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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 16:40

http://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20160810/cgt-contre-lab-un-recours-qui-continue-a-faire-des-vagues

Confédération Générale du Travail (CGT) contre Lanile Abertzaleen Batzordeak (LAB), un recours qui continue à faire des vagues

Le tribunal d'instance de Bordeaux a fait connaître les motivations de son jugement dans le recours opposant la CGT au syndicat LAB. Ce dernier en dresse une première lecture, tandis que les répercussions de cette action en justice continuent de secouer la CGT locale.

Dans un communiqué paru Mardi 9 Août 2016, le syndicat LAB a fait connaître sa première réaction à la lecture du jugement prononcé par le tribunal d'instance de Bordeaux suite au recours déposé par la CGT.

Selon LAB, il ne peut y avoir qu'une « erreur ou une mauvaise interprétation des textes dans ce verdict ». Avec, en toile de fond, le caractère prétendument régionaliste de LAB.

Selon LAB, l'argument principal utilisé par le juge chargé de ce dossier pour invalider sa candidature est de dire que l'action syndicale de LAB se situerait en dehors du périmètre géographique. Périmètre qui est désormais celui de la Nouvelle Aquitaine. Sans s'attarder sur un cours de géographie, LAB rappelle sobrement que le Pays Basque « se situe bien dans le département des Pyrénées-Atlantiques qui, lui, est bien dans la Nouvelle Aquitaine ».

Dans l'exposé du litige opposant la CGT à LAB, et avant de motiver sa décision, le tribunal bordelais mentionne l’article du code du travail qui stipule que « pour répondre aux critères de représentativité, l'organisation syndicale n'a pas besoin d'être présente sur l'intégralité du champ géographique concerné ». Difficile de dire que la cohérence du jugement saute aux yeux concernant cet aspect géographique. Pour LAB, il n’y a pas de doute, l’invalidation de sa candidature dans la Nouvelle Aquitaine est complètement infondée.

Le syndicat revient également sur l'aspect bascophone, le verdict expose que LAB « ne chercherait pas particulièrement une audience auprès des salariés non bascophones ». Et le syndicat de rappeler que ses statuts ne peuvent « laisser de place au doute » à ce sujet quant à la volonté de s'adresser à tous sans la moindre discrimination. Au vu des arguments avancés, LAB annonce se pourvoir en cassation.

Remous et départs à la CGT

A l'annonce de la décision de la CGT d'entraver la candidature de LAB aux élections dans les Très Petites Entreprises (TPE), le débat avait éclaté au sein des branches locales de la CGT.

Des syndicats, des militants ou l’union locale de Bayonne exprimant, à des degrés divers, leur désaccord.

L’union locale de Bayonne de la CGT avait exprimé son désaccord sur le fond et mis en doute l'intérêt du recours. Les débats ont dû être vifs, son secrétaire général Karl André assure quant à lui remettre en cause la forme et le fait d'avoir été mis devant le fait accompli par l'échelon national. Mais pas le fond, sur la représentativité de LAB dans ces élections ni sur la question du bilinguisme. « C'est le bilinguisme imposé qui nous dérange. C'est à LAB de s'arranger pour changer ses statuts ». Statuts dont tous n'ont pas la même lecture.

Sur la forme du recours, le regard d'autres responsables locaux diffère.

Peio Dufau, délégué de la CGT à la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF), admet que la décision a bien été prise à Paris mais ajoute que « certains responsables départementaux » ont été consultés. Des responsables départementaux jusqu'à présent muets.

Le malaise est bien palpable au niveau local. Des départs ont d'ores et déjà eu lieu à la CGT locale, « difficile à quantifier pour l'instant » selon Karl André. Une pétition a été lancée sur internet et une réunion doit se tenir Mercredi 10 Août 2016 à Bayonne, où certains mettraient sur la table une éventuelle démission massive.

Mais rien ne devrait être décidé avant le Vendredi 2 Septembre 2016, date à laquelle des cadres confédéraux se réuniront à Bayonne avec des responsables locaux. Une nouvelle fois le point de vue local risque alors de se heurter à la vision centralisatrice de la CGT.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 19:24

L'aviation turque vise l'Etat Islamique mais aussi les unités de protection du peuple (YPG) en Syrie (Reuters)

Deux avions F-16 turcs ont mené des frappes contre six objectifs du groupe Etat Islamique mais aussi contre une position des YPG, soutenue par les américains, Samedi 27 Août 2016 en Syrie, a-t-on déclaré de sources proches des services de sécurité turcs.

Un peu plus tôt, Samedi 27 Août 2016, un groupe allié aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), alliance arabo-kurde qui englobe les YPG, avait fait état du bombardement de certaines de ses positions par l'aviation turque près de Djarablous, ville-frontière du nord de la Syrie.

Les forces turques sont engagées depuis Mercredi 24 Août 2016 dans l'opération Bouclier de l'Euphrate, et sont intervenues en territoire syrien en soutien à certains rebelles syriens, qui ont pu reprendre la ville de Djarablous, jusqu'alors occupée par les djihadistes de l'Etat Islamique.

Les kurdes des YPG ont accusé Samedi 27 Août 2016 l'armée turque de se livrer à une escalade dans le nord de la Syrie, en évoquant la présence de véhicules militaires turcs dans le secteur de la ville syrienne de Kobani, ce qu'un responsable turc a démenti.

Dans un communiqué, les YPG affirment que l'armée turque a procédé à des tirs d'artillerie Vendredi 26 Août 2016 contre une localité des environs de Kobani et qu'elle a fait également usage d'armes lourdes contre des positions des YPG dans la région d'Afrin située, elle, dans le nord-ouest de la Syrie.

