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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 18:40

 

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/france-menaces-de-mort-contre-des-militants-pro-palestiniens

 

http://www.plateforme-palestine.org/France-menaces-de-mort-contre-des-militants-pro-palestiniens

 

Menaces de mort contre des militants pro-palestiniens

 

Le Samedi 4 Mars 2017, un groupe dénommé la Brigade Juive a lancé un ultimatum aux membres dirigeants de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS). Si l’AFPS ne cessait pas d’appeler au boycott des produits israéliens, les coordonnées personnelles des membres de son conseil national seraient rendues publiques.

Depuis le Mercredi 8 Mars 2017, des militants français des droits du peuple palestinien font l’objet d’une campagne scandaleuse de menaces, d’intimidations et de harcèlement.

Cette menace a été mise à exécution le Mercredi 8 Mars 2017 et relayée par les sites de la Ligue de Défense Juive (LDJ), de Jonathan Simon Sellem News basé en Israël et de Coolamnews. Depuis, plusieurs membres dirigeants de l’AFPS ont reçu des menaces de mort. Les auteurs menaçaient de s’en prendre à leur famille ou à leurs enfants et de brûler leur domicile.

Certains ont répandu des rumeurs malveillantes, allant jusqu’à déclencher l’intervention des pompiers avec l’annonce erronée du suicide du président et du secrétaire général. Cette vague de harcèlement fait suite à des menaces déjà prononcées contre des dirigeants de l’AFPS ces derniers mois.

Ces intimidations visant l’AFPS font état du fait que le boycott est puni par la loi. En effet, depuis 2010, la France est l’un des rares pays au monde à prévoir des poursuites contre des personnes appelant au boycott de produits israéliens dans le cadre de la campagne internationale pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS).

La circulaire ministérielle signée en 2010 par Michèle Alliot Marie, alors ministre de l'intérieur, engage les procureurs à poursuivre les appels au boycott de produits israéliens, considérés comme caractéristiques de délits de provocation publique à la discrimination à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une nation.

Au mois d'octobre 2015, la cour de cassation a confirmé la condamnation de quatorze personnes uniquement en raison de leurs actions pacifiques de promotion du boycott de produits israéliens. Des militants du mouvement pour le BDS se sont vu enjoindre par la préfecture de Paris de s’engager par écrit à renoncer à toute promotion du boycott de produits israéliens.

Si la répression de l’incitation à la haine et à la discrimination est légitime et nécessaire, elle ne peut se confondre avec la critique tout aussi légitime de la politique d’un état. L’appel pacifique au boycott d’un état rentre dans le cadre de cette critique et de l’action citoyenne non violente et s’inscrit donc dans le droit à la liberté d’expression, reconnu par le droit international.

Cette campagne haineuse à l’encontre de défenseurs des droits humains doit immédiatement cesser et leurs auteurs doivent être traduits en justice dans les meilleurs délais.

Nous apportons notre entière solidarité aux victimes de ces menaces et de ces intimidations et nous appelons les autorités françaises à diligenter sans délai des enquêtes rapides contre les responsables de ces incitations à la haine.

Nous avons à plusieurs reprises demandé aux autorités françaises d’abroger la circulaire de 2010 de Michèle Alliot-Marie et de cesser les poursuites à l’encontre des militants du mouvement pour le BDS. Le fait que cette circulaire serve désormais de prétexte à des actions de piratage et de harcèlement de ses militants démontre l’urgente nécessité d’y mettre un terme.

Nous réitérons notre appel aux autorités françaises, ainsi qu’à tous les candidats au premier tour des élections présidentielles, à abroger sans délai cette circulaire, qui bafoue le droit à la liberté d’expression et de protestation pacifique dans notre pays.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 18:21

 

L'étau se resserre autour de Rakka, fief syrien de l'Etat Islamique (Reuters)

 

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), alliance de miliciens kurdes et de combattants arabes soutenus par les Etats-Unis, ont annoncé Dimanche 26 Mars 2017 avoir pris le contrôle d'une localité située à une vingtaine de kilomètres seulement de Rakka, le fief de l'organisation Etat Islamique en Syrie.

Karama, sur les rives de l'Euphrate, est la dernière ville d'importance avant Rakka, distante de dix huit kilomètres.

Sur un autre front, ouvert au nord-est de Rakka, les FDS ne sont plus qu'à quelques kilomètres du fief des djihadistes.

Interrogé lors d'une conférence de presse organisée à Karama, Dejwar Khabat, un des commandants des FDS, a dit s'attendre à ce que l'assaut sur Rakka soit lancé au début du mois d’avril 2017.

A l'ouest de Rakka, les FDS tentent de prendre Tabka. Située à une quarantaine de kilomètres en amont de Rakka, sur l'Euphrate, la ville occupe une position stratégique, sur le lac Assad, avec la présence d'un barrage et d'une base aérienne conquise par les djihadistes de l'Etat Islamique au mois d’août 2014, au plus fort de leur expansion.

Dans un communiqué diffusé Dimanche 26 Mars 2017, les FDS ont annoncé la prise de l'intégralité de l'aéroport de Tabka.

Les FDS ont annoncé Mercredi 22 Mars 2017 que des avions de la coalition internationale sous commandement américain avaient parachuté des soldats américains et des combattants des FDS dans le secteur de Tabka.

Dans des messages diffusés via les réseaux sociaux, l'Etat Islamique a affirmé Dimanche 26 Mars 2017 que le barrage de Tabka, fragilisé par des frappes aériennes, menaçait de s'effondrer.

Les FDS tentent depuis Vendredi 24 Mars 2017 de s'emparer de cette structure.

