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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 19:49

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/11/27/affaire-traore-le-risque-d-un-climat-deletere-a-beaumont-sur-oise_5038915_3224.html

 

Affaire Traoré, le risque d’un climat délétère à Beaumont-sur-Oise

 

Deux frères d’Adama Traoré, mort le Mardi 19 Juillet 2016 lors de son interpellation par des gendarmes, ont été incarcérés. Les autorités craignent que la situation ne s’envenime.

 

Par Julia Pascual

 

Dimanche 27 Novembre 2016

 

Un climat délétère s’est installé cette semaine à Beaumont-sur-Oise, une commune du Val-d’Oise où un jeune de vingt quatre ans, Adama Traoré, est mort lors de son interpellation par des gendarmes, le Mardi 19 Juillet 2016. Alors qu’une instruction est ouverte pour déterminer les causes du décès, un conflit s’est cristallisé entre la famille du défunt, qui soupçonne une bavure, et la municipalité de Beaumont-sur-Oise. Il a notamment débouché sur l’incarcération de deux frères d’Adama Traoré, poursuivis pour des faits d’outrages et de violences à l’encontre de gendarmes et de policiers municipaux, dans l’attente de leur procès au mois de décembre 2016.

Les faits qui leur sont reprochés remontent au Jeudi 17 Novembre 2016. La maire de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI), Nathalie Groux, avait convoqué un conseil municipal au cours duquel elle souhaitait demander la prise en charge de ses frais de justice.

L’élue a en effet déposé plusieurs plaintes pour menaces de mort et outrages, au moins trois, d’après nos informations, et elle a annoncé vouloir porter plainte pour diffamation contre une sœur d’Adama Traoré, Assa Traoré, qui a déclaré, dans une émission de Canal Plus que « la maire a choisi son camp et de quel côté elle se met, du côté des gendarmes et de la violence policière ». La famille Traoré reproche notamment à la mairie de s’être opposée à l’organisation d’événements tels qu’une marche blanche, une œuvre de charité ou un tournage vidéo.

Deux vidéos qui décrivent comment la situation a dégénéré

Le conseil municipal, auquel souhaitaient assister, en protestation, des membres de la famille Traoré et leurs soutiens, a finalement été annulé, l’opposition refusant de siéger. Dans un procès-verbal que le Monde a pu consulter, les gendarmes saisis de l’enquête en flagrance ont procédé à l’exploitation de deux vidéos prises ce jour-là et qui décrivent comment la situation a dégénéré. Selon eux, alors que la salle du conseil est presque pleine, la « tension monte » parmi la soixantaine de soutiens qui réalisent qu’ils ne pourront pas tous entrer.

« Assa Traoré se montre véhémente. Des cris et slogans retentissent à l’extérieur, des personnes veulent rentrer », disent les gendarmes. Ils ajoutent que « les individus les plus virulents tentent de forcer le passage. On entend distinctement pédé, enculé et fils de pute. Une policière municipale reçoit un coup de poing au visage alors qu’elle vient de disperser, au gaz lacrymogène, des assaillants venus à son contact ». Au bout d’une vingtaine de minutes, le calme revient et « les manifestants quittent les lieux ».

Quelques jours plus tard, Bagui et Youssouf Traoré sont interpellés.

Huit gendarmes et policiers municipaux ont porté plainte et les désignent comme les auteurs des faits d’outrage. Ils accusent aussi Bagui Traoré d’être celui qui a agressé la policière municipale. « Les forces de l’ordre ont identifié les deux frères car ils sont connus et reconnus », explique l’avocate des fonctionnaires, Caty Richard.

L’exploitation des images vidéo ne permet cependant pas « d'identifier formellement » Bagui Traoré, même si les gendarmes pensent qu’il correspond à l’individu vêtu d’une veste beige qui frappe furtivement la policière. Quant à son frère, Youssouf Traoré, « sa tenue vestimentaire ne nous permet pas de le repérer utilement sur les images à notre disposition », disent les enquêteurs. Pour autant, les deux hommes, de vingt cinq ans et de vingt deux ans, sont interpellés le Mardi 22 Novembre 2016 et déférés en vue de leur comparution immédiate, Mercredi 23 Novembre 2016.

Les deux frères sont placés en détention provisoire

Considérant que l’affaire n’est pas en état d’être jugée, notamment parce que des confrontations ont encore lieu deux heures avant l’audience et qu’il estime que d’autres témoins doivent être auditionnés, leur avocat, Yassine Bouzrou, demande un délai de jugement. Il l’obtient mais, dans l’attente, les deux frères sont placés en détention provisoire. Le parquet de Pontoise décide, en outre, de mettre à exécution une peine de six mois de prison dont avait écopé Bagui Traoré en 2013 et pour laquelle il devait obtenir un aménagement.

La décision est justifiée « vu l’urgence et la commission de faits nouveaux ». « C’est illogique dans la mesure où il est présumé innocent pour les faits du Jeudi 17 Novembre 2016 », dénonce son avocat, Yassine Bouzrou, dont le recours en référé-liberté contre le placement en détention provisoire devait être examiné Lundi 28 Novembre 2016. Interrogée par l’Agence France Presse (AFP), Assa Traoré dénonce, pour sa part, une « vengeance » du tribunal de Pontoise après le dépaysement à Paris de l’enquête sur la mort d’Adama Traoré.

Yassine Bouzrou devait également déposer une plainte en dénonciation calomnieuse à l’encontre de la policière municipale. Dans sa constitution de partie civile, que le Monde a consultée, celle-ci reconnaît ne pas avoir « clairement aperçu son agresseur ». Elle fait, en outre, valoir un certificat médical d'Interruption Totale de Travail (ITT) de huit jours alors que l’unité médico-judiciaire de Pontoise ne lui a finalement octroyé qu’un jour d’ITT du fait de maux de tête, d’une irritation des yeux par le gaz lacrymogène et d’une douleur à la mâchoire.

« S’agissait-il d’un certificat médical de complaisance », interroge Yassine Bouzrou.

Des commentaires de l’édile qui enveniment les choses

Déterminé à porter la riposte sur le terrain judiciaire, l’avocat a également fait un signalement auprès du procureur pour « provocation directe à un attroupement armé ». Il reproche à la maire de Beaumont-sur-Oise d’avoir partagé un commentaire le Dimanche 13 Novembre 2016 sur son profil Facebook qui disait « que les citoyens de souche s’arment et viennent en aide à nos pauvres policiers sans recours ». Un commentaire qui n’a pas manqué d’envenimer le conflit entre l’édile et la famille Traoré ou leurs soutiens, au titre desquels figure le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) de France.

