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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 19:46

Mohamed Ali, boxeur magnifique et icône américaine, est mort (Reuters)

L'ancien boxeur Mohamed Ali, véritable icône aux Etats-Unis, est décédé Vendredi 3 Juin 2016 à l'âge de soixante quatorze ans dans un hôpital de Scottsdale, près de Phoenix en Arizona, où il était admis depuis deux jours pour de graves problèmes respiratoires.

L’ancien champion du monde des poids lourds souffrait depuis une trentaine d'années de la maladie de Parkinson et s'était montré très affaibli lors de ses dernières apparitions publiques.

« Une partie de moi-même s'en est allée, la plus grande, the greatest », a commenté l'ancien champion du monde George Foreman, auquel Mohamed Ali avait ravi la couronne mondiale à Kinshasa en 1974, par allusion au surnom donné à Mohamed Ali.

« Nul doute qu'il était une des meilleures personnes de son époque. Le réduire au statut de boxeur est une injustice », a ajouté l’ancien boxeur.

Barack Obama, premier président afro-américain de l’histoire des Etats-Unis, a salué « un homme qui s'est battu pour nous », le plaçant au même rang des grandes figures du combat pour les droits civiques que Martin Luther King ou Nelson Mandela.

« Son combat en dehors du ring lui a coûté son titre et son statut public. Il lui a valu beaucoup d'ennemis, il lui a valu d'être honni et l'a pratiquement envoyé en prison. Mais Mohamed Ali a tenu bon. Et sa victoire nous a aidé à nous habituer à l'Amérique que nous connaissons aujourd'hui », a dit le président américain.

Le combat du siècle

Né le 17 janvier 1942 à Louisville, dans le Kentucky, sous le nom de Cassius Clay, le boxeur a pris le nom de Mohamed Ali à l'âge de vingt deux ans après s'être converti à l'islam.

Son jeu de jambes et la rapidité de ses poings, ses combats légendaires contre Joe Frazier et George Foreman et ses engagements politiques, comme son refus d'être enrôlé dans l'armée pour la guerre du Vietnam, ont fait de lui une icône.

Ayant commencé la boxe à l'âge de douze ans, il décroche le titre mondial des poids lourds à vingt deux ans en obtenant à la surprise générale la victoire face à Sonny Liston, l'un des boxeurs les plus puissants de l'histoire, en février 1964 à Miami.

Peu de temps après, il rejoint le groupe militant Nation of Islam, se convertit et décide de changer de patronyme. C'est au nom de ses convictions religieuses et de son opposition au conflit vietnamien qu'il refuse en 1967 de rejoindre la conscription.

Son statut d'objecteur de conscience le transforme immédiatement en icône de la contre-culture américaine parmi la génération qui conteste la guerre du Vietnam.

Cette opposition lui vaut d'être arrêté, d'être reconnu coupable d'évasion et d'être déchu de son titre mondial. Cet épisode l'éloigne de la boxe pendant près de quatre années, du mois de mars 1967 au mois d’octobre 1970, Mohamed Ali se consacrant à une bataille juridique qui le conduit jusque devant la cour suprême des Etats-Unis qui, en 1971, annule sa condamnation.

Cette année marque le retour de Mohamed Ali pour « le combat du siècle » face à Joe Frazier au Madison Square Garden de New York au mois de mars 1971. La tension avant la rencontre est à son comble lorsque Mohamed Ali, jamais avare d'une provocation et se présentant comme « le plus grand, le plus courageux, le plus beau, le plus fort et le plus doué », affirme que son adversaire est « trop bête » pour être champion du monde.

« Je me bats pour le petit homme du ghetto », lance-t-il avant le match qui est retransmis dans trente cinq pays. Malgré toute sa résistance, Mohamed Ali envoyé au tapis à la dernière reprise est déclaré vaincu à l'unanimité des juges et concède sa première défaite professionnelle.

Une revanche est organisée en 1974 entre les deux adversaires, Joe Frazier ayant alors perdu son titre face à George Foreman. Mohamed Ali tient cette fois sa victoire et se voit offrir la possibilité de défier le tenant du titre, George Foreman, dans un match légendaire, « The Rumble in the Jungle », à Kinshasa au mois d’octobre 1974.

Plus malin et plus fort

Bien qu'âgé de trente deux ans et n'ayant plus les réflexes et la rapidité de ses premiers combats, Mohamed Ali réussit à triompher face à un George Foreman qui admet que son rival a été « plus malin et plus fort » que lui.

Ce succès ouvre la voie au troisième match contre Joe Frazier à Manille au mois d’octobre 1975. Le combat baptisé « Thrilla in Manila » se déroule par une chaleur accablante de trente huit degrés. Le manager de Joe Frazier refuse à l'appel de la quinzième reprise que son boxeur reprenne le combat, offrant une victoire technique à Mohamed Ali.

Ce dernier se retire des rings en 1981 avec un palmarès de cinquante six victoires, dont trente sept par Knock Out, et seulement cinq défaites.

Trois ans après sa retraite sportive, les médecins lui diagnostiquent la maladie de Parkinson, cause pour laquelle il a créé une fondation, le Muhammad Ali Parkinson Center.

En 1996, l'ancien champion avait fait une apparition surprise aux Jeux Olympiques d'Atlanta, où il était parvenu à surmonter les tremblements liés à sa maladie pour porter la flamme olympique.

En 2012, il était présent aux Jeux Olympiques de Londres, où il était apparu amaigri et se déplaçant en fauteuil roulant.

Marié quatre fois, Mohamed Ali est père de neuf enfants. L'une d'entre eux, Laila, elle aussi ancienne boxeuse, a publié sur twitter une photo de son père et de sa petite-fille, remerciant les fans du boxeur pour leurs prières.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 20:37

http://www.fakirpresse.info/solidarite-avec-les-travailleurs-francais-ken-loach

Solidarité avec les travailleurs français

Jeudi 2 Juin 2016, nous étions au Havre, pour soutenir les grévistes, avec Miguel Urban de Podemos, Serge Halimi et aussi, pour eux, des messages de Ken Loach, de Jeremy Corbyn et des dockers portugais.

Jeudi 2 Juin 2016, nous étions au Havre, avec Isabelle Attard, Gérard Filoche, Miguel Urban, Serge Halimi et d’autres copains, mais surtout avec les raffineurs, les portuaires et les dockers en grève.

Pour s’inspirer de leur exemple, trente mille personnes en manifestation, dans une ville de cent soixante dix mille habitants.

