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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 15:11

 

 

Recep Tayyip Erdogan parlera avec Haïdar al Abadi du référendum kurde en Irak (Reuters)

 

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, évoquera avec le premier ministre irakien Haïdar al Abadi, qu'il verra dans les jours à venir aux Etats-Unis, la perspective du référendum du Lundi 25 Septembre 2017 au Kurdistan irakien sur la question de l'indépendance.

La Turquie, les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux ont conseillé aux autorités de la région semi-autonome kurde d'Irak de renoncer à ce référendum, de crainte que les tensions entre Bagdad et Erbil ne dégénèrent et ne détournent l'attention de la guerre livrée au groupe Etat islamique.

La Turquie, qui compte la plus importante population kurde de la région, craint d'autre part qu'une victoire du oui au référendum du Lundi 25 Septembre 2017 n'encourage le séparatisme dans le sud-est de son territoire, où les combattants du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) mènent une insurrection depuis 1984.

Malgré les appels à renoncer, le dirigeant du Kurdistan autonome irakien Massoud Barzani a fait savoir Vendredi 15 Septembre 2017 que le référendum aurait bel et bien lieu à la date prévue.

S'adressant aux journalistes Dimanche 17 Septembre 2017 avant de partir pour New York où il participera à l’assemblée générale annuelle de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le président turc a déclaré que son pays et l'Irak avaient la même position vis-à-vis du référendum.

« Nous aurons un entretien avec Haïdar al Abadi aux Etats-Unis et, à ce que nous pouvons constater, notre objectif est le même. Il est de ne pas diviser l'Irak », a dit Recep Tayyip Erdogan, qui, auparavant, avait jugé très mauvaise la décision de ne pas reporter le référendum.

Samedi 16 Septembre 2017, le premier ministre turc, Binali Yildirim, a dit quant à lui que le référendum en Irak était une question de sécurité nationale pour la Turquie, qui prendrait toutes les mesures nécessaires s'imposant à ses yeux.

Massoud Barzani maintenant le vote, Recep Tayyip Erdogan a annoncé que le gouvernement turc avait avancé au Vendredi 22 Septembre 2017 des réunions du conseil turc de sécurité nationale et du conseil des ministres et qu'Ankara ferait connaître ensuite sa position sur le référendum.

Le président irakien Fouad Massoum, qui est kurde et dont la fonction est essentiellement honorifique, a appelé Dimanche 17 Septembre 2017 la classe politique irakienne à engager d'urgence un dialogue pour venir à bout des tensions suscitées par la perspective du référendum.

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 14:51

 

 

http://www.alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-catalogne-dun-dommage-irreparable-au-1er-octobre.html

 

http://www.lavanguardia.com/politica/20170913/431129149868/teresa-rodriguez-miguel-urban-1o-derecho-a-decidir.html

 

D’un dommage irréparable au premier octobre 2017

 

Par Teresa Rodríguez et Miguel Urbán

 

Mercredi 13 Septembre 2017

 

« Afin d’empêcher un dommage irréparable, le Parti Populaire saisit le Tribunal Constitutionnel sur le statut de la Catalogne », c'était le titre du País le premier août 2006 au sujet du recours présenté par les dirigeants du Parti Populaire de Mariano Rajoy devant le Tribunal Constitutionnel contre la réforme du statut d'autonomie de la Catalogne qui avait été adoptée par le parlement catalan avant d’être partiellement amputée par le parlement espagnol, puis finalement approuvée par référendum en Catalogne. La résolution du Tribunal Constitutionnel annulera en 2010 quatorze articles du statut de la Catalogne et en interprétera de manière restrictive vingt sept autres articles. Mariano Rajoy, Angel Acebes, ancien ministre de l’intérieur du gouvernement espagnol entre 2002 et 2004 et ancien président du Parti Populaire entre 2004 et 2008, et Soraya Sáenz de Santamaría, actuelle vice-présidente du gouvernement espagnol, bien qu’ils ne furent pas pleinement satisfaits, applaudirent cette décision alors que José Luis Rodríguez Zapatero, ancien président du gouvernement espagnol du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) entre 2004 et 2011, constatait que ce dénouement signifiait la fin de la décentralisation politique.

Il n’y avait donc rien de surprenant à ce que, quelques jours plus tard, le 10 juillet 2010, une manifestation citoyenne batte le pavé de Barcelone avec le slogan unitaire, « nous sommes une nation, c'est à nous de décider », afin de montrer l’indignation face à ce jugement. La conclusion d’être face à la fermeture d’une voie, dans un sens fédéraliste, d’une réforme du statut d’autonomie de l'état catalan a conduit au développement d’un mouvement souverainiste et d’indépendance plus ample et pluriel que celui qui existait jusqu’alors.

