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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:21

Bernard Squarcini, ancien directeur du renseignement, mis en examen (Reuters)

L'ancien directeur du renseignement intérieur Bernard Squarcini a été mis en examen Mercredi 28 Septembre 2016 dans le cadre d'une enquête menée par l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), a-t-on appris auprès de son avocat, Patrick Maisonneuve.

L'ancien responsable policier a été mis en examen pour trafic d'influence et recel de violation du secret professionnel et il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

« Il peut néanmoins poursuivre son activité », a dit Patrick Maisonneuve à Reuters.

Un fonctionnaire de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) a également été mis en examen pour violation du secret professionnel, compromission du secret de la défense et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on précisé de source judiciaire.

Deux cadres de la sécurité du groupe Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH) avaient également été placés en garde à vue dans cette enquête, ainsi que l’ancien patron de la police judiciaire parisienne Christian Flaesch.

Leurs trois gardes à vue ont été levées Mardi 27 Septembre 2016 avec convocations devant un juge à des dates ultérieures, a indiqué la source judiciaire.

Cette enquête, qui vise des faits de trafic d'influence, a été ouverte en marge de l'information judiciaire sur les accusations de financement, par la Libye, de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, apprenait-on en début de semaine de source proche du dossier.

Au mois de juin 2016, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire visant Bernard Squarcini pour des soupçons de trafic d'influence liés à ses activités de consultant. La justice le soupçonne d'avoir mis ses réseaux au sein de la police au service de son cabinet Kyrnos, fondé en 2013 après son départ de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI).

Michel Gaudin, ancien Directeur Général de la Police Nationale (DGPN), a aussi été entendu Lundi 26 Septembre 2016 en audition libre dans ce dossier.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:12

Vague de démissions à la tête du PSOE (Reuters)

Près de la moitié des membres du comité exécutif du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) ont démissionné Mercredi 28 Septembre 2016 pour tenter d'obtenir la destitution de Pedro Sanchez, le secrétaire général du mouvement, rapporte la presse.

Selon les quotidiens el Pais et el Mundo, auquel la radio Cadena Ser fait écho, dix huit des trente huit membres du comité ont renoncé à y siéger.

Reuters avait auparavant été informé de leurs intentions, mais les démissions n'ont pu être confirmées.

Comme deux membres du comité avaient déjà démissionné il y a plusieurs mois et qu'un autre est décédé, plus de la moitié des sièges seraient désormais vacants, ce qui prive l'instance de sa légitimité.

Malgré cette vague de défections, le patron du PSOE, Pedro Sanchez, conserve la direction du parti, a annoncé le numéro deux du PSOE, Cesar Luena.

Il a précisé que le comité exécutif ne serait pas dissous, une option qui imposerait la désignation d'une équipe de direction intérimaire et l'organisation d'un congrès pour désigner un nouveau chef.

Pour la plupart des observateurs, ce geste a pour but d'ouvrir la voie à la formation d'un nouveau gouvernement conservateur malgré l'absence de majorité parlementaire.

Pedro Sanchez s'oppose à la reconduction de Mariano Rajoy, chef du gouvernement sortant issu du Parti Populaire, ce qui ne fait pas l'unanimité au sein du PSOE, dont certains membres craignent que le PSOE ne sorte affaibli d'éventuelles nouvelles élections, après celles du Dimanche 20 Décembre 2015 et celles du Dimanche 26 Juin 2016.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:01

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2016/09/28/25005-20160928ARTFIG00337-melenchon-attaque-sur-l-identite-nationale-par-le-pcf-et-le-npa.php

Jean Luc Mélenchon attaqué sur l'identité nationale par le Parti Communiste Français (PCF) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Le candidat de la France Insoumise souhaiterait débattre face à Nicolas Sarkozy des questions d'identité nationale, une perspective qui révolte au sein du PCF.

« Un débat solide sur l'identité nationale » face à Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas non. « À partir du moment où nous sommes français, nous adoptons le récit national », fait valoir le candidat de la France Insoumise, cité dans nos colonnes, Mercredi 28 Septembre 2016, en réponse au débat sur « nos ancêtres les gaulois » lancé par le candidat républicain. De quoi alimenter à nouveau le conflit croissant qui l'oppose au PCF mais aussi à d'autres composantes de l'extrême gauche. Dans une note de blog publiée sur Mediapart, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, accuse le fondateur du parti de gauche de participer à « rendre centrale la question de l'identité dans le débat politique français. Si nous sommes les filles et les fils de ce qui émancipe et libère, un débat sur l'identité avec l'homme du ministère de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale, celui des gauloiseries, est une erreur » déplore l'élu de Pau. « La surenchère identitaire d'une partie de la droite est un danger pour notre démocratie. Le rappel historique de ce qui s'est déjà produit dans les années 1930 devrait davantage être réfléchi, discuté et débattu de manière solide », plaide Olivier Dartigolles. « Je préfère un débat entre historiens qu'un débat instrumentalisé avec, comme toile de fond, un présidentialisme exacerbé qui ne permet pas de faire entendre les exigences populaires ».

