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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 18:26

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/10/28/traite-de-libre-echange-ceta-en-quoi-consiste-l-accord-belgo-belge_5021801_3234.html

 

Traité de libre-échange Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), en quoi consiste l’accord belgo-belge

Ce compromis, trouvé Jeudi 27 Octobre 2016, sur le projet de traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada (CETA) doit être entériné, Vendredi 28 Octobre 2016, par les parlements régionaux concernés.

Par Jean-Pierre Stroobants et Cécile Ducourtieux

L’accord belgo-belge conclu Jeudi 27 Octobre 2016 sur le projet de traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada, le CETA, doit être entériné, Vendredi 28 Octobre 2016, par les parlements régionaux concernés, afin que Charles Michel, le premier ministre belge, puisse y apposer sa signature.

Après avoir dit non au CETA, au motif qu’il représentait un danger pour l’économie et les standards sociaux de la région, et après une semaine de négociations ininterrompues avec la commission européenne et le gouvernement canadien, puis avec les autres régions et le pouvoir fédéral belge, le parlement et le ministre-président de la Wallonie, le socialiste Paul Magnette, ont estimé avoir obtenu un accord jugé « honorable ».

Quels sont les points sur lesquels les belges se sont finalement entendus ?

La Wallonie ainsi que la région de Bruxelles ont obtenu des garanties que leur système de protection sociale ne serait en aucun affecté par le traité.

Dans les concessions figure également une clause de retrait du pays du CETA si les importations de produits agricoles canadiens perturbaient trop le secteur en Wallonie.

Par ailleurs, les wallons ont obtenu que les tribunaux d’arbitrage des différends entre les multinationales et les états, la partie la plus controversée du CETA, ne seront pas mis en place durant l’application provisoire du traité. Les ministres européens du commerce des vingt huit pays de l'Union Européenne s’étaient toutefois déjà entendus sur cette disposition le 18 octobre 2016.

L’accord « intra-belge » indique également que le royaume s’engage à saisir la cour de justice de l’Union Européenne sur la conformité au regard du droit européen des tribunaux d’arbitrage du CETA.

Les wallons affirment avoir reçu l’assurance que les juges chargés de trancher les litiges ne seront pas issus des milieux d’affaires, mais choisis et rémunérés par les états.

Les concessions obtenues sont-elles marquantes ?

Paul Magnette a évoqué, Jeudi 27 Octobre 2016, « plusieurs dizaines de pages qui apportent des amendements ou des précisions. Il est écrit noir sur blanc que tout cela est juridiquement contraignant », a-t-il indiqué.

« Très content », le responsable socialiste a évoqué « la nouvelle norme pour les prochains traités commerciaux ».

Cela n’a toutefois pas convaincu la gauche radicale et les écologistes qui le soutenaient jusque-là mais sont hostiles au principe même d’un tel traité.

Ceux-ci ont exprimé leurs critiques lors d’un débat de trois heures au parlement de Namur, Jeudi 27 Octobre 2016.

Les diplomates européens, qui négocient le CETA depuis quinze jours, sont également dubitatifs. Pas une ligne du traité proprement dit n’a été modifiée, a insisté, de son côté, le premier ministre belge, Charles Michel, rival politique de Paul Magnette.

C’est la « déclaration interprétative », une annexe rédigée par la commission européenne pour l’Autriche, l’Allemagne ou la Slovénie, elles aussi réticentes vis-à-vis du CETA, qui a été amendée.

Quel peut désormais être le calendrier d’adoption du traité ?

La réunion des ambassadeurs des vingt huit pays de l'Union Européenne a avalisé, Jeudi 27 Octobre 2016, les demandes belges, ouvrant la voie à la signature du CETA par les chefs d'état européens.

Celle-ci devrait intervenir Vendredi 28 Octobre 2016.

Il faudra ensuite reprogrammer le sommet entre l'Union Européenne et le Canada, le rendez-vous, qui était prévu Jeudi 27 Octobre 2016, avait été annulé, pour permettre au premier ministre canadien Justin Trudeau de venir parapher le traité.

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 17:54

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/10/27/arretons-la-main-de-poutine-a-alep_1524743

 

Arrêtons la main de Vladimir Poutine à Alep

Jeudi 27 Octobre 2016

Par intérêt ou par lâcheté, nous passons sous silence la réalité de la guerre d’extermination qui se joue en Syrie.

Le 11 octobre 2016, Vladimir Poutine a été contraint d’annoncer le report sine die de son déplacement à Paris au cours duquel il devait procéder à l’inauguration d’un « centre spirituel et culturel orthodoxe russe », quai Branly à Paris. Ce report faisait suite aux interrogations exprimées publiquement par François Hollande sur le sens de cette visite et sur la volonté des autorités françaises de limiter leur rencontre avec leurs homologues russes à une « visite de travail » centrée sur la Syrie.

Dans le contexte préélectoral français, marqué par la peur du terrorisme et la contestation du président sortant, ce bras de fer engagé avec la diplomatie russe a suscité en retour une offensive politico-médiatique majeure, orchestrée par les responsables politiques français connus pour leur proximité personnelle et/ou idéologique avec Vladimir Poutine, tant à droite, Marine Le Pen, François Fillon et Nicolas Sarkozy, qu’à gauche, Jean-Luc Mélenchon.

