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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 18:13

 

https://paris.demosphere.eu/rv/55976

 

Samedi Premier Juillet 2017 à 15 heures

 

Place de la République à Paris

 

Marche contre la reconduction de l'état d'urgence et contre l'instauration d'un état d'urgence permanent

 

Premiers signataires

 

Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Action Citoyenne (ATTAC), campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS), Confédération Nationale du Travail (CNT), Droit Au Logement (DAL), Fondation Copernic, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP), Sortir Du Colonialisme (SDC), Syndicat de la Magistrature (SM), Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD), Survie, Alternative Libertaire (AL), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 19:40

 

http://insurge.fr/17WEB/17TRACT/17_06_19_elections_legislatives_godillots.html

 

Après les élections législatives du mois de juin 2017, une nouvelle étape de la lutte des classes

 

Avec le deuxième tour des élections législatives du Dimanche 18 Juin 2017 s'achève la mise en place d'un nouveau dispositif gouvernemental bourgeois, dispositif dont Emmanuel Macron, élu président de la république, constitue la pièce centrale. Pour les travailleurs, pour la jeunesse et l'ensemble de la population laborieuse, c'est une nouvelle période de combats qui s'ouvre, combats indispensables face à des attaques que le pouvoir engage sans attendre, mais combats qui imposent de lever d'importants obstacles.

 

La marche des godillots

 

Charles de Gaulle, en son temps, avait qualifié les députés de godillots de la république. Chacun comprit la métaphore identifiant les députés à des chaussures militaires. Les députés étaient aux ordres du président de la cinquième république, marchant au pas sous la férule du président Bonaparte. Précisons que la cinquième république gaulliste n'est pas un régime dans lequel, comme aux États-Unis, le pouvoir exécutif du président de la république est contre-balancé par un parlement fort et indépendant, c'est un régime de type bonapartiste, inachevé et bâtard dans le cas de la cinquième république, dans lequel tout procède du pouvoir présidentiel auquel est asservi le parlement.

 

Certes, à partir des années 1980, durant les années des présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac notamment, ce caractère bonapartiste avait semblé s'amoindrir, au point que diverses phases de cohabitation avaient eu lieu dans lesquelles la majorité parlementaire était différente de la majorité présidentielle.

 

Mais avec l'élection d'Emmanuel Macron, c'est bien d'une tentative de restaurer le pouvoir bonapartiste dont il s'agit. Certes, n'est pas Charles de Gaulle qui veut et la situation politique et les rapports entre les classes ne sont pas ceux des années gaullistes. Ainsi, avec une abstention record de cinquante sept pour cent, on est très loin d'un plébiscite en faveur du mouvement d'Emmanuel Macron. Mais avec l'élection d'une large majorité de députés godillots dévoués à l'exécutif, Emmanuel Macron dispose des outils nécessaires à la bourgeoisie française pour réaliser au pas de charge ce qui n'a pu être fait jusqu'à ce jour.

 

La fonction de l'apprenti Bonaparte

 

De longue date, la bourgeoise française est divisée sur la question de l'Union Européenne et celle de l'euro en particulier, comme le sont d'autres bourgeoisies européennes. Ses couches dominantes sont favorables à davantage d'intégration, en particulier sur le plan financier et budgétaire, quoiqu'il en coûte pour les couches arriérées de cette bourgeoise, broyée par la concurrence ouverte.

 

Le parti des Républicains avait maintenu un délicat équilibre entre la défense de l'euro et la préservation de la nation avec toutes ses prérogatives. Tandis que le Front National, prônant la sortie de l'euro et la fermeture des frontières, tentait d'entraîner sur le terrain du protectionnisme et de la xénophobie des couches populaires touchées de plein fouet par une crise financière et économique qui n'en finit pas.

 

C'est sur cette question que se sont fracassés les Républicains et leur candidat François Fillon. Les forces dominantes de la bourgeoise ont décidé de promouvoir Emmanuel Macron, partisan affirmé de l'Union Européenne et d'une plus grande intégration. Cette question de l'euro est désormais un facteur qui divise le Front National, certains de ses dirigeants jugeant qu'ils ne pourront pas, à l'avenir, accéder au pouvoir sans accepter l'euro.

 

Sur le plan électoral, l'opération d'Emmanuel Macron a d'autant mieux fonctionné que ceux qui, en 2012, avaient voté pour François Hollande, faisant le bilan de ces cinq années, ont massivement rejeté les candidats du Parti Socialiste, mais aussi d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), le Parti Communiste Français (PCF) restant marginalisé.

