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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 19:34

 

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110414/tts-libye-ca02f96.html

 

Offensive contre Misrata sur fond de différends diplomatiques (Reuters)

 

Les forces de Mouammar Kadhafi ont fait pleuvoir jeudi les roquettes sur la ville assiégée de Misrata, ont annoncé les rebelles, sur fond de différends diplomatiques au sujet des bombardements occidentaux sur la Libye.

Selon plusieurs porte-parole des insurgés, la ville côtière, assiégée depuis plus de six semaines, a essuyé plusieurs dizaines de tirs de roquettes dans la journée, pour un bilan de vingt trois civils tués, majoritairement des femmes et des enfants.

 

Les organisations d'aide humanitaire redoutent que la situation ne s'empire dans cette ville de l'ouest de la Libye, la seule aux mains des insurgés dans cette partie du pays. Sur place, les habitants manquent de tout, principalement d'eau, de nourriture et de médicaments.

 

De leur côté, les rebelles n'ont de cesse de réclamer une intensification des frappes de l'Otan contre les forces de Kadhafi dans cette zone, qui ne vient pas.

 

Si l'Alliance n'a pas frappé jeudi les positions des pro-Khadafi aux abords de Misrata, les avions de combat de l'Otan ont mené des raids sur Tripoli, la capitale du pays.

 

Des correspondants de Reuters ont dit avoir entendu quatre explosions et ont signalé une colonne de fumée qui s'élevait du sud-est de la ville. Des tirs nourris de batteries antiaériennes ont également retenti avant, comme après les explosions.

 

Dans la foulée, la télévision libyenne, qui a fait état de victimes, a diffusé des images de Mouammar Kadhafi circulant à Tripoli dans un véhicule décapotable, précisant que la scène avait été tournée alors que la capitale était bombardée par l'aviation de l'Otan.

 

Sur ces images, le dirigeant libyen portait un chapeau de safari kaki, des lunettes de soleil, une veste noire et faisait des signes en brandissant les poings.

 

"TOUS LES MOYENS NÉCESSAIRES"

 

En marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance, qui se tient jeudi et vendredi à Berlin, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a confié son inquiétude quant aux "atrocités" constatées à Misrata.

 

La numéro deux de l'administration Obama a par ailleurs appelé de se voeux une certaine "unité" au sein de l'Alliance, tiraillée ces derniers jours sur la question de la résolution du conflit libyen.

 

Certains pays, France et Grande Bretagne en tête de pont, réclament en effet un plus grand investissement de la part de certains membres de l'Otan tels que l'Espagne, l'Italie, les Pays Bas ou la Suède, qui selon Londres et Paris, n'en font pas assez.

 

Dans une tentative de masquer les désaccords existant entre ceux qui souhaitent une opération militaire accrue et ceux qui préféreraient une résolution du conflit sans plus de violences, les ministres ont toutefois adopté une position commune à l'issue de la première journée de réunion.

 

Dans la déclaration sur laquelle se sont entendus les vingt huit membres de l'Alliance, l'Otan s'engage, selon son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, à poursuivre les frappes "à cadence élevée" tant que les attaques du colonel Kadhafi contre les civils se poursuivront et que ses troupes n'auront pas regagné leurs casernes.

 

"Tous les moyens nécessaires et une flexibilité opérationnelle maximale" seront assurés, peut-on lire dans cette déclaration.

 

A l'heure actuelle, seuls six des vingt huit membres de l'Alliance participent activement aux frappes au sol en Libye - France, Grande-Bretagne, Danemark, Norvège, Belgique et Canada.

 

La ministre espagnole, Trinidad Jimenez, a assuré jeudi, avant la rencontre, que Madrid maintiendrait intacte sa contribution de quatre F-18 et d'un avion ravitailleur aux opérations aériennes, tout en remettant en question l'opinion franco-britannique d'un manque de progrès sur le terrain.

 

De son côté, l'Italie n'a pas totalement fermé la porte mais Franco Frattini, le chef de sa diplomatie, a dit qu'il faudrait lui fournir des arguments convaincants.

 

"LE MONDE NE DOIT PAS ABANDONNER"

 

"Si les Libyens ont des arguments solides, nous verrons, le gouvernement décidera", a-t-il insisté, à la veille d'une rencontre entre le président du Conseil italien Silvio Berlusconi et le chef du Conseil national de transition libyen (CNT).

 

Il n'y a pas qu'au sein de l'Alliance Atlantique que la question du règlement du conflit libyen divise.

 

Réunis lors d'un sommet en Chine, les cinq puissances émergentes du 'Bric' que sont le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud ont réaffirmé leurs réticences quant aux bombardements de l'Otan, appelant de leurs voeux une solution politique, sans violence.