Le directeur de l'agence gouvernementale autrefois chargée de la gestion du barrage a lui aussi accusé les frappes aériennes américaines d'avoir mis en danger l'ouvrage.

« Avant les dernières frappes américaines, le barrage fonctionnait. Il y a deux jours, le barrage fonctionnait normalement », a dit Nejm Saleh.

Un porte-parole des FDS a de son côté démenti que les frappes de la coalition aient pu toucher la structure du barrage et expliqué que le parachutage de membres de l'alliance arabo-kurde avait justement pour objectif de sécuriser l'édifice en chassant les combattants de l'Etat Islamique.

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 18:07

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN16Y15C-OFRTP?sp=true

 

La Russie rejette les critiques de l'Union Européenne et des Etats Unis (Reuters)

 

Le Kremlin a ignoré Lundi 27 Mars 2017 les appels lancés par les Etats-Unis et l'Union Européenne en faveur de la libération des centaines de manifestants de l'opposition interpellés Dimanche 26 Mars 2017 lors de rassemblements en Russie.

Il a en outre accusé les organisateurs d'avoir payé des adolescents pour y participer.

Ces manifestations, dans plusieurs villes du pays, sont les plus importantes depuis la vague de contestation visant le Kremlin en 2011 et en 2012. Elles interviennent un an avant l'élection présidentielle à laquelle Vladimir Poutine devrait briguer un nouveau mandat de six ans.

La police a interpellé un millier de personnes lors de ces différents rassemblements dans lesquels les manifestants ont dénoncé la corruption du pouvoir et demandé la démission du premier ministre, Dmitri Medvedev.

Parmi les personnes arrêtées à Moscou figure l'avocat et chef de file de la contestation Alexeï Navalny, qui espère présenter sa candidature face à Vladimir Poutine l'an prochain.

Un tribunal de la capitale russe l'a condamné Lundi 27 Mars 2017 à quinze jours de prison pour désobéissance à un officier de la force publique. Il a en outre écopé de vingt mille roubles, environ trois cent cinquante dollars, d'amende pour avoir organisé un rassemblement que les autorités avaient qualifié d'illégal.

Son avocate, Olga Mikhaïlova, a dit qu'elle allait faire appel de la condamnation à deux semaines d'emprisonnement.

Alexeï Navalny a dit sa résolution à poursuivre le combat. « On ne peut pas arrêter des dizaines de milliers de gens », a-t-il dit à la presse après sa comparution devant le tribunal.

L'opposition libérale qu'il représente sait qu'elle a peu de chances de pouvoir présenter un candidat face à Vladimir Poutine, toujours au sommet dans les sondages. Malgré tout, l'avocat et ses partisans espèrent canaliser le mécontentement social contre la corruption du pouvoir.

Les manifestants du Dimanche 27 Mars 2017 avaient pour cible principale Dmitri Medvedev. Son porte-parole a estimé que les accusations de corruption constituaient des attaques de propagande.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré pour sa part que ces manifestations relevaient d’une provocation.

Interrogé sur l'appel lancé par les Etats-Unis et l'Union Européenne en faveur de la remise en liberté des personnes arrêtées, il a répondu qu'il était impossible d'y répondre favorablement et expliqué que la police avait fait son travail d'une manière professionnelle.

La France a, elle aussi, exprimé Lundi 27 Mars 2017 sa vive préoccupation et a appelé Moscou à respecter ses engagements internationaux en matière de liberté d'expression et de manifestation.

Selon Dmitri Peskov, le Kremlin n'est pas opposé à la liberté d'opinion lors de manifestations à condition que celles-ci soient au préalable approuvées par les autorités.

L'un des reproches du pouvoir russe adressés aux manifestants est la participation d'enfants mineurs aux rassemblements. La police aurait établi que des adolescents, dont certains ont été arrêtés, avaient reçu de l'argent de la part des organisateurs pour aller manifester.

« Nous ne pouvons pas respecter des gens qui trompent volontairement des mineurs, en l'occurrence des enfants, en les impliquant dans des mouvements illégaux dans des endroits non autorisés, en leur offrant des récompenses en échange et en mettant leur vie en danger », a expliqué Dmitri Peskov.

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 16:54

 

Neuf sénateurs centristes appellent à soutenir Emmanuel Macron (Reuters)

 

Neuf sénateurs du groupe de l’Union des Démocrates et des Indépendants Union Centriste (UDI UC) et une sénatrice écologiste lancent un appel à soutenir l’ancien ministre de l’économie Emmanuel Macron pour le premier tour des élections présidentielles dans une tribune publiée par le Journal Du Dimanche (JDD).

Dans ce texte signé notamment par Michel Mercier, ancien ministre de la justice, ils estiment que le projet du candidat du Mouvement En Marche pour redresser la France « est réalisable parce qu'il est juste et qu'il répartit équitablement les efforts entre tous ».

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a qualifié Dimanche 26 Mars 2017 ce texte de manipulation, en précisant que seuls trois des signataires appartenant au groupe de l’UDI UC étaient des élus de l’UDI, les autres étant des élus du mouvement démocrate (MODEM), un parti dont le président, François Bayrou, soutient Emmanuel Macron.

« Samedi 25 Mars 2017, c'est par plus de cinq cent quatre vingt voix pour, dix voix contre et neuf abstentions que le conseil national de l’UDI a validé l’accord programmatique et électoral avec les Républicains et le soutien à leur candidat au premier tour des élections présidentielles », poursuit Jean-Christophe Lagarde dans son communiqué.

Les signataires de la tribune saluent pour leur part la volonté de dépasser les clivages entre la droite et la gauche et les convictions européennes d'Emmanuel Macron.

