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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 18:04

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19C1SY-OFRTP

 

Les députés du Parti Communiste Français (PCF) ne feront pas un seul groupe avec les députés du Mouvement de la France Insoumise (MFI)

 

Le député du PCF André Chassaigne, président du groupe sortant de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) à l'assemblée nationale, a annoncé Mercredi 21 Juin 2017 le maintien de ce groupe d'opposition, fermant ainsi la porte à une alliance avec les députés du MFI.

 

Les onze députés du PCF, dont Marie-George Buffet élue sous l'étiquette du MFI, s'allieront avec des députés ultra-marins pour parvenir au chiffre de quinze députés nécessaires pour pouvoir former un groupe à l'assemblée nationale.

 

L'hypothèse avait été avancée de la constitution d'un groupe associant les seize députés du MFI et les 11 députés du PCF sous la présidence de Jean-Luc Mélenchon.

 

Mais André Chassaigne est de notoriété publique hostile au leader du MFI et il avait même refusé de lui accorder son parrainage pour le premier tour des élections présidentielles.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 17:51

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article196

 

Réunion Débat du Club Politique Bastille (CPB)

 

Samedi 24 Juin 2017 à 14 heures 30

 

Librairie de l’Emancipation

 

8 Impasse Crozatier 75 012 Paris RER Gare de Lyon

 

Sans-culottes, chasubles rouges et autres K-way Wanabee noirs sont chaleureusement invités.

 

L’ordre du jour sera la situation politique française dans le contexte mondial en général.

 

Quelle contre-hégémonie du populisme du commun faut-il opposer à l’hégémonie du populisme du néo-libéralisme unifié ?

 

Comment construire le peuple du commun en bloquant et en désagrégeant le peuple du front unique des macronistes de gauche et de droite ?

 

Comment unifier les différents peuples du commun d’Europe, des États-Unis, d’Amérique latine, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie ?

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 20:03

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/legislatives-2017-la-discipline-de-groupe-ce-n-est-pas-pour-moi-dit-francois-ruffin-7789021242

 

« La discipline de groupe, ce n'est pas pour moi », dit François Ruffin

 

Celui qui siégera au sein du groupe du Mouvement de la France Insoumise (MFI) à l’assemblée nationale affirme qu'il votera les lois en son âme et conscience.

 

Par Elizabeth Martichoux et Léa Stassinet

 

Lundi 19 Juin 2017

 

« Quand on est de gauche, on est toujours préparé à la défaite ». C’est avec une pointe d'ironie que le réalisateur François Ruffin, soutenu par le MFI est revenu sur sa victoire dans la première circonscription de la Somme. Alors qu'il accusait dix points de retard sur son adversaire de la République En Marche (REM), Nicolas Dumont, au soir du premier tour, François Ruffin l'a emporté Dimanche 18 Juin 2017 avec cinquante six pour cent des voix, contre quarante quatre pour cent des voix pour son concurrent. « Je n'avais préparé qu'un discours de défaite », assure le nouveau député.

 

Pour François Ruffin, c'est « le travail de terrain qui a payé ». Il poursuit, « nous avons mené la bagarre jusqu'à la quatre vingt seizième minute du dernier match », dit-il, faisant référence à l'équipe de football d'Amiens, qui a décroché sa place en première division grâce à un but inscrit dans les dernières secondes de l'ultime journée de championnat.

 

François Ruffin siégera donc au sein du groupe du MFI, qui aura pour la première fois sa place à l’assemblée nationale. Quel genre de député sera-t-il ? « Je ferai mon travail à cent pour cent, mais je voterai en mon âme et conscience et en toute indépendance », assure le réalisateur de Merci Patron. « La discipline de groupe, ce n'est pas pour moi, mais on n'a pas besoin de discipline quand on est d'accord sur l'essentiel. Et moi le programme du MFI ne me pose pas de problème ».

 

Celui qui se présentait dans une circonscription disputée, face au candidat de la REM mais aussi à l'ancienne secrétaire d’état Pascale Boistard et au comédien Franck de Lapersonne, investi par le Front National, a rappelé les trois engagements pris auprès des électeurs, en cas d'élection. « Je me paierai au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC), mon mandat sera révocable et je ferai gérer mes réserves parlementaires par un jury populaire tiré au sort ». Quant au reste de son indemnité parlementaire, il la donnera « probablement à des œuvres ».

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 19:45

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19B1BW-OFRTP?sp=true

 

Le départ de Sylvie Goulard rebat les cartes du remaniement (Reuters)

 

Le départ de Sylvie Goulard rebat les cartes d'un remaniement gouvernemental qui était annoncé comme technique et il accentue la pression sur les deux autres ministres sortants issus du Mouvement Démocrate (MODEM), parti visé par une enquête judiciaire.

Le conseil des ministres aura lieu Jeudi 22 Juin 2017, a précisé la présidence de la république.

La ministre sortante des armées a annoncé Mardi 20 Juin 2017 qu'elle ne souhaitait pas participer au prochain gouvernement pour pouvoir être en mesure de démontrer librement sa bonne foi, si l'enquête préliminaire se penchait sur les conditions d'emploi de ses assistants parlementaires.

Emmanuel Macron et le premier ministre, Edouard Philippe, devront aussi trouver un successeur à Richard Ferrand, ministre sortant de la cohésion des territoires, pour constituer le gouvernement, qui doit être annoncé Mercredi 21 Juin 2017 avant 18 heures.

Fragilisé par une enquête judiciaire, ce proche d'Emmanuel Macron a accepté sa proposition de ne pas participer au prochain gouvernement pour briguer la tête du groupe de la République En Marche (REM) à l’assemblée nationale.