 

"Nous partageons l'idée que l'usage de la force devrait être évité", peut-on lire dans le communiqué final diffusé à l'issue de leur réunion.

 

Ces critiques à peine voilées sont intervenues tandis qu'un autre sommet consacré à la question libyenne se tenait également dans la journée au Caire, au siège de Ligue arabe.

 

Il réunissait cette fois-ci le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, la représentante de la diplomatie européenne Catherine Ashton, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, ainsi que des responsables de l'Union africaine (UA) et de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

 

Peu avant cette réunion, au moment où une dizaine de pro-Kadhafi et de partisans des rebelles manifestaient devant le bâtiment de la Ligue arabe, un porte-parole de l'UA avait donné le ton en estimant que la situation en Libye était catastrophique et qu'une solution politique devait rapidement être trouvée.

 

"Il n'y a pas de solution militaire à la crise libyenne, il faut que nous poursuivions dans la voie du processus de paix", a dit à Reuters Nouredine Mezni.

 

A l'issue de ce sommet, le secrétaire général de l'Onu a appelé à un cessez-le-feu immédiat en Libye, tout en indiquant que selon lui, une issue politique était préférable à un recours à la force.

 

"A mesure que les combats font rage, la situation ne fait que s'empirer et s'éloigner d'une solution politique. Nous appelons de nos voeux la mise en place d'un processus de paix à travers lequel le peuple libyen puisse décider de son propre avenir", a estimé Ban peu après le sommet.

 

"Le monde ne doit pas abandonner. Le peuple libyen ne mérite pas moins que cela", a-t-il ajouté.

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:12

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6066

 

Thuram en Palestine

 

Lilian Thuram, champion du monde de football en 1998, engagé dans la lutte contre le racisme, est en tournée en Palestine.

  

Entamant une visite de quatre jours dans les territoires palestiniens, le fondateur de la Fondation "Lilian Thuram - Education contre le racisme" s’est amusé avec ses jeunes supporteurs en visitant une école de l’Agence pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Qalandia. Il s’est aussi livré à une petite séance d’entraînement avec les enfants le 11 avril, rapporte le journal La Croix.
 
"J’ai tellement entendu parler des enfants de Palestine et de l’environnement dans lequel ils grandissent. Aujourd’hui, j’ai pu constater leur enthousiasme et leur détermination à réussir", a-t-il déclaré.
 
Au cours de son séjour, organisé par la Fédération palestinienne de football (PFA) et le consulat général de France à Jérusalem, l’ancien défenseur aura l’occasion d’échanger avec beaucoup de jeunes Palestiniens, généralement fous de foot, à Jéricho, Hébron et Ramallah.
 
Il doit aussi inaugurer jeudi 14 avril le nouveau stade international palestinien d’Al-Bireh, ville limitrophe de Ramallah, capitale de la Cisjordanie. Ce stade de neuf mille places, d’un coût d’un million d’euros, est financé par la France , l’Allemagne et la fédération internationale de football (Fifa).
 
"Une telle visite d’une star internationale comme Lilian Thuram participe aux efforts contre l’embargo (israélien) imposé sur le sport palestinien", s’est réjoui le secrétaire général de la PFA , Abdoul Majid Hijeh.
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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:04

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110413/twl-egypte-moubarak-detention-bd5ae06.html

 

Hosni Moubarak et ses fils en détention provisoire (Reuters)

 

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak, hospitalisé la veille, a été placé mercredi en détention provisoire dans le cadre de l'enquête sur la mort de manifestants et le détournement présumé de fonds publics.

La télévision d'Etat Nile TV rapporte que le parquet a ordonné le placement en détention pour quinze jours de Moubarak et de ses fils Alaa et Gamal, deux mois après le renversement de l'ancien "raïs".

Selon la télévision, Moubarak, âgé de quatre vingt deux ans, a été victime d'une crise cardiaque mardi soir lors d'un interrogatoire à Charm el Cheikh, ville du sud du Sinaï où il est assigné à résidence depuis son départ forcé, le 11 février.

 

Nile TV précise qu'il a été admis en unité de soins intensifs dans un hôpital de cette ville. Mais dans la soirée de mardi, le directeur de l'établissement précisait sur l'antenne d'Al Arabia que Moubarak était en assez bonne santé pour répondre aux questions des enquêteurs.

 

Mercredi en milieu de journée, un hélicoptère de l'armée égyptienne s'est posé près de l'hôpital mais une source médicale a indiqué deux heures plus tard que l'ancien "raïs" restait hospitalisé à Charm el Cheikh en raison de son état.