 

Avec l'élection d'une majorité de godillots, Emmanuel Macron a toutes les cartes en main pour mettre en œuvre les mesures dictées par le capital.

 

Tir à vue contre les travailleurs

 

Une politique protectionniste n'a jamais signifié une politique favorable aux travailleurs, protectionnisme et ouverture des marchés sont deux politiques de la bourgeoisie. Tant que le capitalisme demeure, l'une ne vaut pas plus que l'autre, mais profite plus ou moins à chaque couche de la bourgeoisie.

 

Le choix de préserver l'euro, la volonté pour ce faire de limiter les déficits budgétaires implique désormais de changer le rythme et l'ampleur des attaques menées contre la population laborieuse. C'est ce dont Emmanuel Macron est chargé et le recours annoncé aux ordonnances en est la plus claire expression, démolition du code du travail, offensive contre les fonctionnaires et leur statut, diminution de la majorité des retraites, attaque contre le salaire mutualisé qui fonde la sécurité sociale, des pans entiers de ce salaire indirect appelé cotisations salariales et patronales seront remplacés par la Contribution Sociale Généralisée (CSG), destruction de la solidarité ouvrière que sont les caisses de chômage que financent les salariés, elles seraient financées par la CSG, ouvertes aux non-salariés, et dislocation de l'enseignement public, pour l'ancien élève des jésuites désormais au pouvoir, rien n'est tabou. D'autant qu'il possède de forts appuis pour mener sa politique.

 

Encore et toujours plus, le dialogue social

 

La volonté d'aller vite, le recours aux ordonnances, ne rend pas moins nécessaire pour Emmanuel Macron d'obtenir l'aval explicite ou tacite des directions syndicales, en faisant mine de les écouter. Personne n'est dupe mais ce dialogue désarme les travailleurs qui, quant à eux, savent que la politique d'Emmanuel Macron devra être combattue.

 

La carte maîtresse en ce domaine est la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT). Son dirigeant, Laurent Berger, qui a déjà œuvré à accompagner la politique de François Hollande, a d'ores et déjà proposé ses offres de service pour cogérer la politique gouvernementale dans une lettre ouverte au président titrée, « monsieur le président, partagez le pouvoir ».

 

Cela donne le la, toutes les directions syndicales ont commencé à dialoguer et à se soumettre aux concertations et elles renvoient à l'automne toute éventuelle mobilisation.

 

Pour préparer les conditions d'un combat efficace, il s'agit dans l'immédiat de mettre en avant, en particulier dans les syndicats, la réalité des attaques qui s'annoncent et de refuser toute la politique de concertation et de dialogue social. Le rôle des directions syndicales n'est pas de cautionner ces projets en s'imaginant les aménager à la marge.

 

Face à cette majorité aux ordres, aucun compromis

 

Au-delà de cette résistance élémentaire qui s'impose, sur le terrain syndical et par les luttes, les travailleurs devront tirer le bilan des partis politiques dits de gauche.

 

Et ils devront entreprendre la reconstruction d'un véritable parti ouvrier, non pas un parti qui protège le système capitaliste tout en le critiquant à la marge, ni davantage un mouvement populiste, du peuple et des gens, sans frontière de classe, mais un parti qui fixe l'objectif d'en finir avec le capitalisme et qui combatte pour le socialisme.

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 18:58

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/113043/recours-conseil-constitutionnel-de-farida-amrani-a-t-chances-daboutir

 

Le recours devant le conseil constitutionnel de Farida Amrani a-t-il des chances d’aboutir ?

 

Par Mylène Hassany

 

Mercredi 21 Juin 2017

 

Farida Amrani et son équipe sont en train de constituer un dossier de recours devant le conseil constitutionnel pour contester les résultats des élections législatives sur la première circonscription de l’Essonne, qui a donné Manuel Valls gagnant avec cent trente neuf voix d’écart.

Pour compléter ce dossier, la candidate du Mouvement de la France Insoumise (MFI) a lancé un appel à témoins. Sa démarche portera-t-elle ses fruits ? De part et d’autre sur la circonscription, opposants et partisans s’écharpent déjà.

