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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 19:35

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/250417/la-france-insoumise-sonde-ses-troupes?onglet=full

 

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=23551

 

Le Mouvement de la France Insoumise (MFI) sonde ses troupes

 

Par Christophe Gueugneau

 

La consultation des quatre cent quarante mille soutiens du MFI commence Mardi 25 Avril 2017. Les militants pourront dire s’ils veulent voter Emmanuel Macron, blanc ou nul, ou s’abstenir.

Le candidat ne devrait pas s’exprimer avant le résultat. De leurs côtés, le Parti Communiste Français (PCF) et Ensemble appellent à battre le Front National.

Le MFI, depuis Dimanche 23 Avril 2017, a pris des airs de France injoignable. Depuis la déclaration de Jean-Luc Mélenchon, quelques heures après les résultats du premier tour des élections présidentielles qui le plaçaient en quatrième position, avec plus de dix neuf pour cent des voix, dans laquelle il confirmait la tenue d’une consultation, ces jours prochains, des plus de quatre cent quarante mille soutiens du MFI, l’équipe de campagne du candidat, ce noyau de très proches, est aux abonnés absents, ou presque. Alexis Corbière, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, était l’invité Lundi 24 Avril 2017 de BFM Télévision et de la cinquième chaîne de la télévision française. Mais les messages envoyés par les journalistes restent le plus souvent sans réponse. La fameuse consultation, annoncée pour Mardi 25 Avril 2017, a vu le jour à 18 heures. La faute à une série de réunions dans l’équipe de campagne, mais aussi au contrecoup, après des mois d’effervescence, l’équipe prend un peu plus le temps.

La déclaration, Dimanche 23 Avril 2017, de Jean-Luc Mélenchon, dans laquelle perçait l’amertume, appelle pourtant une suite. Dans cette courte intervention, Jean-Luc Mélenchon semblait renvoyer dos à dos les deux finalistes, parlant d’un « second tour entre deux candidats qui approuvent et veulent prolonger, les deux, les institutions actuelles, qui n’expriment aucune prise de conscience écologique, ni sur le péril qui pèse sur la civilisation humaine, et qui les deux comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays ».

Quarante-huit heures plus tard ou presque, les choses ont peu progressé. La consultation a été mise en ligne Mardi 25 Avril 2017 à 18 heures et elle a été annoncée par un communiqué.

« Elle devrait être mise en ligne sous peu, le texte vient d’être finalisé », nous avait annoncé Éric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche, Mardi 25 Avril 2017 à 17 heures. Le communiqué, envoyé par l’équipe presse de Jean Luc Mélenchon, en donne le texte final, « aucun d’entre nous ne votera pour l’extrême droite. Pour autant, doit-on donner une consigne de vote ? Nous étions convenus depuis le début de notre campagne que les votes du premier tour ne seraient pas récupérés pour quelqu’un d’autre au second tour. Notre candidat, Jean-Luc Mélenchon, a loyalement respecté son engagement à ce sujet. Donc, comme cela avait été indiqué depuis le lancement de la campagne présidentielle du MFI, nous organisons ce jour la prise de parole des insoumis à propos de la position qu’ils adoptent personnellement sur le second tour de l’élection présidentielle. Il ne s’agit pas de donner une consigne de vote mais de faire connaître la position des insoumis. Nous vous invitons donc à nous faire part de votre choix à ce sujet parmi les différentes possibilités ci-dessous. Cette consultation sera close Mardi 2 Mai 2017 à 12 heures et elle est réservée aux signataires du MFI enregistrés avant Dimanche 23 Avril 2017 à 22 heures. Ce choix est secret. Nous n’en publierons que le résultat et la liste des participants sera détruite. Comme chacun le sait, le MFI est, par définition, lié aux principes de notre devise républicaine, liberté, égalité et fraternité. Le vote pour la candidate d’extrême droite ne saurait donc représenter une option. Je dis mon choix, je vote blanc ou nul, je vote pour Emmanuel Macron ou bien je m’abstiens ».

Lundi 24 Avril 2017, sur BFM Télévision, Alexis Corbière, qui a écrit de nombreux ouvrages pour la lutte contre le Front National, avait fait part du terrible dilemme dans lequel se trouve l’équipe de la campagne. À propos de la consultation, il avait ajouté que « l'affaire est simple, personne ne votera pour le Front National. J’irai voter, mais il va y avoir plusieurs attitudes et elles sont toutes dignes. Mais quelqu’un qui va voter pour Marine Le Pen se trompe, parce que cela n’est pas avec la xénophobie que nous allons régler les problèmes. Entre le pire et ceux qui fabriquent le pire, l’un nourrit l’autre. Il faut que tout le monde comprenne bien que nous n’aurons rien à voir avec Emmanuel Macron s’il est élu président de la république ». Le même était le même jour sur la cinquième chaîne de la télévision française, sur le plateau de l'émission « c'est à vous ». Et il a redit « qu'il n’y aura pas une voix pour le Front National », mais il a également dénoncé la remise en cause, voulue par Emmanuel Macron, « du code du travail par ordonnance ».

Mardi 25 Avril 2017, Éric Coquerel a précisé, à propos de la consultation, « qu'il y aura un préalable dans lequel il sera dit que pas une voix ne doit aller au Front National et ensuite il y aura des cases à cocher ». Éric Coquerel précisait « qu'à la fin, nous donnerons tous les résultats et chacun décidera en conscience ». Le vote devrait donc être clos Mardi 2 Mai 2017. Jean-Luc Mélenchon ne devrait pas s’exprimer publiquement d’ici là, « du moins, c’est ce qui est prévu », selon Eric Coquerel.