De nombreux médias leur ont emboîté le pas, dénonçant la position française au nom du « pragmatisme », de l’anti-atlantisme ou de la défense des intérêts économiques français en Russie.

Ce faisant, cet étrange attelage politico-médiatique a allègrement passé sous-silence la réalité de la guerre d’extermination entreprise à Alep. Par intérêt, par lâcheté ou par aveuglement, l’assassinat quotidien de centaines de civils syriens par les bombardiers russes n’est pour eux qu’un épisode parmi d’autres dans l’histoire de cet « orient compliqué ».

Comme si les massacres perpétrés par Bachar al-Assad avec le soutien actif de Vladimir Poutine, dans un concert de réprobations courtoises, ne scellaient pas notre indignité aux yeux de l’humanité et ne menaçaient pas durablement la paix et la sécurité ici même en Europe.

Dans ce contexte, et tout en maintenant les critiques que plusieurs d’entre nous ont émises au sujet de la politique gouvernementale, à commencer par sa gestion trop restrictive et peu empreinte d’humanité du dossier des réfugiés, nous saluons les positions prises par la France sur le dossier syrien au cours des deux dernières semaines.

Nous approuvons la décision de porter devant l'Organisation des Nations Unies (ONU) une résolution visant à mettre en place une zone d’exclusion aérienne sur Alep, résolution à laquelle la Russie a une fois de plus opposé son veto. Nous saluons les déclarations tragiquement factuelles du ministre français des affaires étrangères lorsqu’il proclame haut et fort que « des crimes de guerre sont commis à Alep » et qu’il faut « dégager des responsabilités » en faisant référence à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Ces déclarations dénotent une inflexion qui ne saurait rester sans suite. Nous espérons que les audiences à l'assemblée nationale et à l’Elysée de Raed al-Saleh, président des casques blancs, et d'Hagi Hasan Brita, président du comité civil de la ville d’Alep, contribueront à intensifier la prise de conscience de l’exécutif français et à traduire en actes effectifs sa condamnation des crimes de Bachar al-Assad et de Vladimir Poutine en Syrie.

Nous appelons donc la diplomatie française à ne pas relâcher son effort et l’Union Européenne à accroître la pression sur les autorités russes pour faire obstacle à la barbarie, renouant ainsi avec les valeurs de justice et de respect des droits humains sans lesquelles la paix et la sécurité en Europe demeureront de vaines paroles. Lundi 17 Octobre 2016, Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères, déclarait, à l’issue du sommet européen, que l’éventualité de sanctions contre la Russie en raison de son action en Syrie n’a pas été discutée car « aucun état membre ne les a proposées ». C’est là un signal clair qu’en France, comme ailleurs en Europe, la dénonciation des crimes de guerre poutiniens doit s’intensifier et que nous devons continuer de répondre par les actes et les faits aux thuriféraires de Vladimir Poutine et aux porte-parole de sa propagande mortifère.

Tribune lancée à l’initiative de Michel Morzière, président d’honneur de Revivre, Gérard Lauton, de l'Appel Solidarité Syrie, et Frédéric Lesaffre, de Méditerranée Heureuse.

Premiers signataires

Julien Bayou, François Burgat, Daniel Cohn-Bendit, Jacques Gaillot, Raphaël Glucksmann, Romain Goupil, Nicolas Hénin, Patrick Klugman, Bassma Kodmani, Jack Lang, Elise Lowy, Ziad Majed, Monzer Makhous, Farouk Mardam Bey, Michel Morzière, Mao Peninou, Leila Shahid, Emmanuel Wallon

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 17:20

 

http://www.lesaf.org/insurrection-policiere-democratie-en-danger

 

Communiqué du Syndicat des Avocats de France (SAF)

Insurrection policière

Démocratie en danger

Depuis plusieurs jours et plusieurs nuits, les policiers défilent dans les rues sans déclaration préalable, pour certains cagoulés, voire avec leurs véhicules de fonctions, leurs insignes et parfois leurs armes de service.

Depuis le Mardi 25 Octobre 2016, ils ont choisi de se rassembler devant les palais de justice à l’appel de certains de leurs syndicats, Alliance et l'Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA).

Ni le caractère dramatique de l’événement déclencheur de ce mouvement, ni les difficultés avérées des conditions de travail de nombre de policiers, ne rendent acceptable cette volonté désormais officielle d’intimider l’institution judiciaire.

Les revendications portant sur les moyens matériels, commissariats, voitures et équipements de protection, ou sur les conditions de travail, Réduction du Temps de Travail (RTT), congés, sous-effectifs et salaires, laissent place à une explosion des revendications politiques à l’égard, notamment, de la magistrature, taxée de faire preuve de « tolérance, complaisance, laisser-aller et laxisme », mais également à l’égard des avocats, « complices de ce laxisme ».

Au mépris de l’indépendance nécessaire de la justice et de la séparation des pouvoirs, ces actions ont manifestement pour objectif d’exercer une pression en faveur d’une politique pénale toujours plus répressive et d’inciter le gouvernement à brider davantage la magistrature.

Contrairement aux affirmations policières, les statistiques et les chiffres record de la surpopulation pénale montrent que l’institution judiciaire n’est pas épargnée par cette tendance sécuritaire et fait au contraire preuve d’une surdité grandissante aux questions sociétales à l’égard desquelles le tout carcéral serait l’unique et utile réponse.

