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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 17:03

http://www.lemonde.fr/international/article/2016/07/15/l-etat-islamique-annonce-la-mort-d-omar-le-tchetchene_4970078_3210.html

L’Etat islamique annonce la mort d’Omar le tchétchène

Par Hélène Sallon

Reconnaissable à sa longue barbe rousse et à son bonnet noir, réputé pour être aussi fin stratège que féroce au combat, Omar le tchétchène était l’un des chefs militaires les plus recherchés de l’organisation Etat Islamique. « Chef de guerre expérimenté et ministre de la défense du califat », selon Washington, qui avait mis sa tête à prix pour cinq millions de dollars.

Mercredi 13 Juillet 2016, l’agence de communication du groupe djihadiste, Aamaq, a déclaré qu’il avait été tué « dans la ville de Chirkat alors qu’il participait à la bataille pour repousser la campagne militaire contre la ville de Mossoul », son fief dans le nord de l’Irak, sans préciser la date ni les circonstances de sa mort.

Sa mort a été plusieurs fois annoncée et démentie. Au mois de mars 2016, le ministère de la défense des Etats Unis a annoncé sa mort probable dans une frappe de la coalition internationale dans le nord-est de la Syrie, ce que l’Etat Islamique a démenti. Le ministère de la défense des Etats Unis a confirmé, Jeudi 14 Juillet 2016, avoir tenté d’éliminer par une frappe aérienne Omar le tchétchène, sans confirmer officiellement sa mort.

« Dimanche 10 Juillet 2016, la coalition a conduit une frappe sur une réunion de dirigeants du groupe Etat Islamique près de Mossoul. Nous pensons qu'Omar le tchétchène était présent, avec seize autres responsables », a déclaré Peter Cook, le porte-parole du ministère de la défense américain. « Nous pensons que cela a été une frappe réussie, mais nous ne sommes pas en position de confirmer qu’il a été tué », a-t-il également indiqué.

De son vrai nom Tarkhan Batirachvili, Omar le tchétchène est né en 1986 d’un père chrétien et d’une mère musulmane dans la vallée du Pankissi, en Géorgie, une région frontalière de la Tchétchénie et peuplée en majorité de kistines, des descendants des tchétchènes immigrés au dix neuvième siècle. Après avoir combattu contre les russes dans l’armée géorgienne lors de la guerre de l’été 2008, il a été démobilisé pour raisons médicales.

En 2010, il a été arrêté pour détention d’armes et a passé seize mois en prison, où il s’est converti à l’islam. A sa sortie de prison, il a rejoint des rebelles tchétchènes installés en Turquie, pour la plupart issus du groupe islamiste radical de l’Emirat du Caucase, qui sont allés dès 2012 prêter main-forte à la rébellion armée contre le régime syrien.

Tarkhan Batirachvili a alors pris la tête du groupe Jaïch al Mouhajirine wal Ansar, « l’armée des émigrants et des défenseurs », en pointe des combats dans le nord de la Syrie, au côté du Front al Nosra, lié à al Qaida. Lorsque l’Etat Islamique apparaît, au mois de mai 2013, il fait allégeance à son dirigeant, Abou Bakr al Baghdadi, dont il devient un proche conseiller. Il est nommé commandant militaire du groupe pour le nord de la Syrie et intègre le majlis al-choura, le comité central et organe dirigeant de l’organisation djihadiste.

Au mois de mars 2016, le ministère de la défense américain avait estimé que sa mort devrait « affecter la capacité de l’Etat Islamique à recruter des combattants étrangers, spécialement de Tchétchénie et du Caucase, et sa capacité à coordonner la défense de ses bastions » de Rakka, en Syrie, et de Mossoul, en Irak. Le contingent des combattants russophones en Syrie a été évalué à près de deux mille au mois de février 2016, par le patron des services de renseignement russes (FSB), Alexandre Bortnikov.

La coalition internationale de lutte contre l’Etat Islamique mène une campagne pour l’élimination des cadres du groupe djihadiste. A la fin du mois de mars 2016, le ministère de la défense américain avait annoncé l’élimination dans une opération américaine en Syrie d’Abdel Rahmane al Qadouli, présenté comme le numéro deux de l’Etat Islamique, « agissant comme leur ministre des finances et responsable de plusieurs complots extérieurs ».

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 16:44

L'attentat de Nice revendiqué par l’Etat Islamique, cinq gardes à vue (Reuters)

Le groupe Etat Islamique a revendiqué Samedi 16 Juillet 2016 l'attaque meurtrière au camion frigorifique perpétrée à Nice, Jeudi 14 Juillet 2016, par un tunisien de trente et un ans, dont la femme et quatre relations présumées sont en garde à vue.

L’Etat Islamique a attendu plus de trente six heures avant de revendiquer, via son agence de communication Amaq, cette attaque, qui a fait au moins quatre vingt quatre morts et deux cent deux blessés et dont l'auteur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, n'était pas connu des services de renseignement.

Les services de renseignement français sont en train de vérifier l'authenticité de cette revendication, a-t-on appris auprès du ministère de l’intérieur, alors que François Hollande présidait un conseil de défense restreint à l'Elysée.

« L'homme qui a mené l'opération à Nice, en France, visant à renverser des passants, était un soldat de l'Etat Islamique », écrit l'agence Amaq, voie habituelle de communication du groupe djihadiste en pareil cas.

« Il a mené cette opération afin de répondre aux appels à frapper des ressortissants de pays prenant part à la coalition combattant l'Etat Islamique », ajoute ce message.

Le procureur François Molins, responsable de l'enquête, avait déclaré vendredi que l'attaque de Nice portait la marque de l'extrémisme islamique, bien que son auteur, abattu par la police au terme de sa course meurtrière le long de la promenade des Anglais juste après le feu d'artifice du Jeudi 14 Juillet 2016, n'ait pas été connu par les services de renseignement français.

