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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 20:48

 

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N1G85YK

 

Quatre ans et demi de prison pour Rodrigo Rato, ancien directeur général du FMI (Reuters)

 

L'ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) Rodrigo Rato a été condamné Jeudi 23 Février 2017 à quatre ans et demi de prison par la justice espagnole pour avoir utilisé pour son usage personnel une carte de crédit de l'entreprise Bankia dans laquelle il travaillait.

Rodrigo Rato, qui a dirigé le FMI de 2004 à 2007, a également présidé Bankia pendant deux ans, jusqu'à ce qu'elle soit renflouée par l'état en 2012.

L'ancien ministre espagnol de l'économie, figure éminente du Parti Populaire, était jugé en même temps que soixante quatre autre dirigeants et anciens membres du conseil d'administration de Bankia et de sa maison mère, Caja Madrid.

L'ancien président de Caja Madrid Miguel Blesa a lui aussi été condamné pour abus de bien social et condamné à six ans de prison.

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 20:22

 

Les démocrates réclament le départ de Jeff Sessions (Reuters)

 

Les démocrates américains ont réclamé la démission du ministre de la justice Jeff Sessions après des révélations du Washington Post sur ses conversations avec l'ambassadeur de Russie à Washington qu'il aurait passées sous silence lors de son audition au sénat.

Dans les rangs républicains, plusieurs élus influents ont recommandé au ministre de la justice de se récuser des investigations en cours sur une possible intervention russe dans la campagne électorale.

Le Washington Post a rapporté Mercredi Premier Mars 2017 que Jeff Sessions s'était entretenu à deux reprises avec l'ambassadeur de Russie à Washington pendant la campagne présidentielle, alors qu'il était encore sénateur.

Selon le quotidien, Jeff Sessions et Sergueï Kislyak se sont notamment parlé en privé le 8 septembre 2016, dans le bureau du sénateur, alors que la campagne présumée d’attaques cybernétiques russes dénoncée par les services de renseignement américains battait son plein.

Les entretiens ont été confirmés par le département de la justice.

Or, lors de son audition de confirmation au mois de janvier 2017 devant le sénat, l'homme choisi par Donald Trump pour diriger le département de la justice, en réponse à une question de l'élu démocrate Al Franken, a déclaré sous serment qu'il n'avait « pas eu de communications avec les russes » durant la campagne.

Pour la chef de la minorité démocrate à la chambre des représentants, Nancy Pelosi, le ministre de la justice doit quitter l'administration de Donald Trump. « Il a menti sous serment, rien d'autre n'est acceptable que sa démission ou son limogeage », a-t-elle notamment dit sur Twitter.

Chuck Schumer, son homologue au sénat, a exprimé une position identique, « parce que le département de la justice se doit d'être au-dessus de tout reproche, pour le bien de notre pays, le ministre de la justice Jeff Sessions devrait démissionner », a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

L’American Civil Liberties Union (ACLU) a réclamé pour sa part l'ouverture d'une enquête sur le parjure présumé du ministre de la justice.

L'affaire de Jeff Sessions survient deux semaines à peine après la démission du conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Michael Flynn avait été contraint à la démission trois semaines après son entrée en fonction pour s'être lui aussi entretenu avec l'ambassadeur Sergueï Kislyak et avoir caché au vice-président Mike Pence une partie des sujets abordés.

Dans un communiqué publié Mercredi Premier Mars 2017, Jeff Sessions a démenti avoir discuté de questions de campagne avec des responsables russes, une ligne qu'il a réitérée Jeudi 2 Mars 2017 sur l'antenne de la chaîne National Broadcasting Company (NBC) News, « je n'ai rencontré aucun russe à aucun moment pour discuter de la campagne », a-t-il dit.

Mais ce fidèle de Donald Trump, il fut le premier sénateur à rallier sa candidature lors des élections primaires républicaines au mois de février 2016, a ajouté que « si cela s'impose un jour, je démissionnerai. Cela ne fait guère de doute ».

En tant que ministre de la justice, Jeff Sessions supervise le département de la justice et le Federal Bureau of Investigation (FBI), à la pointe des enquêtes sur les attaques cybernétiques russes présumées et d'éventuels liens entre le Kremlin et les équipes de Donald Trump.

Soucieux de contrôler les répercussions de l'affaire, plusieurs élus républicains au congrès ont suggéré que Jeff Sessions se récuse de ces investigations pour ne laisser aucune place à un éventuel doute sur leur intégrité.

« Pour qu'une investigation progresse, je pense qu'il faut s'assurer que chacun a confiance dans l'enquête », a déclaré sur MSNBC le chef de file du groupe républicain à la chambre des représentants, Kevin Mac Carthy.

De ce point de vue, a-t-il ajouté en réponse à une question, les choses seraient plus faciles si Jeff Sessions se récusait. Mais il a précisé plus tard sur Fox News que la décision appartenait au ministre de la justice.

Richard Burr, qui préside la commission du renseignement au sénat, a affiché pour sa part sa confiance dans la capacité de Jeff Sessions à décider du moment où il se récuserait dans cette enquête.

