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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 19:34

 

Washington à la conquête du "9-3"

LE MONDE | 05.06.10 | 14h41  ⢠ Mis à jour le 06.06.10 | 19h46

L'inauguration d'une fresque murale géante à Villiers-le- Bel. Un déplacement à La Courneuve pour rencontrer des jeunes. Une rencontre à Bondy avec une star hollywoodienne. L'ambassadeur des Etats-Unis en France, Charles Rivkin, multiplie depuis un an les actions en direction des banlieues sensibles. Mais ces opérations symboliques et médiatiques masquent l'ampleur du travail de réseau effectué en France ces dernières années pour identifier les élites des quartiers et des minorités ethniques.

L'ambassade américaine s'est en effet constitué un carnet d'adresses exceptionnel - aujourd'hui le plus complet, le plus pertinent, le plus actualisé sur les banlieues françaises. Au point que ni les partis politiques ou les associations, ni le monde intellectuel ou médiatique - toujours très frileux sur les questions de diversité - ne rivalisent avec le réseau de l'ambassade américaine.

Des dizaines de responsables associatifs, d'éducateurs, d'élus locaux de droite comme de gauche, d'artistes, de jeunes chercheurs ont ainsi été identifiés comme de futures élites de la société française. "C'est fascinant : chaque fois que je rencontre quelqu'un de brillant, il est déjà en contact avec l'ambassade", témoigne Ahmed El-Keiy, 43 ans, présentateur d'un talk-show sur France Ô et un des meilleurs connaisseurs des réseaux de la diversité.

Les plus prometteurs se voient proposer des séjours de deux à trois semaines aux Etats-Unis pour approfondir leurs réflexions sur leurs sujets d'intérêt (Le Monde du 6 mai). Un programme de "visiteurs internationaux" que l'ambassade destinait autrefois aux filières traditionnelles les plus élitistes. Des figures comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon ont ainsi bénéficié de ces dispositifs lorsqu'ils étaient trentenaires.

Depuis le 11 septembre 2001, les Américains ont en partie réorienté leur stratégie d'influence vers les leaders musulmans des pays occidentaux. Une démarche renforcée par l'élection de Barack Obama. "Notre volonté est d'identifier les futurs leaders français, ceux qui pourront émerger, ceux qui seront amenés à prendre des responsabilités", explique Lora Berg, attachée culturelle de l'ambassade. "Les Américains misent sur un changement socio-démographique en France, complète le chercheur Vincent Geisser, 42 ans, spécialiste de l'islam, parti aux Etats-Unis fin 2009. Ils font le calcul que les élites françaises, aujourd'hui âgées et blanches, vont forcément évoluer, et identifient ceux qui, aujourd'hui en périphérie du système, pourront être demain des leaders."

Loin des fantasmes sur la toute-puissance américaine, le travail de repérage est effectué par une employée française de l'ambassade, Randiane Peccoud, 53 ans, chargée de la société civile ; une méthode simple mais efficace, un travail de veille, la participation à des dizaines de rencontres et le bouche-à-oreille pour savoir qui fait quoi et qui est intéressant.

"C'est simple, Randiane connaît tout le monde", s'émerveille Bruno Laforestrie, directeur de la radio Générations 88.2. "Le Who's Who de la diversité en France, c'est elle qui le tient", glisse Fayçal Douhane, membre du bureau national du PS, parti aux Etats-Unis il y a deux ans. "Ils ne cherchent pas des leaders médiatiques, mais des gens qui agissent, qui sont acteurs, qui produisent quelque chose", relève El-Yamine Soum, 31 ans, sociologue, impliqué dans le réseau de l'ambassade. "Je n'ai jamais vu un réseau pareil", témoigne Ali Zahi, adjoint au maire de Bondy, invité aux Etats-Unis après les émeutes de l'automne 2005.

Le décalage entre l'activisme américain et la frilosité française est perçu douloureusement. Comme un indice supplémentaire du désintérêt de la société française. "L'ambassade avance sur un territoire vierge qu'aucune institution ne cherche à travailler", note Antoine Menuisier, rédacteur en chef du "Bondy Blog". "Nous sommes identifiés par un autre pays comme un leader potentiel, alors que nous ne sommes pas reconnus ici", ajoute Rokhaya Diallo, 32 ans, présidente des Indivisibles, de retour des Etats-Unis. "Aux Etats-Unis, on nous considère comme un espoir, comme un acteur potentiel de la France de demain", se réjouit Reda Didi, 34 ans, consultant en ressources humaines, président de Graines de France, un groupe de réflexion sur les quartiers.

Même analyse de la part de Majid El-Jarroudi, jeune patron de 33 ans, invité aux Etats-Unis pour un sommet économique : "Ce qui est troublant, c'est qu'on a plus d'écho auprès du gouvernement américain que vis-à-vis des institutions françaises." L'autre surprise vient du pragmatisme absolu dans les stratégies de détection.

"Leur force, c'est qu'ils mettent tout le monde sur le même pied. Ils ne sont pas dans une logique d'étiquette, comme nous Français, mais dans une logique d'action : qui agit ? Qui propose ? Qui innove ? Et pas : Quel est ton diplôme ? Où tu as fait tes études ? Qui est ton père ?", résume l'humoriste Yassine Belattar, un des piliers des réseaux de la diversité en France.

Luc Bronner

Article paru dans l'édition du 06.06.10

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/05/washington-a-la-conquete-du-9-3_1368266_3224.html






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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 19:14

 

http://www.rue89.com/2010/06/16/pour-le-belliqueux-michel-onfray-lislam-est-un-probleme-154998

Pour le belliqueux Michel Onfray, "l'islam est un problème"

By Fouad Bahri

Invité des Grandes Gueules de RMC jeudi 10 juin, le philosophe français Michel Onfray a déroulé un festival de bonnes paroles, équilibrées, pesées, et bien entendu, fondées sur des sources scripturaires, correctement interprétées :

« L'islam est un problème. Si vous lisez le Coran, si vous lisez la vie du Prophète ou les hadiths, on est pas du tout dans une logique républicaine, mais misogyne, phallocrate.

On est pas dans une logique cosmopolite, on est dans l'antisémitisme. On est dans la haine de l'étranger. On est pas dans une logique pacifiste, on défend la peine de mort, on défend l'égorgement des infidèles. […]

L'islam n'est pas une religion de paix, de tolérance et d'amour […]. Les communautés religieuses sont intrinsèquement intolérantes. Elles ne supportent pas que leur dieu et le dieu du voisin n'est pas le bon dieu […].

Le Coran, c'est la parole du Prophète, donc on prélève pas ce qui nous plait ou nous plait pas. » (Voir la vidéo)

Onfray, qui s'est promis, tel un fier Viking, d'endosser la cuirasse du pourfendeur d'idoles, et de saisir le marteau salvateur de la vérité pour frapper et encore frapper ces métaux hideux et falsifiés que nous appelons les valeurs morales, les valeurs religieuses, les religions et leur dieu qui ne veut décidément pas mourir. Onfray aime la guerre.

Certes, de celles qui ne versent aucun sang, si ce n'est symboliquement. La « polémos », cette guerre grecque qu'Onfray a décidé de livrer, armé de son splendide « logos » [1], contre les infamies religieuses. Un djihad républicain contre l'islam, mais pas seulement. Contre la religion.

Onfray le dit et le répète, il n'a rien contre les musulmans, mais tout contre leur religion.

Le nietzschéisme d'Onfray est un humanisme

Cette énième sortie du philosophe ne surprendra donc personne. L'auteur du « Traité d'athéologie » [2] mène sa propre guerre contre les idées reçues et revisite l'histoire de la philosophie, sa contre-philosophie.

