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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 16:18

http://www.liberation.fr/france/2016/06/30/dans-la-jungle-de-calais-jacques-toubon-recadre-le-gouvernement_1463255

Dans la jungle de Calais, Jacques Toubon recadre le gouvernement

Par Haydée Sabéran, envoyée spéciale de Libération à Calais

Le défenseur des droits s’est rendu Jeudi 30 Juin 2016 dans le camp de migrants, s’élevant contre la politique menée par l’Intérieur et les récents traités internationaux.

Surprenant et courageux, Jacques Toubon, très peu de politiques ont jusqu’ici osé arpenter les allées boueuses et sableuses de la jungle de Calais.

L’ancien très chiraquien garde des sceaux, désormais défenseur des droits depuis le mois de juin 2014, y a, lui, passé tout son après-midi du Jeudi 30 Juin 2016. Surtout, en fin de journée, il a profité de sa conférence de presse pour prononcer des mots qui ont sonné comme un violent réquisitoire contre la politique de Bernard Cazeneuve. « La maîtrise des flux migratoires n’est pas la solution du problème, mais c’est le problème », a-t-il déclaré. « A l’exception de l’Allemagne, nous n’avons pas mis en place de politiques d’accueil conformes à l’histoire de l’Europe ». Voilà pour les grands principes, mais Jacques Toubon n’en reste pas là. Et se fait plus accusateur sur les conséquences de l’évacuation de la partie sud de la jungle, décidée par Beauvau au mois de février 2016. « Les conditions sur le camp de la lande sont absolument indignes et non respectueuses des droits humains. Tout est devenu plus difficile, car il n’y a pas dans la zone nord la possibilité d’organiser des lieux de vie qui existaient dans la zone sud ». Et Jacques Toubon de se déclarer inquiet « s’il était question pour l’avenir de démanteler aussi la zone nord », comme Bernard Cazeneuve l’a annoncé. « Je ne fais de procès à personne, ni à la préfète ni au ministère de l’intérieur, mais je dis que, s’il y avait un tel projet, il doit être longuement anticipé et il faut mettre en place des solutions alternatives respectueuses des droits fondamentaux ».

Quelques heures auparavant, Jeudi 30 Juin 2016, l’accueil sur place est bon et les Organisations Non Gouvernementales » (ONG) sont plutôt ravies de la démarche de l’ancien ministre. « Il fait un travail très intéressant. Il a par exemple dépassé la seule question des mineurs. Il y a un désir de comprendre et d’appréhender les situations. Cela progresse », dit Vincent de Coninck, chargé de mission du Secours Catholique du Pas-de-Calais. Une bénévole trouve « intéressant » que, au-delà des points de droit, il ait posé « les questions politiques », dès son rapport du mois d’octobre 2015 sur les atteintes aux droits. Un rapport accablant sur les mineurs, les conditions de vie et les violences policières, qui avait plus qu’agacé le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve. Le défenseur des droits y réclamait aussi la remise en cause « des accords de Dublin », qui obligent les candidats à l’asile à le solliciter dans leur pays d’arrivée. Il réclame désormais « la remise en cause des accords du Touquet », qui obligent la France à surveiller la frontière vers l’Angleterre. Mais la même bénévole déplore que la visite manque de discrétion, « il pourrait venir deux jours, incognito, et là il verrait ce que vivent vraiment les migrants, les conditions de vie qui régressent, les gaz lacrymogènes parfois pour rien et maintenant les tirs tendus de flash-ball avec viseur qui touchent les gens à la poitrine et au visage ».

En tout cas, Jacques Toubon est là. En chaussures de ville, certes, mais, coup de chance, il n’y a Jeudi 30 Juin 2016 pas trop de flaques ni de boue.

Et il se fait tout expliquer par Nathanaël Caillaux, coordinateur de la plateforme de services aux migrants, une fédération d’associations, et Solenne Lecomte, coordinatrice « lutte contre les violences » à la cabane juridique de la jungle. Il pose des questions parfois basiques, « pourquoi y a-t-il une barrière devant ces cabanes », « sont-ils regroupés sur une base ethnique » et « c’est un restaurant tenu par qui ». Nathanaël Caillaux explique que s’abriter pour les migrants est désormais un casse-tête. La situation, qui s’était améliorée depuis le dernier rapport du défenseur des droits, s’est à nouveau dégradée. La zone sud a été démantelée de force à la fin du mois de février 2016 et les exilés vivent les uns sur les autres dans la partie nord. Dans la zone sud ne subsistent plus que les écoles, une église et une mosquée. Les cabanes détruites ont laissé la place à une lande où pousse le colza. Quelque cinq cent personnes ont perdu leur abri après une bagarre générale le 26 mai 2016, dans laquelle des cabanes ont brûlé. Or, des dizaines de nouveaux réfugiés arrivent chaque jour. Depuis un mois, il y a mille personnes de plus, selon les associations, c’est-à-dire plus de six mille personnes. Comme la police, qui filtre les entrées, empêche toute arrivée de matériaux dans la jungle, il est impossible de construire de nouvelles cabanes et mille trois cent personnes dorment sous des tentes.

Le sort des mineurs est toujours aussi inquiétant, ils sont sept cent dans la jungle, dont six cent mineurs « non accompagnés », explique à Jacques Toubon un représentant de Médecins Sans Frontières (MSF), qui prépare un lieu d’accueil sécurisé pour ces jeunes. Il devrait ouvrir dans une dizaine de jours. Chaleureux et très tactile, Jacques Toubon bavarde avec un éthiopien avec un accent anglais chiraquien, « you are alone or with your family ». Le jeune homme en sweat orange lui explique qu’il est seul et qu’il veut passer en Angleterre, mais que les Italiens lui ont pris ses empreintes digitales de force et qu’il craint d’être renvoyé vers l’Italie quand il sera passé. Puis il s’éloigne. Jacques Toubon dit « qu’il n’a pas vraiment déposé une demande. Il est dans l’errance et dans l’impasse ». On entend le chant du muezzin. On lui montre un point d’eau, installé après la décision du conseil d’état qui a suivi son rapport de l’automne. Depuis, les robinets sont pris d’assaut par les exilés.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 15:56

REPONSE A JULIEN COUPAT

Vous trouverez ci dessous la première partie d'un message de Juan Chingo et d'Emmanuel Barot en réponse à Julien Coupat.