Ce mouvement parvint même à emporter une formation telle que Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), parti qui était jusqu’alors un pilier nécessaire pour assurer la stabilité du régime central issu de la transition, notamment en apportant ses suffrages au parlement central, dans des moments délicats et pour l’adoption de certaines lois. Ce parti, au même titre que le Parti Populaire et le PSOE, a aussi été frappé, comme nous avons pu le vérifier par la suite, par divers scandales de corruption. Cette formation, malgré certaines analyses intéressées d’un côté ou de l’autre, n’est en fait qu’une partie, ni majoritaire et ni hégémonique, de ce mouvement souverainiste.

L’annonce de la convocation à un référendum le premier octobre 2017 par le gouvernement catalan, avec le soutien de la majorité du parlement catalan, pour que la population se prononce sur la question suivante, « souhaitez-vous que la Catalogne soit un état indépendant sous la forme d’une république », est, en réalité, la réponse au dommage irréparable que le Parti Populaire a fait au peuple catalan en saisissant le Tribunal Constitutionnel en 2006. Il est même probable qu’aujourd’hui de nombreux dirigeants du Parti Populaire reconnaissent en privé que cette saisie et, surtout, la campagne de propagande qui a été déployée à cette occasion, fut une erreur. Car elle s’est révélée être un facteur décisif dans l’ascension de l’indépendantisme en Catalogne au cours des dernières années.

Toutefois, en dépit de la réaction citoyenne immédiate face à ce que le constitutionnaliste Javier Pérez Royo a qualifié de rupture de l’accord constitutionnel suite à la décision du Tribunal Constitutionnel, aucun effort n’a été entrepris pour trouver un nouveau cadre de négociation ainsi que le recommandait le Tribunal Constitutionnel lui-même dans une résolution datant du mois de mars 2014. Le Parti Populaire est arrivé au gouvernement au mois de novembre 2011, après l’adoption expresse de la contre-réforme marquée par le cent trente cinquième article de la constitution, qui priorise le remboursement de la dette au plan budgétaire. Le Parti Populaire fit le contraire de ce que le Tribunal Constitutionnel recommandait. Il s’engagea dans une défense fondamentaliste, à la lettre, de la première partie du deuxième article de la constitution, « l’unité indissoluble de la nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les espagnols ». Une formule dictée par la hiérarchie militaire en 1978 et qui a toujours fait figure d’argument, accompagné d’une nouvelle tendance à la recentralisation politique et financière, voire même d’attaques contre la langue catalane, à la tête desquelles figurait l’ancien ministre de l'intérieur, de triste mémoire, Jorge Fernández Díaz, occupant ce poste entre 2011 et 2016.

Dans l’intervalle, la Catalogne a été le théâtre du développement de manifestations massives et pacifiques durant toutes ces années ainsi que d’une consultation populaire, le 9 novembre 2014, à laquelle, bien qu’elle n’ait pas été reconnue par l'état central, ont participé plus de deux millions de personnes. C’était une fausse illusion que de penser que ce mouvement s’écroulerait sous les effets des frustrations et des divisions internes face à l’obstruction systématique du gouvernement espagnol.

Même si ce dernier a toujours pu compter sur le soutien sans cesse plus étendu et agressif de la caverne médiatique et des chefs d'état européens. Compter là-dessus s’est révélé être un échec fracassant.

L’ouverture timide du PSOE de Pedro Sánchez à la reconnaissance de la plurinationalité de l'état espagnol n’a pas non plus obtenu d’appuis significatifs en Catalogne. A tel point que la posture de Pedro Sánchez a amorcé un virage vers le soutien au verrouillage de Mariano Rajoy, en qualifiant le référendum d’illégal et laissant la porte ouverte au retrait des urnes, déposées pour le premier octobre 2017 dans les bâtiments publics des municipalités, par la police.

Le problème n’est pas tant de trouver l’emboîtement, à l’image d’une poupée russe, d’une nation culturelle dans une nation politique espagnole, mais plutôt la reconnaissance sur une base égale de l’identité nationale catalane, de l’identité espagnole et du reste des nationalités à commencer par celles qui sont déjà reconnues dans l’actuelle constitution, les nationalités galiciennes, basques et andalouses. La proportion de personnes, surtout âgées de moins de quarante cinq ans, favorables à la tenue du référendum catalan, réclamé de manière persistante et par une majorité, augmente y compris au sein de la société espagnole. Il s’agit là d’un progrès significatif et qui, dans une large mesure, se doit au concours politique apporté par une force comme Podemos.

