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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 16:11

http://www.pourlapalestine.be/declaration-du-conseil-de-linternationale-socialiste-concernant-la-palestine

Déclaration du conseil de l'internationale socialiste concernant la Palestine

Le conseil de l'internationale socialiste reconnaît les droits, en conformité avec les lois internationales, des réfugiés palestiniens, des citoyens palestiniens d’Israël et des palestiniens vivant sous occupation à Gaza et en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et reconnaît le droit du mouvement non violent pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) à exercer des pressions contre l’occupation israélienne.

Déclaration sur la question palestinienne

Réuni au siège de l'Organisation des Nations Unies (ONU) à Genève, le Vendredi Premier Juillet et le Samedi 2 Juillet 2016, le conseil de l'internationale socialiste a tenu des discussions sur le thème de la paix et de la sécurité internationale et a réfléchi sur les perspectives de paix au Moyen-Orient.

Rappelant ses précédentes déclarations, en particulier lors de ses conseils de New York, au mois de juin 2010, et d'Istanbul, aux mois de novembre 2013, de décembre 2014 et de juillet 2015, l'internationale socialiste réaffirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, y compris le droit de disposer d’un état indépendant de Palestine dans les frontières de juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et réaffirme son engagement, conformément aux lois internationales, à mettre définitivement un terme à l’occupation israélienne de l'état palestinien qui a débuté en 1967, afin d’en arriver à une solution à deux états souverains et démocratiques pour tous leurs citoyens, ainsi qu’à une solution équitable de la question des réfugiés palestiniens sur base de la résolution 194 de l’ONU.

Après plus de vingt trois ans d’incapacité à réaliser la paix par le biais de processus de paix bilatéral, nous croyons que le temps est venu pour la communauté internationale de prendre collectivement ses responsabilités en fonction des lois internationales afin de mettre un terme à l’occupation de l'état palestinien et à toutes les entraves à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination.

Rappelant leur déclaration concernant le Moyen-Orient lors du conseil d’Athènes en 2011, où nous avions réclamé la reconnaissance de l'état de Palestine, les membres de l'internationale socialiste réaffirment leur engagement à soutenir la reconnaissance immédiate et inconditionnelle de l’état de Palestine dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Ils s'engagent à soutenir un rôle international plus important par le biais d’une conférence internationale qui réunira divers acteurs internationaux venus de différentes régions afin de faire activement campagne pour une paix équitable et durable, s’appuyant sur les lois internationales, entre Israël et la Palestine, y compris la cessation définitive de l’occupation qui a débuté en 1967.

Ils s'engagent à soutenir une cessation totale de toutes les activités d’implantation, y compris dans Jérusalem-Est, et la fin immédiate de la destruction d’habitations et de la déportation des palestiniens.

Ils s'engagent à encourager l’approche non violente, à tous les niveaux et par toutes les parties, et à exiger la cessation immédiate de toute forme de violence exercée par la puissance occupante et les colons israéliens à l’encontre de la résistance non violente palestinienne.

Ils s'engagent à réclamer la libération immédiate de tous les prisonniers palestiniens et tout particulièrement des membres élus du conseil législatif palestinien, des mineurs et des prisonniers en détention administrative.

Ils s'engagent à condamner sévèrement le blocus illégal de la bande de Gaza par les forces armées israéliennes et à appeler le gouvernement israélien à lever immédiatement le siège de la bande de Gaza et de permettre ainsi la liberté de circulation pour les personnes et les marchandises entre Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

Le conseil soutient la solidarité internationale avec la Palestine.

L’internationale socialiste reconnaît le droit du mouvement non violent pour le BDS à exercer des pressions contre l’occupation israélienne.

L’internationale socialiste exige la fin de l’occupation, du système de ségrégation et de toutes formes de discrimination à l’égard des palestiniens, y compris ceux qui vivent dans le Néguev. Il confirme en outre le droit des personnes à jouir d’une égalité complète et à retourner dans leurs communautés détruites pour la sauvegarde des deux peuples et la garantie de leur avenir.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 20:02

https://www.change.org/p/air-france-non-à-la-justice-de-classe-vincent-martinez-doit-être-réintégré-par-air-france

Non à la justice de classe, Vincent Martinez doit être réintégré par Air France

Alors que l’inspection du travail avait refusé le licenciement de Vincent Martinez, délégué de la Confédération Générale du Travail (CGT) d'Air France, dans l'affaire dite de la chemise, la ministre du travail Myriam el Khomri vient de valider la procédure de licenciement.

Dans un communiqué laconique, le ministère du travail annonce avoir validé le licenciement de Vincent Martinez, délégué de la CGT d'Air France accusé d'avoir participé à l'épisode de la chemise arrachée. Pourtant, l'inspection du travail avait pris une décision inverse au mois de janvier 2016. Comme dans l’affaire Goodyear, le gouvernement s’acharne contre les militants syndicaux. C’est pour nous totalement inacceptable.

Le communiqué du ministère précise « qu’à l'issue d'une analyse longue et minutieuse des faits survenus le 5 octobre 2015 en marge du Comité Central d’Entreprise (CCE) du groupe Air France et sur la base des éléments portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié protégé ». Là encore, cette affirmation vient contredire les témoignages de plusieurs journalistes qui avaient enquêté et montré la fragilité des accusations de la Direction des Ressources Humaines (DRH) à l’ encontre de Vincent Martinez. Poussant dans le même sens, l’inspection du travail avait pour sa part estimé « qu’il était impossible de déterminer avec certitude » si le DRH bouscule des salariés volontairement, ou s'il est lui-même chahuté ».

Cette décision, est en réalité purement politique. Elle s’inscrit dans la lignée de la politique antisociale et de répression syndicale menée par François Hollande, Manuel Valls et l’ensemble du gouvernement socialiste depuis le début du quinquennat. Mise en grosse difficulté sur la bataille de la loi travail, la ministre du travail Myriam el Khomri, tente ici de prendre une revanche sur les salariés qui refusent de voir le droit du travail complètement détruit afin de répondre aux injonctions d’un patronat toujours plus réactionnaire.

Dans la même semaine, la Société Française de Radiotéléphone (SFR) annonce la suppression de cinq mille emplois dans la plus grande indifférence gouvernementale, le gouvernement, lui, préférant s’acharner contre les syndicalistes plutôt que de demander des comptes au patronat sur l’utilisation du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE).

Nous sommes ici face à une décision qui s’apparente ni plus ni moins à de la justice de classe.

La peur, ou les menaces, ne nous ferons jamais reculer.

Mobilisons-nous massivement en signant cette pétition pour exiger la réintégration immédiate de Vincent Martinez, délégué de la CGT d'Air France.

Car aujourd’hui c’est lui, et, demain, cela peut être n’importe qui d’entre nous.

Pourquoi avoir lancé cette pétition ? Car en tant que syndicalistes nous sommes totalement scandalisé par l’acharnement dont sont victimes toutes celles et tous ceux qui se battent quotidiennement pour préserver le droit du travail, assurer des emplois stables et de qualité et protéger les salariés face au pouvoir démesuré des grandes entreprises. On nous parle très souvent de violence, notamment dans le cas de l’épisode des chemises déchirées chez Air France. En l’occurrence nous sommes ici face un vrai cas de violence, une violence sociale et humaine.

Cette situation de chasse aux sorcières est d’autant plus dramatique qu’elle est réalisée sous un gouvernement dit de gauche. Un gouvernement qui n’hésite pas à aller à l’encontre des jugements de l’inspection du travail pour satisfaire l‘intérêt du patronat.

Cette pétition doit aussi montrer que, dans toutes les épreuves, nous sommes toujours aussi solidaires et unis. Nous sommes les plus nombreux et les menaces, où les sanctions injustifiées, ne nous ferons pas baisser la garde.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 19:44

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdSh_2iuriEo7axtPfwAvbHGz5eLKWc3DEoSkS_1JKkQpI2AQ/viewform

DIX PROPOSITIONS DE NUIT DEBOUT RENNES

Fin du cumul des mandats.

Inéligibilité à vie pour les élus condamnés pour des faits de corruption, de trafic d’influence, de fraude électorale ou de fraude fiscale pendant leur mandat.

Impossibilité pour le gouvernement d’imposer une loi sans débat à l’assemblée nationale, suppression du quarante-neuvième article de la constitution de la cinquième république.

Instauration d’un pourcentage minimum de représentants présents, au moins soixante dix pour cent, dans les assemblées pour voter des lois sur des plages horaires décentes.

Transparence totale de l’utilisation des fonds publics par les institutions gouvernementales et les élus.

Référendum à l’initiative du peuple pour discuter ou proposer une nouvelle loi.

Comptabilisation du vote blanc dans les suffrages exprimés, actuellement reconnu mais non comptabilisé dans les résultats du scrutin.

Retour à l’égalité stricte du temps de parole médiatique des candidats à une élection.

Répartition équitable des financements des médias pour plus de pluralité.

Ouvrir des formations à la vie publique pour tous et à tout âge.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 19:11

https://www.zamanfrance.fr/article/grande-bretagne-membres-labour-autorises-a-voter-leur-dirigeant-23097.html

Des membres du parti travailliste britannique autorisés à voter pour leur dirigeant (Reuters)

Des membres du parti travailliste britannique qui n'avaient pas été autorisés à voter pour le choix du prochain dirigeant de l'opposition ont obtenu Lundi 8 Août 2016 en justice le droit de le faire.

Le parti travailliste est dans la tourmente depuis la décision des britanniques le Jeudi 23 Juin 2016 de sortir de l'Union Européenne. Les détracteurs du chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, l'accusent de n'avoir pas mis assez d'énergie à soutenir la campagne pour le maintien du Royaume-Uni de Grande Bretagne dans l'Union Européenne et estiment que si des élections législatives devaient se tenir, il ne serait pas en mesure de les remporter.

Mais Jeremy Corbyn, qui a été élu au mois de septembre 2015 à la tête du parti travailliste sur une ligne à gauche, a le soutien de la base du parti. Son challenger, le député Owen Smith, est plutôt soutenu par le parti travailliste parlementaire.

Le National Executive Committee (NEC) du parti travailliste a décidé au mois de juillet 2016 que les membres qui avaient adhéré au parti travailliste depuis le 12 janvier 2016 n'étaient pas autorisés à voter, à moins de s'acquitter de vingt cinq livres sterling supplémentaires, environ trente euros.

Selon la presse britannique, cette décision revient à interdire la participation au scrutin à cent trente mille nouveaux membres.

Cinq membres du parti travailliste ont contesté cette décision en justice et ont obtenu gain de cause, Lundi 8 Août 2016.

Le parti travailliste peut faire appel de cette décision.

Le résultat de la consultation pour désigner le nouveau leader du parti travailliste devrait être connu le 24 septembre 2016.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 18:56

Lafarge accusé par le Monde d'arrangements avec l'Etat Islamique en Syrie (Reuters)

Une cimenterie du groupe français Lafarge située à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, a payé des taxes à l'organisation Etat Islamique en 2013 et en 2014 pour continuer à fonctionner pendant la guerre, affirme Mardi 21 Juin 2016 le quotidien le Monde.

« Des courriels envoyés par la direction de Lafarge en Syrie, publiés en partie par le site syrien proche de l’opposition Zaman al Wasl et que le Monde a pu consulter, révèlent les arrangements de Lafarge avec le groupe djihadiste pour pouvoir poursuivre la production jusqu’au 19 septembre 2014, date à laquelle l’Etat Islamique s’empare du site et Lafarge annonce l’arrêt de toute activité », écrit le journal.

Selon le Monde, la société s'est efforcée d'assurer l'accès à l'usine des employés et des matières premières en recourant à des intermédiaires locaux et la direction de Lafarge à Paris était au courant de la situation.

« Lafarge passait par des intermédiaires et des négociants qui commercialisaient le pétrole raffiné par l’Etat Islamique, contre le paiement d’une licence et le versement de taxes », écrit le Monde.

Le journal fait notamment état d'un laissez-passer estampillé du tampon de l’Etat Islamique, daté du 11 septembre 2014, pour permettre la libre circulation des matériaux et d'un courriel du 9 septembre 2014 concernant les approvisionnements.

Lafarge a fusionné en 2015 avec son concurrent suisse Holcim pour donner naissance au premier groupe cimentier mondial Lafarge Holcim.

Interrogée sur l'article du Monde, une porte-parole du groupe Lafarge Holcim a répondu par email à Reuters, « lorsque le conflit s’est rapproché de la zone de l’usine, la priorité absolue de Lafarge a toujours été d’assurer la sécurité et la sûreté de son personnel, tandis que la fermeture de l’usine était étudiée ».

Elle a fait valoir que, entre 2010 et 2014, cette cimenterie de Lafarge « approvisionnait environ un tiers du marché local, répondant à un besoin de première nécessité de la population et aux besoins de développement économique de la Syrie ».

Une source proche du dossier a déclaré à Reuters que « tous les expatriés avaient quitté la Syrie en 2012. Après le mois de septembre 2012, l'usine était dirigée par mail et par téléphone. La seule demande qui était adressée, c'était d'assurer la sécurité des gens », a ajouté cette source.

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 19:45

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2016/08/08/a-paris-la-police-disperse-quotidiennement-les-groupes-de-migrants_4979711_1654200.html

A Paris, la police disperse quotidiennement les groupes de migrants

Par Isabelle Rey-Lefebvre

Lundi 8 Août 2016

Orhan Majidi et Hamid Ahmadzai, deux jeunes Afghans, campent tant bien que mal, depuis deux mois, avec une dizaine de leurs compatriotes, sur la même rampe du parking de l’immeuble de France Terre d'Asile (FTA), boulevard de la Villette, dans le dix neuvième arrondissement de Paris. A chaque voiture qui veut entrer ou sortir, il faut déménager un matelas et des affaires.

Etudiant, arrivé par la Turquie, Orhan Majidi ne veut pas s’éloigner, fût-ce de quelques mètres, du local de l’association qui lui a donné rendez-vous, Mercredi 17 Août 2016, pour lui fournir le précieux récépissé de dépôt d’une demande d’asile qui lui ouvrira probablement les portes d’un centre d’accueil. Hamid Ahmadzai, lui, attendra dix jours de plus.

A deux pas, près du bassin de la Villette, et de l’autre côté, rue Pajol, ce sont plutôt de petits groupes de soudanais, d'érythréens et d'éthiopiens qui viennent compléter cette cartographie de l’exil du monde vers Paris.

Les conditions sont précaires, sans toilettes, autour d’un point d’eau unique et les migrants sont condamnés à l’errance. Presque chaque jour, vers midi, la police les déloge, les emmène au commissariat pour identification et, parfois, délivre des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), avant même qu’ils aient pu formuler la moindre demande d’asile.

Ce qui a changé, depuis le mois de juillet 2016, c’est que les évacuations ne s’accompagnent plus, comme auparavant, du travail d’encadrement d’associations spécialisées et encore moins de propositions d’hébergement, « face à eux, les migrants n’ont plus que des policiers », constate Loïc Horellou, riverain et bénévole dans un collectif de soutien protéiforme qui prodigue repas, couvertures et tentes, et aide dans les démarches administratives. Les forces de l’ordre ont, en effet, pour mission de prévenir toute formation de nouveau regroupement.

Chasse à l’homme

Les pouvoirs publics n’ignorent pas que la route venant de Libye via l’Italie jusqu’à Paris est très empruntée, comme en témoigne la tension à la frontière entre Vintimille et Menton que, Vendredi 5 Août 2016, à l’issue d’une manifestation, cent quarante migrants ont tenté de franchir, « c’était la chasse à l’homme dans les rues de Menton », témoigne Martine Landry, militante locale d’Amnesty International. Treize militants de No Border ont été placés en garde à vue.

« Entre cinquante et soixante personnes arrivent chaque jour à Paris, les rassemblements se forment très vite et il n’est pas question, pour la ville, de revivre le scénario de l’été 2015, avec ses campements indignes », plaide Dominique Versini, adjointe à la maire de Paris chargée, notamment, de la solidarité.

« Voilà un an que notre quartier, entre la gare de l’Est où débarquent les afghans, la gare du Nord, chemin vers Calais, et l’unique point d’enregistrement de FTA, boulevard de la Villette, accueille de multiples campements et c’est difficile à vivre pour tout le monde, habitants, commerçants et, surtout, migrants », explique Loïc Horellou. Chaque évacuation de campement se traduit, pour en empêcher la reformation, par l’édification de grilles toujours plus hautes et robustes, entravant la circulation dans le quartier. Entre les stations de métro Jaurès et de la Chapelle, l’espace sous la ligne aérienne, refuge commode, est désormais totalement condamné.

Cinq mille places d’accueil temporaires créées

Depuis le mois d'août 2015, la préfecture de la région Ile-de-France, l’accueil des migrants est une compétence d'état, a démantelé vingt six campements et mis à l’abri près de quinze mille personnes, un véritable tour de force, apprécié des migrants puisque seulement quatre vingt d’entre eux en sont partis.

La rumeur d’une évacuation, qui signifiait jusqu’à récemment la promesse d’un toit, attire les candidats, « lors de la dernière mise à l’abri, Vendredi 22 Juillet 2016, nous avions, la veille, recensé mille cinq cent personnes et trouvé, avec beaucoup de difficultés, autant de places, mais ce sont deux mille six cent personnes que nous avons découvertes le matin », raconte Sophie Brocas, préfète de Paris, qui s’avoue à court de lits et a dû, en toute hâte, réquisitionner cinq gymnases. La préfecture cherche des solutions pérennes, entre quatre vingt et cent migrants migrants partent, chaque semaine, vers des hébergements en province.

En 2016, cinq mille nouvelles places d’accueil temporaire ont été créées, dont deux mille en Ile-de-France, et deux cent seize millions d’euros ont été débloqués. « L'état fait des efforts, mais notre système est engorgé et absurde tant qu’il n’y a pas de solidarité entre les villes. Bien accueillir quinze mille réfugiés par an est pourtant à notre portée », estime Pierre Henry, directeur général de FTA, « mais il faut des centres d’accueil dans une trentaine de grandes villes, après un recensement et une identification indispensables ».

« Notre projet d’ouvrir, à la fin du mois de septembre 2016, un lieu humanitaire de premier accueil, à Paris, est en marche, avec l’accord de l’état, mais il en faut d’autres, partout en France », suggère Dominique Versini.

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 19:25

http://www.liberation.fr/planete/2016/08/07/syrie-comment-les-rebelles-ont-brise-le-siege-d-alep_1470789

Comment les rebelles ont brisé le siège d'Alep

Par Hala Kodmani

Le régime de Bachar al-Assad tentait, Dimanche 7 Août 2016, d'éviter l'encerclement total des quartiers qu'il contrôle dans la deuxième ville du pays où il a subi un grave revers la veille.

Les quelque trois cent mille habitants pris au piège dans la partie est d’Alep, contrôlée par les opposants au régime, peuvent souffler. Un premier convoi de nourriture est entré Dimanche 7 Août 2016 dans les quartiers assiégés depuis près d’un mois par les troupes de Bachar al-Assad. Il a emprunté la route ouverte la veille par les forces rebelles dans le sud-ouest de la ville, venant de la province voisine d’Idlib.

En prenant le contrôle de trois positions militaires, dont deux académies, dans le secteur de Ramoussa, Samedi 6 Août 2016, des groupes armés ont opéré la jonction avec d’autres enfermés à l’intérieur d’Alep, brisant ainsi le siège. Il a fallu une semaine et une offensive de grande envergure, lancée par plusieurs formations qui combattent le régime, pour atteindre l’objectif. Une force évaluée entre six mille et neuf mille hommes au total, dominée par Jaish al Fatah, regroupant notamment des salafistes d’Ahrar al-Sham et le Front Fatah al-Cham, l'ancien Front al-Nusra, ayant renoncé à son rattachement à al Qaeda, qui a ouvert un front étendu sur une dizaine de kilomètres.

Armes abandonnées

Les premières avancées avaient été contrées en début de semaine dernière par les bombardements des aviations syriennes et russes. Mais celles-ci ne pouvant couvrir toute la largeur du front, les incursions des rebelles ont fini par aboutir. Pour mener à bien leur opération, les assaillants ont lancé plusieurs voitures piégées et des kamikazes contre le mur d’enceinte des écoles militaires de Ramoussa et ont ainsi pu pénétrer dans le lieu, selon le site gouvernemental al Masdar News. Les troupes de Bachar al Assad ont laissé derrière eux des armes, des munitions et du matériel dont se sont emparés les rebelles.

Cette ouverture par le sud-ouest de la partie d’Alep contrôlée par l’opposition a l’avantage de créer une continuité territoriale avec la vaste région d’Idlib tenue par les rebelles. Ceux-là n’ont pas cherché à reprendre la route dite du Castello au nord qui, pendant plus d’un an, était la seule artère reliant Alep à la Turquie. C’est en prenant cette voie étroite, Jeudi 7 Juillet 2016, que les forces gouvernementales avaient réussi à encercler l'est d’Alep, privant la ville de tout approvisionnement. L’autre avantage de la connexion sud, c’est qu’il n’y a pas d’interférence de forces tierces sur le terrain comme les kurdes ou surtout celles de l’Etat Islamique, présentes au nord d’Alep.

Russie et Hezbollah

L’ironie, c’est que la route du Castello devient désormais vitale pour relier les forces gouvernementales aux quartiers ouest d’Alep sous contrôle gouvernemental. Si les rebelles parviennent à menacer cette voie, ils pourraient encercler à leur tour l’autre moitié de la ville où vivent plus d’un million d’habitants. Les assiégeurs assiégés, nous n'en sommes pas encore là, le plus difficile pour les rebelles est de pouvoir garder le contrôle du terrain conquis. Car même si ses troupes ont essuyé un dur revers sur le terrain, le régime peut encore compter sur l’aviation russe et ses alliés du Hezbollah, ainsi que sur des milices iraniennes au sol pour mener une contre-offensive.

Au-delà de la bataille militaire, c’est aussi l’avenir des négociations politiques entre le régime et l’opposition syrienne qui se joue à Alep.

Cette victoire de la rébellion, brisant le siège des quartiers qu’elle contrôle, a des conséquences sur le rapport de forces en prévision des pourparlers qui doivent reprendre à Genève.

Diplomates et politiques attendaient le résultat de la bataille pour fixer la date, selon la convenance de la partie victorieuse. Le régime avait justement annoncé son accord pour retourner en Suisse, pour les négociations, un jour après avoir encerclé Alep.

Aujourd’hui, c’est désormais l’opposition qui se trouve en position avantageuse pour avancer son agenda.

Vivre au jour le jour

Quant aux civils, principales victimes de ces batailles militaires ou politiques, ils ont appris à vivre au jour le jour et se contentent d’un répit.

« La semaine dernière, je me demandais comment j’allais survivre et comment je pourrais quitter la ville, mais maintenant, le moral est bien meilleur », raconte à l’Agence France Presse (AFP) Ahmad Adna, quarante six ans, d'al Kallassé dans le sud d’Alep. Hier, c’était au tour des habitants des quartiers pro gouvernementaux de commencer à stocker de la nourriture.

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 16:59

https://lundi.am/Sur-la-police-une-opinion-minoritaire-par-Eric-Hazan

http://tendanceclaire.org/breve.php?id=18627

Sur la police, une opinion minoritaire

Enfonçons des coins dans les contradictions, évitons les mots d’ordre qui soudent l’adversaire en une masse indifférenciée. Crier « tombez les casques, la police avec nous », c’est préparer notre victoire.

Par Eric Hazan, écrivain et éditeur français, fondateur des éditions de la Fabrique

Lundi 18 avril 2016

Ce n’est pas un hasard si de nombreux articles parus sur notre site ces dernières semaines traitent du problème que constitue la police.

Aujourd’hui, Éric Hazan prend le contre-pied de ce chant de ralliement que nous entendons lors de chaque manifestation, « tout le monde déteste la police ».

Lors des manifestations de ces jours derniers, le mot d’ordre le plus souvent repris parmi la jeunesse était « tout le monde déteste la police ».

C’est émotionnel, c’est compréhensible mais ce n’est pas intelligent. Quelle que soit la forme que va prendre le soulèvement qui s’annonce, il y aura de la police pour garder la télévision, les data centers, les gares et les dépôts de carburant. Or, dans toutes les insurrections victorieuses, depuis la prise de la Bastille jusqu’à la mise à bas de Zine Ben Ali et d’Hosni Moubarak, le moment décisif a été celui où les forces de l’ordre ont fait défection. Et inversement, chaque fois que ces forces ont fait bloc pour défendre le régime, les insurgés ont été vaincus et massacrés. C’est comme une loi, il n’y a pas d’exceptions.

Ici et maintenant, si nous signifions à la police que nous la détestons en bloc, nous ne faisons que souder ses rangs et nous rendons sa défection plus difficile et plus improbable. Or, ses rangs sont moins homogènes, moins serrés que peuvent le laisser penser les lignes de boucliers. Il y a quelques années, nous avons publié à la Fabrique le journal d’un gardien de la paix d’Eric Blondin. Ce livre montrait que dans le commissariat de police de l’avenue du Maine régnait une atmosphère conflictuelle assez semblable à celle qu’on peut trouver dans le personnel d’un centre Leclerc, haine de la hiérarchie, sentiment de subir une exploitation sans fin et efforts des gradés pour monter les uns contre les autres. Croit-on qu’aujourd’hui la paix et la concorde règnent dans les rangs d’une police suremployée et démoraiisée ?

Bien sûr, il n’est pas question de discuter avec les policiers de la Brigade Anti Criminalité (BAC), ni devant les rangs de robocops dans la fumée des grenades lacrymogènes. Mais Jeudi 14 Avril 2016, au métro Ménilmontant, un groupe de très jeunes avait monté une micro manifestation que la police, plus nombreuse qu’eux, contrôlait de très près. Les hommes en bleu, non casqués, étaient dispersés au contact direct de ceux qui distribuaient des tracts à la sortie du métro. Ils se parlaient, ils discutaient et ils se disputaient comme des êtres humains.

Pourquoi ne pas être intelligents ? Pourquoi ne pas nous tenir au courant des mouvements de ras-le-bol qui couvent en ce moment dans la police et ne pas leur signifier que nous les soutenons ? Ces mouvements, ces sections syndicales oppositionnelles et ces cas isolés sont minoritaires dans une police qui vote à cinquante pour cent pour le Front National. Oui, et alors, ne sommes nous pas nous aussi minoritaires ? Et depuis quand attendons-nous qu’un mouvement soit majoritaire pour le soutenir ?

Enfonçons des coins dans les contradictions et évitons les mots d’ordre qui soudent l’adversaire en une masse indifférenciée. Crier « tombez les casques, la police avec nous », c’est préparer notre victoire.

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 16:29

http://www.france-palestine.org/Ne-cedons-pas-maintenant-a-l-intimidation-d-Israel-sur-l-antisemitisme

http://www.france-irak-actualite.com/2016/05/ne-cedons-pas-maintenant-a-l-intimidation-d-israel-sur-l-antisemitisme.html

Ne cédons pas maintenant à l’intimidation d’Israël sur l'antisémitisme

Nous qui nous trouvons dans la zone de confort occidentale ne devons pas battre en retraite ou céder aux fausses accusations d’antisémitisme.

Par Ilan Pappe

Mercredi 11 Mai 2016

Il arrive un moment dans le combat d’un mouvement où le succès est à la fois gratifiant et très dangereux. En Afrique du Sud, le régime d’apartheid poursuivait ses politiques les plus cruelles et meurtrières peu de temps avant sa chute. Si vous ne menacez pas spécifiquement un régime ou un état injuste et ses partisans, ceux-ci vous ignorent et ne ressentent pas le besoin de vous affronter, si vous mettez le doigt sur le problème, cela entraîne une réaction.

C’est ce qu’il s’est passé avec le mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS). Ce mouvement est le prolongement logique de l’excellent travail préalablement réalisé par l’ensemble des groupes et comités de solidarité avec la Palestine. Il fait preuve d’un soutien ferme et indéfectible envers le peuple palestinien grâce à des relations directes avec d’authentiques représentants des communautés palestiniennes en Palestine et à l’étranger.

Jusqu’à récemment, Israël considérait qu’il s’agissait d’un développement marginal et inefficace, certains partisans de la Palestine eux-mêmes s’opposaient au mouvement pour le BDS pour la même raison, son inefficacité.

Mais il semble toutefois que le mouvement ait dépassé les attentes de ses propres fondateurs en ce qui concerne son efficacité. Cela n’a rien de surprenant, il reflète un renouveau général de la politique, comme en témoignent les jeunes électeurs qui ont voté pour Jeremy Corbyn au Royaume-Uni et pour Bernie Sanders aux États-Unis. Cette recherche d’une politique plus saine et plus éthique qui ose remettre en cause la configuration néo libérale de l’économie et de la politique occidentale a paradoxalement poussé ces jeunes gens à soutenir deux vieux militants qui représentent une forme pure de la politique.

Cette politique plus pure entraîne dans son sillage un solide soutien au peuple palestinien.

Aujourd’hui, la seule façon d’exprimer son soutien aux palestiniens en dehors de la Palestine est le mouvement pour le BDS. Au Royaume-Uni, cette logique est comprise par ceux qui ont voté pour Jeremy Corbyn et par ceux qui s’engagent par ailleurs pour des causes telles que la justice sociale, les stratégies écologiques et les droits de l’homme et des autochtones.

Certains membres des élites politiques et de la classe dirigeante occupant des fonctions très élevées expriment un soutien clair et décomplexé envers la Palestine. À quel moment le chef de l’opposition britannique et le candidat présidentiel américain ont-ils manifesté un tel soutien ?

Même si le soutien du second est plutôt chétif et timide, dans la sphère politique américaine, un candidat qui se permet de ne pas assister à la conférence de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) sans provoquer de cataclysme constitue une révolution.

Voici la toile de fond de l’attaque violente que subissent actuellement le parti travailliste britannique et Jeremy Corbyn. Tout ce que les sionistes britanniques désignent comme une expression d’antisémitisme, c’est-à-dire, la plupart du temps, des critiques légitimes à l’encontre d’Israël, a déjà été dit au cours des cinquante dernières années. Le lobby sioniste britannique, supervisé directement par Israël, y a recours car la position clairement antisioniste du mouvement pour le BDS a atteint les échelons supérieurs. Les sionistes sont véritablement terrifiés par ce développement, félicitations au mouvement pour le BDS.

Il faut admettre que la réaction est forte et brutale. Toutefois, le fait de capituler en suspendant des membres de partis, en congédiant des représentants étudiants et en s’excusant inutilement pour des crimes qui n’ont pas été commis n’est pas la bonne méthode pour y faire face. Nous menons un combat pour que la Palestine et Israël soient libres et démocratiques, la peur de l’intimidation sioniste n’est pas la marche à suivre. Les jours à venir seront très éprouvants et nous devrons non seulement être patients mais aussi retourner à la tribune, sur les sites internet, à la radio et à la télévision pour expliquer de nouveau ce qui est évident pour bon nombre d’entre nous, le sionisme n’est pas le judaïsme et l’antisionisme n’est pas synonyme d’antisémitisme.

Le sionisme n’a pas été le remède au pire épisode antisémite qu’a vécu l’Europe, l'holocauste.

Le sionisme n’a pas été la bonne réponse à cette atrocité. En réalité, lorsque les dirigeants européens ont apporté leur soutien au sionisme sans l’ombre d’une hésitation, leurs motivations étaient bien souvent antisémites. Comment expliquer autrement que l’Europe n’ait rien fait alors que le régime nazi exterminait les juifs et qu’elle ait demandé pardon en soutenant un nouveau plan visant à se débarrasser des juifs en les envoyant coloniser la Palestine ? Rien de surprenant à ce que cette logique absurde n’ait pas mis un terme à cet élan antisémite. Elle l’a plutôt entretenu.

Mais cette histoire appartient au passé. Les colons juifs et les palestiniens indigènes partagent un territoire et continueront de le faire à l’avenir. La meilleure façon de lutter contre l’antisémitisme aujourd’hui consiste à faire de ce territoire un état libre et démocratique reposant autant que possible sur des principes économiques, sociaux et politiques justes et équitables. Il s’agira d’une transformation complexe et douloureuse de la réalité sur le terrain dont la mise en œuvre prendra peut-être des décennies. Mais il est urgent de commencer à l’évoquer clairement, sans peur, sans apologétique inutile ni fausse référence à la realpolitik.

Jeremy Corbin trouvera peut-être difficile de sensibiliser son parti à la nécessité d’adopter un discours honnête et éthique sur la Palestine. Il a déjà tant fait pour cette cause que nous devons être patients, même si certaines de ses réactions et celles de son parti sont décevantes, malgré le fait qu’il soit de toute façon évident que les récentes disputes au sein du parti travailliste pour des questions d’antisémitisme résultent principalement d’une tentative des blairistes du parti, qui ont toujours été à la botte des sionistes, pour discréditer Jeremy Corbyn au même titre qu’Israël les utilise dans un effort désespéré pour mettre un terme au basculement massif de l’opinion publique britannique en sa défaveur.

Mais là n’est pas le problème. Ce que l’avenir nous réserve est bien plus important que la scène politique nationale britannique. Ce qui importe vraiment, c’est de reconnaître qu’une nouvelle étape a été franchie en Grande-Bretagne comme aux États-Unis dans la lutte pour la paix, la justice et la réconciliation en Palestine. Ce combat ne remplace pas celui qui a lieu sur le terrain, mais il le valorise et lui donne plus de poids.

En réalité, nous nous trouvons face à un ensemble de combats inévitables, contre les législateurs qui sont intimidés ou soudoyés par Israël, contre les juges et les policiers qui sont contraints de respecter de nouvelles lois injustes et ridicules qui condamneront le mouvement pour le BDS pour antisémitisme, et nous savons déjà que bon nombre d’entre eux trouvent ces directives ridicules, contre les directions des universités qui s’inclineront face à l’intimidation et à la pression et contre les journaux et les sociétés audio visuelles qui enfreindront leur code d’éthique et trahiront leurs engagements professionnels face à la nouvelle contre-attaque.

La lutte sur le terrain en Palestine est bien plus difficile, bien plus dangereuse et requiert de lourds sacrifices que l’on ne nous demande pas d’endurer en occident. La moindre des choses est de ne pas être nous-mêmes intimidés par des accusations absurdes et d’être assurés que de nos jours, la lutte contre l’islamophobie, contre les dangers du néo libéralisme, pour les droits des peuples autochtones du monde entier et pour la Palestine constituent un seul et même combat.

Cette campagne ne concerne pas uniquement les musulmans britanniques, les exilés palestiniens en Europe, les vieux gauchistes américains et les antisionistes en Israël. Elle fait partie d’un mouvement bien plus vaste qui a amené de nouveaux partis au pouvoir en Grèce, en Espagne et au Portugal, de nouvelles valeurs au sein du parti travailliste et des opinions différentes au sein du parti démocrate aux États-Unis.

Nous ne devons pas nous inquiéter des nouveaux projets de loi, des nouvelles directives de la police ou de l’hystérie médiatique. Même l’attitude lâche du parti travailliste avec son épuration de conseillers ne doit pas nous détourner des accomplissements dans la lutte pour conquérir l’opinion et le cœur du public en faveur de la Palestine.

La perspective revêt aujourd’hui une importance capitale. Si Israël pense qu’il peut impunément désigner Mark Regev, le visage public de sa politique criminelle à Gaza, comme ambassadeur à Londres et que l’ambassadeur israélien à Washington peut décider de combattre le mouvement pour le BDS en envoyant des produits provenant de Cisjordanie occupée à tous les délégués et les sénateurs du congrès, enfreignant ainsi purement et simplement la législation américaine, cela ne signifie pas qu’Israël est invincible, mais plutôt qu’il constitue un système politique idiot incapable d’appréhender le cours de l’histoire.

Comme toutes les phobies, la palestinophobie peut intimider et paralyser, mais elle peut aussi être mise en échec, particulièrement au cours de la période exceptionnelle dans laquelle nous vivons. Nous qui nous trouvons dans la zone de confort occidentale ne devons pas battre en retraite ou céder aux fausses accusations d’antisémitisme des anglo-sionistes, des hommes politiques lâches et des journalistes cyniques. Il est temps de riposter au tribunal, sur les places, au parlement et dans les médias.

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 16:07

https://www.change.org/p/lettre-ouverte-à-françois-hollande

http://appelsolidaritesyrie.free.fr/ALEP/160729_Lettre-ouverte-F.Hollande_ALEP.pdf

http://www.souriahouria.com/lettre-ouverte-a-francois-hollande-la-france-doit-agir-pour-sauver-alep

Lettre ouverte à François Hollande

La France doit agir pour sauver Alep

Vendredi 29 Juillet 2016

Depuis le début de votre mandat, vous affirmez votre soutien à un avenir libre et démocratique pour le peuple syrien.

Depuis plusieurs semaines, le régime de Bachar al Assad, fort de l’appui des mercenaires iraniens et des miliciens du Hezbollah soutenu par l’aviation russe, bombarde hôpitaux et civils et assiège les quelque trois cent mille habitants de la zone libérée d'Alep qui s’est dotée des instances librement élues d’une société civile affranchie de la dictature. La catastrophe humanitaire résultant de ces agressions reste largement occultée en France, y compris de la part des canaux officiels.

Comment les pays se disant amis de la Syrie pourraient-ils laisser celui qui a gazé plus de mille quatre cent personnes en août 2013 dans la Ghouta Est, torturé jusqu’à la mort des milliers de prisonniers dans les prisons de Damas, terrorisé et tué la population civile par des largages de barils de poudre, reprendre Alep et réprimer sa population avec la férocité dont il est coutumier ?

Dans une ultime manœuvre, Vladimir Poutine est en train d’aménager le coup de grâce à Alep en présentant un dispositif soi-disant humanitaire qui a tous les traits d’un piège tendu pour la reddition et la fuite des habitants et qui les exposerait de surcroît à un carnage et à des arrestations ciblées par les forces du régime de Bachar al Assad.

À l’inverse, il faut tout faire pour mettre fin au drame que vit la population d’Alep en mettant fin au siège et aux crimes dont elle est victime, en imposant sous contrôle international une libre circulation des secours humanitaires et des garanties assurant sa protection conformément au droit international.

Si au-delà des déclarations d’intention aucune pression significative n’etait exercée contre Vladimir Poutine dans les heures qui viennent, les pays se disant amis de la Syrie seraient de fait complices à Alep de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Les crimes de masse que constituent les bombardements contre les populations civiles de Syrie et d’Irak, ainsi que l’inhumain siège qui affame délibérément, désespère et tue femmes, hommes et enfants en Syrie, sans notable parade à l’initiative de la France et des pays se disant amis de la Syrie, consacrent le naufrage de la communauté internationale auquel nous assistons depuis plus de cinq ans.

Ces crimes sont aussi les germes d’une barbarie qui rebondira aujourd’hui et demain et qui n’épargnera aucun pays.

L’actualité récente en France en est tragiquement l’illustration.

En s’appuyant sur votre proposition d’un cessez-le-feu humanitaire, la France doit intervenir d’urgence, avec les pays qui s’y reconnaissent, pour que soit épargné aux habitants d’Alep le dessein du régime de Bachar al Assad, un exil ou une mort lente pour les uns, un massacre pour les autres, et pour qu’ils bénéficient de la protection internationale qu’ils sont en droit d’attendre.

Premiers signataires

Édith Bouvier, Bernard Dréano, Jacques Gaillot, Michel Kilo, Bassma Kodmani, Ziad Majed, Farouk Mardam Bey, Michel Morzière

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