Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:57

 

Rex Tillerson fragilisé avant même son arrivée au département d’état (Reuters)

 

La tâche de Rex Tillerson, futur chef de la diplomatie américaine, s'est compliquée avant même son entrée en fonction.

La faute, dit-on à Washington, aux décrets de Donald Trump qui ont soulevé l'indignation des pays musulmans, de l'Union Européenne, du Mexique et même d'un partie de son administration.

L’ancien patron d'Exxon Mobil qui, sauf accident, doit devenir Mercredi Premier Février 2017 le soixante neuvième secrétaire d’état après le feu vert des sénateurs des Etats Unis, aurait quoi qu'il en soit hérité d'une situation délicate.

Les sujets de préoccupation ne manquent pas, entre la poursuite du conflit syrien, les provocations de la Corée du Nord, qui promet de tester prochainement un missile intercontinental, ou l'assurance de plus en marquée de la Chine et de la Russie sur la scène internationale.

Or, dans les douze jours ayant suivi son investiture, le nouveau locataire de la Maison Blanche a encore aggravé la situation avec une série de décisions qui, pour les professionnels de la diplomatie, sont loin de faire les affaires de Washington.

« Nous avons marqué contre notre camp », juge un membre éminent de l'exécutif ayant requis l'anonymat. « Il y a toujours des ratés et des tensions à l'arrivée d'une nouvelle administration. Ce n'est pas nouveau, mais cette fois c'est pire que d'habitude ».

Le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, Jeudi 26 Janvier 2017, fait rare, a pris la décision d'annuler la rencontre prévue Mardi 31 Janvier 2017 avec Donald Trump, qui avait signé la veille un décret autorisant la construction d'un mur à la frontière et promis à nouveau de le faire financer par Mexico.

Vendredi 27 Janvier 2017, le nouveau président des Etats-Unis a suspendu l'accueil des réfugiés et il a interdit provisoirement aux ressortissants de sept pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis, ce qui lui a valu les foudres d'une bonne part de la communauté internationale, mais aussi celles de fonctionnaires du département d’état.

Neuf cents d'entre eux ont signé une note dénonçant cette décision, selon une source proche de l'initiative. Alors que cette fronde tout à fait inhabituelle s'ébruitait, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a invité Lundi 30 Janvier 2017 les membres de l'administration en désaccord avec leur chef à « adhérer à son programme ou à prendre la porte ».

En plus des tensions internationales, Rex Tillerson devra donc désamorcer une crise interne.

« Il va commencer avec un handicap et devra s'employer pour gagner la confiance de ses homologues comme celle du personnel du département d’état », estime John Bellinger, conseiller juridique du ministère sous la présidence de George Bush.

Sans même parler de consultations avec le congrès ou avec les alliés des Etats-Unis, plusieurs membres de la nouvelle équipe et de celles qui l'ont précédée doutent que le décret du Vendredi 27 Janvier 2017 ait fait l'objet d'un réel débat au sein du gouvernement avant d'entrer en vigueur.

John Kelly, secrétaire à la sécurité intérieure, aurait lui-même été pris de cours. Selon le New York Times, il en a été informé lors d'une téléconférence avec la Maison Blanche au moment même où Donald Trump le signait.

L'idée que le président puisse prendre des décisions sans consulter les membres de son gouvernement risque de nuire à la crédibilité du nouveau secrétaire d’état, souligne Loren de Jonge Schulman, une ancienne du ministère de la défense qui a siégé au conseil de sécurité nationale.

« Le pouvoir et l'influence du secrétaire d’état découlent en premier lieu de l'idée qu'il parle au nom du président », souligne-t-elle.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 20:34

 

Barack Obama condamne les discriminations religieuses (Reuters)

 

Barack Obama est « fondamentalement en désaccord avec l'idée de discrimination pour des raisons de foi ou de religion », a annoncé Lundi 30 Janvier 2017 son porte-parole, Kevin Lewis, évoquant le décret de Donald Trump qui interdit aux ressortissants de sept pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis.

 

L'ancien président, dit-il dans un communiqué, est « très touché par la mobilisation » qu'il observe aux Etats-Unis.

 

« Que les citoyens exercent leurs droits constitutionnels de rassemblement, qu’ils s'organisent et qu’ils se fassent entendre de leurs élus est exactement ce à quoi nous voulons assister quand les valeurs américaines sont en péril », ajoute-t-il.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 20:20

 

Donald Trump limoge la ministre de la justice, opposée à son décret (Reuters)

 

Donald Trump a limogé la ministre de la justice des Etats-Unis, qui a annoncé Lundi 30 Janvier 2017 qu'elle refusait de défendre le décret sur l'immigration signé Vendredi 27 Janvier 2017 par le président des Etats Unis.

Dans un geste rare, la ministre de la justice, Sally Yates, désignée par Barack Obama et qui assure l'intérim en attendant la confirmation par le sénat de Jeff Sessions, s'est prononcée contre la défense du décret dans un communiqué au département.

Elle disait douter que la défense de l'ordre présidentiel soit « en ligne avec l'obligation solennelle de l'institution de toujours rechercher la justice et défendre ce qui est juste ».

Sally Yates « a trahi le département de la justice en refusant de mettre en oeuvre un ordre juridique conçu pour protéger les citoyens des Etats-Unis », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué, jugeant que ses actions étaient politiques.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a annoncé sur Twitter qu'elle serait remplacée par Dana Boente, procureur du district est de la Virginie.

Dana Boente a déclaré dans une interview au Washington Post qu'il mettrait en oeuvre le décret sur l'immigration.

