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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 18:49

 

http://www.publico.es/economia/manifestacion-del-mayo-respalda-mocion.html

 

La manifestation du premier mai soutient la motion de censure

 

Les Commissions Ouvrières et l’Union Générale des Travailleurs (UGT) avertissent la Confédération Espagnole des Organisations d’Entreprises (CEOE) qu’elle va souffrir « un cauchemar » si les salaires n’augmentent pas

Des milliers de personnes ont participé à la manifestation pour la journée internationale des travailleurs appelée par les Commissions Ouvrières et l’UGT pour exiger l'abrogation de la réforme du travail et pour que la CEOE négocie le pacte salarial, entre autres revendications ouvrières. Le mot d’ordre de la manifestation de cette année était « pas d'excuses, dans la rue ».

La manifestation est partie à 12 heures de la Plaza de Canovas del Castillo et est arrivée à la rue Alcala en passant par la Puerta de Sol où se trouvait une tribune où les principaux syndicats ont appelé à « un emploi stable, un salaire équitable, des retraites décentes et plus de protection sociale ». Il y a eu des interventions du secrétaire général de l’UGT, Josep Maria Alvarez, et du secrétaire général des Commissions Ouvrières, Ignacio Fernandez Toxo.

Dans son discours final, Ignacio Fernández Toxo a vivement critiqué la corruption du Parti Populaire et il a appelé à expulser les politiciens qui gardent « la situation dans notre pays de ce genre de gouvernement ».

Bien qu’Ignacio Fernandez Toxo ait dit qu'il ne sait pas « s’il faut décider de faire une motion de censure », les manifestants de la Puerta de Sol l'interrompirent par un cri unanime, « oui ».

Josep María Álvarez, secrétaire général de l'UGT, a dit que « les nouvelles technologies peuvent être utilisées dans l’intérêt des travailleurs », pour la réduction du temps de travail, et qu’il faut « imposer les machines pour mettre fin à la misère de nombreuses familles ».

C’était le dernier premier mai d’Ignacio Fernández Toxo Ignacio comme secrétaire général des Commissions Ouvrières. Il sera remplacé lors du prochain congrès confédéral par Unai Sordo. Il était en poste depuis 2008. Pour Josep María Álvarez, c’était sa deuxième journée internationale du travail en tant que secrétaire général de l'UGT, après avoir remplacé en 2016 Cándido Méndez, qui avait occupé le poste pendant vingt quatre ans.

Au début de la manifestation, Josep Maria Alvarez a avertit les hommes d'affaires qu’ils souffriraient « un cauchemar » s’ils n’augmentent pas les salaires dans le processus de négociation collective pour un pacte salarial en cours. Le secrétaire général de l’UGT a souligné que ce premier mai devait être un tournant pour atteindre les objectifs de la société espagnole.

Des leaders de Podemos, Pablo Iglesias, Irene Montero, Íñigo Errejón et Juan Carlos Monedero, ont participé à la manifestation. Des leaders d’Izquierda Unida, Alberto Garzón et deux conseillers de la communauté de Madrid, Mauricio Valiente et Carlos Sanchez Mato, ont également participé à la manifestation. Il y avait aussi une délégation de Ciudadanos, le secrétaire général du groupe parlementaire de Ciudadanos, Miguel Gutiérrez, et le député de l’assemblée de Madrid, César Zafra. Le porte-parole du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) à l’assemblée de Madrid, Ángel Gabilondo, a également assisté à la manifestation convoquée par les principaux syndicats.

Irene Montero a dit à Publico qu’elle participait à la manifestation parce que « c’est un jour pour célébrer la fraternité et la solidarité des travailleurs et des travailleuses ». Íñigo Errejón a rappelé que « les conquêtes sociales ne viennent pas toutes seules. Les droits sociaux sont gagnés avec l'unité des gens d’en bas, la solidarité, la fraternité populaire et la mobilisation ».

« Il est extrêmement urgent d’obtenir l’abrogation des deux réformes du travail, celle du PSOE et celle du Parti Populaire », a dit Inigo Errejón. « Nous devons appliquer une réforme fiscale exigeante et un plan de transition énergétique nationale est nécessaire et urgent » pour changer notre modèle de production, a-t-il déclaré à Publico.

De nombreux groupes et partis, en plus des organisations majoritaires, se sont joints à la manifestation des syndicats majoritaires. Bernardo Gutierrez, de Yayoflautas, est l'un d'entre eux. « Nous sommes ici parce que nous pensons que les réformes du travail qui ont été mises en œuvre ont mis les travailleurs à genoux », a-t-il dit.

Le Parti Communiste des Peuples d'Espagne (PCPE) a également participé à la manifestation du premier mai. Javier Martín, membre du Collectif des Jeunes Communistes, les jeunes du PCPE, a critiqué « les mesures anti ouvrières et anti populaires qui précarisent les conditions de la jeunesse ». Javier Martin a appelé à « l'unité syndicale indépendamment des sigles » et il a demandé que les travailleurs soient « unis plus que jamais contre ce gouvernement, contre le système capitaliste et pour organiser une offensive » contre les mesures du gouvernement espagnol.

Soixante treize manifestations appelées par les Commissions Ouvrières et l’UGT ont parcouru les principales villes espagnoles avec l’objectif de récupérer les droits perdus. En plus de la manifestation appelée par les principaux syndicats à Madrid, il y a eu des manifestations organisées par d’autres syndicats. La manifestation appelée par la centrale anarco syndicaliste de la Confédération Générale du Travail (CGT), avec d'autres syndicats minoritaires, est partie à 12 heures de Delicias à Atocha, où ils ont tenu un concert avec Porretas, Matando Gratix et Penadas por la Ley. Son mot d’ordre était « il n'y a qu'une seule voie, la dignité et la lutte ».

Le syndicat anarchiste centenaire de la Confédération Nationale du Travail (CNT) a manifesté dans le quartier de Tetuan, de Valdeacederas à Cuatro Caminos, avec le slogan « contre les pactes de la Moncloa, maintenant et pour toujours, quarante ans de paix sociale, pas un seul jour de plus ».

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 17:42

 

Heurts en marge du défilé du premier mai à Paris, six policiers blessés (Reuters)

 

Six policiers ont été blessés, dont un grièvement, Lundi Premier Mai 2017 à Paris en marge du défilé syndical du premier mai, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

Ils ont été blessés par des projectiles et des cocktails Molotov lancés par des manifestants masqués et cagoulés qui s'étaient placés en tête du défilé organisé par la Confédération Générale du Travail (CGT), la CGT Force Ouvrière, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et l’Union Syndicale Solidaire (USS), et qui a rassemblé trente mille personnes entre la place de la République et la place de la Nation, selon la préfecture.

La CGT revendique quatre vingt mille manifestants à Paris.

Parmi les membres des forces de l'ordre touchés, deux policiers des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) sont légèrement blessés, l'un au mollet et l'autre aux tympans. Un troisième a été sérieusement brûlé à la main et au visage, possiblement au troisième degré, a-t-on précisé de même source.

« Son état est très sérieux, il est en état de choc émotionnel », a dit sur BFM Télévision David Michaux, secrétaire national des CRS du syndicat de la police de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA).

Une fonctionnaire de la Compagnie de Sécurisation et d’Intervention (CSI) a par ailleurs été blessée sérieusement à la main en manipulant une grenade, a rapporté par la suite la préfecture.