Il ne faut donc pas être trompé par ceux qui décrédibilisent avec les pires accusations ces millions de personnes qui, de manière continue tout au long des dernières années, réclament le droit à décider de leur avenir, y compris l’indépendance. Dès lors que la voie fédérale du statut d'autonomie a été épuisée, tout comme la volonté d’organiser un référendum négocié avec l'état espagnol, semblable à ceux qui se sont tenus au Québec ou en Ecosse, du point de vue démocratique il ne restait que la seule option consistant à reconnaître la légitimité de la convocation au référendum du premier octobre 2017 permettant à la population catalane elle-même de décider si elle souhaite ou non se séparer de l'état espagnol pour, comme cela serait souhaitable, aboutir ensuite à un nouveau type de relation, fondé sur la volonté et non la contrainte, entre tous les peuples de l'état espagnol.

Nous considérons, en outre, que notre soutien est cohérent avec ce qui était affirmé dans le manifeste de fondation de Podemos dans la perspective des élections européennes du mois de mai 2014, « une candidature qui, face à des gouvernements au service de la minorité d'un pour cent, revendique une démocratie réelle basée sur la souveraineté des peuples et de leur droit à décider librement et de manière solidaire de leur avenir. La démocratie ne nous effraie pas, nous autres démocrates, nous sommes heureux du fait que les écossais et les catalans puissent discuter et décider de l’avenir qu’ils souhaitent. Par conséquent, une candidature qui soutient la tenue de la consultation convoquée en Catalogne le 9 novembre 2014 ».

Face à ceux qui regardent atterrés, d’en haut, le référendum du premier octobre 2017 comme une sorte de cataclysme, nous, ceux et celles d’en bas, devrions observer la scène comme un moment, qui ne peut être différé, de régénération démocratique et de redéfinition des logiques de la participation en politique entre égaux. Car nous sommes convaincues que la tenue dans des conditions de liberté et avec toutes les garanties possibles du référendum du premier octobre 2017, et non son interdiction, contribuera, quel qu’en soit le résultat, à l’approfondissement de la démocratie. Et cela encouragera ceux et celles, en dehors de la Catalogne, qui continuent à miser sur le droit à décider sur tout ce qui touche à nos vies ainsi qu’à nos droits et libertés face au régime et à la troïka du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Centrale Européenne (BCE) et de la commission européenne.

Le moment est venu de briser les cadenas de la transition de 1978, dont la fermeture a été justifiée en raison du bruit des sabres, la menace d’un coup de force militaire. Le premier de ces cadenas n’est autre que le modèle d'état. Viendra peut-être ensuite l’ouverture d’autres, tels que la fin du régime de l’oubli et de l’impunité des crimes du franquisme, de la nécessité que les droits sociaux tout comme ceux du logement et du travail soient effectifs et donc que soit obligatoire le respect de ces derniers par les pouvoirs publics ou le chef de l'état, d’origine héréditaire et congénital. Nous voulons, en effet, rompre les cadenas. Mais si le gouvernement du parti le plus corrompu d’Europe, le Parti Populaire, a décidé, de connivence avec le PSOE de Pedro Sánchez, pas si nouveau que cela, de placer des cadenas à l’entrée des collèges électoraux et de séquestrer les urnes, selon une mise en scène honteuse rappelant la dictature orwéllienne, que cela ne soit pas fait, au moins, en notre nom, ni en celui de la démocratie.

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 15:26

 

 

Les élus californiens font de la Californie un état sanctuaire (Reuters)

 

Les parlementaires de Californie ont décidé Samedi 16 Septembre 2017 par un vote de faire de leur état, le plus peuplé des Etats-Unis, un sanctuaire, en interdisant aux policiers d'interroger des personnes en état d'arrestation sur leur statut d'immigration et en limitant leur coopération avec les services de l'immigration.

 

Vendredi 15 Septembre 2017, un juge fédéral américain a interdit au département de la justice de supprimer des financements fédéraux aux villes sanctuaires qui refusent de coopérer avec l'administration de Donald Trump pour lutter contre l'immigration illégale.

 

Le gouverneur républicain de l'Illinois a signé au mois d'août 2017 un texte de loi empêchant que des personnes soient arrêtées simplement du fait de leur statut d'immigration ou parce qu'elles sont sous le coup d'un mandat lié aux questions d'immigration.

 

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 15:01

 

 

INTERVIEW D EREN KESKIN PAR IRFAN AKTAN

 

Le site www.kedistan.net publiait récemment la traduction en français d’une très longue interview d’Eren Keskin. 

Vous trouverez simplement ci-dessous la présentation de cette interview par les gestionnaires du site. 

La traduction en français de cette interview est disponible en intégralité si vous consultez le site www.kedistan.net à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://www.kedistan.net/2017/09/11/eren-keskin-aller-etranger-aller-prison

 

Eren Keskin, « plutôt qu’aller à l’étranger, je vais aller en prison »

 

Nous avons considéré essentiel de traduire cette interview d’Eren Keskin, avocate et militante des droits humains en Turquie, par le journaliste Irfan Aktan, qui embrasse l’ensemble des questions de justice, d’aujourd’hui et d’hier. 