Pour qu’ils voient qu’ils ne sont pas seuls. Que le fer de lance de la bataille sache que la hampe tient bon derrière.

Et pour rappeler que nous sommes la majorité.

Nous avons frissonné ensemble pendant les prises de parole de Miguel Urban Crespo, député européen espagnol, membre de Podemos, et de Serge Halimi, directeur du Monde Diplomatique.

Et ceux qui n’ont pas pu venir, ont laissé un message.

Ken Loach, palme d’or à Cannes en 2016

« Enfin, les travailleurs engagent la lutte face aux multiples attaques contre leurs conditions de travail et leurs salaires. Au Royaume-Uni, nous avons une longue expérience de dirigeants politiques qui se disent socialistes, mais qui agissent comme les valets des multinationales. Tout ce qu’ils veulent, c’est une force de travail docile, qu’ils peuvent exploiter ou licencier à leur guise. Voila ce dont le capitalisme a toujours eu besoin. Grâce à votre combat, une autre Europe se dessine, qui repose sur la coopération et la solidarité, une Europe dans laquelle chacun pourrait bénéficier d’un travail et d’un salaire dignes. Solidarité avec les travailleurs français ».

Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste britannique

« Nous savons parfaitement que les droits des travailleurs ont toujours été conquis par les luttes des syndicats et de la rue. Seules de telles campagnes peuvent défendre les droits des salariés et les renforcer en forçant les parlements à voter des lois encadrant la protection sociale. Nous sommes donc à vos côtés et aux côtés des mouvements et des partis progressistes européens qui se battent pour défendre les droits des travailleurs et renverser les politiques d’austérité qui ne fonctionnent pas et pour construire ensemble une Europe vraiment sociale, à la hauteur de nos espoir à tous ».

Antonio Mariano, président du syndicat des dockers portugais

« Les dockers de Lisbonne ont résisté à l’assaut final aux droits du travail dans le seul port portugais que résiste encore et toujours aux attaques coordonnées à partir de Bruxelles. Le scénario était apocalyptique. Menace de licenciement collectif pour nous tous et forces d’intervention de la police pour assurer la sécurité des briseurs de grève qui entraient dans les terminaux par la rivière. Unis jusqu’au bout, nous avons résisté à ce terrorisme patronal et nous avons empêché la généralisation d’un modèle d’esclavage que s’exporte en Europe. Je lance un appel vigoureux à tous les travailleurs français pour qu’ils continuent à se battre ensemble contre les forces du néolibéralisme qui touchent aussi la France. Nous savons que les dockers français, à Marseille ou au Havre, resteront déterminés. Au mouvement gréviste français, toute notre solidarité et encouragement, la lutte paie ».

Catarina Martins, coordinatrice du Bloco de Esquerda du Portugal

« Je suis avec vous dans ce combat, pour qu’à la faillite de cette Europe de Jean Claude Juncker et de François Hollande puisse répondre la solidarité de l’Europe des travailleurs ».

Mourad Musset, de la Rue Kétanou

« Nous apportons notre soutien au mouvement de blocage de la raffinerie du Havre et aux grévistes de tout le pays, car le vrai blocage n’est pas celui que nous croyons. Notre cri de jeunesse, ce n’est pas nous qui sommes à la rue, c’est la rue qu’est à nous, est toujours d’actualité, l’espace public appartient à tous et les lois devraient s’appliquer en prenant réellement en compte la vie et les avis des citoyens. Face au blocage d’une minorité de gouvernants, qui ont décidé de passer en force par le quarante neuvième article de la constitution plutôt que de dialoguer démocratiquement et de prendre le temps d’entendre les voix du peuple, nous ne pouvons continuer le travail comme si de rien n’était et, puisque visiblement les socialistes au pouvoir sont devenus sourds, il faut se faire entendre en utilisant les même techniques qu’eux, en passant en force. Le premier ministre ne parle que de fermeté, alors tenons fermement le blocage que nous chanterons, avec l’espoir que cette résistance débouche sur un vrai dialogue et que le gouvernement retrouve l’ouïe pour entendre nos revendications et les chansons qui les accompagnent. Vive les grains de sable qui bloquent le rouleau compresseur et vive les cigales dans la fourmilière ».

Fédération des Grands Ensembles de Jazz et des Musiques Improvisées

« Nous soutenons les grévistes, qui bien évidemment ne sont pas des terroristes, mais plutôt, le seul rempart contre la destruction du code du travail tant souhaitée par l’Europe, avec l’état français en exécutant ».

La Fédération des Grands Ensembles de Jazz et des Musiques Improvisées est représentée par Pierre Baldy-Moulinier, Patrice Caratini, Denis Charolles, Jean Christophe Cholet, Sylvain Cathala, Alban Darche, Andy Emler, Laurent Gehant, David Haudrechy, François Jeanneau, Philippe Laudet, Jean Marie Machado, Fred Pallem, Jordan Philippe, Bruno Tocanne, Fred Maurin, Jonas Muel, Julien Pontvianne, Christophe Rocher, Bruno Tocanne, Tante Yvonne, Alfred Vilayleck, Sylvia Versini-Campinchi et Paul Wacrenier

Collectif Circassien Cheptel Aleikoum

« Nous soutenons de tout notre coeur les grévistes, ultime et nécessaire rempart au démantèlement du code du travail. Merci pour tous les sacrifices auxquels ils consentent pour la défense des droits du plus grand nombre. Courage, tenez bon, on vous admire et on vous aime ».

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 20:12

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/03/2357782-le-siege-du-medef-occupe.html

Occupation du siège départemental du mouvement des entreprises de France (MEDEF)

Symboliquement, Jeudi 2 Juin 2016, une délégation de la Confédération Générale du Travail (CGT) a occupé durant plusieurs heures le siège départemental de l’Aude du MEDEF à Lézignan, alors qu'à Carcassonne un autre rassemblement réunissait cent cinquante personnes devant la cité administrative.

Dans l'est du département, c'est vers 8 heures du matin qu'un convoi est parti de Narbonne, en direction du siège départemental du MEDEF, dans la zone économique de Gaujac, à Lézignan.

Près de cent cinquante personnes, banderoles et camion sono de la CGT, peu avant 9 heures, le bâtiment du patronat audois était totalement investi, transformé en une sorte de lieu de kermesse improvisée. Pâté de Douzens, vin, boissons et musique, il y avait de quoi passer quelques heures agréables.

