appartenance ethnique et elles ont même envisagé des sanctions contre notre pays.

Qu’attendez-vous pour poursuivre, avec la même loi, les auteurs de ces discriminations raciales caractérisées, qui, de surcroît, ont placé la France au ban des nations comme jamais elle ne l’a été depuis les heures noires de la guerre coloniale en Algérie ?

Madame la Ministre,

Le « deux poids, deux mesures » est l’exact contraire de la justice républicaine. Juger pour « incitation à la haine raciale » des citoyens honnêtes qui luttent contre toute forme de racisme, et pour le droit international, tout en épargnant des responsables qui non seulement incitent à la discrimination raciale, mais la pratiquent sur le terrain : est-ce là votre morale ? Je vous le dis franchement : en vous prêtant au jeu malsain dont l’ambassadeur d’Israël à Paris a avoué publiquement qu’il était l’inspirateur, vous flétrissez la République et aussi, permettez-moi de l’ajouter, cette « certaine idée de la France » que professait le général De Gaulle.

Madame la Ministre,

Sauf à déconsidérer un peu plus notre pays dans le monde, sauf à vouloir attenter à la dignité de citoyennes et de citoyens qui mènent des actions conformes au droit international et européen en les couvrant d’infamie, je vous demande instamment de mettre un terme à ces procédures iniques dont vous êtes à l’origine.

Si tel n’est pas le cas, je vous prie, Madame la Ministre, de bien vouloir me poursuivre personnellement pour les actions de boycott des produits des colonies israéliennes que développe l’Association France Palestine Solidarité dont je suis le président.

J’attends ce moment avec impatience. Car je ferai alors le procès de tous vos amis qui incitent véritablement à la haine raciale pour mieux défendre la politique coloniale d’Israël que votre gouvernement assure pourtant condamner.

Madame la Ministre : inculpez-moi puisque j’incite et je participe à de telles actions !

Sinon il n’est qu’un autre choix pour vous : revenir sur votre circulaire et indiquer aux parquets votre volonté de défendre le droit – tout le droit mais rien que le droit. La politique et le droit font, en effet, mauvais ménage.

Avec l’assurance de mes sentiments républicains et antiracistes,

Jean-Claude Lefort, Président de l’AFPS, Député honoraire.





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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 19:32

 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/09/25/les-archives-nationales-en-greve-contre-l-arrivee-du-musee-d-histoire-de-france_1415914_3246.html

Les Archives nationales en grève contre l'arrivée du Musée d'histoire de France

LEMONDE | 25.09.10 | 14h34  •  Mis à jour le 26.09.10 | 17h55

Les personnels des Archives nationales, à Paris, ont voté, vendredi 24 septembre, une grève reconductible, à la quasi-unanimité (5 abstentions sur 160 votants). Leur détermination semble forte et le front est uni : des représentants de l'intersyndicale (CFDT-CFTC-CGC-CGT) occupent nuit et jour, depuis le 16 septembre, l'hôtel de Soubise. Là même où Napoléon installa les Archives, en 1808, au coeur du quartier parisien du Marais.

Le personnel est en ébullition depuis que Nicolas Sarkozy a annoncé, le 12 septembre, lors de sa visite à la grotte de Lascaux, que le futur Musée de l'histoire de France sera installé en 2015 aux Archives nationales. Une banderole accrochée au péristyle est sans équivoque : "Sauvons les Archives nationales." Tout comme le tract distribué aux passants : "Non à la Maison de l'Histoire de France."

Jeudi 23 septembre, lors d'une rencontre avec le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, les deux parties ont campé sur leurs positions : "Après des paroles élogieuses sur les archives comme "coeur battant" de l'histoire de France, le ministre de la culture a parlé du mariage naturel et nécessaire des deux institutions, en ajoutant : "c'est le projet de ma vie"", raconte Wladimir Susanj, de la CGT. Pour Michel Thibault, de la CFDT, la décision du président de la République est un "rapt de mémoire".

Les personnels des Archives ont en fait plusieurs motifs d'inquiétude. D'abord que le futur musée, qui pourrait occuper le tiers des 36 000 m2 du site, remette en cause certains projets. Comme le redéploiement des fonds d'Ancien Régime, dont une partie reste entassée sous les combles, au mépris de sa bonne conservation. Ou la collecte des minutes notariales de Paris, interrompue depuis des années.

L'inquiétude porte également sur l'avenir des Grands Dépôts. Construit sous Louis-Philippe et Napoléon III, cet impressionnant dédale de galeries de bois recèle des kilomètres de documents anciens. Or ce lieu n'est aujourd'hui ouvert au public que dans des circonstances exceptionnelles. S'il est affecté au Musée de l'histoire de France, le travail des archivistes s'en trouverait compliqué : un même espace, font-ils valoir, ne peut cumuler les fonctions de conservation et d'exposition.

Si la colère gronde, en somme, c'est que l'arrivée de ce musée est vue comme une remise en question du grand projet de modernisation des Archives nationales engagé depuis le début des années 2000. Un projet dont le clou est l'ouverture, prévue début 2013, d'un site, situé à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), et dont l'un des objectifs est de désengorger le site du Marais. Or, rappelle Eliane Carouge, conservatrice en chef, responsable de la bibliothèque, "la répartition des fonds entre les différents sites des Archives nationales a été arbitrée et validée en décembre 2009 par Frédéric Mitterrand".

La colère des personnels répond enfin à la "brusquerie" - admise par M. Mitterrand - avec laquelle a été annoncée l'installation du musée dans le Marais. "A aucun moment nous n'avons été associés à ce choix, nous l'avons pris en pleine figure", déplore Béatrice Hérold, de la CFTC.

Depuis quelques mois, pourtant, deux indices laissaient supposer que le site parisien des Archives accueillerait ce musée, dont la création a été annoncée par M. Sarkozy dès 2007 et pour lequel plusieurs sites ont été envisagés : l'hôtel des Invalides, à Paris, les châteaux de Vincennes (Val-de-Marne) et de Fontainebleau (Seine-et-Marne), ou, plus récemment, l'île Seguin (Hauts-de-Seine).