Le décret, signé Vendredi 27 Janvier 2017, interdit pendant quatre vingt dix jours l'accès du territoire américain aux ressortissants en provenance d'Iran, d'Irak, de Libye, de Somalie, de Syrie, du Soudan et du Yémen, il interdit pendant cent vingt jours l'accueil de tout réfugié aux Etats-Unis et il suspend sine die l'accueil de tous les réfugiés syriens.

« Sally Yates est une personne nommée par l'administration de Barack Obama qui est faible sur les frontières et très faible sur l'immigration illégale », a ajouté la Maison Blanche.

Les refus d'obtempérer du département de la justice sont rares dans l'histoire des Etats-Unis.

L'exemple le plus fameux reste le refus d'Elliot Richardson en 1973 face à la demande du président Richard Nixon de limoger le procureur spécial chargé de l'enquête du Watergate.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 20:04

 

Des entreprises américaines rejettent le décret contre l’immigration de Donald Trump (Reuters)

 

Plusieurs grands patrons américains, dont les dirigeants de la Silicon Valley mais aussi de la banque Goldman Sachs et du constructeur automobile Ford, se sont joints Lundi 30 Janvier 2017 au concert de protestations et de condamnations provoquées par le décret contre l’immigration signé Vendredi 27 Janvier 2017 par Donald Trump.

Des groupes comme Boeing, qui a déjà eu maille à partir avec le quarante-cinquième président des Etats Unis et qui jouera beaucoup dans des décisions politiques à venir en matière de fiscalité, de commerce ou encore de régulation, sont en revanche restés discrets.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de la direction du groupe pétrolier Exxon Mobil, dont l'ancien Président Directeur Général (PDG) Rex Tillerson a été choisi par Donald Trump pour prendre la tête du département d’état.

Des dix neuf patrons et chefs d'entreprises regroupés par Donald Trump au sein d'un « conseil consultatif des dirigeants d'entreprise », qui se réuniront pour la première fois la semaine prochaine, deux seulement, Elon Musk, le fondateur de Tesla Motors et de Space X, et Travis Kalanick, PDG d'Uber Technologies, ont pris position contre la mesure.

Au terme d'un week-end marqué par la plus grande confusion dans les aéroports américains, les dirigeants d'Apple, de Google et de Facebook, poids lourds des nouvelles technologies, ont en revanche affiché leur rejet de ce décret.

Signé Vendredi 27 Janvier 2017 par Donald Trump, il interdit pendant quatre vingt dix jours l'accès du territoire américain aux ressortissants en provenance d'Iran, d'Irak, de Libye, de Somalie, de Syrie, du Soudan et du Yémen, il interdit pendant cent vingt jours l'accueil de tout réfugié aux Etats-Unis et il suspend sine die l'accueil de tous les réfugiés syriens.

Amazon, dont le siège social est à Seattle, s'est associé à la plainte que les autorités de l’état de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis, entendent déposer contre le décret.

A Wall Street, Lloyd Blankfein, le PDG de la banque Goldman Sachs, a été le premier patron du secteur américain de la finance à exprimer son opposition au décret pris par le président des Etats-Unis.

« Il ne s'agit pas là d'une politique que nous soutenons et je ferais observer qu'elle a déjà fait l'objet de plaintes devant la justice fédérale », dit-il dans un message vocal envoyé dimanche aux employés de la banque d'affaire et dont Reuters a pu lire la transcription.

Dans le secteur automobile, le président exécutif de Ford, Bill Ford Junior, et le directeur général Mark Fields ont également affiché leur opposition à ce décret. « Nous ne soutenons pas cette politique ou tout autre politique allant à l'encontre des valeurs de notre entreprise », écrivent-ils dans un communiqué adressé aux salariés du groupe.

Dans un mémorandum, le Directeur des Ressources Humaines (DRH) de General Motors indique que seuls quelques salariés du constructeur automobile viennent d'un des sept pays musulmans du Moyen-Orient et d'Afrique frappés par cette interdiction et il ajoute « qu’à General Motors, nous valorisons et nous respectons les différences individuelles ».

Le groupe américain Starbucks a annoncé lui qu'il prévoyait d'embaucher dix mille réfugiés sur cinq ans dans soixante quinze pays et, dans une lettre aux salariés, son PDG, Howard Schultz, déclare qu'il fera tout ce qui est son pouvoir pour venir en aide aux salariés concernés par le décret présidentiel.

« Nike croit dans un monde où chacun célèbre la puissance de la diversité », a commenté de son côté le PDG de la marque sportive, Mark Parker, dans un communiqué. « Ces valeurs », ajoute-t-il, « sont menacées par le récent executive order interdisant les réfugiés autant que les visiteurs de sept pays à majorité musulmane ».

Tout en disant comprendre les impératifs de protection de la sécurité nationale, la compagnie de messagerie United Parcel Service (UPS) a réaffirmé son « soutien aux politiques qui permettent la circulation légale des personnes à travers les frontières ».

Dans le climat d'incertitude créé par ce décret, Wall Street a vécu Lundi 30 Janvier 2017 sa pire séance depuis le début de l'année.

L'indice Dow Jones est repassé sous la barre des vingt mille points.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:45

 

Nouvelle accélération de l'enquête concernant François Fillon (Reuters)

 

De nouvelles perquisitions ont été menées Mardi 31 Janvier 2017 dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs de l'épouse de François Fillon et le Canard Enchaîné, qui est à l'origine de l'enquête, évoque désormais un montant supérieur à un million d'euros au total.