Accrochages à al Amarna

L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) a lui aussi rapporté que des véhicules militaires turcs étaient entrés en Syrie non loin de Kobani et que des engins de terrassement avaient érigé des murs de terre. Mais pour un responsable turc, les engins de terrassement, protégés par des véhicules militaires, sont entrés en action sur la frontière, non loin de Kobani, mais sans entrer en Syrie.

Des rebelles syriens appuyés par Ankara ont livré par ailleurs des combats à des insurgés opposés à la Turquie, Samedi 27 Août 2016 dans le nord de la Syrie, a-t-on appris auprès de sources proches des deux camps.

Ces accrochages ont eu lieu au niveau de la localité d'al Amarna, à dix kilomètres au sud de la ville de Djarablous.

Les deux camps ont donné des informations contradictoires sur les parties impliquées dans ces affrontements.

A en croire l'administration à majorité kurde du nord-est de la Syrie, des blindés turcs ont progressé en direction d'al Amarna, où ils se sont heurtés aux combattants du conseil militaire de Djarablous, allié des FDS qui englobe les YPG.

Selon l'administration à dominante kurde, certains rebelles syriens combattaient aux côtés des blindés turcs et aucun milicien kurde n'a pris part à cet engagement.

En revanche, selon le chef d'un groupe rebelle soutenu par la Turquie, les insurgés syriens ont affronté les kurdes des YPG en lisière d'al Amarna.

Ce chef rebelle, Ahmed Osman, qui dirige le groupe Sultan Mourad, a démenti que des chars turcs soient engagés dans ce secteur.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 15:46

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/08/26/en-irak-le-ministre-de-la-defense-chute-avant-la-bataille-de-mossoul_4988368_3218.html

En Irak, le ministre de la défense chute avant la bataille de Mossoul

Le ministre de la défense, Khaled al Obeidi, paye à son tour les divisions et luttes d’influence au sein de la classe politique irakienne. Arrivé à la tête du ministère au mois d'octobre 2014, ce sunnite originaire de Mossoul a été destitué par le parlement, Jeudi 25 Août 2016. Lors d’un vote secret, les députés ont approuvé une motion de censure à son sujet, par cent quarante deux voix contre cent deux voix et dix huit abstentions.

Sa destitution pourrait ouvrir une période de vacance à la tête de ce ministère-clé, alors que se prépare l’offensive pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville d’Irak, aux mains de l’organisation Etat Islamique. Elle est un nouveau signal inquiétant de la fragilité de l’assise du premier ministre Haïdar al Abadi au pouvoir.

Fidèle d'Haïdar al Abadi, ouvertement pro-américain et réfractaire à la participation des milices chiites de la mobilisation populaire dans la lutte contre l’Etat Islamique, Khaled al Obeidi était dans le collimateur de l’ancien premier ministre Nouri al Maliki et de ses partisans au sein de la coalition chiite au pouvoir.

Il était devenu l’un des points de cristallisation de la rivalité déclarée dans le camp chiite, au sein même du parti al Daawa, entre Nouri al Maliki et son successeur, Haïdar al Abadi. Les partisans de Nouri al Maliki ont su jouer des divisions dans le camp sunnite pour réussir à l’écarter.

La rivalité politique entre le parti Mouttahidoun, dont est issu Khaled al Obeidi, et le parti islamique irakien, auquel appartient le président du parlement, le sunnite Salim al Joubouri, proche de Nouri al Maliki, a tourné à la confrontation personnelle. La défiance affichée par le ministre de la défense lors de son audition par le parlement, au début du mois d'août 2016, a ouvert les hostilités dans le camp sunnite.

En réponse aux allégations de corruption concernant des contrats d’armement portées contre lui, Khaled al Obeidi a répondu par des accusations de malversations contre le président du parlement et cinq autres députés. Après une enquête rapide, la justice a classé l’affaire.

« J’ai essayé par tous les moyens de lutter contre la corruption, mais il semble que ses tenants soient les plus forts, que leurs voix soient plus fortes et que leurs menées soient plus tenaces », a commenté le ministre sur Facebook, après le vote. Sa destitution est vue comme un « dangereux précédent » par Patrick Martin, du think tank américain Institute for the Study of War (ISW). « Cela fait peser une menace sur le maintien au pouvoir d'Haïdar al Abadi lui-même », poursuit-il.

Ses détracteurs, encore plus nombreux depuis qu’il a annoncé au mois de février 2016 vouloir instaurer un gouvernement de technocrates pour mener à bien des réformes contre la corruption, se sont jusqu’à présent retenus de l’acculer à la démission, sous la pression de Washington et Téhéran, qui redoutent une vacance au pouvoir.

La désignation d’un nouveau ministre de la défense pourrait se révéler être une gageure. Son homologue à l’intérieur n’est, à titre d’exemple, toujours pas désigné, près de deux mois après la démission de l’ancien ministre, Mohammed al Ghabban. « Il va être difficile de remplacer une personne aussi compétente que Khaled al Obeidi. Il faut un candidat qui convienne et soit consensuel », ajoute Patrick Martin.

Le consensus sera difficile à réaliser dans le camp sunnite, plus que jamais divisé.

Traditionnellement réservé à un sunnite, ce portefeuille pourrait en cas de blocage finir par leur échapper au profit d’un chiite.