Le premier de ces indices fut, en février, la nomination d'Hervé Lemoine à la tête du nouveau service interministériel des Archives de France. Or M. Lemoine fut, en 2008, l'auteur du premier rapport consacré au projet de musée. Le second indice fut la domiciliation, en mars, de l'Association pour la préfiguration de la Maison de l'histoire de France, au 56, rue des Francs-Bourgeois. C'est-à-dire dans les locaux des Archives.

Interrogé par Le Monde à propos de ces signes avant-coureurs, Philippe Belaval, directeur général des patrimoines, répond : "Cela ne vous paraît peut-être pas crédible, mais ce ne sont que des coïncidences. Hervé Lemoine a été nommé sur ses compétences archivistiques. Et le bureau des Archives était, de tous les immeubles de la direction générale, le seul à être disponible."

Vendredi 24 septembre, une centaine de salariés des Archives nationales grimpait dans ce fameux bureau afin de rencontrer son responsable, Charles Personnaz, et lui "signifier que sa mission était indésirable sur le site", indique Wladimir Susanj, de la CGT. Une nouvelle assemblée générale, convoquée lundi 27 septembre au matin, doit décider de la poursuite de la grève.



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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 18:57

 

NOUS VIENDRONS EN MASSE AU TRIBUNAL DE PONTOISE, LE JEUDI 14 OCTOBRE A PARTIR DE 12 H POUR SOUTENIR ALIMA BOUMEDIENE-THIERY ET TOUTES LES PERSONNES POURSUIVIES PAR LES SUPPORTERS DE LA COLONISATION ISRAELIENNE ET DU NETTOYAGE ETHNIQUE DU PEUPLE PALESTINIEN

RENDEZ-VOUS LE JEUDI 14 OCTOBRE A PARTIR DE 12 H devant le TGI de Pontoise, à la Cité judiciaire. 3 rue Victor Hugo. 95300 Pontoise

ALIMA BOUMEDIENE-THIERY : TOUCHE PAS À MA SENATRICE !

Connaissez-vous Alima Boumediene-Thierry, Sénatrice (Verts), qui se bat inlassablement contre toutes formes de discrimination, d'injustice, pour plus d'égalité au sein de notre société, et dans le reste du monde ?

Eh bien, cette parlementaire comme nous en avons bien peu est trainée en justice parce qu'elle a osé demandé des sanctions contre I'Etat d'Israël en raison de toutes ses violations des droits de l'homme et du droit international. Parce qu'elle appelle au boycott des produits israéliens, souvent produits sur des terres volées aux Palestiniens et exportées de manière illicite, elle est appelée à comparaître le 14 octobre prochain devant un tribunal pour "incitation à la haine raciale" !

Parce qu'un individu peu recommandable, spécialisé dans le chantage à l'antisémitisme, un dénommé Sammy Ghozlan, ami de Brice Hortefeux et tout aussi raciste que lui, a déposé une plainte invoquant la "discrimination contre Israël", la sénatrice Alima Boumediene-Thiery est traînée en justice et risque de ne pouvoir être réélue au parlement !

Nous en avons assez de la collaboration de nos dirigeants avec l'occupant israélien. Quand le gouvernement et l'armée de cet Etat étranglent tout un peuple depuis plus de 60 ans, massacrent une population assiégée dans Gaza, la privent de nourriture, de soins, de liberté, quand la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem Est s'intensifie chaque jour sous couvert de négociations... on déroule le tapis rouge aux criminels de guerre.

CELA SUFFIT ! De plus en plus nombreux, depuis les massacres israéliens au Liban, à Gaza et sur la flottille humanitaire en route pour Gaza, des femmes et des hommes se lèvent dans le monde entier pour dire STOP ! La campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), lancée par la société civile palestinienne, nous appelle à ne plus verser un sou à l'occupant israélien.

Oui, nous boycottons, et nous continuerons à boycotter Israël, tant que cet Etat persécutera, boycottera le peuple palestinien.

ET CELA N'A AUCUN RAPPORT AVEC LA RELIGION. Il y a d'ailleurs des juifs, ainsi que des opposants israéliens qui participent à ce boycott, et qui appellent tous ceux qui ont une conscience, tous ceux qui n'ont pas une conception du droit à géométrie variable à en faire autant.

On peut et on doit consommer de manière éthique : nous avons le devoir de regarder les étiquettes des produits que nous achetons et veiller à ne pas encourager les crimes de guerre.

Nous disons "MOI AUSSI, JE BOYCOTTE" et nous demandons à être inculpés en même temps que la sénatrice Alima Boumediene-Tierry.



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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 17:57

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5422

Procès de Sakina à Bordeaux : le racisme était bien là, mais pas du côté de la prévenue...

Si la Cour d’Appel de Bordeaux a bénéficié vendredi de débats parfois très pointus au plan juridique, elle a aussi été le théâtre de méthodes carrément racistes, à l’encontre de la prévenue, Sakina Arnaud, poursuivie pour avoir apposé un autocollant « Boycott Apartheid Israël » sur une bouteille de jus de fruit censément « made in Israel ».

Sakina avait été condamnée à mille euros d’amende au début de l’année, pour ce fameux autocollant, au nom de l’article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse (dite « loi de 1881 ») réprimant « l’incitation à la haine raciale ». Jugement mis en appel par Sakina.

Le procès de Sakina Arnaud est l’un des tout premiers en France, sinon le premier, dans le cadre de l’alliance entre le gouvernement français et Israël pour tenter d’étouffer le vaste mouvement citoyen qui se développe dans le monde entier sous le sigle BDS (Boycott Désinvestissements Sanctions).

