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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 17:13

 

http://jourdebout.wesign.it/fr

 

Jour Debout sur toutes les places

 

Dimanche 23 Avril 2017 à 18 heures

 

Casserolades pour une démocratie réelle

 

Dimanche 23 Avril 2017 à 19 heures

 

Repas conviviaux sous forme d'auberges espagnoles

 

Dimanche 23 Avril 2017 à 20 heures

 

Assemblées pour la réécriture des règles du jeu démocratiques

 

Non-inscrits, abstentionnistes, électrices et électeurs du vote blanc, votantes et votants qui ne se satisfont pas de l'élection comme seul moyen de participation, nous sommes la majorité.

 

Il n’y a pas de liberté ni d’égalité ni de fraternité réelles sans démocratie réelle. Au-delà de nos divergences, ce qui unit l’immense majorité d’entre nous est la conviction que le régime représentatif actuel est en crise.

 

Donnons-nous rendez-vous sur toutes les places publiques Dimanche 23 Avril 2017 à 18 heures

 

Rendons visible la majorité que nous sommes à vouloir changer les règles du jeu électoral et la constitution.

 

Au-delà des élections présidentielles 2017, l'objectif de Jour Debout est de devenir une nouvelle forme d'action collective citoyenne visant à étendre notre pouvoir sur les décisions qui nous concernent.

 

Signez et faites signez cet appel le plus largement possible pour construire ensemble un grand mouvement pour une démocratie réelle.

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 17:00

 

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/petitions/pour-lannulation-du-decret-anti-refugies-de-donald

 

Pétition pour l'annulation du décret de Donald Trump contre les réfugiés

 

Le président Donald Trump a signé un nouveau décret présidentiel qui instaure une discrimination à l’égard des ressortissants de six pays à majorité musulmane, y compris des réfugiés.

 

Il interdit également de manière temporaire la réinstallation de réfugiés aux États-Unis, quel que soit leur pays d’origine.

 

Ce décret risque d’affecter des familles qui ont échappé aux ruines d’Alep ou qui ont fui la guerre et la famine au Yémen. Ces personnes fuient pour échapper aux conflits et à d’autres graves dangers. Elles sont en droit d'être protégées. Écrivez dès maintenant au président Donald Trump et dites-lui que le gouvernement américain doit révoquer ce décret discriminatoire.

 

Il est temps de demander au président des Etats Unis d’arrêter d’abuser de son pouvoir, de faire respecter les engagements des États-Unis envers les réfugiés les plus vulnérables dans le monde et de mettre fin à l’interdiction de voyager discriminatoire.

 

Montrez au président qu’il existe une mobilisation massive au niveau mondial pour soutenir les réfugiés et dénoncer la discrimination.

 

Après chaque millier de signatures atteint, nous remettrons vos signatures au président Donald Trump afin qu'il retire ce décret contre les réfugiés et contre les musulmans.

 

 

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 16:46

 

http://www.reuters.com/article/us-usa-immigration-hawaii-idUSKBN17109L

 

 

Un juge fédéral d’Hawaï a prolongé indéfiniment Mercredi 29 Mars 2017 une ordonnance bloquant l’application du décret du président Donald Trump interdisant de voyage aux États-Unis les ressortissants de six pays majoritairement musulmans.

 

Le juge de district américain Derrick Watson a confirmé une ordonnance de restriction provisoire antérieure dans un procès intenté par l’état d'Hawaï contestant la directive sur les voyages de Donald Trump en tant que discrimination religieuse inconstitutionnelle.

 

Donald Trump a signé le nouveau décret le 6 mars 2017 dans le but de surmonter les problèmes juridiques avec une ordonnance du mois de janvier 2017 qui a provoqué un chaos dans les aéroports et qui a suscité des manifestations de masse avant qu'un juge de Washington n'ait arrêté son application au mois de février 2017. Donald Trump a déclaré que l'interdiction de voyager est nécessaire pour la sécurité nationale.

 

Dans sa contestation de l'interdiction de voyager, l’état d’Hawaï affirme que ses universités seraient endommagées par le décret parce qu'elles auraient du mal à recruter des étudiants et des professeurs.

 

Il dit aussi que l'économie de l’état insulaire serait touchée par une baisse du tourisme. Les documents de la cour citent des rapports selon lesquels les voyages aux États-Unis ont baissé après les actions de Donald Trump.

 

L’état d’Hawaï a été rejoint par un nouveau demandeur nommé Ismail Elshikh, un citoyen américain d'Egypte qui est un imam de l’association musulmane d'Hawaï et dont la belle-mère vit en Syrie, selon le procès.

 

L’état d’Hawaï et d'autres opposants de l'interdiction affirment que la motivation derrière elle est basée sur la religion et que la campagne électorale de Donald Trump promettait l'arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux États-Unis.

 

« La cour ne fera pas semblant de ne pas avoir vu ce qu’elle a vu », a écrit Derrick Watson, Mercredi 29 Mars 2017.

 

Derrick Watson a écrit que sa décision d'accorder l'injonction préliminaire était fondée sur la probabilité que l’état réussisse à prouver que l'interdiction de voyager violait la protection de la liberté religieuse de la constitution des États-Unis.

 

Donald Trump a promis de porter l'affaire devant la cour suprême des États-Unis, qui est actuellement divisée entre quatre libéraux et quatre conservateurs alors que la nomination du juge Neil Gorsuch est toujours en attente de confirmation.