Au demeurant, le rôle de la justice n’est pas de tenter d’apaiser une soif inextinguible de répression et de vengeance que se plait à aviver l’extrême droite sous toutes ses formes.

Face à cela, les politiques ne semblent avoir d’autre réaction que de se montrer tolérants et compréhensifs et de se contenter d’assurer que les auteurs d’actions contre les policiers seront sévèrement punis.

Cette attitude du pouvoir, oublieuse notamment de ce que le président de la république est constitutionnellement le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, en application du soixante quatrième article de la constitution, est symptomatique du glissement des gouvernants vers une logique de jusqu’au boutisme sécuritaire.

Le fait que ces réactions policières surviennent peu de jours après qu’ait fuité la phrase du président de la république sur les magistrats interroge également sur le positionnement du premier d’entre eux.

Quand certains tracts, laissés sur les murs des tribunaux, proclament « policiers agressés, république en danger », il est utile de rappeler que si les agressions de policiers mettent en danger les policiers et affectent le maintien de l’ordre, ce sont les manifestations illégales de policiers et leur tentative d’intimidation de toute l’institution judiciaire qui mettent, elles, en danger la démocratie et l'état de droit. 

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 17:02

 

http://www.nathalieappere.fr/2016/10/arrestation-co-maires-de-diyarbakir

 

Arrestation des maires de Diyarbakir

Communiqué de presse de Nathalie Appéré, députée maire de Rennes

Mercredi 26 Octobre 2016

J’ai appris avec une très grande inquiétude l’interpellation et le placement en garde à vue de Gültan Kışanak et Firat Anli, maires de la ville de Diyarbakir.

Ces arrestations font suite à la destitution, au mois de septembre 2016, de vingt-quatre maires kurdes remplacés par des administrateurs proches du parti au pouvoir.

Je suis, avec la plus grande attention, les conditions de détention et les procédures judiciaires qui concernent aujourd’hui mes homologues. Dans ce cadre, j’ai officiellement fait part de ma vive préoccupation à Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères.

Rennes et Diyarbakir entretiennent des liens d’amitié depuis trente ans. Au nom de ce partenariat, je veux réaffirmer l’attachement inlassable de notre ville à une résolution pacifique du conflit, dans le cadre d’un dialogue politique ouvert, seul moyen de parvenir à une solution durable de la question kurde.

Alors que des nouvelles de heurts entre policiers et manifestants nous parviennent de Diyabarkir, je réitère également notre attachement profond au respect de l’état de droit et des principes démocratiques qui protègent, en particulier, les représentants élus des pouvoirs locaux. Nous condamnons avec la plus grand force l’usage de toute violence, d’où qu’elle vienne.

Au mois de décembre 2015, j’avais rencontré mon homologue Gültan Kışanak qui avait tenu à se rendre à Rennes malgré les vives tensions qui menaçaient déjà sa ville. Cette rencontre nous avait permis d’envisager de nouveaux projets de coopération et d’engager une aide supplémentaire de Rennes pour permettre l’accueil des nombreux réfugiés qui affluent à Diyarbakir.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 18:07

 

http://www.kedistan.net/2016/10/26/provocation-etat-turc-diyarbakir

 

Provocation de l'état turc à Diyarbakır

Les maires de Diyarbakır Metropole, Gültan Kışanak et Fırat Anlı ont été mis en garde à vue Mardi 25 Octobre 2016. La contre mobilisation s’amplifie.

Gültan Kışanak a été arrêtée à l’aéroport de Diyarbakır et Fırat Anlı a été arrêté dans sa maison. Gültan Kisanak venait de rentrer dans sa ville quand elle a été arrêtée à l’aéroport quittant à peine son audition par la commission parlementaire d’enquête sur la tentative de coup d'état du Vendredi 15 Juillet 2016 et sur l’influence des formations secrètes sur la politique à Ankara.

Les forces de police ont attaqué le bâtiment de la municipalité métropolitaine de Diyarbakır et ont perquisitionné les locaux. Les avocats qui se sont opposés à la décision ont signalé en vain que cette décision allait à l’encontre du droit pénal turc. La municipalité est une entité juridique. La police a pourtant fouillé le bâtiment.

Depuis Mardi 25 Octobre 2016 à 23 heures, les communications avec des correspondants dans différents endroits du Kurdistan turc sont très difficiles et il semble que les communications soient empêchées en différents lieux. Les habitants se sont massés sur place, Mardi 25 Octobre 2016, et quelques images circulent sur les réseaux sociaux et sites libres.

S’attaquer à la ville de Diyarbakır, dont aucun maire ne fut arrêté depuis les années 1980, et de plus à Gültan Kışanak, une des figures kurdes qui avait survécu aux tortures lors de ces événements, n’est pas anodin. Le faire en pleine visite d’un ministre des affaires étrangères français n’est pas davantage une coïncidence. Le gouvernement du parti de la justice et du développement (AKP) tenterait de mettre devant le fait accompli les autorités européennes pour pouvoir passer à l’arrestation des députés du parti démocratique des peuples (HDP) dont l’immunité parlementaire a été levée, et au premier rang desquels Selahattin Demirtaş, qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Le parti démocratique des régions (DBP), la branche régionale du HDP, appelle la population à se rassembler devant la mairie Mercredi 26 Octobre 2016 à 11 heures du matin. Cet appel vaut pour tous les lieux du Bakur.