« Ce sera un remaniement plus important qu'annoncé », a dit à Reuters une source au fait des échanges sur le futur gouvernement. « Avec Richard Ferrand qui ira au groupe et la décision de Sylvie Goulard de quitter le gouvernement, cela devient de fait un remaniement plus politique que celui que nous envisagions en début de semaine dernière ».

La source a précisé que « l'ossature du gouvernement va rester la même. Nous gardons l'architecture du gouvernement ».

Outre Sylvie Goulard, dont la demande a été acceptée par Emmanuel Macron, le gouvernement sortant comptait deux autres membres du MODEM, son président François Bayrou, ministre de la justice, et Marielle de Sarnez, ministre des affaires européennes.

Contactée par Reuters, cette dernière n'a pas exclu de quitter le gouvernement pour prendre la présidence du groupe du MODEM à l’assemblée nationale.

« Je peux soit m'occuper des questions européennes et vous savez que cela me passionne, soit m'occuper du parlement », a-t-elle dit, « donc tout est ouvert ».

Le MODEM choisit sa présidence de groupe « cette semaine, donc tout cela sera opérationnel cette semaine », a-t-elle ajouté.

L'entourage d'Emmanuel Macron s'est refusé à tout commentaire sur l'avenir de François Bayrou et de Marielle de Sarnez.

Après deux impairs de François Bayrou, « tel que je connais le chef de l’état, il n'y en aura pas de troisième », a dit à Reuters un parlementaire proche d'Emmanuel Macron, évoquant sa contestation des investitures pour les élections législatives et ses récents propos semblant contredire le premier ministre.

Le parti centriste, avec lequel Emmanuel Macron a conclu une alliance en vue des élections présidentielles, est visé depuis le début du mois de juin 2017 par une enquête préliminaire qui doit faire la lumière sur les soupçons d'emplois fictifs au parlement européen.

L'Elysée avait dit la semaine dernière que de nouveaux secrétaires d’état seraient nommés pour soulager des ministères aux larges prérogatives et sous tension du point de vue des effectifs.

« C'est possible », a confirmé Edouard Philippe sur BFM Télévision et Radio Monte Carlo (RMC), avant l'annonce de Sylvie Goulard.

Mais « pas trop, parce que vous avez bien remarqué qu'une des choses que nous souhaitions c'est d'avoir une équipe qui ne soit pas pléthorique », a-t-il ajouté.

Quant à Richard Ferrand, il « aurait parfaitement pu rester ministre », a poursuivi Edouard Philippe, rappelant la règle fixée par le gouvernement qui prévoit que seul un ministre ayant été mis en examen pourrait être contraint de quitter le gouvernement.

Le parlementaire proche du chef de l’état verrait bien Jean-Paul Delevoye, qui avait présidé la commission d'investiture de la REM pour les élections législatives, succéder à Richard Ferrand.

Quant à l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il devrait demander soit un ministère soit la présidence du sénat lors d'une rencontre Mardi 20 Juin 2017 avec Emmanuel Macron, ajoute-t-il.

 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 19:26

 

https://reporterre.net/L-exemplaire-victoire-de-Francois-Ruffin

 

L’exemplaire victoire de François Ruffin

 

Par Moran Kérinec

 

Candidat dans la première circonscription de la Somme au premier et au deuxième tour des élections législatives, François Ruffin a remporté son siège de député face au candidat de la République En Marche (REM), Nicolas Dumont. « Nous avons prouvé qu’il y avait un autre chemin pour la colère et le désespoir que le Front National », a dit le nouveau député, récit d’une soirée de liesse.

François Ruffin a le visage crispé. Dimanche 18 Juin 2017, il a laissé au placard son emblématique t-shirt Merci Patron pour une chemisette blanche. Attablé avec son équipe, il sirote du bout des lèvres un verre de jus d’orange et écoute tomber les résultats des bureaux de vote. Même quand les chiffres sont positifs, il n’ose se fendre d’un sourire.

Dimanche 18 Juin 2017, il est 19 heures dans la salle du Chiffon Rouge de Flixecourt, à proximité d’Amiens. C’est dans ce bâtiment carré et austère que le rédacteur en chef de Fakir a voulu clore les élections législatives, en compagnie des militants qui l’ont accompagné depuis le lancement de sa campagne au mois de janvier 2017.

Un à un, les résultats s’égrènent, rythmés par les applaudissements des soutiens du journaliste, « tu viens de gagner cent trente voix » ou « ici on est remonté de cinquante voix ». Imperturbable, François Ruffin répond systématiquement à chaque annonce avec la même demande, « par rapport à la semaine dernière, c’est quoi la comparaison ».

« Nous avons fait quasiment match nul à un endroit où Nicolas Dumont avait le double de voix par rapport à nous », répond l’un de ses comparses. Ces calculs d’apothicaire ont leur importance. « La victoire se fera dans un mouchoir de poche, si c’est une victoire », explique Asma, une militante. À l’issue du premier tour, François Ruffin avait obtenu vingt quatre pour cent des voix face aux trente trois pour cent de Nicolas Dumont, maire d'Abbeville, ancien membre du Parti Socialiste qui a revêtu les couleurs de la REM pour les élections législatives.