Le Parti de Gauche a publié Mardi 25 Avril 2017 un communiqué dans lequel il estime que le second tour ne réglera en rien la situation de la France. « Il n’y a heureusement aucune chance que la candidate de la haine, de la division et de la xénophobie l’emporte, c’est donc la poursuite de la politique des deux quinquennats passés qui continuera », ajoute le texte. Un conseil national de la formation se réunira Samedi 29 Avril 2017 pour donner « sa position sur la suite et notamment le second tour des élections présidentielles », est-il précisé.

Dans un communiqué publié Dimanche 23 Avril 2017, Ensemble, autre parti allié au MFI pour les campagnes présidentielles et législatives, était, lui, clairement en faveur d’un vote de barrage au Front National.

« Il faut désormais empêcher une victoire de l’extrême droite qui ferait courir un grave danger aux libertés fondamentales et aux droits démocratiques et sociaux, d’autant plus que la constitution de la cinquième république donne des pouvoirs considérables au président de la république », estime le texte. « Ensemble appelle à la mobilisation, dans la rue Lundi Premier Mai 2017, en votant contre Marine Le Pen, Dimanche 7 Mai 2017, pour empêcher l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite ».

Le Parti Communiste Français (PCF) appelle lui aussi clairement à voter contre Marine Le Pen au second tour, Dimanche 7 Mai 2017.

« Dans un seul et même mouvement », a déclaré Mardi 25 Avril 2017 le secrétaire national Pierre Laurent, lors d’une conférence de presse, le PCF appelle « à battre le plus largement possible Marine Le Pen, Dimanche 7 Mai 2017, et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument les choix libéraux d’Emmanuel Macron comme les forces ultra réactionnaires de l’extrême droite et de la droite ». Pierre Laurent a cependant jugé, lors de cette intervention, qu'il était irresponsable de la part d’Emmanuel Macron « de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme ».

Mais la conférence de presse du PCF avait un autre but qu’un simple appel à faire barrage au Front National au second tour des élections présidentielles. Alors qu’aucun accord n’a encore été trouvé avec le MFI pour les élections législatives du mois de juin 2017, Pierre Laurent a tenté de faire monter la pression. Le secrétaire national du PCF a estimé que ces élections législatives étaient cruciales et que la dynamique enclenchée lors du premier tour des élections présidentielles « se poursuivra à condition que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient très vite un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille. C’est l’appel que je lance, notamment au MFI, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les élections législatives depuis Dimanche 23 Avril 2017, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s’en saisir ».

Il n’y a vraisemblablement pas que les journalistes qui aient du mal à joindre Jean Luc Mélenchon et ses proches ces jours-ci.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:49

 

http://next.liberation.fr/cinema/2017/04/25/je-ne-suis-pas-votre-negre-magistrale-genealogie-du-racisme-aux-etats-unis_1565279

 

« Je ne suis pas votre nègre », magistrale généalogie du racisme aux Etats Unis

 

Par Elisabeth Franck-Dumas

 

Le documentaire consacré par Raoul Peck à l'écrivain américain James Baldwin passe Mardi 25 Avril 2017 sur Arte, en avant-première, avant sa sortie en salle le 10 mai 2017. A ne pas rater.

Important est un mot galvaudé, mais parfois il s’impose. Le documentaire que le cinéaste Raoul Peck a consacré à l’écrivain américain James Baldwin, « je ne suis pas votre nègre », qui passe en avant-première Mardi 25 Avril 2017 sur Arte et qui sortira au cinéma le 10 mai 2017, nous aurons l’occasion d’y revenir plus longuement, est par exemple un film important.

S’y déploient les mots d’un immense écrivain, trop peu connu en France, dont la pensée limpide s’est attaquée aux tourments américains, à son identité fracturée, à la question noire et à l’ignorance blanche et qui n’a rien perdu, les années passant, de son tranchant. Si l’on ne saurait trop recommander de voir le film également à sa sortie en salle, car c’est aussi un objet de et sur le cinéma, un visionnage en ces temps troubles aurait pour mérite de remettre violemment les idées en place.

Son point de départ est un manuscrit laissé inachevé par James Baldwin, mort en 1987, des notes prises en vue de l’écriture de Remember this House. Il comptait le consacrer à trois leaders des droits civiques aux Etats-Unis, tous assassinés dans les années 1960, Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King. Moins dissemblables que l’histoire n’a bien voulu le laisser croire, ils étaient des amis de James Baldwin et ils ont surtout, à la fin de leur vie, convergés dans leurs luttes. Si Raoul Peck s’appuie sur d’autres textes de James Baldwin, notamment le brillant Devil Finds Work, consacré à Hollywood, dont nous n’avons pas connaissance d’une traduction, pourvu que cela change, son film peut être vu comme la deuxième étape d’une magnifique course de relais, reprenant Remember this House là où James Baldwin l’avait laissé. Car, non content de raconter les destinées des trois leaders noirs et de puiser abondamment dans les écrits de James Baldwin, la voix off est assurée par Samuel Jackson pour la version originale et par Joey Starr pour la version française, Raoul Peck les juxtapose à des scènes d’actualités, notamment du mouvement Black Lives Matter, démontrant habilement que la pensée de l’écrivain a gardé sa pleine vérité, notamment lorsqu’il énonce que le racisme constitutif de la nation américaine resterait son pire ennemi, tant que les mensonges fondateurs du pays, le massacre des indiens et l’esclavage des noirs, ne seraient pas exhumés et exposés au grand jour. Il le resterait tant que les blancs et la culture dominante, car blanc est synonyme de pouvoir, ici comme ailleurs, ont, en inventant la figure du nègre, créé un exutoire à leurs propres terreurs, leur violence rentrée, leur sexualité immature et le grand vide émotionnel de leur existence, vouée à une consommation toute puissante et anesthésiante.