Des enquêteurs se sont rendus dans le bureau de l'ancien premier ministre à l’assemblée nationale et ont mené leur perquisition pendant plus de six heures, a constaté un journaliste de Reuters.

Ce nouveau développement a été salué par son avocat.

« Nous nous réjouissons de l'évolution rapide de l'enquête afin qu'elle soit tout aussi rapidement clôturée », a dit Antonin Lévy à Reuters, après avoir dénoncé sur Radio Télévision Luxembourg (RTL) les accusations « dégueulasses » relayées par les médias à l'encontre du couple.

Les policiers de l'Office Central de Lutte contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales (OCLCIFF), qui agissent sous la direction du Parquet National Financier (PNF), ont aussi perquisitionné les bureaux des services financiers de l’assemblée nationale, selon une source parlementaire.

Les enquêteurs ont constaté qu'il n'y avait jamais eu de badge d'accès ou d'adresse électronique professionnelle au nom de Pénélope Fillon, comme elle-même le leur avait dit la veille, selon une source proche du dossier.

Cependant, certains attachés parlementaires ne viennent jamais à l’assemblée nationale et n'ont donc pas de badge d'accès permanent à leur nom. Ils peuvent utiliser l'adresse électronique de leur député, souligne-t-on chez les Républicains.

C'est la septième fois depuis le début de la cinquième république qu'une perquisition a lieu à l’assemblée nationale, a-t-on appris auprès de sa présidence. Toute perquisition doit être autorisée par le président de l’assemblée nationale et aucun refus ne s'est jamais produit, a-t-on ajouté.

L'enquête sur les activités de Pénélope Fillon comme attachée parlementaire et comme collaboratrice de la Revue des Deux Mondes s'était déjà accélérée Lundi 30 Janvier 2017 avec l'audition des deux époux pendant environ cinq heures.

Le Canard Enchaîné, à l'origine de l'enquête, a revu ses chiffres à la hausse dans son édition à paraître Mercredi Premier Février 2017, évoquant un chiffre supérieur à un million d'euros pour les éléments perçus par Pénélope Fillon et deux de ses enfants.

L'épouse du candidat de la droite à la présidentielle aurait selon l'hebdomadaire satirique perçu huit cent trente mille euros de salaire brut comme attachée parlementaire, et non cinq cent mille euros, auxquels s'ajoutent cent mille euros pour la Revue des Deux Mondes.

S'expliquant sur la première chaîne de la télévision française, François Fillon avait déclaré que sa femme travaillait « depuis toujours » à ses côtés bénévolement mais qu'il l'avait embauchée en 1997 après le départ d'un collaborateur parlementaire.

Mais le Canard Enchaîné avance qu'elle a été rémunérée une première fois entre 1988 et 1990, une deuxième fois entre 1998 et 2000 et une troisième fois entre 2012 et 2013, soit sept ans de plus qu'il ne le pensait.

Deux de ses enfants, qu'il a également rémunérés, auraient selon le Canard Enchaîné, perçu quatre vingt quatre mille euros.

L'entourage du candidat n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.

Après des révélations du Canard Enchaîné, le PNF avait ouvert Mercredi 25 Janvier 2017 une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits.

François Fillon « est heureux d'avoir pu rétablir son honneur et celui de sa femme face à toutes les inepties qui ont pu être écrites ces derniers jours et face aux accusations assez dégueulasses que nous avons pu lire parfois dans les médias », a dit Antonin Lévy sur RTL, commentant l'audition du Lundi 30 Janvier 2017.

A moins de trois mois du premier tour des élections présidentielles, le directeur de campagne de François Fillon, Patrick Stefanini, a souhaité Mardi 31 Janvier 2017 que l'enquête « n'interfère pas le moment venu avec un processus démocratique essentiel ».

Le candidat « forme le souhait que les conclusions de son audition et des auditions qui vont suivre soient tirées le plus rapidement possible », a-t-il ajouté lors d'un point presse.

Le journal Mediapart, qui a affirmé Samedi 28 Janvier 2017 que François Fillon avait participé à un système de commissions occultes lorsqu'il était sénateur, a évoqué Mardi 31 Janvier 2017 l'emploi par Marc Ladreit de Lacharrière d'un membre de son équipe de campagne.

Selon Mediapart, Alexia Demirdjian a été salariée à partir du mois de mars 2015 par la Fondation Culture et Diversité, une branche du groupe de l'homme d'affaires, mais elle n'a pas laissé de trace publique de son passage dans cette structure.

« Cet article témoigne d'une forme d'acharnement dont fait l'objet l'équipe de François Fillon », a dit Patrick Stefanini.

Alexia Demirdjian a travaillé à la fois pour cette fondation et pour Force Républicaine, l'association qui porte l'action de François Fillon, a expliqué le directeur de campagne.

« Alexia Demirdjian a été recrutée par Force Républicaine dans un premier temps sur la base d'un contrat à mi-temps. Le deuxième mi-temps était celui qu'elle effectuait dans la fondation de Marc Ladreit de Lacharrière », a-t-il ajouté.

Le coordinateur de campagne de François Fillon, Bruno Retailleau, a par ailleurs précisé sur Radio Monte Carlo (RMC) et BFM Télévision que la société de conseil de François Fillon ne comptait aucun client russe. Le Front National et Europe Ecologie Les Verts (EELV) pressent le candidat de publier la liste des clients de sa société.

Marc Joulaud, l'ancien suppléant de François Fillon qui a salarié Penelope Fillon, doit être entendu par les enquêteurs dans les prochains jours, a précisé Antonin Levy.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 18:33

 

Deuxième jour de manifestations contre le décret anti-immigration de Donald Trump (Reuters)

 

Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés Dimanche 29 Janvier 2017 dans des grandes villes et des aéroports américains pour protester contre le décret suspendant l'entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, signé Vendredi 27 Janvier 2017 par Donald Trump.