« La méthode choisie par Emmanuel Macron est la bonne, ne pas diviser et ne pas chercher à monter les français les uns contre les autres », ajoutent-ils.

« C'est parce qu'il veut rassembler plutôt qu'opposer et créer un nouveau dialogue entre les français et leurs élus que nous souhaitons son succès », concluent les dix signataires, qui invitent les lecteurs de leur tribune à « y travailler avec ardeur et enthousiasme ».

Parmi les signataires figure notamment le sénateur Michel Canevet, membre de l'Alliance Centriste, une composante de l'UDI que la direction de cette formation a décidé Samedi 25 Mars 2017 d'exclure pour cause de soutien à Emmanuel Macron.

Les autres signataires sont les sénatrices Jacqueline Gourault et Leila Aïchi et les sénateurs Bertrand Delcros, Jean-Marc Gabouty, Jean-Jacques Lasserre, Christian Namy, Gérard Roche et Jean-Marie Vanlerenberghe.

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 16:38

 

Alexeï Navalny et des dizaines d'autres manifestants arrêtés en Russie (Reuters)

 

Plusieurs dizaines de manifestants dont l'opposant Alexeï Navalny ont été interpellés Dimanche 26 Mars 2017 en Russie lors de manifestations contre la corruption organisées dans plusieurs villes du pays.

A Moscou, où le rassemblement n'avait pas été autorisé, un journaliste de Reuters a vu des policiers arrêter Alexeï Navalny, à l'origine de la mobilisation, et l'embarquer à bord d'une fourgonnette de la police.

Plusieurs centaines de manifestants se sont aussitôt regroupés autour du véhicule pour tenter d'empêcher son départ.

« Je suis heureux qu'autant de gens soient descendus dans les rues de l'est du pays jusqu'à Moscou », avait déclaré Alexeï Navalny quelques instants seulement avant d'être emmené par les forces de l'ordre.

L'opposant, qui ambitionne de se présenter à l'élection présidentielle de l'année prochaine, avait appelé à des rassemblements dans tout le pays pour réclamer la démission du premier ministre, Dmitri Medvedev.

Il l'accuse d'avoir amassé une fortune excédant largement les émoluments liés à sa fonction. La porte-parole de Dmitri Medvedev a qualifié ces allégations d’attaques de propagande.

D'autres journalistes de Reuters présents sur le rassemblement dans le centre de Moscou ont assisté à une centaine d’autres interpellations au moins. Un hélicoptère de la police a survolé la manifestation.

Le Kremlin avait prévenu Vendredi 24 Mars 2017 qu'il considérait comme une provocation illégale cette manifestation qui n'a pas obtenu les autorisations préalables.

Plusieurs dizaines d'autres arrestations ont eu lieu à travers le pays où, selon Alexeï Navalny, des rassemblements étaient programmés dans plus de quatre vingt villes.

A Vladivostok, à l'extrémité orientale de la Russie, un journaliste de Reuters a assisté à l'arrestation d'une trentaine de personnes lors d'une manifestation non autorisée qui a réuni plusieurs centaines de jeunes gens sur une place proche de la gare ferroviaire.

Les protestataires ont déployé des banderoles affirmant « la corruption vole notre avenir » ou « le premier ministre doit s'expliquer » avant l'intervention de la police.

Plusieurs centaines de personnes se sont également réunies à Iekaterinbourg, dans la région de l'Oural. Les manifestants étaient entre cinq cent et sept cent, selon la police. Au moins quatre d'entre eux ont été interpellés, ont rapporté des témoins.

D'importants rassemblements ont également été signalés à Saint-Pétersbourg et à Novossibirsk.

Les médias officiels russes ont ignoré ces mobilisations considérées comme les plus importantes depuis les manifestations contre le Kremlin en 2011 et en 2012.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 16:13

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/mars2017.php#mars26

 

Après la manifestation de soutien à Jean Luc Mélenchon du Samedi 18 Mars 2017, notes de réflexion

 

Par Jacques Cotta.

 

Je m’inscris avec retard dans une discussion qui pourtant est essentielle. Il s’agit d’essayer de comprendre les raisons pour lesquelles nous sommes tous à notre place dans une situation d’isolement très négative et très désagréable.

Réduits à une position de commentateurs de la lutte des classes, nous n’avons pas prise sur des événements qu’il nous faut en effet caractériser pour tenter d’y voir clair. Je vais donc tenter de souligner quelques faits sur lesquels nous n’avons pas à mon avis pris suffisamment le temps de nous arrêter. Quitte à souligner des contradictions qui sont les miennes et les nôtres auxquelles il faut nous confronter. Tout cela n’est évidemment pas exhaustif. Il s’agit d’un début.

Je fais partie des gens qui se sont félicités, après l’avoir préconisée durant des années, de la rupture à l’époque d’une aile du Parti Socialiste conduite par Jean Luc Mélenchon et par Marc Dolez pour fonder le Parti de Gauche.

Nous avions à l’époque écrit une lettre ouverte à Jean Luc Mélenchon et à Marc Dolez, Denis Collin et moi-même, lettre demeurée sans réponse.

Nous avions déjeuné avec Jean Luc Mélenchon qui en substance nous demandait de rester à notre place, philosophie pour l’un, journalisme pour l’autre et politique pour lui.

J’étais par ailleurs présent à la grande messe donnant officiellement naissance au Parti de Gauche derrière le périphérique parisien. En quelques heures je constatais que le nom du parti avait été décidé, son programme adopté et sa stratégie définie. Cela sans discussion, sans débat et sans échange, sinon les interventions des lieutenants d’alors adoubés par le chef. Je me souviens de Christophe Ramaux regrettant de me voir regarder passer le train. Quelques temps plus tard, Christophe Ramaux comme d’autres étaient éjectés du Parti de Gauche.