 

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 20:02

 

La campagne de François Fillon entre défections et appels à Alain Juppé (Reuters)

 

François Fillon a repris Jeudi 2 Mars 2017 le fil ténu de sa campagne malgré des troupes en plein doute dont les rangs commencent à se clairsemer depuis l'annonce de sa possible mise en examen.

Quatre soutiens de poids d'Alain Juppé, dont son ancien directeur de campagne, Gilles Boyer, ont annoncé leur retrait de l'équipe du candidat de la droite et du centre à l'Elysée.

Plusieurs élus des Républicains et de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) en appellent désormais ouvertement à Alain Juppé, finaliste malheureux de l’élection primaire de la droite mais, si le maire de Bordeaux « est prêt techniquement », il n'incarnera un recours que s'il y est « unanimement invité », souligne son entourage. Une vingtaine de maires de droite et du centre ont par ailleurs cosigné un appel au retrait du candidat.

François Fillon, en déplacement dans le Gard, a balayé cette nouvelle salve de mauvaises nouvelles en s'en remettant au peuple. « Je m'appuie sur les français et ce sont les français qui se prononceront », a-t-il dit à la presse, « la base tient ».

Après la démission de son représentant aux affaires internationales Bruno Le Maire, ce sont le lemairiste Sébastien Lecornu, directeur adjoint de la campagne, et le juppéiste Vincent Le Roux, conseiller auprès du directeur de campagne Patrick Stefanini, qui ont fait défection, Jeudi 2 Mars 2017 dans la matinée.

Jeudi 2 Mars 2017 dans l'après-midi, les députés Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu, suivis par Gilles Boyer, ont signifié la désapprobation juppéiste.

« La tournure que prend aujourd'hui la campagne nous apparaît incompatible avec notre façon d'envisager l'engagement politique », expliquent les trois députés dans un communiqué.

Dans une tribune publiée dans le Figaro, l'ancien premier ministre chiraquien Dominique de Villepin estime que François Fillon « emporte son camp dans une course vers l'abîme ».

Les jeunes juppéistes du collectif « cinq ans pour des idées » quittent également l'équipe de campagne, jugeant dans un communiqué que François Fillon, qui a décidé de maintenir sa candidature malgré sa convocation par les juges le Mercredi 15 Mars 2017, « fait courir un danger mortifère » à la droite.

« Des petites mains ont aussi décidé de partir. Elles n'arrivent plus à faire campagne, nous disent-elles, ce n'est plus possible », a dit à Reuters une source proche des Républicains.

« Peu importe », a lâché sur Radio Télévision Luxembourg (RTL) le lieutenant en chef de François Fillon, Bruno Retailleau, qui a implicitement imputé ces départs à un manque de courage.

« Dans la tempête, il y a des gens qui tiennent et il y a des gens qui tiennent moins », a-t-il dit, ajoutant qu'il ne refusait à « personne le fait de pouvoir s'interroger ».

Lors d'une réunion de l'état-major de campagne, Jeudi 2 Mars 2017 dans la matinée au quartier général de campagne, le président du sénat Gérard Larcher, compagnon de longue date de François Fillon, et le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, autre filloniste, étaient absents.

Tous deux avaient appelé Mercredi Premier Mars 2017 le candidat à se retirer lors d'une matinée aux allures de psychodrame où, selon plusieurs sources au fait des discussions, l'hypothèse d'une candidature de substitution d'Alain Juppé a été retenue, avant que Nicolas Sarkozy ne s'y oppose.

Lors de la réunion du Jeudi 2 Mars 2017, à laquelle participaient entre autres Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, François Baroin et Eric Woerth, des réserves ont été émises, par la présidente des Républicains de la région de l’Ile de France notamment, sur le rassemblement de soutien au candidat à Paris, Dimanche 5 Mars 2017, a dit une source proche du parti.

Présentée initialement comme une manifestation « contre les juges » par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, cette initiative, dont l'organisation est confiée à Sens Commun, émanation politique de la manifestation pour tous, a choqué, notamment chez les juppéistes.

« Nous ne participerons pas à cette campagne nauséabonde, aux relents des années 1930, visant à jeter l'opprobre sur les journalistes, la justice et l'ensemble des corps intermédiaires », écrivent les membres de « cinq ans pour des idées ».

« Plus que jamais », ajoutent-ils, « nous pensons qu'Alain Juppé est l'homme de la situation ».

Des élus appellent à parrainer Alain Juppé pour un éventuel scénario alternatif. François Fillon, qui bénéficie déjà des cinq cent parrainages nécessaires à sa candidature, est convoqué chez les juges deux jours avant la date limite du dépôt des paraphes.

« Alain Juppé est techniquement prêt à y aller », précise-t-on dans l'entourage du maire de Bordeaux, « qui n'entend pas s'exprimer dans la situation actuelle. Si l'appel à sa candidature est unanime, il le considérera », ajoute-t-on.