Les agitateurs du lobby israélien en France, comme l’inénarrable Sammy Ghozlan ou l’avocat extrémiste Goldnadel, se vantent ainsi d’avoir déposé à ce jour une centaine de plaintes contre des militants de la solidarité avec le peuple palestinien, la dernière en date étant particulièrement grotesque et odieuse, puisqu’elle vise notre ami Stéphane Hessel, 92 ans, ambassadeur de France et rescapé du camp de concentration nazi de Buchenwald.

Près d’une centaine de militants des droits du peuple palestinien, venus de Bordeaux et d’ailleurs, étaient présents dans la salle du tribunal pour faire savoir à qui de droit que Sakina, membre d’une section locale de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) n’était pas seule, et qu’ils étaient pleinement solidaires de son action.

Et Sakina en eut à certains moments besoin, de ce renfort. Non pas pour s’expliquer sur son comportement et ridiculiser les accusations de haine raciale, ce qu’elle fit facilement à la barre. Mais plutôt pour faire face à des attaques vicieuses émanant des avocats des parties civiles (Goldnadel, Markovic, Dahan).

Ces derniers, oublieux du fait qu’ils sont, eux aussi, issus d’une immigration en France récente, ont ainsi fait des tentatives répétées pour insinuer le doute sur l’identité même de Sakina, et la faire passer pour une faussaire. Née Khimoun, fille d’immigrants algériens, Sakina a en effet des papiers d’identité et d’état-civil comportant une série d’incohérences, fruit amer des erreurs d’écritures commises par une administration française historiquement laxiste avec ses citoyens de second rang. Des centaines de milliers, sinon des millions de Français issus de l’immigration sont régulièrement confrontés à des telles situations.

Au bout d’un certain temps, ulcérée d’entendre les Dahan et Markovic, ainsi que la procureure, refuser à Sakina jusqu’à son nom d’épouse (Arnaud), la salle fit entendre une saine colère, des cris de « raciste ! » fusant des travées du public. Touchée au vif, la procureure finit par comprendre, et s’adressera dorénavant à « Madame Sakina Arnaud », comme c’est tout simplement son nom.

Maître Antoine Comte, l’un des deux avocats de Sakina avec Maître Raymond Blet, discuta tout d’abord la légalité même de l’article de loi utilisé pour la mise en examen (article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse) au regard de la Constitution et de son socle qu’est la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789. Une disposition législative récente permet en effet de poser au tribunal une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC), l’obligeant, s’il accepte le bienfondé de la requête, à transmettre la question à l’échelon supérieur de la magistrature, avant d’aborder l’affaire proprement dite (l’affaire Sakina). La présidente du tribunal a rejeté cette requête de transmission préalable, disant qu’elle y répondrait en même temps que sera rendu le jugement lui-même sur l’autocollant, le 22 octobre prochain. La défense pourra donc être amenée à former elle-même un pourvoi devant la Cour de Cassation.

Pour le reste, on retiendra de cette audience :

Le fait que Maître Comte ait souligné que l’atmosphère était d’autant plus "lourde" à cette audience que les juges avaient reçu des consignes du gouvernement, et que leur indépendance était donc mise en cause

Le démontage pièce par pièce du jugement aberrant de première instance, par les deux avocats, Maîtres Raymond Blet et Antoine Comte : jugement où il était par exemple écrit que l’expression « Boycott Apartheid Israël » avait pour objet, rien que ça, d’instaurer l’apartheid en Israël ! ;

Le témoignage de la députée européenne Nicole Kiil-Nielsen, qui remit bien à sa place le provocateur Goldnadel. Ce dernier s’était avisé de chercher des noises à Nicole à propos du désormais célèbre T-Shirt de couleur verte « Palestine Vivra ! Boycott Israël ». Nicole Kiil-Nielsen lui répondit qu’en matière de T-Shirts, alors oui, elle en avait bien vu, pour sa part, des spécimens incitant à la haine et au meurtre raciste : ceux dont raffole la soldatesque israélienne, en vente dans les boutiques branchées de Tel-Aviv, où l’on voit une femme palestinienne et son bébé transpercés par un tir sous le titre « Une balle, deux Palestiniens éliminés ».

Le témoignage de Maurice Rajsfus, rescapé du génocide dont les parents ont été assassinés à Auschwitz. Ecrivain, historien de la participation de l’Etat français au génocide des Juifs et aussi des crimes coloniaux de la France, Président de l’Observatoire des Libertés Publiques, Rajsfus insista notamment sur la fraude qui consiste, pour les avocats du terrorisme israélien, à exploiter la mémoire du génocide au service de leur sale besogne.

Un mot enfin sur Gilles-William Goldnadel, partie civile au procès de Sakina pour son association Avocats Sans Frontières, l’une des casquettes qu’il cumule avec celles de Président de l’association France-Israël et de membre de la direction du CRIF. Goldnadel y alla de son traditionnel éructation sur l’antisémitisme des « islamo-gauchistes » dans cette salle, mais quand il aborda le thème de la « violence », Antoine Comte lui rappela qu’en matière de violence, Goldnadel ferait bien d’être plus discret, lui, le défenseur des fascistes du Bétar et de la LDJ, auteurs de multiples agressions, dont celle de la Librairie Résistances à Paris en juillet 2009, où des milliers de livres furent systématiquement détruits. Penaud, Goldnadel retourna s’asseoir.

CAPJPO-EuroPalestine

Compte-rendu du quotidien Sud-Ouest

« Boycott apartheid Israël » : La cour pour tribune Audience surchauffée, hier, devant la cour d’appel, pour le procès de Saquina Arnaud, jugée pour provocation à la discrimination nationale et raciale.

Sakina Arnaud avait apposé un autocollant, sur une bouteille de jus d’orange, sur lequel on pouvait lire : « Boycott apartheid Israël ». photo laurent theillet Partager

D’emblée, c’est la foire d’empoigne verbale. Le chahut d’une cour de récréation plus que la solennité d’une cour d’appel. C’est à qui parlera le plus fort. Le plus longtemps. Le dernier. L’audience est tendue.