Je me souviens de Jacques Nikonoff cherchant des ponts avec Jean Luc Mélenchon mais se heurtant à une fin de non-recevoir au prétexte que ses positions sur l’Europe étaient incompatibles. Je me souviens de Marc Dolez me demandant d’écrire un livre qu’il signerait, puis ne donnant plus de nouvelles lorsque je m’étonnais de la demande. Bref, nous avons je pense tous des exemples de ce type. Exemples dramatiques, car nous sommes dès lors plongés dans la situation suivante, d’un côté des aspirations qui pour s’exprimer plongent derrière Jean Luc Mélenchon dont le talent est incontestable, hier dans le Parti de Gauche et dans le Front De Gauche (FDG) ou encore aujourd’hui dans le Mouvement de la France Insoumise dont l’intérêt premier pour son initiateur est d’être une mouvance et non un parti, donc d’accepter le plus grand monde pourvu que le pouvoir demeure concentré dans les mains dignes de le recevoir.

Ce premier point pour soulever quelques questions concernant le passé, nous avons tous une expérience et un passé différent. Christophe Ramaux par exemple a fait un bout de chemin important avec le Parti de Gauche, Robert Duguet aussi.

Nous avons été indiscutablement victimes du fonctionnement du groupe de Jean Luc Mélenchon qui jamais n’a accepté que des semeurs de discorde viennent prétendre débattre et élaborer. Pouvions-nous faire autrement ?

Aurions-nous raté une occasion pour peser ? Quelle est notre part de responsabilité ? Il faut bien nous poser aussi ces questions, quitte à y répondre très vite.

La question de l’isolement est liée étroitement aux rapports entre les classes. Nous avons par exemple à l’époque, nous étions dans les années 1980, adhéré au Parti Socialiste. Il y avait de vraies sections et de vrais militants. Nous éditions un bulletin contre le courant que nous vendions de façon importante, plusieurs centaines d'exemplaires par numéro. Nous avions prise avec la réalité et le débat et nous ne laissions pas indifférents là où nous passions. La politique de François Mitterrand et de Pierre Mauroy a réglé son compte à ce Parti Socialiste qui s’est progressivement vidé. Nous en avons alors été de fait évincés, non administrativement, mais politiquement. Il n’y avait plus personne à qui s’adresser, donc plus de raison d’être.

De ces deux premiers points je tire une conclusion, assise sur l’expérience du passé, pour ne pas nous résoudre à nous raconter des histoires et à une stérilité démoralisante, il nous faut le contact avec des franges permettant de débattre, de confronter, de regrouper et d’agir. A défaut nous sommes réduis à commenter, commenter encore. Ce n’est pas inutile, mais les limites sont immédiates. Où donc nous plonger et comment ?

Les travers de Jean Luc Mélenchon sont malheureusement répandus. Parmi ceux avec qui nous pourrions partager quelques points de vue essentiels, il y a par exemple le Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique (POID). Nous avons là aussi une expérience commune et récente sur l’état d’urgence où nous avons été le moteur d’une mobilisation réelle qui à l’époque a marqué. Mais ensuite la direction du POID aurait bien vu que nous soyons la face démocratique du parti. Ils nous ont proposé d’initier un nouvel appel sur la question de la cinquième république et de l’Union Européenne. Nous avons discuté les formulations. Nous avons tenté d’infléchir pour que l’appel en question ne soit pas seulement susceptible d’intéresser les militants et la frange proche, mais le plus grand nombre. Fin de non-recevoir, on ne discute plus. Résultat, soit on adopte la ligne, soit on dégage. Nous avons donc dégagé.

La question qui se pose là est légèrement différente. Autant la personnalité de Jean Luc Mélenchon interdit toute avancée qui pourrait le mettre en question sur des sujets aussi minimes soient-ils. Autant la question était à mon avis évolutive avec ce deuxième appel du POID. N’avons-nous pas fait preuve de sectarisme ?

Nous avons sorti un manifeste au nom de notre site, qui soit dit en passant se réduit pour son fonctionnement à Denis Collin et à moi-même. C'est un grand titre donc pour une réalité beaucoup plus limitée.

Où en sommes-nous des ventes ? Pour la main à la main, j’ai personnellement vendu une quinzaine d’exemplaires. Ce qui en soi n’est rien et à la fois, si nous savions où nous voulons aller, serait beaucoup. Pour internet, nous pouvons constater que le virtuel a la vie dure, pas de vente, rien.

Question donc, ces résultats indiquent bien que, hors de relations sociales précises et de combats engagés, le simple débat d’idées à des limites objectives que nous ne parvenons pas à dépasser.

Nombreux sont les groupes, organisations ou autres, qui préconisent comme le POID l’unité et l’indépendance de la classe des travailleurs et pour la construction du parti ouvrier. Et qui de façon aussi grotesque que grossière en appellent à l’unité entre Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon comme si cela avait un sens. Chacun de ces groupes avec sa variante veut donc fonder un parti. C'est une impasse totale. Cela est-il dû à la seule absence de programme, à la conception bureaucratique de chefs auto proclamés, ou bien aussi au fait que le parti en tant que catégorie ne répond plus aux aspirations saisissables ? En un mot, le passé n’a t’il pas ratiboisé la perspective même de parti ? Mais alors quoi, qu’est-ce qui est susceptible de permettre un minimum de regroupement et à quelles conditions ?