Il est aussi reproché à Nathalie Groux d’avoir déclaré dans le Parisien du Jeudi 24 Novembre 2016 que « c'est effroyable et impensable ce que vivent les beaumontais. Les gens sont tellement excédés qu’ils sont prêts à sortir avec des armes pour se battre ». L’élue réagissait à l’incendie volontaire d’un bus la nuit qui a suivi l’incarcération des frères Traoré. Des événements condamnés par la famille.

« Treize individus ont tendu un traquenard à un chauffeur de bus. C’est un raid de cinq minutes. Il n’y a pas eu d’affrontement », détaille le colonel Charles-Antoine Thomas, commandant du groupement de gendarmerie du Val-d’Oise. Il relativise toutefois, « ce qui se passe n’a rien à voir avec les cinq nuits d’insurrection armée qui ont eu lieu au mois de juillet 2016 après la mort d’Adama Traoré. A l’époque, nous avons dénombré soixante tirs d’armes de chasse. Treize policiers et gendarmes ont été blessés par ces tirs ».

Depuis l’incendie du bus, « les nuits ont été extrêmement calmes », souligne à son tour le directeur de cabinet du préfet, Jean-Simon Merandat. D’importants renforts de gendarmes mobiles ont notamment été dépêchés sur place. Mais Jean Simon Merandat insiste, « la réponse ne peut pas être que sécuritaire. Nous voulons entamer un travail de médiation pour renouer les liens avec la population ». Le colonel de gendarmerie Charles Antoine Thomas abonde, « notre but, c’est l’apaisement. Nous avons intensifié un travail de porte-à-porte pour que les gens voient que nous sommes là pour eux et pas uniquement le casque sur la tête contre les casseurs ».

Un travail de relégitimation complexe alors que toute la lumière n’a pas été faite sur la responsabilité éventuelle des gendarmes dans la mort d’Adama Traoré. Le colonel Charles Antoine Thomas dit « attendre sereinement la justice », tout en défendant l’innocence de ses troupes.

Et il prévient « qu'il va falloir qu’on vive ensemble ».

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 19:15

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article177

 

Distinguons sérieusement

 

Par Jacky

 

Dimanche 20 Novembre 2016

 

Tout d’abord, la police est une institution et un corps d’état chargé de faire appliquer la loi. Mais pour être plus clair, il y a la police qui court après les bandits, mais pas tous, et celle qui encercle et réprime les manifestations, mais pas toutes.

Il s’agit d’un parti, c'est l’état, son bureau politique, c'est le gouvernement, et son service d’ordre inféodé, c'est la police.

Et puis survient Viry-Châtillon et Nuit Debout sur la place de la République à Paris.

Il y a ceux qui défendent une zone commerciale de la drogue et ceux qui défendent le droit à la dignité contre la loi travail scélérate. Ne pas confondre.

La police, aux ordres des gouvernements de droite ou de gauche, ne fait pas la distinction, tous des casseurs.

Bien sûr, ceux de Viry-Châtillon qui ont balancé un engin incendiaire sur la voiture de police sont des délinquants. Mais dans ces zones de relégation la police ne fait pas de distinction entre les délinquants et tous les laissés pour compte.

Distinguons toujours.

Au même titre, il nous faut distinguer l’immense majorité des manifestants et les quelques dizaines d’imbéciles qui croient faire la révolution en déglinguant des abris bus ou les vitrines de la Société Générale. Tant et si bien qu’on en arrive à dire que si la loi travail est passée, c’est à cause de ces imbéciles, « un comble ».

La police, elle, n’a pas fait de distinction entre les manifestants.

Elle a même organisé des provocations sur ordre du gouvernement et justifier ainsi des violences. Lanceur de Balle de Défense (LBD), grenades, œil perdu, mort de Rémi Fraisse, ce ne sont pas des petits bobos.

À charge pour les médias de relayer les violences en façonnant l’opinion.

Car enfin, il nous faut préciser distinctement, la police institution de l’état, qui est chargée du maintien de l’ordre, celui du CAC 40, fondé sur les lois de l’état de droit et donc le droit de se défendre par la grève et la manifestation.

Et il y a des policiers, proches du burn-out, qui manifestent pour protester contre leurs conditions de travail.

Encore une fois, distinguons en regardant de plus près. Ces policiers qui manifestent dans l’illégalité ne demandent pas de meilleures conditions dans leur métier pour assurer le « respect de la loi », mais pour plus de liberté d’action, pour ne pas être gênés par des tribunaux pointilleux, par une police des polices qui enquête et convoque un des meneurs. Ils veulent le droit de tirer comme les gendarmes. Ils veulent faire peur en attendant les machines à tuer pour ceux qui défendent une meilleure condition d’existence.

Ces policiers veulent se substituer au pouvoir judiciaire.

François Hollande a déjà commencé à creuser le sillon en imposant l’état d’urgence qui ne nous protège en rien contre les terroristes.

Distinguons toujours, il y a les bandits de Viry-Châtillon qui veulent tuer pour plus de liberté d’action dans leur business. Il y a des gendarmes qui balancent des grenades pour tuer. Il y a des policiers qui s’assoient à trois sur la poitrine d’un individu pour tuer.

Ce sont des délinquants. Comme ce policier qui balance un coup de poing à un lycéen déjà maitrisé par deux de ses collègues. C’est un délinquant, il a dit au juge qu’il avait « manqué de discernement car énervé ». Les curés qui abusent des enfants sont des délinquants à mettre au trou avec ceux qui les protègent.

Il n'y a pas d’impunité pour tous les délinquants. Sont aussi des délinquants les instigateurs de la loi travail d’une grande violence. Sont des délinquants ceux qui acceptent de harceler les salariés de la Poste et dont certains se suicident.

Ces délinquants sont pour un ordre policier pour la société civile en attendant un réel état policier. Le gouvernement socialiste est en train de leur en offrir les prémices avec un grand fichier. Contre la violence d’état, je suis pour l’autodéfense et donc répondre à la violence par la violence.

J’ai envie de dire, comme Louise Michel, que « devant un gouvernement maudit, je suis anarchiste ».

Les jeunes du Grand Banquet ont choisi un titre pour leur gazette, « A l’abordage ». J’aime beaucoup, mais ils n’écoutent pas les vieux. Ils ont raison.

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 18:52

 

http://www.pcf.fr/94143

 

Résultat du vote des communistes pour 2017

 

Cinquante quatre pour cent des voix pour la première option, des communistes unis pour faire grandir le rassemblement

Suite à la conférence nationale du Samedi 5 Novembre 2016, les cent vingt mille membres du Parti Communiste Français (PCF) étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l'ont fait sur la base de l'analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour le premier tour des élections présidentielles. La discussion des communistes a confirmé l'inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d'extrême-droite et de populismes rétrogrades, et elle a aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d'espoir.

Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d'esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent.

Sur les cinquante six mille trois cent soixante cinq cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, quarante mille neuf cent trente sept, soit soixante douze pour cent des inscrits, ont voté du Jeudi 24 Novembre au Samedi 26 Novembre 2016.

Plus de quatre vingt douze pour cent ont adopté la résolution stratégique « unis pour l'humain d'abord, les communistes en campagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017, porter un pacte d'engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé, construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l'austérité et présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidats capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement.

Sur le choix présidentiel, cinquante quatre pour cent des exprimés ont voté pour la première option, qui devient de ce fait la décision du PCF, et quarante six pour cent ont voté pour la deuxième option. Le comité exécutif national appelle donc l'ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé.

Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu'aient été leurs choix, l'unité des communistes est désormais indispensable. Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu'il a exprimés.

C'est dans cet état d'esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l'ensemble du comité exécutif national, s'engageront au service du choix démocratiquement effectué.

La première option retenue par la majorité des votants est celui d'une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité ». Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible ».

Le conseil national du PCF se réunira le Jeudi Premier Décembre 2016 pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix, porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche et impulser notre campagne et la désignation de nos candidats pour les élections législatives.

Le comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidats, la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales et la construction des rassemblements nécessaires. Le 14 janvier 2017, le conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections.

Le comité exécutif national remercie les secrétaires départementaux, les conseils départementaux et les secrétaires de sections pour l'organisation du vote qui s'est déroulé dans de très bonnes conditions. Il félicite tous les communistes pour la qualité du débat mené. Aujourd'hui, le choix des communistes nous engage. Soyons ensemble pour le mettre en œuvre.

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 18:26

 

http://www.anti-k.org/2016/11/26/ce-que-je-sais-que-fut-loci-livre-temoignage-de-420-p

 

http://www.luttedeclasse.org/dossier44/oci_112016.pdf

 

Ce que je sais que fut l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI), témoignage de quatre cent vingt pages de Pierre Salvaing

 

Jeudi 3 Novembre 2016

 

Voici comment Pierre Salvaing se présente

 

« J’ai milité à l’OCI, puis à ce qui s’est appelé le Parti Communiste Internationaliste (PCI) à partir de 1968, durant plus de vingt ans. J’avais commencé à militer très activement au Comité de Liaison des Etudiants Révolutionnaires (CLER) et aux groupes Révoltes quelques mois seulement après mon arrivée à Paris en septembre 1965, où j’étais étudiant à la Sorbonne. Le 12 février 1966, j’ai demandé à Claude Chisserey, qui dirigeait alors tout le secteur jeune, de faire partie du CLER. J’étais alors dans ma vingtième année.

Par la suite, après mon départ volontaire du PCI en juin 1989, après quelques années de flottements, de recherches, de discussions et de combats politiques, j’ai été coopté en 1992 au comité construit et dirigé par Stéphane Just. Après la mort de Stéphane Just, le 12 août 1997, j’ai continué de militer dans un comité qui a aussitôt commencé à éclater, à se diviser et à se combattre férocement. J’ai participé à la direction d’un petit noyau intitulé regroupement pour la construction du Parti Ouvrier Révolutionnaire (POR) et de l’Internationale Ouvrière Révolutionnaire (IOR) entre 2002 et 2005. Je l’ai quitté au mois de septembre 2005, non par désaccord, mais parce que j’étais épuisé physiquement et psychiquement par un combat dont je ne voyais pas l’issue positive.

Ce n’est qu’à la fin de 2014 que je me suis senti avoir reconstitué assez de forces pour tenter d’élucider les raisons pour lesquelles le combat entamé par l’OCI avait été un échec ».

 

Table des matières du témoignage de Pierre Salvaing

 

Introduction

Première partie, analyses justes et pronostics faux

Une erreur de rythme jamais corrigée, les thèses de 1972 et de 1973

De 1968 à 1981, les congrès de l’OCI et la Vérité annoncent la tempête

La situation française à partir de 1968

Le Chili entre 1971 et 1973 et la Bolivie

Europe et Amérique

La révolution portugaise

Autre pronostic discutable, l’Espagne

L'Italie, la Grande-Bretagne et l'Allemagne

Qu’est devenue la révolution iranienne ?

Le Nicaragua

Qu’est devenue la révolution politique ?

Deuxième partie, l'OCI aux prises avec sa construction

L’hypothèse de la Ligue Ouvrière Révolutionnaire (LOR)

L’alternative de la LOR est envisagée

Au commencement étaient les principes, le centralisme démocratique

L'affaire Varga

L’organisation de jeunesse, moteur de la construction de l'OCI

Rencontres avec d’anciens dirigeants étudiants

La marche à la crise

Le rapport Sorel sur l’organisation

L'affaire Berg

Pierre Lambert face au comité central, la mise au pas de l'OCI

Le cas de la Corrèze

Ombres et lumières sur la marche en avant

La question des cotisations

L’OCI, l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) Indépendante et Démocratique et l'élection de François Mitterrand

Troisième partie, le basculement

Deux lettres de mlilitantes étudiantes

Le grand tournant

L'OCI de 1974 à 1981

Ce qu'écrivait Stéphane Just en 1984

L'OCI comme conseiller spécial de François Mitterrand

La fausse proclamation du PCI

Les laborieux débuts du PCI

La question de la laïcité, comme cheval de Troie dès la proclamation du PCI

La question de la laïcité et la destruction de la Fédération de l'Education Nationale (FEN)

Deux exemples d'indépendance réciproque entre le PCI et les syndicats

Quatrième partie, vers la liquidation

Comment est né le Mouvement Pour un Parti des Travailleurs (MPPT) ou comment est mort le PCI

Stéphane Just à propos de la démocratie

George Orwell avait raison

Lettre de l'ancien camarade Mazel

Les premiers pas du MPPT

Extinction définitive de la flamme de la révolution prolétarienne

 

Conclusion du témoignage de Pierre Salvaing

 

A y avoir ainsi plongé dans le cours tumultueux de ses années, les méandres de ses textes, les catastrophes de ses chutes et l’égarement de ses bras, nous voyons que le rivière OCI n’a pas atteint la mer. Je m’autorise cette seule métaphore parce que c’est la fin de ce travail. Ce ne sont pourtant pas des réflexions sentimentales que m’occupent en terminant, c’est la suite, ce qui vient. L’entreprise si valeureuse, entamée à une cinquantaine vers le milieu des années 1950, a échoué, la quatrième internationale est définitivement morte. Et la disparition de la perspective de la révolution politique oblige à considérer que le programme de transition de 1938 demande certains aménagements d‘importance.