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 15:52

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/30/toujours-debout_5103350_3232.html

 

Un an après, Nuit toujours Debout

 

Par Catherine Vincent

 

Que va-t-il se passer, en France, le Samedi 32 Mars 2017 ? La seule certitude est que les ­acteurs de Nuit Debout seront là. En ce Samedi Premier Avril 2017, soit le Samedi 32 Mars 2017, selon le calendrier instauré par le collectif, ils diffuseront dans plusieurs villes un recueil de propositions de réformes démocratiques ayant pour objectif la fin de la professionnalisation de la vie publique. Et une pétition adressée aux citoyens les appelle « à construire ensemble, depuis la base, un débat public, populaire et indépendant sur la démocratie et les institutions ». Dernière étincelle d’un mouvement qui ne fut qu’un feu de paille ? Ou signe que les cendres couvent sous la braise ?

Il y a un an, en pleine mobilisation contre la loi travail portée par Myriam el Khomri, le mot d’ordre jaillit soudain d’un petit groupe de militants. « Ce soir après la manifestation, nous ne rentrons pas chez nous et nous occupons une place ».

C’est ainsi, le 31 mars 2016 à Paris, que débuta Nuit Debout. « Quand nous avons lancé le mouvement, nous étions à quelques mois des attentats du 13 novembre 2015. On ne nous parlait que de sécurité et d’état d’urgence. Personne parmi nous ne pouvait imaginer que cela durerait si longtemps », se souvient Leila Chaibi, l’une de ses initiatrices.

Dans les semaines qui suivent, la place de la ­République à Paris et d’autres places dans d’autres villes de France deviennent le théâtre d’une occupation citoyenne. Permanents ou de passage, ses participants s’assemblent pour ­témoigner, échanger et inventer la ­société de demain.

C’était une réponse joyeuse et délibérative au désenchantement de la démocratie, l’envie d’une pensée politique et le plaisir d’une action citoyenne et du faire ensemble.

Que reste-t-il aujourd’hui de cette vague protestataire, apparue spontanément dans le sillage des mouvements des places qui se sont succédés, depuis le début des années 2010, dans le parc Zuccotti à New York, le parc Gezi à Istanbul et sur les places ­Tahrir au Caire, Puerta del Sol à Madrid, Maïdan à Kiev ou Syngtama à Athènes ?

Pour le philosophe Patrice Maniglier, qui a participé activement à l’occupation de la place de la République avant de s’en dégager, le constat est sans appel. « Pour moi, ce fut un échec », écrit-il dans « Nuit Debout et notre monde », le numéro que la revue des Temps Modernes a consacré, à la fin de l’année 2016, au mouvement. Car « ceux qui n’ont aucun pouvoir ne peuvent avoir de force qu’à condition de se retrouver nombreux, or cette dynamique s’est retournée, le grand nombre est parti ou il n’est pas venu ».

L’économiste et philosophe Frédéric Lordon, qui fut l’un des visages de cet événement inédit, est sensiblement sur la même ligne. « Tous les mouvements insurrectionnels commencent à très petite échelle. Le problème pour le pouvoir c’est quand cela gagne et quand la plaine entière vient à s’embraser. Nous n’allons pas nous raconter des histoires, le feu n’a pas, ou pas encore, pris », ­estimait-il, le 8 septembre 2016, dans le Bondy Blog.

L’un des échecs de Nuit Debout, s’interroge le sociologue Michel Kokoreff, de l’université de Saint Denis, a-t-il été « de ne pas avoir réussi à ­mobiliser les quartiers populaires et de ne pas être sorti de l’entre-soi de la classe moyenne déclassée » ? Force en tout cas est de le reconnaître, la convergence des luttes ne s’est pas produite. Nuit Debout n’a donné naissance à aucun parti Podemos à la française, comme l’ont fait les indignés espagnols. Ni essaimé comme l’avait fait Occupy Wall Street qui était parvenu, grâce à son large usage d’internet, à toucher près d’une centaine de villes dans le monde entier.

Et pourtant, à suivre le colloque sur « les expérimentations démocratiques aujourd’hui » qu’organisait à la fin du mois de janvier 2017, à Saint-Denis, le Groupement d’Intérêt Scientifique pour la Démocratie et la Participation (GISDP), il est clair que le mouvement ne se résume pas à l’échec. Et pas seulement parce que le film de François Ruffin, Merci Patron, qui fut l’un de ses catalyseurs, a reçu le César 2017 du meilleur documentaire.

D’abord parce que, pour beaucoup de citoyens, jeunes ou moins jeunes, l’occupation des places fut un baptême. « Il y a tout un tas de gens qui n’auraient jamais mis les pieds dans une réunion militante traditionnelle, qui ne seraient peut-être même pas allés en manifestation et pour qui le fait de venir place de la République a été la première marche vers la participation », souligne Leila Chaibi.

D’autres ont vécu ce moment comme la reprise d’un espoir. Céline par exemple, une militante de Rennes de vingt neuf ans sans emploi, qui se définissait jusque-là comme militante non pratiquante, « le mouvement n’a pas seulement changé mon rapport au politique, il a changé ma vie. Le milieu militant est souvent un peu fermé, nous pensons parfois que nous n’avons pas la capacité d’y entrer. Nuit Debout nous a montré que si. Je me suis dit que nous pouvions changer les choses, qu’il fallait se mobiliser et que je pouvais le faire ». Céline fait désormais partie du noyau dur de Nuit Debout Rennes resté particulièrement actif depuis un an.