Ce présidentialisme exacerbé est actuellement mis en avant place du colonel Fabien pour refuser l'arrimage à une campagne jugée trop centrée autour de la personne de Jean Luc Mélenchon. « L'enjeu est aujourd'hui d'agréger toutes les mémoires, y compris les mémoires blessées, dans un nouveau récit républicain en ne laissant pas la plume à une droite qui attaque si durement les valeurs républicaines dans son projet politique pour 2017 », écrit encore le proche de Pierre Laurent.

Une prise de distance face à l'évolution du discours mélenchoniste qui hérisse le poil de la tête de proue du NPA, Olivier Besancenot. Dans une interview publiée Samedi 24 Septembre 2016, le postier parisien s'insurge, « aujourd'hui, une partie de la gauche radicale aime à se réconforter dans les idées du souverainisme, de la frontière et de la nation. Tout en expliquant que sur le reste on tiendra bon, Jean-Luc Mélenchon nous a fait des grandes sorties au début sur le souverainisme économique et, promis, juré et craché, ce n’était que cela, au nom de la lutte, nécessaire par ailleurs, contre les institutions européennes », rappelle l'ancien candidat à la présidentielle de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). « À la fin, tu en viens à bafouiller sur la liberté de circulation et d'installation. Et puis, à la fin, tu en viens à dire que tu n'es pas pour la liberté d'installation », déroule le trotskiste, qui ne voit pas cette dérive d'un bon œil. «Tout cela, je l'analyse comme des grands sujets de régression politique pour la gauche radicale », conclut-il.

André Chassaigne s'imagine en candidat du PCF

Dans l'entourage de Jean-Luc Mélenchon, l'idée s'installe qu'il faudra faire campagne sans le PCF. Si certaines figures comme Marie-Georges Buffet le soutiennent, la direction du parti pourrait lui préférer Arnaud Montebourg ou même un candidat issu de ses rangs. « Dans les conditions actuelles, il n'est pas possible de soutenir Jean-Luc Mélenchon », a estimé le député communiste André Chassaigne, interrogé par le site www.regards.fr . « Il subsiste un désaccord stratégique qui a son importance. Je ne crois pas aux deux gauches irréconciliables. Nous, nous nous battons pour rassembler la gauche et pour parler aux militants et aux élus socialistes en souffrance et aux écologistes », explique l'élu du Puy-de-Dôme. Fustigeant « la dérive égocentrique » de Jean Luc Mélenchon, le député juge que, « dans les conditions actuelles, il n'est pas possible de le soutenir, exiger la soumission comme il le fait est contre-productif. Cela ne marchera pas », prévient-il. L'auvergnat mise pour le moment sur « une candidature présentée par le PCF qui pourrait bousculer cette campagne présidentielle ». Lui-même serait volontaire, comme il l'avait déjà été, en vain, en 2012. Les communistes trancheront cette question cruciale pour l'année à venir le 5 novembre 2016.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 19:31

https://www.npa2009.org/communique/soutien-notre-camarade-guillaume-vadot-il-faut-stopper-lescalade-securitaire-et

Soutien à notre camarade Guillaume Vadot

Il faut stopper l’escalade sécuritaire et répressive

Jeudi 22 Septembre 2016, Guillaume Vadot a été agressé par des policiers près de la gare de Saint-Denis, dans le département de la Seine Saint Denis, après avoir filmé avec son téléphone portable une arrestation musclée. Guillaume Vadot est doctorant et chargé de cours à la Sorbonne et un des animateurs du secteur jeune du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

Il a tenu Lundi 26 Septembre 2016 une conférence de presse dans laquelle il a réitéré son témoignage déjà largement diffusé sur la presse et les réseaux sociaux. Assisté par son avocat, Slim Ben Achour, il portera plainte pour violences, menaces de mort et de viol, attouchements et abus d’autorité.

« Ce qui est arrivé est malheureusement banal. Ce qui ne l’est pas c’est que ce soit arrivé à moi », insistait Guillaume Vadot, déterminé à faire de son cas un moyen de dénoncer l’escalade répressive en cours et l’impunité permise par l’état d’urgence qui font des dégâts depuis bien longtemps, surtout dans les quartiers populaires, comme en témoigne le meurtre récent d’Adama Traoré.

Présent dans la salle, Alain Krivine, membre de la direction du NPA, a insisté sur le fait que ce type de harcèlement policier est pratiqué de façon constante contre les habitants de Saint-Denis. C’est cette même escalade répressive qui condamne les salariés d’Air France, de Goodyear ou du Havre et qui matraquait et mutilait encore hier les salariés et les jeunes qui se battaient contre la loi travail.

