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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 18:26

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika hospitalisé à Grenoble (Reuters)

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, soixante-dix-sept ans, a été admis jeudi dans une clinique de Grenoble, a-t-on appris Vendredi 14 Novembre 2014 de source policière.

« Il a été pris en charge hier à la clinique mutualiste de Grenoble », a-t-on dit à Reuters.

Selon le Dauphiné Libéré, qui a révélé l'information, le dirigeant algérien dont l'état de santé précaire suscite des spéculations depuis 2005 est hospitalisé dans un service de cardiologie et de maladies vasculaires de la clinique Alembert.

Sollicité par Reuters, le Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble, un établissement privé, s'est refusé à tout commentaire.

Selon le Dauphiné Libéré, les forces de l'ordre se sont déployées autour de la clinique où un étage entier aurait été réservé.

Abdelaziz Bouteflika, qui détient le record de longévité à la tête de la république algérienne, est en fonction depuis le 27 avril 1999. Il a été réélu le 17 avril 2014 avec plus de quatre-vingt-un pour cent des suffrages.

Le président avait été opéré en novembre 2005 au Val de Grâce, à Paris, pour un ulcère à l'estomac selon un bulletin de santé officiel. De nouvelles hospitalisations, à Paris, avaient suivi en 2006, 2011 et 2013, année où il a été victime « d’une petite attaque cérébrale ».

Les autorités algériennes n'étaient pas joignables dans l'immédiat, mais deux sources gouvernementales ont démenti l'hospitalisation.

Le ministère français des affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire.

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a rencontré Abdelaziz Bouteflika lundi en Algérie où il s'est rendu avec le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, pour inaugurer une usine Renault à Oran.

Le président algérien a « un petit problème d'élocution, mais du point de vue intellectuel, il fonctionne très bien », avait commenté Laurent Fabius sur BFM TV à la suite de la rencontre.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 21:11

http://www.okeanews.fr/20141113-les-lyceens-etudiants-rue-les-crs-2-blesses?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=News+du+jour

Les lycéens et les étudiants grecs sont dans la rue, les CRS aussi, deux blessés

Les lycéens et les étudiants qui protestent contre les nouvelles mesures du ministère de l’éducation font face aux forces de l’ordre à chaque manifestation. Une situation qui est devenue banale en Grèce, mais qui montre aussi que l’état est incapable de gérer les problèmes de société.

Jeudi 13 Novembre 2014

Les lycéens manifestaient dans tout le pays la semaine dernière, considérant que les nouvelles « réformes » imposées sont l’expression d’un système éducatif de classe que l’on n’avait jamais connu jusqu’ici.

Ces mesures conduiront les lycéens à devenir, au mieux, des travailleurs non qualifiés, à s’abstenir de faire grève, à renoncer à la journée de huit heures et à discréditer la revendication des droits des travailleurs.

Les étudiants les soutiennent, mais pas le ministre de l’éducation, Andreas Loverdos, alias le chasseur de femmes séropositives, alias celui qui propose des postes d’enseignants en bénévolat, qui menace d’allonger l’année scolaire et de faire intervenir les forces de police si les directions des écoles occupées le demandent.

D'ailleurs, ces menaces ont été encore mises en oeuvre aujourd'hui à Athènes pour une manifestation d'étudiants sous une très forte présence policière.

Deux étudiants ont été blessés durant l'intervention des forces de l'ordre. L'un d'entre eux a déclaré qu'il a été attaqué par derrière par quatre ou cinq policiers.

Il s’agit de l’approche dorénavant classique réservée aux mouvements lycéens, ainsi qu’à toute autre forme de mobilisation, de la part du pouvoir gouvernemental. L’ironie du ministre est d’autant plus incroyable qu’il prétend, dans ses déclarations, n'avoir aucun problème avec les manifestations.

C’est ainsi que réagit l’establishment quand il est confronté à la réaction qu'expriment les lycéens, étudiants, travailleurs et agriculteurs, ou tout autre catégorie sociale face à ses décisions. Avançant l’argument selon lequel les études doivent être achevées sans retard, argument qui sert à attiser l’automatisme social, le ministre de l’éducation cherche à gagner les faveurs des parents qui veulent que leurs enfants achèvent leurs études sans délai.