Cette destitution ne pouvait intervenir à pire moment pour le pays, alors que se prépare la bataille pour libérer Mossoul. « A court terme, sa destitution n’aura pas beaucoup de conséquences. La coordination de la bataille est faite par le commandement central des Etats-Unis », nuance Patrick Martin.

Au moment où le parlement votait la destitution de Khaled al Obeidi, le bureau du premier ministre annonçait la libération complète d'al Qayyarah, à soixante kilomètres au sud de Mossoul. Cette victoire va permettre à l’armée irakienne et à la coalition internationale de parachever l’aménagement de la base aérienne d'al Qayyarah en poste avancé pour les opérations de Mossoul.

« Pour les américains, ce qui pourrait être problématique serait d’être face à quelqu’un de moins coopératif », ajoute Patrick Martin. Des divergences demeurent autour du plan de reconquête de Mossoul et du sort de cette ville à majorité arabe, où vit une minorité kurde, après la bataille. Les autorités de Bagdad et du Kurdistan irakien ne sont pas encore tombées d’accord sur une répartition des rôles entre les combattants kurdes peshmergas et les forces armées irakiennes.

Les représentants sunnites de Mossoul et de la province de Ninive refusent, pour leur part, la participation des milices chiites qui composent les forces paragouvernementales de la mobilisation populaire. Bagdad et Washington sont, eux, disposés à intégrer ces forces, qui se sont rendues incontournables dans la lutte contre l’Etat Islamique, à la bataille. L’annonce, faite au début du mois d'août 2016 par un porte-parole de la mobilisation populaire qu’un rôle de premier plan serait confié au général iranien Qassem Soleimani dans les opérations de Mossoul a renforcé les craintes des chefs sunnites.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 15:22

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/08/27/le-regime-d-assad-celebre-l-evacuation-du-fief-rebelle-de-daraya-dans-la-banlieue-de-damas_4988782_3218.html

Le régime de Bachar al Assad célèbre l’évacuation du fief rebelle de Daraya, dans la banlieue de Damas

Par Laure Stephan, correspondante du Monde à Beyrouth

Les traits tirés et le visage fermé, parfois en larmes, des centaines d’adultes et d’enfants de Daraya ont quitté, Vendredi 26 Août 2016, cette ville de la banlieue de Damas, l’un des berceaux de la révolte contre le régime de Bachar al Assad, dont l’évacuation a commencé.

Après avoir, pendant quatre ans, imposé un siège implacable à Daraya, où seul un convoi de nourriture de l’Organisation des Nations Unies (ONU)est entré durant cette période, les autorités ont obtenu ce qu’elles attendaient, la reddition des rebelles, à la suite d’un accord avec une équipe de la ville chargée de négocier. Celui-ci prévoit que le fief rebelle soit entièrement vidé des combattants et des habitants. La perte de Daraya, lieu symbolique et l’une des places fortes de l’insurrection dans les environs de la capitale, est une défaite pour la rébellion.

« Dans la guerre, on gagne et on perd des batailles. Nous avons perdu cette bataille », constate Hussam Ayash, un activiste du conseil local de Daraya joint au téléphone. « Mais nous continuerons notre engagement. Daraya, ce n’est pas seulement un lieu, c’est un esprit », dit-il en référence à la résistance civile qui s’était organisée dans la ville, dont plusieurs figures emblématiques de la révolte de 2011 étaient originaires. « Les gens sont tristes et épuisés. Ils quittent leur terre. Nous avons vécu avec la mort pendant quatre ans », ajoute le militant. Selon le conseil local, l’évacuation devait prendre fin Samedi 27 Août 2016.

« Idlib sera leur tombeau »

C’est à l’entrée d’une ville en ruines, détruite à près de quatre vingt dix pour cent et déjà vidée de l’essentiel des civils à cause des bombardements de l’armée et des combats entre militaires et rebelles, que se sont rassemblés Vendredi 26 Août 2016 les premiers habitants à partir, avec leurs maigres effets. Près des bus, des volontaires du Croissant-Rouge syrien, seule organisation humanitaire impliquée dans l’évacuation, étaient présents, ainsi que des soldats.

Des images retransmises par des télévisions prorégime présentes sur place ont montré les militaires brandir leur kalachnikov en signe de défi, alors que l’un des bus quittait Daraya.

Selon les termes de l’accord, les centaines de rebelles et leurs proches vont rejoindre la région d’Idlib. Ce fief de l’opposition est tenu par la coalition Jaïch al Fatah, dominée par des groupes radicaux et djihadistes.

Les insurgés de Daraya sont pour leur part principalement issus des brigades des Martyrs de l'Islam et d’Ajnad al Cham, alliance de groupes islamistes. « Idlib sera leur tombeau », a affirmé à l’agence Associated Press un soldat présent à Daraya. C’est également vers cette province du nord-ouest de la Syrie qu’avaient été acheminés les combattants de Zabadani, une localité proche du Liban, évacuée cet hiver.

Les autres familles de la ville, où restaient entre quatre mille et huit mille civils, ont commencé à être transférées vers des abris collectifs, dans une zone agricole au sud de Damas sous contrôle gouvernemental. Selon une source humanitaire, les modalités de leur réinstallation sont encore floues.

La détérioration des conditions de vie, dans la ville assiégée depuis le mois de novembre 2012, semble avoir été l’un des facteurs décisifs poussant rebelles et activistes à chercher un accord avec les autorités.