Les enquêteurs cherchent à déterminer si Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui n'était pas non plus fiché pour radicalisation, a pu bénéficier de complicités.

Trois hommes ont été arrêtés Samedi 16 Juillet 2016 à Nice dans le cadre de l'enquête, a-t-on appris de source policière.

Stéphane le Foll répond à la droite

Cela porte à cinq le nombre de personnes en garde à vue, dont la femme du tueur et un homme interpellés Vendredi 15 Juillet 2016, a-t-on précisé de source judiciaire. Les quatre hommes sont des relations présumées de l'auteur de l'attaque, un chauffeur-livreur, a-t-on ajouté de même source.

Les arrestations du Samedi 16 Juillet 2016 ont eu lieu dans deux endroits distincts de la ville, précise-t-on de source policière.

Selon un journaliste de Reuters sur place, une quarantaine de policiers sont notamment intervenus Samedi 16 Juillet 2016 à 6 heures du matin rue Miollis, au nord de la gare de Nice, au premier étage d'un petit immeuble d'habitation, où ils ont arrêté un homme.

Il y avait aussi une femme et un enfant dans l'appartement perquisitionné.

Des voisins interrogés par Reuters ont dit ne pas connaître vraiment le couple.

Les policiers ont également fouillé une voiture, une Renault Laguna, garée à proximité.

Un des officiers de police présent sur place a précisé qu'il s'agissait de l'entourage proche du tueur.

Élus et dirigeants du parti des Républicains ont mis en cause la responsabilité du gouvernement dès les heures qui ont suivi l'attaque.

« Ceux qui, après un drame comme celui-là, viennent dire qu'ils auraient la solution et qu'avec eux il ne se serait rien passé, je les laisse à leur manque total de responsabilité », a répliqué Samedi 16 Juillet 2016 le porte-parole du gouvernement.

Interrogé sur le conseil de défense, Stéphane le Foll a par ailleurs précisé que des évaluations étaient notamment en cours sur la question du renseignement et sur le retour d'expérience à avoir dans ce type de situation.

Le conseil de défense a été suivi par une réunion élargie aux autres ministres.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 16:29

Le président turc échappe à un coup d’état et accuse un ancien allié (Reuters)

Les autorités turques s'efforcent de reprendre le contrôle du pays, après l'échec d'un coup d’état dans lequel plus de cent soixante personnes, dont des dizaines de civils, ont perdu la vie.

Le président Recep Tayyip Erdogan a accusé les instigateurs du coup de force d'avoir essayé de le tuer et il a prévenu qu'ils paieraient le prix fort et que l'armée serait purgée des éléments séditieux.

La justice n'a pas été épargnée puisque plus de deux mille sept cent magistrats ont été révoqués, Samedi 16 Juillet 2016. Cinq d'entre eux appartenaient au conseil supérieur des juges et des procureurs (HSYK).

Selon le gouvernement, près de trois mille militaires ont été arrêtés, du simple soldat à l'officier, notamment ceux qui formaient la colonne vertébrale du coup d’état. Certains hauts gradés loyalistes seraient toutefois encore retenus en otage par des putschistes, a dit un ministre.

En vacances dans le sud-ouest du pays lorsque le coup d’état a été déclenché, Vendredi 15 Juillet 2016, le président Recep Tayyip Erdogan s'est rendu à Istanbul où son avion s'est posé peu avant l'aube et où il a été accueilli par une foule de partisans.

Recep Tayyip Erdogan les a assurés que le gouvernement restait aux commandes du pays, même si quelques poches de résistance putschistes résistaient encore à Ankara, la capitale du pays.

Les putschistes auraient selon lui essayé d'attaquer la station balnéaire de Marmaris où il se reposait. « Ils ont bombardé des cibles juste après mon départ. Sans doute pensaient-ils que nous étions encore là ».

Le parti de la justice et du développement (AKP) dont Recep Tayyip Erdogan est issu entretient des relations compliquées avec l'armée, dont un certain nombre de cadres défendent une vision laïque de l’état turc.

Si Recep Tayyip Erdogan est adulé par ses partisans, il est également honni par de nombreux turcs qui le taxent d'autoritarisme et lui reprochent, entre autres, d'avoir brutalement réprimé des manifestations en 2013.

Adversaire déclaré des nouvelles technologies et des réseaux sociaux dont il tente de limiter l'influence, Recep Tayyip Erdogan leur doit peut-être l'échec du coup d’état qui le visait. Il a ainsi eu recours à une application de visioconférence pour s'adresser à la nation et appeler ses partisans à descendre dans la rue pour défendre le gouvernement.

Le président turc a mis en cause l'opposant Fethullah Gülen, qu'il accuse de longue date de noyauter les instances judiciaires et militaires pour le renverser. Le prédicateur réfugié aux Etats-Unis a toutefois condamné samedi la tentative de coup d’état et s'est dit étranger à cette dernière.

Les condamnations sont également venues de l'étranger où de nombreuses chancelleries ont exprimé leur soutien au gouvernement turc.

Le président Barack Obama et son secrétaire d’état, John Kerry, ont ainsi considéré « que toutes les parties en Turquie doivent soutenir le gouvernement démocratiquement élu, faire preuve de retenue et éviter la violence et les effusions de sang », dit la Maison Blanche dans un communiqué.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a également condamné le coup de force en Turquie et salué la « grande maturité et le courage de la population turque qui s'est engagée pour le respect de ses institutions ».

Couvre feu et loi martiale

Vendredi 15 Juillet 2016, les putschistes semblaient pourtant en position de force. Des militaires avaient fait irruption au siège de la radio télévision de Turquie (TRT), la télévision publique, dont un présentateur a lu un communiqué accusant le gouvernement de porter atteinte à la démocratie et à la laïcité et annonçant l'instauration d'un couvre-feu national et de la loi martiale.

La TRT a ensuite cessé d'émettre mais les émissions ont repris aux premières heures du Samedi 16 Juillet 2016 après ce que le personnel a qualifié de prise d'otages.