Le souhait des parents est respectable, mais tout aussi respectable est le désir des lycéens de ne pas devenir des travailleurs non qualifiés, qui en pratique seront non ou sous rémunérés, à la merci des employeurs, sans aucune garantie que ce soit au niveau de la sécurité sociale ni au niveau professionnel.

La participation massive des lycéens au mouvement panhellénique la semaine dernière n’est pas due au hasard, de nouvelles manifestations sont prévues ce vendredi. Dans toutes les grandes villes du pays, les marches de protestation étaient un grand succès et elles ont alarmé le ministre, dont les données montraient que les occupations avaient atteint, voire dépassé, les cinq cent.

En fin de compte, ce que craint le système, c’est le soulèvement autonome et incontrôlé de ceux qui revendiquent leurs droits, comme c’est le cas, à présent, avec la communauté scolaire et étudiante.

Le ministre de l’éducation ne semble pas capable de gérer cette crise, en grande partie due à ses propres décisions, de même que l’état se révèle incapable de gérer les problèmes de la société.

Que les gouvernants le veuillent ou non, c’est l’ère de changements radicaux.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 20:56

http://www.rts.ch/info/monde/6297828-les-kurdes-coupent-une-route-cle-pour-l-ei-pres-de-kobane.html

Les kurdes coupent une route clé pour l’Etat Islamique près de Kobané (Agence Télégraphique Suisse)

Alors que les combats continuent pour le contrôle de la ville syrienne de Kobané, les forces kurdes ont pris Mercredi 12 Novembre 2014 le contrôle d'un des principaux axes d'approvisionnement de combattants djihadistes.

Les forces kurdes ont coupé mercredi une route d'approvisionnement clé des djihadistes de l'Etat Islamique dans leur combat pour la prise de la ville syrienne de Kobané, théâtre de combats depuis près de deux mois, selon une ONG.

« Les YPG ont mené une attaque tôt le matin sur la route d’Halanj à Kobané au sud-est de la ville et coupé cette voie d'approvisionnement en armes et combattants pour l'Etat Islamique », a indiqué le directeur de l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

Renforts bloqués

Rami Abdel Rahmane faisait référence aux unités de protection du peuple, milice kurde qui défend Kobané, Aïn al-Arab en arabe, depuis le début de l'offensive djihadiste contre cette région le 16 septembre. « C'est une des principales routes par lesquelles les djihadistes font venir leurs renforts à partir de la province voisine de Raqa », a-t-il précisé, soulignant que la route était désormais sous contrôle kurde.

L'Etat Islamique fait venir régulièrement des renforts de Raqa, notamment après le début des frappes aériennes de la coalition dirigée par Washington contre leurs positions en Syrie le 23 septembre, provoquant de nombreuses pertes dans leurs rangs.

Plus de mille morts

Les combats entre ce groupe extrémiste et les kurdes syriens, appuyés par les peshmergas irakiens, ont fait mercredi seize morts parmi les djihadistes dans plusieurs secteurs de la ville.

Plus de mille personnes, en majorité des djihadistes, ont péri dans cette troisième ville kurde de Syrie, où les kurdes parviennent à repousser les djihadistes sans pouvoir pour le moment à reprendre le contrôle de la cité.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 20:30

Mahmoud Abbas accuse le Hamas d’une série d’attentats (Reuters)

Dix ans après la mort de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas, son successeur à la présidence de l'Autorité Palestinienne, a accusé Mardi 11 Novembre 2014 les islamistes du Hamas d'avoir commis la semaine dernière une série d'attentats à la bombe contre des membres du Fatah dans la bande de Gaza.

Ces attaques visant des alliés de Mahmoud Abbas n'ont pas fait de victimes mais ont conduit à l'annulation des commémorations prévues pour le dixième anniversaire de Yasser Arafat dans la bande de Gaza.

« Qui a commis ce crime ? La direction du mouvement Hamas et ses responsables », a dénoncé Mahmoud Abbas lors d'un rassemblement organisé en hommage à Yasser Arafat par le Fatah à Ramallah, en Cisjordanie, où siège l'Autorité Palestinienne.

