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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 14:18

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20100801/tpl-securite-immigration-hortefeux-cfb2994.html

Sécurité: le gouvernement et la majorité poursuivent l'offensive, le PS dénonce une "dérive anti républicaine" (Associated Press)

Malgré les vives réactions de l'opposition, le gouvernement et la majorité poursuivent l'offensive sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Brice Hortefeux promet dans le "Parisien Dimanche" que les mesures annoncées par le chef de l'Etat à Grenoble "se concrétiseront dès la rentrée". Le ministre de l'Intérieur souhaite même étendre encore les déchéances de nationalité, notamment en cas "d'excision, de traite d'êtres humains ou d'actes de délinquance grave".

De son côté, le député UMP  Eric Ciotti annonce dans le "Journal du Dimanche" que la proposition de loi qu'il prépare prévoit jusqu'à deux ans de prison pour les parents de mineurs délinquants violant les obligations imposées par la justice.

Dans "Le Parisien", Brice Hortefeux défend les mesures annoncées vendredi à Grenoble par le président de la République, "des mesures justes, attendues et efficaces". Elles se concrétiseront dès la rentrée dans le cadre du projet de loi sur la sécurité intérieure que Brice Hortefeux présentera au Sénat le 7 septembre, et dans celui sur l'immigration que défendra Eric Besson le même mois à l'Assemblée, précise le locataire de la place Beauvau.

"Nous, nous menons une guerre nationale contre l'insécurité", martèle Brice Hortefeux, face aux critiques de ceux qui accusent Nicolas Sarkozy et son gouvernement de courir après le Front national. Et il ajoute que le gouvernement et la majorité n'ont "qu'un seul ennemi: les crapules qui empoisonnent la vie des honnêtes gens".

La gauche et plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ont vivement réagi au discours de Nicolas Sarkozy qui, mêlant les thèmes de la sécurité et de l'immigration, a notamment souhaité vendredi que la nationalité française puisse être retirée aux délinquants "d'origine étrangère" en cas d'atteinte à la vie d'un policier ou d'un gendarme.

Revenant sur le cas de Liès Hebbadj, le mari d'une automobiliste verbalisée en avril à Nantes parce qu'elle conduisait avec une burqa, le ministre de l'Intérieur se prononce pour étendre encore les possibilités de déchéance de nationalité.

"Voilà un personnage soupçonné de polygamie, de fraude aux prestations sociales et d'avoir fait un appel au travail illégal", explique M. Hortefeux, même si le chef de polygamie n'a pas été retenu lors de la mise en examen de Liès Hebbadj le 9 juin dernier pour fraudes aux aides sociales, escroqueries et travail dissimulé. "Ce sont des dérives inacceptables, je veux les bloquer et elles le seront", poursuit le ministre de l'Intérieur. "Cela signifie que des déchéances de nationalité doivent pouvoir être prononcés dans de telles situations, mais aussi en cas d'excision, de traite d'êtres humains ou d'actes de délinquance grave".

Après la réunion de mercredi à l'Elysée, Brice Hortefeux précise par ailleurs qu'il a réuni vendredi "les préfets de zone pour mettre en oeuvre le démantèlement des camps illicites de Roms et de gens du voyage". "Sous trois mois, la moitié des camps illégaux recensés seront évacués", prévient-il.

Le Parti socialiste a dénoncé dimanche "un pas de plus dans l'outrance verbale et une dérive anti républicaine qui abîme la France et ses valeurs par des lois d'exception aussi iniques que vraisemblablement anticonstitutionnelles".

"La dureté des mots et la dérive des propositions n'ont d'égal que l'ampleur des échecs de Nicolas Sarkozy en matière économique et sociale comme en matière de sécurité. Il ne faut pas chercher ailleurs cet affolement de la droite", jugent la Première secrétaire du PS Martine Aubry et les secrétaires nationaux Jean-Jacques Urvoas (Sécurité) et Marie-Pierre de la Gontrie (Justice) dans un communiqué.

Le PS dénonce aussi la proposition de loi sur la responsabilité pénale des parents de mineurs délinquants préparée par le député UMP des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.

"Nous voulons que, systématiquement, en cas de condamnation d'un mineur, le magistrat mette en place un plan de probation sous la responsabilité de ses parents. Le jeune aura des interdictions claires", précise ce dernier, en charge des questions de sécurité à l'UMP, dans le "JDD". Si cette probation n'est pas respectée, "les parents du mineur encourront alors une condamnation pénale", allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement et trente mille euros d'amende.

Cette proposition de loi "n'est évidemment pas utile car le cadre légal que prétend construire Eric Ciotti existe déjà", souligne le secrétaire national du PS Jean-Jacques Urvoas, citant l'article 227-17 du code pénal qui "a d'ailleurs déjà donné lieu à des condamnations de parents de mineurs récidivistes".