Des avions de combat et des hélicoptères ont survolé Ankara tandis que des soldats bloquaient à Istanbul le pont enjambant le Bosphore qui sépare les rives asiatiques et européennes.

Samedi 16 Juillet 2016, les députés étaient réfugiés dans le parlement, lui même sous le feu de chars des putschistes. Un député de l'opposition a dit à Reuters que le parlement avait été touché à trois reprises et que plusieurs personnes avaient été blessées.

La dynamique du coup d’état s'est cassée dans la nuit lorsque des milliers de manifestants sont descendus dans la rue, défiant le couvre-feu et se réunissant sur les principales places d'Ankara et d’Istanbul, brandissant des drapeaux turcs et scandant des slogans hostiles aux putschistes.

« Nous avons un premier ministre, nous avons un chef et nous n'allons pas laisser ce pays s'effondrer », criait un homme près de l'aéroport d'Istanbul alors que des partisans du gouvernement montaient sur un char.

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 19:52

Quatre vingt quatre morts dans un attentat à Nice, l'état d'urgence prolongé (Reuters)

Au moins quatre vingt quatre personnes ont été tuées Jeudi 14 Juillet 2016 à Nice dans une attaque terroriste perpétrée par un homme qui, au volant d'un poids lourd, a foncé sur la foule à la fin du feu d'artifice de la promenade des Anglais.

Cet acte sans précédent, qui fait suite à plusieurs attentats meurtriers revendiqués par le groupe Etat Islamique en France, n'a pour l'heure pas fait l'objet de revendication.

L'assaillant, qui a été abattu par la police au terme d'une course folle sur près de deux kilomètres, a été identifié comme étant un franco tunisien de trente et un ans, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, connu des services de police mais pas des services de renseignement, selon une source proche de l'enquête.

Une perquisition a été menée Vendredi 15 Juillet 2016 à son domicile situé dans un quartier populaire de l'est de Nice, les Abattoirs, rapporte le quotidien Nice Matin.

Les enquêteurs recherchaient également d'éventuelles complicités.

« Cette attaque, dont le caractère terroriste ne peut être nié, est encore une fois d'une violence absolue », a déclaré François Hollande lors d'une allocution prononcée dans la nuit à l'Elysée. Il a parlé « d’une monstruosité ».

Le chef de l’état est arrivé à Nice avec le premier ministre Manuel Valls, Vendredi 15 Juillet 2016, après avoir présidé un conseil de défense à l'Elysée.

La France ne « cédera pas à la menace terroriste », a souligné Manuel Valls à l'issue de la réunion. « Nous avons changé d'époque et la France va devoir vivre avec le terrorisme ».

Dans la nuit, François Hollande avait confirmé que la France poursuivrait ses opérations militaires en Irak et en Syrie contre l’Etat Islamique.

« Nous devons faire bloc, être solidaires et faire preuve de sang-froid collectivement », a dit le premier ministre alors que les premières critiques s'élèvent, à droite notamment, sur le dispositif de sécurité en France depuis les attentats des mois de janvier 2015 et de novembre 2015 à Paris.

Deuil national

Le président a annoncé dans la nuit la prolongation de trois mois de l'état d'urgence, en vigueur depuis les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015 et qui devait être levé, Mardi 26 Juillet 2016.

Mis en place après les attentats du mois de janvier 2015, le dispositif de sécurité Sentinelle de surveillance des sites sensibles, qui devait passer de dix mille à sept mille hommes, sera lui finalement maintenu à son plus haut niveau.

Le gouvernement va par ailleurs faire appel à la réserve militaire opérationnelle pour assurer notamment le contrôle des frontières. Un deuil national de trois jours a été décrété du Samedi 16 Juillet au Lundi 18 Juillet 2016 en hommage aux victimes.

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie après l'attentat survenu Jeudi 14 Juillet 2016 peu après 22 heures 30 sur la promenade des Anglais, une avenue de Nice mondialement connue longeant la Méditerranée qui avait été fermée à la circulation à l'occasion des festivités du Jeudi 14 Juillet 2016.

L'assaillant, qui a percuté à vive allure des dizaines de personnes, a également tiré sur la foule, très dense, et des armes « assez opérationnelles et assez puissantes » ainsi que des grenades ont été retrouvées dans le camion, a dit sur BFM Télévision le président de la région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA), Christian Estrosi, citant des sources policières.

Ce point n'est pour l'heure pas confirmé officiellement.

Outre les quatre vingt quatre personnes tuées, dix huit personnes se trouvaient Vendredi 15 Juillet 2016 toujours en état d'urgence absolue, selon le porte-parole du ministère de l’intérieur. Ce bilan fait également état d'une cinquantaine de personnes légèrement blessées et de cent vingt personnes choquées ou prises en charge.

Une scène d’horreur

Le député des Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a décrit une scène d'horreur.

« Un camion fou a foncé sur près de deux kilomètres sur le trottoir sud de la promenade des Anglais, jusqu'à ce qu'il soit intercepté et le chauffeur abattu devant le palais de la Méditerranée », a-t-il dit.

Des témoins ont raconté avoir vu l'imposant camion blanc foncer sur la foule et zigzaguer pour faucher les spectateurs du feu d'artifice, laissant derrière lui des dizaines de victimes.

« C'était un poids lourd d'environ quinze mètres de long qui roulait à plus de quatre vingt kilomètres à l'heure. Il arrachait tout, les poteaux et les arbres », a raconté un témoin, ajoutant que des personnes avaient tenté de s'accrocher aux portes du véhicule pour l'arrêter. Un autre témoin a évoqué l'image d’un jeu de quilles.

« J'étais en train de marcher sur l'avenue quand j'ai vu un camion tourner dans notre direction à vive allure. J'ai eu la chance de le voir à temps mais une amie a été renversée », a dit à Reuters un touriste italien, Marco de Feo.