Sakina Arnaud, quadragénaire mérignacaise était jugée hier par la cour d’appel de Bordeaux pour « provocation à la discrimination nationale, raciale, religieuse par parole, image ou écrit ». Une prévention « injuriante » qui heurte cette militante de longue date pour la Ligue des droits de l’homme.

En février dernier, le tribunal correctionnel de Bordeaux l’avait pourtant reconnue coupable et condamnée à mille euros d’amende. Elle avait fait appel. Hier, elle était épaulée par un solide et fidèle comité de soutien.

Appel au boycott

Le 30 mai 2009, Sakina Arnaud avait été interpellée dans l’hypermarché Carrefour de Mérignac après avoir apposé un autocollant sur une bouteille de jus d’orange. Sur le sticker, on pouvait lire « Boycott apartheid Israël » et voir une tâche de sang sur un mur en codes-barres.

La salle est surchauffée, bondée. Mais patiente. La présidente prévient : elle veut en avoir terminé trois heures plus tard. Grognements de toutes les parties, frustrées que leur temps soit ainsi minuté. Mais durant toute l’audience, les avocats donnent de la voix, s’apostrophent, rivalisent de leçons de procédure. Des joutes verbales plus ou moins appréciées. Même la menace de suspension lancée à plusieurs reprises par la présidente reste sans effet.

Les avocats de la défense, Maîtres Raymond Blet et Antoine Comte soulèvent une question prioritaire de constitutionnalité - et non de « culpabilité » comme le dira Maître Comte dans un lapsus.

L’avocate générale, Martine Cazaban, traduit pour le commun des justiciables. « L’article visé par les poursuites ne serait pas conforme à la légalité et porterait atteinte à la liberté d’expression ». En face, la partie civile ne veut pas de renvoi « sous couvert d’inconstitutionnalité ». La salle baille, décroche. La cour passe au fond du dossier. « Pour mieux faire son opinion ». « Mais cela vide de son sens la priorité accordée à la QPC », se lamente Maître Comte.

« Je conteste avoir appelé à la discrimination », se défend Sakina Arnaud. « Les produits ne peuvent être assimilés à des personnes ».

Et la salle d’audience se transforme en tribune politique. D’un ton revendicatif, dans le registre militant, elle explique en quoi, pour elle, le jus d’orange en question est en fait produit sur les territoires occupés par Israël. Des témoins viennent de loin pour appuyer son discours. Comme la députée européenne de l’Ouest, Nicole Kiil-Nielson qui fait valoir que « le citoyen qui veut consommer de façon éthique, doit pouvoir y voir clair en matière de traçabilité ». Pris à témoin, le public se manifeste. Applaudit, hue, siffle, montre sa désapprobation. Me Jean-Claude Dahan propose son aide à la présidente pour faire respecter la police de l’audience. La cour a mis sa décision en délibéré."





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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 17:36

 

Article paru dans l'édition du 22.09.10 du quotidien Le Monde

 

Les dettes de l'amitié


La droite n'a pas été la seule à bénéficier des faveurs des Bettencourt. Avant la guerre, François Mitterrand avait noué des liens avec André Bettencourt. Une longue relation, qui conduira à des échanges de bons procédés, dont bénéficiera aussi son proche entourage

Si, d'un simple conflit familial, le dossier Bettencourt est devenu une affaire d'Etat, c'est qu'il dépasse le soupçon d'abus de faiblesse ou l'examen d'éventuels conflits d'intérêts du ministre Eric Woerth. Il fait écho à l'histoire de la société française tout entière.

Plonger dans l'univers du couple Bettencourt, Liliane, l'héritière du groupe L'Oréal, et André, longtemps ministre et sénateur, c'est, en effet, explorer cinquante ans de relations entre le monde politique, de droite et de gauche, et celui de l'argent incarné par cette famille, longtemps première fortune du pays.

La justice enquête, depuis juin, sur l'existence d'un financement politique, en espèces, en faveur d'élus de droite, au domicile même des Bettencourt. Mais cette famille ne fut pas l'amie d'un seul camp politique. André Bettencourt, mort en 2007, personnage incontournable du centre droit de la vie politique française, fut, en effet, avec son ami François Dalle, qui dirigea le groupe L'Oréal de 1957 à 1988, le fidèle soutien de François Mitterrand, dès 1945. Tous deux l'ont soutenu pendant ses traversées du désert comme lors de ses multiples campagnes électorales.

La réelle amitié entre ces trois hommes, qui remontait à l'entre-deux-guerres, y était pour beaucoup ; le calcul et l'intérêt financier et politique partagés n'étaient pas non plus totalement absents des esprits. « L'amitié qui a uni Mitterrand et Bettencourt n'a jamais été mise en défaut tout au long de leurs vies respectives », confirme l'avocat Georges Kiejman, qui fut un ministre socialiste proche de l'ancien chef de l'Etat et défend aujourd'hui les intérêts de Madame Bettencourt.

André Bettencourt et François Mitterrand se sont connus très jeunes, avant la guerre, à Paris, au 104, rue de Vaugirard, chez les Pères maristes où étaient hébergés les jeunes fils de bonne famille fraîchement débarqués de province. C'est un autre compère du « 104 », comme on dit alors, François Dalle, qui les a présentés.

Tous issus de milieux traditionnels catholiques, ils sont les héritiers d'une idéologie familiale nationaliste, faite de dédain pour l'argent et hostile à la droite des affaires. Imprégnés des thèses maurrassiennes, ils prisent aussi les derniers ouvrages de Charles Péguy, pour qui la modernité est porteuse d'avilissement. Un terreau de liens indissolubles se constitue et formera l'un des cercles les plus solides autour du futur chef de l'Etat.

François Dalle et André Bettencourt participeront au réseau de résistance de François Mitterrand en dépit de leurs convictions pétainistes et, pour Bettencourt, d'écrits antisémites, qu'il dira plus tard regretter. Ils assisteront à son mariage à l'automne 1944. Ces deux hommes feront fortune avant 1981. François Dalle et André Bettencourt parviendront à transformer en multinationale L'Oréal, la petite fabrique de produits de beauté du père de Liliane, Eugène Schueller, financier de la Cagoule, organisation factieuse d'extrême droite.

