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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 18:34

 

http://www.lejdd.fr/politique/nique-la-france-jean-luc-melenchon-defend-sa-deputee-3370370

 

Jean-Luc Mélenchon défend sa députée

 

Par Florence Morel

 

Jean-Luc Mélenchon défend Danièle Obono, députée parisienne du Mouvement de la France Insoumise (MFI), à la suite de la polémique sur une pétition qu'elle avait signée en 2012.

« Amitié, affection et respect pour le sang-froid de Danièle Obono, députée de Paris », a posté Jean-Luc Mélenchon sur sa page Facebook Jeudi 22 Juin 2017. Depuis son passage dans l'émission des Grandes Gueules de Radio Monte Carlo (RMC), Mercredi 21 Juin 2017, la députée du MFI est au cœur d'une polémique lancée par l'extrême droite sur la toile. Danièle Obono est critiquée pour avoir signé une pétition soutenant le chanteur du groupe Zone d’Expression Populaire (ZEP) et le sociologue Saïd Bouamama mis en examen pour la chanson Nique la France en 2012.

En 2012, le chanteur du groupe ZEP, connu sous son nom de scène Saïdou, et le sociologue Saïd Bouamama sont mis en examen puis relaxés pour injure publique et provocation à la discrimination, la haine ou à la violence. En cause les vers suivants, « nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes. Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes ». La plainte avait été déposée par l'Alliance Générale contre le racisme et pour le Respect de l’Identité Française et chrétienne (AGRIF), une association d'extrême droite.

Une pétition paraît alors dans le magazine des Inrockuptibles pour soutenir le chanteur et le sociologue. Des personnalités comme Noël Mamère, Eva Joly, Olivier Besancenot ou Clémentine Autain, signent cette pétition. Mais aussi des personnes moins en vue, dont Danièle Obono, encore inconnue de la scène médiatique à l'époque.

Invitée sur le plateau des Grandes Gueules de RMC, Mercredi 21 Juin 2017, la députée du MFI est interrogée par Alain Marschall sur la signature de cette pétition, « vous êtes députée de la république, avec l'écharpe bleu-blanc-rouge, et vous aviez signé une pétition en faveur de la chanson Nique la France du groupe ZEP. Est-ce que, en tant que députée, vous êtes fière de l'avoir fait ». L'élue du MFI explique que « c’était pour défendre la liberté d'expression de ces artistes, cela fait partie des libertés fondamentales ».

Après quelques tentatives de justifications et remarques de chroniqueurs choqués, Alain Marschall la questionne, « est-ce que vous pouvez dire Vive la France ». La députée hésite, se demande pourquoi Vive la France et finit par concéder un timide Vive la France. Trop tard, la polémique est déjà là.

Les réactions s'enchaînent. Le chroniqueur Jean-Michel Apathie se fend sur Twitter d'un « entendre Nique la France la gêne moins que de dire Vive la France. Elle est pas mal l’insoumise », citant le tweet d'un proche de Jean-François Copé, Antoine Lévèque. Des sites d'extrême droite n'hésitent pas à publier les liens vers les anciens comptes Twitter et Tumblr de la nouvelle députée, enjoignant leurs internautes à poster leur avis en commentaire.

Les membres du MFI n'ont pas tardé à afficher leur soutien à la députée. Après Jean-Luc Mélenchon sur Facebook, Jeudi 22 Juin 2017, c'est au tour d'Alexis Corbière et d'Eric Coquerel de réagir. Le premier, invité des Grandes Gueules du Vendredi 23 Juin 2017, critique fortement l'attitude des deux animateurs, « ce que vous avez fait avec Danièle Obono, ce n'est pas bien. Vous avez fait une erreur. Je n'apprécie pas ce que vous avez fait et je suis en colère. C'est un procès d'intention que vous lui faites ».

Comme son collègue, Eric Coquerel dénonce des intentions racistes de la part des présentateurs, « ce qui m’étonne c’est que, depuis 2012, ni moi, ni Olivier Besancenot, on ne nous a jamais parlé de cette affaire. Et Danièle Obono, on lui en parle. Je vais vous dire pourquoi je pense qu’on lui en parle, parce qu’elle est noire. Je pense qu’il y a un racisme patent dans ce qui a été fait. Je suis totalement solidaire avec Danièle Obono. Il y a quelque chose d’absolument d’insupportable au fait d’estimer qu’une personne, parce qu’elle est noire, on lui demande de crier Vive la France. Moi, on ne me l’a jamais demandé ».

Invitée de Radio France Internationale (RFI), Vendredi 23 Juin 2017, Danièle Obono affirme ne pas regretter sa position, « c’est important de défendre les libertés démocratiques et la liberté d'expression, c'est dans ce cadre que j'ai participé avec d'autres à cette pétition », et elle enjoint les auditeurs à « aller au-delà et essayer de comprendre ce qu'il y a derrière ». Dans un nouveau message publié Vendredi 23 Juin 2017 sur Facebook, Jean-Luc Mélenchon appelle, lui, à « soutenir autant que possible et sur tous les supports Danièle Obono contre la meute » et il dénonce « une vague raciste ».