 

Les informations varient quant à sa santé. Un médecin désigné par l'appareil judiciaire l'examine pour déterminer s'il peut être transféré dans un autre hôpital, a-t-on fait savoir de source médicale : "Ce bilan médical s'inscrit dans le processus judiciaire et vise à déterminer où interroger l'ex-président."

 

Moubarak, de santé fragile depuis plusieurs années, a subi une opération de la vésicule biliaire en Allemagne il y a un an. De source proche de la sécurité, on juge probable qu'il reste en détention à Charm el Cheikh pour des raisons de sécurité.

 

Une source aéroportuaire dans la ville a indiqué que ses fils avaient quitté la ville pour une prison à la périphérie du Caire. Ils s'ajoutent à la liste des anciens ministres et dirigeants du régime incarcérés.

 

PRESSION

 

Les généraux égyptiens, qui ont pris les commandes du pays après le départ de Moubarak, étaient soumis à une pression croissante de la rue pour qu'ils accélèrent les poursuites contre l'ancien président.

 

"C'est un grand pas vers la reconnaissance de la responsabilité du président et cela met un terme aux soupçons de collusion entre l'Etat, les militaires et Moubarak", a commenté Hassan Nafaa, politologue et militant réformateur.

 

Ce week-end, les procureurs ont indiqué qu'ils souhaitaient l'entendre sur la mort de manifestants durant la révolution et le détournement présumé de fonds publics.

 

Plus de trois cent quatre vingt personnes ont été tuées durant les dix-huit jours de mobilisation et de contestation qui ont abouti à la chute de Moubarak, qui était au pouvoir depuis près de trente ans.

 

A la fin de la semaine dernière, des foules avaient de nouveau convergé sur la place Tahrir, symbole de la révolution égyptienne, pour réclamer un procès. L'intervention de l'armée et de la police pour les disperser a provoqué des incidents dans la nuit de vendredi à samedi et la place n'a été complètement dégagée que mardi soir, après cinq jours d'occupation.

 

Sortant de son silence dimanche, Moubarak a rejeté en bloc les accusations de corruption portées contre sa famille et lui. "Je ferai respecter mon droit légal à défendre ma réputation ainsi que celle de ma famille", a-t-il dit dans une déclaration enregistrée diffusée par la chaîne de télévision Al Arabia.

 

Hosni Moubarak a dit que les informations qu'il avait transmises au parquet égyptien montreraient qu'il ne possède ni avoirs financiers, ni biens immobiliers à l'étranger et que les détails fournis sur les comptes en banque de ses fils montreraient qu'ils n'ont réalisé aucun profit illégal.

 

Ses deux fils sont soupçonnés de corruption et de détournement de fonds publics.

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 14:47

 

 

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Ligue ivoirienne des droits de l'Homme (LIDHO)
Mouvement ivoirien des droits Humains (MIDH)


Communiqué conjoint

Côte d'Ivoire : Dignité, justice et réconciliation doivent prévaloir après l'arrestation de Laurent Gbagbo

 

http://www.fidh.org/Cote-d-Ivoire-Dignite-justice-et-reconciliation

 

Paris, Abidjan, Nairobi, le 12 avril 2011 – La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) et ses organisations membres en Côte d'Ivoire, la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme (LIDHO) et le Mouvement ivoirien des droits Humains (MIDH) appellent le président Alassane Ouattara à traiter dignement et équitablement l'ancien président Laurent Gbagbo ; au jugement impartial de tous les auteurs des crimes perpétrés en Côte d'Ivoire ; et à mener, comme il l'a annoncé, la réconciliation de tous les ivoiriens.

Le refus du candidat Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir en dépit des résultats du vote des ivoiriens au second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 a plongé le pays dans une grave crise politique transformée ces dernières semaines en guerre civile.

Le bilan des affrontements qui ont mené à l'arrestation, le 11 avril 2011, de Laurent Gbagbo, des membres de sa famille et de son entourage, est lourd. Plus d'un millier de personnes ont été sommairement exécutés. Des civils ont été tués par des bombardements et des tirs indiscriminés des belligérants. La population a vécu dans la peur subissant des actes de pillages, la pénurie en vivres, en médicaments et le déplacement forcé pour des centaines de milliers d'entre eux. Ces graves violations des droits de l'Homme ont été le fait des éléments armés des deux camps en conflit et leur responsabilité devra être établi.

Le président Outtara a annoncé l'ouverture d'une procédure judiciaire contre Laurent Gbagbo, des membres de sa famille et de son entourage. Selon la FIDH , la LIDHO et le MIDH, ces procédures devront être exemplaires, conformes au droit à un procès équitable garanti par les instruments internationaux de protection des droits de l'Homme ratifiés par la Côte d'ivoire.