Pourtant, rien de philosophique dans cette position de principe. Ces déclarations provocatrices d'Onfray relèvent, une nouvelle fois, davantage de l'acte de foi matérialiste que d'une critique conceptuelle, à laquelle on pourrait s'attendre de la part de l'auteur français, même en substance.

Sans même parler de l'état des connaissances religieuses de notre écrivain qui s'improvise théologien, alors qu'il ignore semble-t-il toute la différence, à la fois syntaxique, prosodique et sémantique, entre le texte coranique et les hadiths [3], différences qui postulent raisonnablement pour deux origines de ces deux types de textes, Onfray multiplie les contre-sens.

Première contradiction, le philosophe affirme circonscrire sa critique aux textes sacrés et non à ses fidèles. Pourtant, il juge que les communautés religieuses, musulmanes comprises, sont intrinsèquement intolérantes.

Il s'agit donc bien d'un jugement de valeur et d'une condamnation humaine, pour le moins catégorique. Il pouvait difficilement en être autrement. On voit mal comment des fidèles se revendiquant d'une conviction et d'une pratique religieuse, appuyées sur des références textuelles, pourraient échapper à une charge nietzschéenne contre la religion.
Nietzschéenne ? Rien n'est moins sûr.

L'islamophilie nietzschéenne

Nietzsche [4], mentor, maître à penser de notre soldat philosophe, partageait-il le jugement de son disciple, qui réduit la troisième religion monothéiste à une somme d'antisémitisme, de misogynie et de bellicisme exacerbé ?

Deux aphorismes, très acidulés, tirés de « L'Antéchrist » [5] du maître de Zarathoustra [6], peuvent y répondre :

« Si l'islam méprise le christianisme, il a mille fois raison : l'islam suppose des hommes pleinement virils. Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique.

La merveilleuse civilisation maure d'Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds (et je préfère ne pas penser par quels pieds ! ).

Pourquoi ? Parce qu'elle devait le jour à des instincts aristocratiques, à des instincts virils, parce qu'elle disait oui à la vie, avec en plus, les exquis raffinements de la vie maure ! … Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière […]

La noblesse allemande est à peu près absente de l'histoire de la culture supérieure : on en devine la cause… Le christianisme, l'alcool -les deux grands moyens de corruption…

En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l'islam et le christianisme, pas plus qu'entre un Arabe et un juif. La réponse est donnée d'avance : ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l'est pas. “ Guerre à outrance avec Rome ! Paix et amitié avec l'islam. ” C'est ce qu'a senti, c'est ce qu'a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II [de Hohenstaufen]. »

Si l'on peut naturellement émettre, sur le fond, des réserves aux écrits de Nietzsche, il n'en demeure pas moins étonnant qu'un disciple aussi fier qu'Onfray, fier de son héritage philosophique, se fasse autant plaisir en le liquidant.

Décidément, Onfray ne croit en rien. Pas même en ses maîtres. On peut lui reconnaître cette constance anarchiste.

L'éternel procès de la religion instruit par Onfray

Au-delà de ces déclarations radiophoniques, forme de synthèse de tout les raccourcis qu'on a pu produire sur le sujet, c'est l'éternel procès de la religion, qu'intente une nouvelle fois, le philosophe. L'éternel retour du religieux, et de l'acte d'accusation qu'on lui oppose.

La religion est facteur de guerre et les guerres de religion ont compté comme les plus sanglantes de notre histoire. Cet argument est malheureusement aussi faux, qu'il est fréquemment employé, à dessein, par les contradicteurs de la foi.

Nous n'allons tout de même pas nous livrer à une comptabilité funèbre, aussi cynique, qu'inappropriée. Cependant, qui peut décemment affirmer que la religion fut un facteur de développement meurtrier du genre humain, lorsque le siècle le plus morbide de notre dernière ère, vit s'affronter des idéologies qui n'ont que peu de choses à voir avec le fait religieux ?

Nationalisme, communisme et capitalisme se sont livrés, par territoires et puissances interposés, à la guerre la plus terrible qu'on vit de mémoire d'hommes. Des idéologies tirant souvent leurs fondements de l'athéisme, sous ses formes les plus diverses.

Toutes les grandes civilisations ont été fondées sur une foi


Michel Onfray, dans le mince intervalle qui sépare ces accès d'égotisme, devrait s'interroger sur deux choses qui ne cessent, pour ma part, de m'étonner.

L'athéisme, comme doctrine, n'a fondé aucune des grandes civilisations de notre humanité. « Les civilisations naissent à l'ombre des temples », écrivait déjà en 1946, le philosophe et penseur Malek Bennabi [7].

Toutes les grandes civilisations ont été fondées sur une foi, une croyance religieuse, ou une voie spirituelle, révélées ou non-révélées.

La civilisation chinoise a été établie sur la base du confucianisme, doctrine morale et spirituelle, fondatrice d'une éthique sociale exigeante. L'hindouisme et le bouddhisme ont fondé les civilisations asiatiques de l'Extrême-Orient.

Les civilisations égyptienne et gréco-latine ont baigné et se sont nourries de croyances païennes et polythéistes, paganisme qui par fusion avec le christianisme, a fondé la civilisation européenne, avec les apports majeurs du judaïsme, et de l'islam.

La brillante civilisation arabo-islamique de l'Andalousie, célébrée par le même Nietzsche, a rayonné huit siècles durant, sur le monde.

Ce siècle qui vit le triomphe du matérialisme philosophique

L'autre élément qui peut attirer notre attention, est le développement de la philosophie occidentale, qui s'étend depuis le milieu du dix neuvième siècle jusqu'au milieu du vingtième. Un peu plus d'un siècle entier, probablement le dernier siècle de la philosophie européenne, puisqu'il est un fait avéré que cette philosophie s'est lentement et progressivement éteinte, sur les cendres de l'après-guerre.

Ce siècle, fut incontestablement celui du triomphe du matérialisme philosophique, sous toutes ses variantes, porté par les maîtres du soupçon (Marx, Nietzsche, Freud), et leurs héritiers, jusqu'à Sartre et Camus. Et le triomphe du matérialisme philosophique tua la philosophie.

Finalement, rien d'étonnant, puisque le matérialisme qui postule que tout est matière, que l'esprit ou l'âme n'existent pas, ce matérialisme philosophique est lui-même une idée. Tel est son paradoxe. La matière ne produit pas d'idées, pas plus qu'elle ne produit de valeurs.

La matière est une donnée brute, incapable de produire de l'abstraction théorique. Postuler que la matière puisse créer du concept est une contradiction si forte, que seule la force d'une conviction peut la dissimuler.

Peut-être est-ce là que réside tout le secret de la philosophie ? Une fois éloignés de ses rivages maritimes, nos philosophes se condamneraient au dessèchement et à une perte certaine. Nos trois maîtres du soupçon l'ont finalement perçu, intuitivement, dirions-nous.

Une âme matérielle ? Diantre !

Dans un célèbre passage du « Capital », le très matérialiste Marx situe la différence qui peut séparer la brillante œuvre de l'architecture des abeilles et la moindre besogne accomplie par l'homme, dans le fait que ce dernier a « construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. Le résultat auquel le travail aboutit préexiste idéalement dans l'imagination du travailleur. » Une différence d'ordre idéal…

Au détour d'un aphorisme humain, trop humain, Nietzsche se plait à accepter l'idée de l'existence d'une âme, dès lors qu'elle serait matérielle. Une âme matérielle ? Diantre ! Mais c'est l'homme !

Quant à Freud, on sait toute l'influence que la tradition allemande a exercé sur sa psychanalyse. Inconscient, « moi », « surmoi », « ça »… résonnent comme autant de noms d'entités abstraites et de postulats, très peu scientifiques, pour reprendre la critique poppérienne [8].