« Les cégétistes ne sont pas des terroristes », pouvait-on lire comme inscription à la peinture blanche à l'entrée des locaux, ou encore « Maison du Peuple » sur le tableau blanc de la salle de conférence, alors que devant l'immeuble se consumaient des pneus dégageant une épaisse fumée noire. « Nous occupons les lieux jusqu'à ce que nous ayons un contact avec le MEDEF », précisait le responsable de la section de Narbonne de la CGT, Christophe Garreta. Contact il y eut, mais pas celui espéré par les syndicalistes. « Le président du MEDEF de l'Aude ne condamne pas les propos de Pierre Gattaz, le président national, qui a parlé de terroristes à propos d'actions syndicales. Il précise que la loi peut faire sauter des verrous. Mais il est prêt à nous recevoir, c'est vous qui déciderez », expliquait Christophe Garreta, vers 11 heures du matin, aux militants présents à l'entrée du bâtiment. Cette intervention verbale signait aussi la fin de l'occupation des lieux, mais pas de l'action syndicale, car une opération escargot était alors organisée sur l'autoroute de Lézignan-Corbières à Narbonne. Une opération qui occasionnait plusieurs kilomètres de bouchon. Arrivés au péage de Narbonne-Sud, les manifestants ont continué vers la bourse du travail où devait se tenir un point bilan de la journée.

Cent cinquante aussi à Carcassonne

Cela fait trois semaines que chaque matin ils se retrouvent au pied de la cité administrative de Carcassonne. Des rassemblements qui débutent à 8 heures, n'épargnant aucune aube d'une montée de drapeaux syndicaux et de discussions. La CGT, la CGT Force Ouvrière, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), l'Union Syndicale Solidaire (USS) et les agents des services financiers ne décolèrent pas contre le projet de loi travail. « Nous arrêterons de venir tous les matins lorsque le gouvernement renoncera ». De nombreux points de la loi sont dénoncés et les employés prennent peur. « On veut par exemple peu à peu effacer l'accueil physique », déplore Arnaud Windenberger, de la CGT Force Ouvrière. « Passer par le téléphone plutôt qu'une vraie personne, dans certains cas cela va. Mais pour régler des problèmes financiers ou fiscaux, bonne chance ».

Chaque année, les syndicats estiment que deux mille postes en accueil disparaissent. « Pour 2017, ils seront encore en baisse ». Dans l'Aude, cela représente la suppression d'une quinzaine d'emplois par an selon eux.

Hier, les syndicats comptaient encore environ cent cinquante personnes, d'après eux, devant la cité administrative. Les seuls à Carcassonne à entamer un tel mouvement continu. « Mais à Narbonne, ils se sont engagés pour cinq semaines de blocage. Et nous aussi, nous ne lâcherons pas. C'est au gouvernement de céder ».

A Carcassonne, près de cent cinquante personnes étaient rassemblées devant la cité administrative de Carcassonne dès 8 heures du matin.

Cela fait trois semaines que la CGT, la CGT Force Ouvrière, la FSU et l'USS se mobilisent dès l'aube. Ils assurent que le blocage ne prendra pas fin tant que « le gouvernement n'aura pas cédé » sur le projet de loi travail, dont de nombreux articles sont pointés du doigt.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 17:21

http://www.lecourrierdelatlas.com/1145931052016Proces-LDJ-des-peines-allant-de-6-mois-avec-sursis-a-12-mois-ferme.html

http://www.europalestine.com/spip.php?article11924

http://www.france-irak-actualite.com/2016/06/justice-proces-de-4-membres-de-la-ligue-de-defense-juive-ldj.html

Procès contre la Ligue de Défense Juive (LDJ), des peines allant de six mois de prison avec sursis à douze mois de prison ferme

Par Nadir Dendoune

Le procès de quatre membres de la LDJ poursuivis pour violences en réunion avec circonstances aggravantes et arme par destination s’est tenu Mardi 31 Mai 2016 devant la quatorzième chambre correctionnelle de Paris. Les juges ont condamné les prévenus à des peines allant de six mois de prison avec sursis à douze mois de prison ferme assorties de condamnations pécuniaires solidaires.

En 2012, la LDJ, cette milice interdite aux Etats-Unis mais tolérée en France, s’était fait une spécialité d’asperger de peinture rouge ceux qu’elle considérait alors comme ses ennemis. Du mois de juin 2012 au mois d'octobre 2012, trois agressions vont être commises à l’encontre d’Olivia Zémor, présidente d’Europalestine, d’Houria Bouteldja, la porte-parole du Parti des Indigènes de la République (PIR), et de Jacob Cohen, « un juif antisioniste », comme il aime se définir.

Trois des inculpés, Steve Bismuth, Daniel Benassaya et Laurent Cashauda, étaient présents Mardi 31 Mai 2016 devant la quatorzième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Joseph Ayache, le cerveau de la bande, a pris la fuite en Israël au lendemain des faits, « parce qu’il craignait pour sa vie », il n’a donc pas répondu présent à la convocation. Il était tout de même représenté par un avocat.

Olivia Zémor est la première à s’avancer à la barre. Le 28 juin 2012, elle prend un verre du côté de la place de la Bastille avec un individu qui se présente sous le nom d’Amine Saraoui. « Il m’avait appelé en me disant qu’il était intéressé par nos actions et qu’il avait pour projet de se rendre en Palestine », déclare à la barre la militante.

A peine installée, Olivia Zémor reçoit sur la tête une énorme quantité de peinture rouge. « C’était de la peinture à l’huile, celle qu’on utilise pour peindre les murs, une substance très toxique. Je ne voyais plus rien, heureusement que des touristes américains sont venus à mon secours ». Elle file alors au commissariat du quatrième arrondissement qui l’emmène très vite à l'Hôtel Dieu. Pendant une heure, elle essaie avec les infirmières d’enlever la peinture, en vain, résultat, cinq jours d'Interruption Temporaire de Travail (ITT).

Le cas de Jacob Cohen est très vite évacué, compte tenu de son absence au tribunal et du fait qu’il n’ait pas pris la peine d’aller chez le médecin après l’agression. Le 5 juillet 2012, une semaine après celle commise contre Olivia Zémor, Jacob Cohen était lui aussi aspergé de peinture rouge et de farine dans le quartier du Marais à Paris.

Houria Bouteldja est la dernière des victimes à être interrogée. « J’ai été contactée via facebook par quelqu’un qui se présentait sous un patronyme maghrébin. Il disait qu’il était journaliste pour Saphir News. Je ne me suis donc pas méfiée. C’est un site internet que je connais très bien », détaille à la barre la figure du PIR.