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 17:51

 

http://www.fakirpresse.info/des-ordonnances-oui-contre-la-finance-meeting-a-paris

 

https://paris.demosphere.eu/rv/55980

 

Lundi 26 Juin 2017 à 19 heures

 

Bourse du Travail de Paris

 

3 Rue du Château d'Eau 75 010 Paris Métro République

 

Meeting pour des ordonnances contre la finance

 

Meeting organisé par Fakir et le Syndicat National des Journalistes (SNJ) de la Confédération Générale du Travail (CGT) avec la participation des députés François Ruffin, Clémentine Autain, André Chassaigne et Eric Coquerel.

 

Mardi 27 Juin 2017, c'est la rentrée parlementaire. Alors nous nous sommes dit que cela serait bien que nous nous causions la veille.

 

Comment allons-nous faire pour que les députés de gauche à l'assemblée nationale servent de point d'appui aux gens ? Et l'inverse aussi, comment les députés de gauche vont trouver un point d'appui chez les gens ?

 

Bref comment allons-nous faire pour lutter à l'intérieur et à l'extérieur de l'hémicycle ? Comment allons-nous faire pour mêler les urnes et la rue ? Comment allons-nous bousculer Emmanuel Macron et sa bande ? Comment allons-nous imposer des ordonnances contre la finance ? Cela vaut le coup que nous y réfléchissions ensemble.

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 19:49

 

http://soutenonsdanielleobonocontrelefn.wesign.it/fr

 

Soutenons Danièle Obono, députée du Mouvement de la France Insoumise (MFI) de la dix-septième circonscription de Paris, contre le Front National

 

Julien Bacou, conseiller municipal du Front National d'Albi, dans le département du Tarn, a lancé une pétition pour demander la démission de Danièle Obono, députée du MFI de Paris, engagée ouvertement dans la lutte contre le racisme et les discriminations.

 

Danièle Obono a signé, en 2012, une pétition de soutien au chanteur Saïdou et au sociologue Saïd Bouamama, auteurs d’une chanson et d’un livre contre le néo-colonialisme.

 

Aujourd'hui, des cadres du Front National, comme Julien Bacou, conseiller municipal du Front National du Tarn, ont décidé de prendre des bouts de phrases pour s'attaquer à Danièle Obono dont chacun connait l'engagement antiraciste.

 

Le Front National sous couvert d’une pétition tente encore une fois de décrédibiliser une députée française en s'attaquant à ses origines et en laissant planer le doute sur son engagement citoyen et républicain.

 

Nous soutenons Danièle Obono en signant et en diffusant massivement cet appel.

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 19:19

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/22/communistes-et-insoumis-feront-groupe-a-part-a-l-assemblee-nationale_5149356_823448.html

 

https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article41362

 

Les députés du Parti Communiste Français (PCF) et les députés du Mouvement de la France Insoumise (MFI) feront deux groupes à l'assemblée nationale

 

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Le PCF dit pouvoir compter sur quatre députés d'Outre Mer, avec lesquels il est en train de finaliser un accord, en plus de ses onze élus.

 

Cette décision ne surprendra pas grand monde. André Chassaigne, député du PCF du Puy-de-Dôme et ancien président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR), a annoncé, Mercredi 21 Juin 2017, que les députés du PCF feraient chambre à part à l'assemblée nationale. Ils ne siégeront pas avec leurs collègues du MFI.

« Nous avons effectivement quinze députés en mesure de créer et de prolonger le groupe de la GDR », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse convoquée en urgence.

Un groupe technique, qui permet de mutualiser les moyens tout en respectant l’indépendance de vote de chacun, est en voie de finalisation avec quatre des cinq députés ultra marins, réélus Dimanche 18 Juin 2017 et qui participaient déjà au groupe GDR. « Avec eux, les choses sont actées », a assuré André Chassaigne. Ce dernier, qui entretient des relations exécrables avec Jean-Luc Mélenchon, a cependant affiché une volonté farouche de collaborer avec les députés du MFI. Pour lui, « la conjugaison de deux groupes travaillant ensemble aura beaucoup plus d’efficacité qu’un seul. En aucun cas, il ne s’agit d’une atomisation », a-t-il ajouté.

Dans un tel cas de figure, si les moyens financiers sont moindres à deux, le temps de parole est plus important. Lundi 19 Juin 2017, André Chassaigne reconnaissait cependant qu’un seul groupe, autour de trente députés, aurait plus de lisibilité politique. Avec cet effectif, ils auraient pu faire une sérieuse concurrence au groupe du Parti Socialiste qui rassemble trente élus. « Nous ne fonctionnons pas comme le MFI, y compris d’ailleurs dans le travail parlementaire et la relation au travail démocratique », avait souligné, Mardi 20 Juin 2017, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

André Chassaigne a précisé que ce choix résultait « d'un front uni des onze députés du PCF », laissant entendre que Marie-George Buffet, députée PCF de Seine-Saint-Denis et très proche de Jean Luc Mélenchon, ou Stéphane Peu, un communiste issu du même département mais élu avec l’étiquette du MFI, resteraient à la maison.

Ce dernier est cependant tombé des nues en apprenant la tenue de cette conférence de presse alors qu’une réunion entre des représentants du PCF et du MFI devait se tenir Jeudi 22 Juin 2017.

« Je suis très embêté », confie-t-il, « j’essaie de convaincre de la nécessité d’un groupe commun mais avec peu de réussite ». Même s’il n’a pas perdu espoir de voir ses camarades changer d’avis, il ne peut s’empêcher de regretter un gâchis. Si Stéphane Peu est amené à choisir, il ne dit pas clairement quelle sera sa décision, « je prendrai la moins mauvaise », mais il rappelle « qu’il y a une logique d’appartenance ».