« J’ai les résultats de Flixecourt, plus de sept cent voix en faveur de François Ruffin » exulte une des militantes. « Et les comparaisons », interroge le candidat. « Tu nous emmerdes avec les comparaisons, tu gagnes », lui rétorque un membre de l’équipe. « Ce n'est pas scientifique comme réponse », réplique François Ruffin. Quant à savoir pourquoi il est le seul à ne pas s’enthousiasmer des résultats, « je veux entretenir l’esprit de la défaite », plaisante-t-il, mi-figue mi-raisin. Mais l’évidence est là. Le candidat investi par le Mouvement de la France Insoumise (MFI), Europe Ecologie Les Verts (EELV) et le Parti Communiste Français (PCF) égalise presque systématiquement avec son adversaire politique, quand il ne le dépasse pas.

« Vous savez, François Ruffin, c’est la dernière petite lueur en France. Le dernier qui peut prouver que les français ne sont pas des cons », explique une militante qui arbore le sticker « Picardie debout avec François Ruffin ». Quelques minutes plus tard, les résultats officiels tombent. François Ruffin remporte son siège de député avec cinquante quatre pour cent des voix. Le journaliste laisse enfin tomber le masque pour souffler. À ses côtés, son équipe s’embrasse et se tombe dans les bras. Aux accolades s’ajoutent les larmes de joie, « je n'y crois pas », répète une militante.

« Je n’aurais jamais parié », confie Asma, « mais François Ruffin a fait une campagne de terrain remarquable, Nicolas Dumont ne l'a pas fait. Ce n’était même pas une vraie campagne de militant, beaucoup d’entre nous n’avaient jamais milité, même syndicalement ». Dans la salle, les slogans sont lancés à tue-tête, « le peuple à l’assemblée nationale », « et à la fin, c’est nous qui allons gagner » et « ils ont l’argent, nous avons les gens ».

Le tout nouveau député François Ruffin s’empare du micro pour féliciter ses militants, « c’est une victoire par le peuple pour le peuple. Si nous voulons que le pays change, cela se passe un peu dans les urnes aujourd’hui, mais cela va se passer surtout dans la rue. Nous allons descendre à la mairie de Flixecourt, là où nous avons fait le meilleur pourcentage ».

La manifestation sauvage s’organise. Casseroles, tambours, flûtes et banderoles dans les mains, deux cents militants et sympathisants s’engagent dans la rue. Les chants s’élèvent, l’Internationale, Bella Ciao, société tu ne m’auras pas, tout un répertoire révolutionnaire qui rythme l’avancée de la foule. « Monsieur le député, rien à faire, je n’arrive pas à m’imaginer lui dire cela », plaisante une jeune femme entre deux refrains. Devant la manifestation, le maire de Flixecourt cavale pour frapper aux portes dans l’espoir de faire grossir la foule, sans grand succès.

Devant la mairie, François Ruffin reprend le micro pour remercier un par un ses militants avant de commencer avec quelques hésitations son discours et pour cause, « j’avais préparé un discours de défaite », avoue-t-il, « sur le papier, il n’y avait rien, si ce n’est que les gagnants gagnent toujours. Vous me voyez soucieux, je mesure la responsabilité qui est la mienne. Nous allons avoir un rôle dans l’hémicycle, le rapport de force ne va pas être pour nous, mais nous avons prouvé qu’il y avait un autre chemin pour la colère et le désespoir que le Front National ».

Quant à savoir vers quelle gauche le député de la Somme tend, celui-ci répond qu’il « ne fait pas le tri entre insoumis et communistes. Nous sommes la gauche, tout court ». Et pour appuyer son point, il propose « à tous ses camarades insoumis et communistes un grand rassemblement Jeudi 22 Juin 2017 place de la République à Paris ».

De retour à la salle du Chiffon Rouge, les militants s’égayent autour d’un verre de vin et d’une portion de taboulé. Chacun y va de son analyse sur cette victoire inattendue, « il y avait une dynamique », explique Vincent, militant de la première heure, « à force de diffuser des tracts, nous sentions l’enthousiasme. Mais entre la cote de sympathie et le bulletin de vote, il y a une marge. Ce qui a fait la différence, c’est que l’électorat de droite ne s’est pas mobilisé ». Pour leur part, les membres de Picardie Debout revendiquent avoir réussi à motiver les abstentionnistes à aller aux urnes, « c’est dû à notre travail de porte-à-porte », assure Stéphanie. À Abbeville, le fief de Nicolas Dumont, où elle a battu le pavé pendant des semaines, le travail a payé, « nous avons gagné plus de deux mille voix. Ce n’était pas facile pourtant, il en est maire et il fait du bon travail. C’était notre argument, il est déjà maire et il avait promis de ne pas cumuler de mandats. Mais la personne que nous avons envie de défendre aujourd’hui, c’est ce monsieur-là, François Ruffin. Celui qui n’a pas un passé politique et qui est juste quelqu’un qui défend les ouvriers, les précaires et les gens sans voix ».

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 18:56

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/19/avant-la-reforme-du-code-du-travail-le-front-social-prend-date-devant-l-assemblee-nationale_5147655_823448.html

 

Avant la réforme du code du travail, le Front Social prend date devant l'assemblée nationale

 

Quelques centaines de personnes ont protesté Lundi 19 Juin 2017 devant le Palais-Bourbon contre le plan de destruction sociale massive prévu, selon eux, par Emmanuel Macron.

 

Par Cécile Bouanchaud

 

« La manifestation d’aujourd’hui ressemble un peu au vote d’hier, personne ne s’est déplacé ». Sandra, quarante trois ans, sait de quoi elle parle, elle qui a connu les cortèges étoffés des manifestations contre la loi travail du printemps 2016 et, avec eux, les affrontements systématiques entre les policiers et les manifestants. Lundi 19 Juin 2017, au lendemain du deuxième tour des élections législatives qui a donné à Emmanuel Macron et à son gouvernement une des plus larges majorités parlementaires de la cinquième république, seules quelques centaines de personnes se sont rassemblées pour protester contre le plan de destruction sociale massive incarné, selon elles, par le nouveau président de la république.