Le propos, qui renverra chacun à son imaginaire et à ses préjugés, parfois douloureusement, est développé par un montage habile. Aux scènes quasi insoutenables d’humiliations subies par une enfant noire se rendant, suite aux lois de déségrégation, dans une école blanche, Raoul Peck interpose des séquences joyeuses et idiotes de films de l’époque, où les blancs s’amusent entre eux et où les noirs n’apparaissent qu’aux marges, souvent en position servile. Et tandis que la voix de James Baldwin évoque les corps de ses frères morts, ce sont les visages de Trayvon Martin ou d’Eric Garner qui surgissent.

La démonstration fait de l’élection de Barack Obama un heureux accident et de celle de Donald Trump l’accomplissement d’une destinée manifeste dévoyée.

Si le film est captivant, c’est aussi parce qu’y apparaissent des extraits d’émissions télévisées dans lesquelles James Baldwin, extraordinaire orateur, brille d’élégance et d’intelligence, son doux parlé staccato et sa manière faussement nonchalante vous décillant les yeux d’un coup sec. Ils font regretter l’âge d’or de la télévision, livrant aussi une critique implicite du divertissement contemporain. Qui, aujourd’hui, inviterait ce genre de penseur à discourir aussi longtemps avec une telle liberté de ton ? C’est évidemment l’endroit où l’on souhaite féliciter Arte de s’être lancée dans la coproduction du documentaire.

Quels enseignements tirer d’un tel film ? Ils sont innombrables et ne concernent pas seulement les Etats-Unis. Mais nous aimerions aujourd’hui rappeler la puissance d’une idée toute simple et pourtant trop rarement énoncée, qu’en maltraitant les siens, un pays tout entier s’avilit et se condamne à la catastrophe. C’est ce message passé de mode que ce beau film martèle et que James Baldwin lui-même martelait, refusant que le problème noir soit vu autrement qu’un problème américain, un défi lancé au pays tout entier.

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:25

 

https://www.bdsfrance.org/un-acte-historique-bds-catalunya/

 

Un pas de plus vers une zone libre d'apartheid

 

Barcelone a fait un grand pas en devenant la première ville libre de l’apartheid. Avec le soutien des groupes de Barcelone en Commun, du Parti Socialiste de Catalogne, de la Candidature d’Unité Populaire et de la gauche républicaine de Catalogne, le conseil municipal de Barcelone a voté Mercredi 19 Avril 2017, en session plénière, une déclaration officielle qui favorise l’inclusion dans les contrats signés notamment avec des entreprises liées à l’occupation israélienne en Palestine de clauses assurant le respect des droits des êtres humains. La déclaration exhorte aussi le gouvernement de Catalogne à créer un centre d’étude et d’évaluation de l’impact des entreprises catalanes investissant à l’étranger.

La déclaration reconnaît la légitimité des campagnes non violentes et des initiatives lancées par la société civile palestinienne et internationale pour défendre les droits des êtres humains et le droit humanitaire international en Palestine. Par ce vote, le conseil municipal de Barcelone met fin à la complicité de Barcelone avec les violations systématiques flagrantes des droits des êtres humains par l’occupation coloniale et expansionniste de l'état d’Israël dans les territoires palestiniens occupés et il reconnaît la légitimité du mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS). Cette décision survient à un moment d’agression croissante contre le peuple palestinien et contre le mouvement international non violent pour le BDS, en toute impunité. Une preuve supplémentaire de cette impunité réside dans le rapport de l'Economic and Social Commission for Western Asia (ESCWA) de l'Organisation des Nations Unies (ONU) qui dénonce le système d’apartheid imposé par Israël à la population palestinienne et qui, sur cette base, appelle à soutenir le mouvement pour le BDS, comme cela fut fait contre l’apartheid en Afrique du Sud. Suite à la publication du rapport, Rima Jalaf, la directrice de l’ESCWA, a démissionné sous la pression interne visant au retrait du rapport. Dans ce contexte, la campagne de diffamation et de criminalisation du mouvement non-violent pour le BDS n’est pas une coïncidence, comme le montre le harcèlement contre Omar Barghouti, le militant de défense des droits des êtres humains qui a été récemment arrêté et interrogé pendant plusieurs heures par les autorités israéliennes.

Rafif Ziadah, membre du secrétariat international du comité national palestinien du mouvement pour le BDS, a déclaré que « nous saluons la municipalité de Barcelone et nous accueillons chaleureusement cette avancée significative dans le mouvement pour le BDS à direction palestinienne qui défend l’égalité, la justice et l’égalité pour les palestiniens. Après cinquante ans d’occupation militaire israélienne de Gaza et de la Cisjordanie, y compris de Jérusalem Est, et des décennies de son régime d’apartheid et de colonialisme de peuplement, les gens de conscience dans le monde rejoignent le mouvement pour le BDS qui se développe fortement en soutien aux droits du peuple palestinien tels que prescrits par l’ONU. La reconnaissance, par la municipalité de Barcelone, du droit de défendre les droits des palestiniens par les actions non violentes du mouvement pour le BDS n’est pas simplement le triomphe de la liberté d’expression et des droits démocratiques. C’est aussi un signe clair de la reconnaissance largement partagée du mouvement pour le BDS comme un mouvement inclusif, entraînant et antiraciste, enraciné dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dans le respect du principe fondamental selon lequel les Palestiniens ont droit aux mêmes droits que le reste de l’humanité ».

Nous célébrons cette victoire parce que nous croyons que c’est une grande avancée dans la prise de conscience du rôle des collectivités locales dans la défense des droits des êtres humains et dans la possibilité de briser la complicité inhérente au soutien de l’apartheid et de l’occupation de la Palestine. Cette résolution vaut reconnaissance institutionnelle des revendications de la société civile pour qu’il soit mis fin à la complicité des violations du droit international par une lutte non violente telle que la pratique le mouvement pour le BDS.