La rupture entre le PCF et le MFI a été actée lors de la campagne pour les élections législatives devant la volonté du mouvement de Jean Luc Mélenchon de présenter des candidats partout, y compris face aux députés sortants du PCF. « Nous avons tendu la main, mais elle a été refusée », note Eric Coquerel, député du MFI du département de la Seine-Saint-Denis, « il y a une certaine logique, le PCF veut continuer son chemin mais notre cohérence n’est pas entachée ». Les amis de Jean Luc Mélenchon, qui sont seize sans Stéphane Peu, pourront se passer de leurs anciens alliés pour former un groupe parlementaire.

L’annonce, Mardi 20 Juin 2017, du député des Bouches-du-Rhône de prendre la présidence de cette entité ainsi que sa volonté de constituer un ensemble discipliné et offensif a également pu en refroidir certains.

« Je souhaite bien du plaisir à François Ruffin et à Clémentine Autain, nous, nous restons ouverts », glisse un communiste. Le réalisateur de Merci Patron et la porte-parole d’Ensemble, qui ont été soutenus par les deux formations mais sous l’étiquette du MFI, souhaitent un large rassemblement. Ils ont cependant laissé entendre qu’ils rejoindraient l’ancien candidat au premier tour des élections présidentielles en cas d’échec. « Je n’ai senti aucun désir de me caporaliser », affirme François Ruffin, « et s’ils m’ont accepté, c’est avec ma liberté ». Idem pour Clémentine Autain, « oui à la solidarité et à la cohérence avec le programme, non à la caporalisation ».

Une vieille histoire entre le Parti de Gauche et le PCF a aussi ressurgi cette semaine et elle concerne les élections européennes de 2014.

« Si l’accord précédent n’est pas réglé, nous ne pouvons pas en passer de nouveau », a prévenu Jean Luc Mélenchon, Mardi 20 Juin 2017. Selon le Parti de Gauche, un accord aurait été passé à l’époque avec le PCF.

Le PCF aurait accepté que Marie-Pierre Vieu, une dirigeante du PCF en deuxième position sur sa liste du sud ouest aux élections européennes derrière Jean Luc Mélenchon, démissionne, si ce dernier abandonnait son mandat européen. Le but était de faire élire Manuel Bompard, ancien directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon alors à la troisième place, afin que le siège reste au Parti de Gauche. « Ce serait aller à Canossa », estime un proche de Pierre Laurent, « Jean Luc Mélenchon le sait bien, il ne veut juste pas s’emmerder avec nous ».

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 18:45

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19E144-OFRTP?sp=true

 

Gérard Collomb promet un plan pour les migrants (Reuters)

 

Gérard Collomb a annoncé Vendredi 23 Juin 2017 à Calais un plan pour l'accueil des migrants en France dans les quinze jours et il a redit son refus de créer de nouveaux points de fixation dans cette ville où le défenseur des droits et les associations alertent sur les conditions de vie des candidats à l'exil.

C'est la première fois, depuis sa nomination, que le ministre de l’intérieur se rendait à Calais où le nombre de migrants serait de trois cent à six cent selon le défenseur des droits, Jacques Toubon. Ils étaient jusqu'à huit mille avant le démantèlement de la jungle de Calais au mois d’octobre 2016.

Gérard Collomb a redit son opposition à l'ouverture d'un nouveau centre de migrants afin de ne pas favoriser d’appel d'air.

« Il ne faut pas de Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO) à Calais pour ne pas reproduire ce qui avait été fait. De quelques centaines de migrants, nous passons à quelques milliers. La politique d’asile et de flux migratoire doit se faire au niveau du pays, il faut traiter les problèmes, mais ils ne peuvent pas l’être seulement à Calais », a-t-il dit après une rencontre avec les acteurs économiques de la ville et les associations humanitaires.

« Dans les prochaines semaines, nous allons réformer le droit d’asile, aujourd’hui il fonctionne mal et il est urgent de le réformer. Nous allons essayer de traiter le problème de l’asile de manière à réduire les délais d'instruction des dossiers de manière drastique », a-t-il précisé.

Il a rappelé qu'Emmanuel Macron lui avait demandé de proposer, dans les quinze jours, « un plan qui nous permettrait de traiter le problème de l’asile de manière plus facile qu’aujourd’hui. Nous ne voulons pas qu’il y ait un point de fixation qui ferait qu’à long terme on retrouverait sept mille personnes qui soient installées ici, ce qui est totalement insupportable », avait-il auparavant souligné.

Le ministre a évoqué la mort d'un chauffeur routier polonais en début de semaine dans un accident provoqué par un barrage de troncs d'arbre dressé sur l'autoroute par des migrants.

« Cela ne peut pas se reproduire. Cela aussi, cela fait partie des droits de l’homme et moi, un mort polonais, excusez-moi, je trouve que c’est un mort de trop », a-t-il dit.

Les associations humanitaires, qui se plaignent de l'attitude des forces de l'ordre et disent être empêchées de distribuer de l’eau aux migrants, ont fait part de leur mécontentement à l’issue de leur rencontre avec le ministre.

« Nous aimerions un endroit pour travailler dans la dignité et nous ne l’aurons pas. C’est le statu quo. Nous allons continuer à travailler avec les entraves de la police. Mais nous continuerons », a commenté, amer, François Guennoc, responsable de l’Auberge des Migrants.