Rendez-vous est donné ce 24 octobre 2012 dans le cinquième arrondissement de Paris. « J’entends quelqu’un crier mon nom et j’ai à peine le temps de me retourner qu’on m’asperge de peinture ». Elle file à l'Hôtel-Dieu pour des soins, six jours d’ITT.

C’est au tour des prévenus de répondre. Les trois s’avancent ensemble. Le juge demande à Daniel Benassaya d’enlever la kippa qu’il porte sur sa tête, « pas de signe religieux ici », précise le juge. Le tribunal veut d’abord savoir quel rôle jouait Joseph Ayache au sein de la LDJ. Tous le décrivent comme le chef de la LDJ.

Les trois affirment avoir rejoint la LDJ « à cause de la montée de l’antisémitisme et parce que certains discours peuvent alimenter la haine ». Laurent Cashauda, toujours, « j’en avais marre de synagogues qui brûlent ».

Les trois prévenus fuient tour à tour leurs responsabilités. « Je pensais plutôt à une interview d’Olivia Zémor », explique Laurent Cashauda, bien qu’il reconnaîtra lors de ses gardes à vue « recevoir des instructions de Joseph Ayache en vue des agressions ». Une vidéo de l’agression d’Houria Bouteldja est mise en ligne chez Steve Bismuth où Joseph Ayache est venu dîner. « J’ai su ce qu’il y avait dans la vidéo qu’une fois que celle-ci fut mise en ligne », jure Steve Bismuth. « Il a juste profité de mon réseau wifi pour la mettre en ligne », plaide-t-il.

Daniel Benassaya, le web master de la LDJ, reconnaît avoir posté sur you tube les vidéos des agressions d’Olivia Zemor et de Jacob Cohen, mais jure qu’il n’était pas présent sur les lieux.

« Laurent Cashauda prétend le contraire. Il dit que c’est vous qui avez filmé l’attaque contre Olivia Zemor », lui rappelle le juge, qui précise également que les policiers ont constaté qu’il s’était entretenu plusieurs fois avant l’agression de la militante avec Joseph Ayache. Des appels qui ont été repérés à proximité de l’endroit où la militante a été aspergée de peinture rouge et peu de temps avant. « C’est normal, j’habite dans le secteur », se défend Daniel Benassaya.

Les trois prévénus jurent désormais s’être rangés et affirment avoir quitté la LDJ. Steve Bismuth va se marier dans un mois, Daniel Benayassa enseigne dans une école religieuse juive.

Après quatre heures de procès, le jugement est rendu. Les juges ont suivi les réquisitions du procureur général.

Joseph Ayache est reconnu coupable des infractions comme co-auteur et écope, sans surprise, de la plus lourde peine, un an de prison ferme. S’il reste en Israël, il ne devrait pas être inquiété par la justice française.

Steve Bismuth obtient la relaxe pour les faits reprochés à l’encontre de Jacob Cohen, où sa culpabilité n’a pu être établie. Il est néanmoins reconnu coupable de diffusion d’image violente et écope d’une amende de mille euros.

Daniel Benassaya est reconnu coupable de violence à l’encontre d’Houria Bouteldja. « Il y a trop d’éléments qui vous mettent en cause », ont justifié les juges. En ce qui concerne les faits de violences à l’encontre de Jacob Cohen, il est seulement condamné pour diffusion d’images violentes.

Pour ces deux faits, il est condamné à une peine de six mois de prison avec sursis.

Laurent Cashauda est déclaré également coupable pour complicité de violence et il est condamné à une peine de six mois de prison avec sursis.

Ces peines de prison sont assorties de condamnations pécuniaires solidaires, onze mille huit cent euros pour Olivia Zemor et huit mille cinq cent euros pour Houria Bouteldja.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 16:59

http://www.liberation.fr/france/2016/05/31/anne-hidalgo-cree-un-camp-de-migrants-je-veux-pouvoir-me-regarder-dans-la-glace_1456482

Anne Hidalgo crée un camp de migrants, « je veux pouvoir me regarder dans la glace »

La maire de Paris a annoncé, Mardi 31 Mai 2016, la construction prochaine d’un campement humanitaire, avec ou sans le soutien de l’état.

Faire de Paris une « ville refuge », le mantra d’Anne Hidalgo depuis un an a pris un tour spectaculaire, Mardi 31 Mai 2016, lorsque la maire de la capitale a annoncé l’ouverture, d’ici « un mois et demi », d’un camp humanitaire de réfugiés dans le nord de la ville. Le site retenu sera précisé « dans les jours qui viennent ». Il se trouvera « intra-muros », un « symbole important » selon son cabinet, et devrait être composé d’habitations modulables, de type chalet en bois.

Cette annonce soudaine illustre les tensions croissantes entre Paris et l’état. « Nous faisons face depuis un an et demi à un flux de migrations sans précédent », explique-t-on dans l’entourage de la maire. « Nous avons dû aller bien au-delà de nos compétences. Et malgré des courriers et des communiqués réguliers, nous avons repris depuis trois mois cette triste habitude de voir des campements dans Paris ».

Ces dernières semaines, plusieurs évacuations ont eu lieu dans des camps de fortune du nord de la capitale, notamment sous le métro Stalingrad et au lycée Jean-Jaurès, dans le dix neuvième arrondissement de Paris. Plusieurs milliers de personnes ont pu bénéficier des opérations de relogement. Mais les capacités d’hébergement en Ile-de-France restent insuffisantes pour faire face à un flux d’arrivées continu, une centaine par jour dans la capitale, qui va encore s’accentuer avec la période estivale. En attendant d’être orientés vers les lieux adéquats, les migrants sont donc contraints de s’entasser dans des bidonvilles où les conditions sont déplorables. Actuellement, le point de tension se situe dans les jardins d’Eole, une vaste esplanade du nord de Paris où la population, soudanais, érythréens et afghans, autant de réfugiés potentiels, est passée en dix jours d’une cinquantaine de personnes à près de huit cent personnes. Evoquant la boue et les rats, Anne Hidalgo a jugé la situation ni acceptable, ni tenable. « L’Europe n’est pas à la hauteur de son histoire et notre pays non plus », a-t-elle martelé. « Nous avons un devoir d’humanisme. Dans dix ou quinze ans, je veux pouvoir me regarder dans la glace et ne pas me sentir coupable de non-assistance à personne en danger ».

Dans ce dossier, les pouvoirs publics, tant au niveau local que national, ont tous peu à peu évolué. Il y a un an, alors que la France semblait découvrir l’ampleur de la crise migratoire et humanitaire autour de la Méditerranée, les évacuations se faisaient encore dans une relative improvisation. Souvent, les migrants étaient envoyés dans des hôtels aux quatre coins de l’Ile-de-France, isolés et parfois privés de nourriture.