La philosophie n'a donc jamais quitté sa matrice originelle, et sa métamorphose ne fut que le meilleur signe de son renouvellement.

Mais à ceci, Michel Onfray n'aura probablement cure. Et aux subtilités des raisonnements conceptuels, préférera sans doute le cliquetis des dagues affilées.




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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 15:03

 

http://www.jeanbauberotlaicite.blogspirit.com/archive/2010/06/11/petition-les-100-premiers-signataires.html

 


LA FRANCE QUE NOUS AIMONS, VOUS LA QUITTEZ

Citoyens, responsables associatifs, journalistes, universitaires, élus locaux, députés, sénateurs, étudiants, syndicalistes, médecins, artistes, libraires, retraités, etc, tous se lèvent pour dire :

La France que nous aimons, c’est celle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirmant : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.» (Article 1er)

La France que nous aimons, c’est celle d’Olympe de Gouges, qui a complété cette Déclaration en l’écrivant au féminin : « La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. » (Article 1er de la Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne, 1791)

La France que nous aimons, c’est celle de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat (1905), qui instaure la laïcité en supprimant les « cultes reconnus » (Article 2), et en proclamant : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes » (Article 1er).

Cette France là, nous sommes ses « citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » (Article 1er de la Constitution).

Cette France que nous aimons, vous la quittez, hier par le calamiteux débat sur l’identité nationale, aujourd’hui par trois mesures dont la cohérence profonde ne nous échappe pas :

La suppression de la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) qui, depuis cinq ans, a largement démontré son utilité et a acquis une notoriété dans la population française - et au niveau international - grâce à son expertise rigoureuse, à ses actions auprès des tribunaux, des entreprises, des administrations et à ses prises de position  juridiquement fondées et souvent courageuses. Son indépendance, son autorité, son efficacité, son identification auprès des victimes  se trouvent gravement menacées par son absorption dans un  organisme généraliste de Défense des droits, où « qui trop embrasse, mal étreint », et dont l’autonomie à l’égard du pouvoir n’est nullement assurée.

Un projet de loi contreproductif d’interdiction du voile intégral dans l’espace public, élaboré au mépris des avis de juristes de toutes tendances, de l’opposition du Conseil d’Etat et contre les conclusions de la Mission d’Information Parlementaire elle-même. Ce projet de loi, insidieusement, change complètement la notion d’ordre public et constitue, à ce titre, un acte « attentatoire aux libertés individuelles et démocratiques » comme l’indique le  représentant de la Fédération nationale de la Libre pensée (auditionné par la Mission d’Information Parlementaire sur le Voile intégral, 16 septembre 2009). Il poursuit : « Cela s’inscrirait dans la logique actuelle tendant à restreindre toujours plus la liberté de comportement, la population se trouvant davantage surveillée, contrôlée, fichée. »

Un changement du mode de désignation des élus des collectivités territoriales qui, au mépris de l’Article 1er de la Constitution  (« la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives »),  va produire une régression sans précédent de la parité femme-homme dans les Assemblées de ces collectivités. Cette future loi montre très clairement votre hypocrisie et le peu de cas que vous faites de « l’égalité entre les hommes et les femmes », en contraste flagrant avec ce que vous affirmez par ailleurs[1].

Citoyennes et citoyens de convictions très diverses, nous vous retournons  votre formule stigmatisante (« la France on l’aime ou on la quitte ») en vous affirmant : la France que nous aimons, vous la quittez. Cette France là, nous comptons bien la défendre pour pouvoir continuer à l’aimer et à ne pas nous retrouver mentalement étrangers dans notre propre pays.

Prière d’envoyer vos remarques, critiques, suggestions et votre adhésion à cette pétition à : declarationlaicite@hotmail.fr

En indiquant vos nom et prénom, et aussi, si possible, votre appartenance (voire responsabilité) associative et/ou votre profession, ainsi que toute précision que vous jugeriez utile (localité, etc. En revanche l’appartenance politique précise n’est pas souhaitable étant donné l’état d’esprit « société civile » de la pétition). C’est sympa de mettre au moins une précision (ne serait que votre lieu d’habitation)

Prière de diffuser largement la pétition par tous les moyens en votre disposition.

100 Premiers Signataires :

 

Tamouz Al-Douri, Etudiant; Fatima Ali, Etudiante, Rennes; Daniel Adam, Philosophe, militant LDH; Alain Ansiani, Sénateur de la Gironde; Jean-Claude Aparicio, Militant des droits de l’homme, Istres; Florence Arnoux, Directeur d’hôpital; Jean Baubérot, Professeur émérite EPHE, responsable associatif; Jean-Christophe Béjannin, Antony; Corantin Benïssa; Tarek Ben-Hiba, président de la FTCR; Mohamed Ben Said, Médecin hospitalier, Eure et Loire; Mohamed Bhar, artiste, musicien; Gaël Biard, Etudiant, LDH Nantes, Citoyen du Monde; Jean-Louis Bianco, Député et Président du Conseil général des Alpes de Haute Provence, Ancien Ministre; Elisa Blanc, production et coordination scientifique ICI; Alima Boumédienne Thiery, Sénatrice; Didier Bourg, Journaliste, président de la Fraternité musulmane contre l’antisémitisme; Karima Bounoua, Professeur d’Université, Association Mémoire de la Méditerranée; Naïma Bouteldja, journaliste et chercheuse; Anna Bozzo, Professeur d’Université; Nicolas Cadène, Responsable politique; Giordana Charuty, Directrice d’Etudes EPHE; Marguerite Cognet, Maître de Conférences, Université Paris Diderot; Collectif France Multiculturelle; Jean-Luc Combalizier, Profession indépendante, Bessages (30); Nicole Constantin Levante, Psychologue, citoyenne laïque; Michelle Colmart Drouault, auteure, ancien travailleur social; Marie-Françoise Courel, Directeur d’Etudes à l’EPHE; Mathilde Courel, enseignante-chercheure; Evelyne Crison, enseignante, Correze; Jean-Paul Cruse, Journaliste indépendant; Michel David, réseau de compétence I+C; André Delcroix, Attac Roubaix-Tourcoing; Michèle Duchange, Massy; Jean-Pierre Duchange, Massy; Laurent Elghozi, Médecin hospitalier, Membre du Comité consultatif de la Halde; M’jid El Guerrab; Cherif Ferjani, Universitaire, Lyon; Sandra Fancello, Chargée de recherche au CNRS, CEMAf; Catherine Fieschi, Docteur en Sciences politique, British Council; Nathalie Flautre, enseignante, Archicourt (62); Laurent Fourchard, Institut d’Etudes Politiques, Bordeaux; Bernard Frimat, Sénateur du Nord, Vice Président du Sénat; Lise Gagne-Iattoni, retraitée, Montréal; François Gèze, éditeur; Denis Gril, Professeur à l’Université de Provence, IREMAM; Jacques Gutwirth, Directeur de recherches émérite CNRS; Tessa Hammond, étudiante, membre LDH; Anne de Hauteclocque, Cadre, responsable associative; Gilles Holder, Anthropologue, CNRS; Rachid Id Yassine, Sociologue, Perpignan; Fouad Imarraine, Centre Malcolm X; Thierry Jobard, Libraire; Yves Jouffe, Sociologue, Santiago; Khalid Kheddouch, Ajdoint au Maire, Mairie de Graulhet (Haute Garonne); Hélène Kozar, institutrice, membre de la LDH, Rouffignac Saint Cernin; Renée Koch-Piettre, Maître de Conférences à l’EPHE; Gilles Kuntz, Conseiller à la Métro, conseiller municipal Grenoble; Régis Ladous, Professeur à l’Université Lyon III; Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire; Michel Levante, Economiste, citoyen laïque; Yacine Leffad, Navigant professionnel; Martine Lelièvre, Saint Rabier (24); Vincent Lelièvre, Professeur d’histoire, vice-président LDH de Périgueux; Anne-Claire Le Vaillant, Architecte PDLG; Daniel Lindenberg; Raphael Liogier, Professeur de sociologie à Science-Pô, Aix en Provence, Directeur de l'Observatoire du religieux; Hélène Lipietz, avocate en droit public; Jacques Lobjoit, Délégué Régional Aquitaine de la LDH; Nazim Mekbel, citoyen français; Akli Mellouli, Maire Adjoint Bonneuil, 94; Guy Michelat, , Directeur de Recherches CNRS; Bruno Michon, Doctorant; Marie Miran, Maître de Conférences EHESS; Paul Oriol; Marco Antonio Palomino, avocat, Péruvien et ami de la France; Geneviève Pétaudon, COPAF, professeure d’histoire retraitée; George Pau-Langevin, députée de Paris; Denis Pelletier, Directeur d’Etudes à l’EPHE; Alix Philippon, ATER, Sciences-Pô, Aix; Ali Rahni, Educateur, membre du CMF; Yann Richard, Professeur à la Sorbonne nouvelle; Claude Rina Bsilio, Conseiller Municipal Saint Jean de la Ruelle; Joël Roman, Philosophe; Gilles Rouet, Professeur des Universités, Reims; Marie-Hélène Roumet, LDH section de Nantes; Nicole Savi, Membre Comité Central LDH; Claude Scemama, Chargée de mission Logement, Lyon; Marine Schaefer, Etudiante, Lyon; Catherine Teule, Universitaire; Nadia Touhami, Québécoise et Française de coeur; Daniel Tollet, Ingénieur de recherches, Paris IV-Sorbonne; André Tréglia-Leadouze, Responsable associatif; Jean-Louis Triaud, Professeur émérite Université de Provence; Marie-Christine Vergiat, Députée européenne; Christophe Valia-Kollery, EPHE; Anne-Martie Vierge, Retraitée Renault; Catherine Vivarelli, Doctorante à l’Université de Strasbourg; Georges Voix, retraité, membre LDH, Roubaix; Michel Zasadzinki, Nancy