Le brouhaha médiatique a du mal à s’arrêter. Après l’annonce mouvementée des résultats du deuxième tour des élections législatives sur la première circonscription de l’Essonne, éditoriaux et articles ont continué à se faire l’écho de possibles irrégularités pendant le scrutin du Dimanche 18 Juin 2017. Des accusations portées notamment par les candidats du MFI, Farida Amrani et Ulysse Rabaté, dès le soir du Dimanche 18 Juin 2017. Aujourd’hui, la question est surtout de savoir de quoi sera constitué le dossier du MFI, qui n’hésite plus à parler de nombreuses choses qui se seraient passées pendant toute la campagne et que des citoyens leur auraient fait remonter.

« Nous constituons notre dossier », explique ainsi Ulysse Rabaté, joint Mardi 20 Juin 2017 par www.essonneinfo.fr

A l’heure où nous publions ces lignes, peu d’éléments de ce dossier nous sont parvenus. Nous n’en savons pas plus sur les bureaux de vote qui auraient posé problème, malgré l’insistance des membres du Parti Communiste Français (PCF) et du MFI d’Evry et de Corbeil Essonnes à parler de quatre bureaux dans lesquels se seraient produites ces irrégularités.

« Dans la soirée du Dimanche 18 Juin 2017, quand les premiers résultats tombent, nous devançons Manuel Valls », raconte sur Facebook Bruno Piriou, opposant à Corbeil Essonnes et acteur de la campagne du MFI sur la première circonscription. Alors que, sûr de lui, il annonce sa conférence de presse Dimanche 18 Juin 2017 à 21 heures 30, il l’a reporte finalement car quatre bureaux de vote se font attendre pour délivrer le résultat. « Dans ces quatre bureaux, nous n’avions pas de représentants. Quand ils tombent, nous perdons franchement dans ces quatre bureaux. Quel perdreau de l’année ferait confiance à Manuel Valls, lui le champion de toutes les trahisons ? Nous vérifions et, comme il y a neuf ans, nous nous tournons vers ceux qui en ont la responsabilité, le conseil constitutionnel ».

Ainsi, l’équipe de Farida Amrani estime qu’il y a la matière pour porter ce recours devant le conseil constitutionnel. « Nous y travaillons », poursuit Ulysse Rabaté, « nous avons pu consulter les cahiers d’émargement en préfecture et les procès-verbaux des bureaux de vote. On enrichit ».

Lundi 19 Juin 2017, après la visite de Farida Amrani et d’Ulysse Rabaté en préfecture, une conférence de presse est brièvement annoncée, avant d’être reportée au Jeudi 22 Juin 2017.

Le recomptage de l’ensemble des voix n’ayant pas été possible, les bulletins valides ont été détruits, comme le prévoit le code électoral, les procès-verbaux ne mentionnant pas de réserves et les preuves matérielles manquant à l’appel, seule une photographie d’un membre de l’équipe de Manuel Valls aurait été prise dans le bureau de la place de la Commune, aux Epinettes. « Il n’était pas censé être là », n’étant pas assesseur officiel, affirment les soutiens de Farida Amrani, que reste-t-il donc aux candidats malheureux de ce deuxième tour des élections législatives ? Il reste les citoyens.

Depuis le début de la campagne des élections législatives, les réseaux sociaux sont une mine d’or pour qui veut avoir un aperçu du ressenti des habitants de la circonscription sur cette campagne qui n’a pas été de tout repos. Photographies de militants colleurs d’affiche après la fin officielle de la campagne, témoignages sur le système Dassault et critiques sur les comportements de certains présidents de bureaux, les accusations contre Manuel Valls, son équipe et la mairie d’Evry, pleuvent.

Mardi 20 Juin 2017, Farida Amrani et son équipe ont donc lancé un appel à témoins, intitulé « nous avons besoin de vous ». En voici le contenu, « vous étiez assesseur, scrutateur, participant d’un dépouillement, présent en mairie d’Evry ou même lors de votre passage au bureau de vote et vous avez constaté un élément suspicieux, un comportement étrange ou une présence inhabituelle, écrivez-nous rapidement en mentionnant le bureau de vote concerné, l’heure approximative, les éléments, votre nom, votre prénom et un numéro de téléphone pour vous joindre. C’est ensemble que nous obtiendrons l’annulation de cette élection législative et que nous construirons un avenir commun ».

Dans le même temps, la préfecture et le maire d’Evry ont communiqué à leur tour sur les résultats de ces élections et sur la soirée très mouvementée du Dimanche 18 Juin 2017. S’il ne se prononce pas sur le fait que les forces de l’ordre aient expulsé les journalistes et les manifestants de la mairie, Francis Chouat, fidèle de Manuel Valls, dit ainsi avoir été « profondément meurtri par les images de violence et les tentatives d’intimidations perpétrées par un petit groupe de personnes, soutiens de la candidate du MFI, qui ont voulu défigurer le processus électoral ».