Le NPA est pleinement solidaire de Guillaume Vadot et partage l’indignation que les violences commises contre lui ont pu susciter. Il est temps que les organisations politiques, syndicales et associatives qui s’opposent au tout-sécuritaire fassent front pour défendre nos droits démocratiques contre le virage autoritaire en cours.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 19:20

Nicolas Sarkozy a eu des contacts avec Jean Marie Le Pen en 2007, dit Patrick Buisson (Reuters)

Nicolas Sarkozy a eu des contacts avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours des élections présidentielles de 2007 par l'entremise de Patrick Buisson et disait partager des valeurs communes avec le Front National, affirme son ancien conseiller de l'ombre dans un livre à paraître Jeudi 29 Septembre 2016.

Patrick Buisson a été condamné en 2014 à verser dix mille euros de dommages et intérêts provisionnels à Nicolas Sarkozy et à son épouse Carla Bruni pour les avoir enregistrés à leur insu.

L'ancien chef de l’état, voyant la victoire se profiler en 2007 face à la socialiste Ségolène Royal, aurait dit à son expert en analyse de l'opinion, « appelle Jean Marie Le Pen. Demande-lui ce qu'il veut. Faut-il que je le reçoive ? S'il faut le recevoir maintenant, tu sais, je le recevrai. Je ne suis pas comme les autres. Je sais prendre mes responsabilités, moi ».

Un premier contact aurait été pris le Lundi 23 Avril 2007, écrit Patrick Buisson dans son livre à charge contre l'ancien président, « la cause du peuple », selon des extraits publiés par l’Express.

Le Samedi 28 Avril 2007, le conseiller aurait porté à l'ancien président du Front National, arrivé en quatrième position au premier tour avec dix pour cent des suffrages, le message selon lequel Nicolas Sarkozy, s'il devenait président, s'engagerait à « assurer une représentation équitable des minorités dans les deux assemblées ».

Quelques jours plus tard, Jean-Marie Le Pen aurait rappelé Patrick Buisson pour lui lire des extraits du discours qu'il devait prononcer le Mardi Premier Mai 2007.

Déjà, pendant la campagne, le candidat de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) se serait montré très prévenant quand une note de son conseiller l’avait alerté sur les risques d'une absence du leader du Front National au premier tour, faute d'avoir obtenu les cinq cent parrainages nécessaires à une candidature élyséenne, ajoute Patrick Buisson.

Selon lui, le candidat de l’UMP aurait donné pour instruction à Alain Marleix, le spécialiste des élections de son parti, de « faire remonter une cinquantaine de signatures d'élus au candidat Jean Marie Le Pen et à lui seul ».

De quoi faire exploser Dominique Strauss Kahn en vol

Toujours selon Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy aurait affirmé au mois de décembre 2005 lors d'une réunion avec des proches, « les valeurs du Front National sont celles de tous les français. C'est la manière dont le Front National les exprime qui est choquante. Les français n'aiment pas les plats trop pimentés qui emportent la gueule ».

De même, l'ancien chef de l’état se serait emporté quand, entre les deux tours des élections présidentielles de 2012, son premier ministre François Fillon avait relevé, dans les Echos, « l'incompatibilité des valeurs » entre le Front National et la droite républicaine. « Qu'est-ce qu'il raconte, François Fillon ? Bien sûr que nous avons des valeurs communes avec le Front National », aurait-il dit.

En revanche, Nicolas Sarkozy aurait du mépris envers Marine Le Pen, qui succédera à son père en 2011, percevant chez elle des faiblesses stratégiques et se disant sidéré par son manque de culture.

Selon Patrick Buisson, l'ancien chef de l’état, alors ministre de l’intérieur, aurait laissé se dérouler des émeutes place des Invalides le 26 mars 2006, lors du mouvement contre le Contrat Premier Embauche (CPE), pour apparaître comme l'homme fort du gouvernement face au premier ministre d'alors, Dominique de Villepin.

Puis, la police intervient et Nicolas Sarkozy apparaît sur les lieux, « fier de montrer, aux termes d’un scénario réglé au millimètre pour les caméras de télévision, à quel point il maîtrisait la situation face à un premier ministre englué dans un affrontement mortifère avec la jeunesse ».

L'ancien conseiller affirme également que Nicolas Sarkozy se vantait d'avoir « de quoi faire exploser » Dominique Strauss-Kahn « en plein vol », dont il espérait qu'il serait son adversaire pour les élections présidentielles de 2012, évoquant deux affaires.