Après une première vague de manifestations spontanées Samedi 28 Janvier 2017 dans les aéroports alors que les agents de l'immigration commençaient à appliquer le décret présidentiel, de nouveaux rassemblements ont eu lieu Dimanche 29 Janvier 2017 à New York, Washington et Boston et continuaient de s'étendre dans l'ouest des Etats-Unis.

Des centaines de personnes ont été arrêtées ou expulsées à leur arrivée dans des aéroports américains depuis Vendredi 27 Janvier 2017.

Le décret signé par Donald Trump interdit pendant quatre mois l'entrée des réfugiés aux Etats-Unis et suspend pendant au moins quatre vingt dix jours l'arrivée de voyageurs originaires de sept pays musulmans dont la Syrie.

A New York, où se tenait Dimanche 29 Janvier 2017 l'un des plus grands rassemblements, les manifestants se sont réunis à Battery Park, dans le sud de Manhattan, d'où l'on peut apercevoir la Statue de la Liberté, symbole d'une Amérique terre d'accueil.

Le sénateur démocrate de New York Charles Schumer y a condamné un décret contraire aux valeurs des Etats-Unis.

« Nous parlons de la vie et de la mort de tant de personnes », a-t-il déclaré. « Je n'aurais pas de cesse que ces horribles décrets soient abrogés », a-t-il ajouté.

Au plus fort de la manifestation, environ dix mille personnes se sont mises en marche vers le bureau du service des douanes et de la protection des frontières, dans le bas de Manhattan.

A Washington, des milliers de personnes ont investi Lafayette Square en chantant, « pas de haine, pas de peur, les réfugiés sont les bienvenus ici ».

Environ huit mille manifestants sont arrivés devant le Capitole, selon la police, après un passage devant le Trump International Hotel, où ils ont crié « honte ».

Le passage devant l'ambassade canadienne a lui été égayé de messages favorables au premier ministre canadien, « j'aimerais que notre dirigeant soit Justin Trudeau », qui a réaffirmé Samedi 28 Janvier 2017 son engagement en faveur de l'accueil des réfugiés.

Après la marche des femmes la semaine précédente, Washington vivait sa deuxième semaine de manifestations depuis l'investiture de Donald Trump le Vendredi 20 Janvier 2017.

Environ deux cent manifestants se sont rassemblés en outre à l'aéroport de Washington Dulles International, près de la capitale.

Un nombre similaire de manifestants étaient réunis à l'aéroport international de John Fitzgerald Kennedy à New York, où des familles attendaient encore l'arrivée de leurs proches, bloqués dans la zone de transit, et plusieurs centaines d'autres devant celui de Los Angeles ainsi qu'environ dix mille personnes dans le centre de Boston.

Dimanche 29 Janvier 2017, Donald Trump a défendu sa décision, expliquant que les Etats-Unis se mettraient à émettre à nouveau des visas pour tous les pays une fois mises en place des politiques de sécurité du territoire américain dans les quatre vingt dix prochains jours.

« Pour être clair, il ne s'agit pas d'une interdiction contre les musulmans comme la presse l'a rapporté d'une manière fausse », a déclaré Donald Trump. « Cela n'a rien à voir avec la religion, cela concerne le terrorisme et la protection de notre pays ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 18:43

 

https://www.fraternafrique.wordpress.com/2017/01/28/pour-la-reconnaissance-des-crimes-coloniaux-commis-par-la-france

 

Appel pour la reconnaissance des crimes coloniaux commis par la France

 

Samedi 28 Janvier 2017

 

Populations indigènes soumises au travail forcé, dispositions racistes et d’exception, code de l’indigénat, internement administratif et responsabilité collective imposées aux colonisés qui, dans leur écrasante majorité, n’étaient pas considérés comme des citoyens mais comme des sujets français jusqu’à la Libération, déportations, exécutions sommaires et massacres, autant de pratiques qui ont été constitutives de la construction et de la défense de l’empire colonial français. Les massacres de Thiaroye au Sénégal, au mois de décembre 1944, les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en Algérie, qui débutent le 8 mai 1945 et leurs dizaines de milliers de morts, en témoignent sinistrement.

Il y a soixante-dix ans, au mois de mars 1947, la guerre d’Indochine et l’insurrection malgache débutaient. Le premier novembre 1954, un conflit long et sanglant commençait en Algérie.

Entre 1945 et 1962, la France a donc été presque constamment engagée dans des opérations militaires coloniales qui se sont soldées par près d’un million de morts. N’oublions pas la guerre longtemps occultée menée au Cameroun, entre 1955 et 1971, et les répressions sanglantes des militants guadeloupéens et kanaks.

Si la loi de Christiane Taubira et les initiatives de la société civile ont permis un début de reconnaissance sociale et politique de l’esclavage et de la traite négrière, il n’en est pas de même pour les crimes commis avant ou après la seconde guerre mondiale. Cette situation est inacceptable car elle ajoute aux massacres, l’outrage aux victimes, à leurs descendants et leurs proches.

Aussi, nous demandons aux plus hautes autorités de l'état et aux candidats au premier tour des élections présidentielles qu’ils se prononcent pour la création d’un lieu du souvenir à la mémoire de celles et ceux qui furent assassinés, l’ouverture de toutes les archives relatives à ces différents événements et la reconnaissance de ces crimes de guerre et de ces crimes d'état. C’est ainsi que justice sera rendue aux héritiers de l’immigration coloniale et post-coloniale et que les discriminations mémorielles qui les affectent toujours pourront être combattues. Enfin, de tels actes permettront à tous les français de mieux connaître cette histoire singulière.