Puis vient l'appel de la politique. On connaît la carrière de François Mitterrand. André Bettencourt a été, pour sa part, député, puis sénateur de Seine-Maritime. Pourtant de droite, il sera également secrétaire d'Etat, en 1954, au sein du gouvernement de Pierre Mendès France, « peut-être à la demande de Mitterrand », se souvient M. Kiejman, qui fut, dans le passé, un proche de Mendès. André Bettencourt sera, ensuite, régulièrement ministre sous le général de Gaulle.

Le duo Dalle-Bettencourt vient en aide à l'ami Mitterrand dès la fin de 1944. Ce dernier, après avoir été brièvement secrétaire général aux prisonniers entre août et septembre 1944, doit trouver une source de revenus. Il est embauché, sur intervention d'André Bettencourt, comme rédacteur en chef de la revue Votre beauté, du groupe de son beau-père, Eugène Schueller. François Mitterrand tentera d'en faire une maison d'édition consacrée à la poésie.

Les rapports tendus qu'il entretient avec les directeurs de la branche magazine, qui s'interrogent sur l'utilité de Mitterrand à cette fonction, n'affectent pas ses conditions de travail. Protégée par Bettencourt, sa situation n'est pas remise en cause et il conserve son salaire confortable, son bureau et sa voiture avec chauffeur. En dépit des pertes financières enregistrées par la revue sous la direction de Mitterrand, qui fait des éditoriaux politiques peu en phase avec l'objet du magazine, Bettencourt le fait entrer, en 1945, dans le groupe des fondateurs du journal La France agricole.

Fin 1946, son premier mandat de député, puis, en 1947, sa nomination au poste de ministre des anciens combattants dans le gouvernement de Paul Ramadier lui permettent de quitter le monde de l'entreprise, qui ne l'intéressera jamais. A peine installé dans les ors de la République, il remet la même année la rosette de la Résistance à André Bettencourt. L'avocat Serge Klarsfeld dira qu'il n'a jamais trouvé trace d'acte de résistance de la part de l'intéressé.

Selon les auteurs de La Main de droite de Dieu : enquête sur François Mitterrand et l'extrême droite (d'Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez, Seuil, 1994), sa campagne des législatives de 1946 a été financée par François Dalle, déjà présent dans les instances dirigeantes du groupe L'Oréal. François Dalle démentira vivement. Alain Gourdon, membre du bureau politique de la Convention des institutions républicaines (CIR), parti créé par Mitterrand, en 1964, à partir de clubs issus de la mouvance socialiste et républicaine, nuance la nature de ce financement : « Cela n'avait rien à voir avec aujourd'hui et le système Sarkozy. C'était artisanal, au coup par coup, Dalle a pu aider, mais l'essentiel venait des syndicats patronaux et des collectivités locales. Mitterrand avait des amis partout, ce n'est jamais lui qui allait chercher l'argent. »

Nommé vice-président de la commission de contrôle des comptes du Parti socialiste, fondé en 1969, Alain Gourdon confie que le système « est resté globalement le même », même si, ajoute-t-il avec ironie, « notre fonction était de ne rien contrôler du tout ». André Rousselet, trésorier de François Mitterrand pour les campagnes présidentielles de 1965 et 1974, assure n'avoir pas « reçu un sou des Bettencourt ou de Dalle même s'ils étaient très liés à Mitterrand ». Néanmoins, celui qui deviendra patron du groupe Havas et de Canal admet qu'il « n'avait pas de visibilité sur l'ensemble des canaux de financement ».

L'Oréal mettra néanmoins, jusqu'à l'élection de Mitterrand en 1981, des moyens à son service. Au début des années 1980, dans une conversation avec un journaliste du Monde, François Dalle confie ainsi que le groupe effectuait, pour le compte de François Mitterrand, des « enquêtes qualitatives », ancêtres des sondages, sur les attentes des Français afin de l'aider à adapter son discours politique à l'opinion.

François Dalle embauchera par ailleurs, pendant toutes les années de son règne à la tête de la société de cosmétiques, un certain nombre de personnes pour leur seul lien avec François Mitterrand ou son entourage. En 1964, l'un des neveux de Mitterrand fait ainsi son entrée dans le groupe. Il effectuera un brillant parcours au sein de l'entreprise. De même, encore au début des années 1990, les Bettencourt feront intégrer l'une des filles de Pierre Bérégovoy au sein de L'Oréal, au nom des relations proches que l'ancien gazier devenu ministre des finances avait nouées avec la première fortune du pays.

L'élection de François Mitterrand, en mai 1981, à la tête de l'Etat ne modifiera pas ses relations avec le duo Bettencourt-Dalle. Chaque année, entre 1981 et 1995, le groupe du « 104 » célèbre ses souvenirs à l'Elysée, autour du président de la République. Celui-ci prête une oreille souvent attentive à ces amis qui n'oublient pas leurs affaires. A l'automne 1981, lors de la discussion à l'Assemblée nationale de l'instauration d'un impôt sur les grandes fortunes (IGF), André Bettencourt tente de convaincre le président du caractère « catastrophique » du projet. Publiquement, il regrette de n'avoir pas eu gain de cause. En réalité, le sort lui a été beaucoup plus favorable.

La famille Bettencourt se préparait depuis longtemps à l'arrivée de la gauche. La signature du programme commun de la gauche en 1972 avait fait craindre le pire aux grandes fortunes du pays : en cas de victoire électorale, l'application d'un projet socialiste qui prévoit non seulement des nationalisations mais aussi de lourdes ponctions sur les plus hauts revenus.