En ligne de mire, il y a le projet de loi travail qu’Emmanuel Macron veut mener plus loin et surtout qu'il veut faire adopter rapidement, en ayant recours aux ordonnances, qui permettent de faire passer des réformes plus rapidement que par le truchement d’un projet de loi ordinaire voté à l'assemblée nationale.

C’est justement le lieu de rassemblement choisi par les manifestants du Front Social, composé de syndicats de la Confédération Générale du Travail (CGT), de Syndicats Unitaires et Démocratiques (SUD), d’associations et de collectifs, dont le Droit Au Logement (DAL) et Droits Devant. Finalement, la manifestation, également suivie par des partis, comme le Mouvement de la France Insoumise (MFI), le Front De Gauche (FDG) ou encore le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), s’est déroulée non loin de là, place de la Concorde.

Lundi 19 Juin 2017 à 18 heures, devant le parvis de l’entrée du jardin des Tuileries, les manifestants arrivent au compte-gouttes sous une chaleur écrasante. Les élections de la veille, marquées par une abstention record de cinquante sept pour cent, sont dans tous les esprits. « Cette abstention massive montre que la démocratie ne permet plus de représenter la population », estime Claire, quarante ans, professeure de musique à Paris, qui estime qu’il faut désormais « occuper la rue pour se faire entendre ».

« Il y a une dynamique à créer, il faut faire quelque chose de tous ces abstentionnistes, qu’ils se rassemblent pour protester », abonde Leila, soixante sept ans, ancienne professeure de français à la retraite.

Cette idée d’un troisième tour social revient souvent dans la bouche des manifestants, pour qui la majorité absolue accordée à la République En Marche (REM) ne constitue en rien un véritable plébiscite de la part des français. Dans le cortège, ils sont nombreux à s’être abstenus ou à avoir voté blanc. D’autres ont choisi le MFI, « pas par conviction, mais pour qu’il y ait une vraie opposition à l'assemblée nationale », précise Capucine, vingt ans. L’étudiante en lettres modernes à Paris tient toutefois à faire sa mise au point, « cette manifestation, qui devait se tenir devant l'assemblée nationale, c’est aussi un message aux nouveaux députés, nous attendons d’eux qu’ils soient une vraie force d’opposition ».

Les manifestants veulent s'opposer en premier lieu à la réforme du code du travail par ordonnances, qui revient comme un leitmotiv dans la bouche des manifestants, majoritairement au fait du projet, qu’ils présentent comme une casse de nos droits fondamentaux et un danger pour la démocratie. « La loi travail voulue par Emmanuel Macron, c’est fouler aux pieds un siècle de combat social pour les droits des travailleurs », résume Randy, 24 ans, étudiant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).

Les manifestants dénoncent d’une même voix la volonté du président de la république de flexibiliser plus encore le fonctionnement du marché du travail. « Les salariés devront tout accepter pour garder leur emploi », résume Randy, directeur de campagne de Mathurin Lévis, candidat du MFI dans la onzième circonscription des Yvelines, face à Benoît Hamon.

Sur le fait d’étendre la primauté des accords d’entreprise sur les conventions de branche à de nouveaux sujets, notamment le temps de travail, Dorian, vingt et un ans, estime que cela va créer au sein de l’entreprise « un rapport de forces dangereux entre les employés et les patrons ». Il y a un autre point de crispation, c'est le plafonnement des dommages et intérêts aux conseils des prud’hommes en cas de licenciement abusif. « Avec cette nouvelle donne, les patrons pourront agir avec cynisme, ils sauront le coût maximal pour virer un salarié », analyse Zoé, étudiante en droit, une des nombreuses vingtenaires qui parsèment le cortège.

La fusion des instances de représentation du personnel, la fin des indemnités de chômage après deux refus d’un emploi et le basculement vers un système de retraite par points, sont également pointés du doigt par les manifestants, qui sont nombreux à déplorer « que les syndicats acceptent de négocier avec le gouvernement ».

Au-delà de la loi travail, ils dénoncent pêle-mêle « l’absence de ministère du droit des femmes, l’indigence du programme écologique et les lois antiterroristes intégrant les mesures de l’état d’urgence dans le droit commun ».

Alors qu’une attaque contre un fourgon de gendarmerie s’est déroulée un peu plus tôt, sur les Champs-Elysées, à quelques centaines de mètres de la manifestation, le dispositif policier n’était pas massif autour de la place de la Concorde, même si les forces de l’ordre contrôlaient les manifestants souhaitant accéder au rassemblement.

Des dizaines de militants antifascistes ont tenté de lever les barrières qui bordaient la place provoquant une intervention des forces de l’ordre.

A la manifestation du Front Social, le désormais classique « tout le monde déteste la police » a été remplacé par « tout le monde déteste les ordonnances ». Un slogan se mêlant au « y en a assez de la loi des patrons, c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons » ou « ce n’est pas les salariés, ce n’est pas les immigrés, c’est Emmanuel Macron qu’il faut virer », scandés par des manifestants, brandissant des pancartes comme « make our code du travail great again ».

C’est dans le calme et sous une chaleur persistante que les manifestants se sont dispersés Lundi 19 Juin 2017 vers 21 heures.

Certains prévoient déjà de se mobiliser à la rentrée, le 20 septembre 2017, date à laquelle le gouvernement doit adopter les ordonnances réformant le code du travail. Un manifestant de prévenir, « nous serons dans la rue et pour plusieurs jours s’il le faut ».