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site www.revolutionpermanente.fr à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.revolutionpermanente.fr/L-antipolitique-autonome-et-ses-illusions

L’antipolitique autonome et ses illusions

Par Juan Chingo et Emmanuel Barot

Mercredi 22 Juin 2016

Dans un texte du 24 janvier 2016, très ancien à l’aune de la temporalité propre à la lutte des classes et ses accélérations, que trois gros mois de combat contre la loi travail ont incarné, Julien Coupat et Eric Hazan proposaient une « invitation au voyage » en appelant à un « processus destituant » pour la période à venir, tout particulièrement contre la polarisation programmée autour du rituel pseudo-démocratique des élections présidentielles de 2017. Julien Coupat, en compagnie de Mathieu Burnel, est revenu récemment, Lundi 13 Juin 2016, dans une interview donnée à Mediapart, à l’aune cette fois de ce printemps, sur cette idée de « destitution ». Nous partons ici de ces textes pour discuter certains aspects des courants autonomes qui ont constitué jusqu’ici une des composantes de ce printemps de combat contre la loi travail, en particulier dans la jeunesse.

Les deux auteurs, dans leur texte, avancent d’abord l’idée qu’il faut « former un tissu humain assez riche pour rendre obscène la bêtise régnante et dérisoire l’idée que glisser une enveloppe dans une urne puisse constituer un geste, a fortiori un geste politique ». Certes, élections pièges à cons, nous savons cela depuis pas mal de décennies maintenant. Un « tissu humain assez riche pour », disent-ils en fin de texte, « ramener sur terre et reprendre en main tout ce à quoi nos vies sont suspendues et qui tend sans cesse à nous échapper ». Certes oui, à ce degré de généralité nous serons facilement d’accord. Mais nous y reviendrons, car la conclusion du texte, qui joue le rôle d’orientation « stratégique », est encore plus expressive, « ce que nous préparons, ce n’est pas une prise d’assaut, mais un mouvement de soustraction continu et la destruction attentive, douce et méthodique de toute politique qui plane au-dessus du monde sensible ».

A très juste titre, toute sortes d’objections leur ont alors été faites, la plus importante étant, outre le caractère nébuleux des formules, l’absence totale de référence à la lutte des classes, à ce contre quoi il y a à se battre et s’organiser et ce à quoi il faudrait se « soustraire », le pouvoir patronal, l’état bourgeois, les rapports de production capitalistes, les dominations et aliénations, d’où qu’elles viennent, mais que ceux-ci ont réorganisé autour de l’exploitation la plus brutale. Frédéric Lordon de son côté avait répondu sur un mode plus prospectif, dans un article du Monde Diplomatique intitulé « pour la république sociale » que le « problème des mouvements destituants, cependant, est qu’ils se condamnent eux-mêmes à l’inanité s’ils ne se résolvent pas à l’idée qu’aux grandes échelles il n’y a de politique qu’instituée ou réinstituée. C’est sans doute une ivresse particulière que de rester dans le suspens d’une sorte d’apesanteur politique, c’est-à-dire dans l’illusion d’une politique « horizontale » et affranchie de toute institution, mais si le mouvement ne revient pas sur terre à sa manière, c’est l’ordre établi qui se chargera de l’y ramener et à la sienne. Mais alors, comment sortir de cette contradiction entre l’impossible prolongement du suspens destituant et le fatal retour à l’écurie parlementaire ».

La solution que proposait Frédéric Lordon pour sortir de la contradiction n’est pas la nôtre et nous l’avons déjà discutée, remettre au centre « cette institution qu’ils ont d’abord voulu contourner, la représentation » dit-il. Mais au moins il avait le mérite de poser un minimum le problème d’une politique alternative autant à l’électoralisme le plus crasse qu’à une telle antipolitique éthérée de la destitution reformulée de façon tout aussi nébuleuse dans l’interview du Lundi 13 Juin 2016, « la destitution, c’est d’ores et déjà cela qui est à l’œuvre depuis des mois dans chacune des rencontres et dans chacune des audaces qui font la vitalité de ce mouvement. La question du jour d’après et de ce qui se passe ensuite, bref de l’angoisse des garanties, voilà bien ce qui n’a aucun sens dans l’actualité intégrale de la mêlée ». Ou encore, « nous l’avons appelé destituant en ce que, par sa simple existence et par ses interventions ponctuelles, il ruinerait pas à pas la faculté du gouvernement à gouverner. Cette mise en échec des stratégies gouvernementales successives, ramenées à de minuscules avortons de gestes, n’est-ce pas de cela que nous sommes témoins depuis plus de trois mois ».

De quelle mise en échec parle-t-on exactement ? Bien sûr le gouvernement n’a pas eu et n’a toujours pas la partie facile, et il le sait. Bien sûr les stratégies médiatiques, les institutions et la police en particulier, connaissent un discrédit grandissant. Et le tout dernier pas en arrière du gouvernement, revenant sur sa décision d’interdire la manifestation du Jeudi 23 Juin 2016, est un épisode supplémentaire de sa perte croissante d’autorité. Mais, pourquoi donc alors, malgré cette faiblesse pathétique depuis plus de trois mois, n’avons-nous pas encore pu défaire François Hollande et sa politique ? C’est de cela dont nous devons discuter, malgré ces difficultés croissantes du gouvernement à gouverner, la loi n’a pas encore été retirée. D’autre part, on ne peut laisser croire que ce sont les têtes de cortège dans les manifestations, les « interventions ponctuelles », qui ont à elles seules affaibli ou mis en difficulté le gouvernement. Bien sûr la réaction très combative contre la répression, dans les manifestations, et le refus de baisser les yeux représente un changement énorme dans la situation politique. Mais si depuis le début du mois de mai 2016 nous assistons à ce bras de fer très particulier entre le gouvernement et la Confédération Générale du Travail (CGT) et si la mobilisation est encore d’actualité, malgré les éléments évidents de tassement qui caractérisent la situation, n’est-ce pas avant tout en raison du retour de la classe ouvrière sur la scène politique, au travers d’un processus de grèves dans certains secteurs stratégiques et d’une combativité grandissante là où personne ne l’attendait ?

Quand l’antipolitique vend du rêve à ceux qui cauchemardent debout

Ce genre de formules sur la destitution illustre ce que nous voulons entendre ici par antipolitique, terme qui n’a rien à voir avec apolitique, parfaitement impropre en l’occurrence, un type de politique qui hypertrophie sa forme pour masquer son absence de contenu, opposée à l’idée qu’on ne peut gagner, contre l’état bourgeois et toutes ses armes, sans chercher à convaincre une masse critique suffisante de celles et ceux qui luttent. Donc qu’il faut œuvrer à cela en s’organisant sur la durée sur la base d’un plan de bataille cohérent et précis, d’une part sans se laisser piloter, en dernière instance, par les figures, postures et organisations officielles notoirement réformistes, qu’elles soient assumées ou pas comme telles, d’autre part sans se vendre du rêve sur ce qu’on peut conquérir « ici et maintenant » ni sur les conditions dans lesquelles ce gouvernement pourra réellement être mis en échec.