Selon lui, l'ancien président avait « la mine des mauvais jours » au lendemain de l'affaire du Sofitel à New York, car il fallait d'abord que le patron du Fonds Monétaire International (FMI) soit candidat avant que les scandales ne le rattrapent.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 18:59

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20160927.OBS8822/le-carnet-qui-recense-le-financement-libyen-de-sarkozy-en-2007.html

Le carnet qui recense le financement libyen de Nicolas Sarkozy en 2007

Mediapart révèle qu'un carnet de notes, appartenant à un ancien ministre libyen et détaillant plusieurs versements du régime de Mouammar Kadhafi effectués en pleine campagne de 2007, est actuellement exploité par la justice.

« Une affaire d’état », le 28 avril 2012, en plein entre-deux-tours des élections présidentielles françaises, le site Mediapart publiait un article au titre renversant, « Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, la preuve du financement ». Les journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske y diffusaient la copie d'un document officiel libyen daté du mois de décembre 2006 qui, selon leurs informations, était la preuve que le régime de Mouammar Kadhafi avait décidé de débloquer une somme de cinquante millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Un « faux grossier », rétorque alors le principal intéressé.

Le lendemain, 29 avril 2012, la police autrichienne retrouvait le corps sans vie de Choukri Ghanem dans les eaux du Danube, à Vienne, concluant à une noyade accidentelle consécutive à une crise cardiaque.

Acteur clé de la réconciliation entre Paris et Tripoli, l'ancien ministre du pétrole de Kadhafi s'était exilé en Autriche après la chute du colonel, tué à la fin de l’année 2011, pendant les printemps arabes.

Quel rapport entre les deux dates, à priori aucun, hormis peut-être l'existence d'un petit carnet de notes découvert lors d'une perquisition aux Pays-Bas qui, écrit Mediapart, Mardi 27 Septembre 2016, « pourrait bien devenir le pire cauchemar de Nicolas Sarkozy ».

La justice française enquête depuis trois ans sur les soupçons d'un financement libyen occulte et massif de la première campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Et, révèle Mediapart, le juge d’instruction parisien Serge Tournaire et les policiers de l’Office Central de Lutte contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales (OCLCIFF) viendraient d'obtenir de la justice norvégienne la communication de nouvelles pièces, des notes manuscrites, rédigées par Choukri Ghanem et datées du 29 avril 2007, qui détaillent trois versements d'un total de six millions cinq cent mille euros au profit du futur président français.

Première preuve tangible ?

Le ministre libyen du pétrole y retranscrit le compte-rendu d'une réunion avec d'autres dignitaires du régime, au cours de laquelle sont évoqués les noms de trois auteurs de versements à Nicolas Sarkozy, Saïf al-Islam Kadhafi, second fils du colonel, pour trois millions d'euros, Abdallah Senoussi, chef des services secrets et beau-frère de Mouammar Kadhafi, pour deux millions d'euros, et Bachir Saleh, directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, pour un million cinq cent mille euros.

Dans son compte-rendu des discussions, Choukri Ghanem fait aussi état d'une impatience des destinataires quant à la réception physique des fonds, affirme Mediapart. Le pure player d'investigation souligne que ce carnet est la première preuve tangible de versements, le document révélé en 2012, par ailleurs authentifié par un expert, n'était qu'un accord de financement.

Surtout, il contrecarrerait l'argument de Nicolas Sarkozy qui consiste à affirmer que les accusations de financement libyen ne sont qu'une construction a posteriori du régime de Mouammar Kadhafi pour se venger de l'intervention française en 2011.

Lorsque Choukri Ghanem écrit ces lignes, nous sommes quatre ans avant le déclenchement de l'opération Harmattan. Et les relations entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, sept mois avant la réception en grande pompe de ce dernier à l'Elysée, sont au beau fixe, notamment grâce à l'entremise du marchand d'armes Ziad Takieddine et de deux amis intimes, Brice Hortefeux et Claude Guéant.

Dans un extrait non-publié de l'entretien accordé au mois de mars 2011 au Figaro, dont l'enregistrement a été diffusé par la troisième chaîne de la télévision française, au début de l’année 2014, Mouammar Kadhafi affirmait avoir fait arriver Nicolas Sarkozy au pouvoir en France, « ce sont nous qui lui avons fourni les fonds qui lui ont permis de gagner les élections. Il est venu me voir alors qu'il était ministre de l’intérieur. Il m'a demandé un soutien financier et nous l’avons soutenu ».

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 18:28

Compte rendu Nuit Debout République Paris

Par Pierre Merejkowsky, sans grosse ni petite commission fixe, délégué non national du site mouvement www.osezlesocialique.com

Dimanche 25 Septembre 2016

Quel dimanche, quelle date, je n’en sais rien, je ne me souviens plus ni de la date ni de l’heure. J’ai oublié la date et l’heure.

Ils ont grillagé une partie de la place de la République, rendant impossible une partie de la place de la République.