 

Premiers signataires

 

Alain Bihr, Saïd Bouamama, Alima Boumediene, Henri Braun, Alain Brossat, François Brun, Jacques Boutault, Pierre Cours-Salies, Didier Daeninckx, Christine Delphy, Thomas Deltombe, Didier Epsztajn, Patrick Farbiaz, Eric Fassin, François Gèze, Samy Johsua, Mhamed Kaki, Pierre Khalfa, Olivier Le Cour Grandmaison, Philippe Marlière, Roger Martelli, Willy Pelletier, Christine Poupin, Michèle Riot-Sarcey, Catherine Samary, Patrick Silberstein, Louis Georges Tin, Odile Tobner, Olivia Zemor

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 18:18

 

http://www.cadtm.org/Le-reveil-du-geant-americain

 

Les plus grandes manifestations de l’histoire marquent le début d’une nouvelle ère et le réveil du géant américain

 

par Yorgos Mitralias

 

Dimanche 29 Janvier 2017

 

Même si quelques-uns ne s’en sont pas aperçus, ou ont feint de ne pas s’en apercevoir, ce qui s’est passé le Samedi 21 Janvier 2017 aux États-Unis d’Amérique est proprement historique, les plus grandes manifestations de rue de l’histoire des États-Unis mais aussi du monde. Au moins quatre et peut-être plus de cinq millions de manifestants et de manifestantes, un événement qui entre sûrement dans l’histoire et inaugure une nouvelle ère de luttes de classe après une longue et déprimante période de reculs et de défaites.

La première conclusion est évidente. Le géant américain est en train de se réveiller et, en sortant de son interminable torpeur, met tout le monde sens dessus dessous. Car en plus de l’énorme quantité, il y a aussi la qualité de ces manifestations. Et tout d’abord, la présence cataclysmique des femmes qui, imperceptiblement, rappelle d’autres manifestations de femmes qui ont marqué l’histoire de l’humanité ces trois derniers siècles. Oui, la tentation est grande et on y succombe volontiers pour rappeler que c’est d’une manifestation des femmes qu’ont commencé tant la grande révolution française de 1789 que l’encore plus grande révolution russe il y a exactement un siècle.

Mais ce n’est pas tout, puisque cette prédominance féminine acquiert tout son potentiel explosif en étant complétée par l’énorme participation de la jeunesse qui domine le si prometteur mouvement de masse américain. Une jeunesse à la fois combative et sensible, solidaire donc unitaire et unie au-delà des différences raciales et ethniques exploitées par ceux qui divisent pour régner. Dans cette Europe qui a presque oublié le jeune visage des manifestations et des révoltes, le spectacle de millions de jeunes américains, remplissant les rues et se déclarant même socialistes, est un antidépresseur puissant et un baume pour l’âme, venu à point nommé.

Mais il y a plus. L’océan des pancartes improvisées, qui donnait le ton et qui rendait les manifestations si multicolores, témoignait aussi de l’esprit d’initiative des manifestantes et des manifestants. Presque chacun et chacune brandissait sa propre pancarte faite avec ses propres mains et nos banderoles « prêt à porter » européennes étaient tout simplement inexistantes. Preuve supplémentaire de la bien consciente ferveur des manifestantes et des manifestants qui faisait que la foule interminable vibre, gémisse et hurle comme un seul homme, exactement comme au lointain mois de mai 1968.

Et tout cela non seulement à Washington, Chicago, Los Angeles, Boston, Denver, New York et dans les autres mégapoles américaines, mais dans chaque petite ville et, peut-être, village du pays parce que la révolte est vraiment générale. Et quand nous lisons la liste des manifestations, il se peut que l’admiration pour les deux cent cinquante mille manifestants de Chicago, les cinq cent mille manifestants de Washington ou les sept cent cinquante mille manifestants de Los Angeles, recule devant l’émotion que provoque l’unique manifestant héroïque dans une douzaine de villages du pays.

Tout reste à faire

Évidemment tout reste à faire. Et aussi évidemment, personne n’est en mesure de garantir que les manifestations gigantesques du Samedi 21 Janvier 2017 vont obligatoirement accoucher du mouvement qui renversera Donald Trump et qui apportera des solutions aux problèmes de l’humanité. Cependant, il n’est pas tolérable d’invoquer ce « tout reste à faire » pour ne pas reconnaître l’importance historique de ces manifestations. Ou pire, d’anticiper que « tout cela » ne va conduire nulle part. Bien que ces errements ne surprennent plus puisqu’ils ne font que refléter l’état comateux de la gauche européenne, force est de les combattre puisqu’ils ne font que conforter le défaitisme et le fatalisme ambiant au moment même où l’extrême droite européenne se lance à l’assaut du pouvoir.

Pourtant, ce qui est bien pire, c’est que derrière cette indifférence pour l’évolution de la situation américaine, montrée par quelques gens de gauche européens, se cache l’illusion que Donald Trump n’est pas si mauvais car ils prennent au sérieux sa démagogie anti systémique qui, prétendument, foutrait en l’air le néolibéralisme et donc faciliterait l’action de la gauche.