Le Hamas et le Fatah ont accepté en avril dernier de former un gouvernement de réconciliation. L'initiative visait à surmonter le profond fossé qui s'est creusé entre les deux mouvements à la suite de la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas en 2007 au terme de plusieurs semaines d'affrontements avec les forces du Fatah.

En septembre, les deux parties sont convenues que le Hamas céderait au gouvernement d'unité le contrôle des points de passage de Gaza avec Israël pour faciliter l'entrée de l'aide à la reconstruction du territoire palestinien dévasté par un nouveau conflit contre Israël.

Mais cet accord n'est pas entré en application, et les deux parties s'en rejettent mutuellement la responsabilité.

« Le discours de Mahmoud Abbas était destiné à susciter des tensions. C'est un discours partisan et méprisable porteur d'aucune bonne intention, que ce soit à l'égard du Hamas ou de la population de Gaza », a réagi Faouzi Barhoum, porte-parole du mouvement de la résistance islamique.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 20:09

http://www.reprenons.info

Reprenons l’initiative

Appel contre les politiques de racialisation

L’antiracisme ne se réduit pas à un combat contre le racisme individuel à l’occasion de « dérapages » qui se multiplient effectivement. Ce serait minimiser la réalité du racisme systémique, c’est-à-dire, au-delà des idéologies racistes, des discriminations au quotidien, mais aussi occulter le rôle du racisme institutionnel.

Le traitement étatique et municipal des populations roms en est l’illustration la plus brutale.

Nous sommes bien en présence d’une « politique de la race », on assigne les roms à une différence supposément culturelle pour justifier en retour de les traiter de manière discriminatoire.

Mais les politiques de racialisation concernent pareillement d’autres catégories de la population.

C’est le cas depuis longtemps avec l’injonction d’intégration adressée aux descendants de l’immigration post coloniale, comme si certains français devaient éternellement faire la preuve de leur « identité nationale ». C’est aussi le cas avec le déchaînement d’islamophobie qui s’autorise de la laïcité pour jeter une suspicion a priori sur les musulmans tout en récusant le terme même d’islamophobie.

La politique de la race qui vise les roms est donc le révélateur de politiques de racialisation qui font écho à une histoire marquée par l’esclavage, le colonialisme et le nazisme. Mais ce passé rencontre l’actualité d’une France et d’une Europe néo libérales où s’accroissent les inégalités de classe, ces politiques de stigmatisation servent ainsi à en distraire.

Il ne suffit plus de dénoncer les racistes, ni même les partis racistes. Il faut s’en prendre aux politiques de racialisation. Nous refusons d’accepter l’inacceptable, et d’être les complices ou même les témoins de l’organisation politique de la concurrence généralisée entre les victimes d’un même système inégalitaire. Les signataires appellent à une reprise collective de l’initiative.

Il est encore temps, mais il est déjà grand temps.

Premiers signataires

Mogniss Abdallah, Abd el Kader Aït Mohamed, Sissoko Anzoumane, Mohamed Ben Yakhlef, Saïd Bouamama, Alima Boumediene Thiery, François Brun, Abdelaziz Chaambi, Veronika Daae, Véronique Decker, Christine Delphy, Eric Fassin, Denis Godard, Serge Guichard, Olivier Lecour Grandmaison, Jean Yves Lesage, Nathalie Levallois, Laurent Lévy, Madjid Messaoudene, Alain Pojolat, Yves Quintal, Boualem Snaoui, Pierre Tevanian, Marie Christine Vergiat

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 19:42

http://www.tdg.ch/monde/poursuites-memorial-illegales/story/19640323

« Les poursuites contre Memorial sont illégales »

Par Nikita Robert

Mercredi 12 Novembre 2014

La cour suprême pourrait décider demain la liquidation de l'ONG qui a fait preuve d'indépendance à l'égard du Kremlin. Un de ses fondateurs et dirigeants dénonce « une absurdité bureaucratique ».

La cour suprême russe doit trancher demain sur la liquidation de la structure de Memorial Russie, principale ONG de défense des droits de l'homme en Russie. Cette procédure a été demandée par le ministère de la justice. Entretien avec Jan Rachinsky, l’un des fondateurs et dirigeants de Memorial.