Selon le maire d’Evry, « depuis Dimanche 18 Juin 2017, tout et n’importe quoi se propage dans les médias et sur les réseaux sociaux sur de prétendues irrégularités qui se seraient produites pendant le déroulement du deuxième tour des élections législatives ». Il a tenu à rappeler point par point que l’intégralité de ce deuxième tour avait eu lieu dans les conditions prévues par le code électoral, insistant sur le fait qu’aucun problème ne s’est manifesté avant l’annonce des résultats, Dimanche 18 Juin à 22 heures 30.

Dans un long communiqué, l’édile évryen assure que « les opérations de vote se sont déroulées sans aucune contestation toute la journée sur l’ensemble des vingt quatre bureaux de vote de la ville jusqu’au moment de l’annonce des résultats, que la composition des bureaux a été respectée, prévoyant a minima la présence de deux membres du bureau, titulaires ou suppléants, et enfin qu’aucune annotation n’a été portée sur les procès-verbaux ».

Sur la question des fameux assesseurs, Francis Chouat révèle que la candidate du MFI disposait de personnes « dans seize des vingt quatre bureaux de vote que compte la commune et qu’elle a désigné des délégués dans tous les bureaux ». Récemment, le MFI concédait disposer d’une équipe plutôt restreinte sur Evry.

« Dans aucun des bureaux de vote, il n’a été constaté de mention relative aux opérations électorales sur le procès-verbal. Pas davantage qu’il n’en a été constaté ou porté sur le procès-verbal du bureau centralisateur en mairie », renchérit l’élu. Il va même jusqu’à contre-attaquer, pointant du doigt les agissements de l’équipe de Farida Amrani. « Le procès-verbal du bureau centralisateur a été clôturé Dimanche 18 Juin 2017 à 22 heures 20. Farida Amrani, assistée de membres de son équipe et de plusieurs délégués, a eu accès, à sa demande, aux procès-verbaux et aux feuilles de décompte des résultats par bureau de vote. Invités à signer le procès verbal centralisateur comme ils en avaient la possibilité, les délégués de la candidate ont quitté le bureau centralisateur sans le faire ni sans apposer la moindre observation ».

Stéphane Beaudet, maire des Républicains de Courcouronnes, a lui aussi tenu à apporter son point de vue. Dans une mise au point publiée sur Facebook, il concède que « bien sûr, des erreurs pourraient avoir été commises, même si j’en doute », et il rappelle qu’un recours devant le conseil constitutionnel est parfaitement légal. Mais l’élu regrette le fait que « lorsque l’on attaque ainsi le soir des résultats au seul bureau centralisateur, outre l’image détestable imposée aux médias friands de ces mouvements de foule, ce n’est pas seulement l’ancien premier ministre que l’on met en cause, mais bien toutes celles et ceux qui ont organisé le scrutin, les élus que nous sommes dans chaque ville de la circonscription, les fonctionnaires mobilisés, les militants, les sympathisants et les habitants ayant pris la peine de tenir les bureaux de vote ». L’édile confirme, lui aussi, « qu’il n’y a eu aucune contestation sur les procès verbaux dans les bureaux de vote durant le scrutin et encore moins lors du dépouillement. Parce que cela s’est bien passé d’une part, mais aussi peut-être parce que le MFI, qui de facto attaque sans savoir, ne nous a délégué personne, je dis bien personne, pour tenir les bureaux de vote, aider au bon déroulement des opérations électorales ou superviser le dépouillement, à Courcouronnes en tout cas ».

Quoiqu’il en soit, Farida Amrani et son équipe ont tenu, dans leur appel à témoins, à remercier chaleureusement les citoyens, les militants et les sympathisants, « pour votre mobilisation tout au long de cette magnifique campagne. Comme vous le savez, elle n’est pas totalement terminée puisque nous contestons les résultats de ce deuxième tour ».