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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 10:52

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100730/tts-france-courneuve-expulsion-ca02f96.html

Une expulsion musclée à La Courneuve crée la polémique (Reuters)

La vidéo d'une violente expulsion à La Courneuve, diffusée par Mediapart et la chaîne de télévision américaine CNN, provoque un tollé à l'heure où l'exécutif remet la sécurité au premier rang de ses priorités.

Les images, qui montrent des femmes d'origine africaine s'agrippant les unes aux autres brutalement délogées par des policiers le 21 juillet, ont été mises en ligne mardi. Vendredi après-midi, elles avaient été visionnées quelque 294.000 fois sur Dailymotion.

Dans un communiqué diffusé à la mi-journée, la préfecture de Seine-Saint-Denis se défend de toute brutalité face aux accusations de Droit au Logement (DAL), dont une militante a réalisé la vidéo. L'association envisage de porter plainte pour "violences policières".

L'expulsion, qui s'est déroulée devant la barre Balzac, à la cité des 4.000 de La Courneuve, "s'est faite selon les règles d'usage dans ce type de circonstances", peut-on lire dans le communiqué.

"Les services de l'Etat confirment que cette opération a été menée dans de relatives bonnes conditions" étant donné les "résistances physiques" rencontrées, souligne la préfecture.

Les familles, dont certaines sont sans papiers, avaient installé un campement dans la rue après avoir été expulsées de l'immeuble, voué à la destruction, au début du mois.

Au milieu des cris et des pleurs, la vidéo montre une femme enceinte victime d'un malaise dans la cohue, qui gît inconsciente avant d'être emportée par des policiers. Une autre est traînée par les pieds, au risque d'écraser l'enfant qu'elle porte dans le dos.

"DES SCÈNES QUI FONT PEUR"

Le policier ne pouvait pas voir l'enfant que la caméra filmait de l'intérieur du groupe, explique la préfecture.

La femme "extraite du groupe par les forces de l'ordre, se met elle-même sur le dos malgré l'enfant qui y est attaché, donne des coups de pieds et résiste physiquement", souligne le communiqué.

"Ce sont des scènes qui font peur", déclare Sokouana Gary, fondatrice de l'association SOW, qui développe des projets humanitaires à l'étranger avec des jeunes de La Courneuve.

Pour le DAL, un cran a été franchi dans la violence policière et il porte selon lui le sceau du nouveau préfet de Seine-Saint-Denis.

Ancien patron du Raid, le groupe d'intervention d'élite de la police, Christian Lambert a été nommé en avril par Nicolas Sarkozy, qui a juré de mener la "guerre" à l'insécurité.

Le 21 juillet, la caméra a été endommagée lors de l'intervention policière. Le DAL a pu cependant récupérer la majeure partie des images, qu'il a transmises au site d'information Mediapart.

Un extrait de la vidéo a été diffusé jeudi sur la chaîne d'information américaine CNN dans le cadre d'une émission consacrée aux questions d'immigration.

Plusieurs bureaux internationaux ont préparé des sujets et, s'agissant de la France, les images de La Courneuve ont été choisies "pour montrer que le droit au logement est une question difficile", explique-t-on à CNN Paris.

"Pour nous, ça a été 48h de travail d'arrache-pied pour pouvoir diffuser ces images. On était étonnés qu'aucun média français ne les reprenne", ajoute-t-on.

Plusieurs chaînes françaises ont diffusé des extraits de la vidéo depuis lors.

Sokouana Gary raconte également les difficultés des habitants pour alerter les médias. "Quand on a vu qu'un grand quotidien (Le Parisien, NDLR) titrait 'Expulsion dans le calme', on a compris qu'il y avait un problème", dit-elle.







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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 20:44

 

http://www.lafederation.org/index.php?option=com_content&view=article&id=963:compte-rendu-de-la-reunion-du-lundi-12-juillet-2010-entre-les-trois-composantes-du-front-de-gauche-pcf-pg-gu-et-les-alternatifs-lafase-le-mpep-et-le-pcof&catid=82:cr-executif-provisoire&Itemid=48

Compte-rendu de la réunion du lundi 12 juillet 2010 entre les trois composantes du Front de gauche (PCF, PG, GU) et les Alternatifs, la Fase, le M’pep et le PCOF        

Je vous renvoie le compte-rendu de la discussion entre les trois  composantes du Front de gauche (PCF, PG, GU) et les Alternatifs, la Fase, le M’pep et le PCOF.

Il s'agit d'un simple compte-rendu et non d'une analyse du contenu des  réponses ou non-réponses apportées.

Il s'agit d'un texte qui n'a pas la vocation à circuler en dehors de nos  rangs

Il ne s'agit pas d'une prise de position commune aux signataires de la  lettre au Front de Gauche

Les composantes du FdG s’étaient réunies auparavant et ont rédigé un communiqué qui a été remis lors de la réunion. Ce communiqué contient des éléments de réponse aux questions que nous avions posées.

Les trois composantes du FdG ont affirmé leur volonté de pérenniser le  FdG, jusqu’aux élections présidentielles et législatives de 2012. Elles ont annoncé qu’il y aurait un candidat du FdG pour les présidentielles.