Le combat, toujours en cours, contre la loi travail et le passage étatique au stade industriel du matraquage ou, en d’autres termes, son saut bonapartiste, ont montré deux choses. D’abord, l’émergence d’un ras-le-bol, sur des bases politiques foncièrement anticapitalistes d’une frange croissante de la jeunesse mais aussi de travailleurs et de précaires qui en ont marre de se faire taper dessus et de devoir se contenter d’expédients pour survivre. Et qui ont tellement la rage qu’ils n’ont déjà plus peur de la répression, qu’ils sont prêts à l’affronter, et même à se préparer pour l’affronter plus encore. La politique ayant horreur du vide, les courants autonomes, très actifs dans les manifestations depuis plusieurs mois, ont effectivement compris cette réalité caractéristique de la période qui s’est ouverte, il y a un degré de combativité nouveau dans ce pays, qui s’est déjà suffisamment enraciné pour constituer de puissants germes pour la suite des opérations, qui se traduit par la fin de la peur du flic, de la matraque et du canon à eau, et qui, dans la jeunesse mobilisée en particulier, s’enracine dans une aspiration de plus en plus profonde à une existence désaliénée, fraternelle et libérée de toutes ces ignobles chapes de plomb qui gangrènent le moindre petit élément du quotidien. Ce réveil de la combativité est un fait marquant de ce printemps et, face à lui, il est très juste de dire que, aujourd’hui « le gouvernement a peur », mais ce n’est pas nouveau, quand plus largement les méthodes dures de la lutte des classes surgissent, elles le font très vite trembler, ne suffisait-il pas, à l’automne, d’une chemise arrachée pour le mettre en état d’alerte maximale, raison pour laquelle il ne se prive pas d’agiter le spectre de « l’ultra-gauche » radicalisée, dans la logique initiée par l’affaire de Julien Coupat et du groupe de Tarnac, « mis en examen pour terrorisme » ainsi qu’il signe la tribune co-écrite avec Eric Hazan, et que, dorénavant, l’amalgame entre la menace djihadiste et celle du « terrorisme rouge » repointe son nez dans la « grande » presse.

Mais la seconde chose est justement ce qui fait de cette « invitation à destituer » une antipolitique, qui donne du cœur à l’ouvrage mais oublie de nourrir le cerveau et s’incarne, entre autres, dans cette bataille fort ancienne entre autonomes et réformistes. Pas besoin de revenir ici sur le fait que les premiers, comme d’habitude, même si c’est à une échelle plus grande symptomatique de la situation, ont une nouvelle fois fait le plus souvent de l’affrontement direct avec les forces de répression le fin du fin.

Bien sûr cet affrontement est structurellement en germe dans une société fondamentalement violente, société d’exploitation et d’oppression, et les passages à l’action directe ont historiquement toujours constitué une composante des luttes de la classe ouvrière contre la bourgeoisie et ses appareils d’état. Et du reste la confrontation avec la police est de fait comprise ou tacitement soutenue par des franges de plus en plus larges que ces seuls secteurs, l’ampleur de la répression a été telle ce printemps que le pacifisme et le légalisme sont apparus de plus en plus largement, et à raison, comme des mystifications et l’auto-défense organisée est apparue comme une nécessité, une seule manifestation parisienne suffit à affranchir le plus sceptique. Mais le fait de transformer trop souvent cette composante en tactique minorisante, s’auto-justifiant de façon illusoire en affirmant qu’élever ce niveau de confrontation aurait par soi un effet de radicalisation et de massification, de même que le rapport très incantatoire ou même hostile à l’auto-organisation la plus large dans les autres espaces de construction de la lutte, n’est pas le problème, il en est le symptôme. Le fond de l’affaire est surtout la confusion totale entre, d’une part, la nature de l’affrontement qu’il y a à construire avec le système et les fins servant de boussole et, d’autre part, les moyens de le construire, confusion induite par l’absence de la moindre vision un peu conséquente de ce que peut vouloir dire destituer concrètement, c’est-à-dire en termes de puissance matérielle des opprimés capable d’abattre la puissance matérielle de leurs oppresseurs.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:56

http://www.plateforme-palestine.org/Stains-a-gagne-contre-la-diffamation-et-le-mensonge

http://www.france-palestine.org/Stains-a-gagne-contre-la-diffamation-et-le-mensonge

Stains a gagné contre la diffamation et le mensonge

Mercredi 29 Juin 2016

Communiqué de la campagne française pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers palestiniens

Traîné en justice de façon infâme par des officines qui sont le relais d’Israël et de sa politique coloniale en France, le maire de Stains était accusé d’incitation à la haine raciale. La raison, une banderole sur le fronton de la mairie, depuis 2009, en hommage à Marwan Barghouti, citoyen d’honneur de la ville.

Mardi 14 Juin 2016, au tribunal de Montreuil, de nombreux témoignages de soutien ont accompagné Azzedine Taïbi dans son exigence que soit reconnu le droit à la solidarité avec un peuple sous occupation et qui résiste.

Le jugement vient d’être rendu public et justice, la vraie, a été rendue. Stains a gagné, le préfet, porteur de l’accusation, a été débouté.

La campagne française pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers palestiniens, qui avait témoigné de son entière solidarité au maire de Stains, se félicite de cette décision de bon sens et d’honneur.

La banderole sera accrochée à nouveau Mercredi 29 Juin 2016 à 19 heures 30 sur la mairie de Stains. Soyons nombreux à participer à cette belle cérémonie.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:29

http://www.liberation.fr/france/2016/06/28/marie-george-buffet-pousse-ses-troupes-chez-melenchon_1462636

Marie-George Buffet pousse ses troupes chez Jean Luc Mélenchon

Par Rachid Laïreche

Alors que le Parti Communiste Français (PCF) tranchera la question des élections présidentielles de 2017 au mois de novembre 2016, l'ancienne secrétaire nationale met la pression contre Pierre Laurent.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, joue la montre. La décision pour 2017 sera prise au mois de novembre 2016 lors d’une conférence nationale. Les solutions sont minces. La place du colonel Fabien est en froid avec Jean-Luc Mélenchon et les frondeurs de Solferino, potentiels alliés, se préparent pour les élections primaires de la « belle alliance populaire » de Jean Christophe Cambadélis. Reste le songe Nicolas Hulot, le PCF guette ses sorties et ses gestes.

Comprendre que Pierre Laurent pourrait soutenir la candidature de l’écologiste. Toutes les portes sont ouvertes pour sortir de la brume.

En attendant, Marie-George Buffet, toujours populaire chez les rouges, a déposé un petit caillou dans la chaussure du chef. Elle appelle les communistes à se rassembler, comme en 2012, autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Mardi 28 Juin 2016, elle a déclaré à La Chaîne Parlementaire (LCP), « nous ne pouvons pas rester chacun dans notre coin de façon partisane, il faut absolument nous rassembler et qu’il y ait une nouvelle dynamique à gauche ».

