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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 20:37

http://www.ouvalacgt.over-blog.com/2015/04/la-cgt-de-martinez.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

La CGT de Philippe Martinez

Lundi 27 Avril 2015

Après une trop longue période de silence due à la surcharge des animateurs de ce blog, nous reprenons le clavier pour revenir sur l’évolution de notre syndicat, après l’arrivée de Philippe Martinez, après la journée d’action du 9 avril 2015 et dans le cadre de la préparation du congrès de 2016.

Nous ne reprendrons pas toutes les péripéties de ces derniers mois, pour tenter une synthèse provisoire de ce qui s’est passé depuis l’automne et comprendre où nous en sommes en interne.

La désignation de Philippe Martinez

Comme nous l’imaginions dans un dernier article, la commission exécutive puis le comité confédéral national du 3 février et du 4 février 2015 ont validé l’équipe présentée par Philippe Martinez, avec des scores confortables. Rares ont été les structures à s’opposer jusqu’au bout à la manœuvre de reprise en mains, on compte la fédération de la construction, plus les petites fédérations de la police et des syndicats maritimes, les unions départementales du Cher, du Loir et Cher, de Paris et du Val de Marne, et c’est tout, en laissant de côté les abstentions, belle unanimité reconstruite.

A l’issue de ce comité confédéral national de février 2015, le rideau retombe et c’est le silence retrouvé. En fait, le sentiment qui domine dans les syndicats, c’est le soulagement d’avoir tourné la page, d’en avoir fini avec une sombre histoire qui polluait tout et de pouvoir repartir d’un « bon pied », en donnant sa chance à Philippe Martinez. D’autant que le nouveau secrétaire est malin, surfe habilement sur l’absence de critiques de fond de l’orientation confédérale et sait jouer le rôle de rassembleur, c’est lui qui a été l’artisan de la réunification de la CGT à Renault Douai en 2012. Ainsi, il est plutôt bien vu par les militants combatifs de la métallurgie et de l’automobile, jusqu’aux militants du NPA et de Lutte Ouvrière, car il les laisse tranquillement faire le boulot de terrain sans contester les orientations ultra-réformistes.

Il sait naviguer entre un discours radical très général, comme par exemple les trente-deux heures et l'organisation des précaires, et le fond de l'orientation réformiste de la CGT, le virage vers les cadres et la maîtrise, ou la défense farouche de l'emploi industriel, voir par exemple la brochure croustillante pour la semaine de l'industrie début avril 2015. On lira avec intérêt l'interview qu'il a donnée à Mediapart.

Le vrai succès du 9 avril 2015 a conforté sa désignation et on imagine que les militants combatifs du syndicat sont repartis sur de « bonnes bases », plus radicales et moins confuses qu’à l’époque précédente.

Il ne restait plus pour Philippe Martinez qu’à fermer définitivement le dossier de Thierry Lepaon.

C’est chose faite depuis la commission exécutive du 14 avril 2015 qui dédouane complètement le secrétaire précédent des turpitudes dont il était accusé. Fermez le ban, circulez, il n’y a rien à voir.

Pendant ce temps, deux congrès fédéraux ont marqué l’actualité. Le congrès de la fédération de la santé à la fin du mois de mars 2015, où toute la direction fédérale sortante a été débarquée, suites aux magouilles lors du vote au comité confédéral national du 13 janvier 2015. Nouvelle direction donc, mais Philippe Martinez lui-même fera remarquer que quatre-vingt-seize pour cent des congressistes ont voté pour le document d’orientation, ce qui montre quand même la limite de ce coup d’éclat.

Le congrès de la fédération des transports ensuite à la mi-avril 2015, marqué depuis longtemps par des contradictions violentes, en particulier avec la CGT Air France. Il a fallu un véritable coup d’état, fomenté avec le soutien de la confédération en dépit de toutes les règles statutaires, pour maintenir en place un secrétaire général totalement discrédité. Et surtout en fait pour empêcher la désignation d’un opposant déclaré de longue date et connu, Mehdi Kemoune, celui qui avait dégommé Nadine Prigent au congrès confédéral, et a été pris à partie par Libération dans la tourmente des affaires Dieudonné, polémique dont on découvre peu à peu les arrières pensées. Mais comme dans la santé, le document d’orientation a été adopté par quatre-vingt-dix-sept pour cent des votants.