« C’est un déni de réalité. Les migrants sont là, que nous le voulions ou que nous ne le voulions pas. Nous, humanitaires, nous voulons les soigner, leur donner à boire et leur procurer des douches », a renchéri Baghdouche Trouve, coordinateur de Médecins Du Monde (MDM).

Saisi par onze associations qui réclament le droit d'aider les migrants, le tribunal administratif de Lille doit rendre sa décision Lundi 26 Juin 2017.

« Nous étions mieux traités dans les autres pays que nous avons traversés. Interdiction d’eau et de douche, je ne comprends pas, nous ne demandons rien, juste de l’eau pour boire et nous laver », témoigne Ahmed, un afghan de vingt six ans, qui dit être à Calais depuis un mois.

Le défenseur des droits, qui a déploré les conditions de vie des migrants à Calais dans une décision publiée Jeudi 22 Juin 2017, a appelé Vendredi 23 Juin 2017 au respect des droits insurpassables.

« Le droit à être à l'abri, le droit à la nourriture et le droit à ne pas être traité de manière inhumaine, sont des droits de base pour l'ensemble de l'humanité, pas seulement pour quelques personnes privilégiées », a-t-il déclaré sur Radio Télévision Luxembourg (RTL), « pour y arriver, il faut donner un certain nombre de prestations qui sont susceptibles de répondre à ces droits et par exemple, à la base, de l'eau et de la nourriture ».

Emmanuel Macron a appelé Jeudi 22 Juin 2017 à la plus grande humanité dans la gestion de la crise des migrants.

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 18:13

 

https://paris.demosphere.eu/rv/55976

 

Samedi Premier Juillet 2017 à 15 heures

 

Place de la République à Paris

 

Marche contre la reconduction de l'état d'urgence et contre l'instauration d'un état d'urgence permanent

 

Premiers signataires

 

Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne (ATTAC), campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS), Confédération Nationale du Travail (CNT), Droit Au Logement (DAL), Fondation Copernic, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP), Sortir Du Colonialisme (SDC), Syndicat de la Magistrature (SM), Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD), Survie, Alternative Libertaire (AL), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 19:40

 

http://insurge.fr/17WEB/17TRACT/17_06_19_elections_legislatives_godillots.html

 

Après les élections législatives du mois de juin 2017, une nouvelle étape de la lutte des classes

 

Avec le deuxième tour des élections législatives du Dimanche 18 Juin 2017 s'achève la mise en place d'un nouveau dispositif gouvernemental bourgeois, dispositif dont Emmanuel Macron, élu président de la république, constitue la pièce centrale. Pour les travailleurs, pour la jeunesse et l'ensemble de la population laborieuse, c'est une nouvelle période de combats qui s'ouvre, combats indispensables face à des attaques que le pouvoir engage sans attendre, mais combats qui imposent de lever d'importants obstacles.

 

La marche des godillots

 

Charles de Gaulle, en son temps, avait qualifié les députés de godillots de la république. Chacun comprit la métaphore identifiant les députés à des chaussures militaires. Les députés étaient aux ordres du président de la cinquième république, marchant au pas sous la férule du président Bonaparte. Précisons que la cinquième république gaulliste n'est pas un régime dans lequel, comme aux États-Unis, le pouvoir exécutif du président de la république est contre-balancé par un parlement fort et indépendant, c'est un régime de type bonapartiste, inachevé et bâtard dans le cas de la cinquième république, dans lequel tout procède du pouvoir présidentiel auquel est asservi le parlement.

 

Certes, à partir des années 1980, durant les années des présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac notamment, ce caractère bonapartiste avait semblé s'amoindrir, au point que diverses phases de cohabitation avaient eu lieu dans lesquelles la majorité parlementaire était différente de la majorité présidentielle.

 

Mais avec l'élection d'Emmanuel Macron, c'est bien d'une tentative de restaurer le pouvoir bonapartiste dont il s'agit. Certes, n'est pas Charles de Gaulle qui veut et la situation politique et les rapports entre les classes ne sont pas ceux des années gaullistes. Ainsi, avec une abstention record de cinquante sept pour cent, on est très loin d'un plébiscite en faveur du mouvement d'Emmanuel Macron. Mais avec l'élection d'une large majorité de députés godillots dévoués à l'exécutif, Emmanuel Macron dispose des outils nécessaires à la bourgeoisie française pour réaliser au pas de charge ce qui n'a pu être fait jusqu'à ce jour.

 

La fonction de l'apprenti Bonaparte

 

De longue date, la bourgeoise française est divisée sur la question de l'Union Européenne et celle de l'euro en particulier, comme le sont d'autres bourgeoisies européennes. Ses couches dominantes sont favorables à davantage d'intégration, en particulier sur le plan financier et budgétaire, quoiqu'il en coûte pour les couches arriérées de cette bourgeoise, broyée par la concurrence ouverte.

 

Le parti des Républicains avait maintenu un délicat équilibre entre la défense de l'euro et la préservation de la nation avec toutes ses prérogatives. Tandis que le Front National, prônant la sortie de l'euro et la fermeture des frontières, tentait d'entraîner sur le terrain du protectionnisme et de la xénophobie des couches populaires touchées de plein fouet par une crise financière et économique qui n'en finit pas.