Le dispositif, s’il s’est rodé, demeure toutefois insuffisant selon la maire.

« Il est temps de passer à la vitesse supérieure et d’apporter des solutions dimensionnées », a-t-elle annoncé.

La première urgence est donc d’accueillir ces exilés dignement, dans un « campement conforme aux normes du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ». Pour ce faire, la mairie dit s’être inspirée de l’initiative de Damien Carême, l’édile écologiste de Grande-Synthe, qui a ouvert unilatéralement un camp humanitaire de mille cinq cent places cet hiver, sans le concours de l’état. Hasard du calendrier, le campement de la Linière a reçu Lundi 30 Mai 2016 la visite de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur, qui s’est engagé à reprendre la gestion du site. En fera-t-il de même à Paris ? Sollicitée par Libération, la place Beauvau a indiqué n’avoir « aucun commentaire à faire sur l’initiative d’Anne Hidalgo, qui relève de la libre administration des collectivités locales ». Le cabinet de Bernard Cazeneuve a aussi assuré que l’état « prend ses responsabilités pour fluidifier un dispositif national cohérent ».

Anne Hidalgo, de son côté, « espère que l’état sera partenaire ». Mais elle se dit prête à se passer de ce soutien et à « prendre les devants », avec l’aide des associations et des parisiens. Pour l’instant, plusieurs sites font encore l’objet d’évaluations par les services techniques.

L’endroit retenu devra « être suffisamment vaste pour accueillir plusieurs centaines de personnes », selon l’édile, qui n’a pas précisé la capacité exacte du dispositif. « Mais s’il faut plusieurs sites, nous le ferons », a-t-elle ajouté.

Ce premier campement humanitaire aura pour objectif d’offrir un hébergement digne et un accueil de jour, destiné à orienter les exilés au bout de quelques semaines vers les dispositifs adéquats. C’est cependant sur ce point que la politique d’Anne Hidalgo pourrait atteindre ses limites. Car s’il salue l’annonce de la création de ce camp humanitaire, Pierre Henry, le directeur général de l’association France Terre d’Asile (FTA), rappelle aussi la nécessité de changer de braquet.

« Nous pouvons enregistrer quatorze mille demandes d’asile par an à Paris. Or, le rythme actuel est deux fois plus élevé. Sans un dispositif cohérent national, l’initiative d’Anne Hidalgo sera vite confrontée à une embolie ».

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 20:16

http://www.lemonde.fr/référendum-sur-le-brexit/article/2016/06/02/en-grande-bretagne-les-divisions-du-labour-pesent-sur-la-campagne-du-referendum_4930838_4872498.html

En Grande-Bretagne, les divisions du parti travailliste pèsent sur la campagne du référendum

Le parti de Jeremy Corbyn est divisé et son message est presque inaudible

Par Philippe Bernard, correspondant permanent du Monde à Londres

Jeudi 2 Juin 2016

Les électeurs de gauche se mobiliseront-ils, lors du référendum du Jeudi 23 Juin 2016, pour maintenir le Royaume-Uni dans l’Union Européenne ?

La réponse est cruciale, plus de deux électeurs du parti travailliste sur trois sont partisans de l’ancrage dans l’Union Européenne, alors que moins de quarante pour cent des conservateurs partagent cette position. Sans un vote massif des travaillistes, le Brexit est probable. Et ce, alors même qu’une sortie de l’Union Européenne se traduirait probablement par l’éviction de David Cameron et son remplacement par un premier ministre europhobe et plus à droite encore.

Or le parti de Jeremy Corbyn est divisé, sa campagne est faible et son message est flou et presque inaudible. Au point que seule la moitié des électeurs du parti travailliste ont vraiment conscience que leur parti est favorable au vote pour le maintien dans l’Union Européenne, l’autre moitié oscillant entre l’ignorance et la croyance qu’il est pour le Brexit, selon des documents internes à la campagne pour le maintien dans l'Union Européenne rendus publics Lundi 30 Mai 2016 par le Guardian.

Jeremy Corbyn devait prononcer, Jeudi 2 Juin 2016, à Londres, un discours sur la nécessité de « rester dans l’Union Européenne et de la réformer, afin de défendre les droits des travailleurs menacés par une sortie gérée par les conservateurs ». Cette expression alambiquée reflète le souci de la direction du parti de se démarquer des tories, alors que les deux partis prônent officiellement le vote oui au référendum.

Les travaillistes ont un mauvais souvenir de leur association avec les conservateurs dans la campagne pour contrer les indépendantistes écossais lors du référendum de 2014. Les électeurs, remontés contre les tories, n’avaient pas pardonné au parti travailliste d’avoir fait cause commune et l’ont presque éliminé de la scène politique écossaise depuis lors.

Cette fois, le parti joue les contorsionnistes. Jeremy Corbyn, qui a longtemps milité contre l’Union Européenne, « club des capitalistes », s’est converti à l’Europe par nécessité. Europhobe contrarié, il est quasiment absent de la campagne car chacun redoute que ses interventions, notamment son credo pour l’immigration, n’aliènent les électeurs au profit du camp du non et singulièrement du parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP). Gisela Stuart, l’une des rares députés travaillistes contre l’Union Européenne, qui préside la campagne Vote Leave, estime qu’en soutenant le maintien dans l’Union Européenne, son parti sert « d’agent de recrutement à l’UKIP ».

La campagne référendaire du parti travailliste a d’ailleurs été confiée à Alan Johnson, ancien ministre de Tony Blair, et Gordon Brown, dont les relations avec Jeremy Corbyn sont pour le moins distantes. Son message est centré sur les bénéfices de l’Union Européenne en matière d’investissements, d’emploi, de droits sociaux et de sécurité.

La division du parti travailliste est ressortie au grand jour, Mardi 31 Mai 2016, lorsque John Mac Donnell, un proche de Jeremy Corbyn, a reproché au nouveau maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, d’être apparu publiquement aux côtés de David Cameron. Cela « démotive précisément les gens que nous tentons de mobiliser », a critiqué John Mac Donnell, rappelant que David Cameron est favorable à la suppression des droits sociaux garantis par l’Union Européenne.