« Nous avons fui sur la plage puis nous avons trouvé refuge dans un hôtel. Nous sommes retournés ensuite porter secours à notre amie qui ne pouvait ni bouger ni parler, mais qui respirait encore. Elle a été transportée à l'hôpital en ambulance ».

Les autorités françaises redoutaient un attentat pendant le championnat d’Europe de football, qui s'est achevé Dimanche 10 Juillet 2016 sans incident majeur. Le Directeur Général de la Sécurité Intérieure (DGSI), Patrick Calvar, s'était dit récemment persuadé que l’Etat Islamique évoluait vers de nouveaux modes opératoires, notamment des véhicules piégés et des engins explosifs.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 17:15

http://www.solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/2016/06/brexit-pour-le-pc-de-grande-bretagne-une-victoire-pour-la-souverainete-populaire-une-defaite-pour-l-axe-ue-fmi-otan.html

Déclaration du Communist Party of Great Britain (CPGB)

Vendredi 24 Juin 2016

Le résultat du référendum représente un immense coup, susceptible de les désorienter, pour la classe dirigeante capitaliste de Grande-Bretagne, ses politiciens et ses alliés impérialistes dans l’Union Européenne, aux Etats-Unis, au Fonds Monétaire International (FMI) et à l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Le peuple a parlé et la souveraineté populaire exige maintenant que le parlement de Westminster accepte et applique cette décision. La gauche doit maintenant redoubler d’effort pour transformer le résultat de ce référendum en une défaite de l'Union Européenne, du FMI et de l'OTAN.

Il est clair que le gouvernement de David Cameron et de George Osborne a perdu la confiance de l’électorat et qu’il ne peut pas se voir confier la responsabilité de négocier la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne. Il devrait démissionner dès à présent.

Le CPGB ne compte pas non plus sur la capacité d’un autre gouvernement conservateur, mené par d’autres députés, partisans du monde des affaires, de l’impérialisme et du néo-libéralisme tels que Boris Johnson, Michael Gove, Liam Fox et Iain Duncan Smith, à résister aux pressions de la City de Londres, du monde des affaires, des Etats-Unis et de l’OTAN pour empêcher la sortie réelle de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne.

Si aucun gouvernement alternatif ne trouve une majorité à la chambre des communes, alors une élection générale doit être convoquée sans attendre.

Il n’en est que plus important que la direction du parti travailliste s’engage immédiatement à respecter et à appliquer intégralement la décision du référendum. De plus, elle devra clairement montrer sa détermination à négocier les termes de la sortie de l’Union Européenne ainsi que les futurs traités avec l’Union Européenne et d’autres pays sur la base de nouvelles dispositions mettant les intérêts des travailleurs, ici et internationalement, avant ceux des grandes compagnies et du libre échange capitaliste.

En tout état de cause, il sera également vital de riposter à la recrudescence de la xénophobie et du racisme déchaînée par des acteurs principaux de chaque camp dans la campagne du référendum.

L’unité et la mobilisation des forces du mouvement progressiste et ouvrier seront essentielles afin d’expliquer ce que l’immigration apporte et de contrecarrer l’appel de division, dirigé contre la classe ouvrière, de l’United Kingdom Independant Party (UKIP) et d’autres partis de droite et d’extrême-droite.

Nous devons maintenant nous battre pour garantir que la Grande-Bretagne, désormais en dehors de la forteresse européenne, utilise sa liberté pour réserver un bon accueil aux personnes qui travaillent, étudient et vivent ici, en provenance du monde entier, et qu’elle entraîne l’Europe à fournir un refuge sûr aux demandeurs d’asile et aux réfugiés.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 16:53

Le commissaire européen britannique Jonathan Hill démissionne (Reuters)

Le commissaire européen aux services financiers, le britannique Jonathan Hill, a annoncé Samedi 25 Juin 2016 qu'il démissionnait de ses fonctions après la victoire des partisans du Brexit lors du référendum du Jeudi 23 Juin 2016 en Grande-Bretagne.

Le portefeuille des services financiers est confié au vice-président de la commission européenne, Valdis Dombrovskis, ancien premier ministre de la Lettonie, a indiqué le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker dans un communiqué.

« Je ne pense pas qu'il soit juste que je continue en tant que commissaire britannique comme si rien ne s'était passé », explique dans un communiqué Jonathan Hill qui avait fait campagne en faveur du maintien de la Grande Bretagne dans l’Union Européenne.

« J'ai déjà indiqué à Jean-Claude Juncker que je devais démissionner », ajoute-t-il.

« Dans le même temps, il est nécessaire que cela se fasse d'une manière ordonnée. Aussi lui ai-je dit que j'allais travailler avec lui pour que cela soit le cas dans les semaines à venir », a-t-il ajouté.

Lobbyiste professionnel et ancien chef du parti conservateur à la chambre des Lords, Jonathan Hill, cinquante cinq ans, proche de David Cameron, suit l'exemple du premier ministre britannique qui a annoncé son intention de démissionner après la victoire du Brexit lors du référendum.

Plusieurs voix s'étaient déjà élevées au sein du parlement européen pour qu'il restitue le portefeuille des services financiers, domaine sensible sur lequel se concentreront une partie des négociations préalables à la sortie britannique de l'Union Européenne.

Jonathan Hill jouait un rôle central dans la réglementation accordant au puissant secteur bancaire britannique l'accès aux marchés de la zone euro.

Valdis Dombrovskis est en charge de la monnaie unique au sein de la commission européenne.

Tant qu'elle demeure membre de l'Union Européenne, la Grande-Bretagne conserve le droit de siéger à la commission européenne donnant à David Cameron, mais plus probablement à son successeur, la possibilité de désigner un nouveau commissaire qui doit être approuvé par le parlement.

Le portefeuille de ce nouveau commissaire britannique sera défini par Jean-Claude Juncker en concertation avec le gouvernement de Londres.