Ce n’est pas une révolution.

L’ancienne secrétaire nationale s’était rendue, Dimanche 5 Juin 2016, au défilé de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, à Paris, alors que Pierre Laurent était en train de pique-niquer avec son parti à Aubervilliers.

« La porte est ouverte mais nous ne l’accueillerons pas avec le sourire »

Sur la place du colonel Fabien, Marie-George Buffet, qui a quitté le conseil national du PCF lors du congrès du mois de juin 2016, n’est pas la seule à pousser pour une alliance avec Jean-Luc Mélenchon.

Plusieurs voix s’élèvent, à l’image de l’ancien conseiller régional francilien, Francis Parny. Il a mis en ligne une pétition, « communistes, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon pour 2017 ».

Aujourd’hui, elle compte près de deux mille deux cent signatures. Du côté de la direction, pas un mot, elle attend le mois de septembre 2016 et le retour de sa grande consultation citoyenne qui vise à recueillir l’avis de cinq cent mille personnes pour « bâtir un nouveau projet de gauche ». L’initiative est belle, mais les retombées politiques sont incertaines.

Pendant ce temps, Jean Luc Mélenchon, qui court derrière les cinq cent signatures de maires pour postuler officiellement à l’Elysée, observe les discussions avec un petit sourire en coin.

Genre, « tôt ou tard, tu finiras dans mes bras ». Les sondages parlent en sa faveur. Il rôde autour des douze pour cent de voix. L’un de ses proches prévient Pierre Laurent, « la porte est ouverte à tout le monde et c’est vrai que son soutien nous facilitera la tâche. Avec le PCF, nous serons certains d’avoir les cinq cent signatures de maires. Mais si un jour il décide de rallier la candidature de Jean-Luc Mélenchon, nous ne l’accueillerons pas avec le sourire ».

Un résultat logique dans cette guerre d’egos. Les deux camps se lancent des pics à distance et s’esquivent depuis que Jean Luc Mélenchon a annoncé sa candidature, sans oublier les rancœurs du passé. En 2012, les sourires s’affichaient sur tous les écrans, mais l’ambiance était électrique en coulisses. Lorsqu’on interroge les autres partis de gauche, comme le Parti Socialiste ou bien Europe Ecologie Les Verts (EELV), le suspens est mince. « En 2017, ils n’auront pas le choix, ils seront dans le même bateau ».

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 15:18

http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2016/07/01/toujours-plus-conteste-au-sein-du-labour-jeremy-corbyn-s-accroche_4961829_4872498.html

Toujours plus contesté au sein du parti travailliste, Jeremy Corbyn s’accroche

Par Philippe Bernard, correspondant permanent du Monde à Londres

Le séisme du Brexit a précipité les deux grands partis politiques britanniques dans un état de désordre inédit. Pendant que les conservateurs s’étripent, les travaillistes s’écharpent. Deux jours après que quatre vingt un pour cent des députés du parti travailliste ont voté une motion appelant leur chef, Jeremy Corbyn, à démissionner pour cause de mollesse dans la campagne pour le maintien dans l’Union Européenne, ce dernier reste en place et la confusion est à son comble.

Ses opposants ne parviennent pas à s’accorder sur le nom d’un possible remplaçant.

La députée Angela Eagle, ministre démissionnaire du cabinet fantôme, qui devait lancer sa « candidature d’unité », Jeudi 30 Juin 2016, a suspendu sa décision tout en affirmant qu’elle détenait les cinquante et un parrainages nécessaires pour défier Jeremy Corbyn dans un scrutin.

Mais d’autres députés lancent de leur côté d’autres appels à l’unité et rassemblent des parrainages. Ils affirment vouloir prendre leur temps pour faire pression sur le chef du parti pour qu’il démissionne. Ce que l’intéressé refuse, en se prévalant du vote des soixante pour cent des adhérents qui l’ont élu au mois de septembre 2015. Les députés contre la base, l’impasse apparaît totale.

Pourtant, en prévision d’un éventuel scrutin, les partisans et les opposants à Jeremy Corbyn mobilisent leurs troupes. En une semaine, soixante mille nouvelles adhésions ont été enregistrées. L’ambiance est alourdie par les plaintes de plusieurs députés disant faire l’objet de harcèlement et de menaces physiques de la part de Momentum, le mouvement de soutien à Jeremy Corbyn qui, de son côté, dénonce un complot. « Le parti travailliste a la responsabilité de prendre l’initiative. Nous devons rassembler les gens, demander des comptes au gouvernement et nous opposer à l’austérité », a déclaré le chef du parti sur Twitter, comme si de rien n’était.

« Je suis le leader »

Le climat s’est encore tendu après les propos controversés tenus Jeudi 30 Juin 2016 par Jeremy Corbyn lors de la remise d’un rapport sur l’antisémitisme au sein du parti. « Nos amis juifs ne sont pas plus responsables des actions d’Israël ou du gouvernement de Benyamin Netanyahou que nos amis musulmans ne le sont des différentes organisations ou états se disant islamiques », a-t-il déclaré. Mis en cause dans l’assistance pour avoir semblé dresser un parallèle entre l'état d’Israël et l’organisation Etat Islamique, Jeremy Corbyn a affirmé à travers un porte-parole qu’il avait en réalité fait référence à des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Pakistan.

Cette polémique a brouillé le message du rapport, lancé après une série de propos douteux tenus notamment par l’ancien maire de Londres Ken Livingstone. Le document estime que les stéréotypes raciaux n’ont pas leur place dans les discours du parti. « La remarque de Jeremy Corbyn me conduit à me demander s’il a compris quelque chose au rapport », a commenté Danny Rich, représentant du judaïsme libéral.

Interrogé pendant cet événement sur une éventuelle démission, Jeremy Corbyn a refusé de répondre, répétant seulement que « je suis le leader ».

Jeudi 30 Juin 2016, le patron contesté du parti travailliste a assisté à un service religieux à l’abbaye de Westminster commémorant le centenaire du début de la bataille de la Somme. Vendredi Premier Juillet 2016, il devait se déplacer sur les champs de bataille de Picardie, comme s’il ignorait les luttes internes qui secouent son parti, le menaçant chaque jour un peu plus d’éclatement.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 14:55

https://blogs.mediapart.fr/la-chapelle-en-lutte/blog/010716/harcelement-des-migrants-et-migrantes-paris-par-une-personne-solidaire

Harcèlement des migrants et migrantes à Paris

Le récit des journées du Mercredi 29 Juin et du Jeudi 30 Juin 2016 où, avec l'aide de la mairie de Paris, la préfecture s'est montrée particulièrement agressive, avec plusieurs rafles policières contre les migrants dans le dix huitième et le dix-neuvième arrondissement de Paris. Résultat, des dizaines d'Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) prononcées contre des demandeurs d'asile, des dizaines de tentes dans les bennes municipales et la colère qui monte.