Au-delà du fait que ce genre d’approches ont un passé chargé de graves bévues et ont contribué dans une large mesure à ce que le fascisme italien et le nazisme allemand arrivent au pouvoir pratiquement sans coup férir, leur problème est que même si elles étaient fondées elles n’auraient pas eu le temps de faire leur preuve parce qu’elles ne tiennent compte ni de l’imminence ni du contenu mortel de la menace représentée par la présidence de Donald Trump, qui procède déjà de façon fort éloquente. Il met à exécution l’une après l’autre ses cauchemardesques promesses électorales et accélère la réalisation de l’ensemble de son programme raciste, obscurantiste, misogyne, chauvin, anti-ouvrier et inhumain. Et force est de constater que tous ceux qui nourrissent des illusions sur la nature de la présidence de Donald Trump, ou qui espèrent qu’il va s’adoucir et qu'il deviendra plus présentable, vont avoir exactement le même sort que l’histoire a réservé aux directions sociales démocrates et communistes de la gauche de l’entre-deux-guerres. Quand ils comprendront combien immédiate et mortelle est la menace et quand ils vont se réveiller, il sera malheureusement trop tard.

Pourtant, ce n’est pas tout. Au moins d’une importance aussi vitale que l’attitude face à la présidence de Donald Trump, est l’attitude que la gauche européenne devra adopter face à l’énorme mouvement populaire qui balaie les Etats Unis. Et ceci parce que sa relation organique avec ce mouvement de masse américain peut réussir ce que cette gauche européenne n’arrive pas à faire avec ses propres et désormais si maigres forces, sortir du bourbier de la défaite dans lequel elle s’enfonce de plus en plus.

Planifier la contre-attaque de « ceux d’en bas » à l’échelle internationale et même planétaire

De ce point de vue, les manifestations européennes en solidarité avec les manifestations américaines du Samedi 21 Janvier 2017 sont riches en leçons très didactiques. Et tout d’abord, on pourrait se demander pourquoi il y a eu cent mille manifestants à Londres et seulement cinq mille manifestants à Paris, dont plusieurs citoyens américains ? La réponse est facile, parce que durant l’an passé, la gauche et l’extrême gauche britannique ont réussi à jeter des ponts et à créer des liens avec la gauche américaine et plus particulièrement avec le grand mouvement de soutien à Bernie Sanders. Par contre la gauche française, mais aussi celle d’Espagne, n’a pas daigné s’intéresser à ce qui se passait dans la société américaine et a refusé obstinément d’exprimer le moindre soutien au combat du mouvement américain. Le résultat de ces deux attitudes diamétralement opposées crève les yeux. Si les cent mille manifestants de Londres représentent un soutien et une aide de premier ordre au mouvement américain, ils représentent une aide et un apport mille fois plus important à leur propre mouvement social et à la gauche britannique. Au contraire, le provincialisme et le refus de la gauche française de s’intéresser et encore plus d’agir en solidarité et de collaborer avec le mouvement américain, prive sûrement celui-ci d’un précieux soutien international mais nuit et porte préjudice d’abord et surtout à la gauche française elle-même, qui n’arrête pas de s’enfoncer dans sa crise.

Les manifestations gigantesques du Samedi 21 Janvier 2017 nous ont sûrement fait entrer dans une nouvelle ère où nous est permis non seulement d’affronter l’avenir avec optimisme mais aussi de planifier la contre-attaque de « ceux d’en bas » à l’échelle internationale et même planétaire. Mais à une condition, se mettre bien dans la tête que rien n’est inéluctable et que tout dépend de nous tous, de nos choix et de nos initiatives, et surtout de nos actes, d’autant plus que le proche avenir se dessine plus incertain, conflictuel et violent que jamais. En d’autres termes, peut-être plus que jamais dans le passé n’est aussi actuel qu’aujourd’hui le bon vieux dicton, « aides-toi et le ciel t’aidera ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 17:40

 

Levée de boucliers contre le décret de Donald Trump sur l'immigration (Reuters)

 

Les réactions négatives se sont multipliées Dimanche 29 Janvier 2017 dans le monde contre le décret de Donald Trump limitant l'immigration musulmane aux Etats-Unis, tandis que certains dirigeants républicains émettaient également des réserves.

De Londres à Berlin et de Djakarta à Téhéran, les gouvernements se sont exprimés contre la décision du président américain d'interdire pendant quatre mois l'entrée des réfugiés aux Etats-Unis et de suspendre pendant au moins quatre vingt dix jours l'arrivée de voyageurs en provenance de sept pays musulmans dont la Syrie.

L'objectif est, selon lui, de protéger les Etats-Unis contre la menace d'attentats.

En Allemagne, pays qui a accueilli environ un million de réfugiés en 2015, notamment des syriens qui fuyaient la guerre civile dans leur pays, Angela Merkel a déclaré que la lutte contre le terrorisme « ne justifiait pas une suspicion générale à l'égard de gens ayant certains antécédents ou certaines convictions religieuses ».

La chancelière a dit son inquiétude à Donald Trump lors de l'entretien téléphonique qu'ils ont eu Samedi 28 Janvier 2017 et lui a rappelé que les conventions de Genève obligeaient la communauté internationale à accepter les réfugiés de guerre pour des raisons humanitaires, a déclaré son porte-parole.

Paris et Londres ont fait écho aux propos exprimés à Berlin.

« L'accueil des réfugiés est un devoir de solidarité. Le terrorisme n'a pas de nationalité et la discrimination n'est pas une réponse », a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, sur Twitter.

Son homologue britannique Boris Johnson a tweetté que « stigmatiser en raison de la nationalité est injuste et sème la discorde ».

Outre la Syrie, l'interdiction temporaire concerne les ressortissants d'Iran, d'Irak, de Libye, de Somalie, du Soudan et du Yémen.