Car certains ne s’en sont pas tenus à l’occupation des places du printemps dernier. Venant de quatorze villes de France, de petits groupes se sont d’abord retrouvés au mois de juillet 2016 à la fête annuelle des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un mois plus tard c’était à Paimpont, puis à Challain. Au total, quatre ou cinq rencontres inter-Nuit Debout eurent lieu.

Ce sont elles qui ont donné naissance aux propositions du 32 mars, issues de collectes de paroles recueillies à Rennes, Paris et Marseille. Pour Christine Guionnet, politologue à la première université de Rennes, il n’y a eu « ni échec ni disparition du mouvement, mais une transformation du sens que ces citoyens ont voulu donner à leur action ». Action qu’elle connaît bien pour avoir entamé, dès le mois de septembre 2016, une enquête de terrain sur Nuit Debout Rennes.

Le site internet www.rennesdebout.bzh, la ­radio pirate Radio Croco, le journal ­papier à prix libre Ouest Torch et le site collaboratif www.expansive.info, dès 2016, les membres du collectif de Rennes ont transformé l’expérience initiale en un certain nombre d’actions concrètes, aide aux réfugiés, rassemblement contre les violences policières et marche contre la corruption des élus. « Ils ont réussi à constituer une plate-forme collaborative de mobilisations », estime Christine Guionnet. « Ils sont devenus les catalyseurs d’une action sociale prête à surgir à n’importe quel moment ». Un processus plus citoyen que militant, qu’elle qualifie d’engagement rhizome. Telle cette tige souterraine qui émet chaque ­année des ­racines et des tiges aériennes, le mouvement est peu ­visible, mais ressurgit ponctuellement selon l’actualité politique.

« Nous entendons dire que Nuit Debout est un échec parce qu’il n’a pas donné naissance à une organisation pérenne. Mais ce raisonnement, très développé en sciences politiques, s’appuie sur un mode binaire », poursuit cette chercheuse. Il se fonde sur l’idée que soit on fait de la politique institutionnelle partisane ou professionnelle, soit on reste aux marges du jeu politique de ­façon protestataire et l’on est alors voué à rester parcellaire et fragmentaire. « Or avec Nuit ­Debout comme avec d’autres expériences démocratiques actuelles, on assiste », pense Christine Guionnet, « à l’apparition d’un objet politique mal identifié, dont la nature est précisément de rester fragmentaire ».

Le signe, peut-être, qu’est en train de s’établir « un nouveau lien politique en dehors de la politique institutionnelle ». Mais avec quel objectif ? La sociologue française Cécile Van de Velde, qui poursuit à l’université de Montréal une recherche sur la montée de la colère sociale et citoyenne, a analysé les mots employés sur les slogans ou pancartes d’un certain nombre de mouvements de contestation, le printemps érable à Montréal, la révolution des parapluies à Hong Kong et Nuit Debout. Chez tous, elle a remarqué une scission fondamentale entre nous et les autres. Mais précise-t-elle, « les autres recouvrent énormément de figures de domination, les hommes politiques, bien sûr, mais aussi la finance et l’Europe. Alors se révolter, oui, mais contre qui » ?

Autre constante de ces mouvements, particulièrement revendiquée par Nuit Debout, la volonté de demeurer des citoyens et rien d’autre. Dans une démocratie représentative, cela peut constituer une faiblesse. Tout comme l’horizontalité absolue imposée par le collectif, qui refuse tout leader et toute hiérarchie. « C’est la rançon de leur identité », observe Christine Guionnet.

A ses yeux, cette exigence ouvre une perspective. « Jusqu’à présent, nous avions l’impression que, face au constat de la crise du lien représentatif, la seule solution était la démocratie participative, avec toutes les limites que nous lui connaissons également », explique-t-elle. « Et voilà qu’apparaît peut-être une nouvelle génération de citoyens, ayant la volonté d’être actifs en politique sans forcément se substituer aux partis ou aux associations. Une sorte de démocratie itérative dans laquelle il s’agit seulement de proposer d’être présent, régulièrement, pour donner à entendre la voix citoyenne sur tel et tel sujet ».

Même écho chez Romain Slitine, maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) et coauteur du Coup d’Etat Citoyen, aux éditions de la Découverte en 2016, pour qui ce mouvement comme ses cousins internationaux « ont fait émerger des laboratoires où tous les possibles sont permis ».

Le philosophe Patrice Maniglier, pourtant déçu par la retombée de la mobilisation, limite lui-même la portée de l’échec. Car Nuit Debout « fut aussi un lieu d’éducation populaire tout à fait singulier », où beaucoup ont appris à se familiariser avec l’évocation de nouvelles pratiques démocratiques et avec l’idée d’un renouvellement de l’action par le bas. Et qui peut prévoir les conséquences d’une telle prise de conscience ? Il affirme que « Nuit Debout ne renaîtra pas de ses cendres sous la même forme. Mais quelque chose couve sous ces cendres ».

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 18:00

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/105761/malek-boutih-choisit-emmanuel-macron

 

Malek Boutih choisit lui aussi Emmanuel Macron

 

Au lendemain de la déclaration de Manuel Valls, Malek Boutih a annoncé Jeudi 30 Mars 2017 qu’il voterait lui aussi pour Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles.

Les soutiens n’en finissent plus d’affluer vers le Mouvement En Marche. Alors qu’on s’interrogeait sur le choix qu’allaient devoir faire les soutiens de Manuel Valls après le choix de ce dernier de voter pour Emmanuel Macron et de ne pas voter pour Benoît Hamon au premier tour des élections présidentielles, les proches de l’ancien premier ministre n’ont pas tardé à se manifester.