Au delà même de l’hommage qu’il faut rendre à cette femme et à son combat, revenir sur les procédures, les enquêtes d’injustice en cours et le fonctionnement ubuesque des institutions judiciaires à travers son regard acéré, constitue une archive incontournable vers laquelle nous aurons malheureusement souvent l’occasion de renvoyer dans les mois à venir. 

Attendons-nous également à devoir organiser, pour elle aussi, un soutien conséquent lors de ces procès à répétition à venir, bien qu’elle-même ait une vision très réaliste des désormais réactions européennes sans convictions.

 

Une interview d’Eren Keskin par Irfan Aktan, publiée en turc par Gazete Duvar, Vendredi 8 Septembre 2017

 

Qui aurait pu penser qu’Eren Keskin, qui a subi des attaques armées dans les années 1990, emprisonnée seulement parce qu’elle a utilisé le mot Kurdistan et qui a perdu de nombreux amis dans des assassinats non résolus, une défenseure des droits humains qui a participé à des procès de torture, d’agressions et de viols, préférerait ces années là à celles d’aujourd’hui ? Ce qu’on pense impossible peut arriver.

L'avocate Eren Keskin dit que, malgré toute leur noirceur, les années 1990, c’était mieux qu’aujourd’hui. Et elle s’étonne de se l’entendre dire.

Les droits humains se forgent en les défendant et ce qu’on appelle la dignité humaine prend vie à la hauteur de ces conquêtes. Et celles-ci voient le jour, grâce aux luttes menées par certaines personnes courageuses, malgré les menaces d’exil, de prison et de mort. En effet, les défenseurs des droits humains, qui ont voué leur vie à élever la dignité humaine en Turquie, sont actuellement sous la menace et l’oppression, comme jamais.

L'avocate Eren Keskin, qui est une des figures emblématiques de la lutte pour les droits humains en Turquie, doit affronter cent quarante trois différents procès ouverts à son encontre. Suite aux procès ouverts avec la fin du processus de paix, elle risque des dizaines d’années de prison et des amendes allant jusqu’à huit cent mille livres turques, près de deux cent mille euros. Eren Keskin, qui a déjà commencé à payer certaines amendes déjà confirmées, est devant le danger d’emprisonnement à court terme.

Eren Keskin, ayant été pendant trois ans la directrice éditoriale symbolique d'Ozgur Gundem, est interlocutrice de tous les procès ouverts à l’encontre du journal depuis la fin du processus de paix et elle est pourtant déterminée à ne pas faire un pas en arrière.

Eren Keskin, qui a fait face depuis les années 1990 aux attaques armées, aux peines de prisons et aux menaces de mort, avec un grand courage et une persistance et qui continue à défendre les droits humains, a envoyé à la retraite beaucoup de présidents de la république, de premiers ministres et de ministres de l’intérieur et de la justice, mais elle en est toujours au même point. Maintenant, tendons l’oreille à cette courageuse avocate qui a dévoué sa vie à la défense des droits humains de tous les milieux opprimés et à élever la dignité humaine.

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 14:23

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/16/59bceeecca4741bb258b45c9.html

 

Les maires du premier octobre 2017 et le gouvernement catalan répondent au parquet, « ne sous-estimez pas la force du peuple de Catalogne »

 

Le président du gouvernement catalan Carles Puigdemont et la maire de Barcelone Ada Colau ont reçu les sept cent douze maires cités par le parquet pour avoir soutenu le référendum

 

Le parquet ordonne l'interrogatoire des maires qui souhaitent participer au référendum du premier octobre 2017 et leur arrestation s'ils ne comparaissent pas

 

Le gouvernement et les sept cent douze maires qui soutiennent le référendum du premier octobre 2017 ont contesté Samedi 16 Septembre 2017 le parquet espagnol avec une mobilisation contre la persécution politique et judiciaire qu'ils considèrent subir de la part du gouvernement espagnol. Une démonstration de force dirigée par le président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, qui a averti Mariano Rajoy et le gouvernement espagnol qu'il ne devrait pas « sous-estimer la force du peuple de Catalogne, qui a pris la décision de décider ».

Le rassemblement, qui a réussi à remplir la place Sant Jaume, a bénéficié du soutien explicite de la maire de Barcelone, Ada Colau, bien que la maire de Barcelone et son gouvernement n'aient pas été directement impliqués dans l'organisation de la consultation considérée comme illégale par le Tribunal Constitutionnel. Le conseil municipal de Barcelone s'est limité à garantir le droit de vote sans être légalement responsable et sans céder des locaux municipaux.