En 1973, juste avant les élections législatives, Madame Bettencourt, premier actionnaire avec 51 % du groupe L'Oréal, redoutant que l'union de la gauche n'accède au pouvoir, cherche un moyen d'abriter ses capitaux hors de France. Ses conseillers trouvent une solution en imaginant un montage avec le géant américano-suisse Nestlé. Mais le président Georges Pompidou et son premier ministre, Pierre Messmer, refusent de signer, estimant que, en pleine campagne électorale, une telle décision, mal perçue, favoriserait la gauche. La victoire de la droite en 1973 n'arrête pas Madame Bettencourt. Un accord est signé en 1974 avec Nestlé. Les dividendes, en millions de francs, échappent du même coup au fisc français.

En 1981, se refusant à quitter le territoire, Madame Bettencourt n'entend pas pour autant payer la facture fiscale prévue par la loi sur les grandes fortunes. Les Bettencourt envoient François Dalle, patron de L'Oréal, déjeuner avec leur vieil ami Mitterrand. Leur discours est rodé : s'ils sont assujettis à l'IGF, tel qu'il est présenté, ils seront contraints de fermer des usines.

Alain Boublil, alors conseiller du chef de l'Etat pour les affaires industrielles, se souvient de cette période : « Ils n'étaient pas les seuls à se plaindre. Il y avait aussi Serge Kampf, fondateur et patron de Capgemini. Ils refusaient que leur participation dans l'entreprise, qu'ils qualifiaient d'outil de travail, soit prise en compte dans le calcul de l'impôt. » François Mitterrand charge du dossier l'un de ses fidèles pour les missions délicates, Charles Salzman, et invite François Dalle à prendre attache avec Laurent Fabius, alors ministre du budget, et Louis Schweitzer, son directeur de cabinet. C'est ainsi que, sur ordre de Mitterrand, M. Fabius ajoutera à la loi initiale sur l'impôt sur les grandes fortunes l'exonération de « l'outil de travail ».

« Dalle et Bettencourt étaient des relations politico-mondaines, estime Alain Boublil. Ils venaient souvent à l'Elysée avec quelques patrons proches de Mitterrand, comme Jean Riboud, de Schlumberger, ils pesaient sur l'orientation politique, sur la fiscalité ou le droit du travail. »

En 1983, Laurent Fabius, devenu ministre de l'industrie, confiera même à François Dalle une mission sur l'état de santé de l'industrie automobile. Un pis-aller pour un homme qui s'est rêvé plusieurs fois ministre des finances ou patron de Dior. Il pourra néanmoins se féliciter d'avoir pu éloigner, grâce à ses liens avec Mitterrand, le spectre d'un rachat de L'Oréal, qui n'était pas encore une multinationale, par le groupe pétrolier Elf, qui avait soif de diversification.

Passé la menace de l'IGF, les Bettencourt vont continuer à participer, à leur manière, au financement de la vie politique, à droite comme à gauche, à une époque où celui-ci n'est pas encadré par la loi. Chaque parti, et en leur sein chaque courant, met en place ses propres canaux de collecte de fonds pour financer une vie politique de plus en plus coûteuse. Il n'y a rien d'illégal à cela. Pas encore. Le financement d'une campagne permet aussi de rembourser, pour certains, les dettes personnelles ou celles d'une famille dispendieuse. Les chefs d'entreprise ne sont pas des mécènes : s'ils payent, ils attendent un retour. Au cours du premier septennat de François Mitterrand, avant que plusieurs lois n'interviennent pour accorder un financement public à la vie politique et tenter de clarifier les relations entre les partis et les entreprises, les liens personnels comptent encore beaucoup.

Certains proches de Mitterrand bénéficieront également de l'attention bienveillante des Bettencourt. « Dans l'entourage de Mitterrand, les Normands Laurent Fabius et Pierre Bérégovoy ont toujours été proches d'André Bettencourt », confie un ex-conseiller de Pierre Bérégovoy, alors ministre des finances.

Laurent Fabius a été élu premier adjoint au maire du Grand-Quevilly en 1977 puis devient député de Seine-Maritime. Il y a édifié un fief électoral solide. André Bettencourt a souvent loué la qualité de son travail d'élu de terrain. Pierre Bérégovoy, lui, n'a jamais réussi à se faire élire en Normandie, mais il y est né, et a passé dans cette région toute la première partie de sa vie de syndicaliste et de militant, puis de cadre socialiste. Il ne se trouvera un territoire qu'en 1983, lorsqu'il devient maire de Nevers. En dépit de cet éloignement géographique, il  conserve un contact direct avec André Bettencourt. Ce dernier va même le soutenir financièrement durant ses campagnes électorales, en 1985, aux cantonales, puis aux législatives, en 1986.

Contacté, son avocat, Patrick Maisonneuve, qui l'a assisté à Matignon les deux dernières années de sa vie, s'est refusé « à démentir ou à confirmer cette information ». L'avocat, qui fut le confident des moments difficiles, a néanmoins tenu à rappeler que son client avait, au final, davantage pâti de cette relation qu'il n'en avait tiré profit. « Le secret professionnel m'interdit d'en dire plus, mais je peux vous assurer que l'histoire du lien entre Pierre Bérégovoy et les Bettencourt est une clé essentielle pour comprendre la fin tragique de cet homme, auquel je reste profondément attaché. »

C'est l'une des faces méconnues, voire taboues de la mitterrandie, où se croisent une figure symbole de la gauche populaire, Pierre Bérégovoy, et l'aristocratie du capitalisme français. Pierre Bérégovoy a mis fin à ses jours le 1er mai 1993.

Secrétaire général de l'Elysée, ministre des finances à deux reprises, de 1984 à 1986 et de 1988 à 1992, puis premier ministre, Pierre Bérégovoy a été le grand ordonnateur des volontés présidentielles : défense de l'intérêt général, engagements électoraux ou cadeaux du prince. Sa relation avec Mitterrand prévalait sur tout, il en attendait tout. A ces divers titres, il a été chargé de suivre, au cours des deux septennats, les demandes du chef de l'Etat concernant les affaires de la famille Bettencourt.