Jeudi 30 Mars 2017, Malek Boutih a officiellement pris position en faveur d’Emmanuel Macron pour qui il votera dès le premier tour, « je ne suis pas un Tartuffe », a déclaré le député de la dixième circonscription de l’Essonne. « Je ne vais pas défendre la position de Manuel Valls et dire, quant à moi, que je vais faire comme les trois-quarts des personnes et que je vais me mettre dans le bunker en disant le contraire ».

A l’image de Manuel Valls, il considère que son vote « n’est pas un débat intellectuel » car seul Emmanuel Macron est capable de battre le Front National, « je ne veux pas de Marine le Pen comme présidente en France. C’est clair », a-t-il martelé. « Je suis très déterminé, c’est ma priorité politique depuis des années. J’ai toujours été engagé autour des valeurs de la république, de la laïcité et de l’unité de ce pays ».

A la fin du mois de janvier 2017, Malek Boutih avait pourtant sous-entendu qu’il voterait pour Benoît Hamon, vainqueur des élections primaires de la Belle Alliance Populaire, par respect des règles des élections primaires mais pas par conviction. « Il y a une limite au règlement, c’est l’intérêt du pays », s’est-il justifié.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 17:46

 

Décès d'Henri Emmanuelli, figure de l'aile gauche du Parti Socialiste (Reuters)

 

L'ancien président de l’assemblée nationale Henri Emmanuelli, figure historique de l'aile gauche du Parti Socialiste, est décédé à l'âge de soixante et onze ans, a-t-on appris Mardi 21 Mars 2017 auprès du groupe socialiste de l’assemblée nationale.

Le député des Landes, qui avait annoncé au mois de décembre 2015 souffrir de neuropathie, avait été hospitalisé Vendredi 17 Mars 2017 à Bayonne pour une double bronchite infectieuse, selon le quotidien Sud Ouest.

L’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste, pilier de la commission des finances de l’assemblée nationale dont il a été le rapporteur général et le président, avait apporté son soutien au mois de janvier 2017 à Benoît Hamon, investi depuis candidat du Parti Socialiste au premier tour des élections présidentielles.

Il avait été réélu en 2015 président du conseil départemental des Landes.

« Cela me bouleverse, c’était comme on dit une forme d’âme sœur pour moi », a réagi l'ancien ministre de l’éducation en marge d'un déplacement à Bruxelles. « Il a joué un rôle extrêmement important dans ce que je suis et je lui dois beaucoup. Il était plus vieux que moi mais il était comme un frère en politique », a-t-il ajouté.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a pour sa part exprimé sur Twitter sa stupeur et son émotion, saluant un homme de gauche et de conviction.

« La mer a emporté le rocher », a quant à lui écrit le candidat du Mouvement de la France Insoumise et cofondateur du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon.

L'ancien premier ministre Alain Juppé, maire des Républicains de Bordeaux, a salué dans un communiqué « un homme politique qui savait assumer ses responsabilités jusqu'au bout. Il a été chef de parti et premier secrétaire du Parti Socialiste et il en a subi les conséquences. Cela avait créé entre nous une forme de compréhension mutuelle. Dans les moments difficiles, nous nous étions échangé des mots plutôt sympathiques », ajoute-t-il dans un communiqué.

Banquier de profession, Henri Emmanuelli avait été nommé au mois de mai 1981 secrétaire d’état aux Départements d’Outre Mer et aux Territoires d’Outre Mer (DOM TOM) dans le gouvernement de Pierre Mauroy puis secrétaire d’état au budget au mois de mars 1983.

Il avait été confirmé à ce poste au mois de juillet 1984 par le nouveau premier ministre Laurent Fabius. Président de l’assemblée nationale entre le mois de juin 1992 et le mois d’avril 1993, il devient premier secrétaire du Parti Socialiste entre le mois de juin 1994 et le mois d’octobre 1995.

Henri Emmanuelli avait été condamné au mois de décembre 1997 dans le cadre de l'affaire de financement occulte du Parti Socialiste, dite affaire Urba, à dix huit mois de prison avec sursis et deux ans de privation de ses droits civiques.

Le 17 juillet 2012, il avait été nommé président de la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC).

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 17:26

 

http://www.actualite-news.com/fr/international/europe/151-actualite-turquie/3986-turquie-le-verdict-du-proces-du-kck-est-tombe

 

Le verdict du procès du groupe des communautés du Kurdistan (KCK) est tombé


 

L'ancien maire de Mardin Ahmet Türk, le co-président du parti démocratique des régions (DBP) Kamuran Yüksek et l'ancien député Hatip Dicle ont été condamnés à des peines de prison.

Dans le cadre du procès du KCK, sous-structure du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) agissant dans les villes, ouvert à Diyarbakır en 2010, la deuxième chambre du tribunal pénal a annoncé, Lundi 27 Mars 2017, son verdict.

Sur les cent quatre vingt onze personnes mises en cause, dans le cadre de cette affaire, se trouvent huit anciens députés du parti démocratique des peuples (HDP), tandis que trente sept dossiers ont été dissociés de cette procédure.

L'acte d'accusation de ce procès, qui aura duré presque sept ans, comportait huit cent cinquante classeurs.

Des peines de prisons ont été prononcé pour cent onze des cent cinquante quatre prévenus, quarante trois ayant été acquittés.