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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 14:29

 

Le présent message est une lointaine suite du conflit professionnel interne au CNRS entre Vincent Geisser et Joseph Illand en 2009. Vous trouverez ci dessous les principaux épisodes de cette affaire. Ils sont disponibles par exemple si vous consultez le site www.wapedia.mobi à l’adresse ci dessous

 

http://www.wapedia.mobi/fr/Vincent_Geisser

 

En février 2009, le président de l’université de Toulouse décide le licenciement d’une doctorante du CNRS pour cause de port du voile musulman.

 

En avril 2009, Vincent Geisser écrit un message de soutien à Sabrina Trojet. Il envoie son message à son comité de soutien. Dans son message, il pose la question de l’intervention de Joseph Illand dans cette affaire et il porte un certain nombre d’accusations contre lui. Le site du comité de soutien à Sabrina Trojet publie le message de Vincent Geisser. Pendant un mois, une dizaine de sites dont le site www.oumma.com publient le message de Vincent Geisser et cette situation ne provoque aucune réaction.

 

En mai 2009, le message de Vincent Geisser est disponible si on consulte mon blog personnel. Les gestionnaires de la plate forme www.over-blog.com reçoivent une lettre d’un avocat de Joseph Illand par laquelle il menace d’une plainte en diffamation contre la plate forme en raison de la publication du message de Vincent Geisser par mon blog personnel. Je décide la suppression du message.

 

En juin 2009, une chercheuse de l’EPHE, Esther Benbassa, lance une campagne de signature de pétition de soutien à Vincent Geisser, la pétition réunit plus de cinq mille signatures et il y a plusieurs dizaines de messages dans tous les médias.

 

Début juin 2009, longtemps après la suppression du message de mon blog personnel, Joseph Illand porte plainte pour diffamation contre Vincent Geisser.

 

Fin juin 2009, le conseil de discipline du CNRS ne prend aucune décision de sanction contre Vincent Geisser par cinq voix pour et cinq voix contre une sanction.

 

En juillet 2009, le directeur du CNRS décide finalement un avertissement contre Vincent Geisser.

 

En mars 2010, je reçois une convocation pour une audition de la brigade de répression de la délinquance de la personne relative à cette affaire et début juin 2010, je reçois une convocation d’un juge d’instruction en vue d’une première comparution dans cette affaire.

 

De mon point de vue, les principales questions sont les suivantes. Ou en est la plainte de Joseph Illand contre Vincent Geisser ? Portait il plainte contre la plate forme   www.over-blog.com, contre le site www.oumma.com et contre tous les sites ou le message de Vincent Geisser était disponible en 2009 et ou il est encore disponible aujourd’hui ? S’il ne le faisait pas, quelles sont les raisons pour lesquelles il ne le faisait pas ?

 

Je vous informerais de la suite.

 

Bernard Fischer       

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 20:03

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/06/15/l-irlande-expulse-un-diplomate-israelien_1373283_3218.html#xtor=AL-32280184

L'Irlande expulse un diplomate israélien

LEMONDE.FR avec AFP | 15.06.10 | 14h22  •  Mis à jour le 15.06.10 | 15h43

Le gouvernement irlandais a annoncé mardi 15 juin que le pays allait expulser un diplomate israélien, suite à l'usage de faux passeports irlandais dans le meurtre à Dubaï d'un cadre du Hamas. L'enquête menée par les autorités irlandaises "pointe clairement vers l'implication d'une agence de renseignement étrangère" et il y a des "raisons convaincantes de croire qu'Israël était responsable", a déclaré dans un communiqué le ministre irlandais des affaires étrangères, Micheal Martin.

Le gouvernement a donc décidé "en guise de protestation face à cette action inacceptable qu'Israël se verrait demander de retirer un membre identifié du personnel de son ambassade de Dublin", a-t-il ajouté. Mahmoud Al-Mabhouh, l'un des fondateurs de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas, avait été retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï. Les suspects étaient entrés dans l'émirat avec des passeports falsifiés britanniques, australiens, irlandais, français et allemand. Le Royaume-Uni avait également expulsé en mars un diplomate israélien, indiquant que la "responsabilité" d'Israël avait été établie dans cette affaire.

Un porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères, Yigal Palmor, a qualifié la décision irlandaise de "regrettable et d'inadéquate avec l'importance des relations entre nos deux nations".

"UNE AGENCE GOUVERNEMENTALE ISRAÉLIENNE EST RESPONSABLE"

Al-Mabhouh, l'un des fondateurs de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas, avait été retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï. La police de Dubaï a imputé à Israël la responsabilité du meurtre, publiant une liste de 26 suspects porteurs de faux passeports (12 Britanniques, six Irlandais, quatre Français, trois Australiens et un Allemand) avec leurs photographies. Les passeports étaient authentiques et les suspects en avaient fait une utilisation frauduleuse par usurpation d'identité, selon elle.

L'enquête irlandaise n'a permis de découvrir aucune preuve supplémentaire liant l'usage des faux passeports à Israël, a précisé le ministre. Mais Dublin s'est appuyé sur les investigations déjà menées par le Royaume-Uni et l'Australie pour décider de l'expulsion du diplomate. "Le fait que les faux passeports irlandais ont été utilisés par les membres du même groupe qui était porteur des faux passeports britanniques et australiens, nous conduit à la conclusion inévitable qu'une agence gouvernementale israélienne était responsable", a-t-il indiqué.