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 17:43

 

http://www.lemonde.fr/elections-legislatives-2017/article/2017/06/19/jean-luc-melenchon-obtient-sa-revanche-sur-la-presidentielle_5147183_5076653.html

 

Jean-Luc Mélenchon prend sa revanche sur le premier tour des élections présidentielles

 

Confortablement élu à Marseille, le chef de file du Mouvement de la France Insoumise (MFI) entend, avec son groupe, incarner l’opposition de gauche à l’assemblée nationale.

 

Par Raphaëlle Besse Desmoulières, envoyée spéciale du Monde à Marseille

 

Jean-Luc Mélenchon vient de s’éloigner de l’estrade quand il fait marche arrière pour se saisir à nouveau du micro, « il paraît que la première chaîne de télévision m’annonce élu à soixante pour cent ».

Une clameur monte dans la salle des Docks des Suds, Dimanche 18 Juin 2017 à Marseille, où le chef de file du MFI a réuni ses partisans.

Ce dernier obtient soixante pour cent des voix dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône face à son adversaire de la République En Marche (REM), Corinne Versini.

Pour le tout nouveau député, même s’il a dû revoir ses ambitions à la baisse, il s’agit d’une incontestable victoire, collective tout autant que personnelle. En 2012, Jean Luc Mélenchon avait essuyé une cuisante défaite face à Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais. Mais la leçon a été retenue, cinq ans plus tard, l’ancien socialiste a renoncé à la stratégie du front contre front et il a préféré jouer la sécurité dans un territoire bien à gauche, détenu par son ancien camarade du Parti Socialiste, Patrick Mennucci, évincé dès le premier tour des élections législatives.

Quelques minutes auparavant, Jean Luc Mélenchon avait pris la parole pour commenter les premiers résultats. « L’abstention écrasante qui s’est exprimée aujourd’hui a une signification politique offensive », se félicite le nouveau député du MFI, jugeant que « notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique ». Dans sa propre circonscription, cette dernière a atteint soixante quatre pour cent, près de sept points au-dessus de la moyenne nationale. Pour le tribun de la gauche radicale, la majorité boursouflée de la formation d’Emmanuel Macron n’a pas « la légitimité pour perpétrer le coup d’état social qui était en prévision ». Et d’appeler le président de la République à organiser un référendum sur sa réforme du droit du travail.

« Le peuple français nous a désignés pour dorénavant porter devant le fanal du combat », a-t-il ajouté, en annonçant que sa formation serait en mesure de constituer un groupe à l’assemblée nationale, ce qui nécessite la présence de quinze élus. Ce groupe aura vocation, selon lui, à constituer la tête de pont de l’opposition à gauche. Son jeune mouvement, lancé de toutes pièces il y a à peine plus d’un an, compte treize députés strictement MFI. Parmi eux, il y a des inconnus mais il y a aussi plusieurs membres de la garde rapprochée de Jean Luc Mélenchon.

En Seine Saint Denis, un département longtemps détenu par le Parti Communiste Français (PCF), c’est un carton plein. Alexis Corbière, son porte parole, rafle l’ancienne circonscription du communiste Jean Pierre Brard, enlevée par le Parti Socialiste en 2012, celle de Montreuil et de Bagnolet.

Eric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche, s’impose dans celle de l’éphémère ministre de l’intérieur du Parti Socialiste Bruno Le Roux, qui ne se représentait pas.

Bastien Lachaud, qui dirigeait la campagne législative, gagne celle de l’ancienne ministre Elisabeth Guigou, défaite au premier tour. Sabine Rubin, elle, remporte l’ancien fief de Claude Bartolone, qui ne se représentait pas. Quant à Mathilde Panot, qui coordonne les groupes d’appui du MFI, elle s’empare d’une circonscription historiquement communiste perdue en 2012 autour d’Ivry sur Seine, dans le département du Val de Marne.

Dans le département du Nord, Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis, vingt sept ans, conquièrent deux des cinq circonscriptions lilloises, dont celle autrefois détenue par l’ancien premier ministre du Parti Socialiste, Pierre Mauroy. Idem dans l’Ariège, où Bénédicte Taurine et Michel Larive s’arrogent de justesse les deux circonscriptions du département. Reste le cas très tendu de Farida Amrani, qui était opposée à l’ancien premier ministre Manuel Valls dans la première circonscription de l’Essonne. Officiellement battue de cent trente neuf voix, la candidate du MFI a dénoncé un quarante neuvième article électoral et elle a indiqué son intention de déposer un recours.

D’autres députés, comme le réunionnais Jean Hugues Ratenon, viendront leur prêter main forte. Certains élus avec l’étiquette du MFI mais appartenant à des formations différentes, devront décider s’ils siègent avec Jean Luc Mélenchon ou bien avec le PCF.

C’est le cas notamment du journaliste François Ruffin, qui a créé la surprise dans la première circonscription de la Somme, du communiste Stéphane Peu dans le département de la Seine Saint Denis, de Clémentine Autain, porte parole d’Ensemble, dans le même département, ou encore de Caroline Fiat, élue face au Front National dans le département de la Meurthe et Moselle, elle aussi membre d’Ensemble.

« Je souhaite un groupe commun avec les élus communistes », indique Clémentine Autain, qui entend bien mettre la pression à chacun de ses partenaires, « nous avons la possibilité d’avoir un beau groupe renouvelé, je ne vois pas pourquoi nous ne le ferions pas ».