Nikita Robert. Qu’attendez-vous de cette audience ?

Jan Rachinsky. Nous allons demander à ce que la décision soit repoussée. Nous prévoyons en effet d’organiser d’ici à la fin du mois de novembre une conférence interne qui apportera des changements à notre mode de fonctionnement. La plainte du ministère de la justice porte sur notre structure qui comprend des filiales dans plusieurs villes de Russie. Nous allons apporter des réponses aux requêtes du ministère, ce qui devrait du coup rendre caduque sa demande de liquidation. Tout cela n’est qu’une absurdité bureaucratique. Nous voulons d’ailleurs poursuivre notre propre plainte contre le ministère car nous considérons que ses poursuites contre nous sont illégales.

Nikita Robert. Au-delà de ces questions administratives de structure, Memorial Russie risque-t-il d’être fermé ?

Jan Rachinsky. Le risque existe bel et bien. Nous faisons notre possible pour nous réorganiser et éviter que les questions de structure servent de prétexte à une fermeture. Nous verrons bien ce qu’en pense la cour suprême et, surtout, ce que fera ensuite le ministère. C’est difficile à prévoir. Mais ce qui est sûr, c’est que cet épisode démontre une nouvelle fois que les autorités russes ne comprennent pas comment fonctionne la société civile. Notre structure, entre le bureau de Moscou et les bureaux en régions, est horizontale, sans hiérarchie. C’est contraire à la mentalité des bureaucrates qui voudraient que, même chez Memorial, tout soit contrôlé depuis le centre. A Moscou, notre organisation a un rôle de coordination et non de direction.

Nikita Robert. Est-ce un hasard si ces poursuites contre Memorial interviennent en pleine vague de répression contre l’opposition et les ONG pendant la crise ukrainienne ?

Jan Rachinsky. Nous n’avons rien à avoir avec l’Ukraine. Mais c’est un fait que cela se passe alors que les pressions sur la société civile se sont nettement détériorées depuis un an, contre les ONG comme contre les médias indépendants. Face à nous, à l’occasion des événements en Ukraine, nous avons une propagande qui, sur certains aspects, est parfois bien pire que du temps de l’union soviétique. On en revient toujours au même problème, le pouvoir, au Kremlin, ne comprend pas l’importance d’une vraie société civile avec ses relais indépendants.

Nikita Robert. Dans un récent sondage, près de la moitié des russes affirment qu’un retour aux répressions soviétiques est possible de leur vivant. Êtes-vous surpris ?

Jan Rachinsky. Il y a, c’est un fait, une profonde nostalgie en Russie pour le mode de vie sous le régime soviétique. Beaucoup de gens se souviennent avant tout des aspects positifs de l’union soviétique et embellissent son système. Je ne suis, du coup, pas vraiment surpris qu’une majorité pense qu’un retour y compris aux méthodes de répression soit possible. Ce qui me surprend, c’est qu’ils le disent aussi ouvertement. Est-ce à dire qu’ils le veulent vraiment ? C’est difficile à interpréter. Le problème est que le gouvernement russe n’a toujours pas accompli de vrai travail de fond sur le passé soviétique qui pousserait tout le pays à faire un effort de mémoire. L’accès aux archives, par exemple, indispensable aux recherches de Memorial, demeure difficile. Il n’y a pas vraiment de volonté des autorités d’initier cette dynamique. En février 2011, le Kremlin a certes créé un groupe de travail sur les répressions. Presque quatre ans plus tard, rien de concret n’en est encore sorti. Au contraire, dans ses discours, le pouvoir se focalise sur la victoire de l’union soviétique contre le nazisme, faisant fi de nombreuses questions et zones d’ombre. Le Kremlin de Vladimir Poutine veut être fier du passé et non pas le remettre en question.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 19:26

Appel à une grève générale le 5 décembre en Italie (Reuters)

La confédération générale italienne du travail (CGIL), principal syndicat d'Italie, a appelé Mercredi 12 Novembre 2014 à une grève générale de huit heures le 5 décembre pour protester contre la politique économique de Matteo Renzi, notamment sa réforme du marché du travail.

La secrétaire générale de la CGIL, Susanna Camusso, a appelé les deux autres grands syndicats du pays, la CISL et l'UIL, à se joindre à ce mouvement.