La nomination de Jonathan Hill en 2014 avait été perçue comme un geste de bonne volonté de la part de Jean-Claude Juncker à l'attention de David Cameron qui avait tenté de s'opposer à la désignation du président de la commission européenne cette année-là.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 16:40

http://www.humanite.fr/front-de-gauche-avec-la-presidentielle-la-tension-monte-dun-cran-611664

Avec les élections présidentielles, la tension monte d’un cran

Par Julia Hamlaoui

Lundi 11 Juillet 2016

Sur fond de désaccords stratégique et programmatique, Jean-Luc Mélenchon se dit contraint de tourner la page du Front De Gauche, tandis que le Parti Communiste Français (PCF) et Ensemble appellent à un rassemblement plus large.

Battre François Hollande, la droite et le Front National aux prochaines élections. Si, parmi les formations à l’origine du FDG, la réponse est unanime, pour y parvenir, plusieurs stratégies ont émergé ces derniers mois. Entrée en campagne unilatérale et hors partis du côté de la France insoumise que souhaite incarner Jean-Luc Mélenchon. Un processus collectif de désignation du candidat, voire une élection primaire, réunissant différentes forces de gauche et citoyennes à partir d’un programme validé par ces dernières du côté du PCF. Après une série de tensions particulièrement marquées depuis les élections municipales de 2014, liées notamment aux relations avec le reste de la gauche, ces derniers jours, la tendance est plutôt à de nouvelles crispations.

« Le cartel du FDG n’existe plus. La confiance aussi est morte », a estimé Jean-Luc Mélenchon dans un entretien à Mediapart, Dimanche 3 Juillet 2016, distillant les reproches à ses alliés de 2012. La sentence paraît définitive et va au-delà du diagnostic d’échec sur lequel s’accordaient ses formations. Sur le remède à prescrire, la conclusion est elle aussi bien différente. « Je ne veux rien avoir à faire avec un habit aussi usurpé que celui-là. C’est clair, la France insoumise est le cadre et le sigle dans lequel se situe la campagne que j’anime pour les élections présidentielles et les élections législatives », a annoncé le député européen dans une note de blog, publiée la semaine précédente. Pour lui, la page est pour l’heure bien tournée.

Construire une candidature qui soit rassembleuse

« Penser que nous allons réussir en tuant le voisin de palier me paraît une drôle d’idée. Si nous nous faisons la guerre, tout le monde perdra », objecte Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble, qui plaide pour « un processus de rassemblement qui soit une nouvelle étape par rapport au FDG mais dans lequel se retrouvent toutes ses forces et qui permette, en même temps, à tous ceux mobilisés contre la loi travail et dans le mouvement des Nuits Debout de trouver leur place ». Pour sa part, le PCF a arrêté sa stratégie lors de son congrès à Aubervilliers au début du mois de juin 2016. « La conclusion a été très claire, il faut essayer de poursuivre et d’élargir encore le FDG. La démarche qui a conduit à sa création, réunir plusieurs forces de cultures politiques différentes à gauche, est la bonne », a rappelé, Mercredi 6 Juillet 2016 sur La Chaîne Parlementaire (LCP), le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, précisant qu’en vue des élections présidentielles, il s’agit de « construire une candidature qui ne peut pas être celle du gouvernement actuel, qui a tourné le dos à la gauche et qui doit rassembler Jean-Luc Mélenchon, les communistes, les écologistes et les socialistes qui ne veulent plus de cette politique ». Ce n’est cependant pas sur les forces organisées que le fondateur du Parti de Gauche entend compter en priorité avec la France insoumise. Le cadre qu’il construit est donc sensiblement différent de celui du FDG mais convient parfaitement au Parti de Gauche, explique son coordinateur, Éric Coquerel, « le Parti de Gauche s’est toujours vécu comme un outil pour créer un espace plus large que le nôtre. C’est notre objectif stratégique. Nous n'avons jamais considéré que nous étions une fin en soi ni l’espace de toute la recomposition ». Le candidat, lui, prend soin de dire que sa « porte est ouverte », pour mieux préciser « qu'il y a un cadre. Certes, il est mis en partage mais dans le respect de ceux qui l’ont constitué, c'est la France insoumise ». Pas de quoi brosser dans le sens du poil des communistes que la députée du PCF Marie-George Buffet a appelé à faire le choix de sa candidature, au mois de novembre 2016, lors de leur conférence nationale.

Mais surtout le projet de Jean-Luc Mélenchon ne s’arrête pas aux élections de 2017. En plein bouleversement à gauche, le député européen agit pour que la recomposition s’opère dans le cadre qu’il a créé. « L’enjeu, c’est aussi l’installation d’un nouveau progressisme écologiste et social, d’un nouvel humanisme politique en France comme courant à vocation majoritaire et du projet pour changer l’histoire de la civilisation humaine, après le rêve socialiste », déclare-t-il, tout en creusant le sillon qui consiste à vouloir fédérer « le peuple, acteur de l’histoire », plutôt que de rassembler à gauche. Les soutiens de la France insoumise seront ainsi appelés à décider « à la fin de la campagne si le mouvement devient une structure politique permanente ».

Le tout, quitte à acter la rupture sur le fond avec ses anciens partenaires. Sur le nucléaire, par exemple, il est prêt au clivage, notamment avec le PCF, « je prends position très clairement pour la sortie du nucléaire », a-t-il annoncé à la fin du mois de mai 2016, lors de la présentation des grands axes de son programme. « C’est une évolution. Nous ne sommes pas obligés d’être d’accord avec tout pour soutenir un candidat », tempère Éric Coquerel. Sur l’Europe également, « la feuille de route avec un plan A et un plan B », le premier prévoyant la rediscussion des traités et le second, en cas de refus, une sortie, ne fait pas l’unanimité.