Pour nos organisations, l'indépendance de la justice ivoirienne sera également jugée à l'aune des poursuites qu'elle engagera aussi à l'encontre des éléments des forces armées pro Ouattara suspectées des crimes les plus graves. Elle pourra notamment se baser sur les faits établis par la Commission nationale d'enquête et la Commission internationale d'enquête du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies qui doivent engager leurs travaux dans les plus brefs délais. En cas d'absence de volonté des autorités judiciaires ivoiriennes de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves, la Cour pénale internationale (CPI) aura à se prononcer sur l'ouverture d'une enquête.

« C'est en premier lieu à la justice nationale ivoirienne de juger les auteurs des crimes commis en Côte d'Ivoire, pour autant, le président Ouattara devrait ratifier le statut de la CPI comme une garantie pour le présent et pour l'avenir » a déclaré Sidiki KABA, président d'honneur de la FIDH.

A la lutte contre l'impunité, essentielle pour la construction d'une paix durable dans le pays, les autorités élues de Côte d'Ivoire devront s'atteler à la réconciliation d'un pays déchiré par dix années d'instabilité politique et militaire aux relents ethniques et religieux. L'appel au calme, à la retenue, à l'absence de vengeance et la mise en place d'une commission vérité et réconciliation annoncés par le président Ouattara constituent des signes encourageant mais devront être suivis par des actes concrets. La protection des droits de l'Homme et le développement économique auxquels les populations ivoiriennes aspirent, participeront également à la réunion du peuple ivoirien.

Enfin, la FIDH , le MIDH et la LIDHO estiment que les graves violations des droits humains commises ces derniers mois doivent faire réfléchir les instances intergouvernementales régionales et internationales, telles l'Union africaine et l'ONU, incapables de trouver une issue négociée à la crise en Côte d'Ivoire et de protéger la population civile. L'opération des Nations unies en Côte d'Ivoire aurait dû avoir les moyens de son mandat évitant ainsi l'intervention supplétive de la Force Licorne et son corolaire de ressentiments contre l'ancienne puissance coloniale. 

« Les droits de l'Homme pour tous doivent être le sens de la politique menée par les autorités ivoiriennes sous peine de voir ce pays replonger dans la douleur », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 14:21

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110413/twl-yemen-violences-38cfb6d.html

 

Nouveaux affrontements au Yémen, au moins cinq morts (Reuters)

 

Des affrontements entre factions rivales de l'armée ont fait deux morts mercredi à Sanaa, la capitale yéménite, a-t-on appris de source militaire.

 

D'autres heurts entre forces de l'ordre et manifestants ont fait deux morts à Aden et un autre à Yafié, dans le sud du pays, ont rapporté des témoins.

  

A Sanaa, des soldats fidèles au général Ali Mohsen, chef de la 1re division blindée passé le mois dernier du côté des opposants au président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, ont affronté l'armée régulière.

  

Ces affrontements se produisent alors que l'opposition attend des éclaircissements des médiateurs du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sur le plan de sortie de crise présenté dimanche, qui prévoit un transfert des pouvoirs de Saleh au vice-président.

  

L'opposition yéménite avait dans un premier temps rejeté ce plan, avant de rencontrer mardi les ambassadeurs d'Arabie saoudite, du Koweït et d'Oman, qui ont apparemment réussi à lui faire adopter une attitude moins catégorique.

  

A Sanaa, la situation reste très tendue près du casernement des forces d'Ali Mohsen, qui ont décidé d'assurer la protection des manifestants antigouvernementaux près de l'université.

  

"Les forces de sécurité ont affronté les hommes de la première division blindée. Deux soldats ont été tués, un dans chaque camp, et quatre ont été grièvement blessés", a-t-on précisé de source militaire.

  

Un proche du général Mohsen a dit que les soldats pro-Saleh avaient tiré au lance-grenades et au fusil d'assaut sur les hommes de la 1ère division blindée près d'un barrage routier. Les soldats de Mohsen ont riposté et les tirs ont duré environ une heure, avant que les partisans du président ne se retirent.

  

UNE CENTAINE DE MORTS DEPUIS JANVIER

  

Depuis la fin janvier, une centaine de personnes ont trouvé la mort dans les affrontements avec les forces de sécurité.

  

A Aden, la police a tiré sur des manifestants, faisant deux morts, ont dit des témoins. Un peu plus tard, les forces de l'ordre appuyées par des tireurs postés sur les toits ont repoussé une foule qui voulait prendre d'assaut un commissariat de police, a rapporté un opposant. Des tirs sporadiques se sont poursuivis à travers la ville.

  

"Il y a des tireurs postés sur les toits dans les quartiers de Mansoura et de Krater. On craint le pire", a ajouté cet opposant.