« La vérité, c'est que la sarkozie est contre lui », souligne un proche du premier cercle. « Alain Juppé le sait, Nicolas Sarkozy fera tout pour l'empêcher ».

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 20:53

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/02/28/a-mugla-en-turquie-les-auteurs-du-putsch-rate-contre-erdogan-risquent-six-fois-la-perpetuite_5087133_3218.html

 

Les auteurs du putsch raté contre Recep Tayyip Erdogan risquent six fois la perpétuité

 

Dans treize villes du pays, les tribunaux vont juger plus de mille cinq cent militaires, policiers et civils, accusés d’avoir participé à la tentative de coup d'état du mois de juillet 2016

 

Par Marie Jégo, envoyée spéciale du Monde à Mugla

 

La saison des procès de l’après-putsch est ouverte en Turquie. Dans treize villes du pays, dont Istanbul, Ankara, Bursa, Malatya et Antalya, les tribunaux jugent ou vont juger une partie des participants présumés du putsch raté du 15 juillet 2016, trente deux civils, soixante et un policiers et mille cinq cent seize militaires.

Le plus grand procès de trois cent trente personnes a commencé à Ankara, Mardi 28 Février 2017, en pleine campagne pour le référendum pour renforcer les pouvoirs du président, Recep Tayyip Erdogan. Mais le plus emblématique, décrit par le procureur en chef, Necip Topuz, comme « le plus important de l’histoire de la Turquie », se déroule depuis le Lundi 20 Février 2017 à Mugla, une ville paisible du sud-ouest du pays. Quarante-sept personnes, pour la plupart des militaires, y sont citées à comparaître pour avoir tenté d’assassiner le président Recep Tayyip Erdogan.

Dans la nuit du Vendredi 15 Juillet au Samedi 16 juillet 2016, au plus fort des affrontements entre loyalistes et putschistes à Ankara et à Istanbul, Recep Tayyip Erdogan, alors en congé dans la station balnéaire de Marmaris, sur la côte égéenne, doit en effet quitter précipitamment les lieux quelques heures avant l’arrivée d’un commando venu l’assassiner ou l’enlever.

Pour les autorités turques, c’est le prédicateur Fethullah Gülen, qui dirige sa confrérie secrète depuis les Etats-Unis où il vit en exil depuis 1999, qui a commandité l’opération. Et son dessein était d’éliminer le président, d’où l’opération de Marmaris. L’imam Fethullah Gülen, qui nie toute implication, figure désormais en première position sur la liste des quarante sept accusés du procès de Mugla, avec la mention « en fuite ». Egalement sur la liste, Ali Yazici, l’aide de camp personnel du président Recep Tayyip Erdogan au moment des faits, est, lui, présent.

 

Le parquet a requis six fois la perpétuité

 

En tout, trente sept hommes doivent répondre de multiples charges, dont tentative d’assassinat du président, appartenance à un groupe terroriste et entrave à l’ordre constitutionnel. La plupart sont des militaires aguerris, membres de commandos d’élite de l’armée. Pour chacun, le parquet a requis six fois la perpétuité. Une vingtaine d’avocats les défendent et autant sont présents au nom des parties civiles, auxquelles Recep Tayyip Erdogan s’est associé. Les audiences ont lieu sous étroite surveillance policière dans une salle de la chambre de commerce de Mugla, celles du tribunal étant trop exiguës.

Les familles se dirigent à pas pressés vers l’intérieur, soulagées que les manifestants qui réclamaient la pendaison pour les accusés à l’ouverture du procès, le Lundi 20 Février 2017, ne soient plus là. A 9 heures 15, Ayse se présente au contrôle. Voici huit jours qu’elle ne rate pas une audience, en soutien à son frère qui comparaît. Elle ne veut pas révéler son nom de famille, « de peur que cela lui nuise ». Pour elle, son frère, un sous-officier des forces spéciales, « n’a jamais fait qu’obéir aux ordres de son supérieur », le général de brigade Gökhan Sahin Sönmezates.

C’est sous son commandement qu’en début de soirée, Vendredi 15 Juillet 2016, à l'académie militaire d’Istanbul, une équipe de professionnels est recrutée pour effectuer ce qu’il présentera alors comme une mission spéciale. « Une routine pour ces hommes dont c’était le travail quotidien et qui ne pouvaient ni demander des précisions ni discuter les ordres », explique l’avocat Harun Gözübüyük, qui défend la cause de son frère aîné, le capitaine Muammer Gözübüyük, trente quatre ans, numéro huit sur la liste des conjurés.

 

Les militaires ont imaginé une opération sérieuse

 

Harun Gözübüyük tente de reconstituer ce qui s’est passé grâce aux bribes de récit recueillies auprès de son frère, lors de leurs entrevues, très surveillées, en prison. Celui-ci lui a raconté qu’une fois transportés par hélicoptère à Cigli, une base militaire des environs d’Izmir, sur les bords de la mer Egée, les hommes du commando ont dû attendre cinq heures leur départ en mission.