Elles ont mis en place un comité de liaison qui se réunira régulièrement.

Elles affirment aussi qu’ils sont contre l’idée que le FdG soit une  structure qu’il s’agirait de dépasser. Il a été clairement dit qu’il n’y aura pas d’autre cadre que celui du FdG.

Elles pensent que les régionales ont fait la démonstration que c’est le  FdG qui s’est imposé et que les listes « ensemble » ne se sont pas imposées. Sur cette appréciation, des avis contraires ont été émis, mais  il n’y a pas eu de discussion là-dessus.

Les trois composantes du FdG ont mis en avant leur volonté d’élargir le  FdG et, sur cette question, elles ont apporté un début de réponse sur la participation des partis et organisations politiques. En effet, cette  participation est souhaitée et les organisations présentes ont été invitées à adhérer au FdG (voir le communiqué). Ceci dit, les formes de  cette participation, le fonctionnement du FdG élargi, les mécanismes de discussion et de prise de décision, ne sont pas tranchés.

Par exemple, à la question de savoir si adhésion au FdG signifie participation au comité de liaison, n’est pas tranchée. De même que n’est pas tranchée la question du mode de fonctionnement, de prise de décision.

Deux types de raisons ont été mis en avant pour expliquer le fait que ces questions ne sont pas tranchées au sein du FdG actuel :

La première renvoie la résolution de cette question à la réponse que donneront les organisations invitées à y adhérer. Pour le moment, seul « République et socialisme » a fait une demande formelle. D’ailleurs, la  délégation de « R&S » a rencontré le FdG juste avant la réunion et il a, depuis, publié un communiqué.

Autrement dit, il nous a été répondu que ces questions dépendaient entre autres de la configuration du FdG élargi.

L’autre question soulevée est celle de la place des « personnalités du  mouvement social » qui veulent adhérer au FdG. La réflexion porte sur la  façon dont elles seront associées aux décisions. L’idée qui a été mise en avant est celle de la constitution de « forums » spécifiques, comme le « forum des économistes ».

La question des « amis du FdG » ou autre structure locale et/ou nationale de ce type, n’est pas non plus tranchée. Le PCF répond non à la possibilité de forums locaux ouverts à toutes et tous ; le PG répond oui.

Concernant l’élaboration d’un programme d’alternative, la proposition faite par le FdG est double :

D’une part, participer aux discussions internes au FdG, pour ceux qui y adhèrent ;

D’autre part, participer à des espaces de discussion ouverts à toutes les forces de la gauche de gauche (il a été dit qu’ils ne seraient pas ouverts au PS). Ce sont des « chantiers » de discussion. Il n’a pas été précisé comment les questions qui font divergence seraient traitées, s’il s’agissait uniquement de participer à des débats ou s’il s’agissait aussi d’élaborer des positions communes.

C’est à ce niveau que la discussion serait ouverte à tous ceux qui le souhaitent, y compris le NPA.

Il est aussi proposé de constituer, sur des questions précises, des rassemblements larges, comme celui qui s’est constitué autour de la question des retraites.

A ce propos, un échange a eu lieu sur la formulation concernant le dépôt d'un projet de loi "soutenu par le FdG et déposé par le PCF et le PG" : en effet, ce projet a aussi été signé par trois députés qui ne sont plus membres du groupe parlementaire PCF. Cette précision a été apportée par la délégation de la FASE.

Le FdG publiera fin de l’été un texte d’orientation stratégique.

Il a l’ambition de s’enraciner dans le mouvement social.

Concrètement, le FdG attend la réponse de chaque organisation quant à son adhésion au FdG élargi ;

Il va proposer des « chantiers » sur des thèmes, chantiers de débats avec toutes les forces de la gauche de gauche ;

Il n’envisage pas d’organiser de débat en tant que FdG, ouvert à d’autres organisations qui ne seraient pas membres du FdG, lors de la fête de l’Humanité.

annexe : le texte du communiqué du FdG

L'analyse faite par les composantes du Front De Gauche lors de son « sommet » de juin est plus que jamais d'actualité. Chaque jour qui passe délégitime en effet un peu plus la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. La droite au pouvoir est plongée dans une crise politique profonde, qui révèle sa collusion avec les puissances financières.

Il faut les empêcher de toute destruction nouvelle des droits sociaux et démocratiques. Dans les mobilisations notamment sur la question des  retraites mais aussi en préparant une véritable alternative de gauche à la politique du gouvernement et du MEDEF. Voilà ce que le Front de Gauche entend poursuivre en inscrivant son action dans les luttes et dans les échéances électorales à venir.

Le comité de liaison permanent s'est réuni déjà deux fois à cet effet pour mettre en place le plan de travail conçu lors de ce sommet.

Il a d'abord décidé de coordonner des initiatives de soutien aux nombreuses et diverses luttes menées dans le pays.

Il lance notamment à partir du 13 juillet une pétition demandant le retrait du projet de loi gouvernemental sur les retraites et appuyant le projet alternatif soutenu par le Front de Gauche et déposé par les parlementaires du PCF et du PG.