Parmi les condamnés se trouvent l'ancien maire de Mardin Ahmet Türk, le co-président du DBP Kamuran Yüksek et l'ancien député Hatip Dicle.

Kamuran Yüksek a été condamné à une peine de vingt et an de prison pour avoir dirigé une organisation terroriste, Hatip Dicle a été condamné à neuf ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste et Ahmet Turk a été condamné à un an et trois mois de prison.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 17:07

 

http://www.socialistesavecmacron.fr

 

On dénombre déjà cinq cent soixante cinq élus socialistes avec Emmanuel Macron dont cinq ministres ou secrétaires d'état plus neuf communistes et quatorze écologistes

 

Plus de huit cent maires de communes de moins de mille habitants soutenant Emmanuel Macron ne sont pas comptabilisés dans notre liste.

 

Jacques Mahéas, ancien sénateur et maire de Neuilly-sur-Marne ; Frédéric Cuvillier, ancien ministre et secrétaire d'état aux transports et député du Pas de Calais ; Philippe Saurel, maire de Montpellier ; Manuel Valls, ancien premier ministre et député de l'Essonne ; Malek Boutih, député de l'Essonne ; Patrick Braouezec, ancien député-maire de Saint-Denis ; Jean-Noël Carpentier, député du Val-d'Oise ; Robert Hue, ancien ministre, ancien secrétaire général du Parti Communiste Français (PCF) et sénateur du Val-d'Oise ; Eric Jalton, député de Guadeloupe ; Leila Aichi, sénatrice de Paris ; Aline Archimbaud, sénatrice de Seine-Saint-Denis ; Daniel Cohn Bendit, ancien député européen ; François de Rugy, député de Loire Atlantique ; Stéphane Gatignon, maire de Sevran ; François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône ; Matthieu Orphelin, ancien vice-président de la région Pays-de-la-Loire et ancien porte-parole de Nicolas Hulot ; Barbara Pompili, secrétaire d'état chargée de la biodiversité et députée de la Somme ; Bertrand Delanoé, ancien maire de Paris ; Jean Yves Le Drian, ministre de la défense et ancien président du conseil régional de Bretagne ; Bernard Poignant, ancien maire de Quimper ; Thierry Braillard, secrétaire d’état aux sports et député du Rhône ; Alain Tourret, député du Calvados ; Michel Amiel, sénateur des Bouches du Rhône ; François André, député d’Ille et Vilaine ; Dominique Baert, député du Nord ; Christian Bataille, député du Nord ; Delphine Bataille, sénatrice du Nord ; Michel Berson, sénateur de l’Essonne ; Alain Bertrand, sénateur de Lozère ; Nicole Bonnefoy, sénatrice de Charente ; Florent Boudie, député de Gironde ; Jean Claude Boulard, sénateur maire du Mans ; Michel Boutant, sénateur de Charente ; Nicole Bricq, sénatrice de Seine et Marne ; Jean Jacques Bridey, député du Val de Marne ; Alain Calmette, député du Cantal ; Christophe Caresche, député de Paris ; Martine Carrillon Couvreur, députée de la Nièvre ; Christophe Castaner, député des Alpes de Haute Provence ; Jean Yves Caullet, député de l’Yonne ; Bernard Cazeau, sénateur de Dordogne ; Jean David Ciot, député des Bouches du Rhône ; Yvon Collin, sénateur du Tarn et Garonne ; Gérard Collomb, sénateur maire de Lyon ; David Comet, député de Charente ; Jacques Cornano, sénateur de Guadeloupe ; Jacques Cresta, député des Pyrénées Orientales ; Yves Daniel, député de Loire Atlantique ; Pascal Demarthe, député de la Somme ; Jean Louis Destans, député de l’Eure ; René Dosière, député de l’Aisne ; Anne Emery Dumas, sénatrice de la Nièvre ; Corinne Erhel, députée des Côtes d’Armor ; Philippe Esnol, sénateur des Yvelines ; Richard Ferrand, député du Finistère ; Jean Jacques Filleul, sénateur d’Indre et Loire ; François Fortassin, sénateur des Hautes Pyrénées ; Jean Louis Gagnaire, député de la Loire ; Paul Giacobbi, député de Haute Corse ; Marc Goua, député de Maine et Loire ; Monique Iborra, députée de Haute Garonne ; Bariza Khiari, sénatrice de Paris ; Bernard Kouchner, ancien ministre ; Jacques Krabal, député de l’Aisne ; Françoise Laborde, sénatrice de Haute Garonne ; Anne Christine Lang, députée de Paris ; Jean Launay, député du Lot ; Jean Yves Le Déaut, député de Meurthe et Moselle ; Jean Pierre Le Roch, député du Morbihan ; François Loncle, député de l’Eure ; Jean Pierre Masseret, sénateur de la Moselle ; Jacques Mezard, sénateur du Cantal ; Gérard Miquel, sénateur du Lot ; François Patriat, sénateur de Côte d’Or ; Jean Claude Perez, député de l’Aude ; Daniel Raoul, sénateur du Maine et Loire ; Jean-Claude Requier, sénateur du Lot ; Yves Rome, sénateur de l’Oise ; Patricia Schillinger, sénatrice du Haut Rhin ; Pascal Terrasse, député de l’Ardèche ; Jean Louis Touraine, député du Rhône ; Alain Tourret, député du Calvados ; Stéphane Travert, député de la Manche ; Raymond Vall, sénateur du Gers ; Patrick Vignal, député de l’Hérault ; Maurice Vincent, sénateur de la Loire ; Jean Michel Vuillaume, député de Haute Saône