Pierre Bérégovoy a de nouveau été en prise directe avec les Bettencourt en 1992. Liliane veut, cette fois-ci, régler sa succession au profit de sa fille, Françoise. Si elle attend trop, au regard de la hausse des cours de sa société, la note finale sera astronomique. Mais rien n'est simple, car près de 95 % du patrimoine se présente sous forme de titres cotés, ce qui donne lieu à d'infinies discussions sur leur valeur pour le fisc.

La première estimation est contestée par la famille Bettencourt. Les positions paraissent inconciliables. Pourtant, un accord est imposé par Pierre Bérégovoy, aux finances, et Michel Charasse, au budget (interrogé par Le Monde, Michel Charasse n'a pas souhaité s'exprimer publiquement sur cet accord). La transaction est très favorable aux intérêts des Bettencourt. « L'accord est connu, explique Alain Boublil, qui fut également directeur de cabinet de Pierre Bérégovoy, aux finances, de 1988 à 1989 : Liliane Bettencourt a fait don de la nue-propriété de sa participation dans L'Oréal tout en gardant l'usufruit, les revenus des dividendes, qui ont été logés dans la société Téthys, créée pour l'occasion. » Les titres en pleine propriété sont considérés par les ministres comme un « outil de travail », ils ne sont donc pas soumis à l'impôt sur la fortune (ISF). Enfin, l'estimation de la valeur des dividendes est indexée sur une valeur très inférieure à celle calculée par les services fiscaux. La ristourne pour les Bettencourt se chiffre en dizaines de millions de francs.

De même, lorsque Nestlé prend, en 1992, par une offre publique d'achat, le contrôle de Perrier et de ses sources, Pierre Bérégovoy n'use pas de son droit de regard sur les termes du pacte L'Oréal-Nestlé, conformément au souhait des Bettencourt. Un an plus tard, quand Edouard Balladur prendra les rênes du gouvernement, il s'étonnera de cette passivité qu'il jugera contraire aux intérêts économiques de la France. « Pour ce type d'affaire, Mitterrand demandait directement à Bérégovoy, lors de rencontres à l'Elysée, d'y prêter attention, se souvient Régis Paranque, proche conseiller au ministère des finances et vieux compagnon de route de Pierre Bérégovoy. Quand il revenait, il était tendu et irrité mais s'acquittait de son devoir. »

Ainsi Pierre Bérégovoy s'est fondu avec une étonnante facilité, au contact des Bettencourt, dans cet exercice du pouvoir où se mêlent fidélités aux valeurs de la gauche, clientélisme électoral, échanges de bons procédés et réalisme gestionnaire. D'après Alain Boublil, qui avait travaillé avec lui avant 1981, la proximité avec les proches de Mitterrand était aussi pour lui « un instrument pour accéder au pouvoir ». Selon André Rousselet, « Bérégovoy souffrait énormément de ne pas appartenir au premier cercle autour de Mitterrand, et la volonté de plaire au pouvoir est une hypothèse possible, même si elle est contradictoire avec son image ».

L'histoire des relations entre Mitterrand et les Bettencourt est une autre illustration des liens étroits entre le monde des affaires français et celui de la politique. Pierre Bérégovoy a peut-être eu plus de difficultés que d'autres à assumer et à gérer cette relation.

Jacques Follorou



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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 19:39

 

La rue LÉON SCHWARTZENBERG sera inaugurée lundi 11 octobre, à 10 h 30 .

Elle se trouve autour de l’ancien hôpital Saint Lazare, situé dans le dixième arrondissement de Paris, métro Gare de l’Est. Cette nouvelle rue n’est pas terminée et est actuellement accessible par ”la cour de la ferme Saint Lazare” , qui commence entre le 79 et le 81 Boulevard Magenta à quelques pas du carrefour avec la rue du Faubourg Saint Denis.

Après des interventions de ses proches, du DAL et d’autres, le maire de Paris a fini par arrêter une date. Heureux hasard du calendrier, le 11 octobre sera le soixante cinquième anniversaire de la loi de réquisition (11 octobre 1945).

Léon, résistant et grand cancérologue, a été aussi un fidèle soutien du mouvement social et plus particulièrement des “sans” ... Et a accompagné à partir de 1991 d’innombrables actions du DAL, puis de Droits Devant !!, des sans papiers de Saint Bernard et tant d’autres ... Il s’est aussi engagé pour la défense des droits du peuple palestinien.

Il s’est mis au service des luttes des opprimés avec une détermination et une volonté de fer. Son verbe acéré et sans concession à l’égard des responsables politiques et économiques de notre pays résonne encore dans nos mémoires.

Coups de matraques, et autres blessures reçus dans ce combat n’avaient pas entamé son courage, même durant les dernières années de sa vie.

Il est de ces hommes qui ont la trempe de se mettre en travers de la marche de l’égoïsme, de la barbarie, et de l’argent, ....il a lutté sans cesse pour l’euthanasie, pour l’information des malades, contre la souffrance ... «Il faut être fou ou bête pour croire que la douleur purifie. Elle avilit l'homme, elle le punit sans raison», disait il.

Souvenez vous sa démission fracassante quelques jours après sa nomination par Rocard comme ministre de la santé, car on lui avait refusé la distribution de substituts pour les toxicomanes ou du dépistage systématique du Sida ...

Cette inauguration est le moment que nous attendions pour manifester notre admiration pour ses combats, pour sa trempe, afin de lui rendre hommage et saluer sa mémoire .

Militants, mal-logés, sans-papiers, malades, citoyens anonymes et tous ceux et celles qui l’ont admiré, ou qu’il a soutenu, nous serons ensembles quelques heures, pour saluer notre ami Léon Schwartzenberg.

Jean Claude Amara - Jean Baptiste Eyraud - Mgr Jacques Gaillot - Albert Jacquard

Léon est né le 2 décembre 1923 à Paris. Il est décédé le 14 octobre 2003, à l’âge de 79 ans.






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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 19:27

 

Respect pour Stéphane Hessel au nom de tous les "Sans" !