Des manifestations seront en outre organisées le 5 décembre pour protester contre l'assouplissement des conditions d'embauche et de licenciement accordé aux entreprises.

Grâce à ces réformes, Matteo Renzi espère entraîner une baisse du chômage dans un pays dont le Produit Intérieur Brut (PIB) s'est contracté d'environ neuf pour cent depuis 2007 et où le taux de chômage est proche de treize pour cent.

Des milliers de manifestants sont déjà descendus dans les rues ces dernières semaines pour contester la politique conduite par le président du conseil, qui s'efforce de limiter les dépenses publiques pour respecter les règles budgétaires européennes.

Des fonctionnaires ont encore défilé Samedi 8 Novembre 2014 à Rome pour exiger des revalorisations de salaires, une amélioration de leur statut et des créations de postes.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 20:50

http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/content/20141016IPR74265/html/Droits-de-l’homme-dissolution-de-l’ONG-russe-Memorial-Ouzbékistan-et-Mexique

Dissolution de l'ONG Memorial, prix Sakharov 2009, en Russie

Jeudi 23 Octobre 2014

Le parlement européen condamne fermement l'appel formé par le ministère russe de la justice auprès de la cour suprême pour faire dissoudre l'organisation indépendante de défense des droits de l'homme Memorial, et « demande instamment au ministère de la justice de retirer sa plainte avant la date de l'audience » prévue le 13 novembre 2014. Les députés estiment que la loi sur les « agents étrangers » adoptée en juillet 2012, imposant aux ONG qui reçoivent des fonds de l'étranger et qui sont engagées dans des « activités politiques » de demander leur inscription sur une liste gouvernementale spéciale, ne respecte pas les engagements de la Russie auprès du conseil de l'Europe et de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

Les parlementaires demandent à la commission européenne et à la haute représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères de garantir que le sort de chacune des victimes de persécutions politiques soit évoqué lors des réunions avec leurs homologues russes.

La résolution a été adoptée par cinq cent vingt neuf voix pour, cinquante sept voix contre et trente quatre abstentions.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 18:10

https://www.ensemble-fdg.org/content/catalogne-un-9n-qui-modifie-la-carte-politico-institutionnelle-de-letat-espagnol

http://www.alencontre.org/europe/espagne/catalogne-un-9n-qui-modifie-la-carte-politico-institutionnelle-de-letat-espagnol.html

Un 9 novembre qui modifie la carte politico institutionnelle de l’état espagnol

Par Jaime Pastor

L’événement vécu en Catalogne Dimanche 9 Novembre 2014 a été un exercice de participation démocratique et de désobéissance massive, joyeuse et festive contre l’état et le gouvernement.

Comme l’écrit Suso de Toro, écrivain galicien, animateur de télévision et journaliste, ce gouvernement a été tourné en ridicule devant le monde entier, en annonçant, tout d’abord, que la consultation ne va pas tenir, et puis, face au fait accompli, il l’a déclaré « anti démocratique, inutile et stérile ». Un ridicule qui peut être encore accentué si, en réponse à la pression électoraliste d’UPyD, il faisait un recours devant la cour pénale pour criminaliser les promoteurs du référendum..

Certes, cette consultation « alternative » n’a pas été celle, par la faute du gouvernement et de la cour constitutionnelle, qui était initialement prévue avec toutes les garanties démocratiques. Elle a dû faire face au boycott de toutes les forces et de tous les secteurs catalans partisans d’un double non.

Mais le nombre de participants a atteint deux millions trois cent mille personnes et l’écho de cette initiative a été mondial. Et cette action « illégale » a acquis une audience sans précédent en Europe. Tout cela donne une énorme valeur symbolique et fera que la question catalane sera placée sur l’agenda de l’Union Européenne, malgré l’autisme démontré par le gouvernement de Mariano Rajoy. En effet, elle est devenue un facteur supplémentaire d’instabilité politique et donc « prime de risque » dans la zone euro.