Les sept cent douze maires, qui ont commencé à être appelés par le ministère public après avoir signé un document du gouvernement catalan de soutien au référendum du premier octobre 2017, ont été reçus place Sant Jaume par des milliers de personnes avec des drapeaux catalans et au cri de « nous voterons ». Ils sont entrés un par un dans la mairie où Ada Colau les a reçus personnellement. La maire a profité de son discours pour certifier sa solidarité avec un mouvement qu’elle considère comme transcendant l'indépendance et pour prendre position pour la défense des droits et des libertés de la Catalogne.

La maire de Barcelone a accusé Mariano Rajoy de tomber dans la honte en perquisitionnant des imprimeries et en saisissant des affiches en application des instructions du ministère public et elle a prévenu « qu’au dessus des différences, la Catalogne est un seul peuple et nous défendrons les droits et les libertés qu'il nous a tellement coûté d’obtenir ». Ada Colau, en tout cas, a évité tout appel spécifique à participer d'une façon ou d'une autre au référendum, en maintenant l'équidistance qui lui évite de prendre position dans le débat sur la sécession.

Cependant, elle n'a pas pu éviter que, après la fin de son discours, les maires criaient pour l'indépendance à l'entrée principale d'une mairie qui n'a jamais voulu être le protagoniste du défi de la souveraineté.

La mobilisation a gagné en solennité peu de temps après, lorsque le président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, accompagné par le vice-président du gouvernement catalan, Oriol Junqueras, et par la présidente du parlement catalan, Carme Forcadell, sont venus saluer les maires et quand ils ont monté, au milieu des applaudissements, les escaliers gothiques du Palau de la Generalitat. Carles Puigdemont a certifié que le référendum du premier octobre 2017 aura lieu dans un message envoyé à Mariano Rajoy, « ceux qui nous menacent », a-t-il dit, mais aussi implicitement à Ada Colau, aux défenseurs de l’unité espagnole et à Podemos, qu'il a décrits comme « ceux qui regardent à côté », et à ceux qui, comme le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), « continuent à nier l'évidence ».

Le vice-président du gouvernement catalan et le leader d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), Oriol Junqueras, a profité de la mise en scène, avec des centaines de maires devant le siège du gouvernement catalan, pour assimiler le défi de la souveraineté à la défense des droits fondamentaux.

Parmi eux, la liberté d'expression et le droit de réunion, en réponse claire à l'offensive engagée cette semaine par la Guardia Civil en application des instructions du parquet et qui a entraîné la saisie de cent mille affiches de propagande institutionnelle du référendum. « La démocratie est en jeu », a dit Oriol Junqueras.

L’organisation de ce rassemblement venait après la lettre envoyée par Carles Puigdemont, Carme Forcadell, Ada Colau et Oriol Junqueras, au président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, avec une copie au roi Felipe VI, dans laquelle ils ont demandé un dialogue pour accepter l’organisation du référendum et que le gouvernement central a décrit comme un sarcasme et une ruse.

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 13:30

 

 

La police cherche les urnes cachées pour le référendum du premier octobre 2017 (Reuters)

        

Les forces de l'ordre ont effectué des perquisitions ces derniers jours en Catalogne dans des imprimeries et les locaux de plusieurs journaux à la recherche des bulletins de vote et des urnes qui doivent être utilisés pour le référendum d'indépendance du premier octobre 2017 auquel le gouvernement espagnol est opposé.

L'objectif de Madrid est d'empêcher la poursuite des préparatifs du scrutin. Le gouvernement craint qu'un oui à la sécession ne plonge l'Espagne dans une crise politique, même s'il a annoncé qu'il ne reconnaît pas le résultat du scrutin.

Malgré l'opposition du pouvoir central, les promoteurs du scrutin ont lancé Jeudi 14 Septembre 2017 la campagne officielle.

Le gouvernement espagnol a pris Vendredi 15 Septembre 2017 des mesures visant à accroître le contrôle des finances de la Catalogne pour éviter que de l'argent public ne serve à organiser le référendum.

Mercredi 13 Septembre 2017, plus de sept cent maires catalans ont été convoqués et interrogés sur les raisons de leur soutien au scrutin du premier octobre 2017.

Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont, qui encourt des poursuites au pénal pour l'organisation du référendum, dit avoir plus de six mille urnes prêtes à être déployées le mois prochain et qui sont pour l'instant dans un endroit tenu secret.

« A ce stade, nous n'avons aucune idée de l'endroit où elles se trouvent », a déclaré le porte-parole du syndicat de la police catalane, Toni Castejon.

Vendredi 15 Septembre 2017, la police a confisqué cent mille tracts lors d'une perquisition, a annoncé le ministère espagnol de l’intérieur, sans préciser l'endroit.