Quelque cent cinquante activistes d'ultra gauche vêtus de noir, cagoulés et masqués, Blacks Blocs et membres de la Confédération Nationale du Travail (CNT), avaient pris position en face des forces de l'ordre en tête du cortège pour perturber la manifestation.

Ils ont jeté des projectiles contre les CRS qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Un homme avait été interpellé juste avant le début des heurts pour port d'arme prohibé.

Les cent cinquante activistes ont été isolés et encadrés par les forces de l'ordre dans le secteur de la rue de Lyon, dans le douzième arrondissement de Paris.

Les forces de sécurité ont procédé à cinq interpellations pour port d'armes prohibé, violences à agent de la force publique et dégradations, a indiqué la préfecture.

Un petit piolet, des marteaux, des masses, des pavés et des sacs à dos remplis de pierres ont notamment été retrouvés par les CRS, et les banderoles de tête de cortège avaient été renforcées avec des barres de fer.

Du mobilier urbain et des vitrines de magasins ont été dégradés, des scooters ont été brûlés.

Bloqué à hauteur de la place de la Bastille, le défilé, dans lequel se trouvait notamment Jean-Luc Mélenchon, le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI), a pu ensuite repartir.

« Tout sera fait pour identifier et interpeller dans les meilleurs délais les auteurs de ces exactions afin qu’ils aient à répondre de leurs actes devant la justice », a déclaré le ministre de l’intérieur, Matthias Fekl, dans un communiqué.

Marine Le Pen, candidate du Front National à la présidence de la République face à Emmanuel Macron, a réagi aux incidents sur Twitter, avant que son adversaire ne tienne une réunion publique à La Villette.

« C'est cette chienlit et ce laxisme que je ne veux plus voir dans nos rues », écrit-elle.

Le secrétaire général du Mouvement En Marche, Richard Ferrand, a accusé sur BFM Télévision « la famille Le Pen d'essayer systématiquement d'exploiter toute l'actualité quelle qu'elle soit pour justifier à la fois la polémique, l'esprit de division et, au fond, la haine, l'affolement et la volonté de faire peur ».

Lors de son meeting, Emmanuel Macron a rendu hommage aux CRS, qu'il a fait applaudir.

« A aucun moment nous ne devons céder au risque de guerre civile », a-t-il déclaré.

 

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 18:28

 

https://bdsf34.wordpress.com/2017/04/28/le-leader-de-bds-omar-barghouti-dedie-son-prix-gandhi-de-la-paix-aux-prisonniers-palestiniens-en-greve-de-la-faim/

 

https://www.democracynow.org/2017/4/25/bds_leader_omar_barghouti_dedicates_his

 

Le leader du mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS), Omar Barghouti, dédie son prix Gandhi de la paix aux prisonniers palestiniens en grève de la faim

 

Interview d'Omar Barghouti par Amy Goodman et Juan Gonzalez

 

Mercredi 26 Avril 2017

 

Alors que mille prisonniers palestiniens sont entrés dans leur neuvième jour d’une grève massive de la faim dans les prisons israéliennes, nous sommes rejoints par le militant palestinien Omar Barghouti, venu aux Etats Unis pour recevoir le prix Gandhi de la paix 2017 pour son travail en tant que cofondateur du mouvement pour le BDS. A la cérémonie de remise des prix, Omar Barghouti a dédié son prix aux palestiniens en grève de la faim. Il a été presque empêché d’être présent après que la police israélienne l’ait arrêté, saisissant son passeport et lui interdisant de quitter le pays. Un tribunal israélien a finalement levé temporairement l’interdiction de voyager.

 

Amy Goodman. Pouvez vous expliquer ce qui vous est arrivé, pourquoi vous avez eu autant de difficultés pour revenir aux Etats Unis. Vous êtes à la fois citoyen israélien et citoyen américain.

 

Omar Barghouti. Non, en fait je ne le suis pas. Je ne suis ni citoyen américain, ni citoyen israélien. En tant que palestinien et que réfugié, fils de réfugiés, je suis résident permanent en Israël et je suis un citoyen jordanien. Je ne peux pas parler de la dernière phase de répression que j’ai subie par Israël parce que je suis condamné au silence par ordre de justice et je vais donc éviter de m’étendre sur ce sujet. Mais nous devons le remettre dans son contexte. Il y a environ un an, Israël a créé une unité de ternissement, mise en place par le ministère des affaires stratégiques, dont le but était ouvertement de ternir la réputation des défenseurs des droits de l'homme palestiniens, internationaux et israéliens, impliqués dans la lutte pour les droits des palestiniens grâce au mouvement pour le BDS. Cette dernière phase de répression arrive donc dans ce contexte et dans le contexte d’une guerre mac carthyste lancée par Israël, depuis plus de trois ans maintenant, contre le mouvement pour le BDS à travers le monde.

 

Juan Gonzalez. Vous étiez l’un des fondateurs et aussi un membre du comité national du mouvement pour le BDS, qui est probablement la plus vaste coalition dans les territoires palestiniens. Pourriez vous nous parler du comité national du mouvement pour le BDS et de son rôle maintenant ?

 

Omar Barghouti. Le comité national du mouvement pour le BDS est la plus vaste coalition de la société palestinienne et il dirige le mouvement mondial pour le BDS. C’est donc lui qui établit les stratégies générales et les objectifs du mouvement. Mais c’est clairement un mouvement décentralisé. Ainsi, le comité national représente les partis politiques palestiniens, les syndicats, les associations de femmes et les réseaux de réfugiés. Il fonde son accord sur les trois exigences fondamentales de l’appel lancé en 2005, la fin de l’occupation israélienne, la fin du système de discrimination raciale, qui rejoint la définition de l'apartheid de l'Organisation des Nations Unies (ONU), et le droit au retour pour les réfugiés palestiniens. En tant que tel, il ne prend absolument pas position sur l’issue politique, un ou deux états. Nous restons fidèles à la déclaration des droits de l'homme plutôt qu’à l’issue politique à laquelle les palestiniens pourraient se déterminer dans le cadre de l’exercice de leur auto détermination.

 

Juan Gonzalez. Pourriez vous nous faire partager, ainsi qu’à nos auditeurs et spectateurs, un peu de votre propre expérience qui a en quelque sorte scellé votre engagement dans cette cause ?

 

Omar Barghouti. Je pense que nous l’avons vu, spécialement après la décision en 2004 de la Cour Internationale de Justice (CIJ) comme quoi le mur construit par Israël dans les territoires occupés était illégal, et que le monde n’a pas bougé pour mettre Israël en accusation sur ce seul crime, sans parler de son déni des droits des réfugiés, de son système d’apartheid et de son occupation. Aussi, mes collègues et moi même avons pensé que nous ne pouvions pas indéfiniment vivre en attendant simplement que la communauté internationale, sous hégémonie américaine, bouge pour demander à Israël de rendre des comptes sur ses obligations envers le droit international. Nous avons dû pour ainsi dire emprunter le chemin des sud africains pour faire rendre compte à Israël par les citoyens du monde entier, les institutions du monde entier et la société civile qui, réunis tous ensemble, prendraient des mesures qui isoleraient Israël académiquement, culturellement et économiquement et qui, finalement, lui imposeraient des sanctions, comme cela avait été fait contre l’Afrique du Sud. J’ai donc été motivé par toute une série d’expériences personnelles de répression sous le régime israélien d’occupation et d’apartheid.

 

Amy Goodman. Pouvez vous nous parler de la très importante grève de la faim dans laquelle se sont engagés actuellement des centaines de prisonniers palestiniens ?

 

Omar Barghouti. La grève de la faim des prisonniers palestiniens, dont la plupart sont des prisonniers politiques qui souffrent de conditions extrêmement inhumaines dans ce que j’appelle les cachots d’apartheid d’Israël, ou dans les prisons et centres de détention, demandent l’application de leurs droits fondamentaux en tant que prisonniers selon le droit international. Et on leur refuse ces droits. Ils sont doublement punis, pas seulement avec de très longues peines de prison, mais avec un manque de procédures justes, le manque de tout semblant de justice dans le système carcéral d’apartheid et le système juridique israélien. On leur dénie aussi certains droits fondamentaux tels que le droit de visite. Leurs parents, lorsqu’ils viennent les voir, sont humiliés. Beaucoup de prisonniers subissent la torture et souffrent de conditions très inhumaines. Ainsi, la torture est très répandue dans les prisons israéliennes, dans le système carcéral, y compris en particulier contre des centaines d’enfants palestiniens. Aussi, les prisonniers font grève, s’engagent dans cette très difficile, très extrême forme de résistance, afin de montrer au monde qu’ils manquent de ces droits fondamentaux et qu’ils exigent ces droits fondamentaux. Ils refusent de vivre dans ces conditions.

 

Juan Gonzalez. Je m’interroge sur vos perspectives, maintenant que le président Donald Trump est là à la Maison Blanche et que Benjamin Netanyahu est toujours premier ministre d’Israël, ce que vous attendez de la nouvelle administration américaine. Et je comprends que, le 3 mai 2017, le président Donald Trump va rencontrer le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas. Qu’attendez vous de cette rencontre ?

 

Omar Barghouti. Je pense que, si nous observons le gouvernement israélien, arrivé au pouvoir en 2015 comme le plus raciste de l’histoire d’Israël, en train de jeter le masque qui recouvrait jusque là le régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid d’Israël, l’administration de Donald Trump a elle aussi jeté le masque de l’administration américaine, qui a toujours fait lit commun avec le système israélien d’occupation et d’apartheid, et maintenant vous l’affrontez aussi. Ainsi, la répression que nous voyons croître aux Etats Unis et la répression et le déni de droits que nous constatons de la part du gouvernement israélien se rejoignent et nous montrent des voies pour réunir nos combats. Nous envisageons donc des temps très difficiles, face à l’impunité israélienne gonflée aux stéroïdes, à cause de l’administration de Donald Trump. Et en même temps, l’administration de Donald Trump utilise le gouvernement droitier d’Israël comme un modèle pour le profilage ethnique, pour les murs, comme celui avec le Mexique, et pour diverses sortes de politiques raciales. Israël est maintenant un modèle pour l’administration américaine. Et cela, c’est dangereux pour tout le monde.

 

Amy Goodman. Vous avez été honoré à l’université de Yale, conjointement à Ralph Nader, avec le prix Gandhi. Vous vous êtes également exprimé hier soir à l’université de Columbia. Y a-t-il eu des troubles à cette occasion ?

 

Omar Barghouti. Un genre de mac carthysme israélien a touché l’université de Columbia et le collège Barnard. A la toute dernière minute, moins de vingt quatre heures avant l’événement de la nuit dernière, les administrations de Columbia et de Barnard ont refusé aux étudiants le droit d’ouvrir la rencontre au public. Elle a donc été restreinte à la communauté de l’université de Columbia dans une démarche très étrange. Et les raisons étaient encore plus étranges. Elles citaient l’article d’un torchon d’extrême droite qui disait que cet orateur était enclin à la controverse et pourrait provoquer quantité de débats sur le campus, comme si tout orateur ayant quelque chose à dire n’était pas sujet à la controverse. Ainsi, les gens en place, dont ceux qui siègent dans les universités de notre pays, plient sous la pression des lobbies israéliens qui essaient véritablement de vendre leur mac carthysme et leur répression dans diverses institutions pour empêcher les voix des palestiniens de se faire entendre et pour empêcher de nombreux américains de rejoindre le combat pour la justice en Palestine et de le rapprocher des luttes nationales pour les droits raciaux, les droits économiques et d’autres formes de justice.

 

Juan Gonzalez. Je voulais vous interroger sur le mouvement pour le BDS et sur la réponse d’Israël contre le mouvement pour le BDS. Que fait-il pour le combattre ? Et aussi sur la base de données qu’ils établissent sur les citoyens israéliens qui soutiennent ce mouvement ?

 

Omar Barghouti. Depuis 2014, Israël a décidé que son ancienne politique et que son ancienne stratégie contre le mouvement pour le BDS, la propagande ou la stratégie de la marque Israël, avaient failli et il a donc adopté une nouvelle stratégie fondée sur l’utilisation de ses services secrets pour espionner les militants du mouvement pour le BDS et essayer de ternir nos réputations, en s’appuyant sur un combat juridique pour voter des lois contre le mouvement pour le BDS, comme cela arrive dans beaucoup de législatures dans ce pays, comme au congrès américain et dans des pays comme la France et la Grande Bretagne. Aussi sont-ils passés d’une guerre de propagande à une guerre acharnée juridique et d’espionnage contre le mouvement. Ce que vous avez mentionné est absolument important. Récemment, Israël a voté un interdit contre le mouvement pour le BDS. Il interdisait à tout supporter du mouvement pour le BDS, ou même aux supporters de boycotts partiels contre les colonies israéliennes illégales dans les territoires occupés, d’entrer dans le pays. En fait, Israël dresse une liste noire des israéliens qui soutiennent n’importe quelle forme de boycott contre les institutions israéliennes pour obtenir justice et accorder leurs droits aux palestiniens. Ainsi, ce mac carthysme n’est plus une simple métaphore. C’est réel et cela arrive véritablement, alors qu’Israël tombe dans l’abîme et que des gens du commun, comme Ehud Barak par exemple, mettent en garde sur le fait que des signes de fascisme menacent Israël.

 

Amy Goodman. Qu’aimeriez vous voir sortir de cette rencontre de la semaine prochaine, le 3 mai 2017, entre Mahmoud Abbas et le président Donald Trump, à laquelle Juan Gonzalez vient de faire référence ?

 

Omar Barghouti. Je pense que je ne suis pas le seul palestinien à avoir très peu d’espoir que quoi que ce soit puisse en sortir. Tout d’abord, les fonctionnaires palestiniens actuellement au pouvoir n’ont pas de mandat démocratique pour gouverner. Ils n’ont pas de mandat démocratique pour transiger sur quelque droit des palestiniens que ce soit comme ils le font. Aussi ne font-ils pas observer les droits des palestiniens selon le droit international. Ils ne font pas observer le droit au retour des réfugiés palestiniens et le droit de vivre sans apartheid et sans occupation. Ils ne demandent qu’un tout petit résidu des droits des palestiniens. Et ils tiennent compte des dictas qui viennent des administrations israéliennes et américaines. Aussi ai-je très peu d’espoir. C’est une gouvernance très faible, dépourvue de tout mandat démocratique. Et nous n’en attendons pas grand-chose. Nous faisons plus confiance à la société, la société civile, la résistance populaire et la solidarité internationale qui l’accompagne.

 

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:48

 

http://www.gillespoux.fr/?p=1104

 

Lettre ouverte de Gilles Poux, maire du Parti Communiste Français (PCF) de La Courneuve, à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

Jeudi 27 Avril 2017

 

Les communistes sont face à un choix stratégique majeur.

Soit se mettre résolument au service de la dynamique populaire qui est née grâce à l’espoir qui se redessine dans notre peuple du fait de la formidable campagne que nous venons de vivre avec le Mouvement de la France Insoumise (MFI).

Soit chercher à préserver des positions et une légitimité d’appareil dans des postures de calculs à mille lieux des gens.

Pour moi, le choix est clair, c’est la première alternative qui s’impose.

Je ne me suis pas, en effet, reconnu dans les atermoiements de mon parti ces dernières années et particulièrement ces derniers mois, plus soucieux de son existence que d’être au cœur du mouvement populaire.

J’ai le terrible sentiment qu’une fois de plus, guidés par des crispations d’appareil, nous sommes en train de passer à côté de l’histoire.

Une fois de plus, car la liste des occasions manquées est longue dans notre histoire.

Par exemple, en 1956, nous avons préféré cacher aux communistes et aux peuples le rapport de Nikita Khrouchtchev pensant ainsi préserver notre aura, nous rendant à notre corps défendant complices des crimes et déviations du régime de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS).

Ce fut le cas aussi au milieu des années 1960 et des années 1970 où, ne voyant pas l’enthousiasmant mouvement d’émancipation populaire se dessiner avec une jeunesse en quête d’une nouvelle société et d’un monde nouveau et ignorant la naissance de mouvements d’émancipation des femmes, nous nous sommes retrouvés à la remorque des luttes et des exigences nouvelles qui émergeaient au sein du peuple.

Ce fut le cas au début des années 1980 face aux mouvements des jeunes des cités populaires, filles et fils d’immigrés, quand nous les avons regardés se révolter sans vraiment en être alors que dans ces mêmes cités populaires nous avions une cellule communiste par cage d’escalier.

Et que dire de l’après 2012 et de nos tergiversations avec le Front De Gauche (FDG).

Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit pas ici d’un réquisitoire contre le PCF, mon parti, d’autant que dans le même temps nous avons su être là dans les luttes sociales et au cœur des solidarités internationales, souvent seuls à garder l’idée vivante de la nécessaire transformation sociale.

Mais à l’évidence, nos pratiques nous ont conduits à passer à côté des mutations et des évolutions qui se dessinaient dans notre société et des exigences qui naissaient au cœur des populations. Et de fait, nous n’avons pas contribué à ce que ces possibles prennent l’essor suffisant pour devenir majoritaires et transforment la société.

J’ai été moi-même acteur de ces politiques mais nous pouvons évoluer comme quand, par exemple, Marie-George Buffet a proposé cette belle dynamique du FDG et du non au référendum sur le traité constitutionnel européen.

Alors aujourd’hui, allons-nous laisser dans la nature ces sept millions d’électrices et d’électeurs qui se sont déplacés parce qu'ils se sont sentis à l’unisson d’un projet de société incarné par l’avenir en commun ?

Allons-nous continuer à dire que nous soutenons Jean-Luc Mélenchon mais que les communistes font leur propre campagne, alors qu’au cœur des bureaux de vote Dimanche 23 Avril 2017 nous étions rassemblés pour représenter le MFI ?

Allons-nous pour les élections législatives qui arrivent être dans des exigences déplacées, parce que partisanes, et ainsi nourrir de nouvelles divisions, incompréhensions et paralysies ?

Personnellement, je dis stop. J’en ai assez de ces gâchis.

Soyons capables enfin de nous dégager des intérêts de chapelle respectifs et acceptons pour une fois de partir et d’être d’abord et surtout au service, mais réellement, de ces sept millions de citoyennes et de citoyens qui ont repris confiance en leur force, la force du peuple.

Soyons capables d’admettre, et ce premier tour des élections présidentielles avec la campagne que nous venons de mener nous l’a dit avec force, que l’histoire de l’union de la gauche qui nous a bercé depuis la fin des années 1960 est terminée. Une nouvelle réalité politique est en train de s’écrire. Le temps des petits calculs et des billards à trois bandes pour soit disant préserver des positions est révolu et c’est tant mieux. D’autant que le résultat de ces pratiques n’a été qu’un continuel affaiblissement. De nouvelles exigences émergent, alors soyons capables d’être ouverts à ce mouvement, inventons et faisons vraiment du neuf.

Ainsi, pour aborder les prochaines élections législatives, il est essentiel d’ouvrir la discussion entre le MFI, le Parti de Gauche, le PCF et Ensemble, avec un seul objectif , « fortifier le mouvement qui vient de s’exprimer le Dimanche 23 avril 2017 ». Nous en aurons bien besoin car ce qui sortira du deuxième tour des élections présidentielles tournera le dos, une fois encore, aux attentes populaires.

Pour cela, pourquoi ne partirions-nous pas de cette idée simple, à partir « du troisième alinéa du onzième article de la constitution actuelle » qui dit que, avec cent quatre vingt cinq députés et quatre millions cinq cent mille pétitions, nous pouvons imposer que soit organisé un référendum pour la convocation d’une assemblée constituante et ainsi donner un prolongement immédiat et concret à notre campagne du premier tour des élections présidentielles ?

Voilà une belle ambition.

Naturellement, ces députés devraient représenter de manière équilibrée les forces en présence, y compris en ouvrant des investitures à celles et ceux qui ne sont dans aucun parti.

Mais de grâce, ne recommençons pas à dicter les conditions comme tu le fais encore, certes poliment, à l’occasion de ta dernière conférence de presse.

Il est temps enfin de reprendre confiance en notre peuple et en notre force. Soyons ambitieux et créatifs, soyons capables de porter le bonheur.

 

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:16

 

http://www.reuters.com/article/us-usa-trump-protest-idUSKBN17V0B7

 

Des manifestants pour l’environnement manifestent devant la Maison Blanche à l’occasion du centième jour de Donald Trump

 

Des manifestants pour l’environnement ont manifesté Samedi 29 Avril 2017 devant la Maison Blanche contre la position du président Donald Trump sur l'environnement et lui demander de repenser les plans visant à inverser les politiques en matière de changement climatique soutenues par son prédécesseur.

La Peoples Climate March, l'aboutissement d'une série de manifestations de la semaine de la terre qui a débuté avec la March for Science, Samedi 22 Avril 2017, coïncide avec le centième jour de Donald Trump à la Maison Blanche, la fin de la période traditionnelle de lune de miel pour un nouveau président.

Alors que les températures dépassaient les quatre vingt dix degrès Fahrenheit sous des nuages brumeux dans la capitale du pays, des dizaines de milliers de personnes ont marché depuis les jardins du Capitole et sont passées devant la Maison Blanche en route vers le Washington Monument pour un rassemblement.

Beaucoup de manifestants portaient des pancartes avec des slogans tels que « les mers montent et nous aussi » et « ne soyez pas un fou de fossile ». Alors que la manifestation passait devant le Trump International Hotel sur Pennsylvania Avenue, les manifestants criaient « honte ».

« Profitez de la journée, profitez du temps », a déclaré Donald Trump à des journalistes avant un rassemblement à Harrisburg, en Pennsylvanie, commémorant son centième jour à la Maison Blanche, lorsqu'ils lui ont demandé ce qu’il dirait aux personnes qui manifestaient contre le changement climatique.

Alors qu'une ambiance de bonne humeur prévalait et qu'il n'y avait aucun signe de violence, de nombreux manifestants ont déclaré qu'ils étaient en colère en raison du projet de Donald Trump de faire reculer les protections mises en place par son prédécesseur, le démocrate Barack Obama.

« Nous manifestons pour leur faire savoir que nous sommes malades et fatigués de voir nos enfants mourir d'asthme », a déclaré le révérend Leo Woodberry, de Florence, en Caroline du Sud, qui a parlé lors d'une conférence de presse avant la marche. « Nous sommes malades et fatigués de voir des personnes atteintes de cancer à cause des nuages de cendres de charbon. Nous sommes malades et fatigués de voir l'élévation du niveau de la mer ».

L'administration de Donald Trump envisage de se retirer de l’accord de Paris que plus de cent quatre vingt dix pays, y compris les États-Unis, ont signé dans l'espoir de freiner le réchauffement climatique. Donald Trump a également proposé des coupes profondes pour l'Environmental Protection Agency (EPA) et l'élimination de nombreuses réglementations environnementales.

Pendant sa campagne, Donald Trump a dit que le changement climatique était un hoax. Au mois de mars 2017, il a promis à l'industrie du charbon d’annuler la règlementation du changement climatique mise en place par Barack Obama.

Tom Mac Gettrick, cinquante sept ans, un ingénieur en électricité qui est venu de Florida Keys pour assister à la marche, a déclaré que son principal souci était l'affaiblissement de l'EPA.

« Quarante ans de protection de l'environnement ont fait des merveilles pour l'environnement, en particulier dans le Midwest », a déclaré Tom Mac Gettrick, qui a passé la majeure partie de sa vie dans le Michigan.

« Quand j'étais adolescent et que je suis allé au lac Érié, c'était l'une des masses d'eau les plus polluées du pays », a-t-il déclaré. « Maintenant, quand vous allez au lac Érié, c'est vraiment beau ».

L'événement de Washington, qui a coïncidé avec le centième jour de Donald Trump à la Maison Blanche, a suivi une interview exclusive avec Reuters dans laquelle le président a réfléchi avec mélancolie à sa vie de milliardaire de promoteur immobilier qu'il a laissée après son investiture du 20 janvier 2017.

« C'est plus de travail que dans ma vie antérieure », a déclaré Donald Trump à Reuters. « Je pensais que ce serait plus facile ».

La marche du Samedi 29 Avril 2017 faisait partie d'un effort pour soutenir les candidats ayant des records environnementaux solides à l'approche des élections de mi-mandat de l'année prochaine et de la course présidentielle de 2020, ont annoncé les organisateurs.

« Nous utilisons cette manifestation comme une tactique pour faire avancer la stratégie pour avoir suffisamment de puissance pour gagner la campagne pour le climat sur le long terme », a déclaré Paul Getsos, coordinateur national du Peoples Climate Movement. Les sponsors des événements du Samedi 29 Avril 2017 comprennent les syndicats, le Sierra Club et les groupes de défense des droits civils.

En même temps, les manifestants protestent contre la répression de Trump contre les immigrants illégaux et d'autres questions qu'il a défendues.

Depuis l’investiture de Donald Trump, il y a eu des manifestations nationales axées sur des questions allant des droits à l'avortement et à l'immigration et à la politique scientifique.

Myron Ebell, un climato sceptique du Competitive Enterprise Institute, un groupe de réflexion libéral, a déclaré que la marche aurait peu d'impact sur l'administration.

« Les décisions réelles sont prises dans ce pays lors des élections et nous avons maintenant un président, une chambre des représentants et un sénat, déterminés à poursuivre un agenda pour l’énergie », a-t-il déclaré par téléphone.

Les militants pour l'environnement croient que l'opinion publique est de leur côté. Un sondage Gallup du mois d’avril 2017 montre que cinquante neuf pour cent des américains sont d’accord pour que la protection de l'environnement soit prioritaire par rapport à l'augmentation de la production d'énergie américaine.

Des dizaines de marches soeurs sont prévues dans d’autres villes d’Amérique du Nord, d'Annapolis Royal, en Nouvelle-Écosse, à Dutch Harbor, dans les îles Aléoutiennes de l'Alaska. À l'étranger, environ trois douzaines d'événements vont d'une manifestation à Vienne à un événement de plantation d'arbres en Zambie.

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 19:31

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN17U2AM-OFRTP

 

Deux juges décrivent un système de financement du Front National (Reuters)

 

Les juges Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke, chargés de l'affaire des assistants parlementaires du Front National au parlement européen, décrivent un système de financement du parti de Marine Le Pen au détriment de cette institution, dans une lettre longuement citée Vendredi 28 Avril 2017 par le Monde.

Dans ce courrier du 29 mars 2017, les deux juges demandent la levée de l'immunité parlementaire de la dirigeante d'extrême droite, dont la chef de cabinet est une des deux personnes à ce jour mises en examen dans ce dossier.

Selon ce courrier, cité par le Monde, les investigations menées à ce stade sur une partie des collaborateurs des vingt quatre députés européens du Front National « permettent de constater l'absence totale de tout travail d'assistant parlementaire et au contraire un travail effectif au profit du Front National en France ».

Les deux magistrats évoquent également dans leur lettre des documents découverts dans le bureau du trésorier du Front National, Wallerand de Saint Just.

Ces documents révèlent « la volonté du Front National de réaliser de substantielles économies au détriment du parlement européen par la prise en charge par celui-ci de salariés du parti au titre d'assistants parlementaires », écrivent-ils, selon le Monde.

Selon Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke, « des notes manuscrites saisies, attribuées à Wallerand de Saint Just, font le lien entre le nombre de députés européens du Front National et un certain nombre de recettes du Front National ».

Les deux juges réitèrent leur volonté d'entendre Marine Le Pen, la candidate du Front National qui affrontera le Dimanche 7 Mai 2017 au deuxième tour des élections présidentielles l’ancien ministre de l’économie Emmanuel Macron.

Le Monde avait déjà publié au mois de mars 2017 un document aux mains de la justice, dans lequel Wallerand de Saint Just s'inquiète d'une hausse des dépenses du Front National auprès de Marine Le Pen.

Le Front National a contesté l'interprétation de ce document qu'en a faite le Monde.

Le parlement européen estime désormais à près de cinq millions d'euros le préjudice potentiel qu'il a subi dans cette affaire du premier avril 2012 au premier avril 2017.

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 19:16

 

http://es.reuters.com/article/topNews/idESKBN17L0RJ-OESTP

 

Arrestation d’Ignacio González dans le cadre d’une opération contre la corruption

 

L’ancien président de la communauté de Madrid Ignacio González a été arrêté dans le cadre d'une opération contre la corruption en relation avec la gestion de Canal de Isabel, dans un nouveau coup de ce genre contre un homme politique du Parti Populaire, selon les autorités.

L'arrestation fait partie d'une enquête menée par l’Audiencia Nacional qui a conduit à l'arrestation de douze personnes liées à la précédente administration régionale, entre 2012 et 2015, qui auraient détourné l'argent des fonds publics pour leur propre bénéfice, a déclaré Mercredi 19 Avril 2017 le tribunal dans une note .

Les enquêtes, qui sont sous le secret judiciaire, se concentrent sur les crimes de prévarication, d’organisation criminelle, de malversation, de corruption, de blanchiment, de fraude, de falsification de documents et de corruption dans les affaires, a ajouté le tribunal.

Les procédures ont été entamées en 2016 à la demande de l'administration régionale actuelle, dirigée par Cristina Cifuentes, également du Parti Populaire, en même temps que des irrégularités fiscales dans la société publique de gestion de l'eau.

« Nous avons une tolérance zéro contre la corruption et nous collaborons toujours avec toute enquête judiciaire », a déclaré Cristina Cifuentes aux journalistes, Mercredi 19 Avril 2017, après les révélations du juge Eloy Velasco dans cette affaire.

Ignacio González, président de la communauté de Madrid entre 2012 et 2015, a été provisoirement suspendu de son appartenance au Parti Populaire, dont il ne détient actuellement plus aucune fonction publique.

« Le Parti populaire réitère son rejet de toute forme de corruption, d'où qu'elle vienne, et il prendra les moyens nécessaires pour répondre à toute action qui viole la loi », a déclaré la formation conservatrice dans un communiqué de presse.

L'opération de police est intervenue un jour après l’information selon laquelle le premier ministre, Mariano Rajoy, témoignera devant l’Audiencia Nacional dans le procès en cours contre le complot de corruption Gürtel qui a touché le Parti Populaire et qui a contribué à la perte de millions de voix aux élections de 2016.

« Le Parti Populaire est impliqué dans la corruption de tous les côtés, la justice fonctionne », a déclaré le porte-parole parlementaire du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), Antonio Hernando, sur son compte Twitter.

Le parti qui a soutenu l'investiture de Mariano Rajoy, Ciudadanos, a reconnu la difficulté de maintenir des accords avec des « partis corrompus », mais il a dit que le pacte qu’il avait signé avec le Parti Populaire n’était pas en danger, pacte qui concerne également le gouvernement de la région de Madrid.

« Le Parti Populaire se désagrège par la corruption et la communauté de Madrid est en train de changer puisque le Parti Populaire n’a plus la majorité », a déclaré le porte-parole de Ciudadanos dans l’assemblée de la communauté de Madrid, Ignacio Aguado, dans une conférence de presse.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 18:41

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/26/legislatives-l-accord-avec-le-pcf-en-suspens_5117710_4854003.html

 

L'accord entre le Mouvement de la France Insoumise (MFI) et le Parti Communiste Français (PCF) pour les élections législatives est en suspens

 

Des candidats du MFI et du PCF pourraient s’opposer dans les circonscriptions au premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

 

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Mercredi 26 Avril 2017

 

Etudier la carte des circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête lors du premier tour des élections présidentielles est riche d’enseignements. Elles sont soixante sept et ses scores y sont supérieurs à vingt deux pour cent des voix. En Seine-Saint-Denis, les candidats du Front De Gauche (FDG), dont Marie-George Buffet et Clémentine Autain, pourront y voir un bon point de départ pour leur campagne.

 

Ce n’est pas le cas des candidats du Parti Socialiste qui ont du souci à se faire notamment dans ce département. Dans la circonscription du socialiste Mathieu Hanotin, qui recouvre partiellement la ville de Saint-Denis, Jean Luc Mélenchon réalise sa meilleure performance avec quarante trois pour cent des voix. Il fait également de très bons scores, entre trente quatre pour cent et quarante pour cent des voix, dans les circonscriptions de Razzy Hammadi, d'Elisabeth Guigou, de Bruno Le Roux et de Claude Bartolone.

 

A Paris, Colombe Brossel, maire adjointe du Parti Socialiste, qui se présente dans la circonscription de Daniel Vaillant, une partie du neuvième et du dix huitième arrondissement, peut légitimement montrer quelques signes d’inquiétudes, tout comme le patron du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, dans le dix neuvième arrondissement. Jean Luc Mélenchon obtient trente quatre pour cent des voix chez la première et trente pour cent des voix chez le second. La première place de son ancien camarade dans sa circonscription de Haute-Garonne, avec vingt huit pour cent des voix, n’aura pas non plus échappé au responsable des élections du Parti Socialiste, Christophe Borgel.

 

Jean-Luc Mélenchon et ses partenaires sauront-ils en tirer profit ? Rien n’est moins sûr vu l’état de leurs rapports. Mardi 25 Avril 2017, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a convoqué une conférence de presse pour parler des élections législatives, qui s’annoncent cruciales, notamment pour son parti. Jusqu’à présent, le PCF et le MFI ne sont pas parvenus à trouver un accord. Le sujet a fini par empoisonner leurs relations et Pierre Laurent indiquait Mardi 25 Avril 2017 qu’il n’avait pas réussi à parler à son ancien candidat depuis Dimanche 23 Avril 2017. Le score très élevé de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles, avec vingt pour cent des voix, devrait cependant donner au député européen l’avantage dans le rapport de force.

 

Pierre Laurent ne semble pas l’entendre ainsi. Mardi 25 Avril 2017, il a lancé un appel au rassemblement, notamment au MFI, mais aussi « à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s’en saisir pour éviter une concurrence qui s’avérerait mortelle ». Si rien ne bouge, les candidats communistes, notamment les députés sortants, affronteront des insoumis, mais aussi des écologistes et des socialistes. « Le temps presse », a mis en garde le sénateur de Paris. « Si nous sommes ensemble, la victoire est possible dans des dizaines et des dizaines de circonscriptions. Divisés, nous en gagnerons seulement une poignée ».

 

Pour Pierre Laurent, « les communistes, notamment dans les circonscriptions où ils sont sortants et où leurs positions sont fortes, sont les mieux placés pour conduire cette bataille ».

 

Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon, se dit un peu surpris par ces déclarations mais il assure que des contacts ont été pris avec le PCF. « Nous avions fait une proposition raisonnable de désistements réciproques dans une dizaine de circonscriptions chacun mais le PCF nous a toujours opposé un refus catégorique », affirme-t-il.

 

Parmi ces dernières devaient se trouver les circonscriptions des sept députés PCF sortants.

 

Désormais, Manuel Bompard prévient que ceux qui n’ont pas donné leur parrainage au candidat du MFI pour le premier tour des élections présidentielles pourraient bien voir s’en voir exclus. « C’est une question de cohérence politique », souligne-t-il. Parmi les quatre qui devaient se représenter, André Chassaigne, président du groupe des députés du PCF à l’assemblée nationale, et Patrice Carvalho seraient concernés, de quoi donner une idée de l’ambiance des futures discussions.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 18:15

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/280417/pour-serrer-les-rangs-insoumis-melenchon-ne-donne-pas-de-consigne?onglet=full

 

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=23604

 

Pour serrer les rangs, Jean Luc Mélenchon ne donne pas de consigne de vote

 

Par Christophe Gueugneau

 

Vendredi 28 Avril 2017

 

Le candidat du Mouvement de la France Insoumise (MFI) indique qu'il ne votera pas pour Marine Le Pen lors du second tour des élections présidentielles, sans dire qu'il votera pour Emmanuel Macron.

« Pourquoi je ne le dis pas ? Pour que vous puissiez rester regroupés », lance-t-il aux quatre cent quatre vingt dix mille soutiens du MFI. Le MFI, né il y a un peu plus d'un an, est appelé à faire bloc aux élections législatives.

Et la parole refut. Cinq jours après le premier tour des élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon, défait avec vingt pour cent des voix, a publié Vendredi 28 Avril 2017 à 17 heures 15 une vidéo sur sa chaîne YouTube. Dimanche 23 Avril 2017, sa prise de parole avait été jugée faible au regard de l’enjeu d’un second tour opposant Emmanuel Macron à la candidate d’extrême droite Marine Le Pen. Depuis, beaucoup parmi les responsables politiques et les éditorialistes lui demandaient des précisions et donc une consigne de vote. Ils seront déçus après avoir visionné les trente deux minutes de la vidéo.

Dans celle-ci, Jean-Luc Mélenchon revient d’abord sur la défaite du premier tour, un « choc d’autant plus rude que, cette fois-ci, nous avions tous senti que cela pouvait le faire. Cela laisse beaucoup d’amertume », estime Jean-Luc Mélenchon. Il en vient ensuite à l’instant que tout le monde attendait. Que fera-t-il lors du second tour du Dimanche 7 Mai 2017 ? « Mais franchement, est-ce qu’il y a une seule personne d’entre vous qui doute que je ne voterai pas pour le Front National », s’interroge le candidat du MFI, après avoir rappelé qu’il portait depuis cinq ans à la boutonnière le triangle rouge, symbole des déportés politiques.

Il rappelle par ailleurs son engagement contre Marine Le Pen lors des élections législatives de 2012 à Hénin-Beaumont. Éliminé au premier tour, Jean-Luc Mélenchon avait non seulement voté pour le candidat socialiste au second tour, mais il avait même fait une campagne de mobilisation pour ce vote. Il avait par ailleurs appelé à voter pour Jacques Chirac en 2002.

Jean Luc Mélenchon poursuit, « je les vois qui se traînent à mes pieds pour que je dise ceci ou que je dise cela, mais je ne dois pas le faire. Ce que nous demande Emmanuel Macron, ce n’est pas un vote antifasciste ou un vote contre l’extrême droite, c’est un vote d’adhésion. Non, nous n’adhérons pas à ce projet. Cela ne va pas m’empêcher, moi en tant que personne, de faire ce que j’ai à faire. J’irai voter, d’abord parce que dans mon programme le vote est obligatoire. Quant à savoir ce que je vais faire, il n’y a pas besoin d’être grand clerc, mais je ne le dis pas pour que vous puissiez rester regroupés ».

Dans cette vidéo, le leader du MFI insiste longuement sur le besoin d’unité de son mouvement. « Si je dis ce que je fais, je vous divise », insiste-t-il. « Je ne suis pas un gourou, je ne suis pas un guide », ajoute-t-il. « Je ne vous connais pas tous, mais je vous connais assez pour savoir ce que vous n’allez pas faire », dit-il encore. « Beaucoup d’entre vous sont bouleversés par la décision qu’ils ont à prendre. Je vous encourage à rester unis ». La question de l’unité du MFI traverse toute la vidéo.

Créé il y a un tout petit peu plus d’un an, le MFI compte quatre cent quatre vingt dix mille soutiens mais cette jeunesse le rend fragile, selon l’analyse du candidat. C’est au nom de l’unité que la consultation a été organisée. Les soutiens peuvent dire jusqu’au Mardi 2 Mai 2017 ce qu’ils comptent faire le Dimanche 7 Mai 2017, soit s’abstenir, soit voter pour Emmanuel Macron, soit voter blanc. « Avez-vous remarqué que dans cette liste, il n’y a pas l’option du vote pour Marine Le Pen », fait remarquer Jean-Luc Mélenchon dans sa vidéo.

Sur la plateforme Discord Insoumis, cet espace de discussion en ligne créé par des militants du MFI, la fragilité du mouvement apparaît au grand jour. Nous avons passé deux jours à observer les échanges sur le fil réservé à la consultation du second tour. Trois quarts d’heure après la mise en ligne de la vidéo, Prae faisait le constat suivant, « cela ne va pas être évident de perdurer quand même. Le problème d'un mouvement c'est son manque de structure hiérarchique. Il faut absolument concrétiser cela en députés, parce que cela donne une structure stable et des représentants dans le temps ».

« Les gens sont dans un traquenard. Quoi que nous fassions, ils auront un truc pour nous défoncer », remarquait déjà Ghork, Jeudi 27 Avril 2017. Sur Discord Insoumis, pendant ces quarante huit heures, les messages étaient nombreux, ceux qui comptent s’abstenir, ceux qui veulent voter blanc ou nul, ceux qui voteront pour Emmanuel Macron et ceux qui défendent un vote potentiel pour Marine Le Pen. Mais pas seulement, on décortique les programmes et les propos, on s’invective un peu aussi, on tente de se convaincre et on propose des opérations.

On trouve régulièrement le slogan « pas une voix pour le Front National » comme mot d’ordre et comme définition de ce qu’est un insoumis.

C’est peu dire que la vidéo de Marine Le Pen, diffusée Vendredi 28 Avril 2017 en tout début d’après-midi, a été mal reçue sur le forum.

Dans cette vidéo d’un peu plus de trois minutes, la candidate du Front National a franchi un nouveau pas dans sa tentative de triangulation des voix du MFI. Elle y admet avoir des « relations politiques sportives », dit avec le sourire, avec Jean-Luc Mélenchon, mais elle juge que pour faire barrage à Emmanuel Macron, il faut mettre « les querelles et les divergences de côté et tourner la page ».

Pour appuyer sa demande, Marine Le Pen n’hésite pas à rappeler que le drapeau bleu, blanc et rouge, a remplacé, en 2017, les drapeaux rouges que l’on voyait en 2012 dans les meetings de Jean-Luc Mélenchon et qu’on y chante la Marseillaise. Marine Le Pen explique également qu’elle s’engage à supprimer la loi travail, à l’antipode du vrai projet social du Front National.

Sur le forum Discord Insoumis, personne n’est dupe. Quelques minutes après la mise en ligne de la vidéo, les réactions fusent, « pour Marine Le Pen, nous sommes des crasseux et maintenant elle vient nous racoler », estime Fabrice. « L'appel de Marine Le Pen aux insoumis est intolérable, elle qui nous a fustigés de communistes destructeurs de la culture pendant toute la campagne », ajoute Lasil, tandis qu’Unkichkun remarque que « si elle voulait vraiment faire barrage à Emmanuel Macron elle aurait voté pour le MFI au premier tour ». Demestrios est plus mesuré, jugeant que Marine Le Pen « a l'intelligence de nous parler comme à des électeurs libres de leurs choix et sensibles à la raison. Tandis que l'autre camp ne tarit pas d'insultes et de mépris ».

Quelques minutes plus tard, la vidéo est sous-titrée par quelques Insoumis.

Jeudi 27 Avril et Vendredi 28 Avril 2017, sur Discord Insoumis, rares étaient les internautes prêts à voter pour la candidate d’extrême droite.

À quelques exceptions près, qui relevaient surtout d’un débarquement sur le forum de militants lepénistes. « Sérieux ce tchat devient pourri par les militants du Front National infiltrés ou quoi », s’interroge Jeudi 27 Avril 2017 Foux après qu’un certain Pseud eut lancé quelques messages favorables à Marine Le Pen.

« Les insoumis qui envisagent de voter pour le Front National n'en sont pas », tranche Hoboy. Et de poursuivre que « n’oubliez pas que le Front National est raciste car il propose la priorité nationale comme mesure phare et qu’il est d'un antisémitisme latent de par ses aînés. La lutte contre le libéralisme ne doit pas aveugler face au chaos d'une société divisée et haineuse qu'elle représenterait ». « Je me suis fait une petite piqûre de rappel de ce qu’était la violence et le côté liberticide du Front National », explique Rocka, « je voulais voter blanc mais je pense que je vais voter pour Emmanuel Macron ». « Le Front National est contre les libertés individuelles et collectives », note de son côté Blop, tandis qu’un autre internaute rappelle que Marine Le Pen voulait « interdire les manifestations contre la loi travail ».

Ces rappels fonctionnent pour partie sur Discord Insoumis. Majoritairement favorables à l’abstention, le vote blanc ou nul, les posts indiquant un vote pour Emmanuel Macron se sont multipliés ces dernières vingt quatre heures, à mesure en fait qu’Emmanuel Macron semblait rater sa campagne d’entre les deux tours. « Si Emmanuel Macron fait une grosse erreur, nous voterons massivement. Nous ne sommes pas fous », explique Ciaxus. « Je me suis promis que je ne le ferais plus jamais après avoir dû voter pour Jacques Chirac en 2002, mais j'irai mettre mon bulletin pour Emmanuel Macron sans hésiter », indique Xikariya.

Certains dissertent tout de même longuement sur l’équivalence entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, l’élection du premier entraînant, selon eux, l’élection de la seconde en 2022. « Je te dis que, avec Emmanuel Macron, nous n’aurons pas le Front National tout de suite et que nous nous donnons cinq ans pour gagner des voix contre le Front National et le combattre », répond Nausicaa à l’un d’eux. Tandis que Carolin votera pour Emmanuel Macron « car Marine Le Pen ne peut pas être banalisée, c'est un parti fasciste et nous ne pouvons pas renvoyer tout le monde dos à dos, mais le Lundi 8 Mai 2017, je combattrais Emmanuel Macron et sa clique comme je l'ai fait jusqu'à présent et avec encore plus de détermination ».

Une grosse part d’intervenants estime qu’il est légitime de voter blanc ou bien même de s’abstenir. Ainsi, Hibouscule propose de faire « une revue de la littérature pour répondre à la question de savoir si l’abstention profite-t-elle vraiment au Front National ». Zeauro n’est pas d’accord, « ce n’est pas bon pour l'image du mouvement. Si nous nous abstenons, nous allons passer pour des branleurs qui n'ont rien à faire de la démocratie. Mais cette critique sera illégitime si nous votons blanc ou nul ».

Pour Saufcila, « le vote blanc peut être très efficace si nous l’annonçons comme notre arme pour disqualifier les deux candidats ».

« Le vote blanc était à deux pour cent au premier tour. Si les insoumis s'y mettent, nous pourrons montrer que nous sommes toujours là et unis », remarque Silreg. Sauf que les sondages et la mauvaise campagne d’Emmanuel Macron font douter. « L’abstention, je peux comprendre vu ce que nous pensons d’Emmanuel Macron mais, si jamais l'écart se resserre dans les sondages, j'espère que les abstentionnistes feront un effort pour nous éviter Marine Le Pen », lance ainsi Spartacus.

L’idée point alors d’une abstention maîtrisée. Deux insoumis se mettraient d’accord, l’un votant blanc ou s’abstenant et l’autre votant pour Emmanuel Macron. « Le problème, c'est que pour y arriver, nous avons besoin de maîtriser notre abstention. Il faut savoir jusqu'où nous pouvons aller sans faire passer Marine Le Pen », dit Ghork. Mouais abonde, « nous avons tous des sensibilités et des avis différents, autant s’organiser pour éviter le dosage mortel entre l’abstention, le vote blanc et le vote pour Emmanuel Macron ». « Est-ce vraiment raisonnable d'augmenter un peu les chances du Front National pour montrer notre protestation contre Emmanuel Macron. Qu'il ait quatre vingt pour cent ou bien cinquante cinq pour cent, il va faire les mêmes choses. Ce qui va le rendre illégitime, c'est notre score aux élections législatives et notre protestation dans la rue », estime Rocka.

Jean-Luc Mélenchon n'a pas dit autre chose dans sa vidéo. « La France insoumise peut être au deuxième tour dans quatre cent cinquante et une circonscriptions à l’occasion des élections législatives », y explique-t-il.

Pour cela, le mouvement va devoir non seulement rester groupé, mais aussi traiter avec ses alliés, communistes notamment.

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 19:59

 

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) gagnent du terrain contre l'Etat Islamique, Recep Tayyip Erdogan est contrarié (Reuters)

 

Les FDS soutenues par les Etats-Unis ont annoncé Vendredi 28 Avril 2017 avoir pris plusieurs quartiers de la ville de Tabka à l'Etat Islamique dans le cadre de la campagne visant à chasser l'organisation sunnite fondamentaliste de sa capitale, Rakka, située non loin de là.

Les FDS rassemblent plusieurs groupes de combattants kurdes et arabes syriens et notamment la puissante milice kurde des unités de protection du peuple (YPG). Celle-ci est considérée par le secrétariat d’état à la défense des Etats Unis comme un partenaire fiable en Syrie mais pas par Ankara qui la voit comme une extension du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en lutte depuis 1984 pour l'autonomie des kurdes de Turquie.

Vendredi 28 Avril 2017, le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait savoir qu'il souhaitait que Rakka soit plutôt reprise avec l'aide de rebelles qu'il soutient, à savoir ceux de l'Armée Syrienne Libre (ASL).

Les FDS ont commencé leur campagne pour la reprise de Rakka au mois de novembre 2016 mais son rythme a ralenti ces dernières semaines.

En descendant du nord, les FDS essaient pour l'heure de reprendre le secteur de Tabka et son barrage, le plus grand de la Syrie, qui se trouve à une quarantaine de kilomètre en amont de Rakka.

Les FDS ont réussi à la fin du mois de mars 2017 à couper Tabka du vaste territoire occupé par l'Etat Islamique et qui va jusqu'en Irak et elles sont désormais déployées tout autour de la ville.

Vendredi 28 Avril 2017, les FDS ont annoncé avoir poursuivi leur percée dans la ville et pris les quartiers de Nababila et de Zahra. Jeudi 27 Avril 2017, elles avaient pris le quartier de Wahab.

Dans ce contexte, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré Vendredi 28 Avril 2017 qu'il essaierait de convaincre Donald Trump d'avoir recours à des forces soutenues par la Turquie pour reprendre Rakka, plutôt qu'aux FDS, quand il rencontrera son homologue américain au mois de mai 2017.

Selon Recep Tayyip Erdogan, le soutien de Washington aux combattants des YPG fait du tort à l'esprit de solidarité avec la Turquie.

« Pourquoi demande-t-on de l'aide aux organisations terroristes ? Nous somme là », a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence à Istanbul. « La Turquie, les forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis et l'ASL tous ensemble peuvent balayer les combattants de l'Etat Islamique. Ce n'est pas difficile pour nous. Je pense que nous pouvons y parvenir et je le dirai à Donald Trump », a ajouté le chef de l’état turc.

Le gouvernement turc craint la création d'un territoire contrôlé par les kurdes syriens à sa frontière sud qui, estime Ankara, pourrait être utilisé en soutien à l'insurrection du PKK en Turquie et aider à la création d'un état kurde qui comprendrait aussi une partie du territoire turc.

L'armée turque mène des frappes aériennes contre les YPG depuis plusieurs jours à la frontière turco-syrienne.

« Nous n'autoriserons pas la création d'une corridor terroriste à notre frontière sud », a déclaré Recep Tayyip Erdogan.

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