Partons de la situation, jamais les tensions n’auront été aussi fortes, au point que nul ne peut prédire ce que l’avenir immédiat va donner. Il y a la question de l'avenir électoral, outre François Fillon qui a sérieusement du plomb dans l’aile, personne ne peut donner un nouveau souffle à la cinquième république. Les Républicains, le Parti Socialiste et la gauche de la gauche risquent fort de se retrouver explosés à l’issue de l’élection.

Marine Le Pen ou Emmanuel Macron ne feront pas illusion bien longtemps. La crise explosive est devant nous. Cela d’autant que les tensions sociales sont bien présentes, les forces engagés dans le combat contre la loi travail n’ayant pas été anéanties. C’est d’ailleurs ce qui explique l’existence et l’importance du Mouvement de la France Insoumise et de la marche de Paris. La volonté du capital exprimée notamment par l’Union Européenne sur la question de la sécurité sociale, des retraites, de l’emploi, du travail et des salaires, annonce des soubresauts explosifs.

Quel que soit le résultat électoral, la question d’un prolongement sur le terrain direct de la lutte des classes va se poser et avec cette question celle d’une organisation, dont j’ignore les formes qu’elle pourra prendre, permettant de rassembler. Reprenons le cas de Jean Luc Mélenchon. Il peut dans l’effervescence électorale jouer sur sa seule personne, Mais demain, quel que soit le résultat, dans l’éventualité d’une explosion du Parti Socialiste et donc d’une recomposition dans les faits, il devra bien lui aussi se plier aux nécessités du rassemblement.

Son programme fourre-tout, qui se mêle de tout sauf de l’essentiel, la lutte implacable contre le capitalisme, les rapports sociaux et donc les mesures immédiates à prendre pour le travail au détriment du capital, ne fera pas l’affaire. La question programmatique sera de fait au centre de toute possibilité de recomposition politique.

La question à ce stade est donc pour nous de savoir comment nous disposer pour en être, à la fois dans le mouvement pratique qui risque de se dégager et dans le mouvement programmatique permettant de contribuer à la colonne vertébrale de toute reconstruction.

J’ai quelques idées sur des initiatives que nous pourrions prendre dans les semaines qui viennent.

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 16:01

 

URGENCE DEMOCRATIQUE ET FRONT COMMUN

 

Vous trouverez ci-dessous la dernière partie d’un très long message de Pierre Dardot et de Christian Laval relatif à l’actuelle situation politique française.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site Mediapart à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/250317/l-urgence-democratique?onglet=full

 

URGENCE DEMOCRATIQUE ET FRONT COMMUN

 

Les problèmes non résolus de la candidature de Jean Luc Mélenchon

 

La stratégie révolutionnaire de Jean Luc Mélenchon est en réalité strictement électorale. Si au départ il était question de composer un large bloc social et idéologique autour de l’élaboration collective d’un programme, la voie suivie a plutôt consisté à parier sur l’adhésion des masses à un leader charismatique prêtant son verbe haut à un peuple révolté. À la grande différence de Podemos, parti qui s’est appuyé sur un collectif de jeunes dirigeants et a été porté par des vagues contestataires, le Mouvement de la France Insoumise repose sur l’identification à un homme exceptionnel, dont la puissance de persuasion tient à ses qualités personnelles et surtout à l’éloquence rare des tribuns d’autrefois.

La radicalité mélenchonienne est cependant loin du socialisme d’antan. Il n'est plus question de socialisation des forces productives ou d’autogestion. L’essentiel du message est mis sur les institutions politiques, regardées comme la clé de toute transformation. D’où la centralité de la question de la souveraineté, de là les emblèmes républicains et nationaux, drapeaux tricolores, bonnets phrygiens, Marseillaise, assemblée constituante et autre levée en masse des citoyens rassemblés place de la Bastille et place de la République.

Cette candidature pose un certain nombre de problèmes non résolus, comment passer à la sixième république en jouant la personnalisation à outrance et en flirtant dangereusement avec la démocratie plébiscitaire ? Comment croire à la maturation collective d’un projet de société en alimentant la pulsion politiquement ambiguë du dégagisme ? En tout cas, puisque cette candidature d’incarnation du peuple est au-dessus des partis, il ne saurait être question du moindre arrangement avec les autres formations de gauche, traité avec mépris de carabistouilles. Qui m’aime me suive.

L’entreprise de Benoît Hamon n’est pas plus encourageante. À beaucoup d’égards, elle l’est moins. Le candidat socialiste ne sait sur quel pied danser, faute d’avoir changé de terrain. Plutôt que d’afficher sa rupture avec le quinquennat néo libéral, il manœuvre et il esquive.

Comme s’il y avait encore quelque chose à attendre d’un appareil et d’élus qui veulent le noyer au plus vite dans les eaux fétides des accommodements et des résignations.

Pourtant, déjà trop à gauche pour l’appareil, qu’aurait-il eu à perdre en restant fidèle à ses convictions de l'élection primaire ? Il aurait évidemment fallu lever toute ambiguïté envers l’Union Européenne, sa logique de l’austérité et son dumping fiscal et social. Mais c’était tellement contraire à ses appels piteux au rassemblement de la famille socialiste, qu’il n’a pas pu aller bien loin en ce sens. Il aurait dû savoir que beaucoup d’électeurs de gauche ne sont plus du tout disposés à lui faire une confiance aveugle, après s’être fait berner par François Hollande, Emmanuel Macron et Manuel Valls comme ils l’ont été. Faire acclamer par vingt mille personnes les noms de François Hollande, de Bernard Cazeneuve et de Jean Yves Le Drian lors de son meeting à Bercy le Dimanche 19 Mars 2017 est le signe même que sa double position à l’égard du quinquennat, critique et élogieuse, est proprement intenable.