Voyant cinq hélicoptères Sikorsky alignés sur le tarmac et approvisionnés en kérosène, ils ont pensé qu’il s’agissait d’une opération sérieuse, décidée dans le cadre de la chaîne de commandement. « On leur avait pris leurs portables, ils n’étaient pas au fait de la tentative de putsch », assure l’avocat. Plus tard dans la nuit, « leur supérieur leur a dit qu’ils devaient aller chercher le président et le ramener sain et sauf sur la base d’Akincilar », le quartier général des putschistes, non loin d’Ankara. « Il leur a montré la déclaration publiée sur le site de l’état-major, selon laquelle l’armée avait pris le pouvoir, tout en leur rappelant que, en cas d’insoumission, ils risquaient la cour martiale ».

Son frère n’a rien à voir avec la confrérie de Fethullah Gülen, « il est un farouche kémaliste attaché à la république ». La plupart des accusés disent la même chose. Leur supérieur, le général Gökhan Sahin Sönmezates, a reconnu sa participation à l’opération de Marmaris. Il a dit avoir agi sur ordre de l’état-major pour ramener le président sain et sauf au quartier général des conjurés. Mais le donneur d’ordre, le général factieux Semih Terzi, a été tué la nuit du soulèvement.

 

Mauvaise série noire

 

Pour le reste, l’accusation s’appuie sur les dépositions de deux témoins secrets, dont les surnoms, Chapeau et Corbeau, font penser à des acteurs d’une mauvaise série noire. Selon leurs témoignages, le général Gökhan Sahin Sönmezates était présent à la réunion préparatoire au putsch dans une villa à Ankara, à laquelle participait aussi Adil Öksüz, l’imam de la base d’Akincilar agissant pour le compte de Fethullah Gülen. Brièvement interpellé au lendemain du putsch, l’imam Adil Öksüz a été relâché et il n’a plus réapparu depuis.

Les récits de ces préparatifs bien huilés contrastent avec les dépositions des accusés, frappantes en ce qu’elles révèlent d’impréparation de la part des putschistes. Arrivé à Izmir à 22 heures, le commando ne partira pas en mission avant 3 heures du matin car personne ne sait où est Recep Tayyip Erdogan. Lorsqu’à 3 heures 30, le commando amorce sa descente héliportée sur l’Hôtel Grand Yazici, le président n’est plus là, son avion a décollé de Dalaman à 1 heure 43.

Une fois sur place, le commando doit affronter la contre-offensive des forces de sécurité, placées aux abords de l’hôtel après le départ du chef de l’état. Deux policiers sont tués.

« Cinq mille douilles ont été ramassées, quatre mille neuf cent tirées par des policiers, le reste par le commando », assure Harun Gözübüyük. Le procès va-t-il contribuer à faire la lumière sur les heures obscures du putsch ? Mürsel Alban, représentant du parti républicain du peuple (CHP) à Mugla, est sceptique, « jusqu’ici, nous n’avons toujours rien compris. Etait-ce un putsch ou une révolte ».

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 20:34

 

Des milliers de russes rendent hommage à Boris Nemtsov tué en 2015 (Reuters)

 

Des milliers de russes ont défilé Dimanche 26 Février 2017 dans les rues du centre de Moscou pour rendre hommage à l'opposant Boris Nemtsov tué il y a deux ans près du Kremlin et pour réclamer une nouvelle enquête sur son assassinat.

 

L'ancien vice premier ministre, devenu l'un des principaux détracteurs du président Vladimir Poutine, a été abattu le 27 février 2015 par des individus circulant en voiture sur un pont alors qu'il rentrait d'un restaurant avec sa petite amie. Il était particulièrement critique envers l'intervention russe en Ukraine.

 

Plusieurs tchétchènes ont été inculpés pour ce meurtre, mais les avocats de la fille de Boris Nemtsov estiment que l'enquête n'a pas permis d'identifier le commanditaire du crime.

 

Les opposants rassemblés Dimanche 26 Février 2017 à Moscou ont réclamé que les investigations ne se limitent pas aux exécutants tout en demandant des réformes et la libération des prisonniers politiques.

 

La marche a coïncidé avec la sortie de prison du militant contre le Kremlin Ildar Daldine, première personne à avoir été emprisonnée en vertu d'une nouvelle législation qui a fait de certaines manifestations non violentes un délit pénal. Ildar Daldine a purgé sa peine dans une prison de Sibérie.

 

Les manifestants moscovites étaient cinq mille selon la police, plus de quinze mille selon un groupe d'observateurs.

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 20:21

 

CRISE FINALE

 

Par Bernard Fischer

 

Mercredi Premier Mars 2017

 

La situation politique française connaît depuis plusieurs mois des évolutions rapides et spectaculaires et des bouleversements importants.

Dans une telle situation, l’existence d’une boussole politique et l’utilisation et l’application d’une stratégie politique sont d’autant plus importantes. Mais, précisément, la gauche et l’extrême gauche française n’ont plus ni de stratégie ni de boussole politique depuis longtemps.