Même s’il est en progression avec dix députés, le PCF n’est pas en mesure d’atteindre à lui seul l’objectif d’un groupe. S’ils parviennent à s’entendre, les deux anciens alliés du Front De Gauche (FDG) pourront approcher les quarante élus, de quoi peser plus fortement. Mais la rupture a été consommée après le choix du MFI de présenter presque partout au premier tour des élections législatives des candidats face aux candidats du PCF. Jean Luc Mélenchon a reconnu « qu’une petite explication de gravure » serait nécessaire et qu’il faudrait « vider les abcès ».

Si tel devait être le cas, la cohabitation avec l’ancien président du groupe PCF, André Chassaigne, à qui les électeurs ont de nouveau fait confiance Dimanche 18 Juin 2017, pourrait s’avérer haute en couleurs tant les relations entre les deux hommes sont exécrables. La communiste Marie Georges Buffet, réélue dans le département de la Seine Saint Denis et très proche de Jean Luc Mélenchon, pourra-t-elle apaiser les tensions ?

Ce dernier, lui, n’écarte pas l’hypothèse de prendre la présidence du groupe. « C’est possible, le temps que les autres se fassent connaître », a-t-il glissé à des journalistes. L’ancien sénateur de soixante cinq ans entame une nouvelle étape de sa vie politique. Dimanche 18 Juin 2017, entre selfies et cacahuètes, Jean Luc Mélenchon savourait sa victoire. Le voilà désormais pleinement habité par la cité phocéenne. Et de conclure que « je suis marseillais, je ne me rappelle pas avoir été autre chose ».

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 20:37

 

http://www.francetvinfo.fr/elections/legislatives/resultats-legislatives-dans-la-somme-francois-ruffin-dejoue-les-pronostics-et-entre-a-l-assemblee_2242893.html

 

 

Dans la Somme, le réalisateur François Ruffin, soutenu par le Mouvement de la France Insoumise (MFI), déjoue les pronostics et entre à l'assemblée nationale

Le réalisateur crée la surprise en remportant la première circonscription de la Somme face au candidat de la République En Marche (REM).

« François Ruffin député, le peuple à l’assemblée nationale », dans la première circonscription de la Somme, François Ruffin a annoncé sa victoire au deuxième tour des élections législatives face au candidat de la REM, Nicolas Dumont.

Dans cette circonscription très populaire, où Marine Le Pen était en tête au premier tour des élections présidentielles, le réalisateur avait construit sa campagne sur une ligne d'opposition claire à Emmanuel Macron.

Dans la première circonscription de la Somme, François Ruffin, soutenu par le MFI, affrontait, au deuxième tour des élections législatives, Nicolas Dumont, maire d'Abbeville et candidat de la REM.

Le réalisateur, qui s'est fait connaître avec son documentaire Merci Patron, récompensé aux Césars, labourait cette circonscription depuis plus de cinq mois. Au premier tour des élections législatives, il avait déjà réussi à éliminer la députée sortante du Parti Socialiste, Pascale Boistard, et le comédien Franck de Lapersonne, candidat du Front National.

François Ruffin a revendiqué sa victoire Dimanche 18 Juin 2017 peu après 20 heures. Les résultats définitifs ne sont pas encore connus.

C’est une victoire d'autant plus remarquable que son adversaire, Nicolas Dumont, socialiste passé à la REM, était bien implanté dans la circonscription.

François Ruffin a réagi Dimanche 18 Juin 2017 dès 20 heures sur son compte Twitter, « François Ruffin député, le peuple à l'assemblée nationale », reprenant ainsi son slogan de campagne.

Il a également cité l'artiste autrichien Friedensreich Hundertwasser, « lorsqu'un homme seul rêve, ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est le début d'une nouvelle réalité ».

François Ruffin sera une des figures de l'opposition à Emmanuel Macron, au sein des députés du MFI.

Lors de sa campagne, il avait pris l'engagement de « se payer au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) », s'il était élu. Il souhaitait également s'investir sur les questions sociales.

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 16:52

 

https://www.infolibre.es/noticias/politica/2017/06/18/sanchez_clausura_congreso_66566_1012.html

 

Trente neuvième congrès fédéral du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE)

 

Pedro Sanchez prétend représenter le mouvement du 15 mai et accuse le Parti Populaire de corrompre la constitution

 

Le leader du PSOE promet une gauche courageuse et il rappelle Carme Chacón, « les socialistes ont décidé de suivre son chemin »

 

Il dit qu'il cherchera une majorité pour mettre fin à la période sombre du gouvernement du Parti Populaire et il invite Ciudadanos et Podemos à le soutenir

 

Il se dit « en faveur de l'Espagne et du nationalisme catalan », il défend l'idée de « nation de nations » avec un état unique et il critique le gouvernement central et le gouvernement catalan

 

Dimanche 18 Juin 2017

 

En réponse aux militants qui voulaient destituer le leader du PSOE, Pedro Sánchez a fait un discours devant le trente neuvième congrès fédéral du PSOE dans lequel il y avait beaucoup de références à la gauche et au mouvement du 15 mai et de dures critiques contre le Parti Populaire. Depuis Dimanche 18 Juin 2017, le secrétaire général a tout le pouvoir entre ses mains, il contrôle l'exécutif, il s’est entouré d’amis proches de lui, il n’y a pas de place pour l'intégration, à l'exception de Patxi Lopez, et il a décidé la feuille de route politique, économique et organisationnelle pour les prochaines années presque sans opposition.

Les congrès du PSOE se terminent habituellement par un discours aux délégués. Pedro Sanchez, au contraire, a mis en scène un meeting public dans un pavillon d’Ifema, à Madrid, dans lequel la présidente de l'Andalousie, Susana Díaz, avait présenté sa candidature pour les élections primaires.