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 19:48

 

NI GAUCHISME NI OPPORTUNISME

 

Vous trouverez ci-dessous la deuxième et dernière partie d’un long message de Jérôme Métellus relatif à la campagne électorale de Jean Luc Mélenchon, de Philippe Poutou et de Nathalie Arthaud.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site www.marxiste.org à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

https://www.marxiste.org/actualite-francaise/politique-francaise/2140-l-extreme-gauche-et-melenchon-une-caricature-de-sectarisme

 

L'extrême gauche et Jean Luc Mélenchon, une caricature de sectarisme

 

Par Jérôme Métellus

 

Mercredi 29 Mars 2017

 

Les causes fondamentales du succès de Jean Luc Mélenchon ont un caractère international. Les mêmes causes ont déterminé l’émergence de Syriza en Grèce, de Podemos en Espagne, de Bernie Sanders aux Etats-Unis et de Jeremy Corbyn en Grande-Bretagne. Ici, des militants d’extrême gauche nous répondent que « justement, Alexis Tsipras a capitulé, Bernie Sanders a rallié Hillary Clinton et Jeremy Corbyn recule sous la pression de l’aile droite du parti travailliste. Tous ces réformistes reculent, trahissent et capitulent. Il en ira de même avec Podemos et Jean Luc Mélenchon. Nous ne pouvons pas soutenir, même de façon critique, quelqu’un qui va trahir ».

Cette façon de poser la question est désespérément abstraite. Si Jean Luc Mélenchon n’est pas élu, il est évident qu’il ne risque pas de trahir.

Mais nous ne serions pas plus avancés. Nous aurions alors un gouvernement de droite, lequel, c’est certain, ne trahira pas la bourgeoisie.

Quelle alternative immédiate à Jean Luc Mélenchon proposent Lutte Ouvrière et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), à l’occasion du premier tour des élections présidentielles ? Ils ne proposent pas eux-mêmes. Ils savent bien qu’ils feront un très petit score. Tout ce qu’ils proposent, au final, c’est de priver Jean Luc Mélenchon de quelques centaines de milliers de voix. Ils s’empressent d’ajouter « qu’il faudra surtout se mobiliser dans les rues ». Fort bien mais, ces dernières années, les travailleurs ont massivement manifesté, à de nombreuses reprises, et n’ont pratiquement subi que des défaites. Nous avons analysé ailleurs les causes de ces défaites. Ici, soulignons simplement que, en conséquence, les travailleurs cherchent désormais une solution sur le terrain électoral. Or, que cela plaise ou non aux dirigeants de Lutte Ouvrière et du NPA, le fait est que le mouvement de Jean Luc Mélenchon apparaît comme une possible solution à des millions de travailleurs, à commencer par une majorité de ceux qui ont manifesté contre la politique réactionnaire du gouvernement de François Hollande.

Les centaines de milliers de personnes qui s’engagent dans la campagne de Jean Luc Mélenchon, à des degrés divers, le font précisément parce qu’elles pensent qu’il ne va pas trahir ou, au moins, parce qu’elles espèrent qu’il ne trahira pas. Il faut partir de ce fait, non de perspectives abstraites, déconnectées de la conscience des militants et des sympathisants du Mouvement de la France Insoumise.

Il n’est pas question, bien sûr, de semer des illusions dans le programme réformiste de Jean Luc Mélenchon ou d’expliquer que son élection réglera tous les problèmes. Il faut dire la vérité aux travailleurs en toutes circonstances. Mais il faut la dire d’une façon positive et constructive, en lien avec le mouvement et l’expérience de notre classe. Au lieu de proclamer que « Jean Luc Mélenchon va trahir », il faut d’abord participer au mouvement qui lutte pour son élection. Puis il faut expliquer que son programme est progressiste, certes, mais inapplicable dans le cadre du capitalisme en crise et qu’il doit donc être complété par des mesures visant à briser le pouvoir économique de la classe dirigeante. Il faut expliquer que si, une fois au pouvoir, Jean Luc Mélenchon ne mettait pas le socialisme à l’ordre du jour, il finirait par devoir renoncer à son programme initial, c’est-à-dire, en effet, par trahir. Voilà comment il faut procéder si l’on veut être écouté et convaincre.

La formule « Jean Luc Mélenchon va trahir » est mauvaise non seulement d’un point de vue tactique, comme nous venons de le voir, mais aussi du point de vue des perspectives. Elle est abstraite et fataliste. Sur fond de crise économique et de crise de régime, l’élection de Jean Luc Mélenchon ouvrirait une phase potentiellement explosive de la vie politique et sociale du pays. Jean Luc Mélenchon caractérise la situation actuelle de pré-révolutionnaire. En réalité, nous n’y sommes pas encore, mais son élection pourrait bien y conduire. La bourgeoisie lèverait le poing, menacerait puis, si nécessaire, passerait à l’offensive. Or les travailleurs ne resteraient probablement pas les bras croisés en simples spectateurs face à la tentative de faire plier un tel gouvernement de gauche élu aux cris de « résistance ». Très vite, l’élection de Jean Luc Mélenchon pourrait mettre à l’ordre du jour, non sa trahison, mais une explosion de la lutte des classes. Ce genre de considérations, hélas, ne traverse même pas l’esprit des dirigeants de Lutte Ouvrière et du NPA.