Ainsi vient à l’heure l’ancienne ode de Joan Maragall en 1898 qui commençait par « écoute Espagne, la voix d’un fils qui te parle dans une langue qui n’est pas celle de Castille » et il concluait par « adeu Espanya ». À l’époque, après la chute de l’empire espagnol à Cuba, aux Philippines et à Porto Rico, Joan Maragall traduisait l’émergence d’un catalanisme. Il se mit en marche face à un nationalisme espagnol majoritaire qui se faisait de plus en plus conservateur, réactionnaire et militariste jusqu’à ce que s’affirme la seconde république entre 1931 et 1939. Et c’était déjà à la « question catalane » qu’elle dû faire face ouvertement, non sans tensions. De là est né un statut d’autonomie, qui rapidement se vit effacé par la droite catholique et, ensuite, par le régime franquiste.

Plus tard, la « transition » signifiait un nouveau départ, mais peu de temps après le 23 février 1981, on put voir que les deux principaux partis, comme l’a rappelé Bartolomé Clavero, professeur de l’université de Séville, auteur de divers ouvrages sur l’histoire constitutionnelle de l’état espagnol, étaient intéressés seulement à réaffirmer la première partie de l’article deux de la constitution sur « l’indissolubilité et l’indivisibilité de la nation espagnole », tout en laissant dans le tiroir le développement des « nationalités ».

Maintenant, après avoir épuisé une « troisième voie » qui serait le Statut Nou et face à l’injustice qu’engendre une crise économique transformée en prétexte pour la recentralisation politique par le Parti Populaire de Mariano Rajoy, il existe déjà un peuple avec une vocation de sujet souverain propre. Il s’affirme en Catalogne face à un régime décadent. Et il a sans conteste gagné la partie dans ce « jour historique » du 9 novembre, comme a été contraint de le reconnaître le chef de file de Ciutadans (parti de la citoyenneté), Francesc de Carreras, entre autres. Sans surprise, donc, l’indépendantisme trouve des appuis chaque fois plus amples.

Compte tenu de ce scénario il n’est plus possible de continuer avec la politique de l’autruche de l’état espagnol et de la société espagnole. La réponse donnée à une majorité écrasante en Catalogne en faveur du droit à choisir va dicter aussi l’avenir de l’avenir de cet état espagnol et une idée de l’Espagne qui ne traite pas ces nationalités et leurs expressions comme « une simple partie de son corps », mais comme un protagoniste jouant à égalité. Parce qu'on ne peut alors arriver à établir librement un nouveau rapport de voisinage, qui soit de type fédéral, ou confédéral ou autre, et éviter de la sorte un définitif « adeu Espanya ».

Heureusement, il y a un vent de changement dans la politique espagnole et le cycle électoral 2015 annonce le début de la fin de ce régime corrompu dont les élites peuvent modifier la constitution sans scrupules, dont elles peuvent « céder » la souveraineté sur les marchés financiers à la troïka de l’Union Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International et qui continuent, par contre, a être accrochées à la conception essentialiste de la nation espagnole, inscrite dans ce texte « sacré ».

Espérons donc que de nouvelles forces montantes dans l’état espagnol soient en mesure d’écouter, cette fois, le message venu de Catalogne et s'engager dès maintenant, non seulement à reconnaître la réalité multinationale de cet état, mais aussi à soutenir ce qui est décidé « là-bas ». En tout cas, l’histoire nous enseigne aussi que même les promesses, d’abord, avec Diaz Manuel Azaña et les républicains espagnols lors la seconde république, puis avec le PSOE et le PCE durant la « transition », peuvent être rompues au nom du « sens commun » dominant, c’est-à-dire de ce que disent, hier et aujourd’hui, les pouvoirs de facto.

Donc, la seule garantie que le mouvement souverainiste et indépendantiste ne se voit pas dérober son objectif consiste à aller de l’avant dans son défi démocratique, débordant le cadre de la législation actuelle lorsque cela est nécessaire et recherchant des convergences avec les peuples de l’état espagnol. Ces derniers aussi affirment leur droit de décider et à la souveraineté. De cette façon, nous espérons qu’ils puissent aussi se débarrasser du contrôle sur le mouvement que veut exercr la CiU d’Artur Mas, une formation de droite catalane, prête à « se refonder » et à vouloir faire oublier aussi ses dirigeants, les Pujol en tête, qui font partie de la « caste » corrompue et qui ont été à la pointe de la politique néo libérale.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:38

L’armée irakienne à Baïdji, doute sur le sort d’al Baghdadi (Reuters)

Les forces gouvernementales irakiennes ont réussi à atteindre Dimanche 9 Novembre 2014 le centre de la ville de Baïdji, pour la première fois depuis le début de l'opération visant à briser l'encerclement de la raffinerie pétrolière voisine par les djihadistes de l'Etat Islamique, ont déclaré un responsable militaire et un témoin.