M. Martin a souligné que conformément aux usages diplomatiques, il ne révélerait ni le nom ni la fonction du diplomate expulsé. "Je veux dire explicitement que le responsable concerné n'est pas accusé ni soupçonné d'aucun méfait particulier" et qu'il est seulement "la victime des actions de l'Etat qu'il représente", a-t-il précisé.







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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:40

 

http://www.rue89.com/making-of/2010/06/11/sarkozy-off-un-journaliste-de-rue89-chez-les-juges-154394

"Sarkozy off" : un journaliste de Rue89 mis en examen

By Pierre Haski

Augustin Scalbert a été mis en examen ce vendredi matin pour « recel » dans l'affaire de la vidéo « off » de Sarkozy.

« Recel » : c'est de ce « crime », généralement associé aux braqueurs de banques ou de bijouteries, dont est accusé un journaliste de Rue89.

Augustin Scalbert [1], qui suit les médias sur notre site, a été convoqué vendredi matin par la juge Anne-Julie Paschal, au palais de justice de Paris, qui l'a mis en examen pour « recel ». Il est passible d'une peine de 5 ans de prison et de 375 000 euros d'amende.

Un vilain mot pour parler d'une affaire de vidéo au centre de laquelle figure Nicolas Sarkozy : des poursuites au doux parfum de vendetta présidentielle contre un journaliste indépendant.

Pour ceux qui l'auraient oublié -et ils seront pardonnés car les faits remontent déjà à deux ans- le journaliste de Rue89 est poursuivi pour avoir diffusé, le 30 juin 2008, la vidéo du « off » de Sarkozy avant une interview sur le plateau de France 3, quelques minutes au cours desquelles il s'agace contre un technicien, interpelle un journaliste sorti du « placard » et fait rajouter une question au débat.

Des images mises en ligne

Ces quelques minutes savoureuses, pendant lesquelles Sarkozy fait d'abord du Sarkozy, n'ont pas été montrées à l'antenne mais ont été mises en ligne sur Rue89.

Elles ne contiennent aucun secret d'Etat, ou d'alcôve, mais apportent des éléments d'information sur un Président alors en poste depuis seulement un an et qui était en conflit ouvert avec les salariés de France Télévisions autour de la réforme du statut de l'audiovisuel public.

Ces images font, de notre point de vue, partie du droit du public à l'information sur leur chef de l'Etat dans l'exercice de ses fonctions.

Il ne s'agit pas d'images volées dans la salle de bains de l'Elysée, il s'agit d'une prestation officielle du chef de l'Etat. L'accusation de recel a assurément un goût ironique pour la société de télévision qui a lancé une émission de caméra cachée intitulée « Les Infiltrés »…

Mais l'Elysée a d'abord cru que la direction de France Télévisions avait été à l'origine de la fuite qui faisait le tour du Web et montrait un Nicolas Sarkozy tel qu'en lui-même et pas tel qu'il se met en scène lorsque le direct est lancé.

La présidence de la République a fait pression sur France Télévisions pour qu'une plainte soit déposée, ce qui fut fait quelques jours plus tard, comme s'en vantait un conseiller du chef de l'Etat croisé à cette époque-là.

Deux mises en examen pour rien

Depuis, la justice suit son cours. Deux journalistes de Rue89 -Augustin Scalbert, l'auteur de l'article, et moi-même en tant que directeur de la publication-, ainsi que deux salariés de France 3 -Carine Azzopardi et Joseph Tual-, furent convoqués par la police judiciaire au printemps l'an dernier. Et confrontés aux images des caméras de vidéosurveillance aimablement fournies par la direction de France Télévisions à la police pour trouver les « voleurs » (qui dit recel dit voleurs). Objectif : identifier la source de Rue89. En vain.

Puis plus rien, jusqu'à la première mise en examen [2], en novembre dernier, d'un technicien de France 3, Christian Humbert, pour « vol de vidéogramme appartenant à la société France 3 ». Il est passible de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Il risque aussi de perdre son emploi.

On ignore si d'autres mises en examen suivront celle de Christian Humbert et celle d'Augustin Scalbert ce vendredi.

Le droit à l'information, pas le recel

Pour Rue89, depuis le premier jour -comme nous l'avons déclaré à la police judiciaire l'an dernier-, il n'y a pas d'affaire autre que l'application du droit à l'information sur la personne du président de la République dans l'exercice de ses fonctions.

La décence aurait exigé que la direction de France Télévisions, une fois la tempête passée, retire sa plainte contre un autre média et oublie une affaire qui n'a le soutien ni de la hiérarchie, ni du personnel de France 3.

C'est cette position que notre journaliste, et tout le site et sa communauté de riverains derrière lui, défendront s'il y a un jour un procès pour cette pathétique affaire. Le droit à l'information, pas le recel de quelques bijoux dérobés…

Pour mémoire, l'objet du délit. (Voir la vidéo)






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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:20

 

http://www.liberation.fr/societe/0101641576-l-apero-pinard-saucisson-interdit-les-contre-manifs-aussi

L'apéro «pinard-saucisson» interdit, les contre-manifs aussi

PAR JULIA PASCUAL

Il n’y aura pas d’apéro géant à la Goutte-d’Or ce vendredi, arrosé de pinard et agrémenté de saucisson. La préfecture de police a jugé qu’«en raison de ses conditions d’organisation, du lieu, du jour et de l’horaire retenu, ainsi que des projets de contre-manifestations qui sont apparus en réaction, cet événement de voie publique est créateur de risques graves de troubles à l’ordre public.»

La préfecture fait aussi valoir que le groupe Facebook a reçu «le soutien de plusieurs associations ou mouvements, dont certains membres ont été récemment associés à des troubles à l’ordre public.»

Le rassemblement, lancé via un groupe Facebook qui compte plus de 7000 membres (dont 3000 nouveaux depuis hier soir), devait se tenir vendredi à 19 heures, rue Myrha. La date du 18 juin avait été choisie en hommage à l’appel du général de Gaulle. Elle coïncidait avec le jour de prière chez les musulmans et un match de football du Mondial qui oppose l’Angleterre à l’Algérie, à 20h30.

Apéro «halal-thé à la menthe»

Un comité unitaire réunissant le Parti de Gauche, le PCF, les Verts-Europe Ecologie, le NPA, RESF, la LDH, Alternative libertaire, La Maison Verte, la Gauche unitaire, Action antifasciste, avait annoncé son intention de convoquer un contre-rassemblement le 18 juin devant l’Eglise Saint-Bernard de la Goutte-d’Or. Par ailleurs, via Facebook, d'autres contre-projets se sont mis en place, comme cet apéro «halal – thé à la menthe». Une initiative que déplore SOS Racisme.

Tous ces projets sont de fait aussi empêchés puisque «le préfet de police a décidé de prendre un arrêté interdisant la manifestation déclarée et tout projet de contre-manifestation prévu pour se tenir dans ce quartier le 18 juin au soir.»

«Nous allons rediscuter de la forme que va prendre notre initiative, a réagi Lars Steinau, du Parti de Gauche du dix huitième arrondissement de Paris. On pourrait faire un rassemblement devant la mairie de Paris.» Olivier, membre d’Action anti-fasciste, se contentait de signaler que son «but de faire annuler le rassemblement est atteint.»

Sur Facebook, l'apéro «pinard-saucisson» fait des petits

Quant aux organisateurs de l’apéro «pinard-saucisson», ils ne comptent pas en rester là. «Aucune notification n’a été faite ni à notre avocat ni au dépositaire de la demande d’autorisation, Alexandre Perret [membre du Bloc indentitaire], s’indigne Bruno Larebière, qui a des responsabilités au sein de différents médias de droite dure (Novopress, Choc du mois, Radio Courtoisie, Minute). Dès que nous la recevrons, nous déposerons un référé liberté.» Cette procédure permet d’attaquer l’arrêté préfectoral et d’obtenir une décision de justice en quarante-huit heures. Et si l’interdiction est maintenue?

«Nous sommes des légalistes, dit Maxime Lépante, de la revue Riposte laïque. Il n’y aura pas de manifestation non autorisée.» Pendant ce temps-là, sur Facebook, le projet d’apéro «pinard-saucisson» fait des petits à Toulouse, Lyon, Bruxelles ou Londres. Plusieurs centaines de membres s’y sont déjà agrégés.





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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:20

 

http://www.france-palestine.org/article14967.html

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2794:qtue-un-turc-et-repose-toiq&catid=6:articles&Itemid=11

"Tue un Turc et repose-toi"

Uri Avnery – 5 juin 2010

L’idée d’une flottille comme moyen de briser le blocus frise le génie. Elle plaçait le gouvernement israélien devant un dilemme insoluble – le choix entre plusieurs options, toutes mauvaises.

En pleine mer, hors des eaux territoriales, le bateau fut arrêté par la Marine. Les commandos le prirent d’assaut. Des centaines de gens sur le pont résistèrent, les soldats utilisèrent la force. Des passagers furent tués, un grand nombre d’entre eux furent blessés. Le bateau fut conduit au port, les passagers en furent retirés par la force. Le monde entier les vit marcher sur le quai, hommes et femmes, jeunes et vieux, épuisés, l’un après l’autre, chacun encadré de deux soldats.

Le bateau s’appelait “Exodus 1947”. Il avait quitté la France dans l’espoir de briser le blocus britannique imposé pour empêcher les bateaux remplis de survivants de l’Holocauste d’atteindre les rivages de Palestine. S’il avait été autorisé à atteindre le pays, les immigrants illégaux auraient débarqué et les Britanniques les auraient envoyés dans des camps de détention à Chypre, comme ils l’avaient fait auparavant. L’incident aurait été oublié au bout de deux jours.

Mais la personne responsable était Ernest Bevin, un leader du parti travailliste, un ministre britannique arrogant, brutal, et aimant le pouvoir. Il n’était pas prêt à laisser une bande de Juifs lui dicter ce qu’il avait à faire. Il décida de leur donner une leçon aux yeux du monde entier. “C’est une provocation !” s’exclama-t-il, et bien sûr il avait raison. Le principal but était en effet de faire une provocation pour attirer l’attention du monde sur le blocus britannique.

Ce qui s’en suivit est bien connu : l’épisode traîna en longueur, s’éternisa, une stupidité en entraînant une autre, le monde entier eut de la sympathie pour les passagers. Mais les Britanniques ne cédèrent pas et en payèrent le prix. Un prix lourd.

Beaucoup de gens pensent que l’épisode de “l’Exodus” constitua le tournant de la lutte pour la création de l’Etat d’Israël. Les Britanniques cédèrent sous le poids de la condamnation internationale et décidèrent d’abandonner leur mandat sur la Palestine. Il y eut, bien sûr, bien plus d’arguments de poids pour cette décision, mais “l’Exodus” s’avéra être la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

JE NE SUIS pas le seul à m’être souvenu de cet épisode cette semaine. En fait, il était presque impossible de ne pas y repenser, particulièrement pour ceux d’entre nous qui vivaient en Palestine à l’époque et qui en furent les témoins.

Il y a évidemment d’importantes différences entre les deux événements. A l’époque, les passagers étaient des survivants de l’Holocauste, cette fois-ci ils étaient des militants pacifistes du monde entier. Mais dans les deux cas le monde vit des soldats lourdement armés attaquer brutalement des passagers sans armes, qui résistèrent avec tout ce qui leur tombait sous la main, bâtons et mains nues. Dans les deux cas, c’est arrivé en haute mer – 40 km du rivage alors, 65 km aujourd’hui.

Rétrospectivement, le comportement britannique dans cette affaire apparaît d’une stupidité incroyable. Mais Bevin n’était pas idiot, et les officiers britanniques qui commandaient l’action n’étaient pas des cornichons. Après tout, ils sortaient de la Deuxième Guerre mondiale dans le camp des vainqueurs.

S’ils se comportèrent comme de parfaits imbéciles du début à la fin, ce fut en raison de leur arrogance, de leur insensibilité et de leur insondable mépris pour l’opinion publique mondiale.

Ehoud Barak est le Bevin israélien. Ce n’est pas un imbécile, pas plus que tous nos grands pontes. Mais ils sont responsables d’une chaîne d’actes stupides, aux implications désastreuses qu’il est difficile d’évaluer. L’ancien ministre et actuel commentateur Yossi Sarid a appelé le “comité ministériel des sept”, qui prend les décisions sur les questions de sécurité, “les sept idiots” – et je dois protester. C’est une insulte pour les idiots.

LES PREPARATIFS pour la flottille ont duré plus d’un an. Des centaines de messages électroniques ont circulé dans tous les sens. J’en ai reçu moi-même plusieurs dizaines. Ce n’était pas un secret. Tout s’est fait au grand jour.

Nos institutions politiques et militaires eurent beaucoup de temps pour se préparer à l’arrivée des bateaux. Les hommes politiques consultèrent. Les soldats s’entraînèrent. Les diplomates firent des rapports. Les équipes des services de renseignements firent leur travail.

Cela n’a servi à rien. Toutes les décisions furent mauvaises du premier instant jusqu’à l’instant présent. Et ce n’est pas encore fini.

L’idée d’une flottille comme moyen de briser le blocus frise le génie. Elle plaçait le gouvernement israélien devant un dilemme insoluble – le choix entre plusieurs options, toutes mauvaises. Tous les généraux souhaitent mettre leurs adversaires dans une telle situation.

Les options étaient :

a)Laisser la flottille atteindre Gaza sans obstacles. Le cabinet ministériel – ou secrétatiat du gouvernement (« Cabinet Secretary ») a soutenu cette option. Cela aurait abouti à la fin du blocus, parce qu’après cette flottille-ci, il y en aurait eu d’autres, plus importantes.

b)Stopper les bateaux dans les eaux territoriales, inspecter leur cargaison et s’assurer qu’ils ne comportaient ni armes, ni “terroristes”, puis les laisser continuer leur route. Cela aurait soulevé de vagues protestations dans le monde mais maintenu le principe du blocus.

c)Capturer les bateaux en haute mer et les conduire à Ashdod, risquant une bataille frontale avec les militants à bord.

Comme l’ont toujours fait nos gouvernements lorsqu’ils sont confrontés à un choix entre plusieurs options mauvaises, le gouvernement Netanyahou a choisi la pire.

Quiconque a suivi les préparatifs tels qu’ils ont été relatés dans les médias pouvait prévoir qu’on aboutirait à ce que des gens soient tués et blessés. On ne peut pas prendre d’assaut un bateau turc et s’attendre à être reçu par de jolies petites filles offrant des fleurs. Les Turcs n’ont pas la réputation d’être des gens qui capitulent facilement.

Les ordres donnés aux forces armées et rendus publics comprenaient les trois mots fatidiques : “à tout prix”. Tous les soldats savent ce que ces trois terribles mots signifient. De surcroît, sur la liste des objectifs, la prise en considération des passagers apparaissait seulement en troisième position, après la sauvegarde de la sécurité des soldats et la réalisation de la mission.

Si Benjamin Netanyahou, Ehoud Barak, le chef d’état-major et le commandant en chef de la Marine n’ont pas compris que cela conduirait à tuer et à blesser des gens, alors il faut en conclure – même pour ceux qui étaient réticents à considérer ceci jusqu’à présent – qu’ils sont extrêmement incompétents. On doit leur dire, avec les mots immortels d’Olivier Cromwell au Parlement : “Vous siégez depuis trop longtemps par rapport à ce que vous avez fait de bien ces derniers temps… Je vous dis : Partez et finissons-en avec vous. Au nom de Dieu, allez-vous-en !”

CET ÉVÉNEMENT met le doigt sur l’un des aspects les plus graves de la situation : nous vivons dans une bulle, dans une sorte de ghetto mental, qui nous isole et nous empêche de voir une autre réalité, celle perçue par le reste du monde. Un psychiatre pourrait diagnostiquer qu’il s’agit du symptôme d’un problème mental grave.

La propagande du gouvernement et de l’armée raconte une histoire simple : nos héroïques soldats, déterminés et sensibles, l’élite de l’élite, sont descendus sur le bateau afin de “parler” et ils ont été attaqués par une foule sauvage et violente. Les porte-parole officiels répètent à l’envi le mot “lynchage”.

Le premier jour, presque tous les médias israéliens ont accepté cette histoire. Après tout, il est clair que nous, les Juifs, sommes les victimes. Toujours. Cela s’applique aux soldats juifs, aussi. Certes, nous prenons d’assaut un bateau étranger en pleine mer, mais nous nous transformons immédiatement en victimes qui n’avons pas le choix et qui nous défendons contre des antisémites violents et remontés.

Il est impossible de ne pas se rappeler la blague juive classique sur la mère juive en Russie prenant congé de son fils qui est appelé à servir le tsar dans la guerre contre la Turquie. “Ne t’épuise pas” l’implore-t-elle, “Tue un Turc et repose-toi. Tue un autre Turc et repose-toi encore...”

“Mais maman, “ l’interrompt le fils, “Et si le Turc me tue ?”

“Toi ? S’exclame la mère, “Mais pourquoi ? Qu’est-ce que tu lui as fait ?”

Pour toute personne normale, ceci semble dément. Des soldats lourdement armés d’une unité d’un commando d’élite abordent un bateau en haute mer au milieu de la nuit, par mer et par air – et ils sont les victimes ?

Mais il y a un grain de vérité là-dedans : ils sont les victimes de commandants arrogants et incompétents, de politiciens irresponsables et de médias alimentés par eux. Et, en fait, victimes des Israéliens dans leur ensemble, puisque la plupart des gens ont voté pour ce gouvernement ou pour l’opposition, qui n’est pas différente.

L’affaire “Exodus” s’est répétée, mais avec un changement des rôles. Aujourd’hui nous sommes les Britanniques.

Quelque part, un nouveau Leon Uris s’apprête à écrire son nouveau livre “Exodus 2010”. Un nouvel Otto Preminger prépare un film qui deviendra un grand succès. Un nouveau Paul Newman en sera la vedette – après tout, ce n’est pas les acteurs turcs talentueux qui manquent.

IL Y A PLUS de 200 ans, Thomas Jefferson déclara que toute nation devait agir avec un “ respect scrupuleux des opinions de l’humanité”. Les dirigeants israéliens n’ont jamais accepté la sagesse de cette maxime. Ils adhèrent au dicton de David Ben-Gourion : “Ce que disent les Goys n’est pas important, ce qui est important, c’est ce que font les Juifs.” Peut-être supposait-il que les Juifs n’agiraient pas de façon stupide.

Faire des Turcs des ennemis est plus que stupide. Pendant des décennies, la Turquie a été notre plus proche allié dans la région, beaucoup plus proche qu’on ne le sait généralement. La Turquie pourrait jouer, dans l’avenir, un rôle important comme médiateur entre Israël et le monde arabo-musulman, entre Israël et la Syrie, et, même, oui, entre Israël et l’Iran. Peut-être avons-nous réussi aujourd’hui à unir les Turcs contre nous – et certains disent que c’est le seul sujet sur lequel les Turcs sont aujourd’hui unis.

C’est le chapitre 2 de l’opération “Plomb durci”. Nous avions alors dressé la plupart des pays du monde contre nous, choqué nos quelques amis et réjoui nos ennemis. Aujourd’hui, nous avons recommencé, et peut-être avec encore plus de succès. L’opinion mondiale est en train de se retourner contre nous.

C’est un lent processus. Il ressemble à l’accumulation d’eau derrière un barrage. L’eau monte lentement, tranquillement, et le changement est difficilement perceptible. Mais quand il atteint un niveau critique, le barrage explose et le désastre nous tombe dessus. Nous sommes constamment en train de nous rapprocher de ce moment.

“Tue un Turc et repose-toi” dit la mère de la blague. Notre gouvernement ne se repose même pas. Il semble qu’il ne s’arrêtera que lorsqu’il aura transformé en ennemis les derniers de nos amis.

(Des extraits de cet article ont été publiés dans le Maariv, le second plus grand tirage des journaux israéliens)




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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:06

 

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5139510

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13973&type=temoignage&lesujet=Actions

Fraternisation populaire algéro-égyptienne au passage de Rafah : La caravane d'aide algérienne est entrée à Ghaza

Par M. Saadoune

Ils sont entrés ! Après une longue attente devant le passage de Rafah, où une caravane populaire égyptienne était déjà bloquée, la caravane algérienne de la « fidélité aux martyrs de la flottille » est rentrée, samedi après-midi, à Ghaza. La caravane d'aide algérienne qui apportait des fournitures médicales pour Ghaza (7 tonnes de médicaments, deux tonnes de lait pour enfants et des équipements pour la cardiologie, l'hémodialyse et de radiologie demandés par les hôpitaux palestiniens) était, hier, à Ghaza.

Après de longues tractations, les autorités égyptiennes ont permis à la délégation algérienne composée de 16 personnes, parlementaires, journalistes et associatifs, de pénétrer dans le territoire soumis à un blocus indigne. La délégation algérienne a été accueillie par des responsables du Hamas et des députés du Conseil national palestinien, dont Sami Abou Zahri, le porte-parole du Hamas. Une conférence de presse devait être organisée au siège du Conseil national palestinien où la délégation algérienne devait se rendre. La « caravane de la fidélité aux martyrs de la Flottille de la Liberté » a pu, en définitive, entrer dans le territoire après le déblocage de la situation.

Avant cette issue heureuse, la caravane algérienne a pu constater qu'il y avait des tendances contradictoires au sein du pouvoir égyptien qui a officiellement ouvert le passage de Rafah après le carnage commis par les Israéliens contre les humanitaires qui ont essayé de briser le blocus de Ghaza.

Avant son arrivée vendredi à Ghaza où elle a fait face à un « interdit » d'entrée à Ghaza, la caravane algérienne avait reçu toutes les facilités possibles de la part des autorités égyptiennes. Il est vrai également - et c'est cela qui a indigné les Algériens - que les organisateurs de la caravane algérienne avaient pris préalablement toutes les dispositions et acquis toutes les autorisations. Ils ont été surpris par le changement d'attitude des autorités égyptiennes qui ont signifié à la délégation que seules trois personnes pouvaient rentrer à Ghaza et sans les aides apportées. Une attitude incompréhensible et qui, c'est le moins que l'on puisse en dire, témoigne de l'existence de courants opposés au sein du pouvoir égyptien au sujet de la levée du blocus contre Ghaza.