Mercredi 21 Juin 2017, un premier témoignage a été rendu public par Ronan Fleury, élu vallsiste du Parti Socialiste au département et par ailleurs président du onzième bureau de vote à Evry. Adressée directement à Farida Amrani, sa publication met en cause l’organisation des militants du MFI, dès le premier tour, « au premier tour, dans le onzième bureau d’Evry, votre assesseur est arrivé à 8 heures. Il nous a quitté à 9 heures, pour aller dormir, selon son collègue du dixième bureau. J’ai dû le harceler au téléphone pour qu'il revienne avant 20 heures pour le dépouillement. Il est finalement revenue juste à temps. Mais tout son problème était de nous presser à finir vite pour rentrer chez lui, car il était très fatigué ».

Une accusation à laquelle Farida Amrani, jointe Mercredi 21 Juin 2017 en fin de journée, ne répondra pas. « Notre temps médiatique est terminé, nous sommes avec nos avocats maintenant. Nous vous tiendrons au courant de la suite des événements », dit-elle par téléphone.

Les élections sur la première circonscription continuent donc de faire des émules, en Essonne comme ailleurs. Les regards sont plus que jamais tournés vers Evry. Se voulant loin de tout « état d’esprit de mauvais perdant », Ulysse Rabaté assure que son équipe et sa candidate ont gagné la campagne, grâce à « l’espoir immense qu’a soulevé notre campagne ici, mais aussi en France. Pour nous, nous avons déjà gagné, quoi qu’il arrive ».

Si le recours du MFI, non suspensif, arrive jusqu’au conseil constitutionnel, en fonction des éléments présents dans le dossier, l’instance pourrait soit rejeter la contestation et valider l’élection, soit prononcer l’annulation de l’élection. Un phénomène qui s’est produit à soixante-trois reprises depuis 1958. D’après le Monde, le conseil constitutionnel pourrait aussi réformer les résultats et proclamer élu un autre candidat, ce qui n’est jamais arrivé. « Tant qu’une décision d’annulation des opérations électorales n’est pas rendue, la personne proclamée élue continue d’exercer son mandat de député », explique le conseil constitutionnel. Manuel Valls reste donc, pour l’instant, député de la première circonscription de l’Essonne.

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 18:23

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article13125

 

Eric Zémmour condamné pour incitation à la haine raciale

 

L’écrivain et invité de nombreux plateaux de télévision a été condamné Jeudi 22 Juin 2017 par la dix septième chambre correctionnelle du tribunal de Paris pour provocation à la discrimination et incitation à la haine et à la violence.

 

Eric Zemmour était poursuivi en justice par la Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient (CAPJPO) Europalestine, représentée par Bérenger Tourné, pour les propos racistes qu’il avait tenus contre les musulmans sur le plateau de la cinquième chaîne de la télévision française.

 

Le 6 septembre 2016 au cours de l’émission C'est à Vous, Eric Zemmour y avait entre autres déclaré, à propos des musulmans, qu’il fallait « leur donner le choix entre l'islam et la France ».

 

Il a été condamné Jeudi 22 Juin 2017 à cinq mille euros d’amende et à un euro de dommages et intérêt demandé par la partie civile, ainsi qu’à deux mille euros au titre des frais de justice à rembourser à notre association.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 18:11

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/06/19/aide-aux-migrants-juge-en-appel-cedric-herrou-estime-faire-le-travail-de-l-etat_5147639_1653578.html

 

Aide aux migrants, jugé en appel, Cédric Herrou estime faire le travail de l'état

 

Le militant a été condamné en première instance à une peine de trois mille euros d’amende avec sursis, avant que le parquet de Nice ne décide de faire appel.

 

Par Luc Leroux, correspondant du Monde à Marseille

 

« Cela pourrait être moi à me retrouver là, devant les juges. J’ai fait cela toute ma vie, aider ceux qui en ont besoin », cette vieille militante de la communauté Emmaüs de Marseille s’est jointe, Lundi 19 Juin 2017, à la centaine de manifestants venus témoigner leur soutien à Cédric Herrou, l’agriculteur de Breil-sur-Roya, dans le département des Alpes-Maritimes, jugé devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour l’aide apportée, au mois d'octobre 2016, à quelque deux cents migrants, principalement des érythréens et des soudanais.

 

« J’ai transporté, j’ai hébergé des gens et il y a des explications », confirme-t-il d’emblée devant la cour d'appel, alors que son procès s’est ouvert sur un rire provoqué par le président demandant benoîtement à Cédric Herrou, lors du traditionnel interrogatoire de personnalité, s'il vivait seul. Tous ceux qui assistent à l’audience savent que, chaque semaine, l’agriculteur accueille environ cent quatre vingt migrants chez lui.