 

Benoît Hamon enlisé dans l’héritage

 

Pour surmonter ses contradictions, il a cru bon, lors des élections primaires, de se projeter dix ou vingt ans en avant, en envisageant à l’avenir une raréfaction de l’emploi qui venait ainsi justifier sa proposition de revenu universel. Diversion qui lui a permis un moment d’obtenir un brevet d’utopie auprès d’une fraction des électeurs de gauche. Si cette utopie ne lui permet pas de renouer avec les classes populaires, dont les membres au chômage veulent un vrai travail, elle lui a permis au moins de ne pas aborder de front les questions éminemment urgentes de la politique économique et de l’Europe. En un mot, enlisé dans l’héritage, il n’espère plus guère qu’un nouveau rapport de forces à l’intérieur du Parti Socialiste.

En réalité, les deux candidats, et ils ne s’en cachent guère, se sont résignés à l’échec de la gauche. Et ne semblent plus rivaliser que pour savoir qui des deux sera le quatrième et le cinquième dans la course électorale. Objectif dérisoire aux yeux des électeurs de gauche, compte tenu des enjeux historiques de cette élection, mais d’une importance majeure pour les militants les plus convaincus ou les plus sectaires.

Il est d’ailleurs fort inquiétant que certains d’entre eux, mi-cyniques mi-calculateurs, s’en fassent aussi vite une raison. C’est plié, glissent en aparté certains d’entre eux. Seule compterait la recomposition future de la gauche. D’où l’étrange indifférence affichée face aux sondages décevants et d’où cet aveuglement quant aux conséquences de la division.

Sans doute Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon ont-ils fait semblant de se parler. En réalité ni l’un ni l’autre ne tenait à quelque rapprochement que ce soit. La division va sans doute permettre à l’oligarchie d’élus qui tient le Parti Socialiste d’en reprendre le contrôle après la parenthèse de la candidature de Benoît Hamon. Mais elle va surtout laisser face à face la candidate du néo fascisme réchauffé et le candidat du néo libéralisme rajeuni. Qu’à la fin, cela doive se conclure aussi lamentablement a de quoi détacher beaucoup d’électeurs de la gauche et peut-être même de les dégoûter de la politique. L’amertume, de toute manière, sera au rendez-vous et ce n’est pas avec elle que l’on reconstruit.

 

Quelle unité ?

 

Le néo libéralisme a fait des ravages et continuera d’en faire, nous le savons. L’un d’entre eux, le plus pressant dans la conjoncture, c’est la progression du néo fascisme. Les salariés les plus dominés, et d’autres catégories avec eux, enragent et croient voir en Marine Le Pen leur ultime recours. Tout semble fait pour renforcer son image sociale.

Son hold up sur les thèmes sociaux, retraite, protection sociale et plein emploi national, dont la gauche a eu longtemps une sorte de monopole, est en train de réussir au-delà de toutes ses espérances, du fait même de leur abandon par la gauche gouvernementale.

Emboîtant le pas à un Nicolas Sarkozy qui dénonçait naguère le programme économique du Front National comme un programme d'extrême gauche, nombreux sont les journalistes qui l’aident à accomplir son forfait. Dès qu’un candidat de gauche ou d’extrême gauche ose avancer une mesure sociale, en prônant la retraite à soixante ans ou la suppression de la loi travail par exemple, on s’empresse de l’accuser d’imiter Marine Le Pen.

Comment conjurer la catastrophe démocratique qui menace, selon la formule de Laurent Mauduit ? Beaucoup, désolés du spectacle à gauche, voudraient l’unité. Leur appel mérite le respect, notamment celui, dramatique, du maire communiste de Grigny, Philippe Rio. Mais en appeler à l’unité des deux candidats ne sert malheureusement pas à grand-chose dans la situation actuelle. Ils se maintiendront, enfermés l’un et l’autre dans leur logique propre. Ils paieront le prix, et nous avec eux, de l’auto destruction du socialisme durant ces trente ou quarante dernières années, faute d’avoir voulu et pu surmonter ce désastre historique. Personne pourtant n’est propriétaire de l’unité. Aucun appareil, aucun responsable, ne devrait avoir le droit d’en décider sur un coin de table de restaurant.

Mais surtout, comment ne pas voir que, si l’on désire vraiment refonder la gauche, le temps des appareils dominateurs et des leaders solitaires est passé ? Comment ne pas comprendre que toute transformation sociale réelle passe désormais par la libération des énergies démocratiques et par une déverticalisation effective de l’action politique ? Jean Luc Mélenchon a certes compris que le temps des vieux partis était passé, mais il a reverticalisé encore plus la relation personnelle qu’il veut entretenir avec le peuple, selon le schéma douteux et dangereux d’Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe.

De ce point de vue, la dette proclamée à l’égard de la révolution bolivarienne d’Hugo Chavez est passablement inquiétante. Insistons là-dessus encore une fois. La prétendue démocratie plébiscitaire n’est en rien une forme particulière de démocratie, elle est la négation pure et simple de la démocratie comprise comme exercice effectif du pouvoir politique par le peuple, au moins sous la forme d’un contrôle actif sur les détenteurs du pouvoir exécutif.

Quel contraste avec le foisonnement des pratiques innovantes et des idées nouvelles en matière démocratique dont a témoigné le mouvement des Nuits Debout. Il suffit d’être à l’écoute de toutes les expérimentations pratiques et de toutes les discussions théoriques qui ont lieu depuis des années dans ce pays et dans d’autres, dont l’Espagne, pour se rendre compte du caractère archaïque des manières de faire dans la gauche politique française.