Une Internationale ouvrière révolutionnaire demeure plus que jamais nécessaire et à mes yeux la seule issue possible pour la survie de l’humanité. Celle-ci paraît à brève échéance sérieusement menacée. Il me paraît douteux, voire impossible, que la future Internationale, pour peu qu’elle ait le temps de se former, ressemble formellement à ce que fut le parti victorieux de la révolution d’octobre 1917 et le fonctionnement qu’il impulsa internationalement.

Ce qui a permis, au début des années 1960, à l’OCI de sortir de ce tout petit groupement de militants rescapés, c’est la jeunesse. Quand la direction de l’OCI et du PCI sacrifia sa jeunesse, à commencer par sa jeunesse étudiante, au profit de manœuvres d’appareil et de combinaisons dites politiques, elle se condamnait avec certitude.

La prise de l’UNEF engagea ce sacrifice dès 1971, mais c’était alors une nécessité impérieuse, totalement justifiée. Par la suite, la direction de l’OCI fit de cette nécessité vice. C’est pourquoi la direction jeune n’est pas directement responsable de la corruption politique et matérielle pour certains où une grande partie d’entre elle sombra.

Le petit groupe qui survécut de la crise pabliste des années 1950 dut une grande part de sa survie aux alliances que Pierre Lambert sut passer avec des morceaux d’appareil, notamment dans la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière. Sans quoi il aurait été écrasé à la fois par l’appareil stalinien, le secrétariat unifié de la quatrième internationale et les pressions de l’ensemble de la société bourgeoise.

Alexandre Hébert et sa région nantaise furent très probablement le vecteur central de ce sauvetage. Cela s’est retourné ensuite dans son contraire. On ne laisse pas dans le corps d’un opéré les instruments, corps étrangers, qui ont servi à le sauver.

Peut-être que, pour n’avoir pas su rompre avec des méthodes qui avaient été nécessaires à une époque donnée, la direction de l’OCI, ramenée à Pierre Lambert, s’est empêchée de résoudre le problème, capital au sens propre, de l’évolution nécessaire de son organisation, la construction d’une véritable direction.

Il y a eu hésitation, durant des années, puis décision, décision d’isolement, durant d’autres années, de la décision à la réalisation, puis de destruction accélérée.

De même, dans les années 1960, l’OCI, pour résister à la terreur politique instaurée par l’appareil stalinien, dut se muscler et faire un usage politique de la force physique.

Par la suite, cet usage fut souvent dénaturé, jusqu’à servir dans et contre ses propres rangs. C’est pourquoi aussi certains appareils, surtout celui de la CGT Force Ouvrière, s’en louèrent et louèrent ses services, qui peuvent se prolonger encore aujourd’hui.

L’histoire de l’OCI et du PCI est donc à bien des égards celle d’une corruption. Je n’entends pas ici ce terme dans le sens qu’il a pris aujourd’hui, celui de la corruption matérielle. Je pense à la corruption des métaux et à leur oxydation.

L’OCI et le PCI se sont oxydés pour n’avoir pas su construire leur revêtement protecteur, leur direction collective, leur véritable liberté d’élaboration et de discussion et leur véritable démocratie interne. Ils se sont corrompus par la tête.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 17:21

 

https://www.npa2009.org/idees/culture/cinema-la-sociale

 

La Sociale, un film de Gilles Perret sorti le Mercredi 9 Novembre 2016.

 

Ce film documentaire est un hommage à la sécurité sociale de 1945 et aux militants qui ont participé à sa création. La réalisation est vivante alternant images d’archives, de témoignages et d'analyses.

Les interventions des ennemis de la sécurité sociale sont sans ambiguïté. Claude Reichman, du mouvement de libération de la sécurité sociale, ne veut plus de cotisations obligatoires à ces « voleurs » et Denis Kessler, du mouvement des entreprises de France (MEDEF), exige uniquement des assurances et des fonds de pension.

Hélas ce ne sont pas uniquement des élucubrations. Les réformes récentes du gouvernement, la protection universelle maladie (PUMA), ou internes aux caisses, le Traitement en Réseau de l'Assurance Maladie (TRAM), d’autres en cours d’élaboration, la fusion entre la Contribution Sociale Généralisée (CSG) et les impôts et le prélèvement à la source, et de nombreux rapports, comme par exemple le rapport relatif à la réforme des Affections de Longue Durée (ALD), préparent la fiscalisation et le démantèlement des organismes pour détruire les fondements de la sécurité sociale.

Dans ce documentaire, il y a beaucoup d’interventions portant sur les origines et les fondements de la sécurité sociale, ses effets positifs, les attaques patronales, les ordonnances de 1967 et la privatisation des hôpitaux. Ce sont de bonnes contributions aux débats et aux luttes à engager pour défendre et reconquérir la sécurité sociale.

Fruit d’un rapport de forces social

Colette Bec, sociologue, participe au débat sur les luttes lorsqu’elle regrette la stratégie gestionnaire et le manque de projet politique des syndicats sur la sécurité sociale. Cela se reflète dans les interventions du secrétaire général de la Confédération Générale du Travail (CGT), Philippe Martinez, même s’il montre à juste titre que le terme de charges sociales n’est pas neutre, et du secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, qui voit dans la sécurité sociale une valeur républicaine, et bien évidemment dans l'intervention du secrétaire général de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), Laurent Berger, qui veut la rendre plus efficace en accompagnant les réformes avec le patronat.

Cependant, nous ne partageons pas l’opinion de la sociologue lorsqu’elle évoque le « consensus atypique entre chrétiens démocrates, gaullistes, socialistes et communistes pour une société juste et solidaire », alors que c’est bien le rapport de forces sociales qui a permis la création de la sécurité sociale. La bourgeoisie a cédé provisoirement pour ne pas tout perdre et elle a préparé sa revanche dès le début des années 1950.

Enfermées dans la coalition gouvernementale entre le Parti Communiste Français (PCF), la Section Française de l'Internationale Ouvrière (SFIO) et le Mouvement Républicain Populaire (MRP), ou la soutenant, les organisations ouvrières dominantes n’ont pas cherché à mobiliser les travailleurs pour contrer les mutuelles, les médecins et les patrons, qui ont bloqué la mise en œuvre de plusieurs principes fondamentaux, comme l'universalité, et qui ont imposé la présence des patrons dans les conseils d’administration, de vingt cinq pour cent en 1945 jusqu’à devenir prédominante en 1965, alors que ce n’est pas à eux de gérer notre salaire socialisé.