Il sera de tous les rassemblements unitaires initiés partout en France sur la base du retrait du projet gouvernemental, par les syndicats ou les organisations démocratiques en juillet, en août et à la rentrée. Il appelle notamment à se joindre aux rassemblements unitaires appelés par les organisations syndicales ce même 13 juillet.

Le Front de Gauche réaffirme également son combat pour « bousculer » la donne à gauche. Il entend rassembler dans le pays une nouvelle majorité à gauche sur la base d'un programme de gouvernement en rupture avec la logique dominante d'un système capitaliste et des modèles productivistes dont la crise actuelle ne fait que confirmer le nécessaire dépassement.

Dans cette optique, à la Fête de l'Humanité, le Front de Gauche lancera

un processus d'élaboration d'un « projet partagé » au travers  d'initiatives multiples locales et nationales. Ce processus permettra de  forger un programme ambitieux pour notre pays, pour son rôle dans le  monde, et tourné vers la satisfaction des besoins humains et non de ceux de la finance.

Dans la même optique il annonce l'organisation de plusieurs débats publics à commencer par :

La refonte de nos institutions pour mettre fin à la monarchie présidentielle et à la personnalisation de la cinquième république.

Les solutions à mettre en œuvre pour dépasser la crise européenne,  refuser les plans d'austérité et l'utilisation de l'argent tel que la  conçoivent les mentors de cette Europe libérale.

Ce chantier, le Front de Gauche entend largement l'ouvrir tant nationalement que localement aux formations politiques désireuses de s'associer à cette démarche, mais aussi à toutes les citoyennes et les citoyens, en particulier les militantes et militants syndicaux et associatifs qui s'investissent dans la même recherche d'une société qui refuse la mise aux normes économiques de rentabilité de toute activité  humaine, pour lui substituer des valeurs d'égalité, de solidarité et  d'humanisme qui sont le véritable patrimoine de la gauche dans notre pays.

Rendez-vous à la Fête de l'Humanité avec le Front de Gauche

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 15:26

 

http://www.utopie-critique.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=192&Itemid=1

In Memorium : Pierre Avot-Meyers nous a quittés
     
Gilbert Marquis et Daniel Grason   

PIERRE AVOT-MEYERS était né le 8 juillet 1930 à Paris. Il était entré dans la vie active en 1946. Il avait adhéré à la C.G.T. dès 1948. En octobre 1949, il était embauché comme O.S. chez Chausson à Gennevilliers.

Il débutait à l'atelier MO, sur la chaîne d'assemblage des carrosseries « en blanc » (Ford et Vedette). Après son service militaire (octobre 1950-mai 1952), il était muté à Meudon, où il travaillait en équipe, à l'atelier des grosses presses.

Il était de retour en 1953, à Gennevilliers à l'usine G, d'abord sur la chaîne des cars et de nouveau à l'atelier MO, au ferrage des carrosseries Simca (Versailles, Beaulieu, Chambord...). Il a été délégué C.G.T. du personnel de 1954 à 1958, date à laquelle il quittait l'entreprise.

Il était membre du Parti communiste internationaliste (trotskiste) depuis 1949.

Et tous, jeunes de l'époque, nous plongèrent à fond dans la solidarité envers la Yougoslavie.

Depuis 1948, au sein du Kominform (la caricature de l'Internationale communiste), la Yougoslavie se manifestait de plus en plus contre la politique que Staline imposait à ses satellites depuis la Libération. La Yougoslavie représentait une particularité du fait que la victoire de la « résistance titiste » avait été obtenue par ses propres forces contre l'occupation germano italienne et contre les forces tchetniks rassemblés autour de Mikhaïlovitch, porte-parole de la bourgeoisie et des forces sociales réactionnaires. C'est ainsi que l'un des proches de Tito, Kardelj, membre éminent du Bureau politique, explique dans sa brochure De la démocratie populaire en Yougoslavie : « Etant donné que notre révolution a commencé à se développer dans les conditions créées par la guerre de libération nationale, elle a eu dans sa première phase une forme démocratique populaire ; mais du fait des forces de classes qu'elle a mises en jeu et du
rapport interne de ces forces, elle ne pouvait être en fait qu'une révolution socialiste... »

Pas question d'être un « satellite », mais un allié et pas autre chose. L'U.R.S.S. de Staline entra dans une campagne de dénigration anti titiste. Il fallut donc faire connaître le P.C.Y., sa politique sociale, culturelle et internationale, ses dirigeants de grand talent, Kardelj, Djilas, Pijade, Dedijer..., leur aide à la résistance grecque alors que Staline avait abandonnée celle-ci dans le cadre de ses compromis avec les Etats impérialistes.

C'est dans cette période que nous avons lancé une campagne de « brigades de travail » de jeunes, manifestant leur solidarité. L'idée était de participer à la construction de l'université de Zagreb, de visiter le pays, de parler avec les gens et de comprendre la nécessité de défendre le peuple yougoslave.