Le même jour, sept journaux ont reçu une mise en garde de la justice qui leur a enjoint de ne pas publier d'annonces liées à la campagne électorale, a annoncé Samedi 16 Septembre 2017 un porte-parole de la plus haute juridiction catalane.

Samedi 9 Septembre 2017, six policiers armés sont arrivés dans les locaux du journal catalan El Vallenc, situés à Valls, à une cinquantaine de kilomètres de Barcelone, pour une perquisition, a raconté son responsable, Francesc Fabregas. La perquisition a duré cinq heures et demie.

« Ils n'ont pas dit ce qu'ils recherchaient », a déclaré Francesc Fabregas.

A la nouvelle de la perquisition, un rassemblement spontané a eu lieu devant l'immeuble du journal. Certains ont entonné l'hymne catalan tandis que d'autres criaient, en brandissant des morceaux de papier, « où sont les bulletins de vote ».

« Quand les gens ont vu que les rues avaient été bouclées, ils ont commencé à arriver avec des banderoles. Ils ont offert des roses aux policiers. Ils ont fait la fête dans la rue », a raconté Francesc Fabregas.

Carles Puigdemont et la maire de Barcelone, Ada Colau, ont écrit au président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et au roi d’Espagne Felipe VI pour appeler « au dialogue politique, basé sur la légitimité que nous avons tous, pour rendre possible quelque chose qui n'a jamais été un problème, ni même un crime en démocratie, écouter la voix du peuple ».

Le gouvernement espagnol a dit n'avoir reçu aucun courrier.

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 19:21

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/15/59bb74bfe5fdeae1648b463a.html

 

Texte intégral de la lettre du président du gouvernement catalan Carles Puigdemont, du vice-président du gouvernement catalan Oriol Junqueras, de la présidente du parlement catalan Carme Forcadell et de la maire de Barcelone Ada Colau, au président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy et au roi d’Espagne Felipe VI

 

Les conflits politiques sont résolus, dans les systèmes démocratiques, par des propositions politiques qui résultent des négociations et du dialogue. Entre la Catalogne et l’état espagnol, il y a un conflit politique évident qui vient de loin et que nous avons essayé de résoudre avec un accord maximum. Lorsque le Tribunal Constitutionnel a invalidé le statut d’autonomie, qui avait déjà été voté par le parlement catalan et par le parlement espagnol et qui avait été approuvé par référendum par les citoyens de Catalogne, le pacte constitutionnel de 1978 a été rompu.

Par la suite, des propositions ont été faites pour un pacte fiscal conformément à l'accord économique disponible au Pays Basque et une consultation non contraignante a été faite pour connaître l'opinion des catalans, mais tout cela a été fait en vain. Le non a été la seule réponse. Ce conflit, après avoir essayé toutes les solutions précédentes, le gouvernement de la Catalogne propose de le résoudre en appelant à un référendum d'autodétermination pour le premier octobre 2017. Ce référendum ne compte pas, comme tout le monde le sait, avec l'accord de l’état espagnol, comme cela aurait été souhaitable et comme cela a été demandé à maintes reprises par une large représentation des parlementaires et de la société catalane.

Concrètement, un espace appelé « Pacte National pour le Référendum » a été créé, qui visait à ouvrir un dialogue qui finalement n’a pas été possible non plus. En fait, aujourd'hui, la justice espagnole enquête sur les responsables de ce Pacte National pour le Référendum, approuvé par le parlement catalan et jamais invalidé par le Tribunal Constitutionnel, comme s'il s'agissait d'une activité illégale. Loin d'ouvrir la porte au dialogue, l’état espagnol a commencé une offensive de répression sans précédent dans laquelle il envisage de limiter le droit fondamental à la liberté d'expression, d'interdire les actes publics et de menacer les moyens de communication, jusqu'à l'arrestation de soixante quinze pour cent des maires de Catalogne pour être disposés à participer au référendum. Dans l'intervalle, il a déposé des plaintes contre l'ensemble du gouvernement de la Catalogne et contre la majorité du bureau du parlement catalan, il a fermé le site d'information du référendum, il a interdit la diffusion de l'information et de la publicité et il a politisé les institutions qui devaient être indépendantes, comme le Tribunal Constitutionnel et d'autres éléments du pouvoir judiciaire.

Tout cela, malgré le fait que le code pénal espagnol confirme que l'appel à un référendum, même sans accord, n'est en aucun cas un délit. D'autre part, le soutien de la société catalane à la tenue d'un référendum est incontestable de tous les points de vue. Les résultats électoraux confirment cela, ainsi que les résolutions parlementaires et les mobilisations massives de tous les 11 septembre qui à plusieurs reprises et depuis 2012 déplacent des millions de personnes. Ces mobilisations sont toujours pacifiques et conviviales et elles ont été saluées par la presse internationale comme des exemples de civisme.