Selon une opposante syrienne exilée en Turquie, Noura al Jizaoui, un ultimatum a également été donné par le régime aux rebelles de Daraya, « se rendre ou être tués ». Cette militante a souligné que l’évacuation forcée intervenait quatre ans presque jour pour jour après un effroyable massacre dans la ville commis, selon des témoins et des Organisations Non Gouvernementales (ONG), par des miliciens du régime de Bachar al Assad.

« Le monde regarde »

Pour le pouvoir, la chute de Daraya, à la position stratégique, proche de Damas et de l’aéroport militaire de Mazzé, où se trouve le siège des services de renseignement de l’armée de l’air, s’ajoute aux gains enregistrés par l’armée dans les environs de la capitale au cours des derniers mois. La reconquête des zones insurgées dans cette région apparaît comme une priorité des autorités. Le carré insurgé doit, dans l’immédiat, être transformé en zone militaire.

Vendredi 26 Août 2016, l’envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan De Mistura, a affirmé que son bureau n’avait pas été consulté au sujet de l’accord sur l’évacuation des habitants de Daraya. Il a jugé la situation à Daraya extrêmement grave. « C’est tragique que les appels répétés à lever le siège de Daraya, en place depuis le mois de novembre 2012, et à l’arrêt des combats n’aient jamais été entendus ». Le monde regarde, a-t-il ajouté.

Des propos qui risquent peu de conforter la population de Daraya. Pour ses militants, le départ auquel les habitants sont forcés marque un nouvel échec de la communauté internationale dans le conflit syrien.

« C’est une honte pour elle », dit Hussam Ayash. Comme les autres activistes civils craignant d’être arrêtés s’ils rejoignent une zone sous contrôle gouvernemental, il devait, Samedi 27 Août 2016, partir pour Idlib.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 15:01

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/08/27/burkini-une-victoire-de-l-etat-de-droit_4988785_3232.html

Une victoire de l'état de droit

Editorial du Monde

Au bout du compte, et comme il se doit en démocratie, c’est la force du droit qui l’a emporté. Au terme de plusieurs semaines d’une controverse envahissante qui a parfois frisé l’hystérie, le conseil d'état a rendu, Vendredi 26 Août 2016, une décision qui, par sa sagesse et son argumentation juridique, replace la sulfureuse affaire du burkini dans l’espace qu’elle n’aurait jamais dû quitter, celui du droit.

C’est le droit qui régit l’exercice de la liberté et de la laïcité. La plus haute juridiction administrative française s’est donc attachée à l’examen de ces règles et à leur application dans le contexte du port du burkini, vêtement d’inspiration religieuse et musulmane, sur des plages publiques françaises à un moment de menace terroriste élevée et alors que le traumatisme de l’attentat islamiste de Nice, qui a provoqué la mort de quatre vingt six personnes, Jeudi 14 Juillet 2016, est encore très vif.

Selon les juges du conseil d'état, les risques de trouble à l’ordre public invoqués par la municipalité de Villeneuve-Loubet pour justifier son arrêté d’interdiction du port de vêtements religieux ne sont pas établis par les faits présentés. L’arrêté contesté a donc « porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ». Son exécution est, en conséquence, suspendue.

Comble de l’absurdité

Quelles que soient les réactions d’une poignée de maires qui ont affirmé dans la soirée vouloir maintenir des arrêtés similaires dans leur municipalité, l’arrêt du conseil d'état a valeur de jurisprudence et s’imposera aussi à eux. Cette décision fournit une occasion salutaire de mettre un terme à une polémique trop souvent exploitée avec des arrière-pensées électorales et la classe politique ferait bien de s’en saisir. Suscitant incompréhension et stupéfaction à l’étranger, l’affaire du burkini a atteint le comble de l’absurdité avec des interventions de policiers en tenue intimant l’ordre à des femmes de se déshabiller, scènes dûment répercutées dans la presse mondiale et sur les réseaux sociaux, pour le plus grand bénéfice de ces mêmes extrémistes islamistes que les partisans de l’interdiction du burkini veulent combattre.

Le conseil d'état a ainsi rappelé les principes qui fondent la laïcité. On peut désapprouver le port du burkini ou du voile et être choqué par l’atteinte qu’il porte à la dignité des femmes. Mais l’interdiction n’est pas la solution magique. La liberté religieuse reste la règle et la république s’honore à la faire respecter tant que l’ordre public n’est pas menacé.

Il reste que si le droit a été dit, et bien dit, le débat n’est pas clos pour autant. Le débat sur la place de l’islam dans notre société est légitime, y compris dans le difficile contexte actuel.

Premières concernées, les femmes doivent y prendre la part qui leur revient. Le fait que les deux ministres qui se sont opposées à la position radicale du chef du gouvernement, Manuel Valls, dans cette affaire soient des femmes, Najat Vallaud-Belkacem et Marisol Touraine, est révélateur. Les femmes musulmanes, notamment, doivent aussi être entendues.

Mais si ce débat doit avoir lieu, il est essentiel que la classe politique l’aborde rationnellement, sereinement et honnêtement. Trop souvent, depuis la tragédie de Nice, les français ont fait preuve de plus de dignité et de responsabilité que leurs élus. Le plus grand service que ceux-ci puissent rendre à leur pays est de cesser de jeter de l’huile sur le feu.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 19:27

https://nuitdebout.fr/blog/2016/08/20/nuit-debout-fete-sa-rentree

Nuit Debout fait sa rentrée

Nous vous attendons place de la République à Paris pour reprendre nos échanges et participer à nos débats

Mercredi 31 Août 2016 à 16 heures, exposition de la commission Jeux Debout, présentation de l’association SHARE et de l’association DAL

Mercredi 31 Août 2016 à 18 heures 30, concert de Mathieu

Mercredi 31 Août 2016 à 19 heures, assemblée populaire animée par la commission Economie Politique.