Dimanche 18 Juin 2017, le secrétaire général, sur un ton de meeting, entouré de militants, huit mille cinq cent selon les organisateurs, et la nouvelle direction du PSOE ont proclamé qu’ils n’ont pas peur et qu’ils sont prêts à conduire le changement.

Pedro Sanchez a fait référence au mouvement du 15 mai qui est apparu il y a six ans en criant « ils ne nous représentent pas ».

« Retroussons nos manches », a-t-il promis, « votre demande de régénération, toujours insatisfaite, sera bientôt une réalité. Nous aspirons à représenter ceux qui ont crié que personne ne les représentait ». Il a remercié les militants, « au cours de ces derniers temps, nous avons oublié qui nous étions et je veux vous remercier parce que vous nous avez rappelé que nous sommes la gauche et que l'Espagne a besoin de nous ».

Le leader du PSOE a suscité des applaudissements des délégués en citant les paroles d’Ángel Gabilondo et de Pedro Zerolo, qui est mort en 2015. Le premier d'entre eux a défendu l'idée de proposer des solutions justes à la majorité de la société et pas seulement à quelques personnes. Le deuxième a défendu l’idée de la gauche courageuse. « Quand nous sommes courageux, nous réussissons toujours », a-t-il proclamé. Pedro Sanchez rendait aussi hommage à l’ancien ministre José Antonio Alonso et à l’ancienne ministre régionale Elena de la Cruz, qui est morte cette année.

L’ancienne dirigeante du Parti Socialiste Catalan (PSC) Carme Chacon a été la plus applaudie. La référence est arrivée à la fin du discours de Pedro Sanchez, « je veux terminer mon discours en rappelant une femme extraordinaire, Carme Chacón. Dans son discours de présentation au secrétariat général du parti, Carme Chacon a dit que si nous disons à gauche, cela veut dire tourner à gauche, et que si nous disons le changement, cela veut dire faire des changements ». Elle a dit cela en 2012. Carme Chacon a perdu contre Alfredo Perez Rubalcaba pour vingt deux voix. Cinq ans plus tard, Pedro Sanchez s’est présenté comme son héritier, « les paroles de Carme Chacon sont aussi vivantes que sa mémoire, parce que les socialistes ont décidé de suivre le chemin qu’elle nous a tracé ».

Opposition totale contre le Parti Populaire

En plus des clins d'œil à gauche, l’autre pilier du discours de Pedro Sanchez était la critique du gouvernement du Parti Populaire. « Ce sont les ennemis des socialistes qui ont corrompu la constitution et les institutions qu’ils veulent mettre au service de leurs intérêts privés », a-t-il dit. Il a accusé précisément les conservateurs de proposer des mesures sans justice et sans droits. Coupes budgétaires, travail précaire, réforme du travail, amnistie fiscale, attaque contre la culture et absence de réponse contre la violence machiste », a-t-il détaillé.

Il a été particulièrement dur contre les cas de corruption impliquant des conservateurs. « L'Espagne souffre d'une peine de six ans de précarité, d’inégalité et de corruption », a-t-il dit. Rappelant que Mariano Rajoy devra témoigner devant l’Audience Nationale pour le financement irrégulier du Parti Populaire, il a accusé l'exécutif de « poursuivre les juges et les procureurs » et il s’est demandé « combien de Luis Barcenas, de Francisco Granados et d’Ignacio González sont encore cachés » dans les rangs du Parti Populaire.

Par conséquent, dans son discours, il a promis de travailler pour une majorité parlementaire pour mettre fin à la période sombre du gouvernement du Parti Populaire, le gouvernement « injuste qui a seulement apporté l'insécurité et l'inégalité ». Le leader socialiste a insisté, cependant, en disant que le changement dépend de trois forces politiques, le PSOE, Unidos Podemos et Ciudadanos. « Si vous continuez vos vetos, nous dirons aux espagnols que leur vote pour le changement dépend seulement du PSOE », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général du PSOE a promis de battre le Parti Populaire, de rendre leur confiance en eux-mêmes à tous les espagnols et d’être le leader capable d’organiser le changement politique. « Regardez nos frères portugais. La politique peut si la politique veut et nous voulons », a dit le leader du PSOE qui a opté pour « une autre forme de gouvernement avec rigueur, mais en pensant à ceux qui ont le plus besoin », a-t-il déclaré. « Il y a une autre façon de gouverner, une autre façon de faire, on l'appelle la sociale démocratie, et on entend bien, être socialiste, c’est être à gauche, et nous sommes fiers d'être à gauche ».

Nation des nations

Lors du congrès de ce week-end, l'équipe de Pedro Sanchez a pris un nouveau tournant dans la position du parti par rapport à la Catalogne et elle a choisi d'améliorer la reconnaissance de la pluralité de l’état qui, selon elle, est déjà dans la constitution. Dans son discours, le secrétaire général a déclaré qu’il était « en faveur de l'Espagne et du nationalisme catalan » et il a rappelé la notion de « nation de nations » de Gregorio Peces Barba, mais cette référence était relativisée par le rejet de tout référendum sur l'indépendance. Le PSOE restera du côté de la légalité et continuera à défendre l'Espagne comme « un pays avec un seul état et avec une seule souveraineté, celle de tous les espagnols ».