 

C'est sur cette question que se sont fracassés les Républicains et leur candidat François Fillon. Les forces dominantes de la bourgeoise ont décidé de promouvoir Emmanuel Macron, partisan affirmé de l'Union Européenne et d'une plus grande intégration. Cette question de l'euro est désormais un facteur qui divise le Front National, certains de ses dirigeants jugeant qu'ils ne pourront pas, à l'avenir, accéder au pouvoir sans accepter l'euro.

 

Sur le plan électoral, l'opération d'Emmanuel Macron a d'autant mieux fonctionné que ceux qui, en 2012, avaient voté pour François Hollande, faisant le bilan de ces cinq années, ont massivement rejeté les candidats du Parti Socialiste, mais aussi d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), le Parti Communiste Français (PCF) restant marginalisé.

 

Avec l'élection d'une majorité de godillots, Emmanuel Macron a toutes les cartes en main pour mettre en œuvre les mesures dictées par le capital.

 

Tir à vue contre les travailleurs

 

Une politique protectionniste n'a jamais signifié une politique favorable aux travailleurs, protectionnisme et ouverture des marchés sont deux politiques de la bourgeoisie. Tant que le capitalisme demeure, l'une ne vaut pas plus que l'autre, mais profite plus ou moins à chaque couche de la bourgeoisie.

 

Le choix de préserver l'euro, la volonté pour ce faire de limiter les déficits budgétaires implique désormais de changer le rythme et l'ampleur des attaques menées contre la population laborieuse. C'est ce dont Emmanuel Macron est chargé et le recours annoncé aux ordonnances en est la plus claire expression, démolition du code du travail, offensive contre les fonctionnaires et leur statut, diminution de la majorité des retraites, attaque contre le salaire mutualisé qui fonde la sécurité sociale, des pans entiers de ce salaire indirect appelé cotisations salariales et patronales seront remplacés par la Contribution Sociale Généralisée (CSG), destruction de la solidarité ouvrière que sont les caisses de chômage que financent les salariés, elles seraient financées par la CSG, ouvertes aux non-salariés, et dislocation de l'enseignement public, pour l'ancien élève des jésuites désormais au pouvoir, rien n'est tabou. D'autant qu'il possède de forts appuis pour mener sa politique.

 

Encore et toujours plus, le dialogue social

 

La volonté d'aller vite, le recours aux ordonnances, ne rend pas moins nécessaire pour Emmanuel Macron d'obtenir l'aval explicite ou tacite des directions syndicales, en faisant mine de les écouter. Personne n'est dupe mais ce dialogue désarme les travailleurs qui, quant à eux, savent que la politique d'Emmanuel Macron devra être combattue.

 

La carte maîtresse en ce domaine est la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT). Son dirigeant, Laurent Berger, qui a déjà œuvré à accompagner la politique de François Hollande, a d'ores et déjà proposé ses offres de service pour cogérer la politique gouvernementale dans une lettre ouverte au président titrée, « monsieur le président, partagez le pouvoir ».

 

Cela donne le la, toutes les directions syndicales ont commencé à dialoguer et à se soumettre aux concertations et elles renvoient à l'automne toute éventuelle mobilisation.

 

Pour préparer les conditions d'un combat efficace, il s'agit dans l'immédiat de mettre en avant, en particulier dans les syndicats, la réalité des attaques qui s'annoncent et de refuser toute la politique de concertation et de dialogue social. Le rôle des directions syndicales n'est pas de cautionner ces projets en s'imaginant les aménager à la marge.

 

Face à cette majorité aux ordres, aucun compromis

 

Au-delà de cette résistance élémentaire qui s'impose, sur le terrain syndical et par les luttes, les travailleurs devront tirer le bilan des partis politiques dits de gauche.

 

Et ils devront entreprendre la reconstruction d'un véritable parti ouvrier, non pas un parti qui protège le système capitaliste tout en le critiquant à la marge, ni davantage un mouvement populiste, du peuple et des gens, sans frontière de classe, mais un parti qui fixe l'objectif d'en finir avec le capitalisme et qui combatte pour le socialisme.

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 18:58

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/113043/recours-conseil-constitutionnel-de-farida-amrani-a-t-chances-daboutir

 

Le recours devant le conseil constitutionnel de Farida Amrani a-t-il des chances d’aboutir ?

 

Par Mylène Hassany

 

Mercredi 21 Juin 2017

 

Farida Amrani et son équipe sont en train de constituer un dossier de recours devant le conseil constitutionnel pour contester les résultats des élections législatives sur la première circonscription de l’Essonne, qui a donné Manuel Valls gagnant avec cent trente neuf voix d’écart.

Pour compléter ce dossier, la candidate du Mouvement de la France Insoumise (MFI) a lancé un appel à témoins. Sa démarche portera-t-elle ses fruits ? De part et d’autre sur la circonscription, opposants et partisans s’écharpent déjà.

Le brouhaha médiatique a du mal à s’arrêter. Après l’annonce mouvementée des résultats du deuxième tour des élections législatives sur la première circonscription de l’Essonne, éditoriaux et articles ont continué à se faire l’écho de possibles irrégularités pendant le scrutin du Dimanche 18 Juin 2017. Des accusations portées notamment par les candidats du MFI, Farida Amrani et Ulysse Rabaté, dès le soir du Dimanche 18 Juin 2017. Aujourd’hui, la question est surtout de savoir de quoi sera constitué le dossier du MFI, qui n’hésite plus à parler de nombreuses choses qui se seraient passées pendant toute la campagne et que des citoyens leur auraient fait remonter.