 

Les bancs de la petite salle d’audience sont remplis de ces habitants de la Roya qui, confrontés à l’afflux de migrants, se sont organisés pour leur apporter une aide matérielle, des soins médicaux et un soutien juridique. Il y a là les bénévoles qui, à la fin du mois de juin 2017, reprendront les maraudes quotidiennes à Vintimille, en Italie, pour livrer cinq cents repas à des migrants décrits comme « affamés au point que les distributions pourraient vite tourner à l’émeute ».

 

Il y a les quatre retraités qui connaîtront, Vendredi 23 Juin 2017, le jugement du tribunal de Nice devant lequel ils ont comparu, le 16 mai 2017, pour avoir accompagné des érythréens et des tchadiens, dont deux adolescentes. Il y a encore Michel qui ne comprend pas la raideur des juges, « ils n'ont jamais vus les migrants qui arrivent chez nous avec rien d’autre que ce qu’ils portent sur eux car les passeurs en Libye ont jeté toutes leurs affaires ».

 

Tous assurent ne pas comprendre la peine de huit mois de prison avec sursis que l’avocat général, Christophe Raffin, a requise contre Cédric Herrou. Le 10 février 2017, le tribunal correctionnel de Nice l’avait condamné à une amende avec sursis de trois mille euros, uniquement pour l’aide à l’entrée de migrants sur le territoire national, car il avait ramené de Vintimille les plus déterminés à franchir la frontière. Mais, pour l’aide apportée à ceux qu’il a accueillis chez lui, puis installés dans une colonie de vacances désaffectée de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF), à Saint-Dalmas-de-Tende, les juges niçois avaient estimé que l’action de Cédric Herrou entrait dans le cadre de l’exemption humanitaire prévue par la loi. Le Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile (CESEDA) exonère de poursuites pénales celui qui, sans contrepartie directe ou indirecte, a apporté « une aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de l’étranger ».

 

L’avocat général a demandé à la cour de réformer ce jugement « aux motivations alambiquées et peu compréhensibles qui ont conduit le parquet de Nice à faire appel » et de ne pas retenir cette exemption humanitaire. Selon Christophe Raffin, il y a eu une contrepartie à l’aide apportée par Cédric Herrou, car « lorsque l’aide s’inscrit dans la contestation globale de la loi, elle sert une cause militante et constitue à ce titre une contrepartie ». L’accusation a estimé que « trois mille euros avec sursis, cela n’est pas proportionné à l’aide apportée à plus de deux cents personnes ». Quant à la restitution du véhicule de l'Association Roya Citoyenne (ARC), utilisé pour transporter les migrants, ordonnée par le tribunal, elle est, aux yeux de l’avocat général, « incohérente et de nature à encourager la récidive ».

 

Le tribunal avait également relaxé l’agriculteur du délit d’occupation illégale des locaux de la SNCF en retenant l’état de nécessité. Le but, a expliqué Cedric Herrou, « ce n’était pas d’y créer une habitation, mais d’alerter sur le fait que les mineurs isolés n’étaient pas pris en charge et pour que les majeurs puissent avoir accès à la plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile ».

 

Avant l’audience, il avait confié son sentiment de « faire le travail de l’état ». Selon son avocat, Zia Oloumi, « Cédric Herrou est le visage de la solidarité ». Issu d’une famille qui accueillait d’autres enfants, « il a été nourri au grain du partage et de la fraternité ». La cour d’appel rendra sa décision le 8 août 2017.

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 18:57

 

L ETAT DE NOTRE URGENCE

 

Par Pierre Merejkowsky

 

Lundi 19 Juin 2017

 

Au début, j’ai accueilli avec un grand scepticisme l’occupation de la place de la République par le mouvement des Nuits Debout.

Comme d’autres, j’avais l’impression d’assister à une opération de communication destinée à amplifier la sortie nationale du film Merci Patron de François Ruffin qui ancrait le spectateur dans sa jouissance d’une lutte sociale par procuration orchestrée par un super héros réalisateur.

Ma vision de cette occupation fut bouleversée par un message qui m’invita quelques semaines plus tard à participer à l’occupation de la Cinémathèque Française.