Aucune importance, la prison est peut être derrière le grillage, le grillage est peut être devant la prison, c’est juste une question de point de vue.

La commission convergence des inter luttes unitaires propose dans le stand éducation populaire une commission des convergences des modifications de la constitution, interdiction du cumul des mandats et impossibilité de se présenter aux élections si on a été condamné.

Je propose « nous allons tous en prison, comme cela, nous créons notre propre espace de liberté ».

« Comprends rien », dit une femme habillée en gris.

« Nous les algériens, nous n’avons pas d’élus en France », dit un homme qui porte une casquette.

La commission Art Vivant Debout, trois femmes peignent, je ne les ai pas abordées.

Bibliothèque Debout m’a dit que je pouvais prendre gratuitement sans payer un livre de Witold Gombrowicz. Ils avaient aussi gratuitement sans payer deux livres d’Elie Wiesel.

Un militant a mis une pancarte affiche « on va construire des logements sociaux rue des Archives » et à côté une autre affiche d'ATTAC expliquant comme un jeu pour enfants préparatoires que ce n’est pas vrai, on va construire des immeubles pour riches rue des Archives. Dommage, pour l’immeuble vendu par la mairie socialiste rue des Archives, par pour ATTAC éducation populaire, cela aurait été bien que l’éducation populaire se transforme en appel téléphonique de gens qui auraient appelé pour avoir des logements sociaux moins chers.

Ce texte a été amendé. La pensée n’est pas propriété. Le site mouvement www.osezlesocialique.com récuse le droit d’auteur à condition que ce refus ne débouche pas sur une spéculation financière.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 20:02

CONTRIBUTION DE ROBERT MASCARELL

Lundi 26 Septembre 2016

Après une telle avalanche de récriminations, je me suis dans un premier temps pincé puis, plus gravement, je me suis demandé si je n’étais pas en train de virer fasciste. Moi qui, depuis 2005, suit avec beaucoup d’intérêt le parcours politique de Jean Luc Mélenchon. Moi, qui milite à la Confédération Générale du Travail (CGT) depuis 1964. Moi qui, depuis 1998, défend tous les salariés sans distinction de race, de couleur, d’opinion, de croyance ou pas, devant toutes les juridictions sociales. Moi qui suis le fils d’une réfugiée politique de la guerre d’Espagne qui a fui le fascisme en 1939.

Moi, âgé de soixante quinze ans, je me serais fait rouler dans la farine par un ambitieux sans foi ni lieu ? Moi qui ai quitté le Parti Communiste Français (PCF) en 1978, après quinze ans de militantisme, en raison de ses pratiques staliniennes, je serais tombé dans les bras d’un autre totalitaire ?

Heureusement, grâce à la CGT, j’ai acquis une formation de juriste. Je ne me contente donc pas de petits bouts de phrases entre guillemets, retirées de leur contexte, pour arrêter mon opinion. Il faut que j'aille à la source. Grâce aux prodiges d’internet et de google, on peut y arriver. Aussitôt dit, aussitôt fait.

D'emblée, je vais rendre un point aux auteurs de ce texte. Moi aussi, bien que membre du Parti de Gauche et prochain électeur convaincu de Mélenchon en avril 2017, voire mieux, je n’ai pas apprécié sa sortie devant le parlement européen, à propos des travailleurs détachés volant le pain des travailleurs. Le 14 juillet 2016, j’ai écrit l’article suivant sur mon blog.

http://robertmascarell.overblog.com/2016/07/moi-fils-d-immigree-politique-et-arriere-petit-fils-d-immigres-economiques.html

Dans cet article, je considère sa déclaration maladroite. Je publie également la mise au point que Jean Luc Mélenchon a faite quelques jours après.

http://www.gauchemip.org/spip.php?article27260

Il y précise qu’il ajoute des guillemets autour des mots « volent son pain », signifiant par là que ces mots ne sont pas de lui, mais qu’ils font partie du langage des racistes. Il les reprend pour la clarté et la force de l’idée qu’il veut faire comprendre. Malheureusement, comme il le dit, les guillemets ne se voient pas à l’oral.

Pour moi, l’incident est clos. Il eut été préférable certes que Jean Luc Mélenchon contrôle mieux sa pensée. Mais les auteurs du texte sont malveillants. Ils font silence sur sa mise au point.

En respectant l’ordre de leur texte, les cinq malveillants font procès à Jean Luc Mélenchon d’avoir critiqué Angela Merkel à propos de sa politique d’accueil massif des réfugiés. Sous-entendu, il est contre les réfugiés.

Il s’agit là d’un raccourci simpliste qui fait fi du raisonnement politique de Jean Luc Mélenchon.