Pierre Laurent propose une conférence citoyenne permanente

Pointant une « présidentialisation excessive » de la démarche de Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du PCF a également relevé, la semaine dernière, un désaccord sur cette question européenne. Si Éric Coquerel met au défi les autres forces du FDG de contester que la rupture soit nécessaire pour refonder l’Union Européenne, Pierre Laurent propose une autre méthode que le plan B, celle d’une conférence citoyenne permanente associant élus, syndicats, Organisations Non Gouvernementales (ONG) et forces politiques pour la rédaction d’un nouveau traité soumis ensuite à référendum. « Sur la question européenne, nous avons une épine dans le pied. Mais celle-ci traverse chacune de nos organisations », constate pour sa part Clémentine Autain, « ne pas exploser juste sur cela alors que nous sommes d’accord sur l’essentiel, sur le refus du libéralisme économique, sur le refus de la logique capitaliste et sur la protection de nos droits ».

Pour Marie-Pierre Vieu, le désaccord plaide dans le sens du pacte d’engagements communs que son parti appelle à construire, « le PCF a décidé de se battre jusqu’au bout pour que, de la gauche du Parti Socialiste au Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), en identifiant de grands engagements communs, nous construisions une candidature commune. Sinon, tout le monde y perdra. Ceux qui font grève deux fois par semaine depuis trois mois en premier ».

La crispation s’aiguise aussi sur les élections législatives

Le défi n’est pas des plus minces, d’autant que la crispation s’aiguise aussi sur le terrain des élections législatives. « Des signaux extrêmement négatifs sont aussi arrivés. Le pire de tous, c’est que le PCF, dès le mois de septembre 2016, aura désigné tous ses candidats aux élections législatives », reproche Jean-Luc Mélenchon, justifiant ainsi sa décision d’investir dès lors « des candidats dans toutes les circonscriptions », en tendant la main à d’éventuels candidats communistes. « Il y a un risque très grave de disparition pour toutes les forces de gauche à ces élections », a prévenu en retour Pierre Laurent, précisant la démarche de son parti, « il faut donc se donner les meilleures chances, ce qui signifie construire des candidatures de gauche qui aient une chance de l’emporter, dans les circonscriptions et non pas dans des discussions nationales ». Pour « changer de politique, il ne suffira pas de changer de président », ajoute-t-il, faisant valoir qu’aucun des candidats potentiels de la gauche critique, Jean Luc Mélenchon, Cécile Duflot et Arnaud Montebourg, « n’a à lui seul une majorité de gauche ».

Reste, pour Clémentine Autain, « le souvenir de 2007 et je sais quel est le prix à payer de l’éclatement de nos forces. Si nous sortons avec plusieurs candidats aux élections présidentielles, nous irons droit dans le mur », prévient-elle, appelant « à la responsabilité collective pour retrouver le chemin du dialogue et partir du principe que nous avons à construire ensemble ».

« Je vote, ils dégagent ». L’équipe de Jean-Luc Mélenchon a annoncé Vendredi 8 Juillet 2016 le lancement d’une campagne pour inciter à l’inscription sur les listes électorales. Avec pour slogan « je vote, ils dégagent », elle se décline en autocollants, affiches et tracts où l’on peut lire notamment que « Pierre Gattaz, le président du mouvement des entreprises de France (MEDEF), ira voter pour obtenir de nouveaux cadeaux pour les actionnaires contre les salariés ». Une « caravane pour l’égalité et l’accès aux droits » sera aussi organisée cet été dans les quartiers populaires, préviennent les militants de la France insoumise. Le thème, lui, n’est pas neuf pour le candidat qui en 2010 signait un livre titré « qu’ils s’en aillent tous ».

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 16:08

http://www.placegrenet.fr/2016/07/12/grenoble-conseil-municipal-perturbe-empeche-reporte-sine-die/97468

Le conseil municipal de Grenoble perturbé, empêché et reporté sine die

Par Séverine Cattiaux, Yuliya Ruzhechka et Joël Kermabon

Des opposants au plan d’économies annoncé par l’équipe municipale d’Eric Piolle ont perturbé le conseil municipal de Grenoble du Lundi 11 Juillet 2016, avant de rapidement l’investir, faisant fuir la quasi-totalité des élus. Le but de la manœuvre était de dissuader le maire de mettre en œuvre ses mesures d’austérité, comme la fermeture de bibliothèques. Vers 21 heures, celui-ci a fait déclarer l’annulation du conseil municipal.

« Voyez comme nous allons vite, à Grenoble. Nous faisons de la démocratie directe à présent », fait mine d’en rire un élu écologiste, venu jeter un œil dans la salle du conseil municipal. Ce soir, les élus ont dû céder leur place sous la pression des manifestants, rentrés de force dans l’enceinte du conseil municipal. « C’est la deuxième fois que cela se produit. La première fois, c’étaient les salariés de Gaz Electriicité de Grenoble (GEG) », note une bibliothécaire syndicaliste.

Lundi 11 Juillet 2016, s’est tenu le dernier conseil municipal avant la trêve estivale et vraisemblablement l’un des plus chauds de l’année, au sens propre comme au figuré. La cause de cette mini révolution est le plan d’économies, annoncé sans préavis aux grenoblois le 9 juin 2016, qui a vraiment beaucoup de mal à passer auprès d’un certain nombre d’habitants et de fonctionnaires de la ville. Un plan d’austérité qui touche notamment le service de santé scolaire, des maisons des habitants et le réseau des bibliothèques. Celle de Prémol pourrait ainsi fermer définitivement ses portes, Vendredi 15 Juillet 2016.