« Nous constituons notre dossier », explique ainsi Ulysse Rabaté, joint Mardi 20 Juin 2017 par www.essonneinfo.fr

A l’heure où nous publions ces lignes, peu d’éléments de ce dossier nous sont parvenus. Nous n’en savons pas plus sur les bureaux de vote qui auraient posé problème, malgré l’insistance des membres du Parti Communiste Français (PCF) et du MFI d’Evry et de Corbeil Essonnes à parler de quatre bureaux dans lesquels se seraient produites ces irrégularités.

« Dans la soirée du Dimanche 18 Juin 2017, quand les premiers résultats tombent, nous devançons Manuel Valls », raconte sur Facebook Bruno Piriou, opposant à Corbeil Essonnes et acteur de la campagne du MFI sur la première circonscription. Alors que, sûr de lui, il annonce sa conférence de presse Dimanche 18 Juin 2017 à 21 heures 30, il l’a reporte finalement car quatre bureaux de vote se font attendre pour délivrer le résultat. « Dans ces quatre bureaux, nous n’avions pas de représentants. Quand ils tombent, nous perdons franchement dans ces quatre bureaux. Quel perdreau de l’année ferait confiance à Manuel Valls, lui le champion de toutes les trahisons ? Nous vérifions et, comme il y a neuf ans, nous nous tournons vers ceux qui en ont la responsabilité, le conseil constitutionnel ».

Ainsi, l’équipe de Farida Amrani estime qu’il y a la matière pour porter ce recours devant le conseil constitutionnel. « Nous y travaillons », poursuit Ulysse Rabaté, « nous avons pu consulter les cahiers d’émargement en préfecture et les procès-verbaux des bureaux de vote. On enrichit ».

Lundi 19 Juin 2017, après la visite de Farida Amrani et d’Ulysse Rabaté en préfecture, une conférence de presse est brièvement annoncée, avant d’être reportée au Jeudi 22 Juin 2017.

Le recomptage de l’ensemble des voix n’ayant pas été possible, les bulletins valides ont été détruits, comme le prévoit le code électoral, les procès-verbaux ne mentionnant pas de réserves et les preuves matérielles manquant à l’appel, seule une photographie d’un membre de l’équipe de Manuel Valls aurait été prise dans le bureau de la place de la Commune, aux Epinettes. « Il n’était pas censé être là », n’étant pas assesseur officiel, affirment les soutiens de Farida Amrani, que reste-t-il donc aux candidats malheureux de ce deuxième tour des élections législatives ? Il reste les citoyens.

Depuis le début de la campagne des élections législatives, les réseaux sociaux sont une mine d’or pour qui veut avoir un aperçu du ressenti des habitants de la circonscription sur cette campagne qui n’a pas été de tout repos. Photographies de militants colleurs d’affiche après la fin officielle de la campagne, témoignages sur le système Dassault et critiques sur les comportements de certains présidents de bureaux, les accusations contre Manuel Valls, son équipe et la mairie d’Evry, pleuvent.

Mardi 20 Juin 2017, Farida Amrani et son équipe ont donc lancé un appel à témoins, intitulé « nous avons besoin de vous ». En voici le contenu, « vous étiez assesseur, scrutateur, participant d’un dépouillement, présent en mairie d’Evry ou même lors de votre passage au bureau de vote et vous avez constaté un élément suspicieux, un comportement étrange ou une présence inhabituelle, écrivez-nous rapidement en mentionnant le bureau de vote concerné, l’heure approximative, les éléments, votre nom, votre prénom et un numéro de téléphone pour vous joindre. C’est ensemble que nous obtiendrons l’annulation de cette élection législative et que nous construirons un avenir commun ».

Dans le même temps, la préfecture et le maire d’Evry ont communiqué à leur tour sur les résultats de ces élections et sur la soirée très mouvementée du Dimanche 18 Juin 2017. S’il ne se prononce pas sur le fait que les forces de l’ordre aient expulsé les journalistes et les manifestants de la mairie, Francis Chouat, fidèle de Manuel Valls, dit ainsi avoir été « profondément meurtri par les images de violence et les tentatives d’intimidations perpétrées par un petit groupe de personnes, soutiens de la candidate du MFI, qui ont voulu défigurer le processus électoral ».

Selon le maire d’Evry, « depuis Dimanche 18 Juin 2017, tout et n’importe quoi se propage dans les médias et sur les réseaux sociaux sur de prétendues irrégularités qui se seraient produites pendant le déroulement du deuxième tour des élections législatives ». Il a tenu à rappeler point par point que l’intégralité de ce deuxième tour avait eu lieu dans les conditions prévues par le code électoral, insistant sur le fait qu’aucun problème ne s’est manifesté avant l’annonce des résultats, Dimanche 18 Juin à 22 heures 30.

Dans un long communiqué, l’édile évryen assure que « les opérations de vote se sont déroulées sans aucune contestation toute la journée sur l’ensemble des vingt quatre bureaux de vote de la ville jusqu’au moment de l’annonce des résultats, que la composition des bureaux a été respectée, prévoyant a minima la présence de deux membres du bureau, titulaires ou suppléants, et enfin qu’aucune annotation n’a été portée sur les procès-verbaux ».

Sur la question des fameux assesseurs, Francis Chouat révèle que la candidate du MFI disposait de personnes « dans seize des vingt quatre bureaux de vote que compte la commune et qu’elle a désigné des délégués dans tous les bureaux ». Récemment, le MFI concédait disposer d’une équipe plutôt restreinte sur Evry.