Mercredi 29 Juin 2016, une vingt-cinquième opération de la police et des associations humanitaires a eu lieu pour évacuer le campement installé depuis une quinzaine de jours halle Pajol.

Comme d’habitude, un cordon de flics a été installé à l’aube pour empêcher des personnes extérieures au campement, c’est à dire aux gens qui dorment dehors à côté mais aussi à des personnes parties aux toilettes ou faire la queue devant je ne sais quelle administration, de venir profiter de l’opération. Profiter pour un migrant cela veut dire parfois passer trois jours sur des lits de camps rangés à quinze centimètres les uns des autres dans des gymnases dans lesquels des élus ont usé de violence physique pour les faire dégager.

Bref, comme toujours pas mal de personnes sont restées sur le carreau. Après avoir été poussées de force dans le métro à Marx Dormoy, ces personnes se sont regroupées pour monter un nouveau campement, sachant qu’ensemble on est plus forts pour affronter la rue, pour organiser le quotidien dans des conditions extrêmes et aussi peut-être, rêvons un peu, pour organiser une lutte pour des logements et des papiers pour toutes et tous.

Chacune de ces tentatives de regroupement et de réinstallation ont alors été violemment réprimées par des escadrons de gardes mobiles et autres bleus. A Jaurès d’abord, en face de France Terre d'Asile (FTA), là où il faut faire la queue plusieurs jours pour obtenir le ticket avec le rendez vous à la préfecture permettant de déposer une demande d’asile.

Là les flics ont gazé et chargé pour empêcher l’installation des tentes et des matelas. Plusieurs tentes ont été détruites.

À Saint-Bernard, ensuite, là les flics ont tout d’abord nassé les personnes qui tentaient de s’installer sur le parvis et ont embarqué une dizaine d’exilés. Puis, au son d'assassin de la police et de la mégère gendarmicide, qui sortait à fond de l’appartement d’un voisin solidaire, les molosses sont venus récupérer de force les tentes et les duvets, n’hésitant pas à enfoncer leur matraque dans le dos d’une jeune femme qui tenait sa petite fille dans un bras et une tente dans l’autre. Ensuite ils ont nassé les tentes.

Malgré la chasse aux migrants qui s’est poursuivie toute la soirée, les exilés ont réussi à se regrouper et passer la nuit ensemble vers le cinéma MK 2 du quai de Seine. Jeudi 30 Juin 2016, ils et elles ont été évacués vers la rotonde Stalingrad pour un contrôle d’identité puis embarqués dans une annexe de la préfecture de police rue de l’Aubrac dans le douzième arrondissement de Paris.

Mercredi 29 Juin 2016, plusieurs dizaines d’entre nous ont enchaîné des heures et des heures de rassemblements bruyants devant les commissariat pour demander la libération de camarades arrêtés lors de la manifestation du Mardi 28 Juin 2016 ou arrêtés chez eux au petit matin dans le cadre d’une enquête sur des dizaines de manifestations menées depuis le début de l’état d’urgence, ces derniers ont été libérés.

Ce serait peut-être bien de continuer dans le douzième arrondissement de Paris pour les exilés contraints de lutter pour leur survie. En attendant mieux, en attendant un mouvement offensif pour que le monde ne soit pas seulement conçu et rêvé par et pour une classe de privilégiés circulant d’aéroport en aéroport et d’une chaîne d’hôtels standardisés à l’autre. Pour qu’il n’y ait pas d’êtres humains à qui ne soient concédées que les marges.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 19:59

http://www.taranisnews.com/post/146545798843/plainte-pour-atteinte-arbitraire-à-liberté-par

Plainte pour atteinte arbitraire à liberté par personne dépositaire de l’autorité publique

Par Gaspar Glanz

Lundi 27 Juin 2016

Lettre ouverte au procureur de la république de Paris.

Je m’appelle Gaspard Glanz. Je réside à Strasbourg. Je suis né à Strasbourg le 22 avril 1987. Ma profession est journaliste. Je suis le fondateur et le gérant de la société Taranis depuis le mois de mars 2012, propriétaire et principal contributeur du site www.taranisnews.com. Mon casier judiciaire est vierge.

J’étais à Paris le Jeudi 23 Juin 2016 en ma qualité de Journaliste Reporter d’Images (JRI). En mission de reportage pour la société de production que j’ai fondé et pour d’autres médias français, comme à chacune des dix huit précédentes journées de mobilisations nationales contre la loi travail qui se sont déroulées depuis le début du mouvement social, le 9 mars 2016.

C’est dans l’exercice de mes fonctions et en me rendant avec un collègue journaliste, Alexis Kraland du média Street Politics, à la manifestation contre la loi travail prévue sur la place de la Bastille à 14 heures, que j’ai été arrêté et placé en rétention administrative à partir de 12 heures 40. Je venais de me présenter avec mes papiers d’identité et mon sac de tournage ouvert au premier check point de la police, situé au niveau de la bouche de métro du boulevard du Temple. Nous marchions depuis la place de la République en direction de la place de la Bastille.

J’ai présenté à l’officier me demandant « d’identifier ma qualité de journaliste par un document officiel » un certificat K BIS de moins de trois mois indiquant mon statut de gérant de l’entreprise de production de contenus d’information Taranis, enregistré au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) de Rennes. J’ai participé au contrôle de l’intégralité de mon sac de tournage par des officiers, ainsi que du contenu de mes poches. Je tiens à préciser que j’ai coopéré aux injonctions dans le calme, durant la totalité de mon contrôle ainsi que de ma rétention administrative. Les policiers qui ont procédé à notre interpellation ne portaient pas de matricules.

J’ai immédiatement été privé de ma liberté, fouillé une seconde fois et assis de force au sol, entre trois policiers. Sans autorisation de me déplacer, d’utiliser mon téléphone portable ou de communiquer oralement avec d’autres collègues journalistes aux alentours, qui ont par ailleurs été repoussés. J’ai insisté à de multiples reprises pour connaitre le motif légal de mon interpellation qui ne m’a pas été donné dans l’immédiat, et il aura fallut attendre 13 heures pour qu’un autre officier me signifie que j’étais arrêté avec mon collègue journaliste Alexis Kraland pour « attroupement en vue de commettre un délit ».

Nous sommes regroupés avec six présumés manifestants interpellés, avec lesquels nous entrons dans un camion de police qui contient déjà quatre autres personnes, aux alentours de 13 heures 20. La police nous conduits au commissariat du dix huitième arrondissement de Paris.