Invasion du conseil municipal en trois actes

Trois cents manifestants se sont retrouvés devant l'hôtel de ville sur le coup de 17 heures 30, Lundi 11 Juillet 2016, à l’appel de la Confédération Générale du Travail (CGT), de la CGT Force Ouvrière, du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD), de collectifs d’habitants, d’unions de quartier, de la Nuit Debout de Grenoble, ou bien encore du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

L'objectif est de se faire entendre, clamer leur hostilité farouche contre ce plan d’austérité et demander un moratoire. Les collectifs d’habitants, ainsi que l’intersyndicale de la ville ont tout d’abord demandé et obtenu une audience, avant le démarrage du conseil municipal, pour exprimer leurs revendications et livrer au maire les signatures recueillies suite aux pétitions lancées contre le plan d’austérité et, notamment, les fermetures de bibliothèques.

Deuxième acte du happening, des manifestants se sont introduits dans la partie du conseil municipal destinée au public et ont commencé à jouer leur partition.

En clair, perturber le conseil en tapant des pieds, en sifflant ou en criant des petites phrases peu tendres à l’encontre des élus, « la vraie commune, pas la fausse commune », « tous pourris, tous corrompus », « pour l’austérité, Eric Piolle et Manuel Valls, même combat » et « la mairie expulse, expulsons la mairie ».

Les prises de parole étant inaudibles, les élus se sont peu à peu éclipsés du conseil municipal.

Certains représentants de la majorité ont tenté en vain de raisonner la petite dizaine de perturbateurs.

Vers 19 heures 30, troisième acte du happening, les manifestants restés à l’extérieur du conseil municipal, non sans faire un maximum de raffut de leur côté, ont forcé, sans rencontrer de résistance, les portes du conseil municipal. Ils se sont alors assis en lieu et place des élus, continuant à taper des points sur les tables et scandant des slogans, « De droite, de gauche, des écologistes, l’austérité, on la combat ».

« La plupart des personnes ici ont voté pour nous »

À la clé, des scènes surréalistes dans cette salle de conseil municipal débordante de manifestants, les uns annotent les étiquettes des élus posées sur les tables et en font des pyramides.

Des partisans de la Nuit Debout de Grenoble discutent avec Matthieu Chamussy, président du groupe d’opposition des Républicains. Un syndicaliste de la CGT Force Ouvrière tente d’accélérer les choses. « Nous n’allons pas rester toute la nuit ici, il faut demander l’annulation du conseil municipal », propose-t-il.

« La plupart des personnes ici ont voté pour nous », observe quant à lui un élu de la majorité. Il comprend leur colère mais ajoute qu’il « suffit de les prendre un par un pour leur expliquer pourquoi nous devons faire ce plan. Nous devons faire preuve de pédagogie ».

Ce n’est pas de pédagogie dont semble pourtant avoir besoin les personnes mobilisées, ce soir, dans la salle, mais d’un dialogue avec le maire. Encore que « les conditions du dialogue ne sont pas réunies, certains ne veulent pas discuter, ils ne partiront pas tant que le plan de sauvegarde ne sera pas annulé. Or le plan ne peut pas être annulé », commente un proche du maire, discutant avec quelques manifestants.

D’intervention du maire, il n’y aura point. Eric Piolle ne reviendra pas devant les manifestants. C’est le directeur général des services qui viendra annoncer la suspension du conseil municipal.

Dans un communiqué transmis à la presse dans la nuit, le maire de Grenoble fait savoir que « je suis prêt à entendre les revendications de l’intersyndicale et des grenoblois, pour autant, je condamne fermement la violence déployée et l’entrave au bon fonctionnement démocratique de notre assemblée ».

« C’était un vrai moment citoyen »

Pour Julia, manifestante et présidente de l’association des Alliés Alpins, l’opération de ce soir est une réussite. Elle est venue en particulier pour défendre la bibliothèque Alliance. Elle qui voulait comprendre les motivations de cette absence de concertation repart avec un début d’explication, formulée par un proche du maire, « nous aurions mis les quartiers en concurrence. C’étaient aux élus de prendre ces décisions ».

La citoyenne grenobloise n’en démord pas, « il y a cent autres solutions possibles plutôt que de fermer une bibliothèque. Donnez-nous les éléments et on pourra y réfléchir avec les élus et les agents ».

Jean-Philippe est, lui aussi, satisfait de la soirée. « C’était un vrai moment citoyen. Les parents, comme moi, étaient là jusqu’au bout, portés, certes, par des manifestants plus professionnels ».

Lui aussi est venu à cause de la fermeture des bibliothèques, « le périscolaire payant selon le quotient familial, l’une des mesures du plan, cela ne me choque pas. Mais la fermeture des bibliothèques, cela n’a aucun sens. Tout le monde peut comprendre qu’on ferme deux hôpitaux pour en construire un plus grand et plus neuf. Mais cela ne marche pas pour les bibliothèques ».

Et d’espérer que l’exécutif grenoblois puisse changer d’avis à l’issue de ce conseil municipal particulièrement extraordinaire.

Céline Cénatiempo, présidente de l’union de quartier Village Olympique-Vigny Musset, appelle à une manifestation devant la bibliothèque Prémol, Mercredi 13 Juillet 2016.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 20:12

http://www.liberation.fr/planete/2016/07/10/comment-l-ei-a-t-il-reussi-a-abattre-un-helicoptere-pilote-par-des-russes_1465293

Comment l'Etat Islamique a-t-il réussi à abattre un hélicoptère piloté par des russes ?

Par Hala Kodmani

L'attaque, qui a entraîné la mort des deux pilotes, montre la mobilité et la dangerosité de l'organisation Etat Islamique, pourtant en recul.

Deux soldats russes ont été tués Vendredi 8 Juillet 2016 près de Palmyre, quand l’hélicoptère syrien qu’ils pilotaient a été abattu par l’organisation Etat Islamique. Dans la vidéo de trente-sept secondes diffusée Samedi 9 Juillet 2016 par l’agence d’information de l’Etat Islamique, Aamaq, on voit l’appareil voler bas dans le crépuscule du désert. Puis, touché par des tirs, il se brise en deux, virevolte puis chute en passant de justesse sous un autre hélicoptère qui l’accompagnait.