Parmi les rares arguments politiques que les dirigeants de Lutte Ouvrière et du NPA mobilisent contre Jean Luc Mélenchon, son nationalisme occupe une place centrale. Malheureusement, cette critique, juste, au fond, est souvent formulée de façon très lapidaire sans entrer dans le détail de la question. Les travailleurs profiteraient pourtant d’une argumentation approfondie. C’est l’occasion d’expliquer ce qu’est l’internationalisme ouvrier. Par ailleurs, les tendances nationalistes de Jean Luc Mélenchon méritent d’être caractérisées, car elles s’alimentent à d’autres sources que le nationalisme de la droite et de l’extrême droite.

Au lieu de cela, les dirigeants de Lutte Ouvrière et du NPA se contentent trop souvent d’accrocher une étiquette nationaliste à la veste de Jean Luc Mélenchon. C’est typique du sectarisme qui se complaît à prêcher aux convaincus. Ceux qui savent déjà n’ont pas besoin d’explication.

Les marxistes ne doivent pas faire la moindre concession de principe au nationalisme car c’est un poison qui ronge la conscience de classe des travailleurs et fait toujours, au final, le jeu de nos adversaires. C’est vrai même lorsque des éléments de nationalisme sont étroitement associés à des idées progressistes, comme c’est le cas chez Jean Luc Mélenchon.

Le nationalisme français, en particulier, n’a pas un atome de contenu progressiste car la France n’est pas un pays dominé par l’impérialisme.

Au contraire, l’impérialisme français est l’un des plus réactionnaires au monde malgré son déclin. La classe dirigeante française opprime, pille et tue aux quatre coins du monde. Sur le territoire français, elle opprime systématiquement les jeunes et les salariés issus de l’immigration, à grand renfort de nationalisme républicain et de prétendue laïcité. La bourgeoisie française a poussé très loin la vieille formule de toutes les classes dirigeantes, diviser pour mieux régner. Le nationalisme est l’un des piliers de l’édifice politique vermoulu du capitalisme français.

Encore une fois, aucune concession de principe n’est admissible dans ce domaine. Mais dans le même temps, il est important de comprendre la façon dont les masses interprètent les tendances nationalistes de Jean Luc Mélenchon. Ces idées suscitent souvent un malaise, voire de franches critiques, parmi les éléments les plus conscients et expérimentés. Mais dans la masse des jeunes et des travailleurs qui se tournent vers Jean Luc Mélenchon, ces idées sont souvent interprétées dans un sens progressiste et essentiellement démocratique. Par ailleurs, beaucoup de partisans de Jean Luc Mélenchon retiennent plutôt ses forces que ses faiblesses ou subordonnent ses faiblesses à ses forces, ce qui est caractéristique de la psychologie politique des masses.

Enfin, les tendances nationalistes de Jean Luc Mélenchon sont d’un genre particulier car elles se réclament du républicanisme jacobin de la révolution française de 1789, mais aussi des idées d’un géant du socialisme français, Jean Jaurès, qui lui-même était plus jacobin que marxiste et ajoutait une coloration nationaliste à sa conception de la république sociale. Ainsi, les idées indépendantistes et souverainistes de Jean Luc Mélenchon ne tombent pas sur un sol vierge. Elles s’inscrivent dans une vieille tradition du mouvement ouvrier français qui a toujours été marqué par un républicanisme confus. Cela contribue à une interprétation positive de ces idées chez bon nombre de militants et de sympathisants du Mouvement de la France Insoumise.

En conséquence, la critique des tendances nationalistes de Jean Luc Mélenchon doit être concrète. Elle doit s’appuyer sur des éléments précis de la situation internationale et du programme du Mouvement de la France Insoumise. Il faut analyser, en particulier, les leçons de la crise grecque de 2015, en expliquant que seule une politique révolutionnaire et internationaliste aurait pu ouvrir et peut toujours ouvrir une issue aux travailleurs grecs. Il faut dévoiler le lien intime entre réformisme et nationalisme, car celui-ci soutient celui-là. Par exemple, le protectionnisme solidaire est au final, et indépendamment des intentions de ses concepteurs, une tentative d’exporter la crise du capitalisme français chez les voisins, comme si les voisins n’allaient pas faire de même en retour. Il faut aussi démontrer que le capitalisme et la paix s’excluent absolument. Nous ne pouvons avoir l’un et l’autre.

Seule une politique révolutionnaire et internationaliste permettra d’en finir avec les guerres. Sur toutes ces questions, il faut démontrer l’impasse du réformisme souverainiste et lui opposer la seule politique viable, l’internationalisme révolutionnaire et ouvrier.

Léon Trotsky soulignait que le gauchisme et l’opportunisme sont les deux faces de la même pièce et du même manque de confiance dans la capacité de la classe ouvrière à transformer la société. Lutte Ouvrière et le NPA en offrent une illustration frappante. Leur sectarisme à l’égard du Mouvement de la France Insoumise se double d’une adaptation opportuniste au réformisme de gauche.

Prenons par exemple l’éditorial du journal Lutte Ouvrière du Lundi 20 Mars 2017. Le programme qu’il développe se réduit aux propositions suivantes, baisser le temps de travail pour le partager entre tous, interdire les licenciements, augmenter les salaires, les pensions et les allocations, et lever le secret commercial des grandes entreprises. Ces revendications sont progressistes, bien sûr. Mais elles ne se distinguent pas franchement du programme du Mouvement de la France Insoumise.