Mercredi 31 Août 2016 à 21 heures, pique nique

Jeudi Premier Septembre 2016 à 16 heures, expositions de la commission Jeux Debout et de la commission Ecologie

Jeudi Premier Septembre 2016 à 18 heures, qu’est-ce qu’une Temporary Autonomous Zone (TAZ) ?

Jeudi Premier Septembre 2016 à 19 heures, assemblée populaire, les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII) et les Zones A Défendre (ZAD), comment s’organise la lutte au niveau local ?

Jeudi Premier Septembre 2016 à 19 heures 30, ouverture de Cantine Debout

Jeudi Premier Septembre 2016 à 21 heures 30, projections de « la valeur de la terre », court métrage sur la disparition des terres agricoles, et du « dernier continent », film sur la ZAD de Notre Dame Des Landes (NDDL)

Vendredi 2 Septembre 2016 à 16 heures, installation artistique Barricade par Arts Visuels Debout

Vendredi 2 Septembre 2016 à 17 heures, réunion des Nuits Debout d’Ile de France

Vendredi 2 Septembre 2016 à 18 heures, retour sur les rencontres inter-Nuits Debout de l’été, NDDL, Bure, Camp Climat, Paimpont et Vélo Debout

Vendredi 2 Septembre 2016 à 19 heures, assemblée populaire en association avec d’autres Nuits Debout

Vendredi 2 Septembre 2016 à 19 heures 30, ouverture de Cantine Debout

Vendredi 2 Septembre 2016 à 21 heures, lectures poétiques de Cécile

Vendredi 2 Septembre 2016 à 21 heures 30, concert de Chanson Debout d’Abou Baka, musique comorienne

Samedi 3 Septembre 2016 à 16 heures, conférence avec Dimitri Courant sur le thème « des assemblées citoyennes tirées au sort pour changer la politique », table ronde sur les pressions mises sur les syndicats en France et atelier de composition musicale de Chanson Debout

Samedi 3 Septembre 2016 à 17 heures, conférence avec Laurent Mauduit sur le thème de « main basse sur l’information » et atelier sur les mandats des élus, cadre, contrôle et limites.

Samedi 3 Septembre 2016 à 19 heures, parade autour de la Barricade érigée par Arts Visuels Debout et assemblée populaire animée par la commission Démocratie Sur La Place (DSLP).

Samedi 3 Septembre 2016 à 19 heures 30, ouverture de Cantine Debout

Samedi 3 Septembre 2016 à 21 heures, concert multi-groupes de Chanson Debout, Grenouilles Mortes, Infecticid et RN Vin

Dimanche 4 Septembre 2016 à 17 heures, Orchestre Debout

Dimanche 4 Septembre 2016 à 17 heures 30, retour sur la situation des migrants à Paris

Dimanche 4 Septembre 2016 à 18 heures, conférence avec Alexandre Jardin sur le thème « des jurys citoyens pour quoi faire »

Dimanche 4 Septembre 2016 à 19 heures, assemblée populaire animée par la commission DSLP.

Dimanche 4 Septembre 2016 à 19 heures 30, ouverture de Cantine Debout

Dimanche 4 Septembre 2016 à 21 heures, lecture spectacle Résolution

Dimanche 4 Septembre 2016 à 21 heures 30, bal populaire

Pendant les cinq jours, il y aura en permanence une exposition de photographies de l’initiative Nuit Debout Partout, une exposition-présentation de quatre appels portés par différentes Nuits Debout du mouvement, une collecte d’idées et de propositions de tous pour l’avenir du mouvement des Nuits Debout et la réunion de rentrée et d’accueil des différentes commissions de la place.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 18:30

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/08/03/le-labour-premiere-victime-du-brexit_4977679_3214.html

Le parti travailliste britannique au risque de la scission

Par Philippe Bernard, correspondant permanent du Monde à Londres

Lundi 22 Août 2016

Permanences vandalisées, noms d’oiseaux échangés et accusations réciproques d’intimidation, rien ne va plus au parti travailliste britannique, en proie à une violente bataille de direction qui risque de déboucher, cet automne, sur une scission historique. Le parti travailliste, parti emblématique de la gauche européenne, créé en 1900 dans le sillage du mouvement syndical britannique, pourrait être la première grande victime du Brexit.

Curieuse bataille, car le parti souffre moins d’une querelle de chefs que d’une absence de véritable leader. Curieuse encore parce que l’élément déclencheur du conflit, le vote du Jeudi 23 Juin 2016 pour la sortie de l’Union Européenne, n’est pratiquement pas débattu.

En apparence, la situation est simple, le leader du parti travailliste, Jeremy Corbyn, soixante sept ans, issu de son aile gauche, a été mis en cause pour son peu d’enthousiasme à défendre l’Union Européenne lors du référendum. Visé par un vote de défiance de soixante quinze pour cent des députés de sa propre formation, il affronte pendant tout l’été le député Owen Smith au cours d’une campagne électorale interne qui doit les départager. Les militants voteront à partir du Lundi 22 Août 2016 jusqu’au 21 septembre 2016 et le nom du vainqueur doit être annoncé le 24 septembre 2016.