Dans les deux cas, la direction confédérale est impliquée, d’une manière ou d’une autre. Comme quoi, même si l’affaire de Thierry Lepaon est soldée, on n’est pas au bout des surprises et des rebondissements.

Révolution de palais ou ébranlement fondamental

Comment apprécier tout ce qui s’est passé dans notre syndicat ? Pas facile, et nombre de commentateurs ont préféré le silence prudent. Pourtant, il faut avoir un avis pour savoir comment s’orienter, sinon c’est la navigation à vue et l’opportunisme.

D’abord, il ne faut pas surestimer les contradictions, imaginer la CGT traversée par un conflit d’orientation, certes, la confédération est à la dérive dans cette période de crise accentuée où les solutions réformistes on fait faillite, il n’y a plus de repères et de propositions alternatives, le plan d’un capitalisme à visage humain, du développement humain durable a fait long feu.

Ce n'est plus crédible, la guerre économique et militaire s’impose dans la réalité concrète. Il n’y a en ce moment dans la CGT pas de désaccords de fond sur l’orientation, hormis quelques structures marginales. Les congrès des fédérations de la santé et des transports en ont été l’illustration éclatante avec des votes quasi unanimes sur l'orientation, tous les syndicats sont encore prisonniers de la vision réformiste de l’aménagement du capital et d’une hypothétique transformation cogérée. Les contradictions qui apparaissent sont surtout celles de la bureaucratie syndicale, chacun cherchant à préserver son pré carré, ses rentes et privilèges, planques et zones de pouvoir. Féodalités, coups fourrés, ils se tiennent tous par la barbichette, et le congrès de la fédération des transports l’illustre une fois de plus, après la fédération du commerce et bien d’autres.

Nous n’avons rien à attendre de la commission exécutive confédérale ou du comité confédéral national, même s’ils ne sont pas insensibles au bazar, c’est ce que nous disons depuis le début, il nous faut compter sur nos propres forces et donc d’abord construire un bastion d’opposants clairs au sein de la CGT.

Mais il ne faut pas non plus sous-estimer les contradictions, imaginer que tout est redevenu comme avant, ne voir aucun intérêt ni aucun enjeu aux divers changements de direction. Non, les contradictions sont croissantes, elles s’expriment de plus en plus ouvertement, le verrou du silence a sauté dans les syndicats. C’est le phénomène marquant des « affaires Lepaon » et les suites dans les congrès des fédérations de la santé et des transports en sont aussi l’illustration, quelles qu’en soient les limites, des syndicats ont pris la parole, dans un premier temps seulement pour « faire le nettoyage », remplacer une équipe par une autre. Mais il y a six mois, personne n’aurait imaginé la crise de l’automne et parié un euro sur la destitution de Thierry Lepaon. Il nous faut voir ce qui change, ce qui bouge derrière ce qui continue. Par exemple, un certain nombre de discours économiques ultra-réformistes qui ne sont plus repris, pour laisser la place à « la voie de la lutte », même si c’est sans projet clair, c’est une première rupture. Ou la volonté de sortir de l’entreprise et de regrouper les forces, qu’il s’agisse du plan interprofessionnel, comme par exemple la journée d’action du 9 avril 2015, ou au niveau des monopoles, comme par exemple chez Vinci et Owens Illinois.

Oui, même s’il y a retour à l’ordre, la crise a laissé des traces, et c’est justement là qu’est l’enjeu du congrès de 2016.

L’enjeu de la démocratie syndicale

Les opposants les plus radicaux font de ce thème le cheval de bataille pour le congrès à venir.

Evidemment nous partageons ce combat et voulons la démocratie la plus large possible dans le choix des délégués, le choix des interventions, les procédures d’amendements et de débats et le respect des statuts. Et ce n’est pas gagné à voir la tenue du congrès de la fédération des transports, on aurait tort de donner le bon dieu sans confession à Philippe Martinez, il est habile, mais aussi redoutable.

Notre mot d’ordre, en l’état actuel des choses, c’est « que cent fleurs s’épanouissent », que les bouches s’ouvrent, que tous les syndicats « vident leur sac » et s’expriment enfin sur l’orientation de la CGT. C’est la première étape nécessaire et indispensable, pour fragiliser l'ennemi, pour pouvoir ensuite passer à la construction de notre camp et au « feu sur le quartier général » pour reprendre des formules de la révolution chinoise.

Nous sommes encore faibles et dispersés, l’ennemi est fort, puissant et regroupé, même s’il est de plus en plus divisé. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, construisons sur le long terme.