Les deux formes d’expression les plus importantes de cette situation étaient bien évidemment l’organisation et les résultats des élections primaires de la droite au mois de novembre 2016 et de la gauche au mois de janvier 2017.

Les élections primaires de la droite voyaient l’élimination d’un ancien président de la république, Nicolas Sarkozy, et d’un ancien premier ministre, Alain Juppé, au profit d’un autre ancien premier ministre, François Fillon. Ce n’était pas la fin de l’histoire. Suite à des révélations du Canard Enchaîné, le Parquet National Financier (PNF) décidait l’ouverture d’une enquête préliminaire puis d’une instruction judiciaire contre François Fillon en raison de l’affaire des emplois fictifs de sa femme. Il recevait finalement une convocation d’un juge d’instruction en vue de sa mise en examen.

Les élections primaires de la gauche voyaient d’abord l’abandon par anticipation avant le début de la compétition de l’actuel président de la république François Hollande. Elles voyaient ensuite l’élimination d’un ancien premier ministre, Manuel Valls, et d’un ancien ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, au profit d’un ancien ministre de l’éducation nationale, Benoît Hamon.

Le comble de la politique politicienne électoraliste appartenait aux écologistes français. Ils organisaient d’abord une élection primaire de l’écologie au mois d’octobre et au mois de novembre 2016. Cette élection primaire commençait par l’élimination de l’ancienne première secrétaire du parti et ancienne ministre du logement, Cécile Duflot, au profit de Yannick Jadot. Il y avait une évidence dès le premier jour. Les écologistes français n’avaient aucune intention de présentation de cette candidature au premier tour des élections présidentielles. C’était seulement un moyen de pression dans le cadre d’une négociation et d’un accord de répartition des circonscriptions pour les élections législatives entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie Les Verts (EELV). Et c’était très exactement le résultat de ces négociations trois mois plus tard.

La campagne pour les élections présidentielles de cette année confirme et accélère les deux tendances les plus profondes de la vie politique française depuis des dizaines d’années.

C’est, premièrement, le glissement à droite et la crise finale de la sociale démocratie française, la transformation définitive du Parti Socialiste en un parti de droite de gestion néo libérale du capitalisme à cent pour cent.

Entre les deux tours des élections présidentielles de 2007, Ségolène Royal chantait la sérénade sous les fenêtres de François Bayrou et, en 2012, François Bayrou votait pour François Hollande au deuxième tour des élections présidentielles.

Contrairement aux apparences et au discours médiatique majoritaire, il n’y a pas de divergence fondamentale et il y a une profonde convergence et continuité politique entre Emmanuel Macron et François Hollande, le premier est l’héritier politique du second.

Le deuxième phénomène majeur de la campagne pour les élections présidentielles, c’est l’installation du Front National au centre de la vie politique française.

La totalité des organisations politiques françaises de droite comme de gauche n’oubliaient rien et n’apprenaient rien depuis 2002.

En 2002, l’immense majorité des militants et des organisations de la gauche et de l’extrême gauche française votaient et appelaient au vote pour Jacques Chirac contre Jean Marie Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles.

De la même manière et pour la même raison, de plus en plus de responsables, de militants et d’électeurs de gauche voteront et appelleront au vote pour Emmanuel Macron dans les derniers jours de la campagne du premier tour et dans la campagne du deuxième tour des élections présidentielles.

La candidature de Benoît Hamon est la dernière tentative de sauvetage et de prolongation de l’agonie de la sociale démocratie française.

L’accord entre Benoît Hamon et Yannick Jadot n’apportera pas beaucoup de voix supplémentaires à Benoît Hamon. Par contre, elle accélèrera le mouvement des responsables, des militants et des électeurs traditionnels du Parti Socialiste vers Emmanuel Macron.

Il en irait de même en cas d’éventuel accord entre Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon. La moitié des électeurs de Jean Luc Mélenchon ne le suivraient pas et cet éventuel accord précipiterait les responsables, les militants et les électeurs traditionnels du Parti Socialiste vers Emmanuel Macron.

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 19:59

 

http://www.fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1683KE?sp=true

 

François Fillon inflexible, premières fissures à droite (Reuters)

 

François Fillon, qui a annoncé Mercredi Premier Mars 2017 sa convocation par les juges le Mercredi 15 Mars 2017 en vue de sa mise en examen, a déclaré qu'il irait jusqu'au bout de sa candidature à la présidence de la république, provoquant un début de scission dans son camp.

Le candidat de la droite et du centre, gravement fragilisé par l'enquête sur les emplois présumés fictifs de son épouse révélés le 25 janvier 2017 par le Canard Enchaîné, a dénoncé un assassinat politique et une instrumentalisation de la justice.

François Hollande lui a répliqué dans un communiqué, soulignant qu'une candidature à la magistrature suprême n'autorisait pas « à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges », une critique reprise par plusieurs autres candidats.

L'ancien premier ministre, qui répondra aux juges, a fait valoir que sa convocation intervenait deux jours avant la date limite de dépôt des parrainages d'élus.