Dans une vidéo, Sebahat Tuncel, deputée du HDP s’exprime, « c’est un scandale. Tu viens, tu mets la main sur ma mairie, tu arrêtes mes administrateurs et tu me dis de ne pas montrer de réaction. Vous allez rendre des comptes, tous ».

On ne peut s’empêcher de relier cette provocation à une très récente décision d’armer les responsables de l'AKP pour leur autodéfense. Ce qui avait entraîné de la part du parti d'action nationale (MHP), parti ultra nationaliste allié à Recep Tayyip Erdogan, une surenchère sécuritaire, celui-ci appelant les défenseurs de la nation à acheter des armes. Ce climat, avec cette provocation, prélude à offensive d’arrestations de plus grande ampleur, a de quoi interroger sur la suite.

Chacun connaît l’extrême tension qui règne au Kurdistan de Turquie et le fait qu’une immense partie de la jeunesse kurde ne demande qu’à en découdre avec l'état turc.

Le contexte politique régional se prêterait parfaitement à une tentative d’en finir de la part du régime de l'AKP, en plaçant le mouvement kurde devant un choix, résister pacifiquement et appeler à ne pas entrer en conflit frontal, ou appeler à dire non sous toutes formes possibles, ce qui les ferait de fait identifier comme « séditieux soutien des terroristes ».

La journée du Mercredi 26 Octobre 2016 sera difficile et décisive pour l’appel à la paix, d’autant que les populations sont lasses des destructions et des répressions et qu’elles se préparent à vivre le pire des hivers depuis les années 1990.

Des réactions de soutien se produisent déjà en France et ailleurs. A Marseille, par exemple, ville parmi d’autres, des militants ont spontanément manifesté aux cris de « nous sommes tous le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Mardi 25 Octobre 2016 dans la soirée.

L’agression colonialiste de l’état turc contre le Kurdistan de Syrie de ces derniers jours, liée à cette spirale qui ne peut que conduire à des affrontements semble être un choix délibéré de Recep Tayyip Erdogan de mettre le plus vite possible à exécution ses menaces, « nous irons les chercher partout où il se trouvent », qui ne s’adressaient pas à l’Etat Islamique.

Difficile à cette heure d’avoir des compléments fiables sur la façon dont le gouvernement prépare la journée du Mercredi 26 Octobre 2016.

La population kurde, elle, sera au rendez-vous, n’en doutons pas un instant. Elle l’est déjà dès cette nuit. Nous pourrions assister à un franchissement de ligne rouge de la part de l’état turc.

Le Mercredi 26 Octobre 2016 est encore pour le Kurdistan de Turquie une journée de tous les dangers.

Mises à jour du Mercredi 26 Octobre 2016

Idris Baluken, vice-président du groupe parlementaire du HDP, a dans une déclaration solennelle, déclaré que les protestataires resteront désormais dans la rue jusqu’à ce que ces opérations de « génocide politique » cessent.

A Bursa, dix personnes dont quatre femmes sont détenues à la suite d’un rassemblement de protestation que la police a dispersé.

A Diyarbakir, la police a attaqué les employés de la municipalité métropolitaine qui ont protesté contre le raid contre la mairie et qui n’ont pas pu entrer dans le bâtiment. Des centaines d’employés municipaux ont été battus. Le blocus de la police autour du bâtiment de la municipalité métropolitaine de Diyarbakır continue. Les employés municipaux ont eux refusé d’entrer dans le bâtiment en disant que « nous ne travaillerons pas dans la municipalité où est la police ». Les employés municipaux ont commencé à crier des slogans et la police a attaqué les centaines de personnes réunies. La protestation continue et la désinformation dans le reste du pays aussi.

A Istanbul, une des membres des Mères de la Paix, Güler Buğday, a déclaré que « des politiques d’atrocité et d’annihilation sont imposées au peuple kurde. Ils ne peuvent pas supporter l’existence du peuple kurde. Gültan Kisanak est non seulement maire, mais elle défend les droits des femmes. Nous ne pouvons plus accepter. Mon appel à toutes les femmes et les peuples est que toutes les personnes qui veulent des faits devraient venir voir ce qui se passe ». Des protestations se préparent.

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 17:36

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/10/27/calais-subtil-glissement-de-l-humanitaire-vers-l-operation-policiere_5021551_3224.html

 

Calais, subtil glissement de l’humanitaire vers l’opération policière

Au quatrième jour du démantèlement de la jungle de Calais, le Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE) comptabilisait quatre vingt dix migrants placés en Centre de Rétention Administrative (CRA) plutôt que dans des Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO).

Par Maryline Baumard

L’opération humanitaire qui se termine laissera-t-elle place à une opération policière ? Au quatrième jour de l’opération d’évacuation de la jungle de Calais, Jeudi 27 Octobre 2016, le glissement devient sensible. Reste à savoir jusqu’où ce changement s’opérera.

Jeudi 27 Octobre 2016, le CIMADE s’inquiétait des arrivées en CRA.

Quarante-sept avaient déjà été comptabilisées dans le CRA de Coquelles, vingt-quatre dans le CRA de Vincennes, quinze dans le CRA du Mesnil-Amelot et quatre dans le CRA de Metz.

Forte de ce constat, l’organisation d’aide aux migrants rappelait fermement au gouvernement que « les CRA ne peuvent pas servir de solution d’hébergement dans l’opération d’évacuation de la jungle ».