Un hommage sans réserve est rendu tout au long du film à Ambroise Croizat. Ministre de la sécurité sociale, il a bien contribué à la fondation de celle-ci et il a signé l’ordonnance de sa création en 1945. Mais à la même époque, ministre du travail, il a appliqué la stratégie du PCF en lançant « la bataille de la production » pour reconstruire l'état capitaliste, étouffant les grèves, qualifiées « d’arme des trusts» par Maurice Thorez.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 16:35

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/11/24/entre-italie-et-france-la-vallee-de-la-roya-solidaire-avec-les-migrants-a-perdu-son-insouciance_5036885_3224.html

 

A la frontière italienne, la vallée de la Roya solidaire des migrants

 

Les habitants se sont organisés pour accueillir et aider les réfugiés venus à pied de Vintimille, malgré la multiplication des poursuites judiciaires pour délit de solidarité.

 

Par Maryline Baumard

 

Jeudi 24 Novembre 2016

 

L’affaire semble rodée. Sur le parking de la gare, la voiture s’arrête face à l’accès aux quais. Quatre jeunes hommes en descendent et suivent la conductrice. Hawat, Benet, Mickaël et Daniel ont une vingtaine d’années, ils ont parcouru sept mille kilomètres depuis l’Erythrée, mais sont peu familiers du train. Comme elle le ferait pour ses enfants, la conductrice distribue sandwichs et conseils.

En retour, une infinie reconnaissance pour celle qui les a hébergés, nourris et conduits vers cette petite gare discrète, se lit dans leurs yeux fatigués. Daniel, plus que les autres, est sensible à cet acheminement loin de Nice, lui qui par cinq fois déjà a été refoulé de France vers l’Italie. Mais pas de temps lundi pour les effusions, le train n’attend pas.

A la même heure, dans une autre gare du Var, se rejoue la même scène, à quelques variantes près, puisque cette fois, ils sont huit à reprendre la route du nord, après leur pause forcée dans la vallée de la Roya.

Dimanche 20 Novembre 2016, cette vallée située entre Nice et la frontière italienne affichait complet. Il n'y a pas de touriste en cette saison. Mais depuis une semaine, les arrivées de migrants en provenance du camp de la Croix-Rouge à Vintimille, juste derrière la frontière, ont été nombreuses. Là bas, même avec les deux grandes tentes installées le Vendredi 18 Novembre 2016, les exilés n’ont pas tous un morceau de matelas. Vintimille est un peu le Calais italien, un lieu où l’on reprend des forces afin d’esquiver les contrôles frontaliers.

La police, la gendarmerie et même l’armée tentent en effet d’empêcher les entrées en France, soit en refusant l’admission sur le territoire à ceux qui sont repérés aux points de passage autorisés, soit en opérant des contrôles dans la bande des vingt kilomètres. La préfecture des Alpes-Maritimes annonce trente deux mille interpellations en 2016, contre vingt sept mille en 2015, preuve que le dispositif de contrôle des frontières, annoncé comme antiterroristes, est surtout antimigrants.

Comme les passages par la route côtière ou en train sont devenus difficiles, les migrants quittent Vintimille à pied par la montagne et arrivent au petit matin à Breil-sur-Roya, le premier village français. Ceux qui ne sont pas tombés de fatigue avant, s’effondrent littéralement en comprenant qu’ils sont là dans une enclave française en territoire italien et qu’avec les premières neiges, il leur faut repasser par l’Italie pour rallier Nice.

Une histoire de fou à laquelle, sans carte, ils ne comprennent rien.

« Quand on te dit que t’es en France, tu penses à Paris », sourit Daniel, qui ajoute un « mais c’est plus compliqué que cela ». Et en effet, la vallée de la Roya se referme sur eux comme un piège, souricière juste adoucie par un large déploiement d’humanité.

A Breil sur Roya, les deux mille quatre cent habitants ne sont pas tous pour les migrants. Comme ailleurs, il y a les dénonciations et le vote pour le Front National. Mais il y a aussi ceux qui accueillent en silence. Il se cache comme un gène d’accueil dans l’ADN de cette vallée, italienne jusqu’en 1945 et française depuis.

Le lieu a vu passer tant d’invasions pour avoir été sur la route du sel et peut-être même sur le chemin emprunté par Hannibal en 218 avant notre ère. Et puis, la vallée a elle aussi connu son exil quand les villages ont été, au mois d'octobre 1944, vidés de force par les allemands. Le soir au coin du feu, on se raconte encore le grand-père parti pour Turin, marchant à côté de sa charrette. Une image que réveillent ceux qu’on appelle « les fantômes de la vallée ».

Dimanche 20 Novembre 2016, les matelas libres étaient rares dans la trentaine de « maisons qui accueillent ». Tôt le matin, en bas du village, le chien de Cédric Herrou avait aboyé, signalant deux arrivées. Françoise Cotta, l’avocate installée à l’autre bout de la commune avait croisé trois nouveaux se lavant dans une fontaine, après trois jours d’errance dans la montagne. « Avec vingt-trois gars sous les tentes dans le jardin de Cédric Herrou et pas loin de vingt dans la maison de Françoise Cotta, nous devons bien avoir cent cinquante à deux cent migrants hébergés dans la vallée. Il va falloir penser au voyage », résume un des membres de Roya Solidaire, l’association locale autour de laquelle se cristallise l’aide.

Lundi 21 Novembre 2016 à 12 heures donc, Hawat, Benet, Mickaël et Daniel ont fermé leur sac à dos. Huit autres ont dit adieu au jardin de Cédric Herrou et à ses poules en liberté à l’ombre des oliviers. Une fois établi que la voie était bien libre, grâce aux contacts dans la vallée et sur la route, une voiture-balai a ouvert le petit convoi des exfiltrés de la Roya. Chaque conducteur ayant un œil sur son téléphone qui pouvait à tout moment annoncer un passage au plan B.

Ici, la prudence est désormais de mise. Même si les interpellations dans cette vallée ne représentent qu’un cinquième du total comptabilisé à cette frontière, la Roya est dans la ligne de mire. Les interpellations, gardes à vue et la pression policière s’abattent avec systématisme sur les aides aux migrants du lieu et leur relais dans la vallée.

Mercredi 23 Novembre 2016, Pierre-Alain Mannoni, un enseignant-chercheur à l’université de Nice Sophia Antipolis, était jugé pour avoir pris dans sa voiture trois jeunes érythréennes blessées qu’il emmenait chez le docteur. Le procureur a demandé six mois de prison avec sursis. Le jugement sera rendu le 6 janvier 2017.

Dimanche 20 Novembre 2016, Hubert Jourdan a passé une partie de sa journée en garde à vue pour avoir transporté un migrant. Claire Marsol vient d’être condamnée en première instance à mille cinq cent euros d’amende pour avoir déposé des migrants à la gare. Tous font partie du large réseau qui gravite autour de Roya Solidaire, capable d’envoyer des gens partout en France avec une assistance à chaque changement de train.

Dans le village de Breil sur Roya, Cédric Herrou est la figure emblématique du combat. L’ancien organisateur de concerts devenu paysan passera en justice le 4 janvier 2017, poursuivi comme les autres pour « aide à l’entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière ».

Très en vogue sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, entre 2007 et 2012, le délit de solidarité, comme l’appellent les associations, passible de cinq ans d’emprisonnement et de trente mille euros d’amende, fait son grand retour depuis 2015. « En plus du retour de l’usage de cet article, que la gauche a réécrit mais pas supprimé, toutes sortes d’autres chefs d’accusation servent désormais à entraver les actions citoyennes qui s’opposent aux politiques mises en œuvre », analyse Violaine Carrère du Groupe d'Information et de Soutien des Travailleurs Immigrés (GISTI), le groupe de soutien aux migrants. C’est exactement ce qui arrive à Cédric Herrou poursuivi aussi pour avoir ouvert un local aux migrants, afin de libérer son jardin.

« Je n’arrive pas à me dire que nous faisons quelque chose d’interdit », rétorque pourtant l’avocate Françoise Cotta, en contemplant son salon rempli de mineurs venus seuls de Guinée-Conakry, d’Ethiopie ou d’Erythrée, et qui sans elle dormiraient dehors dans la montagne.

« D’un côté, un article de loi précise que nous ne devons pas laisser un mineur déambuler sur la route. De l’autre, si nous prenons un sans-papiers, nous sommes en défaut. N’y aurait-il pas un problème », s’interroge-t-elle.

Cédric Herrou, qui avait aussi dix mineurs chez lui, a passé sa matinée du Lundi 21 Novembre 2016 à tenter de joindre l’aide sociale à l’enfance, qui doit les prendre en charge. Mercredi 23 Novembre 2016 dans l'après-midi, la préfecture a répondu que trois avaient été emmenés et déclarait par la voix de François-Xavier Lauch, le directeur de cabinet du préfet, avoir proposé que « les gendarmes et la Police de l'Air et des Frontières (PAF) viennent chercher les autres ». Cédric Herrou refuse, échaudé par le renvoi en Italie d’une partie de ceux que la police avait emmenés une première fois.

La préfecture dément renvoyer des enfants, mais les humanitaires affirment unanimement que c’est la pratique dans ce département qui a accueilli mille cinq cent mineurs en 2015 mais seulement deux cent trente huit cette année. Une chute à mettre en lien avec l’explosion partout ailleurs du nombre de mineurs voyageant seuls.

Aujourd’hui la Roya Solidaire est fatiguée et se bat pour que les autorités françaises fassent leur travail d’accueil. « Si nous n'avions pas toute cette détresse sous notre nez, nous nous concentrerions sur notre activité professionnelle. Mais c’est une faute morale de ne pas tendre la main », analyse Nathalie Masseglia, une habitante. Françoise Cotta veut, elle, croire que « la force de la mobilisation fera bouger les lignes ». Mais déjà, elle reconnaît que, face à tant de souffrance, « nous avons tous perdu une partie de notre insouciance ».

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 15:29

 

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/espagne-les-deputes-relevent-le-salaire-minimum-malgre-l-opposition-du-gouvernement-619165.html

 

Les députés relèvent le salaire minimum malgré l'opposition du gouvernement espagnol

 

 Par Romaric Godin

 

La gauche s'est unie pour voter en faveur d'un relèvement de quarante pour cent du salaire minimum sur trois ans, suivant ainsi le chemin du Portugal, une défaite politique pour Mariano Rajoy.

Mariano Rajoy a beau avoir été réélu président du gouvernement espagnol le 31 octobre 2016, sa majorité n'est que relative et dépend du bon vouloir du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Cette nouvelle donne risque de lui compliquer la vie pendant les prochaines années. Il l'a appris à ses dépens le Mardi 22 Novembre 2016. La chambre basse des Cortes, le congrès des députés, a en effet approuvé une proposition de loi qui prévoit un relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel (SMI) de six cent cinquante cinq euros mensuels aujourd'hui à huit cent euros en 2018 et à neuf cent cinquante euros en 2020. Une hausse de quarante quatre pour cent en trois ans à laquelle le Parti Populaire de Mariano Rajoy était fortement opposé.

Défaite politique pour Mariano Rajoy

Sur le plan politique, c'est une vraie défaite pour le président du gouvernement. Le Parti Populaire et ses cent trente sept députés sur trois cent cinquante ont été les seuls à voter contre la proposition qui avait été déposée par Unidos Podemos. Son allié de l'extérieur du gouvernement, le parti centriste Ciudadanos et ses trente députés, s'est abstenu. Quant aux cent soixante quatorze députés qui ont adopté le texte, ils regroupent les députés d'Unidos Podemos, du PSOE, du PNV, du PDC, de BILDU et de l'ERC. Ce vote prouve à Mariano Rajoy que rien ne sera plus difficile que de gouverner, alors qu'il négocie le détail du prochain budget avec Ciudadanos.

L'abstention nécessaire du PSOE ne lui est donc pas acquise.

Le PSOE en quête de légitimité

Il est vrai que le PSOE, en forte baisse dans les enquêtes d'opinion depuis leur décision de laisser gouverner Mariano Rajoy, sont en quête de légitimité. Cette légitimité ne peut se constituer qu'en montrant une capacité de résistance au président du gouvernement et en soutenant quelques grandes mesures de gauche. D'où le soutien à la proposition d'Unidos Podemos qui n'était pourtant guère dans le programme du PSOE lors des deux dernières campagnes électorales. Le PSOE va devoir cependant se méfier d'une telle stratégie qu'il ne peut utiliser qu'avec parcimonie. En cas de rejet du budget ou d'une obstruction systématique, Mariano Rajoy serait tenté d'appeler à un nouveau scrutin que le PSOE, encore convalescent et sans vraie direction, aura bien du mal à réussir.

Un changement de logique

Sur le plan économique, la loi approuvée par le congrès, Mardi 22 Novembre 2016, n'est cependant pas secondaire. Outre l'augmentation nominale du salaire minimum, elle prévoit des modifications du calcul du SMI en assurant un maintien réel de la valeur, corrigée de l'inflation. Elle prévoit également une révision annuelle par le gouvernement du SMI après prise en compte de la consultation des syndicats et du patronat, mais aussi de l'évolution de la productivité, de la hausse de la participation au marché du travail et de la conjoncture.

Modération et comparaison européenne

Globalement, Unidos Podemos a justifié la forte hausse du salaire minimum en Espagne par le niveau extrêmement faible de ce dernier en termes de comparaison européenne. Le SMI est payé sur quatorze mois en Espagne. En moyenne mensuelle, il se situe aujourd'hui à sept cent soixante quatre euros. Il n'a été valorisé que de seize euros depuis le mois de janvier 2012, soit de deux pour cent au total. Cette modération est dénoncée par la gauche espagnole qui y voit une source de la précarité sociale d'une grande partie de la population. La part des espagnols en risque de pauvreté est ainsi la deuxième plus élevée en Union Européenne après la Roumanie.

Unidos Podemos revendique le relèvement important du SMI par le fait qu'il ne représente aujourd'hui que quarante et un pour cent du salaire moyen espagnol de mille huit cent quatre vingt un euros mensuels, alors que la charte sociale européenne recommande un salaire minimum représentant soixante pour cent du salaire moyen. En 2020, le SMI sera cependant à mille cent huit euros mensuels, encore inférieur à ce niveau par rapport au salaire moyen actuel qui aura sans doute connu également une revalorisation. Le SMI espagnol est le huitième plus élevé de l'Union Européenne en terme nominal et le onzième en terme de parité de pouvoir d'achat. Il est, selon ce dernier critère, inférieur au salaire minimum slovène ou turc.

Mouvement européen et logique de complément avec la Banque Centrale Européenne (BCE)

Si le Parti Populaire a poussé des cris d'orfraies concernant le risque sur la compétitivité de l'Espagne, il convient de rappeler que l'Espagne a, sous le régime de la troïka, été un des pays qui a le plus amélioré sa compétitivité avec une baisse sur dix ans de six pour cent du coût du travail par rapport à la zone euro et une hausse de douze pour cent de la productivité. Il existe donc de la marge de manœuvre, d'autant que le salaire minimum ne concerne que peu de salariés et, après la réforme du marché du travail, est moins qu'auparavant une référence pour l'ensemble de l'économie. Du reste, en l'absence d'une politique de relance européenne, les états membres en sont réduits à tenter de compléter eux-mêmes la politique de relance monétaire de la BCE. La hausse du salaire minimum y contribue sans provoquer une flambée salariale générale.

D'autres pays ont déjà engagé le relèvement du salaire minimum. C'est notamment le cas du Portugal où le gouvernement socialiste soutenu par la gauche, a relevé de cinq cent quatre vingt neuf euros à six cent dix huit euros le salaire minimum et envisage de poursuivre cette revalorisation. Le gouvernement grec a, lui, dû renoncer à toute revalorisation sous la pression des créanciers. En 2012, le salaire minimum grec avait été abaissé de vingt huit pour cent à six cent quatre vingt trois euros mensuels en moyenne. Il est encore à ce niveau.

Encore du chemin

Le projet de loi espagnol n'est cependant pas encore adopté. Il a été renvoyé en commission où il devra s'accorder avec une autre proposition de loi adopté en commission et proposé par la droite nationaliste catalane qui proposait un relèvement, mais aussi une régionalisation, du salaire minimum. Le sénat, dominé par le Parti Populaire, devra aussi donner son avis. S'il était finalement adopté, le texte serait cependant clairement une défaite pour Mariano Rajoy.

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 14:55

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/11/26/cuba-et-castro-une-histoire-d-espoir-et-de-desesperance_5038587_3232.html#xtor=AL-32280515

 

Cuba et Fidel Castro, une histoire d’espoir et de désespérance

 

Editorial du Monde

 

Que restera-t-il de l’héritage de Fidel Castro, mort dans la nuit du vendredi 25 novembre 2016 ? Une révolution qui a, cruellement, mangé ses enfants, sans sortir le peuple de la misère ou la résistance à l’impérialisme américain ?

D’abord, Fidel Castro, mort dans la nuit du vendredi 25 novembre 2016, a représenté l’espoir, un immense espoir. Nous ne pouvons pas comprendre le retentissement de la révolution castriste sur cette petite île des Caraïbes si nous ne la resituons pas dans son époque. En cette année 1959, quand les barbudos de la guérilla menée par Fidel Castro contre la dictature de Fulgencio Batista prennent le pouvoir à la Havane, le socialisme tel qu’incarné par l'union soviétique est figé dans une tyrannie bureaucratique.

Voilà qu’une révolution menée par des jeunes gens qui font le coup de fusil dans la montagne renverse un tyran corrompu. Fulgencio Batista a confié son pays à la mafia nord-américaine, laquelle en a fait une sorte de casino pour touristes en mal d’exotisme. Tout y est, romantisme, rumba et treillis de maquisard. Telle est la légende et aussi une part de la vérité. Car les débuts de la révolution sont marqués par l’ambiguïté.

« La révolution cubaine est une démocratie humaniste », dit Fidel Castro. Deux ans durant, il hésite avant de se jeter dans les bras de Moscou. Les historiens discutent encore si c'est la faute de l’agressivité de Washington ou Fidel Castro était-il déjà décidé à instaurer un régime communiste à Cuba ?

En 1961, le choix est fait, Fidel Castro se proclame marxiste-léniniste, il instaure une dictature de fer, fait fusiller ou embastille la moindre opposition. Les libertés publiques sont anéanties et l’économie est étatisée. Contraint ou délibérément, il enferme la révolution cubaine dans le camp soviétique. Mais pour tous les déçus du communisme, peu importe, en Afrique, en Asie et ailleurs en Amérique Latine, le modèle castriste fascine et, bien au-delà du bassin des Caraïbes, anime nombre de guérillas révolutionnaires. La légende de Fidel Castro est planétaire.

Sur place, la guerre froide fait son œuvre. Washington veut la fin de l’expérience castriste. La crise des fusées, celles qu’installe le Kremlin à Cuba, se solde par une défaite pour Moscou, mais elle contribue au durcissement d’un régime dont la Central lntelligence Agency (CIA) a juré la fin. Les Etats-Unis instaurent un embargo économique total, l'union soviétique soutient l’île à bout de bras. Fidel Castro joue avec succès d’un sentiment anti yankee qu’exacerbent, dans toute la région, les menées des Etats-Unis en Amérique Latine. Aveugle à l’impitoyable répression intérieure, la gauche européenne reste longtemps séduite par le mythe castriste.

La fin de la guerre froide et l’auto dissolution de l'union soviétique en 1991 portent un coup de plus à l’économie de l’île. L’embargo américain n’a en rien assoupli le régime, au contraire.

Alors que le leader, vieillissant, plus secret et mystérieux que jamais, s’est retiré au profit de son frère Raul Castro, en 2008, le président américain Barack Obama va ouvrir la porte à la normalisation entre les deux pays. Le mouvement est en cours, Donald Trump devrait le poursuivre.

Que restera-t-il de l’héritage de Fidel Castro ? Une révolution qui a, cruellement, mangé ses enfants, sans sortir le peuple de la misère ? Un homme qui a incarné la résistance à l’impérialisme américain dans la région ? L’image d’un dictateur cynique vivant dans le luxe avec une nomenklatura de privilégiés sous la protection d’une impitoyable police secrète ? Un homme qui aura été l’un des pions de l'union soviétique, en Afrique notamment, dans la guerre froide ? L’histoire retiendra tout cela à la fois, sans tomber dans les pièges du lyrisme et de l’exotisme.

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 20:58

 

http://www.reuters.com/article/us-usa-election-recount-idUSKBN13J18X

 

Le Parti Vert des Etats Unis recueille trois millions cinq cent mille dollars pour le recomptage des voix des élections présidentielles (Reuters)

 

Jill Stein, la candidate du Parti Vert des Etats Unis aux élections présidentielles, a annoncé Jeudi 24 Novembre 2016 avoir recueilli trois millions cinq cent mille dollars pour recompter les résultats des élections présidentielles du Mardi 8 Novembre 2016 dans le Wisconsin, dans le Michigan et en Pennsylvanie, trois états dans lesquels Donald Trump a remporté des victoires étroites.

La campagne a dépassé son objectif initial de recueillir deux millions cinq cent mille dollars et a assez d'argent pour payer les frais de dépôt du Wisconsin d’un million cent mille dollars, Vendredi 25 Novembre 2016. Dans le même temps, le Parti Vert a déclaré qu'il a porté son objectif à quatre millions cinq cent mille dollars, avant la date limite de dépôt du Lundi 28 Novembre 2016 en Pennsylvanie et du Mercredi 30 Novembre 2016 dans le Michigan.

Jill Stein est en train de pousser pour les recomptages parce que les experts ont souligné des anomalies statistiques dans les résultats dans les trois états, selon le site internet du Parti Vert.

Donald Trump, un républicain qui a fait une campagne d’un indépendant anti-establishment, a remporté les trois états par des marges étroites en dépit des sondages d'opinion publique prévoyant la victoire d’Hillary Clinton, la candidate démocrate.

« Nous méritons des élections auxquelles nous pouvons avoir confiance », a déclaré la candidate du Parti Vert, ajoutant que l'effort n'était pas destiné à aider Hillary Clinton.

Un représentant de l'équipe de transition du président élu n'a pas pu être contacté.

Mais Kellyanne Conway, la principale conseillère de Donald Trump, a suggéré que les efforts pour forcer les recomptages étaient ironiques, étant donné les critiques dures contre Donald Trump avant l'élection quand il refusait de dire s'il accepterait le résultat de ce qu'il a appelé un système politique truqué.

« Regardez qui refuse d’accepter les résultats des élections », a déclaré Kellyanne Conway dans un message Twitter, en soulignant un titre du New York Times qui disait que « les supporters d’Hillary Clinton appellent au recomptage des voix dans les états disputés ».

Bien qu’Hillary Clinton a gagné plus de voix que Donald Trump au niveau national, le promoteur immobilier a dépassé le nombre nécessaire de voix dans le collège électoral pour prendre la présidence. Les grands électeurs sont répartis état par état, la plupart du temps le candidat arrivant en première position dans un état prend tous les grands électeurs de l’état.

Jill Stein a obtenu un peu plus d’un pour cent des voix, tandis que le candidat du parti libéral Gary Johnson est arrivé à la troisième place derrière Donald Trump et Hillary Clinton.

Jill Stein a déclaré que le coût total des recomptages des voix dans les trois états était de six à sept millions de dollars, mais elle n'a pas expliqué les raisons pour lesquelles le nouvel objectif de la campagne était de seulement quatre millions cinq cent mille dollars.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 20:23

 

Recep Tayyip Erdogan menace de laisser passer les migrants vers l'Europe (Reuters)

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé Vendredi 25 Novembre 2016 d'ouvrir les frontières de la Turquie et de laisser passer les migrants si les européens poursuivaient dans la voie d'un gel des négociations sur l'adhésion turque au bloc communautaire.

Cette mise en garde intervient au lendemain d'un vote du parlement européen invitant la commission européenne et les états membres à entamer un gel temporaire des négociations d'adhésion en cours avec la Turquie.

« Si vous allez plus loin, la porte des frontières sera ouverte », a lancé Recep Tayyip Erdogan lors d'un congrès à Istanbul. « Ni moi, ni mon peuple, ne serons affectés par ces menaces vides. Cela n'aura aucune importance si vous approuvez tous le vote du parlement européen », a-t-il ajouté.

Jeudi 24 Novembre 2016, le premier ministre turc Binali Yildirim avait estimé que l'Europe serait noyée sous des vagues de migrants si elle ne pouvait plus compter sur l'aide de la Turquie qui, selon lui, a beaucoup moins à perdre que les européens dans le gel de la procédure d'adhésion turque.

Le vote du parlement européen, Jeudi 24 Novembre 2016, qui n'est qu'une recommandation et n'a pas de valeur contraignante, entend exprimer les inquiétudes de l'Union Européenne face à la répression menée en Turquie depuis le coup d’état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

Européens et turcs ont un intérêt commun à s'en tenir à l'accord conclu sur la gestion des flux migratoires, a indiqué un porte-parole du ministère allemand des affaires étrangères.

« Si nous nous en tenons aux faits, nous constatons que les deux parties respectent l'accord et nous espérons que cela reste le cas dans l'intérêt des deux parties », a déclaré Sawsan Chebli.

L'Union Européenne, qui observe d'un oeil méfiant ce qu'elle considère comme une dérive autoritaire du régime de Recep Tayyip Erdogan avec des restrictions sur la liberté de la presse et sur le respect des droits de l'homme, a besoin de l'aide d'Ankara pour gérer la crise des réfugiés.

Plus d’un million trois cent mille personnes sont arrivées en 2015 en Europe, provoquant des tensions entre les états membres sur la manière de faire face à cette situation. L'accord passé avec la Turquie a ralenti de manière significative le nombre de nouveaux arrivants.

La Turquie précise qu'elle abrite la plus grande population de réfugiés au monde avec deux millions sept cent mille syriens et trois cent mille irakiens.

Il est peu probable que les gouvernements européens tiennent compte de la recommandation du parlement de Strasbourg. Si l'Autriche est favorable à un arrêt des négociations avec la Turquie, l'Allemagne, la France et la plupart des autres pays membres, continuent de soutenir le processus, redoutant de compromettre la collaboration avec Recep Tayyip Erdogan.

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