Après des mois de siège et la mise en place d'une nouvelle stratégie de prise en tenaille le mois dernier, les forces irakiennes ont pénétré par le sud et l'ouest dans la ville de deux cent mille habitants tenue par les insurgés sunnites.

Elles ont pris le contrôle du quartier d'al Tamim et d'environ quarante pour cent du centre-ville, a précisé un colonel de l'armée irakienne. Cette estimation n'a pas pu être vérfiée de manière indépendante.

« Des engins explosifs artisanaux et des tireurs embusqués ralentissent la progression des forces gouvernementales mais la présence de l'aviation facilite les opérations de déminage pour continuer d'avancer », a dit le colonel.

« Les zones reprises pour le moment se trouvent à six kilomètres de la raffinerie de Baïdji », a-t-il affirmé ajoutant que douze combattants islamistes avaient été tués.

BAGHDADI BLESSÉ ?

Un message posté sur twitter affirme que le chef de l'Etat Islamique Abou Bakr al Baghdadi, qui se trouvait dans un convoi d'une dizaine de véhicules pris pour cible par des raids aériens de la coalition vendredi soir près de Mossoul, avait été blessé.

Le major Curtis Kellogg, porte-parole du commandement central américain, a dit ne pas avoir de renseignement confirmant les informations de la presse locale.

« Nous ne pouvons pas confirmer qu’al Baghdadi était présent lorsque nous avons frappé le convoi près de Mossoul vendredi soir », a-t-il dit.

« Nous avons mené deux raids près d'al Qaïm vendredi soir et nous avons détruit un blindé et deux points de contrôle de l'Etat Islamique mais nous n'avions pas d'informations sur une réunion de dirigeants de l'Etat Islamique à al Qaïm », a-t-il ajouté.

Un membre de la commission de sécurité de la province d'al Anbar a affirmé avoir entendu une information non confirmée selon laquelle al Baghdadi avait été blessé et transféré en Syrie.

La télévision irakienne a, elle aussi, relayé cette information sans pour autant fournir de détails pour l'étayer.

Cette annonce a été démentie par d'autres comptes du réseau social soutenant l'Etat Islamique.

Aucune confirmation n'a été fournie par les militaires américains ou par l'armée irakienne.

La ville de Baïdji, prise par les djihadistes lors de leur offensive-éclair en juin 2014, est située à environ deux cent kilomètres au nord de Bagdad, sur la route de Mossoul.

Pour tenter de ralentir la progression des gouvernementaux, les hommes de l'Etat Islamique ont placé des bombes le long des routes et posté des tireurs embusqués. Ils ont aussi envoyé des kamikazes contre les forces irakiennes.

« Malgré les engins explosifs et les tireurs, qui effectivement nous ralentissent, nous pouvons compter sur l'aide de l'aviation et des hélicoptères, ce qui nous permet d'aller de l'avant », a dit le colonel de l'armée irakienne.

« Les secteurs que nous avons repris se trouvent à six kilomètres de la raffinerie, la plus grande du pays », a-t-il ajouté. Il a précisé que douze djihadistes avaient été tués dans les combats.

A l'intérieur de la raffinerie, les soldats gouvernementaux assiégés sont ravitaillés par air.

Vendredi soir, un kamikaze a lancé son camion rempli d'explosifs contre un véhicule militaire Humvee dans lequel se trouvait le général de la police Fayçal Malik, l'un des chefs de l'offensive lancée à Baïdji. Le général et deux policiers ont été tués.

La raffinerie de Baïdji produisait cent soixante quinze mille barils par jour avant sa fermeture. La consommation totale irakienne est de six cent mille à sept cent mille barils par jour.

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