En réalité, après avoir pointé l’opportunisme d’Angela Merkel dans sa décision, destinée à combler un déficit de population tragique, Jean Luc Mélenchon dit combien cette décision est porteuse de danger pour l’avenir. Évidemment, en disant cela, Jean Luc Mélenchon a en tête l’histoire de l’Allemagne. Il sait que la bête immonde est tapie dans l’ombre. Quelques mois après sa déclaration, les faits lui donnent malheureusement raison. L’extrême-droite connaît un regain spectaculaire en Allemagne comme en Autriche. Il s’agit donc d’agir avec responsabilité. Jean Luc Mélenchon fait ainsi montre de ses qualités d’homme d’état.

Procès est ensuite fait à Jean Luc Mélenchon d’être un national-populiste, en clair un fasciste, parce que, sur fond d’indépendantisme français, il refuse que l’Europe soit allemande et il fait un lien direct entre le peuple et la défense des droits sociaux. Admirez le joyeux mélange.

Nos malveillants seraient-ils pour l’Europe allemande ? En réalité, Jean Luc Mélenchon met en avant le concept d’indépendantisme français pour signifier qu’il veut sortir notre défense nationale des rets de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et évidemment de ceux de l’Allemagne. C’est être nationaliste cela ?

D’un seul coup, je me sens national-populiste. Plus l’insulte est grosse et plus nos médisants pensent qu’elle va passer.

Et voilà que la bande des cinq se souvient en 2016 que Jean Luc Mélenchon a voté la loi sur la burka en 2010, pour pouvoir faire le lien avec le débat artificiel de cet été sur le burkini, afin de démontrer que Jean Luc Mélenchon n’est pas que national-populiste et anti-immigrés, il est aussi islamophobe. Si après cela, un islamiste illuminé ne pose pas une fatwa contre Jean Luc Mélenchon, c’est à désespérer de tout.

Il se trouve que, effectivement, Jean Luc Mélenchon, qui n’oublie pas de quelles roueries sont capables les religieux fanatiques, considère que l’irruption des burkinis sur le devant de la scène est tout sauf innocente. Il y voit un moyen pour les fanatiques religieux d’instrumentaliser odieusement le corps des femmes, apparemment pas pour nos cinq. Leur conclusion est donc sans appel, Jean Luc Mélenchon est raciste. Ce qu’il fallait démontrer.

A ceux qui vont éventuellement me lire, je leur propose de se libérer des ignominies des cinq et d’aller à la source, c’est-à-dire à l’article tout en sensibilité et en nuances de Jean Luc Mélenchon sur le voile intégral

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/01/07/je-parle-du-voile-integral

Cela n’a rien à voir avec la grossière caricature des cinq.

Dans ce fourre-tout infâme, Jean Luc Mélenchon est accusé d’accepter la possibilité de quotas migratoires. Vérification faite dans le message ci-dessous.

http://www.leparisien.fr/politique/quotas-de-migrants-melenchon-juge-facile-de-s-inventer-une-polemique-17-05-2015-4778667.php

Il apparaît que Jean Luc Mélenchon ne veut pas se laisser enfermer dans ce débat qu’il juge polémique. Il préfère aborder le débat sur l’accueil des travailleurs immigrés sur le fond, en partant des responsabilités des pays importateurs de main-d’œuvre étrangère. Nous sommes loin des quotas.

Il y aurait tant d’autres choses à dire sur ce tissu de haine, mais voilà qu’un coup d’œil sur les signataires au bas de ce brûlot m’a toutefois rassuré. Ils sont cinq. Quatre me sont inconnus. Pas le cinquième, Pierre Zarka. Ce n’est ni plus ni moins qu’un apparatchik du PCF. Pour les besoins de la cause de ce parti, il en est sorti pour offrir ces services à des groupuscules évoluant dans la mouvance du PCF.

J’ai bien connu cela, dans les années 1960 et 1970, du temps de la splendeur du PCF. Autour de lui gravitaient des organisations de masse, c’était le terme employé à l’époque, le Mouvement de la Paix, la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE), le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) et France-URSS, à la tête de ces organisations, le PCF plaçait un compagnon de route bien docile. Aujourd’hui, les temps sont plus rudes, il a beaucoup moins les moyens de placer des compagnons de route. Qu’à cela ne tienne, un membre du parti fera bien l’affaire. Le téléguidage est toujours aussi efficace que dans le temps.

Pour conclure, je veux exprimer un point d’accord avec les signataires et un point de satisfaction.

Comme eux, je pense que l’irréparable a été commis, mais pas par Jean Luc Mélenchon, par ces vils calomniateurs. Quant à mon sujet de satisfaction, il s’agit du soutien apporté à la candidature de Jean Luc Mélenchon par Clémentine Autain.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 19:32

Alep sous les bombes, les Etats Unis et la Russie s'affrontent devant l'ONU (Reuters)

Les Etats-Unis ont accusé Dimanche 25 Septembre 2016 la Russie de commettre des actes de barbarie en Syrie, où les forces gouvernementales et russes continuent de bombarder Alep et où Moscou juge qu'il est quasi impossible actuellement de mettre fin à la guerre.