Aucune refondation de la gauche n’aura lieu tant que l’on dissociera la parole et l’action, le projet et l’organisation. Les ficelles du passé sont trop grosses aujourd’hui pour la sensibilité politique des gens de gauche qui veulent prendre part. Et il est une autre condition et elle est élémentaire. Nous l'avons dit, la lutte séculaire pour l’égalité sociale a été trahie par la gauche de gouvernement et cette trahison a conduit à la désertion des classes populaires et au succès du néo fascisme.

Remettre au centre de l’activité politique l’égalité sociale et faire que cette politique égalitaire commence dans les dispositifs organisationnels eux mêmes est la seule voie concevable pour que la gauche survive et se reconstitue. La transformation sociale désirée à gauche commence donc par soi-même.

 

Urgence démocratique et front commun

 

Il faut agir vite pour que dès les élections législatives le sort de la gauche anti néo libérale ne soit pas entièrement condamné. Avec qui faire l’unité demain et comment ? Nous ne devons nous faire aucune illusion sur la nature du Parti Socialiste et nous savons parfaitement quel obstacle il est par lui-même devenu à toute politique de rupture avec l’ordre existant. Compte tenu de la décomposition de la gauche actuelle, il importe de réfléchir à la constitution rapide d’un vaste bloc démocratique anti néo libéral, rassemblant de multiples composantes politiques, syndicales et associatives, d’accord pour faire front commun contre les deux ennemis aux destins inséparables que sont le néo fascisme et le néo libéralisme.

La gauche de gauche française a pris un retard considérable et déçu les attentes de beaucoup, sauf lorsqu’elle s’est unie durant une trop brève période sous la forme d’un cartel d’organisations. Rappelons nous. Entre 1995 et 2005, c'est la première période de luttes massives contre les politiques néo libérales et l'émergence de l’alter mondialisme. Entre 2005 et 2009, c'est le cafouillage sectaire et l'incapacité des forces politiques de gauche de donner une forme politique nouvelle aux résistances sociales. Entre 2009 et 2016, c'est la vie et la mort du Front De Gauche (FDG), seule tentative, mais avortée, de coalition de la gauche de gauche.

Le dépassement du FDG voulu par Jean Luc Mélenchon en 2016 débouchera-t-il, comme il le souhaite, sur une nouvelle force parlementaire ou bien sur le vide ? La désunion se paie en tout cas aujourd’hui au prix fort. La responsabilité est sans doute partagée entre les appareils, mais elle est lourde pour chacun et n’en épargne aucun.

Soit le sectarisme d’appareil se prolonge et ce sera la fin pour longtemps de la gauche critique et radicale, soit il peut être dépassé par la création d’une nouvelle formation à la fois unitaire et diverse et le couple infernal de ses deux ennemis pourra alors être combattu et vaincu.

Cette dynamique unitaire est d’ailleurs la condition pour que le Parti Socialiste éclate entre ses deux pôles artificiellement réunis aujourd’hui sous un même chapeau. Si un groupe de frondeurs, sociaux démocrates à l’ancienne, parvenait à se reconstituer sur les ruines du hollandisme, il pourrait participer au front commun.

Mais nous n’en sommes pas encore là. La dynamique actuelle de division risque fort d’offrir au second tour des élections présidentielles le choix entre Marine Le Pen et François Fillon ou, plus probablement, entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Si tous les appels à l’unité sont restés vains et si nous ne pouvons plus rien empêcher, en tout état de cause, après les élections, il restera l'urgence démocratique de faire face au néo fascisme, fruit d’un désespoir doublement alimenté par le néo libéralisme et l’absence d’une vraie alternative politique. Car il ne faut pas s’y tromper, la menace du néo fascisme est une menace de guerre civile. C’est donc dès maintenant, si l’on veut vraiment éviter que le pire n’advienne, qu’il faut penser et expérimenter les formes d’un front commun démocratique.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:03

 

Donald Trump se dit déçu par son échec sur l'abrogation de l'Obamacare (Reuters)

 

Donald Trump a exprimé Vendredi 24 Mars 2017 sa déception après avoir été contraint de retirer un texte de loi abrogeant l'Obamacare et réformant le système de la couverture de santé aux Etats-Unis, faute d'obtenir une majorité à la chambre des représentants.

S'exprimant depuis son bureau à la Maison Blanche, le président des Etats-Unis a déclaré « avoir beaucoup appris à propos de la loyauté » lors de cette tentative de convaincre les parlementaires d'approuver un projet phare de sa campagne électorale.

Donald Trump subit son premier camouflet dans une procédure législative bien qu'il dispose de la majorité à la chambre des représentants et au sénat.

Il a expliqué ce revers cinglant par l'opposition ferme des démocrates qui ont refusé de s'associer à son entreprise de démantèlement d'un système de couverture maladie mis en place par Barack Obama il y a sept ans.

Donald Trump s'est également dit étonné par l'opposition de la frange la plus conservatrice du parti républicain, le Freedom Caucus, qui estimait que le futur American Health Care Act n'allait pas assez loin et constituait une version allégée de l'Affordable Care Act de Barack Obama.

Interrogé sur le blocage imposé par les tenants de la ligne dure chez les républicains, le président a déclaré que « je ne me sens pas trahi. Ce sont mes amis. Je suis déçu car j'aurais pu réussir. Je suis un peu surpris pour être honnête. Nous y étions presque, c'était à notre portée », a-t-il déploré.

« Mais je pense qu'une loi encore meilleure sortira de tout cela parce qu'il y avait des choses dans cette loi que je n'aimais pas particulièrement ».