Cette initiative se transforma en un bras de fer avec le Parti communiste français (fidèle de Staline), qui jura de nous en empêcher. Des centaines de membres de l'UJRF (l'Union des jeunesses républicaines de France, l'organisation des jeunes communistes dépendant du PCF) étaient mobilisés pour nous empêcher de partir en Yougoslavie. La gare de Lyon, à chaque départ, pendant des semaines d'été, était devenue le champ clos des agressions. Un meeting central de solidarité avec les « titistes » à Paris se transforma en bagarre générale, la verrière de la Salle des Sociétés savantes fut détruite et les dégâts furent si importants que les travaux de réparation durèrent plusieurs années. Pierre fût de toute cette campagne de solidarité.

Quelques années après, il devint membre du Bureau politique du PCI qui le chargea, vu ses qualités, des tâches les plus pointilleuses...

En 1957, notre organisation fut contactée par les militants du FLN qui nous demandèrent de l'aide pour l'indépendance de l'Algérie. Le temps des colonies était fini. Les souffrances de l'aliénation nationale ne pouvaient plus être supportées. La défense de l'indépendance algérienne était une exigence totale de notre programme et et notre soutien allait de soi. Une évidence que les pires pieds-noirs refusèrent de reconnaître, faisant couler le sang pendant plus de six années ! ils s'attaquèrent aux libertés, organisèrent une guerre coloniale et civile en France, jusqu'à la mise en danger de la République et portèrent atteinte aux lois démocratiques, mettant en cause même la Constitution.

Pierre fût engagé dans le soutien au FLN Un engagement qui n'était pas sans risque. La diffusion des tracts du FLN dans les cafés, les épiceries qui se chargeaient de relais, et puis cacher les militants de tous niveaux, chassés, poursuivis, en danger de torture. Le secrétariat de la quatrième internationale se transporte à Amsterdam...

En 1960, la police découvre l'imprimerie clandestine de la quatrième internationale, en région parisienne. Pierre est pourchassé par des agents de la DST. Il doit se réfugier en Italie.

A Rome, il entre dans le travail du secrétariat de la IVe, dont Livio Maitan est devenu le responsable, après l'arrestation en Hollande de Michel Pablo Raptis...

1962, l'indépendance de l'Algérie est reconnue !

Pierre part alors à Alger. Il devient collaborateur du journal du FLN, El Moudjahid.

En 1965, Boumedienne et les militaires réalisaient un coup d'Etat. Pierre Avot Meyers était arrêté dans la nuit du 2 septembre, par des policiers en civil, sans aucun mandat d'amener, d'arrêt ou de perquisition. Avec Simonne Minguet, ils opposent une vive résistance, ils sont frappés, enchaînés et conduits au siège de la police des Renseignements généraux où ils sont interrogés. Pierre s'en tirera avec la fracture d'une côte et diverses blessures. Ils sont incarcérés et mis au secret durant trois semaines, puis expulsés vers la France.

Pierre entame une nouvelle carrière professionnelle, il devient correcteur de presse au Canard enchaîné, à l'Encyclopédie Universalis.

Il collaborait bénévolement aux éditions Syllepse. C'est en 2001, que je rencontrais pour la première fois Pierre, lors d'une réunion de militants de chez Chausson. Un groupe de travail s'est constitué, il comprenait des syndicalistes de la CGT et de la CFDT, l'ouvrage Chausson : une dignité ouvrière, se construira. Outre l'intérêt de son témoignage sur les conditions de travail dans l'entreprise, il nous fit découvrir un événement oublié - celui de la brigade Commune de Paris - constituée de jeunes de chez Chausson qui, à l'été 1950, était partie en Yougoslavie soutenir le socialisme autogestionnaire initié par Broz Tito. Pierre nous a apporté son capital intellectuel, ses connaissances, ses exigences de correcteur de presse dans l'élaboration, la rédaction de l'ouvrage. Le livre édité chez Syllepse, préfacé par Michel Verret, a fait date. Il est à ce jour le seul ouvrage qui retrace l'histoire industrielle et sociale d'une entreprise, sur un secteur industriel (Asnières-Gennevilliers) qui en comptait d'innombrables.

Nous garderons en mémoire, sa gentillesse, son sourire, son dévouement sans compter à un mouvement ouvrier progressiste.

Nous voudrions dire notre peine et notre affection à notre camarade Dany Bondoux, qui fut toujours proche de Pierre, et participa largement à ses activités pour l'indépendance de l'Algérie. De même, nous partageons la peine de leur fils Benoît.

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 12:13

 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22559&Cr=Israël&Cr1=Palestiniens

Jérusalem : l'ONU déplore des incidents provoqués par des colons israéliens

Le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a déploré jeudi « l'inacceptable » opération menée par des colons israéliens qui se sont emparés de force d'un bâtiment dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem où résidait neuf familles palestiniennes.