  

A Taïz, ville industrielle au sud de la capitale, huit soldats ont été blessés quand leur véhicule a été touché par une roquette, selon l'agence de presse officielle.

  

A Ibb, également au sud de Sanaa, des policiers en civil ont ouvert le feu sur des manifestants, faisant dix blessés parmi des étudiants qui s'étaient joints au mouvement, rapportent des témoins.

  

Dans la province méridionale de Lahedj, où opèrent des islamistes d'Al Qaïda et des groupes séparatistes, un homme a été tué alors qu'il tentait d'empêcher un commando de voler des armes à un point de contrôle dans la ville de Yafié.

  

Le plan présenté par les pays du Golfe pour résoudre la crise a été tout d'abord rejeté lundi par l'opposition qui l'a jugé trop flou. Mais les médiateurs du Golfe pourraient apporter dans la journée les précisions demandées sur le calendrier de transition. Si les adversaires de Saleh jugent les conditions satisfaisantes, des pourparlers pourraient débuter samedi à Ryad, dit-on dans l'opposition.

  

Ce plan mis au point dimanche à Ryad par les Etats membres du CCG, qui réunit Arabie saoudite, Koweït, Oman, Bahreïn, Qatar et Emirats arabes unis, prévoit un transfert des pouvoirs de Saleh à son vice-président Abd Rabbou Mansour Hadi et la création d'un nouveau gouvernement dirigé par l'opposition.

  

Cette feuille de route doit permettre de sortir du cycle de manifestations et de répression qui dure depuis deux mois.

  

La mort de cinquante deux manifestants le 18 mars, imputée aux partisans de Saleh, a marqué un tournant dans le soulèvement yéménite, les traditionnels alliés américains et saoudiens retirant leur soutien au régime de Sanaa.

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 20:06

 

Un syndicalisme indépendant est en train de naître

 

LE MONDE | 9 avril 2011 | Rémi Barroux | 521 mots

 

AU LENDEMAIN de la révolution égyptienne, l'impatience sociale reste forte. L'annonce, mardi 5 avril, par le ministre du travail et de la migration, Ahmed Hassan Al-Bouray, de la mise en place d'ici à quelques mois d'un salaire minimum dans le secteur public en est la preuve. Ce secteur emploie près de six millions de personnes, soit un quart des travailleurs égyptiens.

Mercredi, le ministre des finances, Samir Radwane, affirmant que la croissance égyptienne ne serait que de 2,5 % en 2011 contre 5,8 % attendus, a déclaré que les inégalités dans la répartition des richesses étaient « un facteur jouant contre la stabilité ».

Cette revendication est au centre des mouvements sociaux qui agitent encore le pays. Les salariés de nombreux secteurs, comme l’énergie, les ports, le textile, ou encore l’enseignement, réclament des augmentations de salaires, un salaire minimum et une « protection sociale équitable ». Les deux ministres égyptiens se sont rendus, fin mars, à Genève, au siège de l’Organisation internationale du travail (OIT), pour demander aide et conseil dans l’instauration de ce salaire minimum.

Un « droit absolu »

Au-delà de ces réformes attendues, un autre chantier est en cours en Egypte. Après le coup de balai politique, le paysage syndical va aussi se trouver bouleversé dans les prochains mois. Avant même leur voyage à Genève, les deux ministres avaient invité au Caire, les 12 et 13 mars, Juan Somavia, le directeur général de l’OIT.

Le lendemain, c’était Sharan Burrow, la secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), qui était conviée. Avec un message identique : aider le syndicalisme indépendant à faire sa place aux côtés ou sur les décombres du syndicat lié au pouvoir de l’ancien président Moubarak, la Fédération des syndicats égyptiens (ETUF).

A cette occasion, le ministre Ahmed Hassan al Bouray avait affirmé sa volonté de favoriser « la liberté absolue des syndicats ouvriers » de s’organiser en toute indépendance, le « droit absolu des ouvriers de constituer leurs syndicats et d’y adhérer de leur plein gré ». Juan Somavia avait alors estimé que ce droit constituait « un pas majeur sur la voie des changements révolutionnaires qu’emprunte l’Egypte ».

Le 2 mars, dans l’immeuble du syndicat des journalistes, non loin de la place Tahrir, au Caire, se tenait la première conférence officielle des syndicats indépendants. Face à plusieurs milliers de salariés, des représentants des secteurs du textile, de l’automobile, de l’énergie notamment, se sont exprimés à la tribune.

Face à ces nouvelles formes d’organisation, spontanées, l’ETUF, qui compte quelque deux millions d’adhérents et qui n’a jamais été reconnue par la CSI, résiste. Avant la nomination récente de l’actuel ministre du travail, ancien expert de l’OIT soutenu par les syndicats indépendants, son prédécesseur choisi par le premier gouvernement de l’après Moubarak n’était autre que le trésorier de l’ETUF, le syndicat plus que compromis depuis des années avec le régime.