« Par le choix de ce calendrier, ce n'est pas moi seulement qu'on assassine. C'est l'élection présidentielle. C'est le vote des électeurs de la droite et du centre qui est fauché », a-t-il lancé lors d'une déclaration solennelle à son quartier général de campagne.

« C'est au peuple français que je m'en remets, parce que seul le suffrage, et non une procédure menée à charge, peut décider qui sera le prochain président de la république française », a poursuivi François Fillon, persistant à se poser en victime.

Et de marteler, « je ne céderai pas. Je ne me rendrai pas. Je ne me retirerai pas ».

Après avoir annoncé le 26 janvier 2017 sur la première chaîne de la télévision française qu'il renoncerait s'il était mis en examen, François Fillon avait dit le 16 février 2017 au Figaro qu'il s'en remettait « désormais au seul jugement du suffrage universel ».

Invoquant le « respect de la parole donnée », Bruno Le Maire a annoncé démissionner de ses fonctions de conseiller pour les affaires internationales et européennes auprès du candidat. Une défection saluée par plusieurs de ses soutiens, Arnaud Robinet, Franck Riester, Yves Jégo et Laure de La Raudière.

Dans des rangs déjà ébranlés par la tournure des événements, les velléités frondeuses ont resurgi et non des moindres.

L'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI), parti centriste allié à François Fillon, a décidé de suspendre sa participation à la campagne dans l'attente d'une décision définitive la semaine prochaine. La tentation d'un ralliement à Emmanuel Macron grandirait en son sein.

La sarkozyste Catherine Vautrin, vice-présidente des Républicains de l’assemblée nationale, juge dans le journal l’Union « qu’il est grand temps que nous puissions avoir un autre candidat », tandis qu'un autre sarkozyste, le député des Républicains Pierre Lellouche, a demandé le retrait de François Fillon et la saisine du conseil constitutionnel en vue du report des élections présidentielles.

Selon plusieurs sources des Républicains, Nicolas Sarkozy a appelé ses troupes à soutenir son ancien premier ministre. Doutes et interrogations saisissent aussi les juppéistes.

Alain Juppé, qui se trouvait Mercredi Premier Mars 2017 à Paris pour une réunion des présidents de métropole, s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat. Le nom du maire de Bordeaux avait été de nouveau évoqué Mercredi Premier Mars 2017 comme possible recours.

Les spéculations à droite étaient à leur comble depuis l'annonce surprise, Mercredi Premier Mars 2017 peu après 8 heures du matin, du report sine die de la venue de François Fillon au salon de l’agriculture.

La nouvelle avait pris de court les membres mêmes de son entourage sur place, ainsi que les élus formant la délégation. Aucune explication n'était avancée alors que François Fillon avait appris dans la nuit, de son avocat, sa probable mise en examen le Mercredi 15 Mars 2017, selon une source proche du premier cercle.

Le candidat a alors décidé de convoquer les ténors des Républicains à son quartier général afin de décider de la marche à suivre. Il s'est également entretenu au téléphone avec Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, selon une source proche du parti.

Des scénarios contradictoires circulent sur la teneur de ces consultations. Selon un parlementaire des Républicains, François Fillon, poussé notamment par Gérard Larcher, proche de longue date, et Bruno Le Maire, se serait résolu un temps à se retirer au profit d'Alain Juppé, finaliste malheureux des élections primaires de la droite.

L'entourage du maire de Bordeaux avait affirmé à Reuters qu'il serait aux côtés de François Fillon pour sa déclaration. Gilles Boyer, ancien directeur de campagne d'Alain Juppé, avait ensuite démenti cette information sur Twitter.

Le maire de Bordeaux, resté en retrait dans la tourmente, avait réaffirmé le 21 février 2017 qu'il ne se prêterait pas à « un plan B contre la volonté de l’intéressé ». Mais à des parlementaires juppéistes, qui ont récemment déjeuné avec lui, il avait confié vouloir y aller si François Fillon le lui demandait.

« François Fillon a demandé à Alain Juppé s’il serait prêt à lui succéder. Alain Juppé lui a répondu qu'il ne le ferait que s'il le lui demandait expressément », selon ce proche du premier cercle.

C'était sans compter avec Nicolas Sarkozy et ses soutiens, mais aussi avec les quadragénaires du parti.

Selon des élus des Républicains, l'ancien président se serait catégoriquement opposé à l'option d’Alain Juppé, plaidant pour la candidature du sénateur-maire de Troyes François Baroin. Une perspective intenable pour les autres quadragénaires du parti, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

D'autres sources expliquent que Nicolas Sarkozy a exhorté son ancien premier ministre à s'accrocher. « Il lui a dit de tenir bon. Gérard Larcher lui dit qu'il faut lâcher et Jean-Christophe Lagarde lui dit que, s'il est mis en examen, les centristes ne le soutiendront pas », rapporte la source au fait des discussions.

Patrick Stefanini, son directeur de campagne condamné en 2004 avec Alain Juppé dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, a prévenu pour sa part que « si vous êtes mis en examen, moi je ne sais pas faire », ajoute cette même source.