Chargé du dossier au CIMADE, David Rohi comptabilisait déjà en effet un total de « quatre-vingt-dix places de rétention remplies par des migrants interpellés à Calais entre Lundi 24 Octobre et Jeudi 27 Octobre 2016 ».

A l’heure où certains étaient privés de leur liberté, d’autres partaient contre leur gré dans les CAO ailleurs en France, acculés au départ face à l’avancée des pelleteuses dans le quartier de la jungle où ils résidaient.

Jeudi 27 Octobre 2016 vers 11 heures du matin, Marmoud a ainsi quitté son abri. Il était un des rares de son quartier à être repassés à sa cabane ce matin. La veille, l'afghan avait dormi devant le centre d’enregistrement qu’il avait décidé de rallier tard, après sa fermeture.

« Ce matin je suis revenu à ma cabane vers 9 heures, quand les policiers nous ont renvoyés dans la jungle. Mais aujourd’hui je pars. C’est décidé. Mes amis m’attendent plus loin. Nous allons nous reposer dans leurs CAO et après nous verrons ».

Plusieurs jeunes afghans l’attendent pour monter dans le minivan qui les conduira dans le sas de départ du ministère de l’intérieur, rue des Garennes, près du camp. Officiellement fermé aux arrivées individuelles, le lieu continue à recevoir des migrants du camp, arrivés par minibus. Les départs vers les CAO continuent donc d’avoir lieu, comme la veille. La différence, c’est que cette fois ils n’ont plus le choix entre deux destinations.

Un observateur fait remarquer que, contrairement aux départs des premiers jours, certains partent tellement à contrecœur qu’une présence policière renforcée sur les aires de repos où ils s’arrêtent faire une pause sera sans doute nécessaire. A l’heure actuelle, selon nos informations, il n’y aurait pas eu de fuyards pendant les voyages.

Les migrants seraient tous arrivés à bon port et le seul incident déploré aurait été la fermeture d’une station-essence par un pompiste qui ne souhaitait pas servir un bus rempli de migrants.

Jeudi 27 Octobre 2016 en fin de matinée, des cordons de Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) entouraient chaque zone de démolition dans la jungle et la préfecture estimait déjà qu’un quart du camp avait été nettoyé des restes des incendies et des habitations de fortune qui y subsistaient. Les pelleteuses, avec leurs griffes, continuaient leur danse à un rythme soutenu, arrachant des pans entiers d’abris dans le brouhaha et la poussière. Les abris, eux, s’effondraient à un rythme régulier, laissant entendre des craquements répétés et des longues déchirures. Les bennes se remplissaient très vite et filaient vers les déchetteries, avant de revenir vides chercher un nouveau chargement.

Communication à destination des migrants d’autres pays

Face à ce spectacle de démolition, quelques dizaines de migrants restaient hébétés, n’y comprenant pas grand-chose. « Je suis nouveau ici. J’ai entendu dire que, de Calais, les mineurs partaient en bus vers la Grande-Bretagne. Moi aussi je veux y aller, alors je suis venu du Danemark », expliquait un jeune garçon issu d’un groupe bien plus large.

Plus loin, deux sœurs, des éthiopiennes, leurs époux et trois petits enfants terminaient à pied le dernier kilomètre les séparant des départs de bus.

« Un ami, qui nous aide beaucoup en Belgique nous a amenés ici en voiture. Il nous a dit que ce serait mieux pour nous que de se faire aider par des églises. Nous allons bien voir », expliquait une des femmes.

De nombreuses femmes sont aussi arrivées ces derniers jours dans le centre qui les héberge à Jules-Ferry, le centre de jour. « Elles viennent de Hollande, d’Allemagne et de Paris et veulent partir vers la Grande-Bretagne », rappelle une bénévole qui les a beaucoup accompagnées.

Comme chez les hommes, celles qui ont plus de dix huit ans, vivent difficilement le fait que seules les mineures seront éligibles à une entrée officielle en Grande-Bretagne. Toutes sont inquiètes de leur sort et se savent malvenues en France.

Effectivement, c’est pour stopper ces arrivées de migrants que le préfet, Fabienne Buccio, a annoncé Mercredi 26 Octobre à 12 heures la fin de la jungle et a officiellement fermé Mercredi 26 Octobre 2016 les départs de bus. Il s’agit d’une opération de communication à destination des migrants d’autres villes et d’autres pays « afin d’éviter un afflux ici. Calais n’a pas vocation à devenir le lieu où se règle la question migratoire », observait Fabienne Buccio lors d’un point de presse matinal, Jeudi 27 Octobre 2016.

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 20:13

 

https://www.passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/10/26/destruction-du-bidonville-fini-de-jouer

 

Destruction du bidonville, fini de jouer

Les départs volontaires sous la menace commençaient à se tarir et surtout l’organisation chaotique du dispositif commençait à le rapprocher dangereusement de l’implosion.

On est donc passé, dans l'après midi du Mercredi 26 Octobre 2016, en mode expulsion musclée et destruction. Quelques soixante-dix fourgons de Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) accompagnés d’autres variétés de police, Police Aux Frontières (PAF) et Brigade Anti Criminalité (BAC), ont encerclé le bidonville et expulsé les habitants d’un premier secteur qui a aussitôt été détruit.

L’accès au bidonville a été interdit à la presse, malgré les garanties données par la préfecture.