Aujourd’hui, plusieurs scénarios sont encore possibles. « L’ETUF peut s’écrouler et ses structures, à la base desquelles se trouvent de nombreux militants de qualité, intégrer le mouvement indépendant, explique Natacha Laville, présente au Caire et spécialiste pour la CSI du syndicalisme arabe. D’autres imaginent encore pouvoir faire tomber la tête de la fédération et réformer les structures, mais cela semble de moins en moins probable ».   

 

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 19:28

 

http://www.tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=150

 

Manifestation record à Londres : cinq cent mille contre les mesures d’austérité !

 

Par Jean Veymont (2 avril 2011)

 

  

Près d’un demi-million de Britanniques venus des quatre coins du pays ont manifesté dans le centre de Londres samedi 26 mars pour protester contre l’austérité. Il faut dire que la cure n’épargnera personne. Pour y arriver, le gouvernement a décidé de réduire les dotations aux collectivités locales, de geler les salaires des fonctionnaires et de supprimer plus de troi cent mille emplois publics. Cause invoquée : le Royaume Uni a enregistré un déficit public record de dix pour cent du PIB en 2010. Pour y mettre un terme, le gouvernement a décidé d’imposer une cure d’austérité sans précédent, qui va au-delà des plans mis en œuvre par Margaret Thatcher avec des coupes budgétaires de plus de quatre vingt dix milliards d’euros d’ici à 2015 dans les dépenses de l’État, mais aussi des augmentations d’impôts ou encore un projet de réforme des retraites du secteur public. L’objectif prioritaire du gouvernement est de résorber à tout prix le déficit d’ici 2015 afin de protéger la note souveraine AAA du pays sur les marchés de la dette.

La plus importante manifestation depuis 2003

La Marche pour l’alternative est la plus forte mobilisation depuis le rassemblement de 2003 contre la guerre en Irak (un million de personnes) et le plus vaste mouvement social depuis deux décennies, selon le secrétaire général de la confédération des syndicats (Trades Union Congress : TUC). Quatre mille cinq cent policiers avaient été mobilisés dans la crainte de débordements, comme ceux survenus pendant les manifestations étudiantes cet automne. Les syndicats avaient aussi prévu en complément un important service d’ordre, pour préserver « l’atmosphère familiale » de cette manifestation, réunissant des gens de tous âges et qu’ils voulaient « bon enfant ».

Un plan présenté comme un sacrifice essentiel pour sauver l'économie

Ce plan suscite bien sûr beaucoup d’inquiétude, notamment chez les plus fragiles qui vont souffrir le plus : les familles monoparentales c’est-à-dire essentiellement des femmes et des enfants. Les dix pour cent des ménages les plus pauvres vont perdre onze pour cent de leurs revenus (selon The Institute for Fiscal Studies) mais, jusqu’à la manifestation du 26 mars, la protestation n’avait pas encore réussi à se faire entendre. Il faut dire que les directions syndicales et l’opposition travailliste étaient jusqu’alors très attentistes, allant jusqu’à considérer que « certaines réductions » étaient nécessaires, comme l’a rappelé au terme de la manifestation le chef de file de l’opposition travailliste (Ed Miliband) sous les sifflets des manifestants.

Mais ce 26 mars, les travailleurs, la jeunesse, les retraités ont investi les rues de Londres pour refuser de payer la crise. Démonstration de colère réussie au cours de laquelle une partie de la jeunesse radicalisée s’est attaquée aux symboles du capitalisme : banques HSBC et Santander, grands magasins de luxe Fortnum & Mason, hôtel Ritz. Cela a provoqué une répression féroce de la police. Comme toujours en pareille occasion, le gouvernement de David Cameron, qui réunit conservateurs et libéraux-démocrates, n’a pas failli à la règle qu’appliquent tous les gouvernements bourgeois : justifier ces mesures au nom du salut du pays, affirmer qu’il ne céderait pas, en se disant soutenu par une partie de l’opinion et les institutions économiques internationales. Quant au TUC, obligé de suivre pour ne pas se couper trop de la contestation populaire, il a condamné les initiatives de la jeunesse « les qualifiant de diversion de violence n’ayant rien à voir avec la manifestation syndicale »

A Londres comme à Paris, s'organiser pour mettre à genoux les gouvernements de la bourgeoisie !