Elles ne sont pas articulées à la perspective d’une rupture avec le système capitaliste. Et ce n’est pas une exception. Tous les éditoriaux de Lutte Ouvrière, qui sont repris dans les bulletins d’entreprise de Lutte Ouvrière, ont cette même caractéristique. Les révolutionnaires de Lutte Ouvrière n’osent pas expliquer la nécessité d’une révolution, d’une expropriation des grands capitalistes et d’une réorganisation de la société sur des bases socialistes, en France et à l’échelle internationale.

Pourquoi n’osent-ils pas ? Parce qu’ils pensent que c’est trop radical et que les travailleurs ne le comprendraient pas. Alors, ils se contentent d’avancer un programme un peu plus à gauche que celui du Mouvement de la France Insoumise. Le sectarisme marche ici main dans la main avec l’opportunisme.

Bien sûr, on trouve aussi dans la presse et les publications de Lutte Ouvrière des articles qui défendent la perspective d’une révolution. Il en va de même dans la presse du NPA. Mais là où l’opportunisme de ces organisations est le plus flagrant, c’est lorsque leurs dirigeants sont invités sur des radios ou des télévisions, c’est-à-dire lorsque l’occasion leur est donnée d’expliquer les idées et le programme du marxisme à une très large audience. Jamais ils ne saisissent cette occasion. Ils se contentent de commenter l’actualité et de développer un programme de réformes progressistes. Ils confinent leurs idées les plus radicales à certaines pages de leurs publications pour un lectorat d’initiés et de convaincus. Ils doutent de la capacité des masses à comprendre les idées du marxisme. Ils parlent sans cesse des travailleurs mais, au fond, ils ne leur font pas confiance.

Lutte Ouvrière et le NPA comptent dans leurs rangs de nombreux militants dévoués à la cause des travailleurs. Mais ils font fausse route.

Jamais un authentique parti révolutionnaire ne sera construit sur la base des méthodes que nous venons de décrire. Le sectarisme est une impasse. Il joue même un rôle contre-productif. La place des militants révolutionnaires est dans le mouvement des masses, pas à sa marge, et le programme du marxisme doit être défendu habilement, mais ouvertement. C’est le seul moyen de construire une organisation révolutionnaire au fur et à mesure que les masses tirent des conclusions de leur propre expérience. Telle était la démarche de Karl Marx, de Vladimir Lénine et de Léon Trotsky. Nous ne voyons aucune raison d’y renoncer.

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 20:04

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article12762&lang=fr

 

Lettre ouverte de citoyens et de militants israéliens à François Hollande, Bernard Cazeneuve et Michel Cadot

 

Choqués par les pressions exercées par le lobby israélien contre le gouvernement français, une vingtaine d’opposants israéliens en appellent aux dirigeants français, afin qu’ils respectent la liberté d’expression relative à la campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS).

 

Nous vous écrivons en tant que citoyens juifs de l'état d’Israël, nous qui nous opposons au comportement illégal et immoral des gouvernements israéliens qui dure depuis des années.

On nous a appris que, dans la ville de Paris, on se prépare à freiner, même à interdire les manifestations de soutien à la campagne pour le BDS contre les violations israéliennes des droits humains. Nous jugeons donc qu’il est extrêmement important de déclarer très clairement que la campagne pour le BDS n’a rien d’antisémite et qu’elle s’oppose précisément à toute forme de racisme. Au lieu d’être raciste, elle se base fermement sur le droit international et sur les droits humains universels.

Tout récemment, le 7 mars 2017, cette campagne a déclaré sans équivoque que « conformément à la définition de l'Organisation des Nations Unies (ONU) de la discrimination raciale, le mouvement pour le BDS ne tolère aucune action ou langage suggérant l’adoption ou la promotion du racisme quel qu’il soit, racisme anti-noir, racisme anti-arabe, islamophobie, antisémitisme, sexisme, xénophobie et homophobie ».

Nous condamnons fermement l’apartheid, le génocide, l’esclavage, l’exploitation coloniale et le nettoyage ethnique, qui sont des crimes contre l’humanité fondés sur le racisme et la suprématie raciale. Qui plus est, nous exigeons le droit de leurs victimes, y compris leurs descendants, à une réparation complète. Nous condamnons de même les autres violations des droits humains, y compris la traite d’êtres humains, l’exploitation des travailleurs et l’exploitation sexuelle.

En outre, nous sommes consternés par les fausses accusations lancées par Nathalie Kosciusko-Morizet dans une lettre datée du 15 février 2017, adressée à Michel Cadot, préfet de police de Paris, dans laquelle elle déclare que les propos de la campagne pour le BDS ne sont rien moins que des mots de haine.

Nous nous opposons sans hésitation aux sérieuses violations israéliennes du droit international, y compris la perpétration du crime d’apartheid, tel qu’il est défini dans le statut de Rome de la Cour Pénale Internationale (CPI), que nous jugeons inexcusable. En exigeant la fin de l’apartheid israélien, nous exprimons notre amour pour tous les habitants d’Israël et de la Palestine, tout en revendiquant les valeurs les plus fondamentales que sont la liberté et la justice pour tous.

Quel outrage si la France, spécialement l’état français, supprimait la liberté d’expression de sa population qui prône le respect de la loi et ces valeurs humaines fondamentales qui sont à la base de la constitution française et de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

C’est pourquoi nous vous appelons à respecter et à protéger les droits de ceux qui contestent les graves violations israéliennes des droits humains et à protéger vos citoyens français qui militent au nom du mouvement pour le BDS, afin qu’ils puissent le faire librement, sans être intimidés par une persécution sous forme de mesures légales ou par des menaces physiques comme cela est arrivé auparavant.

 

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