La fracture à gauche a été confirmée, Mercredi Premier Juin 2016, lorsqu’ont été confrontés, sur la British Broadcasting Corporation (BBC), Frances O’Grady, secrétaire générale des Trades Union Congress (TUC), et Mick Cash, le patron du puissant syndicat des transports britanniques (RMT). Pour Frances O’Grady, un Brexit se paierait par des pertes d’emplois et des diminutions de salaire que son organisation évalue avec une étonnante précision à trente huit livres sterling, quarante neuf euros, par semaine d’ici à 2030. Mick Cash, à l’inverse, a soutenu que l’Union Européenne « tire vers le bas les droits des travailleurs ». L’Europe, « ce n’est pas le paradis des travailleurs », a-t-il lancé, tirant argument du taux de chômage et du malaise social français.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 19:47

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/06/02/pierre-laurent-fragilise-a-l-ouverture-du-congres-du-parti-communiste_4930989_823448.html

Pierre Laurent fragilisé à l’ouverture du trente septième congrès du Parti Communiste Français (PCF)

Le secrétaire national paie son soutien à une élection primaire de la gauche

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

Jeudi 2 Juin 2016

C’est un petit séisme qui a ébranlé la maison communiste. Au début du mois de mai 2016, le texte présenté par la direction en vue du trente septième congrès du PCF, qui se tient du Jeudi 2 Juin au Dimanche 5 Juin 2016 à Aubervilliers, n’a obtenu qu’une très courte majorité, cinquante et un pour cent des voix, une première. Dans la fédération de Paris, il a été même mis en minorité, avec quarante neuf pour cent des voix. « A quatre voix près », rappelle le secrétaire fédéral de la capitale, Igor Zamichiei.

La stratégie de l’exécutif national pour les élections présidentielles de 2017 a provoqué de vives secousses. En toile de fond, le rapport à la social-démocratie, les élections primaires de la gauche, auxquelles plus grand monde ne croit, a cristallisé les tensions. Le secrétaire national, Pierre Laurent, a défendu cette option tout en hésitant sur son périmètre, avec ou sans François Hollande. Pour lui, elle était la seule à même d’éviter l’élimination de la gauche au second tour des élections présidentielles. Comme le résume André Chassaigne, président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) à l'assemblée nationale, « cela a créé de la confusion et, comme on dit, quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ».

Cette prise de position a fracturé la majorité issue du congrès de 2013. En tête de la fronde, un ancien dirigeant du PCF, Patrice Cohen-Séat, et sa femme, l'ancienne sénatrice de Paris, Nicole Borvo Cohen-Séat. Ces deux figures de la fédération parisienne ont été parmi les initiateurs d’un texte alternatif. Leur objectif est de s’opposer aux élections primaires de la gauche et relancer un Front De Gauche (FDG) laissé pour mort.

Trois autres textes, plus identitaires mais également sur une ligne contre les élections primaires de la gauche, ont été soumis au vote des militants.

De quoi mettre la direction en difficulté, dans la capitale comme ailleurs. « Pierre Laurent a beaucoup tendu la main au Parti Socialiste mais, même s’il a eu raison de le faire, cela n’a rien donné », indique Hugo Touzet, secrétaire de section dans le dix huitième arrondissement de Paris. « Il faut un rassemblement sur des bases clairement anti libérales ».

A Paris, le score de l’exécutif national est aussi le résultat des choix des élections municipales de 2014. Pierre Laurent avait à l’époque mis tout son poids pour faire passer une alliance avec le Parti Socialiste dès le premier tour des élections municipales, ce qui n’avait été approuvé que par cinquante sept pour cent des voix. Les communistes obtiendront finalement plus de conseillers de Paris que dans la précédente mandature mais moins qu’Europe Ecologie Les Verts (EELV) parti en autonomie. Pour le FDG, ce sera le début de la fin. « Est-ce que cela a laissé des traces ? Peut-être, mais nous faisons tous les jours la démonstration que nous pouvons travailler avec les socialistes », juge Ian Brossat, maire adjoint au logement d’Anne Hidalgo. Réponse de Nicole Borvo Cohen-Séat, « le problème n’est pas là. Nous ne pouvons créer les conditions d’une alternative que si nous créons un rapport de force en permanence ».

Si une version amendée du texte de la direction devrait être largement adoptée lors du congrès et Pierre Laurent confirmé, il s’agit tout de même d’un sérieux revers pour le numéro un communiste, lui-même militant dans la capitale. « Il n’y a pas de sujet Pierre Laurent », assure ce dernier. « Paris n’est pas un îlot, il y a les mêmes débats qu’ailleurs. C’est une fédération qui discute beaucoup, c’est ce qui fait son charme ».

Stratégie pour 2017

Désormais, le sénateur de Paris se garde bien de parler des élections primaires de la gauche. Lundi 30 Mai 2016, il a annoncé qu’un appel serait lancé pour « une candidature d’alternative à gauche ». Il met aussi en avant la construction d’un « socle politique commun » qui permette de rassembler « toutes les forces de gauche qui veulent la rupture avec la politique du gouvernement ». Des propos qui ont rassuré Patrice Cohen-Séat. « Reste à dire que nous excluons clairement une candidature commune avec le Parti Socialiste en tant que tel », note-t-il.

Une conférence nationale sera convoquée au mois de novembre 2016 pour déterminer la stratégie du parti pour 2017. Une candidature communiste n’est pas exclue. La date, lointaine, sonne cependant comme une envie de trancher le plus tard possible avec le risque de devoir se rallier à Jean-Luc Mélenchon au dernier moment. Pour l’heure, le secrétaire national critique la campagne « trop présidentialisée » de son ancien allié et « regrette » que ce dernier ait choisi « délibérément » la date du Dimanche 5 Juin 2016, dernier jour du trente septième congrès du PCF, pour organiser son premier « défilé de la France insoumise », place Stalingrad à Paris.

Pierre Laurent semble, en revanche, avoir les idées plus claires sur les législatives dont il dit avoir « tiré les leçons de 2012 ». Il y a quatre ans, malgré le bon score de Jean Luc Mélenchon, onze pour cent des voix, le PCF avait perdu près de la moitié de ses députés et il avait dû composer avec des élus ultramarins pour composer un groupe. « La campagne des élections législatives doit démarrer maintenant quel que soit le candidat aux élections présidentielles », martèle le patron du PCF. Une condition sine qua non pour continuer d’exister après 2017.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 19:17

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/06/02/la-cgt-poursuit-pierre-gattaz-en-correctionnelle_4931670_823448.html

La Confédération Générale du Travail (CGT) poursuit Pierre Gattaz en correctionnelle

Par Bertrand Bissuel

Jeudi 2 Juin 2016

La CGT vient de riposter sur le terrain judiciaire aux propos très virulents que le président du mouvement des entreprises de France (MEDEF), Pierre Gattaz, a récemment tenus contre elle dans nos colonnes. Jeudi 2 Juin 2016, Emmanuel Gayat, l’un des avocats de la CGT, a indiqué que celle-ci va faire citer directement Pierre Gattaz du chef de diffamation publique. Une première audience de procédure devrait avoir lieu le 4 août 2016 devant la quatorzième chambre correctionnelle du tribunal de Bobigny. L’audience de plaidoirie, elle, au cours de laquelle seront examinés les faits, pourrait se dérouler avant la fin de l’année, précise Emmanuel Gayat.

Dans un entretien au Monde, Pierre Gattaz s’en était pris au rôle joué par la CGT et par son secrétaire général, Philippe Martinez, dans la contestation contre le projet de loi travail. Evoquant les actions de blocage et les arrêts de travail dans plusieurs secteurs d’activité, transports et distribution de carburant, le président du MEDEF avait estimé que de telles méthodes, employées par « la CGT en particulier, bafouent les lois républicaines ». D’après lui, ces agissements sont le fait de « minorités qui se comportent un peu comme des voyous et des terroristes ». La CGT a une conception du dialogue social qui a recours « au chantage, aux violences, à l’intimidation et à la terreur », avait ajouté Pierre Gattaz.

Parler de « terroriste » était « inadapté »

Mercredi Premier Juin 2016, le président du MEDEF est revenu sur certaines de ses déclarations, reconnaissant que parler de « terroriste » était inadapté. « Ce mot a été mal compris et peut choquer, notamment les personnes qui ont été touchées par les événements récents qui ont endeuillé notre pays », a-t-il dit dans un communiqué. Il a néanmoins maintenu l’idée selon laquelle « la prise d’otage économique revendiquée par la CGT s’apparente à des méthodes de voyous insupportables ».

Philippe Martinez, qui avait fait part, dès le Mardi 31 Mai 2016, de son intention de saisir les tribunaux, a mis sa menace à exécution. « La comparaison avec les terroristes est, dans le contexte actuel, particulièrement infamante », argumente Emmanuel Gayat dans la citation directe. Et il « est particulièrement ignoble », à ses yeux, de prétendre que la centrale de Montreuil bafoue les lois républicaines dans la mesure où celle-ci fut membre du Conseil National de la Résistance (CNR), participant ainsi « au rétablissement de la légalité républicaine » à la Libération.

En réparation du « préjudice considérable » infligé à la CGT, Emmanuel Gayat demande dix mille euros de dommages et intérêts ainsi que la publication à la une du Monde, dans trois éditions successives, d’un communiqué judiciaire sur la condamnation de Pierre Gattaz. Sollicité par le Monde, le MEDEF a indiqué qu’il n’exprimera « pas de réaction particulière » sur cette action en justice de la CGT.

En revanche, Pierre Gattaz a dénoncé le blocage, Mercredi Premier Juin 2016, pendant quelques heures, d’un site de Radiall, l’entreprise qu’il dirige, à Voreppe, dans le département de l'Isère. « Par cette action, la CGT vise à faire pression sur tous les chefs d’entreprise pour les faire taire », s’est-il indigné. « Je vais porter plainte ». Entre le président du MEDEF et l’organisation de Philippe Martinez, la réconciliation n’est pas encore à l’ordre du jour.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 20:21

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/06/01/cgt-gouvernement-un-compromis-est-il-possible_4930266_823448.html

Un compromis est-il possible entre la Confédération Générale du Travail (CGT) et le gouvernement ?

Par Michel Noblecourt, Philippe Jacqué, Bastien Bonnefous et Bertrand Bissuel

Mercredi Premier Juin 2016

La CGT est-elle en train de changer de stratégie dans son combat frontal contre la loi travail ?

La question se pose depuis les déclarations de son secrétaire général, Philippe Martinez, lors d’un débat sur Radio Télévision Luxembourg (RTL), Lundi 30 Mai 2016, avec Laurent Berger, le numéro un de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT). Interrogé sur la question de savoir si le retrait du texte est toujours un « préalable » à l’ouverture de discussions avec le gouvernement, Philippe Martinez a répondu « qu'il n’y a aucun préalable. Nous attendons depuis trois mois pour pouvoir discuter ». Il ajoute qu'il cherche « une solution acceptable ».

Enumérant ses « points majeurs » de désaccord, notamment « le fameux deuxième article » qui donne la priorité aux accords d’entreprise sur le temps de travail, le patron de la CGT a estimé qu’il fallait « retirer cette colonne vertébrale du projet de loi et rediscuter d’un certain nombre d’articles », ceux, entre autres, sur la médecine du travail et sur le recours aux référendums dans les entreprises. Adoptant un ton plutôt mesuré, il a aussi relevé qu’il y avait dans cette réforme des « choses positives », le Compte Personnel d'Activité (CPA), par exemple, « sauf qu’il n’y a pas grand-chose dedans », a-t-il toutefois déploré.

Mardi 31 Mai 2016, en déplacement à Fougères, Philippe Martinez a visiblement voulu corriger l’impression de flottement provoqué par ses propos de la veille. La CGT, a-t-il dit en substance, n’a pas varié son positionnement, d’après lui, « la chose nouvelle » depuis trois mois, c’est le coup de fil que Manuel Valls lui a passé, Vendredi 27 Mai 2016, « quand on se parle, c’est quand même mieux que quand on dit que sa porte est ouverte, mais qu'on ne discute pas ».

Quelques heures plus tard, la centrale de Montreuil a publié un communiqué dans lequel elle rappelle que « le seul enjeu reste le retrait de la loi travail, afin d’ouvrir de véritables négociations autour d’un code du travail du vingt et unième siècle ». Mais le mot « préalable » n’apparaît à aucun moment.

A la tête de la confédération, plusieurs responsables jugent qu’il faut réfléchir à « une sortie de crise ». Une analyse partagée par un proche de la direction de la CGT, « Philippe Martinez a compris qu’il ne pouvait pas tenir indéfiniment sur une ligne consistant à exiger le retrait du texte ».

François Hollande et Manuel Valls ont clairement signifié une fin de non-recevoir à cette revendication. Lors de la réunion du groupe socialiste à l'assemblée nationale, le premier ministre a expliqué que « reculer serait une faute politique. Sur le fond du texte, et notamment sur le deuxième article, il faut tenir », a-t-il martelé.