C'est pourquoi nous voulons faire un nouvel appel au dialogue avec le gouvernement espagnol et en particulier à son président, Mariano Rajoy. Un appel au dialogue pour aborder la façon dont nous pouvons accepter que les catalans organisent le référendum. Un dialogue ouvert et inconditionnel, un dialogue politique, depuis la légitimité que chacun représente, pour rendre possible ce qui, en démocratie, n'est jamais un problème et encore moins un délit, écouter la voix des citoyens.

Nous écrivons, en ce sens, au président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy et nous envoyons une copie au chef de l’état, sa majesté le roi Felipe VI, pour qu’il comprenne que le refus du dialogue est incompatible avec la résolution des problèmes. Notre volonté de dialogue a été, est et sera permanente.

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 18:43

 

 

https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/140917/lettre-ouverte-du-front-social

 

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=25156

 

http://www.anti-k.org/2017/09/15/lettre-ouverte-du-front-social/

 

Lettre ouverte du Front Social aux syndicats, aux associations, aux fronts de lutte et aux formations politiques

 

Comme vous, nous constatons que le programme d'Emmanuel Macron n’épargne personne, des étudiants aux retraités, des jeunes bénéficiant de contrats aidés aux assurés sociaux, des chômeurs aux locataires et des salariés à toute la population. Ce ne sont pas des réformes, c'est une contre-révolution libérale.

De toute urgence, nous voulons avec vous lever les obstacles à la mobilisation.

D'un côté, les mesures dévoilées chaque jour globalisent une offensive contre toutes et tous et, de l’autre côté, les dates de l'agenda des ripostes organisent leur dispersion.

D'un côté, un besoin de résister et une aspiration unitaire s’expriment en de nombreux endroits et, de l’autre côté, des prévisions de cortèges et d’actions semblent s’ignorer, voire se concurrencer.

Nous ne nous pouvons pas nous permettre le luxe d'une défaite.

L’offensive d'Emmanuel Macron est bien trop dangereuse et touche à l’essentiel.

Les manifestations du Mardi 12 Septembre 2017, formidable encouragement, appellent une suite à la hauteur.

Mais la suite, pour l’heure, est la suivante. Le Jeudi 21 Septembre 2017, il y a une journée d'action interprofessionnelle de la Confédération Générale du Travail (CGT). Le Vendredi 22 Septembre 2017, il y a l'adoption des ordonnances d'Emmanuel Macron. Le Samedi 23 Septembre 2017, il y a une manifestation du Mouvement de la France Insoumise (MFI) et il y a une manifestation de la CGT pour la paix. Le Lundi 25 Septembre 2017, c'est le premier jour de la grève reconductible des fédérations des transports de la CGT et de la CGT Force Ouvrière.

Le Mardi 26 Septembre 2017, il y a une journée nationale d'action pour la défense des hôpitaux psychiatriques. Le Jeudi 28 Septembre 2017, il y a une journée d'action des retraités. Le Mardi 10 Octobre 2017, il y a une journée d'action de la fonction publique. Le Vendredi 13 Octobre 2017, il y a une journée d'action de la métallurgie.

Ce sont les raisons de notre appel.

Toutes et tous, nous devons nous mettre autour d’une table pour définir ensemble une feuille de route, un plan de luttes, de grèves et de manifestations, et des revendications communes qui, en plus du retrait des ordonnances, permettent d’associer toutes les catégories professionnelles, la jeunesse, les précaires, les chômeurs et les retraités.

Embauches massives, hausse importante des salaires et développement des services publics et de la sécurité sociale, c’est sur cette base commune que toute la population peut être entraînée dans la lutte pour envoyer aux oubliettes les projets d'Emmanuel Macron.

S’unir pour ne plus subir, tout bloquer pour gagner, ce message du Front Social, nous allons le porter lors des échéances déjà décidées. Nous appelons à réussir la journée du Jeudi 21 Septembre 2017, veille de l’adoption des ordonnances. Par les manifestations et les grèves, la journée nationale d'action du Jeudi 21 Septembre 2017 doit peser de toutes nos forces.

Le Samedi 23 Septembre 2017, le Front Social portera aux manifestants du MFI la proposition unitaire de la convergence des luttes pour gagner.

Le Lundi 25 Septembre 2017, la grève des fédérations des transports de la CGT et de la CGT Force Ouvrière fait surgir le besoin de mouvements qui bloquent l’économie, autour desquels la solidarité de tous doit s’exprimer.