« Dans aucun des bureaux de vote, il n’a été constaté de mention relative aux opérations électorales sur le procès-verbal. Pas davantage qu’il n’en a été constaté ou porté sur le procès-verbal du bureau centralisateur en mairie », renchérit l’élu. Il va même jusqu’à contre-attaquer, pointant du doigt les agissements de l’équipe de Farida Amrani. « Le procès-verbal du bureau centralisateur a été clôturé Dimanche 18 Juin 2017 à 22 heures 20. Farida Amrani, assistée de membres de son équipe et de plusieurs délégués, a eu accès, à sa demande, aux procès-verbaux et aux feuilles de décompte des résultats par bureau de vote. Invités à signer le procès verbal centralisateur comme ils en avaient la possibilité, les délégués de la candidate ont quitté le bureau centralisateur sans le faire ni sans apposer la moindre observation ».

Stéphane Beaudet, maire des Républicains de Courcouronnes, a lui aussi tenu à apporter son point de vue. Dans une mise au point publiée sur Facebook, il concède que « bien sûr, des erreurs pourraient avoir été commises, même si j’en doute », et il rappelle qu’un recours devant le conseil constitutionnel est parfaitement légal. Mais l’élu regrette le fait que « lorsque l’on attaque ainsi le soir des résultats au seul bureau centralisateur, outre l’image détestable imposée aux médias friands de ces mouvements de foule, ce n’est pas seulement l’ancien premier ministre que l’on met en cause, mais bien toutes celles et ceux qui ont organisé le scrutin, les élus que nous sommes dans chaque ville de la circonscription, les fonctionnaires mobilisés, les militants, les sympathisants et les habitants ayant pris la peine de tenir les bureaux de vote ». L’édile confirme, lui aussi, « qu’il n’y a eu aucune contestation sur les procès verbaux dans les bureaux de vote durant le scrutin et encore moins lors du dépouillement. Parce que cela s’est bien passé d’une part, mais aussi peut-être parce que le MFI, qui de facto attaque sans savoir, ne nous a délégué personne, je dis bien personne, pour tenir les bureaux de vote, aider au bon déroulement des opérations électorales ou superviser le dépouillement, à Courcouronnes en tout cas ».

Quoiqu’il en soit, Farida Amrani et son équipe ont tenu, dans leur appel à témoins, à remercier chaleureusement les citoyens, les militants et les sympathisants, « pour votre mobilisation tout au long de cette magnifique campagne. Comme vous le savez, elle n’est pas totalement terminée puisque nous contestons les résultats de ce deuxième tour ».

Mercredi 21 Juin 2017, un premier témoignage a été rendu public par Ronan Fleury, élu vallsiste du Parti Socialiste au département et par ailleurs président du onzième bureau de vote à Evry. Adressée directement à Farida Amrani, sa publication met en cause l’organisation des militants du MFI, dès le premier tour, « au premier tour, dans le onzième bureau d’Evry, votre assesseur est arrivé à 8 heures. Il nous a quitté à 9 heures, pour aller dormir, selon son collègue du dixième bureau. J’ai dû le harceler au téléphone pour qu'il revienne avant 20 heures pour le dépouillement. Il est finalement revenue juste à temps. Mais tout son problème était de nous presser à finir vite pour rentrer chez lui, car il était très fatigué ».

Une accusation à laquelle Farida Amrani, jointe Mercredi 21 Juin 2017 en fin de journée, ne répondra pas. « Notre temps médiatique est terminé, nous sommes avec nos avocats maintenant. Nous vous tiendrons au courant de la suite des événements », dit-elle par téléphone.

Les élections sur la première circonscription continuent donc de faire des émules, en Essonne comme ailleurs. Les regards sont plus que jamais tournés vers Evry. Se voulant loin de tout « état d’esprit de mauvais perdant », Ulysse Rabaté assure que son équipe et sa candidate ont gagné la campagne, grâce à « l’espoir immense qu’a soulevé notre campagne ici, mais aussi en France. Pour nous, nous avons déjà gagné, quoi qu’il arrive ».

Si le recours du MFI, non suspensif, arrive jusqu’au conseil constitutionnel, en fonction des éléments présents dans le dossier, l’instance pourrait soit rejeter la contestation et valider l’élection, soit prononcer l’annulation de l’élection. Un phénomène qui s’est produit à soixante-trois reprises depuis 1958. D’après le Monde, le conseil constitutionnel pourrait aussi réformer les résultats et proclamer élu un autre candidat, ce qui n’est jamais arrivé. « Tant qu’une décision d’annulation des opérations électorales n’est pas rendue, la personne proclamée élue continue d’exercer son mandat de député », explique le conseil constitutionnel. Manuel Valls reste donc, pour l’instant, député de la première circonscription de l’Essonne.

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 18:23

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article13125

 

Eric Zémmour condamné pour incitation à la haine raciale

 

L’écrivain et invité de nombreux plateaux de télévision a été condamné Jeudi 22 Juin 2017 par la dix septième chambre correctionnelle du tribunal de Paris pour provocation à la discrimination et incitation à la haine et à la violence.

 

Eric Zemmour était poursuivi en justice par la Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) Europalestine, représentée par Bérenger Tourné, pour les propos racistes qu’il avait tenus contre les musulmans sur le plateau de la cinquième chaîne de la télévision française.