D’autant que, à ses yeux, la contestation, si elle se poursuit et complique l’activité dans certains secteurs, la filière carburant et les transports, est loin de paralyser le pays. Mercredi Premier Juin 2016, le trafic de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) était, certes, perturbé par une grève reconductible, à l’appel de la CGT, du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD) du Rail et de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA), avec soixante pour cent des Trains à Grande Vitesse (TGV), quarante pour cent des Transiliens et le tiers des Intercités qui circulaient. Mais il est possible que la mobilisation baisse très vite de plusieurs crans, l’UNSA cherchant à s’extraire du mouvement, après avoir obtenu satisfaction grâce au nouvel accord d’entreprise qui préserve les acquis des cheminots. La CGT, de son côté, n’a pas grand intérêt à bloquer la nouvelle organisation du travail, qui doit être entérinée Mercredi 8 Juin 2016, car elle maintient des garanties sociales à un niveau inespéré, du point de vue des syndicats. Seul le SUD du Rail, troisième syndicat à la SNCF, est enclin à continuer l’épreuve de force.

Dans la filière carburant, la situation est « en très nette amélioration », selon l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP), même si vingt pour cent des stations services connaissaient, Mardi 31 Mai 2016, une rupture d’approvisionnement partielle ou totale. « La communication de la CGT a été plutôt bonne, en donnant le sentiment que les blocages se multiplient, alors que, en réalité, le pays fonctionne, confie une source au sein de l’exécutif. Quoi qu’on en pense, ce mouvement de contestation plafonne et un mouvement qui ne s’étend pas est un mouvement qui recule ».

« Sortir la tête haute du rapport de force »

Autre paramètre susceptible de jouer dans le sens de l’apaisement, le championnat d'Europe de football, qui débute le Vendredi 10 Juin 2016. Si des grèves sèment le désordre dans les transports durant cet événement très populaire, l’opinion, plutôt bienveillante à l’égard des opposants au projet de loi travail, pourrait très vite se retourner. « Si le climat social pouvait s’apaiser, ce serait important pour assurer la tenue du championnat d'Europe de football dans de bonnes conditions, alors que ce tournoi va demander la mobilisation de nombreux policiers et gendarmes déjà éprouvés par l’état d’urgence », estime un ministre. Une donnée dont Philippe Martinez tient compte, selon un proche de la direction de la centrale de Montreuil, qui ajoute « qu'il ne veut pas que la CFDT rafle la mise et puisse prétendre que c’est grâce à elle que le texte contient des aspects positifs. Le CPA correspond à une vieille doléance de la CGT, même s’il reste, selon elle, à l’état embryonnaire dans le texte ».

Si la CGT a entrouvert une porte, « il faut maintenant que chacun puisse sortir la tête haute du rapport de force », ajoute un ministre. Mardi 31 Mai 2016, Manuel Valls s’est dit « ouvert au dialogue et aux propositions », mais a réfuté tout « troc », notamment contre un arrêt des actions de la CGT.

Toutefois, des espaces de négociation existent sur des aspects de la réforme qui hérissent Philippe Martinez. Le rapporteur du projet de loi, Christophe Sirugue, l’a clairement suggéré, Mardi 31 Mai 2016, en affirmant, sur La Chaîne Info (LCI), « qu'il faut continuer à travailler pour amender le deuxième article et pour régler cette question entre la place de l’accord d’entreprise, qui doit être principale, et, en même temps, un rôle à donner à la branche professionnelle ».

Mais trouver un compromis sera tout sauf évident. Car, comme le fait remarquer le collaborateur d’un ministre, la CGT est fondamentalement hostile à des points-clés du projet de loi. Philippe Martinez, s’il change d’approche, va aussi devoir composer avec une partie de ses troupes, partisanes d’une ligne dure. Les sept organisations qui contestent le texte porté par Myriam el Khomri lancent leur « votation citoyenne » dans les entreprises pour obtenir son retrait. L’issue du conflit n’est pas encore tout à fait en vue.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 19:46

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/loi-travail-greve-reconductible-dans-les-19-centrales-nucleaires-francaises-des-mercredi-soir_1478725.html

Grève reconductible dans seize des dix neuf centrales nucléaires françaises

Dans un communiqué, la Confédération Générale du Travail (CGT) a notamment demandé aux salariés du secteur de l'énergie d'effectuer des coupures ciblées d'électricité et de gaz contre les services de l'état et les locaux du mouvement des entreprises de France (MEDEF).

Pour protester contre la loi travail, la CGT a voté, Mercredi Premier Juin 2016, une grève reconductible dans les seize centrales nucléaires sur les dix-neuf que comptent le parc français. La grève doit démarrer Mercredi Premier Juin 2016 par une baisse de charge, autrement dit une baisse de la production d'électricité, a appris Reuters de source syndicale.

La Fédération Nationale des Mines et de l'Energie (FNME) de la CGT a également annoncé que des arrêts de travail pour Jeudi 2 Juin 2016, allant d'une heure a minima à la journée entière, avaient été décidés.

Ces mouvements de grève, qui toucheront aussi des centrales thermiques et hydrauliques, devraient entraîner des baisses de la production, mais l'ampleur de ces baisses n'était pas encore connue Mercredi Premier Juin 2016.

Un arrêt de travail de vingt quatre heures a été votée dans six centrales nucléaires, les centrales nucléaires de Belleville, Cattenom, Chooz, Dampierre, Flamanville et Paluel, a précisé à Laurent Langlard, porte-parole de la FNME de la CGT. Ailleurs, des arrêts de travail de quatre heures, huit heures ou seize heures ont été votés, par exemple un arrêt de travail de quatre heures au Bugey, un arrêt de travail de huit heures à Cruas et un arrêt de travail de seize heures au Blayais. A Civaux, dans le département de la Vienne, le site sera bloqué Jeudi 2 Juin 2016 à partir de 6 heures du matin et à Gravelines, dans le département du Nord, un filtrage est prévu à l'entrée avec un arrêt de travail a minima d'une heure.

Les locaux du MEDEF visés

La CGT a notamment demandé, dans un communiqué, aux salariés du secteur de l'énergie d'effectuer des coupures ciblées d'électricité et de gaz contre les services de l'état et les locaux du MEDEF. Ce qui ne devrait pas améliorer l'ambiance, déjà à couteaux tirés, entre la CGT et le syndicat patronal.

Mercredi 25 Mai 2016, les salariés d'au moins seize des dix neuf centrales nucléaires françaises avaient voté la grève pour une journée. La branche énergie de CGT avait appelé les salariés du secteur à amplifier la mobilisation.

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