Annoncée dans la nuit du Vendredi 8 Juillet au Samedi 9 Juillet 2016 sur le compte Twitter officiel de la province d'Homs, l’information, démentie dans un premier temps par la Russie, a été officiellement confirmée Samedi 9 Juillet 2016 par le ministère de la défense à Moscou.

« Les pilotes-instructeurs Riafagat Khabibouline et Evguéni Dolguine effectuaient une mission sur un hélicoptère syrien MI-25 », quand l’organisation Etat Islamique a lancé une offensive, assure un communiqué cité par les agences de presse russes. Qui ajoute que « l’hélicoptère a été pris sous le feu des terroristes et s’est écrasé sur le territoire contrôlé par l’armée gouvernementale syrienne. L’équipage est mort ». Ces décès portent à douze le nombre de soldats russes tués en Syrie depuis le mois d’octobre 2015, date de l’intervention directe de Moscou sur le terrain pour soutenir le régime syrien en difficulté.

Un point faible précis

L’incident de Palmyre soulève deux questions délicates. La première concerne le pilotage direct par des militaires russes d’appareils de l’armée syrienne. Moscou précise bien leur qualité d'instructeurs, le but est de ne pas donner d’argument aux forces de la rébellion syrienne qui accusent régulièrement les russes de participer aux bombardements aveugles sur des civils dans les régions d’Alep et d’Idlib. La seconde interrogation, plus embarrassante, est relative à la capacité de l’Etat Islamique d’abattre un hélicoptère en vol dans une région où ses forces ont pourtant été chassées depuis le mois de mai 2016.

« Le facteur hasard et/ou chance est à privilégier », dit à Libération Abdelnasser Ayed, ancien capitaine de l’armée de l’air syrienne, réfugié en France. « Ces hélicoptères ont un point faible très précis situé dans l’hélice de la queue qui équilibre l’appareil. Il y a un pour cent de chances qu’un tir puisse l’atteindre, mais c’est probablement ce qui s’est passé. Avec une Défense Contre les Avions (DCA) de base, comme en possèdent la plupart des groupes armés en Syrie, les hommes de l’Etat Islamique ont dû mitrailler intensément en l’air pour atteindre la cible précise ».

Forces très mobiles

La présence des hommes de l’organisation djihadiste dans cette région et leur capacité à réaliser des coups d’éclat comme celui du Samedi 9 Juillet 2016 démontre que, quand bien même ils perdent du territoire, ils n’en demeurent pas moins dangereux. « Leurs forces sont très mobiles. Leurs commandos peuvent s’avancer et se retirer rapidement et ils parient sur la qualité de leurs combattants », affirme l’expert militaire syrien. Difficile, selon lui, d’avoir des informations précises sur leur nombre, leurs forces et leurs méthodes. « Même les américains ou les français n’arrivent pas vraiment à cerner leurs capacités ».

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 19:52

http://www.france-irak-actualite.com/2016/07/rapport-chilcot-et-maintenant-il-faut-juger-tony-blair.html

Rapport de John Chilcot

Et maintenant, il faut juger Tony Blair

Par Gilles Munier

Lundi 11 Juillet 2016

Le rapport de John Chilcot, c’est à dire l’enquête de la commission sur l’engagement britannique dans la guerre d’Irak, a enfin été publié. Il ne fait que confirmer ce que les observateurs indépendants savaient de la situation dans ce pays depuis la première guerre du Golfe, à savoir que la menace irakienne n’existait que pour ceux qui voulaient renverser Saddam Hussein à tout prix.

L’embargo, seule arme de destruction massive

En janvier 2003, je suis allé à Bagdad, Taji, Bassora et Oum Qasr avec l’écrivain gaulliste Philippe de Saint Robert, un groupe d’officiers français spécialistes des armes Nucléaires, Biologiques et Chimiques (NBC), des scientifiques, des journalistes et des membres de l'Association des Amitiés Franco Irakiennes (AAFI). Nous nous sommes rendus sur des lieux mentionnés dans un rapport de Tony Blair comme étant des caches d’armes de destruction massive, notamment au complexe militaire de Zulficar, à Taji, pour constater que les tubes d’aluminium qui y étaient entreposés étaient impropres à quelque utilisation que ce soit en matière nucléaire.

En mars 2003, j’ai visité d’autres sites soi-disant sensibles dans les régions de Bagdad et de Mossoul, avec une autre délégation qui fit le même constat que Philippe de Saint Robert, le rapport de Tony Blair était un tissu de mensonges. En Irak, « la seule arme de destruction massive, c’était l’embargo ».

Le bilan du renversement du régime baasiste est effroyable, plus d’un million de civils tués, des destructions sans nombre, l’implosion de la société irakienne, la partition de facto du pays, des millions de déplacés et de réfugiés, le terrorisme et une guerre de religion, en un mot le chaos.

Crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Il aura fallu sept ans pour que l’enquête sur l’engagement britannique en Irak soit publiée et treize ans pour que la Grande-Bretagne reconnaisse officiellement certains de ses crimes. George Galloway, député exclu du parti travailliste parce qu’il s’opposait à la guerre, a remercié John Chilcot d’avoir rendu à son pays un peu de son honneur. Un peu, seulement, car il reste à juger Tony Blair pour crimes de guerre, rien de moins. C’est ce que réclament Jeremy Corbyn, chef actuel du parti travailliste, et plusieurs pétitions en ligne sur internet. La Cour Pénale Internationale (CPI), accusée à raison de « tropisme africain », pourrait gagner en crédibilité en ordonnant la comparution de l’ancien premier ministre britannique.

Si ce procès a lieu un jour, qui sait, Tony Blair devra s’expliquer sur ses mensonges et leurs conséquences, sa relation de vassalité à l’égard de George Bush et sur la mort plus que mystérieuse, en juillet 2003, de David Kelly, inspecteur de l’Organisation des Nations Unies (ONU), expert en armes de destruction massive qui contredisait ses dires.

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