Selon plusieurs élus, François Fillon aurait beaucoup hésité, remaniant son intervention à la dernière minute. « Il a été à deux doigts de lâcher vers 10 heures 30 mais, entre 11 heures et 11 heures 30, il s'est repris », témoigne l'un d'eux.

Le candidat, souriant, s'est finalement rendu Mercredi Premier Mars 2017 dans l'après-midi au salon de l’agriculture durant deux heures, une visite dans une cohue monstre qui s'est déroulée sans incident. Un grand rassemblement de soutien est envisagé Dimanche 5 Mars 2017 à Paris par son équipe.

« Nous sommes dans un truc de dingues », juge un parlementaire des Républicains.

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 21:05

 

Une commission de Strasbourg pour lever l'immunité de Marine Le Pen (Reuters)

 

La commission des affaires juridiques du parlement européen s'est prononcée Mardi 28 Février 2017 à une large majorité pour la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen demandée par la justice française pour diffusion d'images violentes.

Ce vote préliminaire doit être confirmé par un vote en séance plénière pour devenir définitif.

L'une des membres de la commission, Laura Ferrara, qui est en charge du dossier, a précisé qu'aucune date n'avait été encore fixée pour le vote en assemblée plénière. Une source avait auparavant évoqué un vote Jeudi 2 Mars 2017.

La candidate du Front National fait l'objet d'une enquête ouverte en France pour l'envoi, au mois de décembre 2015, d’un tweet contenant des photos d'exécution menées par l'Etat Islamique, dont celle du journaliste américain James Foley.

Si elle était confirmée, la levée de l'immunité parlementaire serait limitée aux faits incriminés et ne concernerait pas l'affaire des assistants du Front National au parlement européen, pour laquelle Marine Le Pen a refusé d'être entendue par la police la semaine dernière.

Mais elle ne serait pas sans risque pour la candidate du Front National, les faits qui lui sont reprochés étant punis de trois ans d'emprisonnement et de soixante quinze mille euros d'amende.

« Montrer l'horreur de l'islamisme, comme le nommer, c'est permettre de le combattre. Honneur à Marine Le Pen pour mener ce combat et déshonneur pour ceux qui veulent l'en empêcher », a réagi le vice-président du Front National, Florian Philippot.

Après une journée de polémique, la dirigeante du Front National avait finalement retiré de son tweet la photographie du corps décapité de James Foley le 17 décembre 2015.

« Je ne savais pas que c'était une photo de James Foley. Elle est accessible par tous sur Google. J'apprends ce matin que sa famille me demande de la retirer. Bien évidemment, je l'ai aussitôt retirée », avait-elle dit.

Le député du Front National Gilbert Collard est également visé par une enquête pour diffusion d'images violentes après avoir publié sur Twitter des images d'une victime de l’Etat Islamique. Là aussi, une demande de levée de l'immunité parlementaire a été transmise à l’assemblée nationale française.

Cette demande a été rejetée la semaine dernière par le bureau de l’assemblée nationale, qui a estimé qu'elle n'était pas suffisamment précise.

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 18:33

 

Les démocrates américains choisissent Tom Perez pour diriger le parti (Reuters)

 

Le parti démocrate, en pleine crise depuis son échec aux élections américaines, a porté Samedi 25 Février 2017 à sa tête Tom Perez, ancien secrétaire au travail de l'administration de Barack Obama, pour mener la lutte politique contre Donald Trump et les républicains majoritaires au congrès.

Les membres du comité national démocrate, chargé de promouvoir les idées du parti et de coordonner ses collectes de fonds et sa stratégie électorale, ont choisi Tom Perez au second tour de scrutin.

Ce fils d'immigrés dominicains a été préféré à Keith Ellison, soutenu par Bernie Sanders et l'aile gauche du parti. Il a obtenu deux cent trente cinq voix et son adversaire a obtenu deux cent voix.

Appuyé par des ténors de l'administration de Barack Obama, comme l'ancien vice-président Joe Biden, Tom Perez aura pour lourde tâche de rajeunir et de réunifier le parti qui est sorti profondément divisé de la lutte entre Hillary Clinton et Bernie Sanders pendant les élections primaires en vue de l'élection présidentielle.

Le comité national démocrate a été vivement critiqué pour avoir favorisé Hillary Clinton et va devoir se réconcilier avec sa base pour organiser une résistance efficace face à Donald Trump et aux républicains.

« Nous souffrons d'une crise de confiance et de pertinence », a reconnu Tom Perez, qui s'est engagé à mener la lutte contre la nouvelle administration de Donald Trump.

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 18:18

 

Avis de tempête sur la campagne de Benoît Hamon (Reuters)

 

Elu à l’élection primaire de la gauche sur une ligne frondeuse et en panne dans les sondages, Benoît Hamon est attaqué de toutes parts au Parti Socialiste, où certains dénoncent l’impasse stratégique de sa campagne présidentielle, sur fond de mouvement vers Emmanuel Macron.