Ne nous dispersons pas. Si le but est bien de construire un mouvement pour gagner, alors l’unité d’action doit l’emporter sur la dispersion qui conduit à la défaite. Tout est encore possible et la bouffée d’oxygène du Mardi 12 Septembre 2017 nous fonde à espérer l’élan unitaire de toutes et de tous.

Soyons à la hauteur des enjeux, rencontrons-nous sans délai ni préalable. La résistance victorieuse au désastre social organisé par Emmanuel Macron est à ce prix et à la portée de toutes et de tous.

S’unir pour ne plus subir

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 18:16

 

 

https://fr.reuters.com/article/companyNews/idFRL5N1LW3TV

 

Les fonctionnaires appelés à la grève le Mardi 10 Octobre 2017 (Reuters)

 

Les syndicats de fonctionnaires ont appelé Vendredi 15 Septembre 2017 à une grève nationale le Mardi 10 Octobre 2017 contre les mesures de réduction des dépenses publiques qui les affecteront, comme le gel du point d‘indice ou le rétablissement du jour de carence.

Interrogé sur cet appel en marge d‘un déplacement à Berlin, le premier ministre français, Edouard Philippe, a estimé que, en France, « nous avons beaucoup plus besoin de mouvement que de blocage ».

La Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), la Confédération Française des Entreprises Confédération Générale des Cadres (CFE CGC), la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC), la Confédération Générale du Travail (CGT), la CGT Force Ouvrière, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA), l’Union Syndicale Solidaire (USS) et la Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires (FGAF), déclarent dans un communiqué commun que « depuis l‘arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s‘accumulent pour les agents de la fonction publique. C’est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent toutes et tous les agents à la grève, aux manifestations et aux rassemblements pour se mobiliser le Mardi 10 Octobre 2017, date choisie par le ministre pour la tenue d‘un rendez-vous salarial ».

Outre le rétablissement du jour de carence et le gel du point d‘indice, qui sert au calcul des rémunérations, les syndicats dénoncent la hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) et le mécanisme compensatoire que leur propose le gouvernement.

Edouard Philippe a souligné que les discussions étaient en cours avec les syndicats de fonctionnaires.

« Je ne préjuge pas de leur succès, mais j’ai indiqué clairement quels étaient les objectifs et quelles étaient les contraintes aussi de notre budget », a-t-il dit lors d‘une conférence de presse au côté de la chancelière allemande Angela Merkel, « j’ai bon espoir que l’ensemble des français comprennent que notre politique cohérente, globale et déterminée, est de réparer le pays et de le faire repartir ». 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 17:59

 

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1BQ1WE-OFRTP

 

Libération du journaliste français Loup Bureau (Reuters)

 

Le journaliste français Loup Bureau, détenu depuis le premier août 2017 en Turquie, était sur le point d’être libéré Vendredi 15 Septembre 2017 et il sera prochainement expulsé du territoire turc, a annoncé l‘un de ses avocats.

Cette annonce coïncide avec une visite du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, qui s‘est rendu Jeudi 14 Septembre et Vendredi 15 Septembre 2017 à Ankara pour plaider, notamment, en faveur de la remise en liberté du jeune homme.

« Nous avons la satisfaction d‘annoncer la libération du journaliste Loup Bureau. Il sera expulsé de Turquie prochainement », a écrit l‘avocat français Martin Pradel.

Il a par la suite précisé que le reporter serait libéré sous peu et qu‘il pourrait être expulsé à partir du Samedi 16 Septembre 2017 mais, a-t-il ajouté, la justice turque n‘a pas encore officiellement clos le dossier.

L‘avocat a par ailleurs salué sur Twitter « l‘action de la France, et des personnes qui dans l‘ombre agissent en son nom ».

La justice turque s‘opposait jusqu’à présent à la libération de cet étudiant en journalisme de vingt sept ans, arrêté le 26 juillet 2017 à la frontière entre l‘Irak et la Turquie.

Placé en détention provisoire le premier août 2017, Loup Bureau est soupçonné par la Turquie d‘appartenance à une organisation terroriste sur la base de photographies, retrouvées en sa possession, qui le montrent en compagnie de combattants kurdes syriens.

L‘association Reporters Sans Frontières (RSF) s‘est dite soulagée par l‘annonce de sa libération.

« Ce jeune reporter français a été transformé en otage d’état et il a été instrumentalisé par les autorités turques pour intimider les journalistes qui voudraient couvrir l’actualité du pays », déclare le secrétaire général de l‘Organisation Non Gouvernementale (ONG), Christophe Deloire, cité dans un communiqué.

Emmanuel Macron avait demandé le 27 août 2017 à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, sa libération rapide et son retour en France.

« Je me réjouis de la remise en liberté de Loup Bureau. C‘est un grand soulagement pour nous tous », a réagi le président français sur Twitter.

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