Mais cela ne signifie pas, a-t-il dit, le soutien des actions du gouvernement central ni, bien sûr, de la dérive indépendantiste du gouvernement de Catalogne. Il a critiqué les deux gouvernements. Il a critiqué le gouvernement central pour son néo centralisme et son immobilité. Il a critiqué le gouvernement de Catalogne pour son utilisation de faux prétextes pour défendre l'indépendance. Face à ces deux positions de « deux gouvernements qui sont enveloppés dans des drapeaux et qui sont dirigés par des partis rongés par la corruption, il y a un espace de rencontre aussi large que la majorité des deux côtés de l'Ebre. Cet espace de dialogue et de négociation est proposé par le PSC et le PSOE. Nous ne croyons pas aux identités homogènes et exclusives, nous défendons des identités diverses dans des projets démocratiques partagés ». Pedro Sanchez a défendu une nouvelle fois la réforme de la constitution pour faire des ajustements significatifs dans le modèle régional, pour améliorer son caractère fédéral, et il a rappelé que cette réforme devrait se fonder sur les accords de la déclaration de Grenade, approuvée par le PSOE en 2013.

Dans la conclusion de son discours, Pedro Sanchez a résumé les messages qui guideront son nouveau mandat de secrétaire général, « garder la foi, devenir à nouveau la gauche, être l'alternative au gouvernement de droite et croire à la politique. Nous avons dit que nous sommes la gauche, nous ferons la gauche. Nous avons dit que nous sommes pour le changement, nous ferons le changement. Allons-y, vers la Moncloa ».

Ainsi se termina le congrès fédéral du PSOE, devant lequel se sont présentés les quarante neuf membres de la direction, appelés un par un et applaudis par les délégués. C’est ainsi qu’ils apprendront les résultats du vote au comité exécutif fédéral, au comité fédéral et à la commission fédérale d'éthique et des conflits.

La direction a été élue avec le vote favorable de soixante dix pour cent des délégués, une quinzaine de points de moins qu'en 2014. La liste pour le comité fédéral a obtenu le même résultat. La liste à la commission fédérale d'éthique et des conflits a obtenu soixante treize pour cent des voix.

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 15:31

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/06/15/turquie-un-depute-d-opposition-condamne-a-vingt-cinq-ans-de-prison_5144917_3218.html

 

Un député d’opposition condamné à vingt-cinq ans de prison

 

Enis Berberoglu, député du parti républicain du peuple (CHP), était poursuivi pour espionnage.

 

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

 

Enis Berberoglu, député du CHP au parlement turc, comparaissait, Mercredi 14 Juin 2017, à Caglayan, le palais de justice d’Istanbul, dans le cadre d’une affaire de vidéos fournies à des journalistes. Il a été condamné à vingt-cinq ans de prison pour espionnage et écroué dès la fin de l’audience. « Honte aux responsables de cette injustice », a déclaré le député, emmené par des policiers.

C’est la première fois depuis le coup d'état militaire de 1980 qu’un député du plus vieux parti politique, le CHP fondé par Mustapha Kemal Atatürk, le père de la Turquie moderne, est emprisonné. Enis Berberoglu, soixante et un ans, a été jugé coupable d’avoir fourni au quotidien d’opposition Cumhuriyet une vidéo montrant l’interception, le 19 janvier 2014, dans la région d’Adana, dans le sud de la Turquie, de camions transportant des armes pour la rébellion syrienne pour le compte des services secrets turcs (MIT).

Très vite rendue publique, l’affaire des camions avait défrayé la chronique. Les vidéos filmées par les gendarmes qui tentaient d’intercepter le convoi montraient comment ces derniers en étaient venus aux mains avec les représentants des services secrets qui essayaient de les en empêcher.

Plusieurs médias avaient alors publié des photos de ces échauffourées avant que le gouvernement ne classifie l’information comme secret d'état. Par la suite, le président Recep Tayyip Erdogan avait reconnu que le convoi appartenait bien aux services secrets et qu’il transportait de l’aide pour la rébellion turkmène de Syrie opposée à Bachar al Assad.

Peu après cet épisode, les gendarmes, les juges et les procureurs qui avaient procédé à l’interception des camions ont tous été arrêtés.

Accusés d’agir pour le compte du prédicateur musulman Fethullah Gülen, devenu la bête noire du président turc Recep Tayyip Erdogan après avoir été son meilleur allié, ils ont été condamnés à de lourdes peines de prison.

En publiant à nouveau un article et une vidéo sur le contenu des camions au mois de juin 2015, peu avant les élections législatives, le quotidien Cumhuriyet avait attisé l’ire du président turc, prompt à promettre au rédacteur en chef de l’époque, Can Dundar, qu’il allait en payer le prix. En 2016, ce dernier et Erdem Gul, le correspondant du journal à Ankara, ont été condamnés à cinq ans de prison pour divulgation de secrets d’état.

La condamnation et l’arrestation d’Enis Berberoglu, journaliste de profession, ancien rédacteur en chef du quotidien Hurriyet, de 2009 à 2014, ont semé la consternation dans les rangs du CHP. En signe de protestation, les députés du premier parti d’opposition de Turquie ont quitté le parlement en pleine séance. Dénonçant un verdict influencé par le palais, son leader, Kemal Kiliçdaroglu, a appelé à l’organisation d’une marche de protestation entre Ankara et Istanbul. « Les juges rendent leurs décisions dans l’espoir d’avoir de l’avancement. Il s’agit d’intimider tous ceux qui s’opposent au parti de la justice et du développement (AKP) », le parti islamo conservateur au pouvoir, a déclaré le député Engin Altay à la fin de l’audience.

« Ce verdict va affaiblir la stature diplomatique du président Recep Tayyip Erdogan et du gouvernement, notamment vis-à-vis des pays occidentaux », a estimé Murat Yetkin, le rédacteur en chef de la version anglaise d’Hurriyet, pour qui une « limite vient d’être franchie ».

 

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