Après l'accord passé avec l'écologiste Yannick Jadot et l'échec des négociations avec Jean-Luc Mélenchon, le candidat socialiste désormais allié à Europe Ecologie Les Verts (EELV) stagne en quatrième place dans les intentions de vote, autour de quinze pour cent des voix.

A moins de deux mois du premier tour des élections présidentielles, l'inquiétude ronge les rangs du Parti Socialiste, où les tenants d'une ligne sociale démocrate se désolent de voir leur candidat absent du trio de tête composé de la présidente du Front National, Marine Le Pen, et de l'ancien ministre de l’économie Emmanuel Macron, qui a pris l'avantage dans les sondages sur le candidat de la droite François Fillon.

Si certains lui reprochent d'avoir perdu trop de temps à discuter avec des formations étrangères au Parti Socialiste, la plupart des critiques ciblent le projet de Benoît Hamon, jugé « utopiste, irréaliste voire dangereux » par le député Marc Goua.

« Nous sommes extrêmement inquiets de la tournure prise par la campagne menée par Benoît Hamon et Yannick Jadot », a déclaré le député Gilles Savary au sortir d'une réunion d'une quinzaine de députés réformateurs à l’assemblée nationale, Mardi 28 Février 2017.

La réunion s'est tenue en présence de lieutenants d'Emmanuel Macron, comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le député Christophe Caresche, qui a rejoint le fondateur du mouvement En Marche, dont le programme sera dévoilé Jeudi 2 Mars 2017.

Autre converti macroniste, le député radical de gauche Alain Tourret décrit « une dynamique en train de se faire autour d’Emmanuel Macron dans tous les secteurs de l'opinion, en rupture avec le programme de Benoît Hamon qui ce n'est pas celui d'une gauche rationnelle et raisonnable marquée par l'esprit des Lumières ».

Gilles Savary décrit un moment extrêmement compliqué. « Il y a aujourd'hui des gens qui sont tentés tout de suite d'aller chez Emmanuel Macron, d'autres qui sont tentés de le faire plus tard et d'autres qui sont dans l'attentisme », a-t-il dit.

Signe de la mauvaise humeur générale, la réunion du comité parlementaire du Mardi 28 Février 2017 a fait l'objet d'une passe d'armes entre Benoît Hamon et ses contradicteurs. Les réformistes et les vallsistes ne voulaient pas aller au siège de campagne de Benoît Hamon, qui a lui-même refusé de se rendre à l’assemblée nationale, rapporte une source parlementaire.

Le résultat est que la réunion s'est tenue en terrain neutre à l'espace Tapis Rouge, non loin du quartier général du candidat qui a dit à son arrivée que le climat à l’intérieur du Parti Socialiste était excellent.

« Pendant deux ans, la gauche s'est disloquée. La responsabilité de Benoît Hamon, notre candidat, c'est de cimenter à nouveau la gauche et il s'y emploie. Ce n'est pas toujours facile et il y encore des dispersions et des ambitions », a reconnu devant la presse le député Christian Paul.

Pour son collègue Alexis Bachelay, « l'arbre de quelques voix discordantes ne saurait cacher la forêt de l'immense majorité des parlementaires qui souhaitent que Benoît Hamon l'emporte et fasse une bonne campagne ».

Le Mardi 28 Février 2017 a aussi marqué le grand retour du finaliste malheureux de l’élection primaire du Parti Socialiste, Manuel Valls.

Après de longues vacances en Espagne, l'ancien premier ministre a déjeuné avec des députés de son courant au ministère de Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, a-t-on appris de source parlementaire.

Manuel Valls réunit ses troupes à l’assemblée nationale Mardi 28 Février 2017 en fin de journée pour tenter de peser sur une campagne jugée mal engagée.

« Quand on veut être président de la république, il faut tendre la main à son camp et à ceux qui sont au sein même du Parti Socialiste. Jusqu'à présent, je n'ai pas vu cette main tendue », a déploré le député vallsiste Hugues Fourage.

Jean-Marie Le Guen a dénoncé quant à lui l’impasse stratégique dans laquelle s'est engouffré Benoît Hamon, tenant d'une ligne trop radicale à ses yeux pour séduire une majorité.

« Il ne peut pas s'adresser simplement à vingt pour cent des français qui, pour telle ou telle raison, sont sensibles à des thèmes d'une gauche radicalisée », a insisté sur Radio Télévision Luxembourg (RTL) le secrétaire d’état à la francophonie, proche de Manuel Valls.

« Nous sommes dans une élection présidentielle, il est le candidat d'un parti de gouvernement et nous ne sommes pas un parti altermondialiste pour mener la contestation sociale ».

De l'avis d'une ministre, tout devrait se jouer avant la fin du mois de mars 2017, date à laquelle la question de faire rempart au Front National deviendra prioritaire pour les socialistes, au point de les faire éventuellement basculer du côté d'Emmanuel Macron.

« Dans dix à quinze jours va se poser la question du vote utile à gauche », explique-t-elle.

 

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