Nous espérons que cette résolution puisse créer un précédent à Barcelone, de manière à ce que la ville devienne une zone libre de l'apartheid israélien, comme soixante dix autres collectivités en Espagne le sont déjà et qu’elle devienne un leader dans la défense de la liberté et de la dignité humaine des peuples.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 18:59

 

Le bilan des violences au Venezuela s'alourdit à vingt six morts (Reuters)

 

Un homme de vingt trois ans a été abattu Mardi 25 Avril 2017 lors de manifestations antigouvernementales dans l’état de Lara dans l'ouest du Venezuela, portant à vingt six le nombre de tués depuis le début des troubles dans le pays, ont indiqué les autorités.

Orlando Medina a été tué d'une balle dans la tête. Il est décédé sur le coup dans une rue d’el Tocuyo lors d'une manifestation aux premières heures de la journée, a déclaré le bureau de la procureure générale Luisa Ortega.

Depuis un mois que durent les protestations violentes contre le président socialiste Nicolas Maduro, quinze personnes sont décédées lors de manifestations et onze personnes sont décédées au cours de pillages, selon le bilan fourni par les services de la procureure.

Ces derniers n'ont pas précisé l'appartenance politique de l'homme décédé Mardi 25 Avril 2017. Selon les médias vénézuéliens, il s'agit d'un sympathisant de l'opposition.

La procureure générale Luisa Ortega a déclaré que quatre adolescents figuraient parmi les personnes tuées, ajoutant que les violences avaient fait également quatre cent trente sept blessés.

« Toute mort fait souffrir, gouvernement ou opposition », a commenté Luisa Ortega.

Militants et médias ont annoncé des bilans plus lourds, qui n'ont pu être confirmés.

Les opposants au président Nicolas Maduro réclament des élections anticipées, la libération des prisonniers politiques et plus d'autonomie pour l’assemblée nationale, le parlement monocaméral, où l'opposition est majoritaire.

Le mécontentement est alimenté par la grave crise économique que traverse ce pays de trente millions d'habitants malgré ses importantes ressources pétrolières.

Le mouvement de contestation est le plus important depuis la vague de manifestations du printemps 2014 qui avait fait quarante trois morts.

L'opposition annonce pour Mercredi 26 Avril 2017 une marche dans le centre de Caracas. De précédentes tentatives pour rejoindre le centre de la capitale ont été bloquées par les forces de sécurité.

Mardi 25 Avril 2017, des milliers de partisans de Nicolas Maduro, arborant des chemises rouges, ont défilé dans l’état de Falcon en scandant des slogans de soutien au gouvernement et en dénonçant la violence de l'opposition.

« Ils se proclament défenseurs des droits de l'homme et puis ils tuent des gens. Ce sont les mêmes qu'en 2002 », a déclaré à la foule le numéro deux du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV), Diosdado Cabello, par allusion au coup d’état manqué de 2002 contre le président de l'époque Hugo Chavez.

Près de mille cinq cent personnes ont été arrêtées depuis le début du mois d’avril 2017 dans le cadre des manifestations et huit cent une d'entre elles étaient toujours en détention, Mardi 25 Avril 2017, selon le groupe de défense des droits Penal Forum.

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 18:35

 

Les raids aériens turcs en Irak et en Syrie ont fait soixante dix morts (Reuters)

 

L'aviation turque a mené dans la nuit du Lundi 24 Avril au Mardi 25 Avril 2017 des raids contre des positions des combattants kurdes dans la région du Sinjar en Irak ainsi que dans le nord de la Syrie qui ont fait soixante dix morts parmi les groupes liés au parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a annoncé l'armée turque dans un communiqué.

En Syrie, les frappes ont visé les unités de protection du peuple (YPG), une milice que les autorités d'Ankara considèrent comme terroriste mais qui est une importante composante des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) appuyées par les Etats-Unis.

C'est sur cette alliance que Washington compte pour reprendre Rakka, dernier grand bastion urbain de l'Etat Islamique dans le pays.

L'armée turque a expliqué que les deux régions qu'elle a prises pour cibles étaient devenues des centres du terrorisme et que le but de ces bombardements était d'empêcher les combattants du PKK d'acheminer des armes pour commettre des attentats en Turquie.

« Conformément à nos prérogatives basées sur le droit international, des frappes aériennes ont été menées pour détruire ces centres terroristes qui menacent la sécurité, l'unité et l'intégrité de notre pays et de notre nation et des cibles terroristes ont été atteintes avec succès », a annoncé l'armée turque dans un communiqué.

Ces opérations aériennes ont été conduites Mardi 25 Avril 2017 vers 2 heures du matin, ajoute l'armée.

Les milices YPG ont précisé dans un communiqué que leur quartier général du mont Karachok en Syrie, près de la frontière turque, avait été touché.

Les bâtiments concernés sont un centre médical, une antenne locale de radio, un centre de communication et des installations militaires.

« Les frappes barbares de l'aviation turque contre un centre des YPG ce matin à l'aube ont provoqué la mort de vingt martyrs et elles ont fait dix huit blessés, dont trois sont dans un état grave », a déclaré leur porte-parole, Redur Xelil.

Ilham Ahmed, coprésident de l'aile politique des FDS, a demandé aux Etats-Unis d'assurer une protection aérienne de ces troupes contre les attaques turques.

La Turquie a régulièrement mené des raids aériens contre les positions des kurdes en Irak, près de sa frontière, depuis que la trêve observée par les activistes et les forces gouvernementales a été remise en cause au mois de juillet 2015.

Le PKK a établi sa présence dans la région montagneuse du Sinjar lorsqu'il est intervenu pour porter assistance aux populations yazidies, victimes d'exactions des djihadistes de l'Etat Islamique lors de leur offensive à l'été 2014.

Cette question des milices kurdes constitue un sujet de discorde entre la Turquie et les Etats-Unis. Ankara veut empêcher le renforcement de ces unités combattantes qualifiées de terroristes tandis que Washington entend s'en servir pour vaincre l'Etat Islamique à Rakka.