« J'appelle les autorités israéliennes à retirer les colons de cette propriété et à revenir au statu quo ante », a déclaré Robert Serry dans un communiqué de presse. « De plus hier, les autorités israéliennes ont détruit de nombreux bâtiments commerciaux palestiniens dans la périphérie de Jérusalem-Est ».

Ces actes « provocants » surviennent à un moment critique où la communauté internationale redouble d'efforts pour la reprise de pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens, a souligné le Coordonnateur spécial.

« J'appelle le gouvernement d'Israël à tenir compte de l'appel du Quatuor et de réfréner toute action provocatrice à Jérusalem-Est y compris les démolitions et les expulsions », a-t-il conclu.

Le 23 juillet dernier, à l' occasion du Séminaire international des médias pour la paix au Moyen-Orient organisé à Lisbonne, au Portugal, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon avait appelé les parties à reprendre les négociations directes. « L'établissement de colonies sur n'importe quelle partie des territoires palestiniens occupés contrevient au droit international, aux résolutions du Conseil de sécurité et aux obligations de la Feuille de route, cela doit être gelé », avait-il rappelé.

Le 12 juillet dernier, la municipalité de Jérusalem a approuvé la construction de 32 nouveaux appartements dans une colonie de Jérusalem-Est. Le 13 juillet, la municipalité a démoli six bâtiments palestiniens de Jérusalem-Est, déplaçant 26 personnes dont 14 enfants.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, doit rencontrer vendredi le ministre de la défense israélien, Ehud Barak, à New York. Il espère aborder les problèmes liés « à la situation à Gaza et au gel des colonies », a fait savoir jeudi son porte-parole.

Ban Ki-moon a eu plusieurs conversations téléphoniques mercredi avec des dirigeants de la région afin « d'encourager les parties à accélérer le processus de paix ». Il s'est entretenu au téléphone avec le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et avec le Secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, ainsi qu'avec le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit. Il a réitéré son soutien à la reprise de pourparlers directs auprès de chacun de ses interlocuteurs.




 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 19:17
http://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/ACTUALITE/Faits-Divers/24-Heures/TOURS-Il-se-pend-pour-ne-pas-retourner-au-Sri-Lanka

Il se pend pour ne pas retourner au Sri Lanka

Ce soir, à l'occasion d'un nouveau « cercle de silence », à 18 h 30, devant le palais de justice, militants et sympathisants de sans-papiers auront une pensée pleine de tristesse pour Sivasthasan Sinnathamby, un Tamoul du Sri Lanka arrivé en mars 2008.

Il s'est pendu vendredi 2 juillet, à Tours. Ce même jour, il avait reçu un refus de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en recours après la Commission nationale de droit d'asile, ce qui allait le contraindre à retourner dans son pays d'origine.

Il a résidé au foyer Paul-Bert jusqu'à sa fermeture. « Alors que plusieurs membres de sa famille demandant l'asile en Europe (notamment en Suisse) ont obtenu le statut de réfugié, lui s'est vu refuser son droit au séjour par la France.

« Il a préféré se donner la mort ici, chez nous, à Tours, plutôt que de retourner dans le pays qu'il avait dû fuir car il faisait l'objet de persécutions aussi bien de la part des rebelles tamouls qui voulaient l'enrôler que des autorités cingalaises qui le soupçonnaient d'appartenir à ces mêmes rebelles comme les autres membres de sa famille », déplore Chrétiens Migrant.





 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 18:58

 

http://www.npa2009.org/content/communique-du-npa-sarkozy-et-hortefeux-diversion-politique-et-tentation-xenophobe-0

Communiqué du NPA.

Sarkozy et Hortefeux : diversion politique et tentation xénophobe

jeudi 29 juillet 2010

Comme à chaque fois que Sarkozy et son gouvernement rencontrent des difficultés pour imposer leur politique antisociale, ou lorsqu'il est nécessaire de faire oublier certains dossiers embarrassants comme les affaires Woerth et consorts, ils montent de toutes pièces une opération de diversion sur fond de surenchère sécuritaire et xénophobe.

Démantèlement des campements illégaux, reconduites à la frontière, coopération policière renforcée avec la Roumanie : cette fois-ci, Roms et gens de voyages sont les nouvelles cibles des gesticulations musclées de Nicolas Sarkozy et de son ministre Brice Hortefeux, condamné en première instance- ne l'oublions pas… - pour ses déclarations racistes.

Pour faire bonne mesure, le gouvernement parle aussi de développer les aires de repos pour populations nomades. Mais, à ce jour, il n’a jamais rien fait pour obliger les communes qui refusent de les aménager à se mettre en conformité avec la loi.

Il va également détacher dix inspecteurs du fisc pour contrôler… « la cylindrée de certains véhicules qui traînent les caravanes » ! Autant de fonctionnaires des impôts qui n’iront pas vérifier les opérations bancaires et immobilières des gros fraudeurs, comme Madame Bettencourt et les autres donateurs de l’UMP…

Cette offensive policière frappe non seulement les Roms mais également les squats et campements de sans logis et de mal logés, comme cela vient de se produire à La Courneuve notamment en Seine-Saint-Denis.