Je tiens à préciser que malgré la température extérieure supérieure à trente deux degrés durant notre transport et notre rétention, plus de quatre heures, et alors que de nombreuses personnes en ont fait la demande, à de multiples reprises, pas une goutte d’eau ne nous aura été remise par les forces de police et il n’aura pas été possible de se rendre aux toilettes. Certains officiers venant même « narguer les manifestants » en buvant ostensiblement de l’eau à la bouteille devant eux, utilisant parfois celles qui appartenaient aux personnes retenues.

Personne ne s’est vu proposer de contacter un avocat ou un médecin, à part les personnes placées en Garde A Vue (GAV), n’ayant pas la nationalité française ou étant binationaux. Des personnes ont été gardées plus longtemps, mais en ce qui me concerne la rétention aura duré quatre heures et vingt minutes. Ce délais est, me semble-t-il, au delà du maximum légal pour une rétention administrative en France, sans un placement en GAV.

Vu que les faits ce sont produits dans le cadre de mon activité professionnelle de journaliste,

Vu que la détention arbitraire des journalistes en amont d’événements sociaux ou politiques est condamnée par le droit international, incluant l’intégralité des traités relatifs à cette question ratifiés par la France et traduits en droit français,

Vu que les officiers en charge du contrôle ont reconnus eux-mêmes verbalement avoir connaissance de mon entreprise et de mes activités, à la lecture du K BIS présenté, la question pouvant alors se poser de la nécessité d’être gardé quatre heures de plus pour une « vérification d’identité »,

Vu qu’au moins un des officiers commandant la compagnie d’Intervention à l’origine de notre contrôle et de notre interpellation, est concerné par une enquête de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) pour des violences volontaires sur des manifestants dans la nuit du 28 avril 2016, sur ce même boulevard du Temple, des faits que j’ai en partie filmé et pour lesquels l’IGPN m’a demandé de témoigner dix jours plus tard,

Vu que j’ai déposé plainte auprès de l’IGPN à trois reprises en deux ans, uniquement pour les faits dont je disposais de preuves matérielles, pour « violence volontaire avec arme », « complicité de violence volontaire » avec la double circonstance aggravante qu’elles ont été commises par « un ou des fonctionnaires en charge de l’autorité publique dans l’intention de provoquer une mutilation permanente », des faits entraînant jusqu’à vingt et un jours d’Interruption Temporaire de Travail (ITT) et passible de la cour d’assises,

Je souhaite par la présente vous solliciter à ouvrir une enquête sur les faits du Jeudi 23 Juin 2016, en la confiant si possible à des juges d’instruction indépendants.

Je souhaite par la présente déposer plainte contre X pour « atteinte arbitraire à liberté par personne dépositaire de l’autorité publique ».

Je souhaite recommander, à titre provisoire, car je n’ai signé et on ne m’a remis aucun document, afin de prévenir toute destruction, dissimulation ou altération des preuves nécessaires à la justice, que soit saisis les procès verbaux d’arrestation, de transport, de placement en rétention administrative et d’audition, censés avoir été rédigés par la police, ou tout autre corps de force de l’ordre déployé, CDI, SI, BI, Brigade Anti Criminalité (BAC), gendarmerie et Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS).

Je souhaite que soit saisies les traces photos, radios, audios et vidéos des forces de l’ordre, y compris les dispositifs intégrés à leurs uniformes ou mis à disposition par la vidéo surveillance de la ville de Paris, lors de l’arrestation et le placement en détention au niveau du boulevard du Temple.

Je souhaite demander une réparation de deux mille cinq cent euros pour le préjudice économique subit par l’entreprise Taranis et provoqué par cette rétention, n’ayant pu fournir les contenus commandés par les clients de la société, ni relayer ceux produits par nos équipes en région.

Je souhaite enfin, en mon nom mais aussi par ma qualité de gérant, au nom des autres collaborateurs de l’entreprise Taranis concernés, que soit ordonné la restitution immédiate du matériel de protection à usage professionnel, lunettes de protection et masques contre le gaz lacrymogène, saisit sans la justification d’un arrêté stipulant l’interdiction de leur détention ou de leur usage, en date du 23 Juin 2016 à Paris, dans le commissariat du dix huitième arrondissement, et du 31 mai 2016 à Rennes, dans le commissariat de la Tour d’Auvergne.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 19:35

https://socialistworker.co.uk/art/42971/Thousands+demonstrate+to+support+Corbyn

Des milliers de personnes manifestent pour soutenir Jeremy Corbyn

Par Nick Clark

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées devant le parlement, Lundi 27 Juin 2016, pour la défense du chef de l'aile gauche du parti travailliste, Jeremy Corbyn. Des centaines d'autres ont rejoint des rassemblements similaires à Newcastle et à Manchester pour défendre Jeremy Corbyn contre les manœuvres des députés travaillistes pour se débarrasser de lui.

Momentum, le groupe de gauche du parti travailliste qui a organisé le rassemblement de Londres, a déclaré que dix mille personnes avaient manifesté pour soutenir Jeremy Corbyn. Ils ont manifesté au moment ou Jeremy Corbin faisait face aux députés travaillistes à l'intérieur du parlement, qui se réunissaient pour débattre d'une motion de défiance contre lui.

Les rassemblements faisaient penser aux meetings de masse de Jeremy Corbyn pendant sa campagne pour son élection à la direction du parti travailliste l'année dernière.

Prenant la parole lors du rassemblement à Londres, Jeremy Corbyn a expliqué les raisons pour lesquelles beaucoup de ses partisans ont voté pour lui l'année dernière. Il a dit que « nous sommes absolument l'esprit de l’espoir, nous ne sommes pas l'esprit du désespoir ». Il a également dit que les supporters du parti travailliste ont besoin de construire une politique d’unité pour battre l'austérité.

Mais les rassemblements étaient aussi des rassemblements de colère et de défi. Il est incroyable que la droite divise le parti travailliste juste au moment où toute l'attention devrait être portée sur les problèmes des conservateurs.

Les chants de « dehors les conservateurs, vive Jeremy Corbyn » résonnaient à travers la place du parlement à Londres et devant le Grey’s Monument au centre de la ville de Newcastle.

Le militant du parti travailliste Daniel Kebede participait au rassemblement de Newcastle. Il a dit à Socialist Worker qu’il était très en colère. Il criait « honte à vous » à chaque fois que quelqu'un mentionnait le nom d'un ministre démissionnaire du cabinet fantôme.

Les députés travaillistes ont lancé une campagne pour la démission de Jeremy Corbin, Dimanche 26 Juin 2016. Ils prétendent qu'ils ont perdu confiance dans la capacité de Jeremy Corbyn de diriger le parti après le résultat du référendum sur l'Union Européenne la semaine dernière.

En réalité, ils sont outrés que les militants et les sympathisants les aient défiés en élisant un chef de file de l'aile gauche l'an dernier. Depuis son élection, ils sont à la recherche d'une occasion pour se débarrasser de lui et pour reprendre le contrôle du parti.