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:53

 

https://reporterre.net/Des-milliers-d-Amerindiens-manifestent-a-Washington-contre-l-oleoduc-Standing

 

Des milliers d'amérindiens manifestent à Washington contre l’oléoduc Standing Rock et pour protéger la terre

 

Des milliers de personnes ont marché à Washington jusqu’à la Maison Blanche, Vendredi 10 Mars 2017, pour protester contre l’oléoduc géant dans le Dakota du Nord et pour défendre les droits des peuples indigènes et de tous à un environnement préservé. Reporterre était sur place.

Après avoir enduré l’hiver glacial du Dakota du Nord sous des tentes, ce n’est pas le mélange de pluie et de neige de Washington, Vendredi 10 Mars 2017, qui allait intimider les protecteurs de l’eau. Des dizaines de tribus amérindiennes, rejointes par des militants environnementaux, des vétérans de l’armée mais aussi de simples citoyens, ont défilé aux cris de « l'eau, c’est la vie », lors d’une marche jusqu’à Maison Blanche.

La manifestation avait pour point central le soutien à la tribu sioux de Standing Rock contre le passage du désormais tristement célèbre oléoduc Dakota Access Pipe Line (DAPL). Mais les participants sont aussi venus délivrer un message plus large. Il faut respecter les droits des indigènes et protéger l’eau, partout dans le monde.

Les marcheurs se sont d’abord réunis sous les fenêtres de l’Army Corps of Engineers, l’agence fédérale qui, sous les influences contradictoires de Barack Obama puis de Donald Trump, a stoppé puis autorisé à nouveau les travaux de l’oléoduc.

Dallas Goldtooth, le leader du mouvement contre les énergies fossiles de l’Indigenous Environmental Network (IEN), reste positif. « Ce que nous observons en ce moment, c’est que les tribus indigènes continuent à être à l’avant-garde du changement et des mouvements sociaux. Nous continuerons à nous adresser à tous nos alliés à travers le pays pour que les peuples indigènes s’élèvent et défendent leurs droits. Car les droits des indigènes ne protègent pas que les indigènes. Ils vous protègent vous, la terre, l’eau et les générations futures ».

Tokata Iron Eyes, une adolescente de la tribu de Standing Rock, harangue la foule avant le départ de la marche. « Je ne sais pas si j’aurai de l’eau propre dans les cinq prochaines années et personne ne devrait avoir à vivre cela », lâche-t-elle sous une pluie glacée. « Je ne veux pas quitter ma terre natale. Nous sommes là pour dire que nous résistons ».

Les habitants de Standing Rock affirment que l’oléoduc de mille neuf cent kilomètres, qui doit traverser la rivière Missouri en amont de leur réserve, menace de polluer leur eau potable et de souiller les sépultures sacrées de leurs ancêtres. Un premier recours en justice après l’ordre de Donald Trump de reprendre les travaux, qui s’est traduit au mois de février 2017 par l’évacuation forcée du camp où la résistance s’était enracinée un an plus tôt, a été rejeté par un juge la semaine dernière. La réponse d’un juge fédéral à un autre recours, formé par plusieurs tribus, est attendue prochainement.

Avant d’arriver à la Maison Blanche, les marcheurs ont fait un arrêt symbolique devant le Trump Hotel, sur Pennsylvanie Avenue. Là, ils ont monté un tipi et posé pour les photographes, en pied-de-nez au président américain.

Le nouveau chef de l’état, qui a non seulement relancé deux projets d’oléoducs géants mais qui a aussi nommé des climato-sceptiques à des postes-clés du gouvernement, est devenu le cauchemar des amérindiens.

Tom Goldtooth, père de Dallas Goldtooth et président de l’IEN, ne mâche pas ses mots. « Ce qui se passe dans ce pays, c’est de la tyrannie. Le président fait passer le capitalisme d’abord, au détriment de l’environnement, de l’eau propre et des droits de l’homme, en particulier ceux des peuples indigènes. Nous sommes très inquiets pour les quatre prochaines années, nous avons peur qu’elles mènent à une nouvelle guerre mondiale ».

Difficile d’évaluer le nombre de participants, Vendredi 10 Mars 2017, ils étaient plusieurs milliers pour sûr. La marche s’est terminée sous un rayon de soleil fugace face à la Maison Blanche et les leaders de différentes tribus ont pris la parole.

Temryssxelitia Lane, membre de la Lummi Nation, dans le nord-ouest des Etats-Unis, est heureuse de voir une telle mobilisation. « Mon coeur s’emplit d’amour, de joie et de gratitude à la vue du soutien reçu aujourd’hui, ici mais aussi à travers le monde. La France, par exemple, est très mobilisée dans les campagnes visant à désinvestir des énergies fossiles en boycottant certaines banques qui soutiennent ce génocide. Il est temps de se diriger vers les énergies durables. Nous avons la technologie pour le faire ».

Et même si le DAPL est finalement construit, selon Energy Transfer Partners (ETP), la société constructrice, il devrait être opérationnel d’ici la fin du mois de mars 2017, le mouvement né à Standing Rock est parti pour durer. « Même si notre population est faible numériquement par rapport au reste des Etats-Unis, nous avons réussi par divers moyens de communication, notamment grâce aux réseaux sociaux, à renforcer notre voix et à montrer au pays et au monde que nous sommes toujours là », estime Anna Tsouhlarakis, une habitante de Washington originaire de la tribu Navajo, au Nouveau-Mexique.

Pour Tom Goldtooth, de l’IEN, c’est certain. « La lutte autour de Standing Rock est le début d’une mobilisation de masse. La prochaine aura lieu le Samedi 29 Avril 2017, ici à Washington, avec la marche du peuple pour le climat ».

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:29

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/107965/evry-penche-melenchon

 

Naufrage du Parti Socialiste à Evry

 

Par Mylène Hassany

 

La défiance envers le Parti Socialiste a fini par arriver dans l’un de ses plus fidèles bastions, à Evry. Dimanche 23 Avril 2017, les résultats de ce premier tour de l’élection présidentielle étaient sans appel. La ville de Manuel Valls, tenue par Francis Chouat, a placé Jean-Luc Mélenchon en tête avec trente cinq pour cent des voix, devant Emmanuel Macron avec vingt sept pour cent des voix et Marine Le Pen avec douze pour cent des voix.

 

Ces résultats finaux ont de quoi donner un nouveau visage à la capitale de l’Essonne, souvent reléguée au statut médiatique de fief de Manuel Valls et du Parti Socialiste. Alors que la France semble aussi en avoir fini avec les grands partis, Evry de son côté enterre à sa manière le Parti Socialiste, qui y régnait pourtant depuis quelques décennies. Jean-Luc Mélenchon obtient trente cinq pour cent des voix et Emmanuel Macron obtient vingt sept pour cent des voix, là ou le candidat du Parti Socialiste ne recueille que neuf pour cent des suffrages exprimés.

 

Comment analyser ces résultats ? « Un grand bouleversement dans le monde politique » en serait l’une des causes, interprète d’abord Francis Chouat, maire d’Evry. La semaine dernière, l’élu envoyait pourtant à ses administrés une lettre cosignée avec Manuel Valls pour affirmer son soutien à Emmanuel Macron et pour appeler à voter pour le candidat du Mouvement En Marche, peine perdue.

 

A chaud, après l’annonce des résultats nationaux et départementaux, Francis Chouat voulait avant tout souligner « une participation très importante. Nous pouvions craindre une abstention digne de 2012. A Évry, la participation a été en hausse ». Elle se monte à 73,37 % cette année contre 72,92 % en 2012, avec moins d’inscrits cette année, soit en réalité moins de votants, dix huit mille trois cent vingt neuf cette année contre dix huit mille cinq cent cinquante quatre il y a cinq ans.

 

Avant d’expliciter et de livrer son analyse du scrutin de ce premier tour, « ces résultats traduisent un très profond bouleversement dans le monde politique. Evry est à l’image de l’élection nationale ». Avant d’admettre que, à Evry et en Essonne, « Jean Luc Mélenchon a réussi à capter, beaucoup plus que Marine Le Pen, un vote populaire important ». A ce titre, ce dernier annonce qu’il ne faut pas « sous-estimer les résultats de la candidate du Front National et ne surtout pas croire que l’élection du deuxième tour est jouée ».

 

Ensuite, « il y aura campagne entre les deux tours pendant laquelle il faudra prendre position pour Emmanuel Macron. Les français devront faire le choix du renouveau républicain, avec l’espoir que Marine Le Pen soit écartée du pouvoir », indique celui qui se réjouit « d’avoir pris ses responsabilités ».

 

Mais selon le maire d’Evry, il n’y a pourtant pas de quoi annoncer une déroute pour Manuel Valls aux élections législatives qui auront lieu au mois de juin 2017. « Nous nous sommes rendus dans plusieurs bureaux de vote avec Manuel Valls. L’accueil des évryens a été formidable. L’élection présidentielle reste une victoire des forces républicaines de la gauche ». Pour autant, l’appel de l’ancien premier ministre et du premier édile de la ville n’a que partiellement fait mouche. Concernant le cas de la candidature de Manuel Valls pour les élections législatives, nul doute que cela va bouger du côté du Parti Socialiste. Cela sent le remake de règlements de comptes à OK Corral.

 

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:51

 

DEFAITE HISTORIQUE DU PARTI SOCIALISTE

 

Par Bernard Fischer

 

Lundi 24 Avril 2017

 

Encore une fois, tout commence maintenant. Le jour d’après arrive enfin après la plus longue, la plus pénible et la plus spectaculaire campagne du premier tour des élections présidentielles françaises.

Une majorité relative des citoyens et des électeurs français votera au début du mois de mai 2017 pour l’élection d’un jeune président de trente neuf ans.

Comme je l’écrivais dans mon seul message pendant cette campagne électorale, Emmanuel Macron est le digne héritier et le parfait successeur de François Hollande.

Au-delà de son caractère apparemment spectaculaire et au-delà du dégagisme, selon la célèbre expression d’un non moins célèbre candidat, cette campagne électorale confirmait les deux plus grandes tendances de la vie politique française depuis plusieurs dizaines d’années.

Elle confirmait l’installation du Front National au centre de la vie politique française et elle accélérait la longue agonie du Parti Socialiste sinon du bipartisme des institutions de la cinquième république. Les résultats du premier tour confirment totalement ce pronostic.

L’histoire est d’une cruelle ironie. En 2002, il y a quinze ans, presque jour pour jour, la qualification de Jean Marie Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles provoquait l’élimination du candidat de la gauche et ancien premier ministre Lionel Jospin. Quinze ans plus tard, la qualification de la fille de Jean Marie Le Pen provoque l’élimination du candidat de la droite républicaine et ancien premier ministre François Fillon.

Le phénomène majeur des résultats du premier tour des élections présidentielles de 2017 est le suivant. Depuis des mois, les observateurs les plus sérieux et les plus attentifs, il y avait même un éditorial du Monde relatif à cette question, faisaient la comparaison entre la candidature de Gaston Defferre au premier tour des élections présidentielles de 1969 et la candidature de Benoît Hamon cette année. Nous y sommes. Gaston Defferre était en 1969 le dernier candidat de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO). Benoît Hamon est cette année le dernier candidat du Parti Socialiste. Nous sous estimions tous la crise du Parti Socialiste.

L’autre phénomène majeur du premier tour des élections présidentielles de cette année est la candidature et la campagne de Jean Luc Mélenchon. En 2012, il y a cinq ans, il faisait onze pour cent des voix et il avait quatre millions d’électeurs. Il n’en faisait rien. Il refusait catégoriquement toute adhésion individuelle au Front De Gauche (FDG), la transformation d’un bulletin de vote en mouvement politique, comme diraient les espagnols.

Cinq ans plus tard, il fait dix neuf pour cent des voix et il a sept millions d’électeurs. C’est une victoire politique personnelle considérable.

Qu’en fera-t-il ? Nous aurons des premières réponses à cette question dans la campagne pour les deux tours des élections législatives du mois de juin 2017.

La gauche et l’extrême gauche française et européenne du vingtième siècle, le stalinisme et la sociale démocratie, n’apprenaient jamais rien et n’oubliaient jamais rien. Comme les dinosaures de la préhistoire, c’était finalement la cause la plus fondamentale de leur crise conjointe et de leur disparition.

La question centrale à l’ordre du jour est bien la question de l’invention d’une tactique et d’une stratégie démocratique et socialiste pour le vingt et unième siècle.

Le mouvement de Bernie Sanders aux Etats Unis, la gauche travailliste en Grande Bretagne et Podemos en Espagne, écrivent cette histoire. Nous verrons bien qui l’écrira en France.

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:05

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN17P0PY-OFRTP?sp=true

 

Duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles, front républicain contre Front National

 

Emmanuel Macron et Marine Le Pen s'affronteront le Dimanche 7 Mai 2017 pour la présidence de la république française à l'issue d'un premier tour historique qui voit le candidat de la droite républicaine, François Fillon, éliminé et la gauche socialiste décimée.

Inconnu du public jusqu'à sa nomination au ministère de l’économie en 2014, Emmanuel Macron, à trente neuf ans le benjamin de ce scrutin, relève un pari jugé fou il y a encore un an avec un positionnement idéologique inédit, ni droite ni gauche, à la tête du Mouvement En Marche, créé le 6 avril 2016.

Héraut du renouvellement politique, il s'est placé en tête avec environ vingt trois pour cent des suffrages et la plupart des grands perdants ont appelé à voter pour lui dans deux semaines.

Présenté par ses adversaires comme un héritier du hollandisme, un prétendant inexpérimenté, cet ancien banquier, qui n'avait jamais brigué le suffrage universel auparavant, serait bien placé, selon les instituts de sondage, pour devenir le Dimanche 7 Mai 2017 le plus jeune chef d’état de la cinquième république.

« Je souhaite, dans quinze jours, devenir le président des patriotes face à la menace des nationalistes », a-t-il dit.

« Le défi à partir de ce soir est de décider de rompre jusqu’au bout avec le système qui a été incapable de répondre aux problèmes de notre pays depuis plus de trente ans », a-t-il ajouté, appelant de ses voeux une majorité de gouvernement.

Quinze ans après la qualification de Jean-Marie Le Pen, Dimanche 21 Avril 2002, c'est la seconde fois sous la cinquième république que l'extrême droite accède au second tour d'une élection présidentielle.

Marine Le Pen, la fille du cofondateur du Front National, obtient entre vingt et un et vingt deux pour cent des voix, un record de suffrages, contre dix sept pour cent des voix pour son père.

Affirmant que la survie de la France était en jeu, Marine Le Pen a lancé un appel « à tous les patriotes sincères pour favoriser l'avènement de l’alternance fondamentale ».

Alors que le Front National saluait une victoire historique, le premier ministre socialiste, Bernard Cazeneuve, a invité tous les républicains à faire barrage à l'extrême droite au second tour dans une déclaration solennelle.

Le président sortant, François Hollande, a téléphoné à Emmanuel Macron pour le féliciter et il a fait savoir qu'il s'exprimerait rapidement pour donner clairement son choix.

François Fillon, troisième à quasi-égalité avec le candidat d'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, a invité, « pas de gaieté de cœur », à voter pour Emmanuel Macron au second tour afin d'éviter à la France « la violence et l’intolérance » du Front National.

D'Alain Juppé à Laurent Wauquiez, en passant par Jean-Pierre Raffarin, la doctrine que Nicolas Sarkozy avait imposée à la droite depuis 2011, ni Front National ni front républicain, a été enterrée Dimanche 23 Avril 2017, à l'exception notable de Sens Commun et du Parti Chrétien-Démocrate, alliés de François Fillon, qui ont mis en avant « la liberté de conscience ».

François Fillon a exhorté la droite et le centre à rester unis en vue des élections législatives du Dimanche 11 Juin et du Dimanche 18 Juin 2017.

Pour la droite, c'est une déroute sans précédent depuis la réélection au suffrage universel direct du général Charles de Gaulle en 1965. Avec la défaite de François Fillon, en dessous de vingt pour cent des suffrages selon des résultats provisoires, c'est la première fois que la droite républicaine est éliminée au premier tour.

L'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui avait triomphé contre toute attente au mois de novembre 2016 face à l'ancien président et face à Alain Juppé dans l’élection primaire de la droite et du centre, paye en partie les affaires judiciaires qui ont plongé sa campagne et son camp dans la tourmente après la révélation, le 25 janvier 2017, des emplois présumés fictifs de son épouse Pénélope Fillon, puis celle des cadeaux vestimentaires consentis par Robert Bourgi, figure sulfureuse de la Françafrique.

A gauche, le candidat socialiste Benoît Hamon, balayé avec environ six pour cent des voix, a appelé lui aussi à voter contre la candidate du Front National, en déplorant « une défaite morale pour la France et pour une partie de la gauche ».

Le Parti Socialiste, dont la blessure de 2002 avec l'élimination de Lionel Jospin au premier tour était à peine cicatrisée, a subi la plus cuisante des débâcles depuis le premier tour des élections présidentielles de 1969, dans lesquelles Gaston Defferre avait obtenu cinq pour cent des voix et Michel Rocard avait obtenu quatre pour cent des voix.

Le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI), Jean-Luc Mélenchon, s'est pour sa part refusé à donner une consigne pour le second tour des élections présidentielles, soulignant n'avoir reçu aucun mandat pour s'exprimer à la place de ses électeurs.

Le candidat d'extrême gauche, qui avait joui d'une dynamique favorable dans la dernière ligne droite de la campagne, échoue à soixante cinq ans, mais il fait presque jeu égal avec François Fillon. Il avait recueilli onze pour cent des voix au premier tour des élections présidentielles en 2012, sa première candidature.

Quelque quarante sept millions de français étaient appelés aux urnes pour désigner le successeur de François Hollande, qui ne se représentait pas, au terme d'une campagne marquée par l'irruption de la menace terroriste et des affaires judiciaires.

La participation a été de soixante dix huit pour cent, selon un décompte partiel du ministère de l’intérieur. Elle était de soixante dix neuf pour cent en 2012.

Trois jours après une attaque revendiquée par l'Etat Islamique contre des policiers aux Champs-Elysées, à Paris, cinquante mille membres des forces de l'ordre, appuyés par les militaires de l’opération Sentinelle, étaient mobilisés pour assurer notamment la sécurité des soixante sept mille bureaux de vote.

Des heurts ont opposé Dimanche 23 Avril 2017 dans la soirée à Paris forces de l'ordre et manifestants, principalement des militants d'extrême gauche, sans incidents notables.

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 18:01

 

http://www.aurdip.fr/declaration-de-bnc-sur-la-campagne.html

 

Déclaration du comité national palestinien du mouvement pour le Boycott, pour le désinvestissement et pour les Sanctions (BDS) sur la campagne israélienne en cours pour réduire au silence Omar Barghouti et réprimer le mouvement pour le BDS

 

Le Dimanche 19 Mars 2017, les autorités fiscales israéliennes ont fait irruption dans la maison d’Omar Barghouti, éminent défenseur palestinien des droits de l’homme et cofondateur du mouvement pour le BDS, la liberté, la justice et l’égalité du peuple palestinien. Ce jour-là ils ont détenu et interrogé Omar Barghouti et son épouse Safa Barghouti pendant seize heures.

 

Omar Barghouti subit actuellement son quatrième jour d’interrogatoire.

 

Vous trouverez ci-dessous la réponse du comité national palestinien du mouvement pour le BDS à ces développements et aux efforts systématiques du gouvernement israélien pour criminaliser le mouvement pour le BDS, intimider ses militants et bloquer la libre expression.

 

Un éminent défenseur palestinien des droits de l’homme, cofondateur du mouvement pour le BDS, Omar Barghouti, a subi pendant des années menaces intensives, intimidation et répression par une variété de moyens de la part du gouvernement d’extrême droite d’Israël, particulièrement depuis que celui-ci considère le mouvement pour le BDS comme une menace stratégique envers son système entier d’injustices contre les palestiniens.

Lors d’une conférence au mois de mars 2016 dans Jérusalem occupée, plusieurs ministres du gouvernement israélien ont menacé Omar Barghouti et des défenseurs clés des droits de l’homme du mouvement pour le BDS de mesures sévères, incluant l’élimination civile ciblée, un euphémisme pour un assassinat civil. Le ministère des affaires stratégiques a établi l’an dernier une unité de salissure, comme l’a révélé le quotidien israélien Haaretz. Le travail de cette unité est de ternir la réputation des défenseurs des droits de l’homme et des réseaux liés au mouvement pour le BDS.

C’est dans ce contexte que doit être comprise l’investigation du département fiscal israélien concernant Omar Barghouti et son épouse Safa Barghouti. Ayant échoué à les intimider par la menace de révoquer le permis de résident permanent d’Omar Barghouti en Israël et après que l’interdiction effective de voyager imposée à Omar Barghouti n'ait pas réussi à bloquer son travail pour les droits de l’homme, le gouvernement israélien en a été réduit à fabriquer une affaire relative à un prétendu revenu d’Omar Barghouti hors d’Israël pour ternir son image et l’intimider.

Le fait que cette investigation inclut une interdiction de voyager et arrive quelques semaines avant le déplacement prévu d’Omar Barghouti aux États-Unis pour recevoir le Gandhi Peace Award conjointement avec Ralph Nader dans une cérémonie à l’université de Yale prouve son véritable motif, la répression.

Le fait que le gouvernement israélien a rendu publiques les inventions incendiaires contre Omar Barghouti seulement vingt quatre heures après son arrestation pour interrogatoire montre sans aucun doute que le véritable objectif de l’investigation est de ternir sa réputation.

Aucune mesure de répression, si extrême soit-elle, exercée par Israël contre le mouvement pour le BDS ou ses défenseurs des droits de l’homme et son vaste réseau de soutiens ne peut arrêter ce mouvement pour les droits de l’homme. L’intimidation et la répression peuvent à peine affecter un mouvement populaire qui croit dans les coeurs et les esprits des gens, les encourageant à faire ce qu’il faut, se tenir du bon côté de l’histoire, contre le régime fanatique d’Israël, un régime d’apartheid, d’occupation et de nettoyage ethnique, et pour la liberté, la justice et l’égalité du peuple palestinien.

Ce dernier chapitre désespéré dans la répression et l’intimidation exercée par le gouvernement israélien contre Omar Barghouti est pourtant l’indicateur le plus fort de l’échec du régime israélien d’occupation, de colonialisme et d’apartheid à ralentir l’impressionnante expansion du mouvement pour le BDS pour les droits palestiniens.

Le comité national palestinien du mouvement pour le BDS est le plus grand regroupement de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement global pour le BDS.

 

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