Mais cet étrange duel est loin de se résumer à un calendrier. La rébellion des députés contre Jeremy Corbyn risque de tourner court. Mal préparés et incohérents, les élus, qui personnifient traditionnellement la légitimité du parti, ont maladroitement tenté de pousser leur dirigeant à la démission. Il s’y est refusé en se prévalant du vote de soixante pour cent des militants qui l’ont élu au mois de septembre 2015. Or, aucun responsable alternatif ne s’impose naturellement et les députés ont peiné à s’accorder sur un nom. David Miliband, mis hors course au profit de son frère Ed Miliband en 2010, n’est plus candidat et le brillant député Chuka Umunna, qui a jeté l’éponge en 2015 alors qu’il était favori, ne s’est pas lancé dans la bataille.

Dimanche 21 Août 2016, Sadiq Khan, le populaire nouveau maire de Londres, a tenté de mettre son poids dans la balance, soutenant Owen Smith, « toutes les mesures disponibles indiquent que si Jeremy Corbyn reste leader, le parti travailliste ne gagnera probablement pas les prochaines élections. Jeremy Corbyn a montré qu’il n’était pas capable d’organiser une équipe efficace et il a échoué à obtenir la confiance et le respect des britanniques ».

Totalement inconnu il y a deux mois, Owen Smith, le député finalement désigné pour affronter seul Jeremy Corbyn, se proclame aussi radical que lui, il prône notamment la renationalisation des chemins de fer, mais plus crédible pour battre la nouvelle première ministre, Theresa May, lors d’un prochain scrutin. Sous Jeremy Corbyn, le parti travailliste est devenu la risée du pays, a estimé Owen Smith dans un entretien au Guardian. Selon lui, « Jeremy Corbyn n’est pas assez solide pour défendre les positions du parti travailliste » face aux conservateurs et les principes qu’il défend ne sont que du vent, car il n’a pas la moindre chance d’être élu.

Pourtant, ce gallois de quarante six ans, ancien producteur à la British Broadcasting Corporation (BBC) et ancien lobbyiste du laboratoire pharmaceutique Pfizer, n’affiche lui-même que peu d’expérience politique, conseiller ministériel sous Tony Blair et Gordon Brown, élu député en 2010, il n’a été ministre du travail du cabinet fantôme de Jeremy Corbyn que pendant neuf mois.

Résultat, Jeremy Corbyn, dont la cote de popularité est catastrophique, seize pour cent contre cinquante deux pour cent pour Theresa May, le programme politique des plus vagues, « lutter contre les discriminations et les inégalités », et les prestations publiques soporifiques, s’avère le grand favori parmi les adhérents. Tous les sondages prédisent qu’il sera reconduit à la tête du parti travailliste au mois de septembre 2016, au grand dam des députés. « C’est une campagne sur comment nous faisons de la politique dans notre société. Est-ce la politique des élites ou celle des gens exprimant leurs opinions, leurs espoirs », a déclaré Jeremy Corbyn, Lundi Premier Août 2016, devant cinq mille partisans à Liverpool, en dénonçant « ceux qui nous disent de faire des compromis avec la philosophie conservatrice ».

Imaginé par Ed Miliband pour diminuer le poids des syndicats et inauguré en 2015, le nouveau mode d’élection du chef du parti fait la part belle aux adhérents recrutés en quelques clics sur internet. L’élection totalement inattendue de Jeremy Corbyn s’explique par l’irruption massive de jeunes séduits par sa dénonciation de l’injustice sociale et par l’entrisme de groupes d’extrême gauche. Momentum, le courant qui défend Jeremy Corbyn, s’avère aujourd’hui plus efficace sur les réseaux sociaux que Saving Labour, le mouvement qui veut le débarquer.

Quelque cent quatre vingt trois mille nouvelles adhésions ont été enregistrées juste avant la clôture des inscriptions pour le vote, portant les effectifs du parti à un niveau jamais atteint, cinq cent mille membres, et renforçant probablement la majorité corbyniste. Sur le terrain, les tensions se multiplient. « Tous ces gens, les nouveaux adhérents venus de l’extrême gauche, arrivent dans notre parti et disent aux vieux adhérents de ma circonscription qui font tout le travail, toutes les campagnes, bas les pattes », a résumé à la BBC le député Chuka Umunna.

Plusieurs élus se plaignent d’être harcelés localement, traités de « vermine blairiste », du nom de l'ancien premier ministre travailliste converti au libéralisme, parce qu’ils ne soutiennent pas Jeremy Corbyn.

L’extrême droite en embuscade

La base contre les élus, le parti travailliste reproduit le grand fossé qu’a creusé le référendum entre deux légitimités. Au parlement, le cœur de la démocratie britannique, une large majorité des députés défendent le maintien dans l’Union Européenne à rebours de leurs électeurs. Au parti travailliste, les trois quarts des députés ne veulent plus de Jeremy Corbyn, estimant que ce vieux militant protestataire ne répond pas aux tentations nationalistes et xénophobes qui se sont manifestées dans l’électoral populaire du parti travailliste lors du référendum et qu'il ne les conduira jamais au pouvoir. Les adhérents, eux, le plébiscitent.

Theresa May n’a fait qu’une bouchée de Jeremy Corbyn lors de leur premier face-à-face, le 20 juillet 2016. Auy lieu de mettre Theresa May sur le gril à propos du Brexit, Jeremy Corbyn a réclamé une enquête sur les violences policières contre les mineurs en grève en 1984. L’interrogeant sur la précarité de l’emploi et les patrons voyous alors qu’il est lui-même remis en cause, il s’est attiré une réplique cinglante, « un patron qui n’écoute pas ses salariés, cela ne vous rappelle personne ».