Les syndicalistes, les militants encartés, les individus sans-partis et les cinéphiles présents échangèrent sans aucun ordre du jour une série de ressentis désordonnés qui abordèrent dans une même confrontation enthousiaste les conditions de travail d’une caissière abusivement licenciée, l’abandon manifeste de toute contestation de l’objet filmé par le cinéma d’auteur et le refus d’une conservation d’un patrimoine cinématographique commun fondé sur le seul plan comptable approuvé par les membres du conseil d’administration de la cinémathèque française qui, malgré leurs passés d’opposants radicaux aux valeurs du gaullisme, n’hésitèrent pas à faire appel aux Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

Cette intrusion inouïe des CRS dans un lieu dédié au cinéma n’ayant suscité aucune indignation des professionnels de la profession, ma quête d’une révolution sans révolutionnaire désigné, qui avait traversé la réalisation de mes quarante neuf films précédents, trouva immédiatement son prolongement dans le mouvement des Nuits Debout qui se développait sur les places de la république de notre territoire sans aucune directive d’un comité, en refusant ainsi toute forme d’avant-garde qui, au nom d’une efficacité d’une nécessaire lutte sociale, aurait nié toute singularité rejoignant ainsi l’imposture d'une consommation de masse fondée sur le concept du vivre ensemble. Cette analyse peut être naïve de ma part me conduisit à proposer la production d’un film qui, sur le modèle de Nuit Debout, remettrait en cause le poste de commandement d’un film, c'est-à-dire, dans le cas présent, la fonction de l’auteur réalisateur démiurge et omniscient.

J’ai commencé à faire circuler une brochure reliée par une ficelle ayant pour titre « l’état de notre urgence, un acte collectif cinématographique désintéressé initié par Pierre Merejkowsky ».

Le groupe de réalisation qui se constitua autour de ce projet réalisa cinq vidéos d’appel à un financement participatif.

Il ne s’agissait pas dans notre esprit de collecter uniquement des fonds sur la plateforme Ulule pour financer la réalisation d’un film, mais bien de créer une zone temporaire d’intervention qui serait une intersection entre le coût de production d’un film et une libre expression collective.

Les souscripteurs de « l’état de notre urgence » réunis en assemblée générale auront en effet l’entière liberté de monter et de diffuser, par tous les vecteurs de leurs choix, leurs propres visions, films, commentaires, votes et non votes, du tournage en continu des douze épisodes du web feuilleton de CC et AA, un couple révolutionnaire sexuel poélitique.

Ce mouvement ainsi initié sera un mouvement permanent.

L'assemblée générale des souscripteurs et le tournage des douze épisodes du web feuilleton forment un front uni contre une démagogie populiste.

La réalité économique s’implique dans le champ d’une prophétie séduisante et elle écarte ainsi de son champ d'action toutes les formes des différents narcissismes qui récupèrent pour leur seul profit la promesse d’une mutation révolutionnaire.

Sept cents euros furent collectés.

La Galerie Dubuisson hébergea le temps d'une soirée une présentation publique du projet « l’état de notre urgence ».

Le groupe de production se livra en accord avec moi même à une violente attaque contre ma fonction d’artiste soumis à sa seule auto promotion.

Et j’écrivis la continuité dialoguée, commentaire, vision, réappropriation de cette première assemblée générale des souscripteurs de « l'état de notre urgence » qui fut diffusée en direct sur Youtube.

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 18:43

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19C2JO-OFRTP

 

Deuxième gouvernement étoffé de la présidence d'Emmanuel Macron

 

Le deuxième gouvernement de la présidence d'Emmanuel Macron, dévoilé Mercredi 21 Juin 2017 après le départ surprise de quatre ministres sous la pression des affaires, conserve l'équilibre paritaire et politique souhaité par le couple exécutif, en intégrant plusieurs élus de droite et de gauche.

 

Sans surprise, le ministre de l'intérieur Gérard Collomb, le ministre des affaires étrangères et de l'Europe Jean-Yves Le Drian et le ministre de l'économie Bruno Le Maire, considérés comme des poids lourds du gouvernement, ont été maintenus à leur poste.

 

Après le départ de trois ministres issus du Mouvement Démocrate (MODEM), François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, le parti centriste conserve deux élus centristes en son sein, avec Jacqueline Gourault et Geneviève Darrieussecq.

 

Florence Parly, ancienne responsable nationale du Parti Socialiste, est nommée ministre des armées. Stéphane Travert, ancien député du Parti Socialiste, est nommé ministre de l'agriculture. Nicole Belloubet, ancienne conseillère régionale du Parti Socialiste, est nommée ministre de la justice. Nathalie Loiseau est nommée ministre des affaires européennes.

 

La cohésion des territoires, qui avait été confiée lors du premier gouvernement à Richard Ferrand, un proche d'Emmanuel Macron fragilisé par une enquête judiciaire, échoit à Jacques Mézard.