Cet après-midi, les CRS ont obligé les personnes qui attendaient pour être enregistrées au hangar de tri d’où se font les départs vers les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) à s’asseoir par terre pour mieux les contrôler. Vers 16 heures, il leur a été annoncé qu’il n’y aurait plus de départs aujourd’hui. Pas de chance pour les personnes dont la cabane venait d’être détruite.

Mais ce sont les mineurs qui trinquent le plus violemment, et ce depuis le début. D’abord on va arrêter d’écrire mineurs, parce que les mineures, sous prétexte que quelques-unes ont été acceptées au Royaume Uni la semaine dernière au titre du regroupement familial, ont complètement disparu du viseur. Si tant est que les autorités se soient jamais préoccupées d’elles. Elles sont toujours là, mais pour le moment invisibles.

Il y a donc cette longue queue pour accéder au hangar où se fait le tri pour le départ vers les CAO et les Centres d'Accueil et d'Orientation pour les Mineurs Isolés Étrangers (CAOMIE). Il y a un premier tri des mineurs au faciès, toi tu es mineur, toi tu es majeur. Puis un entretien de moins de cinq minutes, la queue est longue, par un salarié de France Terre d’Asile (FTA) et un officiel britannique pour confirmer la minorité et orienter. Les mineurs qui déclarent avoir de la famille au Royaume Uni vont rester dans le camp de containers qui jouxte le bidonville en attendant que les autorités britanniques statuent sur leur sort. Les autres partent vers les CAOMIE.

Mais pour mettre des mineurs dans le camp de containers, il a fallu vider des places, puisqu’il y avait déjà des gens dans les containers.

On a donc envoyé les CRS pour les expulser. Mais, parmi les personnes expulsées, il y avait des mineurs, qui se sont donc retrouvés sans abris et ont dû aller s’enregistrer au camp de containers.

Et puis il y a eu un moment où il y a eu trop de mineurs et pas assez de places libérées, alors cent cinquante mineurs ont dû dormir par terre dans les parties communes du camp de containers. Et puis il y a les mineurs qui étaient déjà dans une procédure de regroupement familial au Royaume Uni, qui ont dû quand même faire la queue pour être enregistrés à nouveau et avoir accès au camp de containers, mais qui n’ont pas forcément été reconnus mineurs au tri au faciès, qui ne sont donc pas admis dans les containers et qui ne savent plus où ils en sont. Il y a les mineurs qui étaient suivis par une association qui a perdu leur trace dans ce chaos. Il y a les mineurs qui appellent les associations parce qu’en besoin de comprendre ce qui leur arrive, parce que perdus, parce qu’en besoin de repères et parce que considérés comme majeurs et obligés de monter dans un bus pour une destination qu’ils n’ont pas comprise.

Alors, ce matin les jeunes étaient révoltés par ce qu’ils percevaient comme injuste. La tension est montée, les CRS appelés comme réponse au sentiment d’injustice des jeunes. Dans le hangar, ils les ont matés à coup de matraque sur les cuisses et les genoux, loin du regard des journalistes.

Cette nuit, ce sont les mosquées du bidonville qui ont ouvert leur porte aux mineurs sans abri. Leur communauté veille sur eux. En attendant que les bulldozers détruisent tout.

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 19:57

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/26/turquie-ankara-arrete-les-maires-kurdes-de-diyarbakir_5020557_3214.html

 

Ankara arrête les maires kurdes de Diyarbakir

Les élus sont accusés d’avoir soutenu le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) quand de violents affrontements ont commencé à l’automne 2015.

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

Gültan Kisanak et Firat Anli, les deux maires de Diyarbakir, la capitale kurde du sud-est de la Turquie, ont été interpellés, Mardi 25 Octobre 2016, dans le cadre d’une enquête antiterroriste. Il s’agit des plus hautes personnalités du camp kurde placées en garde à vue depuis l’imposition de l’état d’urgence, après le coup d'état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016. Le parti démocratique des peuples (HDP), qui a cinquante-neuf élus au parlement, a appelé ses militants à protester. Selon la parité en vigueur dans les partis pro-kurdes, Diyarbakir était dirigée conjointement par une femme et un homme.

La maire a été interpellée, Mardi 25 Octobre 2016, à l’aéroport de Diyarbakir, alors qu’elle descendait de l’avion qui la ramenait d’Ankara. Son collègue a été arrêté chez lui, en ville. Selon l’Agence France Presse (AFP), plusieurs dizaines de policiers et des blindés légers ont été déployés, Mardi 25 Octobre 2016, autour de la mairie où une perquisition était en cours. D’autres ont eu lieu aux domiciles des gardés à vue.

Militante de longue date de la cause kurde, Gültan Kisanak, cinquante cinq ans, a été détenue pendant quatre ans et demi à la prison locale, après le coup d'état militaire de 1980. Elle a raconté à plusieurs reprises y avoir été torturée et violée.

Vingt-quatre maires suspendus au mois de septembre 2016

Le parquet soupçonne les deux édiles d’avoir apporté un soutien idéologique ou matériel au PKK, interdit en Turquie, quand des combats violents ont commencé, à l’automne 2015, dans le quartier historique de Sur, à Diyarbakir, entre des jeunes, armés et entraînés par le PKK et les forces d’Ankara.

Les affrontements avaient duré plusieurs mois, faisant des centaines de morts.

Au mois de septembre 2016, vingt-quatre maires accusés de liens avec le PKK ont été suspendus de leurs fonctions et remplacés par des administrateurs proches du parti de la justice et du développement (AKP), le parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002. Aydin Mustu, l’un des administrateurs désignés par le gouvernement pour gérer un quartier de la ville de Van, a été tué par balles le 16 octobre 2016. L’acte n’a pas été revendiqué. Un autre cadre de l’AKP, Deryan Aktert, qui dirigeait la représentation du parti dans le district de Dicle, à Diyarbakir, avait subi le même sort cinq jours plus tôt, un assassinat revendiqué par le PKK. En guerre depuis 1984 contre l'état turc, au prix de quarante mille morts, le PKK a relancé son offensive à l’été 2015, après la rupture d’un cessez-le-feu qui a tenu deux ans.

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 19:52

 

http://www.courrierinternational.com/article/vu-du-royaume-uni-moi-daniel-blake-le-meilleur-film-de-ken-loach

 

Vu du Royaume-Uni, Moi, Daniel Blake, le meilleur film de Ken Loach

Par Julien Guintard

Le long-métrage du réalisateur britannique, Palme d’Or lors du dernier Festival de Cannes, sort Mercredi 26 Octobre 2016 en France. La presse britannique apprécie la force de ce long-métrage et en fait un classique instantané du cinéaste.

Ken Loach a commencé à filmer le Royaume-Uni bien avant l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher et, si tout se passe bien, il continuera de filmer son pays après le Brexit. À quatre vingt ans, le réalisateur compte à son actif plus d’une trentaine de longs-métrages, récompensés par deux Palmes d’Or, dont la dernière en date obtenue cette année pour Moi, Daniel Blake. 

Ken Loach versus Woody Allen

Une si longue carrière expose à certains écueils. En effet, certains artistes, devenus de vénérables institutions au fil du temps, peuvent perdre le fil de leur propos ou leur pertinence.

Le Times s’en inquiète et propose un comparatif, « y a-t-il deux réalisateurs plus proches que Ken Loach et Woody Allen ? Nés à six mois d’intervalle dans des familles de la classe ouvrière de part et d’autre de l’Atlantique, ils se sont tous deux lancés dans le cinéma au cours des années 1960, Ken Loach avec Pas de Larmes pour Joy, Woody Allen avec Prends l’Oseille et Tire Toi, et ils ont produit une œuvre essentielle, importante et récompensée jusqu’à la fin des années 1990, après quoi ils ont commencé à sombrer dans une forme de répétition et d’auto parodie. Alors que les films de Woody Allen resservent continuellement le même ragoût familier de personnages bizarrement névrosés pris dans des relations amoureuses bancales, Ken Loach paraît perpétuellement partagé entre l’envie de raconter une histoire prenante, en s’appuyant sur des acteurs remarquables, et la tentation de saboter son histoire par des scènes lourdes d’agitation et de propagande où les personnages s’insurgent contre les injustices qui pèsent sur l’ouvrier sans reproche ».

Mais plutôt que de porter l’estocade, le critique du Times se ravise, « Moi, Daniel Blake, cependant, n’a rien à voir avec cela. C’est, au contraire, pour poursuivre le parallèle avec Woody Allen, le Blue Jasmine de Ken Loach, le travail passionné, émouvant et intelligent d’un réalisateur maestro à l’automne de sa carrière ».

Son film « le plus énervé »

Le Guardian partage cette lecture, « Ken Loach a beau avoir passé un demi-siècle à faire des films centrés sur la colère sociale, il est sur le point de sortir son film le plus énervé ».

« Moi, Daniel Blake est un Ken Loach sur l’histoire d’un menuisier de Newcastle qui n’est plus en état de travailler et qui doit faire face à une administration sociale qui ne l’écoute pas, qui l’humilie et qui le met plus bas que terre, donc c’est amusant, tellement amusant, tout le long », ironise le Spectator, le journal de référence des intellectuels et dirigeants conservateurs. « Oui, c’est ce genre de Ken Loach-là, mais comme ce Ken Loach est aussi plus puissant que la plupart des autres films, qu’il est redoutablement émouvant, j’ai pleuré, et qu’il est redoutablement touchant, j’ai pleuré à nouveau, vous allez devoir l’endurer. Le film est coécrit par Paul Laverty, collaborateur de longue date de Ken Loach, qui avait déclaré que l’un des points de départ de l’écriture de cette œuvre était le fait que le grand public croit que la fraude aux allocations sociales représente vingt quatre pour cent des versements alors que les organismes l’estiment à 0,7 %. J’allais oublier. Le film est aussi redoutablement révoltant ». 

Ce n’est donc pas une surprise, prévient l’Evening Chronicle, le journal de Newcastle, si Jeremy Corbyn, le leader du parti travailliste, « s’est transformé en critique de cinéma pour faire la promotion de Moi, Daniel Blake ». Après avoir assisté à la première londonienne, Mardi 25 Octobre 2016, Jeremy Corbyn a posté un commentaire sur Facebook ne tarissant pas d’éloges à propos du film tourné dans le Tyneside. Il a notamment écrit que « s’il y a une seule chose à faire cette année, c’est d’aller voir Moi, Daniel Blake. C’est l’un des films les plus émouvants que j’aie jamais vu. Tant de gens souffrent de l’indignité montrée dans ce film auprès des services sociaux, en raison des décisions politiques désastreuses et injustes de ce gouvernement conservateur ».