L’impasse est telle que la perspective d’une scission du parti travailliste est dans tous les esprits, même si le système électoral à un tour ne laisse guère de chance à une troisième force politique. Si Owen Smith détrônait Jeremy Corbyn, ce dernier, désavoué, transformerait probablement Momentum en parti politique. Mais si le leader du parti confirme son autorité, les députés qui le rejettent n’auront probablement d’autre choix que de fonder une organisation centriste, capable d’attirer les quarante huit pour cent d’électeurs orphelins du Brexit. Que deviendrait alors le gros tiers des électeurs du parti travailliste qui a voté pour quitter l’Union Européenne ? L'United Kingdom Independant Party (UKIP) n’attend que cela.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 17:52

http://www.revolutionpermanente.fr/Video-Le-NPA-manifeste-contre-l-interdiction-du-burkini-a-Leucate-Plage

Action contre l'islamophobie en marge de l'université d'été du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Le NPA manifeste contre l’interdiction du burkini à Leucate Plage

Jeudi 25 Août 2016, les centaines de militants et sympathisants du NPA présents à l'université d’été du NPA à Leucate ont organisé une manifestation contre l’interdiction du burkini, dans cette ville proche de Perpignan où le maire des Républicains Michel Py a pris un arrêté interdisant le burkini.

Brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « non à l’islamophobie » et « non à l’interdiction du burkini », les manifestants se sont dirigés vers la plage puis sont rentrés habillés dans l’eau en scandant les slogans « ce n'est pas le burkini qui ruine la société, c’est la loi travail et l'état policier », ou encore « trop couvertes ou pas assez, c’est aux femmes de décider ».

Après cette action symbolique, ils ont pris la direction de la mairie de Leucate pour protester contre la politique islamophobe et raciste du gouvernement et des mairies et pour exiger la levée des différents arrêtés pris à l’encontre des femmes musulmanes.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 17:37

Le conseil d’état suspend l’arrêté du maire de Villeneuve Loubet contre le burkini (Reuters)

Le conseil d’état a suspendu Vendredi 26 Août 2016 l’arrêté du maire de Villeneuve Loubet interdisant aux baigneurs portant des vêtements ostensiblement religieux l'accès aux plages de Villeneuve-Loubet, dans le département des Alpes-Maritimes.

La plus haute juridiction administrative avait été saisie en urgence par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF), qui jugeaient ce type d'arrêté liberticide.

Plusieurs dizaines de maires, la plupart membres du parti des Républicains, ont pris depuis la fin du mois de juillet 2016 ce type d'arrêtés au nom de risques de troubles à l'ordre public.

« Il ne résulte pas de l'instruction que des risques de trouble à l'ordre public aient résulté, sur les plages de la commune de Villeneuve-Loubet, de la tenue adoptée en vue de la baignade par certaines personnes », écrit Vendredi 26 Août 2016 dans son ordonnance le juge des référés du conseil d’état.

« En l'absence de tels risques, l'émotion et les inquiétudes résultant des attentats terroristes, et notamment de celui commis à Nice le Jeudi 14 Juillet 2016, ne sauraient suffire à justifier légalement la mesure d'interdiction contestée ».

Pour le conseil d’état, le maire de Villeneuve-Loubet ne pouvait édicter cette interdiction « sans excéder ses pouvoirs de police. L'arrêté litigieux a ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d'aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle », conclut-il.

Le maire de Sisco maintient son décret

Lionnel Luca, maire des Républicains de Villeneuve-Loubet devait s'exprimer Vendredi 26 Août 2016 à 17 heures 30, selon ses services.

A l'audience, l'avocat de la ville, François Pinatel, avait assuré Jeudi 25 Août 2016 que les burkinis y étaient devenus pléthoriques avant le 5 août 2016, quand l'arrêté a été pris, et contribuaient à crisper le climat « dans une région fortement éprouvée par les attentats ».

L'avocat de la LDH, Patrice Spinosi, a salué Vendredi 26 Août 2016 une décision « qui a vocation à faire jurisprudence. Aujourd'hui, tous les arrêtés qui ont été pris doivent se conformer à la décision du conseil d’état », a-t-il estimé. « Logiquement, les maires devraient retirer ces arrêtés, le cas échéant des actions judiciaires sont susceptibles d'être introduites contre ces arrêtés ».

Le maire socialiste de Sisco, en Haute-Corse, Ange-Pierre Vivoni, qui avait pris un arrêté contre le burkini après une rixe attribuée à tort au port de ce vêtement entre des riverains et une famille d'origine maghrébine, a exclu de le retirer.

« Aujourd'hui, toute provocation peut mettre le feu aux poudres », a-t-il expliqué sur BFM Télévision. « Ici, la tension est très forte », a-t-il assuré.

Le maire des Républicains de la Ciotat a quant à lui fait savoir qu'il ne souhaitait pas s'exprimer sur le sujet.

La polémique sur le burkini exacerbe les tensions en France et divise le gouvernement, où deux ministres ont pris leurs distances avec la multiplication des arrêtés d'interdiction, soutenus par le premier ministre, Manuel Valls.

Une claque pour le premier ministre

Sans trancher le débat, François Hollande a indirectement évoqué la question, Jeudi 25 Août 2016, en appelant tous les citoyens à « se conformer aux règles, sans provocation ni stigmatisation ».

« Le conseil d’état s'est exprimé en droit. J'espère qu'il va clore cette mauvaise polémique », a réagi sur BFM Télévision Razzy Hammadi, porte-parole du Parti Socialiste.

Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), reçu cette semaine en urgence par le ministre de l’intérieur pour lui faire part de la profonde inquiétude des musulmans de France, a également estimé que cette décision du conseil d’état allait dans le bon sens et était de nature à apaiser le débat.

« C'est une décision qui va mettre fin au raidissement de certains hommes politiques », a déclaré à Reuters Abdallah Zekri, secrétaire général du CFCM, rappelant que le burkini n'avait rien à voir avec la religion.

« C'est une claque pour le premier ministre et un coup de pied au derrière pour Nicolas Sarkozy », a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy, qui voit dans le port du burkini une provocation, a annoncé Jeudi 25 Août 2016 qu'il souhaitait une loi l'interdisant sur tout le territoire français.

Les Républicains déposeront dès la rentrée parlementaire une proposition de loi visant à sécuriser les décisions des maires qui ont pris des arrêtés contre le burkini, a annoncé un porte-parole de la formation de droite, Guillaume Larrivé.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 19:48

http://www.bretagne-info.org/2016/08/24/le-nouveau-leader-de-podemos-pour-lindependance-de-landalousie

http://www.publico.es/politica/lider-del-sindicato-andaluz-trabajadores.html

Le nouveau leader du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) dont le prédécesseur siège pour Podemos est en faveur de l’indépendance de l’Andalousie

Mercredi 24 Août 2016

Les militants du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Quimper ont traduit du castillan l’article qui suit relatant les positions de Podemos Andalousie en faveur de l’indépendance de cette nation.

Nous reproduisons cet article, car nous avons déja consacré des brèves au fait national andalou et parce que nous souhaiterions que les laudateurs de Podemos en Bretagne et en France , toujours très hostiles aux revendications indépendantistes ou simplement à celle en faveur du droit à l’auto détermination du peuple breton le lisent. Cela alimentera peut-être leur réflexions sur le caractère pluri national de l’état français et sur l’indissociabilité du combat de classes et de celui pour le droit à l’auto gouvernance des peuples sans état ici aussi.

Cette publication intéressante ne doit pas nous faire oublier non plus combien Podemos en Catalogne, au Pays Basque ou en Galice, semble bien moins engagé dans la perspective de rupture avec l’état central.

Par ailleurs d’autres organisations se revendiquent en faveur de l’indépendance de l’Andalousie, comme Andalucia Communista, Jaleo et Nacion Andaluza.

Le successeur de Diego Cañamero de Podemos à la direction du SAT demande l’indépendance de l’Andalousie.

Pour Oscar Reina, cela « facilitera le développement économique et social » de l’Andalousie et il considère les nationalismes de Catalogne et du Pays Basque comme des nationalismes frères.

Le porte-parole du SAT, Oscar Reina, qui a remplacé à ce poste Diego Cañamero de Podemos, a déclaré que « l’indépendance de l’Andalousie facilitera le développement des processus économiques et sociaux » et considère comme des frères les catalans et les basques.

« Nous devons aller ver plus de souveraineté, d’indépendance et de ressources propres », a déclaré Oscar Reina, qui a souligné que le SAT est un syndicat organisé en assemblées, républicain, de gauche et souverainiste andalou. Bien que le séparatisme ne soit qu’un courant au sein de l’organisation, il y est majoritaire selon les statuts du syndicat lui-même.

« Etre radical, c’est aller à la racine du problème et le problème de l’Andalousie est le même qu’il il y a cent ans, ne pas avoir la capacité de décider de ses propres ressources », a réitéré Oscar Reina. Sur les processus catalans et basques, le leader du SAT a dit que « bientôt l’Andalousie sera libre aussi, le vrai souverainisme andalou doit libérer et transformer l’Andalousie, nous sommes nationalistes pour être internationalistes, parce qu’un travailleur est le même partout », a-t-il ajouté.

« Les processus basques et catalans sont simplement plus avancés ». Oscar Reina les a également considérés comme des « frères de processus, parce que ce qui est en cause, c’est de s’organiser par le bas afin que la voix des peuples dans les parlements soit entendue, nous croyons profondément que plus de détermination donnera lieu à plus de démocratie ».

Il a également dit que « le SAT n’est pas identifié à un parti », mais que son prédécesseur, Diego Cañamero, a dit que « là où est Diego Cañamero est la voix du syndicat », car c’est « un exemple de cohérence politique ».

Un fils d’ouvriers journaliers et ancien conseiller municipal

Oscar Reina a vingt six ans, il a travaillé dans l’agriculture et la construction, il a eu le bac, il a deux frères, il est le fils de journaliers à qui il doit sa conscience politique et il a été conseiller municipal de Gilena, dans la province de Sevilla, qu’il a quitté pour être à la tête du SAT dont il est secrétaire général.

Bien qu'il n'ait pas été condamné, plusieurs procédures judiciaires pèsent sur lui pour les occupations des domaines de Somonte, dans la province de Córdoba, et de Las Turquillas, dans la province de Sevilla, et pour l’attaque de deux supermarchés, dont il dit que « j'espère que cela ne va pas avoir de conséquences criminelles parce que je n’en ai pas profité ni fait de mal à personne, j’ai défendu le bien social de l’Andalousie, comme Blas Infante, le père de la patrie andalouse, le voulait ».

Le SAT revendique environ cinq mille militants qui paient des cotisations mais, en comptant ceux qui ne peuvent pas payer, on peut atteindre près de vingt cinq mille militants.

Créé en 2007 à l'université Pablo de Olavide de Sévilla, le SAT a eu aussi dans ses rangs des professeurs d’université, comme Isidoro Moreno et Sergio Pascual.

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