Le décret, qui prévoit une interdiction d'une durée indéterminée pour les réfugiés en provenance de Syrie, n'est pas « une interdiction des musulmans », a assuré Donald Trump. Il a également indiqué qu'il chercherait à donner la priorité aux réfugiés chrétiens fuyant la Syrie.

Une famille de chrétiens orthodoxes syriens a toutefois été refoulée à Philadelphie en provenance du Liban.

A l'aéroport de Mustafa Kemal Ataturk à Istanbul, où des dizaines de personnes se sont vues interdire d'embarquer pour les Etats-Unis, Nail Zain, un syrien de trente deux ans, a déclaré à Reuters être arrivé en espérant s'envoler pour Los Angeles, mais qu'on l'avait empêché d'embarquer et son visa était annulé.

« Ma femme et mon fils sont aux Etats-Unis. Mon fils a la nationalité américaine. Nous attendons ce moment depuis deux ans. Finalement, quand j'ai eu l'occasion, ils m'ont empêché de voyager en tant que détenteur d'un passeport syrien ».

Il a ensuite été conduit hors du terminal par les autorités.

Le chef de la majorité au sénat américain, le républicain Mitch Mac Connell, a déclaré qu'il fallait « faire attention » dans la mise en oeuvre du décret.

« Il est important de se souvenir que certaines de nos meilleures sources dans la guerre contre le terrorisme islamique radical sont musulmanes à la fois dans ce pays et à l'étranger », a-t-il dit.

Le sénateur républicain John Mac Cain a évoqué « un processus confus » et il a estimé que le décret pourrait être utilisé comme matériel de propagande par l'Etat Islamique.

Samedi 28 Janvier 2017, la justice fédérale a suspendu l'expulsion des voyageurs dotés d'un visa, bloqués dans les aéroports américains.

Selon un point donné Dimanche 29 Janvier 2017 par la Maison Blanche, une vingtaine de voyageurs restaient encore retenus aux Etats-Unis.

« Ce n'était pas le chaos », a déclaré le secrétaire général de la Maison Blanche Reince Priebus sur la chaîne de télévision National Broadcasting Company (NBC). Il a précisé que trois cent vingt cinq mille voyageurs étaient entrés aux Etats-Unis Samedi 28 Janvier 2017 et que cent neuf d'entre eux avaient été interpellés.

« Nous avons fait sortir la plupart de ces gens. Nous en avons une vingtaine d'autres qui restent et je suppose que, tant que ce ne sont pas des gens horribles, nous allons les faire passer aujourd'hui dans la demi-journée », a-t-il déclaré.

Selon le département de la sécurité intérieure, trois cent soixante quinze personnes ont été affectées par le décret, dont cent neuf personnes étaient en transit et se sont vus refuser l'entrée aux Etats-Unis. En outre, cent soixante treize personnes ont été refoulées par les compagnies aériennes avant l'embarquement.

Les alliés arabes de Washington, les états du Golfe Persique et l'Egypte, non concernés par le décret, sont restés silencieux.

Le gouvernement irakien, allié de Washington dans la bataille pour la reprise de Mossoul et la lutte contre l'Etat Islamique, il accueille sur son sol plus de cinq mille militaires américains, n'a pas fait de commentaire sur le décret. Mais certains députés ont estimé que l'Irak devrait riposter par des mesures similaires à l'encontre des Etats-Unis.

A Bagdad, l'influent iman chiite Moktada al Sadr a estimé que les américains devaient quitter l'Irak, en signe de protestation contre le décret de Donald Trump.

Le gouvernement de Téhéran a indiqué Samedi 28 Janvier 2017 vouloir prendre des mesures en représailles à la décision du président américain, mais le ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré sur Twitter Dimanche 29 Janvier 2017 que les américains détenteurs de visas iraniens pouvaient entrer en Iran.

« A la différence des Etats-Unis, notre décision n'est pas rétroactive. Tous ceux qui ont un visa en règle seront les bienvenus », a dit le chef de la diplomatie sur Twitter.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré que son pays accueillerait ceux qui fuient la guerre et les persécutions, même si les compagnies aériennes canadiennes ont dit qu'elles refouleraient certains passagers à destination des Etats-Unis pour se conformer avec le décret sur l'immigration.

« A ceux qui fuient la persécution, le terrorisme et la guerre, les canadiens vont vous accueillir. La diversité est notre force, welcome to Canada », a twitté Justin Trudeau.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 16:48

 

http://uk.reuters.com/article/uk-usa-trump-immigration-lawsuit-idUKKBN15C0JL?il=0

 

Deux irakiens portent plainte contre le décret de Donald Trump contre les migrants

 

Un juge fédéral a bloqué Samedi 28 Janvier 2017 la déportation de dizaines de voyageurs et de réfugiés de sept nations à majorité musulmane, bloqués dans les aéroports des États-Unis par ordre du président Donald Trump, après un procès intenté au nom de deux irakiens liés aux forces de sécurité américaines.

Dans la plainte intentée devant une cour fédérale de Brooklyn, dans l’état de New York, les deux hommes ont contesté la directive de Donald Trump pour des raisons constitutionnelles. Le procès a indiqué qu’ils étaient devenus des cibles dans leur pays d'origine en raison de leurs liens avec les forces américaines et qu’ils avaient des visas valides pour entrer aux États-Unis.

Le procès met en évidence certains des obstacles juridiques auxquels fait face la nouvelle administration de Donald Trump lorsqu'elle tente de mettre en œuvre la directive que le président a signée Vendredi 27 Janvier 2017 pour imposer une interdiction de quatre mois aux réfugiés entrant aux États-Unis en provenance de la Syrie, de l'Iran et de cinq autres pays à majorité musulmane.