La caravane algérienne était d'autant plus indignée qu'il y avait eu, préalablement, une coordination avec l'ambassade d'Algérie au Caire qui a obtenu toutes les autorisations nécessaires. Les aides médicales avaient été achetées au Caire et la caravane algérienne avait coordonné son action avec le Croissant rouge égyptien. La caravane algérienne était arrivée vendredi à la ville d'El Arrich où il y a eu des scènes de fraternisation entre Egyptiens et Algériens. Le parcours de la caravane s'est passé sans encombre, sur une distance de 400 km.

Une célérité « sans précédent »

Les autorités administratives et sécuritaires égyptiennes avaient fait preuve à l'égard de la caravane algérienne d'une célérité, qualifiée de « sans précédent », par des militants égyptiens anti-blocus. A Rafah, où la caravane algérienne a trouvé une caravane populaire égyptienne déjà bloquée et empêchée de pénétrer à Ghaza. De nouvelles scènes de fraternisation ont eu lieu avec levée des drapeaux algérien et égyptien à l'entrée du passage de Rafah.

Les membres de la caravane égyptienne avaient organisé un sit-in sur place pour protester contre l'interdiction d'entrée à Ghaza. Des médias égyptiens ont rapporté, sur la base de « sources sécuritaires », que ce serait la partie palestinienne qui a refusé d'accepter l'arrivée de la caravane. Ce refus aurait été motivé par les « préparatifs à la venue à Ghaza du secrétaire général de la Ligue arabe, M. Amr Moussa ». Une assertion démentie par les responsables du Hamas à Ghaza.






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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 17:46

 

http://www.liberation.fr/societe/0101641182-traquenard-au-pinard-contre-l-islam

Traquenard au pinard contre l’islam

Des ultralaïques rejoignent des identitaires d’extrême droite pour appeler à un apéro Facebook «vin et saucisson», le 18 juin, contre «l’islamisation» du quartier parisien de la Goutte-d’Or.

Par JULIA PASCUAL

Ils veulent «affirmer [leur] amour du cochon» et «rappeler ce qu’il y a de meilleur dans les traditions gauloises». Depuis trois semaines, un groupe Facebook a réussi à réunir plus de trois mille membres autour d’un projet d’«apéritif géant saucisson et pinard à la Goutte-d’Or», un quartier populaire et cosmopolite du dix huitième arrondissement de Paris. Leur objectif : faire du rendez vous un « symbole de reconquête territoriale et identitaire ».

L’instigatrice du groupe Facebook, Sylvie François – qui se révèle être un prête nom – se présente comme non politisée et habitante lambda de la Goutte d’Or « depuis plusieurs générations ». Sylvie dit éprouver un « malaise » à vivre dans son quartier : « on ne s’y sent plus chez soi, explique t elle à Libération. Les Français de souche ne peuvent plus boire un coup tranquillement. On est regardé de travers quand on est une femme non voilée, habillée avec un peu d’élégance ».

Elle prend donc l’initiative – « toute seule » - d’organiser un apéritif qui dénonce l’ « islamisation » de la Goutte d’Or. Le succès est immédiat. En quinze jours, mille cinq cent membres y adhèrent. Et plusieurs organisations s’y greffent. A l’image du Bloc Identitaire, formation de droite populiste. « Nous avions aussi créé un groupe Facebook, qui n’a pas marché, explique Bruno Vendoire, membre du comité exécutif. On a rallié Sylvie François ». Les identitaires, qui revendiquent deux mille adhérents, sont maintenant largement aux manettes dans l’organisation de l’apéro géant.

Après la dissolution en août 2002 du groupe d’extrême droite Unité radicale, suite à l’attentat contre Jacques Chirac, le 14 juillet, le Bloc identitaire a été créé le 6 avril 2003. Au début des années 2000, les identitaires avaient été à l’origine des soupes au cochon – par la suite interdites -, des soupes populaires qui excluaient de fait les musulmans. En mars, plusieurs dizaines de militants identitaires portant des masques de cochon avaient envahi un Quick de Villeurbanne pour dénoncer la vente de viande halal.

ULTRALAIQUE

Le leitmotiv du Bloc : « transformer une communauté virtuelle en rassemblement réel sur le terrain », explique son leader, Fabrice Robert. « Il ne s’agit pas d’un one shot, appuie Bruno Vendoire. Il s’agit de poser les bases et de structurer un rassemblement ». Avec l’ambition de dépasser les clivages politiques. Ainsi, à côté du Bloc, on retrouve Anne Zelensky, figure du féminisme des années 1970, les Jeunes pour la France (villiéristes) ou Riposte laïque, une revue en ligne de tendance gauche républicaine nationaliste mais dont le combat ultra laïque vire surtout à la lutte anti islam, rejoignant sur ce point la droite dure.

Pierre Cassen, son fondateur, voit dans l’apéro géant une sorte d’ « union sacrée » qui vise à « éviter les divisions stupides, car il y a trop de choses qui menacent le vivre ensemble ». Comprendre, l’islam. « Depuis un an, des lecteurs nous demandent : « maintenant, on fait quoi ? » étaye Christine Tasin, rédactrice à Riposte laïque. On s’est dit qu’il fallait fédérer, proposer des actions, des circuits de citoyens vigilants ». Passée du PS à Debout la République de Nicolas Dupont Aignan, Christine Tasin a donc mis sur pied il y a un mois une association, Résistance républicaine, pour passer à l’acte et « s’attaquer au fascisme islamique qui nous menace ». Et d’illustrer : « dans les quartiers islamisés, dans les cantines, on ne trouve plus de jambon, plus de saucisson. C’est grave. Dans certains supermarchés, on ne trouve plus que de la viande halal. (…) L’hymne national est sifflé, le drapeau brûlé. Il y a des phénomènes de bande et une haine du Blanc liée à l’islam ». Tasin en est convaincue : « on ne créera pas d’islam de France. Et si on fait des compromis, en face, ils avancent ».

PRIERES

Pourquoi avoir choisi la Goutte d’Or pour initier cette coalition inédite ? Au recensement de 1999, le quartier comptait une proportion de population étrangère, en baisse depuis les années 1980, d’environ 30 % (contre à peu près 17,5 % pour toute la ville de Paris). Et depuis octobre 2009, Maxime Lépante, rédacteur à Riposte laïque, réalise des reportages sur ce qu’il appelle « le scandale de tous les vendredis ». Il s’agit en fait des prières musulmanes hebdomadaires.

Entre mille cinq cent et deux mille fidèles prient sur la voie publique. Et bloquent, de fait, la circulation pendant quelques heures. « On tolère cela faute de capacité d’accueil » dans les deux mosquées de ces rues et pour cause de travaux dans la mosquée du dix neuvième arrondissement, explique la préfecture de police de Paris. Elle insiste : « c’est une tolérance transitoire et temporelle » qui devrait prendre fin lorsque le projet d’institut des cultures d’islam verra le jour en 2012, avec deux nouvelles salles de prière dans le quartier. Un argument que rejettent les organisateurs de l’apéro : « ce sont des milices religieuses qui barrent des routes et grignotent l’espace public », martèle Pierre Cassen. « Que ceux qui viennent de banlieue retournent en banlieue et que ceux qui priaient chez eux avant retournent chez eux », balaye Lépante.

Les organisateurs de l’apéro ont choisi la date symbolique du 18 juin pour se réunir, dans l’ « esprit du Conseil national de la Résistance ». Au menu : pinard, saucisson, nappe à carreau, bal musette. « Nous ne cherchons pas la confrontation », insistent ils. Une demande d’autorisation a été déposée jeudi à la préfecture, qui a été alertée par la mairie du dix huitième et SOS Racisme sur les risques réels de dérapage. Celui d’essuyer un refus des autorités est, lui aussi, réel. Mais Fabrice Robert promet de ne pas en rester là et prévient : « on a préparé des arguments. On a des avocats qui bossent dessus depuis dix jours ».







 

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