Le milliardaire new-yorkais a fait campagne sur la promesse de réussir à conclure des accords importants avec le congrès mais, dépourvu de toute expérience politique, il fait depuis son arrivée à la Maison Blanche l'apprentissage des contre-pouvoirs que sont le congrès et l'appareil judiciaire.

« Nous avons beaucoup appris concernant la loyauté et sur le fonctionnement des arcanes à la fois au sénat et à la chambre des représentants », a-t-il poursuivi.

Malgré cet échec, le président américain a exprimé son soutien au président de la chambre des représentants, Paul Ryan, qui a été un fervent partisan de son projet de réforme du système de couverture maladie.

« J'apprécie le président Paul Ryan. Il travaille très dur. Il y a beaucoup de clans. Et l'histoire est longue des amitiés et des inimitiés même à l'intérieur du parti républicain, bien avant que je sois ici », a-t-il reconnu.

En privé, Donald Trump a confié à des proches qu'il aurait dû engager la réforme fiscale avant de se lancer dans l'abrogation de l'Obamacare.

« Nous allons probablement nous occuper de la réforme fiscale maintenant. C'est la prochaine chose que nous allons faire », a dit Donald Trump.

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 18:44

 

http://www.eitb.eus/es/noticias/sociedad/detalle/4724805/el-activista-vasco-eduardo-izarzugaza-detenido-kurdistan

 

La police turque a arrêté un activiste basque au Kurdistan

 

Jeudi 23 Mars 2017

 

Eduardo Izarzugaza fait partie d'une délégation basque qui était venue dans la ville de Diyarbakir à l'occasion de Newroz.

 

La police turque a arrêté le militant internationaliste basque Eduardo Izarzugaza Uribelarre au Kurdistan, dans la ville de Diyarbakir.

 

Eduardo Izarzugaza, originaire d’Otxandio, fait partie d'une délégation de quatorze personnes d’Euskal Herria qui sont venus à l'occasion de Newroz.

 

Le militant basque a été arrêté à un poste de contrôle de la police, où la délégation basque a été largement contrôlée pendant deux heures.

 

Les camarades d’Eduardo Izarzugaza ont manifesté leur préoccupation depuis qu’il a été transféré dans un commissariat sous l’accusation de délit terroriste.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 18:29

 

http://www.ouest-france.fr/politique/francois-fillon/fillon-son-ex-suppleant-marc-joulaud-entendu-par-les-juges-financiers-4881153

 

L'ancien suppléant de François Fillon, Marc Joulaud, mis en examen

 

Visé par l’enquête sur de possibles emplois fictifs de Pénélope Fillon dont il a aussi été l’employeur, l'ancien suppléant de François Fillon à l'assemblée nationale, Marc Joulaud, a été mis en examen pour détournement de fonds publics après avoir été entendu Vendredi 24 Mars 2017 par les juges d’instruction financière.

Convoqué Vendredi 24 Mars 2017 chez les juges d’instruction, Marc Joulaud, a été mis en examen pour détournement de fonds publics en lien avec un emploi fictif ou surévalué.

Contacté, l’actuel maire de Sablé-sur-Sarthe nous a indiqué qu’il ne ferait aucun commentaire.

Collaborateur du député sarthois dès 1995, Marc Joulaud a été son attaché parlementaire et l’a suivi de la mairie de Sablé au conseil général de la Sarthe, puis à la région des pays de la Loire.

De 2002 à 2012, il a pris la place de François Fillon à l'assemblée nationale, quand ce dernier est entré au gouvernement, en tant que suppléant. Entre-temps, Marc Joulaud est devenu maire de Sablé, depuis 2008, président de son intercommunalité et député européen en 2014.

Au total, de 1986 à 2013, avec des interruptions, Pénélope Fillon a perçu six cent quatre vingt mille euros net, soit environ trois mille six cent euros mensuels net, comme assistante auprès de son époux ou de son suppléant. Les enquêteurs soupçonnent qu’il s’agit d’emplois fictifs, tout comme ceux des enfants du candidat de la droite au premier tour des élections présidentielles, employés de 2005 à 2007 comme assistants parlementaires de leur père, alors sénateur.

Depuis les premières révélations du Canard Enchaîné, à la fin du mois de janvier 2017, suivies de l’enquête préliminaire du Parquet National Financier (PNF) et de l’ouverture d’une information judiciaire, cette affaire empoisonne la campagne présidentielle de l'ancien premier ministre.

Le Mardi 14 Mars 2017, il a été mis en examen, une première pour un candidat majeur à l’Élysée, notamment pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de biens sociaux.

Selon une source proche du dossier, Pénélope Fillon est convoquée à son tour le Mardi 28 Mars 2017 en vue d’une éventuelle mise en examen, à moins que la date ne soit modifiée comme cela avait été le cas pour François Fillon, qui avait initialement annoncé que son audition aurait lieu le Mercredi 15 Mars 2017.

L’enquête porte aussi sur l’emploi rémunéré de Pénélope Fillon entre le mois de mai 2012 et le mois de décembre 2013 à la Revue des Deux Mondes, propriété du Président Directeur Général (PDG) du groupe Fimalac, Marc Ladreit de Lacharrière, proche de François Fillon. Elle avait alors cumulé cet emploi, pour trois mille cinq cent euros mensuels net, avec celui d’assistante parlementaire.

Les investigations ont été élargies le Jeudi 16 Mars 2017 à des soupçons de trafic d’influence, d’escroquerie aggravée, de faux et d’usage de faux, dans la foulée de révélations sur les costumes de luxe offerts au candidat ou des soupçons de faux dans le calcul d’heures accomplies par Pénélope Fillon à l'assemblée nationale.

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