Le NPA dénonce cette opération indigne de stigmatisation ethnique de toute une population, et plus largement cette « guerre aux pauvres » engagée au nom de la lutte contre la délinquance, alors que le Gouvernement est incapable d’assurer le respect du droit au logement pour tous.

Le NPA appelle l’ensemble des forces politiques, syndicales et associatives à s’opposer à cette politique et à se mobiliser contre la perspective d’une répression accrue .




 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 18:40

 

http://www.liberation.fr/economie/0101639910-guerre-des-ports-au-gabon-des-bongo

Guerre des ports au Gabon des Bongo

Bolloré et Dupuydauby se disputent la logistique maritime du pays devant la Banque mondiale.

Par RENAUD LECADRE

La passation de pouvoir entre Omar Bongo, président gabonais décédé en mars 2009, et son fils Ali, élu dans la foulée à l’issue d’un scrutin contesté, avait tout de la continuité chère à la Françafrique. Mais s’agissant de la guerre des ports entre Vincent Bolloré et Jacques Dupuydauby, il y a de la rupture dans l’air. Omar-Dupuydauby contre Ali-Bolloré ? Cet interminable conflit, que la Banque mondiale devrait prochainement trancher, a été récemment évoqué par la Lettre du continent. A la manœuvre : Pascal Clément, ex-garde des Sceaux, actuel avocat de Dupuydauby, et François Meyer, défenseur du groupe Bolloré et du Gabon.

Depuis un quart de siècle, Vincent Bolloré (homme d’affaires actif en Afrique sans trop y mettre les pieds) et Jacques Dupuydauby (ex-dirigeant de Bouygues ayant l’oreille de quelques dignitaires africains) se fâchent, se réconcilient puis se déclarent derechef la guerre selon les circonstances. En résumé, Dupuydauby a parfois servi de faux nez à Bolloré - l’un et l’autre étant amateurs de montages offshore. Le second, armateur, manutentionnaire, ne peut de surcroît prétendre à la gestion des ports. Le premier lui permet de contourner le conflit d’intérêt : Dupuydauby apparaît en première ligne, Bolloré finance derrière.

Couverture.

Après le Togo (Libération du 3 juin 2009), le pataquès est à son comble au Gabon. En 2003, sous pression de la Banque mondiale, le gouvernement avait privatisé la gestion de ses deux principaux ports, Owendo et Libreville. La société Progosa, dirigée par Dupuydauby mais actionnée par Bolloré, emporte l’appel d’offres. En 2007, leur ultime fâcherie met le gouvernement gabonais en porte-à-faux : doigt d’honneur à Bolloré, Dupuydauby exfiltre une partie du capital vers des coquilles luxembourgeoises ; pour réclamer son dû, Bolloré doit admettre que Dupuydauby lui servait de couverture. Tempête sous les crânes à la cour d’appel de Libreville, appelée à trancher le litige : après intervention politique - Omar Bongo est toujours président -, elle donne gain de cause à Dupuydauby. Mais Ali Bongo, en plus d’être ministre de la Défense, dirige alors l’office des ports (Oprag) : trois jours après la décision judiciaire, il décide d’annuler la concession des ports gabonais et de lancer un nouvel appel d’offres. Le gagnant est le singapourien Portek, partenaire de Bolloré en Algérie. S’il n’est pas attributaire du nouveau marché, le groupe Bolloré obtient un lot de consolation avec la gestion d’un nouveau terminal à containeurs.

S’estimant lésé par ce deal, Dupuydauby demande en 2009 l’arbitrage de la Banque mondiale, via son Centre international de règlement des différents relatifs aux investissements (Cirdi). Omar Bongo, encore vivant mais plus pour longtemps, lui demande de suspendre sa procédure le temps de trouver un «règlement à l’amiable» - des proches de feu Omar confirment sa volonté conciliatrice. Mais Ali paraît toujours épouser la cause de Bolloré. Il menace Dupuydauby de poursuites pour «troubles à l’ordre public». Quand au fond du litige, il dit s’en remettre «aux avocats du groupe Bolloré, auxquels il appartiendra de tirer toutes les conséquences juridiques de cette incongruité».

Soupçon.

Ali Bongo ne croit pas si bien dire. Après le décès de son père, la procédure devant le Cirdi est définitivement lancée. Elle oppose officiellement le groupe Dupuydauby à l’Etat gabonais. L’avocat du premier, Me Pascal Clément, s’émeut d’un conflit d’intérêt : l’avocat du second n’est autre que le défenseur du groupe Bolloré. Me François Meyer réfute le soupçon : «Bolloré n’est pas partie dans la procédure CIRDI» entre Dupuydauby et le Gabon, «pas plus que l’Etat gabonais n’est partie dans la procédure» entre Bolloré et Dupuydauby.