De nombreux pays européens, eux aussi soumis au régime de rigueur depuis la crise de 2008-2009, ont fait l’expérience de mobilisations massives des travailleurs contre la baisse des dépenses publiques et les attaques patronales, notamment en France lors de la bataille contre la réforme des retraites de Sarkozy. Toutes se sont heurtées aux positions conciliatrices des directions syndicales ou politiques réformistes. Cette forte mobilisation en Grande-Bretagne doit donc nous encourager à nous inscrire dans une perspective internationaliste afin d’en finir avec tous ces gouvernements réactionnaires et leurs suppôts, grâce à l’auto-organisation des travailleurs, à la centralisation des luttes, par la grève générale.

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 19:19

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6056

 

La Cour de Cassation condamne définitivement RFI pour le licenciement abusif du journaliste Alain Ménargues

 

Au terme de plus de six années de procédure, la Cour de Cassation a condamné Radio France International (RFI) pour le licenciement abusif du journaliste Alain Ménargues, victime en 2004 d’une chasse aux sorcières du lobby sioniste.
  
Directeur général-adjoint de RFI, spécialiste du Proche-Orient depuis trente ans, Ménargues avait été attaqué pour deux de ses livres, « Les secrets de la guerre du Liban » et « le Mur de Sharon ».
  
Dans le premier ouvrage, il livrait un scoop, jamais démenti depuis sa publication, relatif au terrible massacre des civils palestiniens des camps de réfugiés de Sabra et Chatila (Beyrouth, Liban) en septembre 1982 : à savoir, écrivait Ménargues, que l’armée israélienne ne s’était pas contentée d’apporter protection et soutien logistique aux milices fascistes libanaises à l’œuvre dans les camps, mais que des forces spéciales de l’armée israélienne avaient également participé à la tuerie de deux mille hommes, femmes et enfants.
  
« Le Mur de Sharon » dénonçait pour sa part les crimes de l’armée israélienne depuis l’avènement d’Ariel Sharon à la tête du gouvernement en 2001, pointant notamment l’idéologie raciste qui les sous-tend.
  
Aux lendemains de la parution, en septembre 2004, le lobby pro-israélien déclencha, à l’intérieur comme à l’extérieur de RFI, une campagne de calomnies, sur le thème pourri de l’antisémitisme.
 
La majorité des journalistes de RFI et leurs syndicats, au motif que Ménargues était un « hiérarque autoritaire », se rangea du côté du manche, et Ménargues fut rapidement licencié, dès le mois de décembre.
 
Il contesta devant le Conseil des Prudhommes, qui condamna RFI à verser deux cent cinquante mille euros d’indemnités à Ménargues pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Jugement confirmé par un arrêt de la Cour d’Appel en 2009.
 
Mais la direction de RFI se pourvût en cassation, à ses dépens. La plus haute juridiction, dans un arrêt rendu le 9 mars, a en effet confirmé la condamnation de RFI, qui devient donc définitive.
 
La victoire de Ménargues laisse cependant un goût amer. Car en abandonnant la défense de leur confrère, journalistes et syndicats de RFI avaient ouvert la voie à une remise au pas, comme le montra un peu plus tard le licenciement scandaleux d’un autre journaliste non-aligné de RFI, Richard Labevière.
 
Plus généralement, ils finirent par payer eux-mêmes le prix de leurs renoncements, comme on l’a vu depuis l’arrivée du tandem sarkozien de choc Pouzilhac/Ockrent à la tête de RFI où ce couple infernal, grassement payé, n’a de cesse de supprimer emplois et services.

 

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 20:06

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110410/twl-palestiniens-israel-arabes-bd5ae06.html

 


La Ligue arabe pour une zone d’exclusion aérienne à Gaza (Reuters)

 

 

La Ligue arabe a exhorté dimanche les Nations unies à imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la bande de Gaza, ainsi que la levée du blocus israélien de ce territoire, après un regain de violence qui fait craindre une escalade plus importante.

 

Dix-neuf activistes et civils palestiniens ont été tués lors d'opérations de représailles israéliennes déclenchées après le tir d'un missile antichar sur un car scolaire israélien jeudi dernier.

 

Condamnant l'agression "brutale" d'Israël à Gaza, les délégués permanents de la Ligue arabe ont appelé l'Onu à réunir le Conseil de sécurité. Cette réunion aurait pour objet de mettre fin au siège de l'enclave côtière et d'imposer à l'armée israélienne une interdiction de survol afin de protéger les civils de la bande de Gaza.

 

A Jérusalem, un responsable gouvernemental israélien qui a requis l'anonymat a rejeté cet appel, soulignant que la Ligue arabe devait avant tout s'assurer de l'arrêt des tirs contre Israël.

 

"Si la Ligue arabe veut une zone d'exclusion aérienne à Gaza, est-ce qu'elle parle aussi des missiles sol-sol tirés sur les villes israéliennes, des missiles tirés contre des cars scolaires, des obus de mortier tirés sur des fermes ?", a-t-il demandé.