Beaucoup de ceux qui se sont rassemblés aujourd’hui étaient furieux du mépris des députés contre leurs propres membres et sympathisants.

Yan, étudiant, participait au rassemblement de Londres. Il a dit à Socialist Worker que « le parti travailliste tente de se débarrasser de son leader démocratiquement élu. Il utilise le Brexit comme un prétexte pour le faire. Ils ignorent la décision des personnes qui ont voté pour Jeremy Corbyn et les nombreuses personnes qui ont rejoint le parti travailliste après son élection ».

Une autre supportrice, Christine Campbell, a dit que « je suis entré au parti travailliste en raison de Jeremy Corbyn. Mais s’ils continuent comme cela, il n'y aura pas d’alternative de gauche crédible dans les élections. C’est un coup d’état blairiste. J’ai écrit à ma députée et je lui ai dit que, si elle fait quelque chose contre Jeremy Corbin, elle n’aura pas ma voix aux prochaines élections générales ».

Daniel a dit « qu’il y avait un sentiment que les députés du parti travailliste sont très détachés des militants. Ils ne savent pas ce qu'ils font, ils sont dans une tour d'ivoire. Tout le monde se rend compte que le moment est venu de battre les conservateurs. Et ces gens créent une sorte de résignation ».

Plus de la moitié du cabinet fantôme de Jeremy Corbyn a démissionné au cours des deux derniers jours. D’autres députés se sont joints à des appels pour la démission de Jeremy Corbyn. Et un vote de défiance contre Jeremy Corbyn aura lieu Mardi 28 Juin 2016.

Leur plan est de faire pression contre Jeremy Corbyn pour qu’il démissionne et d’appeler à l’élection d’un nouveau leader du parti.

Pourtant, Jeremy Corbyn défie jusqu’à maintenant les tentatives de l'évincer. Il a insisté sur le fait que, si les députés travaillistes veulent l’élection d’un nouveau leader, il faut qu’ils trouvent un candidat contre lui.

La force du rassemblement d’aujourd’hui montre que Jeremy Corbyn reçoit un énorme soutien de la part des militants et des sympathisants du parti travailliste. Il est également soutenu par un certain nombre de syndicats et de députés travaillistes.

Le ministre de l’économie du cabinet fantôme, John McDonnell, a parlé lors du rassemblement de Londres. Il a dit qu’il était « absolument clair que Jeremy Corbyn ne démissionnera pas. S'il y a une autre élection, Jeremy Corbyn sera à nouveau candidat ».

Il a ajouté que ce n’était « pas du tout une question personnelle. C’est la question de la démocratie du mouvement. Au cours des prochaines semaines, nous nous demandons d’exprimer votre soutien à Jeremy Corbyn et à la politique qu'il représente ».

Diane Abbott, qui a été nommée aujourd'hui ministre de la santé du cabinet fantôme de Jeremy Corbyn, a dit que « je vais continuer à soutenir Jeremy Corbyn en privé, en public, au parlement et dans les médias ». Les députés travaillistes Angela Smith, Richard Burgon et Dennis Skinner, ont également parlé lors du rassemblement.

Des secrétaires généraux des syndicats sont également intervenus pour soutenir Jeremy Corbyn.

Matt Wrack, du syndicat des pompiers FBU, a dit que « ces gens au parlement pensent qu'ils peuvent organiser un coup derrière des portes closes. Je les mets au défi de sortir et de faire face au peuple ».

Tosh Mac Donald du syndicat ASLEF, Ronnie Draper du syndicat BFAWU et Dave Ward du syndicat CWU, sont également intervenus. Et Mark Serwotka du syndicat PCS a également envoyé un message de solidarité. Plus tôt aujourd'hui, UNISON, l'un des plus grands syndicats de Grande-Bretagne, a publié une déclaration de soutien à Jeremy Corbyn.

La pression contre Jeremy Corbyn de ses propres députés pour qu’il démissionne sera immense.

Mais Yan a dit que « des événements comme celui d’aujourd’hui prouvent qu'il y a un soutien pour lui ».

Bob, un autre supporter, a dit, « regardez la foule ici, quel autre homme politique a ce genre de soutien » ?

Mobiliser pour soutenir Jeremy Corbyn dans les lieux de travail et dans les rues, dans les mouvements contre l'austérité et le racisme, sera crucial pour le défendre. Tout le monde à gauche devrait défendre Jeremy Corbyn contre la droite.

La manifestation appelée par Stand Up to Racism et la People’s Assembly le 16 Juillet 2016 sera très importante.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 19:55

http://www.liberation.fr/france/2016/06/28/a-paris-la-police-a-encercle-la-bourse-du-travail_1462671

A Paris, la police a encerclé la bourse du travail

Par Luc Peillon , Ismaël Halissat et Rozenn Morgat

Un petit groupe proche du mouvement des Nuits Debout, refusant de participer à la manif syndicale contre la loi travail en raison des conditions imposées par les forces de l'ordre, est resté « nassé » devant le bâtiment.

Bourse du travail, Mardi 28 Juin 2016, dans le dixième arrondissement à Paris. Il est 12 heures 30 et l’assemblée commence à s’impatienter. Une grosse centaine de personnes, opposées à la manifestation officielle « en cage », sont réunies depuis le milieu de la matinée pour décider d’une action commune. Le « tour de manège » du Jeudi 23 Juin 2016 a laissé un souvenir amer.

Occuper les locaux ou bien rejoindre quand même la manifestation ? Les débats sont animés parmi le petit groupe de salariés, précaires et étudiants. Beaucoup d’entre eux sont proches du mouvement des Nuits Debout. Problème, depuis une demi-heure, la police encercle le bâtiment. Impossible de sortir sans fouille individuelle. « Nous ne pouvons pas accepter cela », explique un militant. « Ils nous contrôlent place de la République alors que la manifestation est place de la Bastille », s’indigne un autre. Décision adoptée à main levée, sortir en groupe et refuser les fouilles. Quelques minutes plus tard, tout le monde est dans la rue. Les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), qui s’étaient reculées, reviennent aussitôt nasser la petite foule. Un militant cégétiste explique alors que Philippe Martinez, secrétaire général de la Confédération Générale du Travail (CGT), a appelé le préfet de police pour s’indigner de l’encerclement de la bourse du travail par la police, sans résultat.

Chamboule-tout

« C’est totalement scandaleux que nous ne puissions pas accéder à une manifestation qui a été autorisée par le gouvernement. Ils utilisent l’état d’urgence pour nous empêcher de nous exprimer », s’exclame Gaël Quirante, secrétaire départemental des Hauts-de-Seine du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD). « Mais ils n’auront pas de répit pendant le mois d’août 2016. Il y a trop de colère accumulée ». Côté étudiant, la rancœur monte aussi, « ce ne sont même plus des contrôles, mais des fouilles au corps », s’agace Jérémy, qui dit avoir été fouillé huit fois, Jeudi 23 Juin 2016.