Dans une décision d'urgence rendue Samedi 28 Janvier 2017, la juge de district Ann Donnelly a ordonné aux autorités américaines de s'abstenir d'expulser des réfugiés précédemment acceptés, ainsi que « les détenteurs autorisés de visas d'immigrants et de non-immigrants valides et d'autres personnes légalement autorisées à entrer aux États-Unis » en provenance des pays ciblés par le décret de Donald Trump.

L’union américaine des libertés civiles (UCLA), qui a demandé le séjour temporaire, a déclaré qu'elle aiderait environ cent à deux cent personnes qui se sont retrouvées détenues en transit ou dans les aéroports des États-Unis après la signature du décret de Donald Trump.

« Je demande au gouvernement d'arrêter l’expulsion s'il y a quelqu'un en ce moment en danger d'être expulsé », a déclaré Ann Donnelly à l'audience. « Personne ne doit être expulsé dans cette situation ».

L'avocat du ministère américain de la justice, Susan Riley, a déclaré que « cela s'est déroulé avec une telle rapidité que nous n'avons pas eu l'occasion d'aborder toutes les questions juridiques ».

Beaucoup de personnes d’une foule immense qui s'était rassemblée devant le palais de justice de Brooklyn ont applaudi l’annonce de la décision du juge.

Le département américain de la sécurité intérieure a déclaré dans un communiqué des heures plus tard que seule une petite fraction des passagers aériens arrivant aux États-Unis Samedi 28 Janvier 2017 étaient « gênés alors que des mesures de sécurité renforcées étaient mises en place. Ces personnes ont subi des examens de sécurité améliorés et sont traitées pour entrer aux États-Unis, conformément à nos lois sur l'immigration et aux ordonnances judiciaires », a déclaré le communiqué.

Le ministère a déclaré que l'ordonnance de Donald Trump était toujours en vigueur et que ses agents l'appliqueraient.

Par ailleurs, un groupe de procureurs généraux de l’état discutait de l'opportunité de déposer leur propre contestation judiciaire contre l'ordonnance de Donald Trump, ont déclaré à Reuters des responsables de trois états.

Le sort de l'un des hommes qui ont porté plainte, un ancien interprète de l'armée américaine qui a été détenu à l'aéroport international de John Fitzgerald Kennedy, est particulièrement convaincant, a déclaré David Leopold, un ancien président de l'American Immigration Lawyers Association.

« Voici une personne qui a été un traducteur qui a travaillé pour les militaires américains pendant des années et qui a lui-même été visé par des terroristes », at-il dit. « Il est clair que, s'il est expulsé, il sera confronté à une menace directe à sa vie ».

Cet homme, Hameed Khalid Darweesh, a été libéré plus tard Samedi 28 Janvier 2017 et il a dit à une foule de journalistes à l'aéroport de John Fitzgerald Kennedy qu'il n'avait pas de mauvais sentiments au sujet de sa détention.

« Les Etats Unis sont la plus grande nation et le plus grand peuple du monde », a-t-il dit.

Hameed Khalid Darweesh, âgé de cinquante trois ans, a travaillé pour l'armée américaine et pour un entrepreneur américain en Irak de 2003 à 2013 en tant qu'interprète et ingénieur, selon le procès.

Le deuxième demandeur, Haider Sameer Abdulkhaleq Alshawi, trente trois ans, a également été détenu à l'aéroport de John Fitzgerald Kennedy, mais il a été libéré depuis. Il est le mari d'une femme irakienne qui a travaillé pour un entrepreneur américain en Irak. Elle vit déjà à Houston, selon le procès.

Donald Trump, un républicain, a déclaré que son ordonnance aiderait à protéger les américains contre les attaques terroristes.

Le procès pour le compte des irakiens conteste l'ordre de Donald Trump sur plusieurs points. Il dit que l'ordre viole la garantie de la constitution des États-Unis de la procédure régulière en supprimant leur capacité de demander l'asile et qu’il viole la garantie d'une protection égale en les discriminant sur la base de leur pays d'origine sans justification suffisante.

Il dit également que l'ordre viole les exigences procédurales de la réglementation fédérale.

La prochaine audience dans l'affaire a été fixée au 10 février 2017.

Les défenseurs du décret de Donald Trump disent que le président a une large autorité pour limiter l'entrée des ressortissants étrangers de pays spécifiques quand c’est dans l'intérêt national.

« Même s'ils le font et s’ils gagnent, cela ne change rien », a déclaré Mark Krikorian, le directeur du conservateur Center for Immigration Studies.

« Nous parlons de quelques dizaines de personnes, ce n'est qu'un effort de dernière minute pour faire entrer les dernières personnes, cela ne change pas vraiment la politique », a-t-il dit.

L'ordre de Donald Trump ne mentionne pas de religion spécifique, mais Donald Trump a déclaré dans une interview au Christian Broadcasting Network, Vendredi 27 Janvier 2017, qu'il agissait pour aider les chrétiens en Syrie qui ont été horriblement traités.

Des commentaires comme celui-là pourraient provoquer un problème supplémentaire au sujet de son ordre, a déclaré Hiroshi Motomura, un expert en immigration à l’école juridique de l'UCLA.

« Il y a eu des commentaires pendant la campagne qui ont mis l'accent sur la religion en tant que cible », a déclaré Hiroshi Motomura. « Si le dossier montre que les origines d'une mesure particulière sont fondées sur le ciblage d'un groupe particulier, cela pourrait être contesté devant les tribunaux ».

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens