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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 19:38

La visite de Vladimir Poutine à Paris prévue Mercredi 19 Octobre 2016 reportée (Reuters)

La visite de Vladimir Poutine à Paris envisagée Mercredi 19 Octobre 2016 est reportée, après la proposition par la France, refusée par Moscou, d'une réunion à l'Elysée sur la Syrie à cette date, a-t-on appris Mardi 11 Octobre 2016 dans l'entourage de François Hollande.

La visite du Mercredi 19 Octobre 2016, annoncée par Moscou mais jamais confirmée par la présidence française, s'inscrivait dans un climat diplomatique tendu lié au soutien de l'armée russe à l'offensive du régime syrien sur la ville d'Alep.

« Il y a eu un contact entre le Kremlin et l'Elysée Mardi 11 Octobre 2016 pour proposer une visite de travail sur la Syrie à l'Elysée, à l'exclusion de tout autre événement pour le président François Hollande, Mercredi 19 Octobre 2016 », a-t-on déclaré dans l'entourage de ce dernier.

« En réponse à cette proposition, la Russie vient d'indiquer qu'elle souhaite reporter la visite prévue Mercredi 19 Octobre 2016 », a-t-on ajouté.

La Russie soutient le président syrien Bachar al Assad par des frappes aériennes depuis plus d'un an.

Samedi 8 Octobre 2016, la Russie a mis son veto à un projet de résolution présenté par la France au conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui exigeait la fin des frappes aériennes et des survols militaires d'Alep. Le texte concurrent présenté par la Russie n'a pas obtenu le minimum de neuf voix en sa faveur pour être adopté.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 21:40

http://next.liberation.fr/livres/2016/10/05/melancolie-de-gauche-partis-d-echecs_1519874

Mélancolie de gauche

Par Samuel Hayat, chargé de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)

Mercredi 5 Octobre 2016

Dans son ouvrage, Enzo Traverso montre comment l’état d’esprit inhérent aux luttes révolutionnaires s’est mué en sentiment d’impuissance au fil de ses défaites.

Manuel Valls l’a dit et répété, « la gauche peut mourir ». Le premier ministre entend par là désigner le risque d’un échec électoral pour un parti dit socialiste, mais qui n’est plus rattaché à la gauche que par atavisme topologique. Cependant, cette mort serait peut-être le symptôme d’un phénomène plus profond, la difficulté de la gauche, c’est-à-dire des mouvements multiples luttant pour l’égalité, à se remettre d’une autre défaite. Cette défaite, c’est celle du socialisme réel qui s’est effondré à la fin des années 1980, mais aussi celle des luttes révolutionnaires qui ont marqué le vingtième siècle, dans le monde occidental, au sein même du bloc soviétique, et dans les combats anti-impérialistes du tiers-monde. Dès lors, ce qui peut mourir, ce qui est déjà mort, peut-être, c’est la perspective même de l’émancipation, une perte dont on ne saurait entièrement faire le deuil et qui plonge aujourd’hui la gauche dans une impuissance mélancolique.

Dans « mélancolie de gauche », aux éditions de la Découverte, trois cent pages, vingt euros, Enzo Traverso, professeur de science politique à l’université Cornell, dans l’état de New York, se confronte au rapport de la gauche à ses propres défaites. Sans nier l’importance de la chute du mur de Berlin, il montre qu’a toujours existé, dans la culture de gauche, une certaine disposition d’esprit mélancolique. A côté et contre le récit épique de l’irrésistible avancée du peuple vers le socialisme, présent notamment dans le stalinisme, il a en effet existé d’autres récits, épars et minoritaires, reposant sur la douloureuse mémoire des défaites passées.

L’année 1989 puis l’effondrement du bloc soviétique n’ont alors fait que leur donner une visibilité nouvelle, mais en en modifiant le sens. Jusque-là, chaque défaite pouvait être vécue comme rendant nécessaires d’autres luttes, au nom même de la mémoire des camarades tombés, vers un horizon final utopique et victorieux. Mais la chute du mur, qui aurait pu libérer la gauche de l’hypothèque stalinienne, semble au contraire l’avoir paralysée et en avoir balayé les espoirs, transformant une mélancolie grave mais combative en torpeur passive et résignée.

Enzo Traverso propose alors de retrouver « la force d’une tradition cachée », celle de la mélancolie disposant à l’action. Pour cela, il puise bien sûr dans les écrits d’auteurs tels que Karl Marx, Walter Benjamin ou Daniel Bensaïd. Mais il utilise aussi d’autres sources, comme les traces laissées par « la mélancolie des vaincus » qu’ont été Auguste Blanqui, Rosa Luxembourg, Léon Trotski ou Samuel Zygelbojm, le militant du Bund. Les relisant en prenant pour guide Walter Benjamin, il montre comment, chez ces révolutionnaires, l’expérience de la défaite n’empêchait pas la persistance d’un esprit utopique rédempteur, parfois mystique. Dans son analyse, Enzo Traverso fait aussi la part belle aux œuvres picturales, architecturales ou cinématographiques d’artistes de gauche. Le « cinéma des révolutions vaincues » bénéficie d’un traitement particulièrement réussi, avec l’analyse de films qui, de « la terre tremble » de Luchino Visconti à « rue Santa Fe » de Carmen Castillo, montrent des personnages, souvent des gens ordinaires, partageant et surmontant l’expérience de la défaite.

C’est donc un ouvrage passionnant et foisonnant, beau par l’iconographie qu’il mobilise, mais aussi frustrant que nous offre Enzo Traverso. S’il propose de multiples fragments où se laissent voir différents aspects de cette mélancolie de gauche, il ne donne pas de solution explicite à ce problème, comment convertir aujourd’hui le sentiment d’écrasement de la gauche en une mélancolie disposant à l’action ? Quelques pistes sont évoquées, par sa relecture du rapport marxiste à la mémoire, par le récit d’une rencontre manquée entre marxisme occidental et anti colonialisme et par la figure enfin de Daniel Bensaïd, lecteur de Walter Benjamin. Mais la charge reste aux lecteurs et lectrices de se nourrir des analyses proposées pour reconfigurer à leur manière les rapports entre la mélancolie et le souffle révolutionnaire de l’utopie.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 20:14

https://www.ensemble-fdg.org/content/alep-face-lhistoire

Alep face à l'histoire

Par Roland Mérieux et Francis Sitel

Mercredi 5 Octobre 2016

Une violence sauvage est déchaînée contre Alep et sa population.

Après des années de bombardements et d'encerclement, l'aviation russe et du régime écrase les quartiers de l'est sous un déluge de bombes, de barils d'explosifs, de missiles et de gaz. La puissance des bombes anti-bunker fait s'effondrer des immeubles entiers et détruit les abris souterrains.

L'infrastructure vitale est systématiquement ravagée, hôpitaux, écoles, boulangeries et ressources en eau. Le siège prive les habitants de tout approvisionnement en vivres et en médicaments. Les enfants sont les premières victimes de ce massacre planifié.

Ce sont des crimes de guerre.

Une telle violence est révélatrice de ce qui se joue en Syrie.

Comment évoquer la complexité des confrontations et l'opacité prétendue des intérêts des différents protagonistes pour maintenir le silence et justifier le laisser faire ?

D'une part, Alep est une ville insurgée, contre un pouvoir dictatorial prédateur et féroce, ville prestigieuse et capitale économique de la Syrie. A Alep combattent différentes forces rebelles, celles de l'Armée Syrienne Libre (ASL) et celles de diverses composantes islamistes, toutes font face à un ennemi commun. Alep Est c'est encore, malgré les morts et les exils massifs, plus de cent cinquante mille habitants qui depuis des mois et des années vivent l’enfer et résistent.

D'autre part, Alep est le symbole et l'enjeu décisif de l'offensive d'un régime qui pour sauvegarder son pouvoir est prêt à tout, raser cette ville héritière d'une riche et immémoriale civilisation, écraser sa population et multiplier crimes de guerre et crimes contre l'humanité. C'est à cette entreprise à laquelle le Kremlin et Vladimir Poutine apportent leur savoir faire, ceux qui ont rasé Grozny pour en finir avec la rébellion tchétchène disposent des moyens militaires et de la détermination pour rééditer cet exploit à Alep.

Une confrontation si claire dans sa brutalité interdit les tergiversations et tout faux semblant.

L'alternative est soit la solidarité avec le peuple syrien et sa volonté d'imposer son droit à la justice, à la liberté et à la paix, soit une coupable complicité avec la coalition des massacreurs, le régime syrien, ses alliés russe et iranien et les diverses milices à leur service.

Ce choix en sa sévérité est incontournable. D'où les contorsions des puissances occidentales, les États-Unis au premier chef, pour justifier leur passivité et leurs atermoiements et aussi les confusions qui dominent la politique de la Turquie, voire celle de certaines forces kurdes.

Le silence et la paralysie de la gauche française et européenne sont inacceptables.

Face à une telle horreur, qu'on ne peut prétendre ignorer, une mobilisation s’impose, la solidarité humaine interdit de laisser faire, une volonté que manifeste le communiqué commun de plusieurs organisations françaises de gauche et écologistes. Mais un tel sursaut est freiné, voire empêché, par la difficulté à assumer en toute conscience la portée politique immense de ce qui se décide à Alep. L'histoire dira sans doute que là et alors s'est imposé ce que sera le devenir des peuples de la région. Doivent-ils se juger condamnés à n'avoir pour avenir que l'alternance entre dictatures militaires et despotisme théocratique ? Ou parviendront-ils à imposer la démocratie à laquelle ils aspirent ?

Qui pourrait croire que l'Europe n'est pas concernée ? Elle, qui déploie ses armes partout au Moyen-Orient, que travaille dangereusement l’angoisse de l'arrivée massive des migrants et réfugiés, peut-elle continuer à se dire au mieux impuissante, au pire complice ? Aux forces progressistes de peser pour briser la solitude du peuple syrien, imposer que cesse le martyr d'Alep et changer le cours de l'histoire.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 20:02

UN DEBAT TACTIQUE

Le site national d'Ensemble publiait récemment un très long message de bilan du conseil national d'Ensemble du Samedi Premier Octobre et du Dimanche 2 Octobre 2016. Vous trouverez ci dessous le dernier paragraphe de ce message. Le message est disponible en totalité si vous consultez le site national d'Ensemble à l'adresse ci dessous.

Bernard Fischer

https://www.ensemble-fdg.org/content/compte-rendu-du-collectif-national-cn-densemble

Relevé de conclusions concernant l’organisation d’une consultation des adhérents d’Ensemble pour les élections présidentielles de 2017.

Comme prévu par notre texte adopté lors de l'assemblée générale des collectifs d’Ensemble du mois de juin 2016, le conseil national d'Ensemble du Samedi Premier Octobre et du Dimanche 2 Octobre 2016 a constaté qu’un accord ne pouvait se dégager à ce stade concernant nos choix pour les élections présidentielles.

Il s’agit d’un débat tactique et d’une appréciation politique de la conjoncture qui ne remettent pas en cause les choix stratégiques de reconstruction et de refondation d’une nouvelle force qui nous sont communs, ni des choix d'orientation que nous avons décidé lors de notre assemblée générale du mois de juin 2016 mais qui laissait la discussion ouverte sur nos choix pour les élections présidentielles. Sur cette question et à ce stade, le débat organisé Samedi Premier Octobre 2016 à partir de trois positions provisoires différentes et des discussions et les indications issues des débats des collectifs montrent qu’il existe des visions différentes qui ne peuvent être tranchées que par une consultation et l’organisation d’un vote.

Non pas pour faire adopter une orientation contraignante pour tous mais afin de connaître l’avis du mouvement et ainsi de dégager des positions pour Ensemble, ce qui fait consensus même avec des options tactiques différentes. Rappelons que nos règles de fonctionnement impliquent une majorité des deux tiers des votants.

Il a donc été acté que le corps électoral serait fixé selon les mêmes règles qu’au mois de juin 2016, c'est-à-dire peuvent voter cotisants et adhérents selon une liste de participants connue et vérifiable localement et nationalement et, comme au mois de juin 2016, seront recensés le vote des cotisants et le vote des non-cotisants.

Les positions soumises au vote seraient actées à une réunion plénière de l’Équipe d'Animation Nationale (EAN) qui se tiendra le 22 octobre 2016, délai permettant de tenir compte du débat du conseil national, de l’évolution de la situation politique et de toute autre proposition éventuellement.

Une feuille de vote unique pour tous les collectifs et une adresse de recensement des résultats seront envoyés aux collectifs. Ceux-ci pourront donc organiser la consultation de la fin du mois d'octobre au 18 novembre 2016 au plus tard.

Les positions en présence sur le bulletin de vote seront rédigées en quelques lignes, elles seront accompagnées d'un texte court d'une page d'explication et un bulletin de débat accompagnera la discussion.

Une nouvelle réunion du conseil national se tiendra le 19 novembre et le 20 novembre 2016 pour enregistrer les votes et à partir de ceux-ci déterminer la position d’Ensemble.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 19:40

https://www.change.org/p/la-désunion-ne-passera-pas-par-moi

http://www.liberation.fr/debats/2016/10/09/appel-a-l-union-de-la-gauche-antiliberale_1520735

La désunion ne passera pas par moi

Appel à l’union de la gauche anti libérale

La gauche, qui refuse la logique libérale avec laquelle François Hollande et Manuel Valls acceptent de composer, doit se rassembler pour les élections présidentielles.

Samedi 12 Novembre 2016 de 10 heures à 18 heures

Salle des Fêtes de la Mairie de Montreuil, Place Jean Jaurès, 93 100 Montreuil, Métro Mairie de Montreuil, entrée libre, venez nombreuses et nombreux.

Il faut unir nos forces pour une alternative à gauche. Après un quinquennat calamiteux, le pire semble aujourd’hui possible avec un Front National en voie de banalisation, une droite extrêmisée que François Hollande et Manuel Valls décomplexent et l’autoritarisme du quarante neuvième article de la constitution de la cinquième république.

Le pire semble aujourd’hui possible. Face à la violence des licenciements, du chômage, des Contrats de travail à Durée Déterminée (CDD) à perpétuité, des vies empêchées et ruinées et des campements de migrants évacués sans solution, vouloir imposer l’identité française, le burkini, l’islam, la nationalité et sa déchéance au cœur des débats politiques. Face au terrorisme, pour exaspérer les peurs, la fuite en avant sécuritaire, inefficace. Et sur l’écologie, surtout ne rien faire ou plutôt faire le contraire de ce que l’on proclame.

Cela doit cesser. Sans attendre. Depuis trop longtemps François Hollande chante du Joe Dassin au mouvement des entreprises de France (MEDEF), « on ira où tu voudras quand tu voudras ».

Nous appelons à l’effraction citoyenne et au soulèvement du peuple de gauche qui refuse cette situation, de ce peuple arc-en-ciel où depuis toujours, pour chaque conquête sociale et liberté gagnée, se mêlent les socialistes qui refusent le libéralisme, les écologistes, les féministes, les communistes, les libertaires et les alter mondialistes, nous tous, salariés, privés d’emploi, retraités et jeunes rassemblés contre la loi travail, rassemblés contre le nucléaire, rassemblés contre la fermeture des usines, des maternités, des classes et des services publics qui protègent ceux qui n’ont rien, rassemblés contre le logement cher et les morts dans la rue, rassemblés contre la criminalisation des résistances sociales, des sans-papiers et des sans-emplois stigmatisés et abandonnés, et rassemblés pour l’égalité des droits entre homosexuels et hétérosexuels.

Pour 2017, les urgences, nous les connaissons. Nous sommes d’accord sur ce qui peut faire pacte commun. Nous sommes d'accord pour abroger la loi travail et construire des droits protecteurs, pour augmenter fortement le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC), les minimas sociaux et les retraites, pour que le Contrat de travail à Durée Indéterminée (CDI) redevienne la norme et pour interdire les licenciements collectifs quand sont versés des dividendes aux actionnaires.

Nous sommes d'accord pour renforcer l’Impôt Sur la Fortune (ISF), accroître l’impôt progressif car il redistribue, refuser les dettes publiques illégitimes et ne plus admettre des revenus supérieurs à vingt fois le SMIC.

Nous sommes d'accord pour booster le ferroviaire, pour une planification écologique, pour la sortie du nucléaire et pour lutter d’arrache-pied contre le réchauffement du climat.

Nous sommes d'accord pour abolir le traité budgétaire européen, renégocier les dettes en Europe, en finir avec les paradis fiscaux, accueillir les migrants, ne pas appliquer la directive européenne sur les travailleurs détachés et abandonner l’agriculture productiviste au profit d’une agriculture biologique et paysanne.

Nous sommes d'accord pour en finir avec ces guerres perpétuelles où l'état français sert de vitrine aux multinationales françaises de l’armement.

Nous sommes d'accord pour des droits nouveaux pour les salariés dans l’entreprise, pour des droits contre le contrôle au faciès, pour le droit de vote des étrangers et pour une sixième république.

Et pourtant, alors que la gauche antilibérale et écologique est d’accord sur l’essentiel, les candidatures se multiplient avec le risque que l’alternative à gauche devienne inaudible.

Nous ne nous résignons pas. Le peuple de gauche doit se lever, dans toutes ses couleurs et toutes ses histoires, salariés et retraités qui savent ce que perdre signifiera, féministes qui savent les reculs à venir, écologistes qui savent qu’il faut changer vite.

Nous allons proposer, construire et forcer à l’union. En signant en masse cette tribune-pétition, qui dit simplement que, pour 2017, il faut une seule candidature de l’alternative à gauche, nous avons trop de points d’accord. Si nous sommes des centaines de milliers à la réclamer, elle s’imposera.

Déjà localement, des convergences et des regroupements se montent pour stopper la désunion. Samedi 12 Novembre 2016, nous nous retrouverons, venus de tout le pays, ensemble, dans cette convention qui fabriquera et portera une plateforme de mesures d’urgence pour la prochaine mandature. Nous ne gagnerons 2017 qu’en conjuguant nos couleurs en une seule campagne collective.

Premiers signataires

Etienne Balibar, Patrick Braouezec, Pierre Cours-Salies, Pierre Khalfa, Noël Mamère, Philippe Marlière, Willy Pelletier, Jean-François Pellissier, Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Sophie Wahnich, Pierre Zarka

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 16:47

Des milliers d'opposants mobilisés à Notre-Dame-Des-Landes (Reuters)

Entre douze mille huit cent et quarante mille opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, dans le département de la Loire-Atlantique, se sont rassemblés Samedi 8 Octobre 2016 pour afficher leur détermination à défendre le site, trois mois après le feu vert de la population à ce projet controversé et à l'approche d'une évacuation prévue pour l'automne.

Les manifestants ont symboliquement planté un bâton sculpté et décoré sur le site, signe de leur intention de mettre « des bâtons dans les roues » du gouvernement et du groupe Vinci en cas d'expulsion de la Zone d’Aménagement Différée rebaptisée Zone A Défendre (ZAD) par les opposants du projet.

La préfecture a fait état de douze mille huit cent participants, les organisateurs ont évoqué eux le chiffre de quarante mille personnes.

Le projet, dont les opposants mettent en doute la pertinence, a recueilli cinquante cinq pour cent de voix favorables lors d'une consultation locale organisée au mois de juin 2016 pour tenter de déminer une crise qui dure depuis cinquante ans.

A la suite de la victoire du oui, le premier ministre Manuel Valls a annoncé que les travaux du futur aéroport débuteraient à l'automne.

Selon des partisans du transfert, trois scénarios possibles sont actuellement soumis au ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve.

L'évacuation du site serait programmée après celle de la jungle de Calais, priorité du gouvernement.

Les opposants au projet d'aéroport dénient de leur côté toute légitimité à la consultation « biaisée » du mois de juin 2016 dont le périmètre départemental ne correspond pas, selon eux, à celui des collectivités locales qui financent cet aéroport « inter régional ».

Une première tentative d'évacuation du site de mille six cent hectares situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes avait échoué en 2012.

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 16:26

Proposition de quelques éléments pour la rédaction d'un texte manifeste pour la prochaine réunion du Club Politique Bastille (CPB)

Les institutions de la sixième république

Dans le cadre du système électoral de la cinquième république, les élus minoritaires dans les assemblées ne disposent que du pouvoir d’être écoutés suivant le temps que leur donne la majorité.

Ce simple pouvoir d’écoute entretient un désespoir qui favorise les apprentis terroristes, les dépressions, voir les suicides, l’écoute devient hypocrisie, puisque la parole minoritaire n’est jamais suivie d’actes, renvoyant les exclus à leur condition d’exclus, puisqu'ils se sentent floués par les minorités qu’ils ont élues et qui n’ont rien fait pour eux, voir qui sont allées à la soupe.

L’élection est donc une impasse.

Proposition

Il faut s’inscrire en masse sur les listes électorales et ne pas voter.

Emancipation

Comment pourront-ils justifier le fait qu’ils appliquent leurs programmes sociaux de droite gauche démocrate extrême, si moins d’un électeur sur deux a voté ?

En Hongrie, le référendum anti immigré ne sera pas appliqué, moins d’un électeur sur deux ayant voté.

La mondialisation

Nous ne sommes pas pour une France nationale.

En effet, l’indépendance nationale s’oppose à la mondialisation du CAC 40 sur une base d’oppression.

Le CAC 40 vend des armes à tous les belligérants avec l’accord des syndicats représentatifs.

Soutenir au nom d’une indépendance nationale la Russie et la Chine, sous prétexte qu’ils sont opposés à la domination américaine, est une imposture.

Ce n’est pas la domination américaine qui est en cause, c’est le système fondé sur les dividendes versés aux actionnaires impliquant ventes d'armes et expansion au nom d'un progrès imposé et non discuté collectivement.

Nous devons proposer une union contre un système fondé sur le versement de dividendes, le mérite et l’entreprise dirigée par des échelles de salaire insupportables et injustifiées.

Emancipation

Nous demandons une juste répartition de la richesse mondiale, une réduction drastique des échelles de salaire et un revenu d’existence universel financé par l’arrêt des contrôles CAF ANPE.

En effet la production ne peut se cantonner à la seule production de biens matériels.

La pensée est production.

Moyens d’action

Nous proposons que le texte manifeste final soit promu par la proposition d’acte collectif désintéressé.

Ces actes désintéressés s’écarteront du modèle général de l’entreprise.

C'est-à-dire qu’il ne s’agit plus d’obtenir un objectif, d’être visible et d’être nombreux, mais bien de promouvoir une autre norme, c'est-à-dire une norme qui ne privilégie pas l’efficacité, le nombre et les voix.

En ce sens l’acte collectif devient assemblée, manifestation qui ne se positionnera pas sur une efficacité électorale et/ou médiatique, mais sur un mouvement sans porte parole qui, par la révolution permanente de la pensée, créera un espace de création, d’utopie en direct et de proposition qui, à son tour, du moins c’est notre souhait, deviendra message, réflexion, remise en cause et non norme, et qui générera d’autres formes de pouvoir et d'organisation qu'à ce jour nous ne pouvons pas imaginer.

Proposition d’action

Dans cet esprit, le Groupe Anarchiste Juif Expérimental (GAJE), les Films du Crime et du Châtiment, le groupe Zalea c’est moi et le site/mouvement www.osezlesocialique.com, invitent chacun à commenter, à nourrir et à s’emparer de la rédaction et de la réalisation expérimentale, collective et publique, sur la place de la République à Paris, du film manifeste « les communistes ».

Pierre Merejkowsky

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 16:10

Donald Trump promet d'aller jusqu'au bout malgré le scandale (Reuters)

Donald Trump n'a aucune intention de renoncer à se présenter à l'élection présidentielle du 8 novembre 2016 aux Etats Unis, malgré le scandale provoqué par la diffusion, à la veille du deuxième débat face à Hillary Clinton, d'une vidéo tournée en 2005 dans laquelle il profère des obscénités au sujet des femmes.

Sa femme et son colistier ont dénoncé ces propos, les jugeant insultants et indéfendables.

« Les médias et l'establishment veulent à tout prix me voir abandonner. Je ne me retirerai jamais de la course. Je ne laisserai jamais tomber mes supporters », a-t-il déclaré sur Twitter.

Il a ensuite brièvement quitté la Trump Tower, où il s'était enfermé toute la journée avec ses conseillers, le gouverneur du New Jersey Chris Christie et l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, pour aller saluer un petit groupe de partisans réunis devant l'immeuble new-yorkais.

Mike Pence, candidat à la vice-présidence, s'est dit choqué par ses propos, qu'il juge indéfendables. « En tant qu'époux et père, j'ai été offensé par les propos tenus par Donald Trump et les actes qu'il décrit dans la vidéo vieille de onze ans diffusée hier. Je ne cautionne pas ses propos et ne peut les défendre », dit-il sur Twitter. Il assure toutefois qu'il continuera à le soutenir.

L'homme d'affaire a présenté ses excuses sur Facebook Samedi 8 Octobre 2016 pour tenter de désamorcer le scandale, mais elles n'ont pas empêché la multiplication des appels au retrait de sa candidature au sein de son propre parti.

Sur la vidéo de 2005, publiée par le Washington Post, on entend Donald Trump évoquer sa tentative de séduction d'une femme mariée et le loisir que l'on peut s'accorder, si l'on est connu, de tripoter les femmes.

Ces images avaient été enregistrées quelques mois après le mariage de Donald Trump avec Melania Trump, sa troisième femme.

Dans un communiqué, cette dernière qualifie les mots de son mari « d'inacceptables et de blessants pour moi. Ils ne représentent pas l'homme que je connais. Il a le coeur et l'esprit d'un dirigeant. J'espère que les gens accepteront ses excuses, comme je l'ai fait, et qu'ils se concentreront sur les problèmes auxquels doivent faire face notre nation et le monde ».

Multiplication des condamnations chez les républicains

Plus de soixante dirigeants républicains de premier plan ont vivement condamné les propos de Donald Trump, dont Paul Ryan, le président de la chambre des représentants, et John Mac Cain, candidat aux élections présidentielles de 2008.

Plus d'un vingtaine de membres du parti ont même appelé le magnat immobilier à se retirer de la course. Dans l'histoire politique américaine, il n'y aucun exemple d'un parti remplaçant son candidat à l'élection présidentielle si peu de temps avant le scrutin.

Il n'est pas sûr à ce stade s'il y aurait un moyen de retirer l'investiture à Donald Trump. Et le vote à commencé dans plusieurs états, y compris dans certains jugés décisifs, tels que la Virginie et la Caroline du Nord.

« Ceux qui me connaissent savent que ces paroles ne reflètent pas qui je suis. Je les ai dites, j'ai eu tort et je m'excuse », déclare-t-il dans l'enregistrement tourné à la hâte. « Ce n'est rien d'autre qu'un moyen pour détourner l'attention des questions importantes auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui ».

Evoquant ensuite les infidélités de William Clinton lorsqu'il était président, Donald Trump prévient, « nous en parlerons un peu plus dans les prochains jours. Je vous donne rendez-vous pour le débat du Dimanche 9 Octobre 2016 ».

Au cours de la conversation enregistrée en 2005, Donald Trump, équipé d'un micro, bavarde avec Billy Bush, le présentateur de l'émission Acces Hollywood, diffusé par la chaîne de télévision NBC, juste avant le tournage d'une séquence.

« Elle était mariée. J'ai fait toutes les avances possibles, mais je n'y suis pas arrivé », entend-on dire le candidat républicain.

« Je commence à les embrasser. Et quand on est quelqu'un de connu, elles vous laissent faire. On peut faire tout ce que l'on veut ».

La vidéo reprise en boucle sur toutes les chaînes de télévision, Vendredi 7 Octobre 2016, a fait l'effet d'une bombe au sein de son équipe de campagne et a conduit la hiérarchie républicaine à prendre ses distances avec le magnat de l'immobilier.

Cinq points d’avance pour Hillary Clinton avant la vidéo

Pour Reince Priebus, président du Republican National Committee (RNC) du Grand Old Party (GOP), « aucune femme ne devrait jamais être décrite dans ces termes ou évoquée de cette manière ».

Ce dernier ne participera pas à Face the Nation, l'émission politique du Dimanche 9 Octobre 2016 sur CBS, où il sera remplacé par Rudy Giuliani.

Mitch Mac Connell, président du sénat, a quant à lui jugé que les propos de Donald Trump étaient « répugnants ». Son homologue de la chambre des représentants, Paul Ryan, qui avait invité Donald Trump à le rejoindre dans le Wisconsin, Samedi 8 Octobre 2016, a décommandé et plusieurs voix se sont élevées pour que l'homme d'affaires cède la place à Mike Pence, jugé mieux à même d'incarner les valeurs républicaines.

Selon Mike Coffman, élu du Colorado, Donald Trump devrait abandonner car « sa défaite est désormais quasiment certaine ».

Une analyse partagée par le stratège Ron Bonjean qui parle d'une « fin de partie politique » pour le magnat de l'immobilier. « Il faudrait que Donald Trump réussisse à sortir un lapin de son chapeau pour renverser la tendance », a-t-il ajouté.

Certains républicains influents ont toutefois réaffirmé leur soutien à leur candidat à l’élection présidentielle, dont l'un des enjeux sera la nomination d'un juge de la cour suprême qui décidera de l'orientation libérale ou conservatrice de la plus haute juridiction.

Sur Twitter, Hillary Clinton a qualifié l'enregistrement d'horrifiant, tout en ajoutant que « nous ne pouvons permettre à cet homme de devenir président ».

La candidate démocrate devance Donald Trump de cinq points dans les intentions de vote pour l'élection présidentielle du 8 novembre 2016 aux Etats-Unis, selon un sondage Reuters-Ipsos publié Vendredi 7 Octobre 2016.

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 15:43

La Russie rejette le projet de résolution français sur Alep (Reuters)

La Russie a opposé son veto, Samedi 8 Octobre 2016 à l’Organisation des Nations Unies (ONU), au projet de résolution d'inspiration française réclamant l'arrêt des bombardements et l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne à Alep, tandis qu'un texte concurrent déposé par Moscou a échoué à obtenir le minimum de neuf voix favorables nécessaires.

Le texte russe était dans les faits une reprise du document français mais avec des amendements, il ne réclamait pas l'arrêt des bombardements sur Alep et prônait la relance de l'accord de cessez-le-feu conclu le 9 septembre 2016 avec les Etats-Unis.

« Du fait de votre décision de ce jour, des syriens vont continuer de mourir à Alep et ailleurs en raison de bombardements russes et syriens. S'il vous plaît, arrêtez maintenant », a dit Matthew Rycroft, l'ambassadeur britannique à l’ONU, à son homologue russe Vitaly Tchourkine.

L'armée syrienne et ses alliés, appuyés par l'aviation russe, ont lancé une vaste offensive pour reprendre la partie orientale de la ville, tenue par l'opposition armée, après l'expiration, le 19 septembre 2016, du bref cessez-le-feu négocié par Moscou et Washington. Plus de deux cent cinquante mille civils vivent dans ce secteur assiégé pratiquement sans discontinuer depuis le mois de juillet 2016.

« La Russie est devenue l'un des principaux agents de la terreur à Alep, utilisant des tactiques plus communément associées à des voyous qu'à des états », a dit pour sa part David Pressman, vice-ambassadeur des Etats-Unis.

Il a ajouté que la Russie était « résolue à autoriser la poursuite des assassinats et, dans les faits, à participer à leur mise en œuvre ».

C'est la cinquième fois que Moscou fait obstacle à une résolution sur la Syrie depuis le début du conflit, au mois de mars 2011. Les quatre premières fois, la Chine avait elle aussi eu recours à son veto, ce qu'elle n'a pas fait, Samedi 8 Octobre 2016.

Avancée de l’armée syrienne à Hama

« Un pays qui mettrait son veto à la résolution de la France sur Alep serait discrédité aux yeux du monde », avait averti François Hollande sur Twitter, avant le vote du conseil de sécurité de l’ONU.

« Mettre un veto à une résolution qui appelle à la trêve, c'est finalement soutenir les bombardements qui aujourd'hui touchent les populations civiles », a en outre estimé le chef de l’état, s'adressant à la presse lors d'un déplacement à Tulle, en Corrèze.

Onze des quinze états membres ont approuvé le texte présenté par la France et l'Espagne. Jean-Marc Ayrault, ministre français des affaires étrangères, est allé en personne à New York pour assister au vote. Il s'était rendu à Moscou, Jeudi 6 Octobre 2016, et à Washington, Vendredi 7 Octobre 2016.

Les puissances occidentales, qui parlent de crimes de guerre, accusent l'aviation russe et l'armée syrienne de s'en prendre délibérément à des cibles civiles telles que les hôpitaux, à Alep, ce qu'elles nient fermement, assurant ne viser que les mouvements « terroristes ».

Le Haut Comité des Négociations (HCN) mis sur pied par l'opposition syrienne n'acceptera aucune nouvelle trêve sans garantie de la part de l'Union Européenne et de pays arabes, a réaffirmé son chef Asaad al Zoubi.

Sur le terrain, les forces gouvernementales poursuivent leur offensive au sol à Alep, mais les frappes aériennes sont moins intenses depuis l'accalmie promise Mercredi 5 Octobre 2016.

Elles progressent par ailleurs sur plusieurs front, notamment dans la province d’Hama, où elles ont repris plusieurs localités dont les insurgés s'étaient emparées au mois d’août 2016.

Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), les forces gouvernementales ont profité d'un conflit entre les islamistes d'Ahrar al Cham et de Djound al Aksa, qui s'affrontent depuis Vendredi 7 Octobre 2016 dans la province voisine d'Idlib.

L'armée et ses alliés se sont par ailleurs emparés d'une grande partie d’al Hameh, localité située au nord-ouest de Damas.

A la frontière turque, les djihadistes de l'Etat Islamique ont pris plusieurs villages aux rebelles soutenus par Ankara, toujours selon l'OSDH.

Avec l'appui de blindes et d'avions turcs, les insurgés progressaient en direction de Dabiq, un lieu emblématique pour les djihadistes. Leur contre-attaque lancée Vendredi 7 Octobre 2016 leur a permis de reprendre Akhtarine et d'avancer en direction de Tourkman Bareh, à trois kilomètres à l'est de Dabiq.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 15:39

https://www.rsf.org/fr/actualites/rsf-salarme-de-la-disparition-programmee-du-pluralisme-en-turquie

Reporters Sans Frontières (RSF) s’alarme de la disparition programmée du pluralisme en Turquie

RSF dénonce vigoureusement la fermeture manu militari de médias d’opposition de référence, Mardi 4 Octobre 2016. L’organisation s’inquiète de la disparition programmée du pluralisme en Turquie.

Les programmes de plusieurs médias d’opposition dont les chaînes IMC Télévision, Hayatin Sesi et la station Özgür Radyo, ont été interrompus en direct, Mardi 4 Octobre 2016, par des policiers venus mettre sous scellés leurs locaux d’Istanbul. Ces opérations font suite à la décision du haut conseil de l’audiovisuel (RTÜK), Vendredi 30 Septembre 2016, d’annuler les licences d’au moins douze chaînes de télévision et onze radios. La liquidation de ces médias, soupçonnés de « complicité avec des organisations terroristes » et de constituer un « danger pour la sécurité nationale », a été ordonnée sur le fondement du décret instaurant l’état d’urgence après l’échec du coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016. Elle intervient au lendemain d’une réunion du conseil national de sécurité, regroupant le gouvernement et les forces de sécurité.

L’ensemble de ces médias, de gauche ou s’adressant aux communautés kurdes ou alévies, ont d’ores et déjà été fermés ou placés sous scellés par la police. Ils ont été exclus du satellite national Türksat et leur site internet a été bloqué. Ces titres s’ajoutent à la longue liste des médias liquidés par décret depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, le 20 juillet 2016.

« La liquidation de médias entiers, de façon massive et sans procès équitable, est injustifiable dans un état de droit. Elle signe la fin du pluralisme dans le paysage audiovisuel turc », dénonce Johann Bihr, responsable du bureau de l’Europe de l’Est et de l’Asie Centrale de RSF.

« Il est glaçant de constater que la prise d’assaut des rédactions par la police est devenue une scène habituelle en Turquie. S’il n’est pas amendé sans délai, l’état d’urgence va finir par écraser la liberté de la presse aussi sûrement que l’aurait fait un coup d’état militaire réussi ».

L’intervention au siège de la radio stambouliote Özgür Radyo a été particulièrement violente. Les policiers ont brisé la porte et sept collaborateurs de la station ont été interpellés, de même que d’autres journalistes présents pour observer les événements. Ils ont été remis en liberté le lendemain. IMC Télévision avait déjà été exclue du satellite Türksat le 20 février 2016 dans le cadre d’une enquête judiciaire pour « propagande d’une organisation terroriste ». Au prix d’une perte d’audience significative, cette chaîne critique créée en 2011 avait continué d’émettre depuis le satellite Hot Bird et sur internet.

Les associations et les syndicats de journalistes se sont massivement mobilisés contre la fermeture des médias, observant les opérations policières, tenant des conférences de presse et manifestant à Istanbul comme à Diyarbakir, dans le sud-est à majorité kurde. Les messages de soutien aux médias fermés ont afflué sur les réseaux sociaux, autour de slogans tels que « ne touchez pas à mon droit à l’information », « ne coupe pas ma voix », ou encore « Hayatin Sesi ne peut être bâilonnée ».

RSF a documenté les violations massives de la liberté de la presse perpétrées dans le cadre de l’état d’urgence dans un rapport publié le 19 septembre 2016. La Turquie occupe la cent cinquante et unième place sur cent quatre vingt pays au classement mondial de la liberté de la presse pour l’année 2016 établi par RSF.

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