 

Le 6 septembre 2016 au cours de l’émission C'est à Vous, Eric Zemmour y avait entre autres déclaré, à propos des musulmans, qu’il fallait « leur donner le choix entre l'islam et la France ».

 

Il a été condamné Jeudi 22 Juin 2017 à cinq mille euros d’amende et à un euro de dommages et intérêt demandé par la partie civile, ainsi qu’à deux mille euros au titre des frais de justice à rembourser à notre association.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 18:11

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/06/19/aide-aux-migrants-juge-en-appel-cedric-herrou-estime-faire-le-travail-de-l-etat_5147639_1653578.html

 

Aide aux migrants, jugé en appel, Cédric Herrou estime faire le travail de l'état

 

Le militant a été condamné en première instance à une peine de trois mille euros d’amende avec sursis, avant que le parquet de Nice ne décide de faire appel.

 

Par Luc Leroux, correspondant du Monde à Marseille

 

« Cela pourrait être moi à me retrouver là, devant les juges. J’ai fait cela toute ma vie, aider ceux qui en ont besoin », cette vieille militante de la communauté Emmaüs de Marseille s’est jointe, Lundi 19 Juin 2017, à la centaine de manifestants venus témoigner leur soutien à Cédric Herrou, l’agriculteur de Breil-sur-Roya, dans le département des Alpes-Maritimes, jugé devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour l’aide apportée, au mois d'octobre 2016, à quelque deux cents migrants, principalement des érythréens et des soudanais.

 

« J’ai transporté, j’ai hébergé des gens et il y a des explications », confirme-t-il d’emblée devant la cour d'appel, alors que son procès s’est ouvert sur un rire provoqué par le président demandant benoîtement à Cédric Herrou, lors du traditionnel interrogatoire de personnalité, s'il vivait seul. Tous ceux qui assistent à l’audience savent que, chaque semaine, l’agriculteur accueille environ cent quatre vingt migrants chez lui.

 

Les bancs de la petite salle d’audience sont remplis de ces habitants de la Roya qui, confrontés à l’afflux de migrants, se sont organisés pour leur apporter une aide matérielle, des soins médicaux et un soutien juridique. Il y a là les bénévoles qui, à la fin du mois de juin 2017, reprendront les maraudes quotidiennes à Vintimille, en Italie, pour livrer cinq cents repas à des migrants décrits comme « affamés au point que les distributions pourraient vite tourner à l’émeute ».

 

Il y a les quatre retraités qui connaîtront, Vendredi 23 Juin 2017, le jugement du tribunal de Nice devant lequel ils ont comparu, le 16 mai 2017, pour avoir accompagné des érythréens et des tchadiens, dont deux adolescentes. Il y a encore Michel qui ne comprend pas la raideur des juges, « ils n'ont jamais vus les migrants qui arrivent chez nous avec rien d’autre que ce qu’ils portent sur eux car les passeurs en Libye ont jeté toutes leurs affaires ».

 

Tous assurent ne pas comprendre la peine de huit mois de prison avec sursis que l’avocat général, Christophe Raffin, a requise contre Cédric Herrou. Le 10 février 2017, le tribunal correctionnel de Nice l’avait condamné à une amende avec sursis de trois mille euros, uniquement pour l’aide à l’entrée de migrants sur le territoire national, car il avait ramené de Vintimille les plus déterminés à franchir la frontière. Mais, pour l’aide apportée à ceux qu’il a accueillis chez lui, puis installés dans une colonie de vacances désaffectée de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF), à Saint-Dalmas-de-Tende, les juges niçois avaient estimé que l’action de Cédric Herrou entrait dans le cadre de l’exemption humanitaire prévue par la loi. Le Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile (CESEDA) exonère de poursuites pénales celui qui, sans contrepartie directe ou indirecte, a apporté « une aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de l’étranger ».

 

L’avocat général a demandé à la cour de réformer ce jugement « aux motivations alambiquées et peu compréhensibles qui ont conduit le parquet de Nice à faire appel » et de ne pas retenir cette exemption humanitaire. Selon Christophe Raffin, il y a eu une contrepartie à l’aide apportée par Cédric Herrou, car « lorsque l’aide s’inscrit dans la contestation globale de la loi, elle sert une cause militante et constitue à ce titre une contrepartie ». L’accusation a estimé que « trois mille euros avec sursis, cela n’est pas proportionné à l’aide apportée à plus de deux cents personnes ». Quant à la restitution du véhicule de l'Association Roya Citoyenne (ARC), utilisé pour transporter les migrants, ordonnée par le tribunal, elle est, aux yeux de l’avocat général, « incohérente et de nature à encourager la récidive ».

 

Le tribunal avait également relaxé l’agriculteur du délit d’occupation illégale des locaux de la SNCF en retenant l’état de nécessité. Le but, a expliqué Cedric Herrou, « ce n’était pas d’y créer une habitation, mais d’alerter sur le fait que les mineurs isolés n’étaient pas pris en charge et pour que les majeurs puissent avoir accès à la plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile ».

 

Avant l’audience, il avait confié son sentiment de « faire le travail de l’état ». Selon son avocat, Zia Oloumi, « Cédric Herrou est le visage de la solidarité ». Issu d’une famille qui accueillait d’autres enfants, « il a été nourri au grain du partage et de la fraternité ». La cour d’appel rendra sa décision le 8 août 2017.

 

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