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 18:04

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19C1SY-OFRTP

 

Les députés du Parti Communiste Français (PCF) ne feront pas un seul groupe avec les députés du Mouvement de la France Insoumise (MFI)

 

Le député du PCF André Chassaigne, président du groupe sortant de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) à l'assemblée nationale, a annoncé Mercredi 21 Juin 2017 le maintien de ce groupe d'opposition, fermant ainsi la porte à une alliance avec les députés du MFI.

 

Les onze députés du PCF, dont Marie-George Buffet élue sous l'étiquette du MFI, s'allieront avec des députés ultra-marins pour parvenir au chiffre de quinze députés nécessaires pour pouvoir former un groupe à l'assemblée nationale.

 

L'hypothèse avait été avancée de la constitution d'un groupe associant les seize députés du MFI et les 11 députés du PCF sous la présidence de Jean-Luc Mélenchon.

 

Mais André Chassaigne est de notoriété publique hostile au leader du MFI et il avait même refusé de lui accorder son parrainage pour le premier tour des élections présidentielles.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 17:51

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article196

 

Réunion Débat du Club Politique Bastille (CPB)

 

Samedi 24 Juin 2017 à 14 heures 30

 

Librairie de l’Emancipation

 

8 Impasse Crozatier 75 012 Paris RER Gare de Lyon

 

Sans-culottes, chasubles rouges et autres K-way Wanabee noirs sont chaleureusement invités.

 

L’ordre du jour sera la situation politique française dans le contexte mondial en général.

 

Quelle contre-hégémonie du populisme du commun faut-il opposer à l’hégémonie du populisme du néo-libéralisme unifié ?

 

Comment construire le peuple du commun en bloquant et en désagrégeant le peuple du front unique des macronistes de gauche et de droite ?

 

Comment unifier les différents peuples du commun d’Europe, des États-Unis, d’Amérique latine, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie ?

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 20:03

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/legislatives-2017-la-discipline-de-groupe-ce-n-est-pas-pour-moi-dit-francois-ruffin-7789021242

 

« La discipline de groupe, ce n'est pas pour moi », dit François Ruffin

 

Celui qui siégera au sein du groupe du Mouvement de la France Insoumise (MFI) à l’assemblée nationale affirme qu'il votera les lois en son âme et conscience.

 

Par Elizabeth Martichoux et Léa Stassinet

 

Lundi 19 Juin 2017

 

« Quand on est de gauche, on est toujours préparé à la défaite ». C’est avec une pointe d'ironie que le réalisateur François Ruffin, soutenu par le MFI est revenu sur sa victoire dans la première circonscription de la Somme. Alors qu'il accusait dix points de retard sur son adversaire de la République En Marche (REM), Nicolas Dumont, au soir du premier tour, François Ruffin l'a emporté Dimanche 18 Juin 2017 avec cinquante six pour cent des voix, contre quarante quatre pour cent des voix pour son concurrent. « Je n'avais préparé qu'un discours de défaite », assure le nouveau député.

 

Pour François Ruffin, c'est « le travail de terrain qui a payé ». Il poursuit, « nous avons mené la bagarre jusqu'à la quatre vingt seizième minute du dernier match », dit-il, faisant référence à l'équipe de football d'Amiens, qui a décroché sa place en première division grâce à un but inscrit dans les dernières secondes de l'ultime journée de championnat.

 

François Ruffin siégera donc au sein du groupe du MFI, qui aura pour la première fois sa place à l’assemblée nationale. Quel genre de député sera-t-il ? « Je ferai mon travail à cent pour cent, mais je voterai en mon âme et conscience et en toute indépendance », assure le réalisateur de Merci Patron. « La discipline de groupe, ce n'est pas pour moi, mais on n'a pas besoin de discipline quand on est d'accord sur l'essentiel. Et moi le programme du MFI ne me pose pas de problème ».

 

Celui qui se présentait dans une circonscription disputée, face au candidat de la REM mais aussi à l'ancienne secrétaire d’état Pascale Boistard et au comédien Franck de Lapersonne, investi par le Front National, a rappelé les trois engagements pris auprès des électeurs, en cas d'élection. « Je me paierai au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC), mon mandat sera révocable et je ferai gérer mes réserves parlementaires par un jury populaire tiré au sort ». Quant au reste de son indemnité parlementaire, il la donnera « probablement à des œuvres ».

 

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