 

"Si la Ligue arabe veut que l'armée de l'air israélienne arrête de survoler la bande de Gaza, qu'elle s'assure d'abord qu'il n'y ait plus aucune raison d'y envoyer nos avions afin de protéger les citoyens israéliens", a ajouté ce responsable.

 

La Ligue arabe a par ailleurs encouragé le Soudan à présenter une plainte contre Israël au Conseil de sécurité à la suite d'un tir de missile ayant tué deux personnes près de Port-Soudan. Israël s'est refusé à commenter l'accusation de Khartoum selon laquelle il aurait procédé à ce tir mardi soir.

 

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 19:55

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110411/tts-cote-divoire-france-gbagbo-ca02f96_6.html

Laurent Gbagbo arrêté avec l’aide des forces françaises (Reuters)

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été arrêté lundi dans sa résidence d'Abidjan, mais ses proches et Paris donnent des versions divergentes du rôle précis joué par les forces françaises dans l'opération.

Cette action s'est déroulée alors qu'une trentaine de véhicules blindés du détachement français "Licorne", appuyés par un hélicoptère, s'approchaient de la résidence où Laurent Gbagbo s'était retranché depuis des jours dans le quartier de Cocody.

 

Laurent Gbagbo et son épouse Simone ont été conduits à l'hôtel du Golf, siège du gouvernement d'Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale, depuis l'élection présidentielle contestée du 28 novembre dernier.

 

Selon les Nations unies, à New York, le président sortant s'est rendu aux forces du président élu et se trouve sous la garde des forces républicaines d'Alassane Ouattara.

 

"Après les mois horribles qu'a connus la Côte d'Ivoire, le pouvoir légitime, reconnu par la communauté internationale, va pouvoir s'installer", a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant. "Enfin, après les malheurs qui ont frappé, ce pays va connaître la paix."

 

Pour le camp pro-Gbagbo, ce sont des forces spéciales françaises qui ont permis de mettre la main sur le président sortant, qui refusait de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, dont la victoire électorale avait été reconnue par la communauté internationale.

 

Selon Toussaint Alain, représentant pour l'Europe du président sortant et qui a le premier annoncé à Reuters l'arrestation, Laurent Gbagbo "a été arrêté par les forces spéciales françaises et remis à des chefs de la rébellion".

 

"Des chefs de la rébellion ont été convoyés sur place par les forces françaises qui ont pénétré dans la résidence avec des chars", a-t-il dit. "Le président était dans son bureau."

 

VERS UNE REDDITION DES PRO-GBAGBO ?

 

Un porte-parole du camp Ouattara, Hervé Cohx, basé à Paris, a lui aussi confirmé dans un premier temps que Laurent Gbagbo avait été "arrêté par les forces françaises qui l'ont remis aux forces républicaines".

 

Une version aussitôt démentie par les autorités françaises et par l'ambassadeur de Côte d'Ivoire à Paris, Ali Coulibaly, selon qui ce sont les forces d'Alassane Ouattara qui ont mené l'opération.

 

Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major français à Paris, a affirmé que Laurent Gbagbo s'était rendu.

 

"Aujourd'hui peu après 15 heures, l'ex-président Laurent Gbagbo s'est rendu aux forces républicaines de Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara", a-t-il dit.

 

"A aucun moment les soldats de la force française Licorne, qui étaient déployés le long des grands axes depuis ce matin, ne sont entrés ni dans la résidence, ni dans le jardin de la résidence", a-t-il ajouté.

 

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a confirmé que "ce sont les forces (d'Alassane Ouattara) qui sont entrées dans la résidence présidentielle et qui ont procédé à l'arrestation de M. Gbagbo. Les choses sont d'une très grande clarté", a-t-il déclaré à Paris.

 

Thierry Burkhard a ajouté que l'ex-président Laurent Gbagbo avait été emmené avec ses proches, dont son épouse Simone, à l'hôtel du Golf "par les forces républicaines de Côte d'Ivoire."

 

Selon une source militaire française, le gouvernement Ouattara a estimé que l'hôtel du Golf, où la télévision ivoirienne a filmé le président déchu en bonne santé apparente et sans menottes dans une chambre, était le lieu où "il serait le mieux en mesure d'assurer la sécurité de Laurent Gbagbo".

 

"Cela devrait entraîner rapidement la reddition des forces pro-Gbagbo. A Treichville, un quartier de la capitale économique, deux cent membres de la garde républicaine se sont rendus à la mi-journée.

 

Ali Coulibaly a ajouté que le président déchu serait jugé.

 

"Laurent Gbagbo va bien et son épouse est avec lui. Il va pouvoir répondre de ses actes", a-t-il dit.

 

 

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