Que vont-ils trouver contre ce grand Monsieur qu'est Stéphane Hessel pour le salir parce qu'il soutient la juste lutte du peuple palestinien ?

Stéphane Hessel est d'origine juive, a fui l'Allemagne nazi, a été résistant durant toutes la guerre de 39-45.   

Cette sombre période de l'humanité l'a convaincu résolument que les droits humains étaient pour tous les humains à la grande différence de certains qui jouent sur une victimisation vieille de 60 ans pour justifier une horrible oppression contre un autre peuple dans le présent de 2010 ...

Stéphane Hessel a toujours agi avec justesse et avec justice en prenant position régulièrement en faveur du droit dans le conflit israélo-palestinien et cela malgré le chantage odieux à l'anti-sémitisme fait à ceux qui s'opposent au colonialisme et à l'apartheid sioniste.

Stéphane Hessel, et cela malgré son grand âge, s'est toujours investi dans la défense des droits de tous les opprimés sans attendre que cela devienne à la mode. Et cela pour tous les opprimés !

Ainsi notre grand Stéphane était dès l'origine de la lutte des Sans Papiers voici plus de 15 ans en première ligne pour défendre sans faiblesse les droits humains des enfants, femmes et hommes africains malmenés par les politiques de droite et de gauche. St Ambroise, St Bernard, La Cartoucherie de Vincennes entre autre... Et évidemment courageusement présent et en première ligne  lors de l'épreuve de force à la hache des forces de l'ordre du gouvernement Juppé-Chirac le 23 août 1996.

Respect pour Stéphane Hessel ! Respect qui que vous soyez !

Joss Rovélas

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 17:49

 

http://www.7septembre2010.fr/post/2010/09/24/Tract-de-l-AG-commune-enseignants-cheminots-du-24-septembre-%C3%A0-Paris

AG commune enseignants-cheminots

Rendez-vous mardi 28 septembre Gare de l'Est à Paris au bout de la voie 2 à 18 heures.

Nous avons été des millions de travailleurs à manifester les 24 juin, 7 et 23 septembre. Malgré cela, le gouvernement ne recule pas. Manifester tous les quinze jours dans la rue ne suffit pas, même à des millions.

On veut nous faire croire qu’on ne peut rien y changer. Pourtant, toutes les avancées sociales en terme de santé, d’éducation, de retraites et de salaires sont le résultat des grandes luttes : les travailleurs, quand ils ont su se faire craindre en 36, 68, ou 95, ont pu faire reculer les gouvernements et imposer leurs revendications.

Actuellement, six cent mille retraités gagnent moins de sept cent huit euros par mois. Avec leurs attaques nous serons de plus en plus nombreux dans la misère. De cela, on n’en veut pas!

Revenir sur toutes les attaques depuis Balladur, c’est possible !

Financer nos retraites, c’est possible :

Réduire le chômage en imposant l’arrêt des licenciements et des suppressions de postes, dans le public comme dans le privé. Des emplois en plus, ce sont des cotisations supplémentaires, augmenter les salaires aussi.

Arrêter les exonérations de charges.

De l’argent pour les retraites, il y en a ! Sur les six premiers mois de l’année 2010, les profits du CAC 40 ont augmenté de quatre vingt pour cent, soit 41,6 milliards d’euros…

Les dix pour cent les plus riches captent vingt cinq pour cent des salaires. Cinq mille huit cent personnes ont un revenu compris entre six cent quatre vingt huit mille et treize millions d’euros et bénéficient du bouclier fiscal. Pendant ce temps, le gouvernement nous fait les poches en augmentant le taux de cotisation.

Pour réussir à imposer de telles revendications, il faut construire un mouvement capable de les faire reculer. C’est possible en nous organisant et en ne comptant que sur nos propres forces !

Pour cela, il faut se réunir pour débattre et décider nous-mêmes des échéances et des moyens à mettre en œuvre.







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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 17:23

 

RETRAITES: POUR GAGNER, REPRENONS IMMEDIATEMENT LE CONTROLE DE L'INFORMATION !

A Lyon, Paris, Marseille, Montpellier, Pau, Albi, Chambéry, dans les Hauts de Seine, la Creuse, le Cantal...

Dans plusieurs raffineries, des dizaines de classes (du primaire et du secondaire), presque toutes les cantines de Marseille...

La grève du 23 septembre a été reconduite!

Il y a eu des centaines de grévistes le 24 septembre... Le 25... D'autres les rejoindront lundi...

Des AG se sont prononcées pour la poursuite du mouvement avec d'autres rendez-vous à partir du 27 septembre...

POUR RECONDUIRE LE MOUVEMENT JUSQU'AU RETRAIT DU PROJET GOUVERNEMENTAL

Mais peu d'informations filtrent ou sont diffusées dans les médias.

Pourtant il est essentiel pour la poursuite et l'extension du conflit que le maximum d'informations soient RAPIDEMENT communiquées et échangées.

Ceci afin que celles et ceux passent, localement, à la vitesse supérieure dans l'affrontement avec ce gouvernement borné sachent TOUT DE SUITE qu'ils ne sont pas seuls.

Et que le mouvement s'étend partout dans le pays.

Dans ce domaine de la lutte pour sauver nos retraites, toute et tous peuvent aider en diffusant SYSTEMATIQUEMENT les informations qu'ils possèdent.

Le site http://www.7septembre2010.fr en centralise un certain nombre, mais tout n'est pas connu.

Vous pouvez aller chercher ces informations pour les répercuter autour de vous.

Et surtout, faîre remonter celles qui ne sont pas connues en contactant le site (contact@7septembre2010.fr), ou mieux encore en laissant des commentaires sur les billets publiés (ils pourront être repris sous forme d'articles).

Nous savons toutes et tous que le moral est très important pour les grévistes qui ont reconduit le mouvement.

Vous pouvez amener UNE AIDE CRUCIALE en diffusant ces informations rapidement...

LES PROCHAINS JOURS SERONT DETERMINANTS

Informez le site et diffusez ses billets dans tous vos réseaux.




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