A l'initiative des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne, le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a organisé Dimanche 25 Septembre 2016 une réunion publique pendant laquelle la représentante américaine a qualifié de barbarie l'engagement russe au côté du régime de Damas.

« Ce que la Russie défend et ce qu'elle fait n'est pas du contre-terrorisme, c'est de la barbarie », a déclaré la représentante américaine, Samantha Powers. « Au lieu de rechercher la paix, la Russie et Bachar al Assad font la guerre. Au lieu d'aider à apporter de l'aide aux civils, la Russie et Bachar al Assad bombardent les convois humanitaires, les hôpitaux et les sauveteurs », a-t-elle ajouté.

Les ministres des affaires étrangères français et britanniques ont également accusé la Russie, estimant qu'elle pourrait, avec l'Iran qui soutient aussi Damas, se retrouver coupable de complicité de crime de guerre.

Mais Moscou a défendu sa position. « En Syrie, des centaines de groupes sont en train d'être armés, le territoire de ce pays est bombardé de manière aveugle et ramener la paix est une tâche pratiquement impossible aujourd'hui pour cette raison », a déclaré Vitali Tchourkine, l'ambassadeur de Russie à l’ONU.

Bombes au phosphore

L'aviation syrienne et l'aviation russe ont bombardé Dimanche 25 Septembre 2016 un camp stratégique au nord d'Alep, repris par les insurgés syriens qui en avaient perdu le contrôle la veille, ont rapporté les rebelles et l'armée de Bachar al Assad.

Les rebelles précisent que le régime syrien utilise des bombes d'une puissance accrue pour récupérer le camp d'Handarat, qui abrite des réfugiés palestiniens à quelques kilomètres au nord d'Alep et qui est situé sur des hauteurs surplombant un important axe routier.

« Nous avons repris le camp mais le régime l'incendie avec des bombes au phosphore. Nous avons pu nous protéger mais le bombardement a brûlé nos véhicules », a dit Abou al Hassanien, commandant de la cellule des opérations rebelles.

L'armée syrienne, appuyée par des milices iraniennes et des combattants de Hezbollah libanais, a reconnu avoir perdu le contrôle du camp.

Les avions syriens et russes ont également continué de pilonner des quartiers d'habitation d'Alep, détruisant des immeubles de la partie orientale aux mains des insurgés, ont déclaré des habitants et des rebelles. Plus de deux cent cinquante mille civils sont pris au piège dans la partie orientale.

Selon des habitants, les frappes aériennes qui visent l'est d'Alep depuis l'annonce de l'offensive Jeudi 22 Septembre 2016 sont plus intenses que jamais. Des dizaines de personnes ont trouvé la mort au cours des derniers jours. Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), au moins quarante cinq personnes, dont dix enfants, ont péri Samedi 24 Septembre 2016 dans l'est d'Alep. L'armée syrienne, elle, assure ne viser que les insurgés.

Napalm et armes chimiques

Les frappes aériennes du Samedi 24 Septembre 2016 ont visé au moins quatre quartiers de la partie orientale, ont déclaré des responsables rebelles qui pensent que la majeure partie d'entre elles ont été menées par l'armée de l'air russe. Une vidéo d'un site bombardé montre d'énormes cratères de plusieurs mètres de profondeur et de largeur.

Le secrétaire d’état américain, John Kerry, qui avait réussi à obtenir une trêve après des mois d'intense diplomatie, a plaidé en vain cette semaine en faveur d'un arrêt des frappes aériennes russes.

Devant le conseil de sécurité de l’ONU, la Chine, qui a déjà bloqué avec Moscou plusieurs projets de résolution contre le gouvernement syrien, a souligné que la lutte contre le terrorisme était une composante très importante d'une nouvelle résolution. « Sans éradication du terrorisme, il n'y aura pas de paix pour le peuple syrien, pas de sécurité pour les pays de la région », a déclaré l'ambassadeur Liu Jieyi.

Pour les groupes rebelles soutenus par les occidentaux, les bombardements des zones assiégées d'Alep rendent tout processus de négociations vain tant que les combats ne cesseront pas et qu'il n'y aura pas des livraisons d'aide humanitaire sous l'égide de l'ONU.

Dans une déclaration signée par plus de trente groupes rebelles, dont la plus importante faction soutenue par la Turquie, les pays du golfe et l’occident, les insurgés estiment que les bombardements qui ont fait des dizaines de morts ces jours derniers sont sans précédent et rendent vain tout processus politique que pourrait chercher à relancer Moscou et Washington.