Les heures passent et le moral des personnes présentes remonte au rythme des coups de fil reçus des participants au cortège syndical, parti de la place de la Bastille à 14 heures. « Je pense qu’ils vont nous rejoindre, ils sont au courant de la nasse devant la bourse du travail », explique un étudiant. Peu de temps après, une petite foule commence, en effet, à se former de l’autre côté de la nasse, obligeant les forces de l’ordre à augmenter leurs effectifs. Il y a Xavier Mathieu à l’intérieur et l’économiste Frédéric Lordon de l’autre côté. L’ambiance est bonne enfant. Plusieurs ballons, confisqués les uns après les autres, sont échangés au-dessus du cordon de police séparant les deux groupes. D’autres improvisent un chamboule-tout avec des gobelets en plastique.

En fin d’après-midi, l’affluence des personnes revenues de la manifestation oblige les forces de l’ordre à investir la place de la République, située à proximité, et à procéder à plusieurs interpellations. Devant la bourse du travail, le barrage policier est maintenu, contrôlant les entrées et sorties.

Vers 18 heures, plusieurs centaines de personnes, retranchées dans le bâtiment, étaient toujours réunies en assemblée générale.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 19:40

L'attentat d'Istanbul a fait quarante et un morts, l'Etat Islamique premier suspect (Reuters)

Les enquêteurs examinaient Mercredi 29 Juin 2016 les vidéos de l'attentat de l'aéroport international Atatürk d’Istanbul et les déclarations de témoins après l'attaque menée par trois kamikazes, soupçonnés d'appartenir au groupe Etat Islamique, qui y ont fait quarante et un morts et deux cent trente neuf blessés.

L'attaque, Mardi 28 Juin 2016, n'a pas été revendiquée, mais les premiers indices mettent en cause l'organisation djihadiste, a déclaré le premier ministre turc, Binali Yildirim.

Treize étrangers figurent parmi les victimes, ont annoncé les autorités turques, cinq saoudiens, deux irakiens et des citoyens de Chine, de Jordanie, de Tunisie, d'Ouzbékistan, d'Iran et d'Ukraine.

Cette attaque dans le troisième aéroport d'Europe est l'une des plus meurtrières menées en Turquie ces derniers mois.

L'un des kamikazes a tiré au hasard dans le hall des départs du terminal international avec une arme automatique, semant la panique parmi les voyageurs, avant que les trois kamikazes se fassent exploser à l'intérieur et à l'extérieur du terminal.

Des images de caméras de vidéo surveillance montrent un kamikaze touché par une balle, probablement tirée par un policier. L'homme tombe et fait exploser sa bombe environ vingt secondes plus tard.

« C'est comme un puzzle. Les autorités étudient les images des caméras de vidéo surveillance et les déclarations des témoins », a dit un responsable turc.

L'agence de presse Dogan a rapporté, sans citer ses sources, que les autopsies des trois attaquants, dont les bustes étaient en lambeaux, ont révélé que ceux-ci pourraient être des ressortissants étrangers.

Des éléments du toit sont tombés sur le trottoir devant le hall d'arrivée. Les baies vitrées du terminal ont volé en éclats et des câbles électriques pendent du plafond.

Mercredi 29 Juin 2016, des équipes de nettoyage ramassaient les débris et la police poursuivait ses patrouilles alors que le trafic aérien reprenait progressivement à l'aéroport international.

Arrivés en taxi

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que l'attentat devrait constituer un tournant dans la lutte contre le terrorisme, qui, selon lui, « n'a rien à voir avec la foi ou des valeurs ».

Les attaquants se sont rendus à l'aéroport en taxi. Deux spécialistes américains du contre-terrorisme ont déclaré que l'Etat Islamique était fortement suspecté, même s'il n'y avait aucune preuve pour le moment.

Les services du gouverneur de la ville ont indiqué que cent neuf des deux cent trente neuf personnes hospitalisées après l'attaque ont pu rentrer chez elles. « Il y avait des petits bébés qui pleuraient, des personnes qui criaient, des débris de verre et du sang partout sur le sol. Il y avait beaucoup de monde, c'était le chaos », témoigne Diana Eltner, une psychologue suisse de vingt neuf ans.

Des passagers dont le vol a été reporté dormaient encore à même le sol Mercredi 29 Juin 2016 tandis que d'autres réconfortaient les employés de l'aéroport. Turkish Airlines dit avoir annulé trois cent quarante vols avant la reprise du trafic, Mercredi 29 Juin 2016 après 8 heures du matin, 5 heures GMT.

L'attentat rappelle les attaques du 22 mars 2016 à Bruxelles, où seize personnes ont été tuées à l'aéroport de Zaventem dans des explosions déclenchées par des kamikazes de l'Etat Islamique. Seize autres personnes avaient été tuées un peu plus tard dans un attentat-suicide à une station de métro du centre de Bruxelles.

L'Etat Islamique a également revendiqué les attentats de Paris qui ont fait cent trente morts au mois de novembre 2015.

Maximiser la peur

« A Istanbul, ils ont utilisé une combinaison des méthodes employées à Paris et à Bruxelles. Ils ont planifié une attaque qui maximiserait la peur et les pertes humaines », estime Suleyman Ozeren, spécialiste du terrorisme à l'Institut de politique et de stratégie mondiale basé à Ankara.

Les autorités américaines ont relevé que l'attentat d'Istanbul semblait suivre le mode opératoire de l'Etat Islamique, plutôt que celui des militants kurdes qui ciblent généralement le gouvernement turc.

Elles notent qu'il y a une « nette augmentation » de la propagande et des communications des membres de l'Etat Islamique sur les réseaux cryptés qu'ils utilisent sur internet, ce qui attesterait de leur volonté de multiplier les attaques hors de Syrie et d'Irak, où l'organisation djihadiste ne cesse de perdre du terrain.

Paul Roos, un sud africain âgé de soixante dix sept ans, a décrit à Reuters l'un des kamikazes qui « tirait au hasard » dans le hall des départs. « Il tirait sur tous les gens qui se trouvaient sur son passage. Il était entièrement habillé en noir. Son visage n'était pas masqué. J'étais à cinquante mètres de lui », raconte-t-il.

« Nous nous sommes réfugiés derrière un comptoir mais je me suis relevé et je l'ai regardé. Deux explosions ont retenti à peu d'intervalle. A ce moment-là, il avait arrêté de tirer. Il s'est retourné et a commencé à avancer vers nous. Il tenait son arme à l'intérieur de sa veste. Il a regardé nerveusement autour de lui pour voir si quelqu'un allait l'arrêter et puis il a descendu l'escalator. Nous avons entendu de nouveaux coups de feu puis une autre explosion et après c'était fini ».

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