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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 18:58

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN18P0X5-OFRTP?sp=true

 

Le torchon brûle entre Bernard Cazeneuve et Jean Luc Mélenchon (Reuters)

 

Bernard Cazeneuve a confirmé Lundi 29 Mai 2017 avoir déposé plainte pour diffamation contre Jean-Luc Mélenchon, qui l'accuse notamment d'être responsable de la mort d'un militant écologiste en 2014, un nouvel épisode de la guerre des gauches.

« J'ai mandaté mon avocat ce matin pour engager la procédure. A un moment donné, dans la république, quand le respect semble être impossible, c'est à la justice de trancher. Je n'ai aucune raison d'accepter que la manipulation, le mensonge et la violence, fassent peser sur moi des accusations qui n'ont aucun fondement », a commenté l'ancien premier ministre en marge d’une conférence de presse à Villeurbanne, dans le département du Rhône.

Bernard Cazeneuve est venu dans le département du Rhône pour soutenir l'ancienne ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, candidate au premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 pour le Parti Socialiste, qui est en concurrence avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon pour rafler les suffrages des électeurs de gauche.

« Pour moi, la politique, c’est le respect, nous pouvons avoir des adversaires et nous pouvons développer face à eux des arguments qui portent. Mais ces arguments, quand nous sommes attachés aux principes républicains, ne peuvent pas être des manipulations, des mensonges et des abjections », a-t-il ajouté à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon.

Le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI) avait lancé les hostilités lors un meeting à Montreuil, dans le département de la Seine-Saint-Denis, Mercredi 24 Mai 2017, en qualifiant Bernard Cazeneuve de « gars qui s’est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse. Le gars qui a fait gazer et matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petite sainte-nitouche pour me dire que c’est moi qui ne sais pas choisir entre le Front National et je ne sais pas qui », avait dit le quatrième homme du premier tour des élections présidentielles.

Le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué par une grenade lancée par un gendarme alors qu'il protestait contre la construction du barrage de Sivens, dans le département du Tarn, en 2014.

Bernard Cazeneuve était à l'époque ministre de l’intérieur.

Evoquant le « j’accuse » d'Emile Zola, ce dernier a dénoncé Lundi 29 Mai 2017 des méthodes qui « sont celles du populisme le plus pur, peu importe la vérité et l’effet si on peut, par des accusations et des mises en cause, réveiller des instincts, susciter de la colère et créer de la division, alors l’objectif est atteint. Moi, je ne fais pas de la politique pour susciter des divisions, mais pour défendre des convictions auxquelles je crois », a insisté Bernard Cazeneuve, avocat de formation, « je ne suis pas impressionné par ces insultes, au contraire. Elles sont de nature à me donner de la force et à conforter en moi ce qu’il y a de plus ardemment républicain ».

La tension est vive entre les deux hommes depuis que Bernard Cazeneuve a qualifié d’impardonnable faute morale le refus de Jean-Luc Mélenchon d'appeler à voter pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles.

Le Parti Socialiste a aussi condamné Lundi 29 Mai 2017 les propos jugés « diffamatoires et volontairement provocateurs » du député européen, estimant que « le leader du MFI, en perte de vitesse, tente de relancer grossièrement sa campagne ».

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit « choqué par ces anathèmes. On ne peut pas dire des choses comme cela », a-t-il déclaré, « il faut qu'il retire ses propos ».

Le MFI n'a pas réagi dans l'immédiat à l'annonce de la plainte en diffamation.

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 18:41

 

http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/22/2579526-pcf-utilise-image-melenchon-plainte-france-insoumise.html

 

En Haute-Garonne, le Parti Communiste Français (PCF) utilise l'image de Jean Luc Mélenchon, le Mouvement de la France Insoumise (MFI) va porter plainte

 

Par Sébastien Marti

 

Lundi 22 Mai 2017

 

La tension entre les candidats du MFI et ceux du PCF, en conflit ouvert dans la Haute-Garonne, est encore montée d’un cran au cours du week-end.

Le MFI, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, envisage de déposer plainte contre le PCF pour détournement d’image de leur leader. Dans plusieurs circonscriptions, notamment la quatrième circonscription de la Haute-Garonne qui avait massivement voté pour Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles, les militants du PCF ont collé des affiches reprenant le portrait de Jean-Luc Mélenchon associé au nom du candidat du PCF. « Ensemble pour une majorité de progrès, votons Luc Ripoll », peut-on ainsi lire sur les affiches du candidat du PCF de la quatrième circonscription avec le portrait du leader du MFI.

C’est une déclaration de guerre selon Liem Hoang Ngoc, le candidat investi sur la quatrième circonscription par le MFI. « Nous sommes en train de recueillir les éléments en vue de constituer un dossier qui sera déposé cette semaine en justice pour détournement de l’image de Jean-Luc Mélenchon », explique l’économiste du MFI pendant la campagne des élections présidentielles.

Liem Hoang Ngoc rappelle que seuls les candidats investis par le MFI peuvent utiliser le logo et le nom du mouvement et que le soutien de Jean-Luc Mélenchon n’est apporté qu’aux candidats investis par le MFI, « les seuls qui peuvent faire mention de ce soutien sur leur matériel électoral. Toute autre utilisation peut entraîner des poursuites », prévient Liem Hoang Ngoc qui dénonce de la part du PCF « un comportement de passager clandestin. Ils sentent une dynamique chez Jean Luc Mélenchon et ils jouent sur l’ambiguïté du Front De Gauche (FDG) qui n’existe plus », poursuit-il, « c’est d’un cynisme total, tout le monde sait qu’ils nous détestent mais ils utilisent l’image de Jean-Luc Mélenchon, pour recueillir quelques voix de plus ».

Le MFI et le PCF présentent chacun leurs candidats dans les dix circonscriptions du département de la Haute-Garonne. La semaine dernière, constatant le divorce entre leurs deux formations, le secrétaire départemental du PCF, Pierre Lacaze, justifiait au nom de leur « histoire commune » l’utilisation de l’image de Jean Luc Mélenchon, « c’est un divorce violent et en plus il faudrait jeter à la poubelle les photographies, les combats communs et l’ambition de rassemblement du FDG. Il n’en est pas question, le FDG, c’est une ambition de rassemblement et le respect des histoires diverses à gauche et nous garderons cet objectif. Jean Luc Mélenchon était le candidat du PCF en 2009, en 2012, en 2015 et en 2017, et nous garderons les photographies qui vont avec où, installé dans les locaux du PCF et soutenu par nos militants, il se présentait aux électeurs ».

Pierre Lacaze assure cependant « qu’aucune affiche n’a été imprimée avec le portrait de Jean-Luc Mélenchon. Il s’agit soit d’un collage, soit d’un montage réalisé par les militants d’un autre parti. C’est dommage que le MFI passe son temps à taper contre le PCF. L’adversaire, ce n’est pas nous. C’est triste ».

C’était le même Pierre Lacaze qui, au lendemain du meeting de Jean-Luc Mélenchon à la Prairie des Filtres, le dimanche de Pâques, ne dénombrait que trente mille sympathisants quand le leader du MFI en revendiquait soixante dix mille.

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 17:01

 

http://www.courrierinternational.com/une/italie-milan-nous-sommes-100-000-pour-les-migrants

 

« Nous sommes cent mille pour les migrants »

 

Samedi 20 Mai 2017, à Milan, ils étaient dix fois plus nombreux que prévu. Cent mille personnes ont défilé dans les rues en affirmant que « nous ne construirons pas de murs ». Une information que le Corriere della Sera a choisi de mettre en une avec une impressionnante photographie.

 

Cette marche pour les migrants a été organisée à l’initiative du maire de Milan, Beppe Sala, après la polémique qui a suivi l’agression au couteau de deux policiers par un jeune italo-tunisien radicalisé. Les manifestants réunis dans la capitale de la Lombardie, la région qui accueille le plus de migrants en Italie, réclament une meilleure politique d’accueil.

 

Ils ont brandi des morceaux de couverture isotherme, « agités comme des drapeaux et pliés pour en faire des chapeaux, des bandanas, des rubans, des foulards, des couronnes ou des bracelets, selon l’imagination des manifestants, comme pour transmettre l’espoir que ces feuilles qui semblent faites d’or et d’argent ne servent plus de linceuls pour les désespérés qui se sont embarqués sur des radeaux de fortune », écrit le quotidien de Milan, qui note aussi quelques tensions en marge du cortège avec des opposants à la politique d’accueil prônée par la manifestation.

 

Plusieurs personnalités politiques, et notamment des maires de la région, étaient présents dans le défilé, qui « restera comme le plus grand événement en Italie au cours des vingt dernières années sur la question de l’immigration », a commenté le conseiller aux affaires sociales Pierfrancesco Majorino.

 

À l’issue de la manifestation, le premier ministre Paolo Gentiloni a quant à lui tweeté « merci Milan, sûr et accueillant ».

 

Depuis le début de l’année, rappelle l’Agence France Presse (AFP), l’Italie a vu arriver plus de quarante six mille migrants sur ses côtes, soit une hausse de plus de trente pour cent par rapport à la même période l’année dernière. Parallèlement, au moins mille deux cent quarante quatre personnes ont trouvé la mort cette année au large de la Libye, selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

 

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 16:55

 

http://www.politica.elpais.com/politica/2017/05/23/actualidad/1495531583_036123.html

 

Le congrès débattra de la motion de censure de Podemos le 13 juin 2017

 

Pablo Iglesias sera le candidat alternatif à la tête du gouvernement

 

La motion de censure contre Mariano Rajoy présentée Vendredi 19 Mai 2017 par le groupe d’Unidos Podemos a été reçue par le bureau du congrès Mardi 23 Mai 2017 et elle sera discutée lors de la séance plénière de la chambre le 13 juin 2017. Pablo Iglesias, leader de Podemos, sera le candidat alternatif de la formation pour présider le gouvernement.

Le débat durera au moins deux jours et se tiendra la même semaine que le congrès fédéral du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), du 16 juin au 18 juin 2017. L'un des effets secondaires est que Mariano Rajoy ne subira pas une session plénière du congrès jusqu'au 21 juin 2017. La tradition selon laquelle il n’y a pas de séance plénière de la chambre la semaine où les partis tiennent des congrès sera tout de même rompue.

Cette information a été donnée Mardi 23 Mai 2017 par la présidente du congrès, Ana Pastor, après avoir parlé avec les porte-paroles des groupes parlementaires qui ont été consultés sur la date du débat. Une fois que le bureau du congrès a déclaré recevable la motion de censure de Podemos, il y a un délai de deux jours pour que les autres groupes présentent des motions alternatives. « Nous devons célébrer la bonne humeur de la présidente » de faire le débat le Mardi 13 Juin 2017, a dit Mariano Rajoy lorsque les journalistes lui ont posé des questions sur la motion.

Le parti de Pablo Iglesias, qui n’a actuellement des garanties de soutien insuffisantes que d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) et de Compromís, a affirmé que la période avait commencé à courir à partir du Vendredi 19 Mai 2017, quand il a présenté la motion.

Podemos a accusé Ana Pastor de « détourner » le parlement pour retarder la date du débat et a critiqué une « utilisation partisane » de sa fonction, selon sa porte-parole, Irene Montero.

Pablo Iglesias a écrit un tweet dans lequel il déclare que « le nombre de jours pour la présentation d'une motion au débat était de sept jours en 1980, de trois jours en 1987 et de vingt cinq jours en 2017 ».

Des sources de la présidence de la chambre expliquent que, cette semaine et la semaine prochaine, il ne peut y avoir de débat sur la motion de censure parce que les budgets sont traités et, conformément au cent-trente-troisième article du règlement, ils sont prioritaires par rapport à toute autre action du congrès.

La semaine du 5 juin 2017 est complète et, en raison d'engagements internationaux antérieurs de la chambre, la seule date disponible est le Mardi 13 Juin 2017.

Il a fallu plus de deux semaines à Podemos pour déposer sa motion de censure après son annonce.

Avant que le conseil des porte-paroles ne décide de la fin du débat, il commencera le Mardi 13 Juin 2017 et le vote est prévu pour le Mercredi 14 Juin 2017. En principe, Mariano Rajoy n'a pas à intervenir, mais il peut en faire la demande. L’orateur du Parti Populaire sera son porte-parole parlementaire, Rafael Hernando.

Le président du gouvernement a laissé entendre qu’il n'interviendra pas et il a ironisé sur la date choisie par Ana Pastor, « le choix de la date du Mardi 13 Juin 2017 révèle une certaine bonne humeur ».

Pour être une motion constructive, comme il le veut, Pablo Iglesias défendra son programme gouvernemental, ce ne sera pas seulement une critique de Mariano Rajoy. Le règlement stipule que « le débat commencera par la défense de la motion de censure, sans limitation de temps, faite par l'un des députés signataires de celle-ci. Ensuite, et sans limitation de temps, peut intervenir le candidat proposé par la motion pour la présidence du gouvernement, afin d'exposer le programme politique du gouvernement qu’il veut former ».

Autrement dit, la séance commencera par l'intervention d'un porte-parole de Podemos, qui pourrait être Irene Montero, responsable du groupe parlementaire. Elle continuera par une intervention de Pablo Iglesias lui-même.

« Après l'interruption décidée par la présidence, il peut y avoir une intervention d’un représentant de chacun des groupes parlementaires de la chambre qui en fait la demande, pour trente minutes. Tous les participants ont le droit à un temps de réponse ou de correction de dix minutes. Si une autre motion de censure a déjà été déposée, le président de la chambre, après avoir entendu le conseil des porte-paroles, peut accepter le débat conjoint de toutes les motions de censure qui figurent à l'ordre du jour de la discussion, mais elles doivent être mises aux voix séparément, suivant l'ordre de leur présentation », ajoute le règlement.

Le règlement conclut que « la motion ou les motions de censure seront mises aux voix au moment qui a été annoncé par la présidence et dans un délai qui ne peut être inférieur à cinq jours suivant la présentation de la première d’entre elles. L'approbation d’une motion de censure requiert, dans tous les cas, le vote favorable de la majorité absolue des membres du congrès des députés ».

Lundi 22 Mai 2017, après la victoire de Pedro Sanchez dans le processus des élections primaires du PSOE, la formation de Pablo Iglesias a offert au nouveau secrétaire général du PSOE la possibilité de retirer la motion de censure de Podemos pour que le PSOE présente sa propre motion de censure. Le leader du PSOE ne prendra aucune décision avant le congrès du PSOE.

En théorie, la motion peut être retirée jusqu'au dernier moment et une autre motion de censure peut être présentée qui s’ajouterait à celle de Pablo Iglesias. Cela ne peut arriver avant le 14 juin 2017, mais Mariano Rajoy peut procéder à la dissolution du parlement.

Le porte-parole d’ERC au congrès, Joan Tarda, a annoncé le vote de son groupe en faveur de la motion de censure présentée par Unidos Podemos, parce qu'il considère comme acquis le soutien de ce groupe à la fois au droit à décider comme au référendum que les souverainistes veulent organiser au mois de septembre 2017.

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 15:29

 

http://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/bibliotheque-des-frontieres/de-lesbos-a-calais-comment-leurope-fabrique-des-camps.html

 

De Lesbos à Calais, comment l’Europe fabrique des camps

 

Par Michel Agier et Babels

 

De Lesbos à Calais, une myriade de lieux de mise à l’écart émaille les parcours des migrants. Entre bidonvilles, campements et centres de rétention, le retour des camps en Europe transforme les frontières en des espaces de vie et de mise en attente. Il marque un tournant et il nous alerte sur une crise de l’hospitalité qui fait du provisoire et de la mise à l’écart les seules manières de penser la gestion des migrations contemporaines.

 

Cette étude consacrée à la question des camps comme nouvelle forme de dispositifs d’accueil d’urgence en Europe interroge le rôle de ces structures de contrôle des flux et des personnes sur le continent. À travers des enquêtes de terrain, des témoignages et quelques illustrations, elle couvre un large champ, depuis l’impact des camps sur les parcours de vie des migrants jusqu’à la manne financière qu’ils représentent pour nombre de sociétés privées en Europe.

 

Nous y apprenons par ailleurs que les camps de réfugiés, lieux de mise en suspens de dizaines de milliers d’existences, sont aussi parfois des espaces d’expérimentation sociale voire d’utopie, en marge des états.

 

Bibliothèque des Frontières est une collection de sept titres dirigée par Michel Agier et Stefan Le Courant pour penser la violence des frontières contemporaines et réinventer les politiques d’hospitalité.

 

Le programme de recherche de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) Babels réunit une quarantaine de chercheurs en Europe sous la direction scientifique de l’anthropologue Michel Agier, assisté de Stefan Le Courant.

 

Cet ouvrage a été coordonné par Yasmine Bouagga avec la collaboration de Céline Barré et les contributions de Sarah Barnier, Sara Casella Colombeau, Camille Gardesse, Marjorie Gerbier-Aublanc, Zelda Guilbaud, Cyrille Hanappe, Nicolas Jaoul, Stefan Le Courant, Evangeline Masson-Diez, Sarah Mazouz, Sara Prestianni, Louise Tassin, membres du collectif Babels, ainsi qu’Isabelle Coutant et Michaël Neuman.

 

« La crise des migrants », « des dizaines de milliers de personnes fuyant les conflits et la misère », « incendie d’un campement de migrants », « des Organisations Non Gouvernementales (ONG) au secours des migrants », « le chiffre des décès de migrants en mer Méditerranée ne cesse d'augmenter » ou « création d’un centre humanitaire destiné à accueillir les migrants », pas un jour ne se passe sans que l’actualité nous parle des migrants. Mais les manchettes et les chiffres restent largement pour nous des abstractions. Il y a pourtant urgence à saisir l'ensemble des logiques sociales et humaines que recouvre le mot de migration, afin de lutter contre la réduction du débat sur la question à des slogans jouant sur l'ignorance et la peur.

 

À partir d’enquêtes approfondies menées dans les grandes villes européennes et du pourtour méditerranéen, cette collection d’ouvrages permet de comprendre ce que les frontières contemporaines font aux migrants et à l’Europe.

 

Chaque volume de la collection analyse un thème particulier à partir d'une démarche anthropologique et elle propose des témoignages des acteurs concernés, migrants, militants et observateurs directs, des cartes et des graphiques permettent d’appréhender les enjeux spatiaux et quantitatifs des questions traitées. Chaque livre contient également des illustrations, une chronologie et un lexique.

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 15:05

 

https://www.laquadrature.net/fr/lettre-macron-etat-urgence

 

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/etat-durgence--lettre-ouverte-a-emmanuel-macro

 

Appel contre la prorogation de l'état d'urgence

 

Lettre au président de la république

 

À l'issue du conseil de défense tenu Mercredi 24 Mai 2017, le président de la république Emmanuel Macron a annoncé qu'il demanderait au parlement la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au premier novembre 2017, ainsi que la discussion d'une nouvelle loi pour lutter contre le terrorisme.

La veille de cette réunion, nous, associations de défense des droits, avocats et universitaires, avions envoyé un courrier au président de la république lui demandant d'avoir le courage de ne pas renouveler une fois encore l'état d'urgence, déclaré inopérant dans la lutte antiterroriste par les missions de contrôle parlementaire qui ont eu à en connaître ces derniers mois.

Nous regrettons que le président de la république et son gouvernement aient annoncé, aussi rapidement et sans concertation avec les acteurs de la société civile qui travaillent sur le sujet, leur volonté de renouvellement de l'état d'urgence.

Leur engagement à évaluer les politiques publiques trouvait pourtant sur le sujet de l'état d'urgence un motif impérieux d'être mis en pratique immédiatement. Qu'en est-il de l'évaluation de l'efficacité et de la constitutionnalité du mille-feuilles juridique sécuritaire mis en place ces cinq dernières années au fil des différentes loi contre le terrorisme, cinq en trois ans ? Alors que de plus en plus souvent les mesures contre le terrorisme, ou liées à l'état d'urgence, sont appréhendées par les spécialistes comme relevant de la communication politique davantage que de la logique opérationnelle, quelle évaluation a été faite de leur impact sur l'état de droit, les libertés fondamentales ou la cohésion sociale ? De même, la réflexion sur une réorganisation des services de renseignement, telle qu'annoncée par le président de la république, au profit d'une meilleure lutte contre le terrorisme, ne devrait-elle pas être menée à son terme avant toute proposition de nouvelle loi antiterroriste ou sécuritaire ?

Nous rendons ici public notre lettre au président de la république qui reprend de façon synthétique la plupart des revendications que nous portons. De par nos expériences respectives, nos travaux et le dialogue avec certaines institutions, nous avons acquis la conviction de l’inefficience de l’état d’urgence et de son caractère contre-productif.

 

Lettre au président de la république contre le renouvellement de l'état d'urgence

 

Le conseil de défense et de sécurité nationale que vous avez convoqué Mercredi 24 Mai 2017 se réunira moins de deux jours après que le Royaume-Uni ait été durement frappé par une action terroriste. Nous souhaitons d’abord exprimer notre solidarité à l’égard des victimes et de leurs proches. Ce drame ne vous dégage toutefois pas de la responsabilité que vous confie la constitution de rétablir le fonctionnement régulier des institutions. L’état d’urgence ne favorise en rien la protection de nos concitoyens et empêche au contraire de concevoir une réponse de long terme à la menace du terrorisme international.

Nous, membres actifs de la société civile, assistons avec inquiétude à ce basculement normatif se diffusant durablement dans le droit en portant une atteinte insupportable aux libertés fondamentales, libertés pour la garantie desquelles nous nous battons et que nous ne voulons pas voir réduites sous la pression de la menace terroriste.

La menace qui pèse sur la France, comme sur d'autres pays d'Europe et du monde, reste et restera longtemps élevée. Plus de dix huit mois après son déclenchement, face à une menace terroriste persistante et latente, les conditions juridiques de prorogation de l’état d’urgence, le péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, ne sont pas réunies.

Nous pensons que la seule audition des services de renseignement ne vous suffira pas pour avoir une vision complète de la situation.

L’appréciation objective de la situation actuelle commande d’entendre l’ensemble des acteurs, juristes spécialisés, universitaires, avocats spécialisés, associations qui accompagnent les personnes visées par les mesures, éducateurs et médiateurs, qui vous éclaireront sur les effets toxiques de l’état d’urgence, pour certaines communautés comme pour l’ensemble de la société française, ainsi que sur l’efficacité de la lutte contre le terrorisme elle-même.

De par nos expériences respectives, nos travaux et le dialogue avec les institutions, nous avons acquis la conviction de l’inefficience de l’état d’urgence et de son caractère contre-productif. Nous faisons ici écho aux bilans dressés par la commission des lois de l'assemblée nationale chargée du contrôle parlementaire de l’état d’urgence et par des autorités indépendantes, comme le défenseur des droits, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) ou encore la Commission Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).

La commission d’enquête parlementaire sur les moyens mis en œuvre dans la lutte contre le terrorisme a affirmé clairement que « s’il a été réel, cet effet déstabilisateur, lié à la surprise des opérations menées, semble s’être rapidement amenuisé ». En contournant la justice antiterroriste et en épuisant les forces de sécurité, l'état d'urgence s'avère même à long terme non seulement inefficace, mais aussi contre-productif.

Nous tenons par ailleurs à vous rappeler le coût, social, politique et institutionnel, très élevé de l'état d'urgence qui autorise des mesures impliquant des atteintes graves aux libertés individuelles sans contrôle en amont du juge judiciaire et sans que le contrôle a posteriori du juge administratif permette de compenser cet absence de contrôle a priori.

Un régime d'exception ne saurait durer si longtemps impunément pour la république et ses citoyens. Il tend à fragiliser la séparation et l’indépendance des pouvoirs, en particulier au prix d’une déjudiciarisation s’installant durablement dans notre paysage juridique.

Notre droit commun, déjà de plus en plus imprégné de dispositions dérogatoires aux principes fondamentaux de la constitution, se retrouve de facto disqualifié par la longueur de l’état d’urgence et cela nous inquiète pour l’avenir.

Vous avez plusieurs fois affirmé que vous souhaitiez réconcilier la France. Des vies ont été et sont encore bouleversées par des mesures disproportionnées et discriminatoires, assignations à résidence se prolongeant de manière indéfinie, fermeture prolongée et non motivée de certains lieux de culte et multiplication des contrôles au faciès stigmatisant les personnes de confession musulmane ou supposée telle, autant d’éléments dont l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme n’a jamais été démontrée. Au fil des mois, nous avons documenté de nombreux abus commis contre des personnes en vertu des pouvoirs d’exception conférés par l’état d’urgence.

A cet égard, l’avis rendu le 18 mai 2017 par la CNCDH sur la prévention de la radicalisation, confirme que les signes de radicalisation, souvent faibles, donnent lieu à des mesures disproportionnées, aussi bien administratives que judiciaires, témoignant des effets contre-productifs des mesures prises. L’état d’urgence est un facteur de division interne de la société française, ne pas le renouveler serait une marque de courage et un pas en avant vers une réflexion sur la résolution à moyen et long terme de la menace terroriste dans une société multiple et apaisée.

Vous aurez noté que ni l'Allemagne ni la Belgique, également touchés par des attentats, n'ont eu recours à un régime juridique d'exception tel que l’état d’urgence. En revanche, la France s’illustre négativement, en étant l’un des seuls pays du conseil de l’Europe qui déroge, avec l’Ukraine et la Turquie, à l’application de la convention européenne des droits de l'homme.

Nous rejoignons enfin la déclaration du ministre de l'intérieur Gérard Collomb du 19 mai 2017, selon laquelle « à un moment donné, il faudra sortir de l’état d’urgence ». Nous pensons que ce moment est venu.

Nous invitons donc le gouvernement à ne pas soumettre au parlement de projet de loi pour proroger une sixième fois l’état d’urgence.

Nous nous tenons à votre disposition pour nous entretenir de ce sujet avec vous ou avec vos proches collaborateurs.

 

Premiers signataires

 

Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture ; Action Droit des Musulmans ; Amnesty International France ; Club Droit, Justice et Sécurité ; European Prison Litigation Network ; Human Rights Watch ; Quadrature du Net ; Ligue des Droits de l'Homme ; Observatoire International des Prisons ; Syndicat de la Magistrature ; Syndicat des Avocats de France

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 18:11

 

ELECTIONS LEGISLATIVES EN ESSONNE

 

Par Bernard Fischer

 

Samedi 27 Mai 2017

 

Le media électronique www.essonneinfo.fr publiait récemment une dizaine de messages relatifs à la campagne pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 dans le département de l’Essonne.

Vous trouverez ci-dessous des informations relatives à cette campagne en général et à la campagne du Mouvement de la France Insoumise (MFI) en particulier.

Il y a au total cent quarante quatre candidats dans les dix circonscriptions du département de l’Essonne.

La première circonscription est la circonscription de Manuel Valls à Evry. Manuel Valls est à nouveau candidat. Il y a vingt deux candidats.

La deuxième circonscription est la circonscription du député maire des Républicains d’Etampes, Franck Marlin. Franck Marlin est à nouveau candidat. Il y a onze candidats.

La troisième circonscription est la circonscription de Brétigny sur Orge et de Dourdan. Le député du Parti Socialiste Michel Pouzol est à nouveau candidat. Le Parti Communiste Français (PCF) soutient le candidat du Parti Socialiste. Il y a quinze candidats.

La quatrième circonscription est la circonscription de Longjumeau. L’actuelle députée Nathalie Kosciusko Morizet n’est pas candidate dans le département, elle est candidate à Paris, dans l’actuelle circonscription de François Fillon. Il y a quinze candidats.

La cinquième circonscription est la circonscription d’Orsay. La députée du Parti Socialiste Maud Olivier est à nouveau candidate. Il y a quinze candidats.

La sixième circonscription est la circonscription de Massy Palaiseau. L’actuel député du Parti Socialiste, François Lamy, un des principaux collaborateurs de Martine Aubry, n’est pas candidat dans le département, il est candidat à Lille. Le candidat du Parti Socialiste est Jérôme Guedj, ancien président du conseil général de l’Essonne et un des principaux collaborateurs de Benoît Hamon. Il y a seize candidats.

La septième circonscription est la circonscription de Savigny sur Orge et d’Athis Mons. L’actuelle députée d’Europe Ecologie Les Verts (EELV) Eva Sas est à nouveau candidate. Il y a douze candidats.

La huitième circonscription est la circonscription du député maire d’Yerres et président de Debout La France (DLF), Nicolas Dupont Aignan. Il est à nouveau candidat. Il y a quinze candidats.

La neuvième circonscription est la circonscription de Draveil et de Ris Orangis. L’actuel député du Parti Socialiste Romain Colas est à nouveau candidat. Il y a treize candidats.

La dixième et dernière circonscription est la circonscription de Sainte Geneviève des Bois et de Grigny. C’est l’ancienne circonscription de Julien Dray. L’actuel député du Parti Socialiste, Malek Boutih, un des principaux collaborateurs de Manuel Valls, est à nouveau candidat mais, contrairement à Manuel Valls à Evry, c’est le candidat officiel du Parti Socialiste et le parti d’Emmanuel Macron, la République En Marche (REM) présente un candidat contre lui. Le PCF présente la candidature du maire de Grigny, Philippe Rio. Il y a dix candidats.

Mes lecteurs me permettront seulement un certain nombre de considérations supplémentaires relatives à la campagne du MFI.

Le département de l’Essonne est un département particulier du point de vue de l'histoire politique de Jean Luc Mélenchon. C’est le département dans lequel il exerçait ses premières fonctions politiques, conseiller municipal de Massy Palaiseau en 1983 et conseiller général de l’Essonne en 1985. Il était en 1986 le plus jeune sénateur de France et il était sénateur de l’Essonne d’abord pendant quatorze ans entre 1986 et 2000 et à nouveau pendant six ans entre 2004 et 2010.

La stratégie du MFI pour le premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 est d’une simplicité biblique. Il présente des candidats tout simplement partout dans les dix circonscriptions, dans l’ignorance et l’indifférence totale par rapport à la couleur et à l’histoire politique de la circonscription. Il présente un candidat contre Manuel Valls à Evry, contre Franck Marlin à Etampes, contre les actuels députés du Parti Socialiste dans au moins trois circonscriptions, contre Jérôme Guedj à Massy, contre Eva Sas à Athis Mons, contre Nicolas Dupont Aignan à Yerres et contre Philippe Rio à Grigny. Dieu reconnaîtra les siens et nous verrons bien les résultats.

 

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:04

 

Aux Etats-Unis, des contacts secrets entre l'ambassadeur russe et Jared Kushner (Reuters)

 

Jared Kushner, gendre de Donald Trump et proche conseiller de ce dernier, a pris contact à au moins trois reprises avec l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kislyak, dans le plus grand secret, pendant et après la campagne électorale de 2016, ont déclaré à Reuters sept responsables américains.

Entre le mois d’avril et le mois de novembre 2016, Jared Kushner s'est entretenu par téléphone à deux reprises au moins avec Sergueï Kislyak, ont dit deux des sources.

Sollicité, un avocat du gendre de Donald Trump a dit à Reuters que son client avait reçu des milliers d'appels au cours de la campagne électorale et qu'il n'avait aucun souvenir d'entretiens avec l'ambassadeur russe.

Le Washington Post et la chaîne de télévision National Broadcasting Company (NBC) ont révélé Jeudi 25 Mai 2017 que le Federal Bureau of Investigation (FBI) s'intéressait de près à Jared Kushner dans le cadre de l'enquête qu'il mène sur des soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump.

Jared Kushner était dans le viseur du FBI depuis que la police fédérale américaine a commencé à enquêter sur Michael Flynn, général américain à la retraite et conseiller de Donald Trump.

Nommé par Donald Trump pour diriger le conseil de sécurité nationale, Michael Flynn a été contraint de démissionner le 13 février 2017, vingt quatre jours seulement après l'investiture du président républicain, à la suite de révélations sur ses contacts avec l'ambassadeur russe à Washington.

Selon six des sources de Reuters, les contacts confidentiels entre Sergueï Kislyak, Michael Flynn et Jared Kushner, ont porté sur la lutte contre le terrorisme et l'amélioration des relations économiques entre Moscou et Washington.

Après l'élection du Mardi 8 Novembre 2016, Jared Kushner et Michael Flynn ont également évoqué l'idée de la création d'un canal de communication direct entre Donald Trump et Vladimir Poutine qui permettrait de contourner les agences de renseignements et les canaux diplomatiques habituels.

Reuters n'a pas été en mesure de déterminer les dates exactes de ces entretiens.

Selon des membres de l'administration américaine et des proches de Donald Trump, ce dernier a décidé d'instaurer un conseil de guerre pour faire face aux questions suscitées par l'enquête concernant les liens entre certains responsables de son équipe de campagne et la Russie.

Une source proche de la Maison Blanche a expliqué que l'administration de Donald Trump avait besoin d'une nouvelle structure pour faire face à la nouvelle réalité alors que le département de la justice a désigné un procureur spécial, Robert Mueller, pour poursuivre les investigations entamées par le FBI.

La présidence américaine doit composer avec une multiplication des fuites relayées par la presse, une tendance qui s'est accentuée depuis que Donald Trump a décidé de limoger James Comey, le directeur du FBI dont les services enquêtaient sur les liens entre l'entourage de Donald Trump et Moscou.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 16:46

 

Des centaines de palestiniens suspendent leur grève de la faim (Reuters)

 

Des centaines de détenus palestiniens emprisonnés en Israël ont mis fin Samedi 27 Mai 2017 à leur grève de la faim entamée il y a quarante jours, ont annoncé les services pénitentiaires israéliens et un responsable palestinien.

Plus de huit cent prisonniers ont suspendu le mouvement entamé le Lundi 17 Avril 2017 à la suite de discussions avec le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et l'Autorité Palestinienne qui ont permis de parvenir à un accord sur leurs conditions de détention, ont précisé les services pénitentiaires dans un communiqué.

Issa Karaka, le ministre de l'Autorité Palestinienne chargé du dossier des prisonniers, a confirmé que ces détenus avaient accepté de suspendre leur grève de la faim.

En tout, environ mille cent des six mille cinq cent détenus palestiniens en Israël avaient répondu à un appel de Marwan Barghouti, le plus célèbre d'entre eux, à dénoncer le maintien à l'isolement de certains prisonniers et les détentions administratives qui ont permis à Israël de garder derrière les barreaux des milliers de palestiniens sans jugement depuis les années 1980.

Le CICR avait mis en garde cette semaine contre la dégradation de l'état de santé des grévistes de la faim à l'approche du mois de jeûne musulman du ramadan et le commissaire aux droits de l'homme de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Zeïd Raad al Hussein, avait appelé Mercredi 24 Mai 2017 Israël à améliorer leurs conditions de détention.

Aucune précision n'a été fournie sur le contenu de l'accord mais les services pénitentiaires israéliens ont indiqué qu'une seconde visite mensuelle des familles des détenus serait rétablie après avoir été supprimée.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 16:32

 

Florian Philippot s'est exclu du Front National, selon un dirigeant du parti (Reuters)

 

Les débats au sein du Front National s'apparentent de plus à une controverse sur la personne de Florian Philippot qui, selon le député européen Jean-Richard Sulzer, s'est de facto exclu du parti par ses prises de position perçues comme des bravades.

« Florian Philippot veut être calife à la place du calife et il ne se rend pas compte qu'il n'est pas très populaire au sein du Front National », a tonné, Mardi 23 Mai 2017, cet élu, membre du bureau politique et du comité central du Front National, interrogé par le Figaro.

Depuis les élections présidentielles, plusieurs initiatives du vice-président frontiste, dont l'influence sur Marine Le Pen était déjà mal acceptée par une partie des dirigeants, ont ulcéré ses opposants internes.

Ce pourfendeur de la monnaie unique a menacé de quitter le parti d'extrême droite si celui-ci devait abandonner son projet de quitter la zone euro, comme certains le souhaitent, et il a lancé parallèlement son propre mouvement, les Patriotes, présenté comme un laboratoire de la refondation du Front National.

« Ce chantage intervenu le premier jour pratiquement de la campagne législative est plutôt malvenu », a jugé Jean-Richard Sulzer, qui n'en est pas à ses premières récriminations contre Florian Philippot.

« Je considère que son cas est classé puisqu'il s'est placé de lui-même en dehors des statuts du parti », a-t-il ajouté. « Il est hors du parti, il est ailleurs. Je crois que beaucoup de gens au Front National commencent à parler de lui au passé ».

Traditionnellement, les courants sont interdits au Front National, où l'on suit la ligne du chef.

Jean-Richard Sulzer, qui siège avec Florian Philippot au parlement européen, a par ailleurs exhorté Marine Le Pen à réunir un bureau politique au mois de juillet 2017, dans la foulée des élections législatives du mois de juin 2017, sans attendre un congrès qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.

« Nous avons besoin d'air et de modernisation, nous avons besoin que cela bouge et nous avons besoin d'ouvrir et de rassembler », a dit Florian Philippot sur France Inter, Mardi 23 Mai 2017, pour justifier la création des Patriotes, « je pense que c'est voulu par nos militants et nos électeurs ».

Plusieurs figures de la galaxie du Front National, comme Nicolas Bay, Robert Ménard et Gilbert Collard, ont exprimé sur des registres différents une forme d'exaspération devant son attitude.

La présidente du Front National, dont le score face à Emmanuel Macron, trente quatre pour cent des voix, a déçu dans ses rangs, a elle-même évoqué à haute voix un possible départ de son conseiller qui irait ainsi « au bout de ses convictions ».

Elle a par ailleurs affirmé que tout serait soumis à la discussion lors du congrès à venir, y compris la question de l'euro.

 

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