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 19:21

 

L'évacuation de la jungle de Calais touche à sa fin (Reuters)

 

L'évacuation de la jungle de Calais, devenue un symbole de la crise migratoire, était quasiment achevée Mercredi 26 Octobre 2016, après trois jours d'une opération de grande envergure qui s'est déroulée sans incident majeur.

« C'est aujourd'hui la fin de la jungle », a dit le préfet du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, sur le site qui abritait des milliers de migrants depuis une décennie dans des conditions très précaires. « Il n'y a plus de migrants au sein de la lande ».

Elle a annoncé lors d'un point de presse que les derniers des quelque six mille migrants présents avant l'opération auraient quitté le bidonville dans les prochaines heures.

Selon la préfecture, un peu plus de cinq mille six cent personnes avaient d'ores et déjà été « mises à l'abri », dirigées vers des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) dispersés dans tout le pays pour les majeurs ou placées dans le Centre d’Accueil Provisoire (CAP), un local en « dur » à Calais, pour mille deux cent mineurs isolés dont certains iront au Royaume-Uni.

Parmi eux, un millier de migrants majeurs, via vingt sept bus, et cent trente trois mineurs ont été évacués Mercredi 26 Octobre 2016.

« C'est une page qui se tourne et une page positive puisque ces gens sont accueillis en France et vont pouvoir commencer une nouvelle vie », a dit Fabienne Buccio.

« Quatre afghans ont été interpellés et placés en garde à vue pour avoir participé à la mise à feu des abris de fortune vides, provoquant de nombreux incendies dans le camp et, à plusieurs reprises, des explosions de bouteilles de gaz », a-t-elle ajouté.

Des moyens mécaniques plus importants que les petits tractopelles utilisés depuis le début du démantèlement ont ensuite été mobilisés pour raser les abris restants.

« Pour certains migrants, il s'agit d'une coutume de mettre le feu à leur habitation lorsqu'ils sont amenés à la quitter », a dit un porte-parole de la préfecture.

La préfecture assure qu'elle avait anticipé ce phénomène et prépositionné des pompiers qui ont mis du temps à intervenir.

En revanche, aucun heurt entre des militants No Border et les mille deux cent cinquante policiers déployés sur place, un scénario que redoutaient les autorités, n'a été signalé depuis Lundi 24 Octobre 2016.

Calais, « c'est un beau visage de la France. Voilà une opération humanitaire qui est menée en tenant compte d'hommes et de femmes qui fuient la guerre, qui demandent l'asile et qui est menée aussi avec fermeté », s'est félicité dans la matinée le premier ministre, Manuel Valls.

Les pouvoirs publics avaient planifié en amont l'évacuation du campement qui nécessitait de trouver des places d'accueil dans les régions françaises et de régler la question des mineurs isolés désireux de gagner le Royaume-Uni.

Le coût du démantèlement de la jungle n'avait pas été chiffré à l'avance, en raison de la souplesse du dispositif, le nombre définitif de bus et de forces de l'ordre déployés pouvait être réévalué à tout moment.

Mais le plus cher est le placement en CAO, qui coûte vingt cinq euros par jour et par personne, soit près de cent quatre vingt dix mille euros par jour pour les sept mille cinq cent places ouvertes, précisait-t-on en fin de semaine dernière au ministère de l’intérieur.

De Sangatte à Calais

Même si rien ne garantit que des migrants ne resteront pas dans la région, l'opération qui a débuté Lundi 24 Octobre 2016 représente un succès pour le gouvernement sur ce dossier qui empoisonne la vie politique française depuis vingt ans.

A partir du milieu des années 1990, la suppression des contrôles aux frontières entre les pays de l'espace Schengen a permis aux migrants qui arrivaient dans des pays du sud de l'Europe, essentiellement d'Afrique au départ, de se diriger vers les pays du nord de l'Union Européenne, plus prospères.

Ceux qui voulaient passer au Royaume-Uni, qui n'a jamais été membre de Schengen, pour rejoindre leurs puissantes communautés issues de l'immigration, ont alors commencé à se regrouper dans des camps de fortune près de Calais, avec son port et son tunnel sous la Manche propices aux passages clandestins.

Un hangar désaffecté d'Eurotunnel leur a été ouvert en 1999 sur la commune de Sangatte mais, trois ans plus tard, en 2002, sous la pression de son homologue britannique David Blunkett, le ministre français de l’intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, a décidé la fermeture définitive de ce lieu.

Les quelque mille six cent migrants qui s'y trouvaient se sont alors déplacés vers la jungle de Calais et, en février 2003, Paris et Londres ont signé les accords du Touquet qui établissent que les contrôles aux frontières auront désormais lieu du côté français de la Manche.

Avec la crise migratoire, notamment due aux affrontements au Soudan et à la guerre en Syrie, le nombre de migrants a explosé et jusqu'à dix mille d'entre eux se sont retrouvés dans la jungle.

Le durcissement des conditions d'accueil au Royaume-Uni en 2016 et le vote des britanniques en faveur du Brexit, surtout motivé par la volonté de mieux contrôler l'immigration, a progressivement changé la donne à Calais.

Le passage au Royaume-Uni rendu de plus en plus difficile par des mesures de sécurité en partie financées par Londres a contribué à changer la donne et des migrants de plus en plus nombreux ont commencé à demander l'asile en France.

 

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