Vraiment ? Dans les premiers temps de la privatisation des ports gabonais, la société Progosa avait proposé, comme de coutume en Afrique, de réserver un tiers du capital à des «partenaires économiques locaux», derrière lesquels prospèrent souvent des proches du pouvoir en place. En l’espèce, Jean-Pierre Oyiba, cousin d’Ali Bongo et numéro deux de l’office des ports. Lequel avait ensuite imposé une autre gouvernance, une «substitution en accord avec mon cousin Ali» : au lieu de 33% sur place au Gabon, 49% au Maroc au nom de Shipomar, «société holding offshore en cours d’immatriculation ayant son siège à Tanger». Depuis, l’imbroglio est devenu tel que les deux cousins ont dû renoncer à cette bretelle de dérivation. Mais pas à prendre parti.



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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 14:47

 

http://www.lepoint.fr/societe/gens-du-voyage-la-france-viole-la-charte-sociale-europeenne-28-07-2010-1219670_23.php

GENS DU VOYAGE - La France viole la Charte sociale européenne

Par Louise Cuneo

Alors que Nicolas Sarkozy organise mercredi une réunion sur les gens du voyage et les Roms, des voix s'élèvent pour dénoncer une "stigmatisation" de ces communautés. Les principaux intéressés, qui n'ont pas été conviés à la réunion, demandent à être reçus par le chef de l'État. Et espèrent sans doute pouvoir rappeler au président de la République qu'il est grand temps pour lui de s'atteler à mettre la France en règle avec les lois européennes.

Car le Comité européen des droits sociaux, puis le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, ont récemment notifié à la France qu'elle violait sept articles de la Charte sociale européenne concernant les gens du voyage et les Roms. "Certes, il n'existe pas de mesures contraignantes, mais lorsqu'un pays ratifie la Charte, il s'engage à la respecter", précise-t-on au Conseil de l'Europe. La France devra donc se mettre en conformité avec la Charte.

Les conditions d'hébergement et la lutte contre l'exclusion sociale pointées du doigt

Dans sa résolution du 30 juin 2010, le Conseil de l'Europe reproche à la France de ne pas avoir créé suffisamment d'aires d'accueil, alors qu'un texte de loi adopté en 2000 ("loi Besson") prévoit que les communes de plus de 5.000 habitants créent des aires permanentes d'accueil (à peine la moitié des aires prévues en 2000 ont été implantées à ce jour). Et la résolution de préciser : "La mise en oeuvre insuffisante" de cette loi "expose les gens du voyage à l'occupation illégale de sites et à des expulsions au titre de la loi de 2003 pour la sécurité intérieure".

Le Conseil relève également les "mauvaises conditions de vie et les dysfonctionnements des aires d'accueil", "l'accès insuffisant au logement des gens du voyage sédentarisés", les procédures d'expulsion qui peuvent être mises en oeuvre la nuit ou en hiver et comporter des violences injustifiées et disproportionnées, les discriminations liées à la loi du 3 janvier 1969, notamment concernant le droit de vote, le manque de moyens mis en oeuvre pour lutter contre l'exclusion sociale et les difficultés d'accès au logement des Roms migrants en situation régulière. Des sujets qui devront tôt ou tard être abordés pour régler les "problèmes" des gens du voyage.






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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 15:53

 

http://www.comite-anglet-npa.blogspot.com

http://www.lapetition.be/en-ligne/petition-7550.html

Appel de salariés (en activité ou pas), de militants syndicaux et politiques des Pyrénées Atlantiques

NE TOUCHEZ PAS À NOS RETRAITES

Face aux mesures concoctées par le gouvernement Sarkozy et le MEDEF sur les retraites, nous réaffirmons notre exigence :

Retrait du projet de contre-réforme des retraites : aucun allongement de la durée de cotisations, maintien de l’âge légal de départ à 60ans…

Abrogation des contre-réformes Balladur (1993) et Fillon (2003) ; retour aux 37,5 annuités pour tous, public-privé…

Maintien intégral du système des retraites des fonctionnaires

Nous demandons que les Confédérations syndicales cessent de participer à l’élaboration d’une contre-réforme néfaste aux salariés, aux retraités et aux jeunes, qu’elles quittent les groupes de travail et autres tables rondes avec le gouvernement Sarkozy !

Le financement des retraites serait assuré sans problème par des augmentations de salaires conséquentes, la résorption du chômage par le partage du travail, l’interdiction des licenciements, la suppression immédiate  des milliards d’exonérations patronales.

Nous revendiquons le SMIC à mille cinq cent euros net et trois cent euros  d’augmentation des salaires, des retraites et de tous les minima sociaux

C’est par la voie de la grève générale et non par des « journées d’action » sans lendemain que nous pourrons gagner.

Signez, faites signer

Appel retraites - 5 bis rue Auguste Guimont 64600 Anglet

ou adresser un mail en mentionnant votre nom et prénom à :

appel-retraites-64@laposte.net

L’APPEL SERA RENDU PUBLIC ET LES SIGNATURES ENVOYEES AUX DIRECTIONS SYNDICALES

 

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