Les rebelles disent en outre dans leur déclaration ne pas pouvoir accepter que la Russie soit le parrain d'un processus de négociations, car elle soutient le régime de Damas « dans ses crimes contre notre peuple ». Selon eux, les forces syriennes utilisent du napalm et des armes chimiques.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 19:07

DISCUSSION POLITIQUE CONTRADICTOIRE

Par Bernard Fischer

Lundi 26 Septembre 2016

Je publiais Jeudi 22 Septembre 2016 une contribution collective de plusieurs responsables du mouvement Ensemble relative à la candidature de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles de 2017, plus exactement contre la participation d’Ensemble à la campagne électorale de Jean Luc Mélenchon.

Ce message provoquait ou relançait une importante discussion politique contradictoire par internet. Mille cinq cent visiteurs consultaient le message de mon blog personnel dans la seule journée du Dimanche 25 Septembre 2016, dans une situation dans laquelle mon blog personnel reçoit en moyenne mille visiteurs par mois pour la totalité de ses messages. D’autre part, je recevais une dizaine de réponses dont je publierais la principale d’entre elles, celle de Robert Mascarell. Ces réponses sont d’ailleurs lisibles dans les commentaires de mon blog personnel.

Je l’écrivais par anticipation dans la présentation de la contribution collective des responsables d’Ensemble, cette contribution était et est une contribution dans le cadre d’une discussion interne du mouvement Ensemble en particulier dans la perspective de la prochaine réunion du conseil national du mouvement relatif à cette question.

Je décidais la publication de cette contribution pour de nombreuses raisons.

La question de la campagne pour les élections présidentielles de 2017 en général et de la candidature de Jean Luc Mélenchon en particulier est une question totalement publique. Ce n’est pas une question interne à aucune organisation politique. La discussion interne au mouvement Ensemble relative à cette question est elle-même totalement publique. Comme dans toute discussion politique, il y a deux positions extrêmes, des militants et des responsables d’Ensemble sont pour la participation d’Ensemble à la campagne de Jean Luc Mélenchon, d’autres sont contre et, entre ces deux positions extrêmes, il y a une infinité de positions intermédiaires. La totalité de ces positions sont publiques. Des responsables fondateurs d’Ensemble comme Roger Martelli signaient au début du mois de septembre 2016 l’appel « faisons front commun » pour le soutien à la candidature de Jean Luc Mélenchon. Une semaine plus tard, les grands médias français révélaient et publiaient la position personnelle de Clémentine Autain, porte parole d’Ensemble, pour le soutien à la candidature de Jean Luc Mélenchon. Enfin, la contribution personnelle de Laurent Lévy contre le soutien à la candidature de Jean Luc Mélenchon est disponible si vous consultez le site internet national du mouvement Ensemble depuis le 10 septembre 2016. Comme vous le constaterez et le comprendrez facilement, la position et les arguments de Laurent Lévy sont exactement identiques dans sa contribution personnelle du 10 septembre 2016 et dans la contribution collective du 22 septembre 2016.

Comme vous vous en doutez certainement, je soutiens totalement la position de Laurent Lévy et des signataires de la contribution collective du 22 septembre 2016 et je la signerais bien évidemment si j’étais militant d’Ensemble.

Je ne ferais pas ici de longues périphrases. Moi aussi, je participais à la campagne de Jean Luc Mélenchon, je votais pour lui au premier tour des élections présidentielles de 2012 et je faisais partie de ses quatre millions d’électeurs en 2012. Mais il y a une distinction qualitative entre les élections présidentielles de 2012 et celles de 2017. Jean Luc Mélenchon était alors le candidat du Front De Gauche (FDG) et il proclame aujourd’hui depuis des mois la mort du FDG. C'est son droit, c'est son choix. Sa candidature aujourd’hui est une candidature totalement bonapartiste dans le cadre précisément des institutions de la cinquième république.

Je répondrais seulement à deux questions supplémentaires.

Premièrement, du point de vue de Robert Mascarell, la contribution collective des responsables d’Ensemble serait une insulte contre Jean Luc Mélenchon. Ce mot est à lui tout seul au centre de la crise de la gauche et de l’extrême gauche française. La discussion politique contradictoire à l’intérieur de la gauche et de l’extrême gauche française est de plus en plus difficile.

L’expression de la moindre divergence politique tourne presque immédiatement à la polémique entre les militants et à la scission des organisations.

Deuxièmement, la question des migrants est et sera au centre de la vie politique française et de la campagne pour les élections présidentielles et législatives de 2017. Il faut une campagne de masse pour l’ouverture de toutes les frontières et pour l’accueil massif des migrants en France.

L’Allemagne d’Angela Merkel accueillait l’année dernière un million de migrants. Il faut une campagne de masse pour l’accueil d’un million de migrants en France. Des candidats, des militants et des organisations participeront à cette campagne. D’autres n’y participeront pas.

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