Les repères revendicatifs

Les bureaux confédéraux du 2 mars et du 30 mars 2015 ont décidé de relancer le débat sur les repères revendicatifs pour en faire un enjeu du futur congrès, les fameuses « fiches ». Fiches dont tout le monde a entendu parler, que personne n’a vraiment pris le temps de lire et encore moins de débattre.

Alors, nous disons banco. Allons-y. C’est l’occasion de débattre sur l’orientation de la confédération, et pas en l’air dans les discours fumeux, mais dans le concret de la revendication. Profitons des bouches ouvertes, de l’ambiance de contestation des directions, discutons dans les syndicats, proposons et amendons.

Et on ne va pas attendre, on lance la discussion, dans les repères revendicatifs actuels, il n’y a rien sur la pénibilité, rien sur la souffrance au travail, rien sur la mondialisation, rien sur les délocalisations, rien sur le nationalisme, rien sur les sans-papiers et l’immigration, ni rien sur le nucléaire, quelques mots sur l’énergie dans la trente et unième fiche. Il n’y a rien sur la précarité, quelques mots sur les droits transférables dans la sixième fiche. Il y a une fiche à amender, la seizième, sur le temps de travail, posté, de nuit et du dimanche. Il y a une fiche à amender, la dixième, sur la sous-traitance pour exiger la réintégration. Vous pensez qu'on exagère ? Et bien allez-y, lisez-les les fameux repères.

Au boulot, il y a carrément du pain sur la planche, discutons et amendons.

Les bouches se sont entre-ouvertes, maintenant il faut en profiter, discuter du fond et pas de tel ou tel dirigeant, de telle ou telle direction. Il faut discuter de l’orientation et tous les camarades, tous les syndicats doivent mettre ce débat au cœur de la préparation du cinquante et unième congrès.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 20:25

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/04/28/le-parti-de-l-opposant-russe-alexei-navalny-interdit-en-russie_4624671_3214.html#

Le parti de l’opposant russe Alexeï Navalny interdit en Russie

Le parti du progrès, dirigé par l'actuel plus célèbre opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a été retiré de la liste des formations politiques autorisées en Russie. Cette annonce du ministère de la justice, Mardi 28 Avril 2015, est faite dix jours après la formation d'une alliance électorale regroupant plusieurs partis de l'opposition. L'exclusion a été justifiée au motif que la formation n'a pas respecté la loi.

D'après le ministère, le parti, fondé en février 2014, avait l'obligation d'enregistrer sous six mois auprès des autorités ses antennes, obligatoirement établies dans au moins la moitié des quatre-vingt-cinq « sujets » de la fédération de Russie, c'est-à-dire ses entités territoriales, telles que les républiques, les villes fédérales et les districts autonomes. Or, seules seize de ses antennes ont fait l'objet d'une inscription dans les délais impartis, vingt-cinq l'ont été avec retard.

« Nous venons de lire sur le site du ministère de la justice que le parti du progrès a été liquidé, mais sans décision du tribunal », a réagi sur les ondes de la radio Ekho Moskvy, son dirigeant, Alexeï Navalny. Cet avocat et blogueur influent est devenu chef de file de l'opposition au président russe, Vladimir Poutine. « Ils nous ont tout simplement pris et retirés de la liste. Nous allons faire appel de cette décision, dans les tribunaux russes et à la Cour Européenne des Droits de l’Homme ».

« Nos plans restent les mêmes »

Cette décision du ministère survient dix jours après l'annonce de la naissance d'un nouveau mouvement, la coalition démocratique, qui regroupe le parti du progrès et le RPR Parnas, codirigé jusqu'à sa mort par Boris Nemtsov, abattu le 27 février 2015 devant le Kremlin.

Vite rejointe par six autres groupes et formations politiques, dont le mouvement Open Russia de l’ancien oligarque et dissident russe Mikhaïl Khodorkovski, cette alliance a annoncé vouloir se présenter en septembre 2015 aux élections locales à Novossibirsk, en Sibérie, à Kalouga, au sud de Moscou, et à Kostroma, au nord de Moscou.

« Nos plans restent les mêmes, la récente coalition démocratique va se présenter aux élections dès 2015, en nous appuyant sur le parti RPR Parnas », toujours autorisé en Russie, a expliqué Alexeï Navalny. « Ce genre de parti semble bien trop dangereux au Kremlin et c'est pourquoi il souhaite nous liquider et envoyer ainsi le signal suivant à tous, ne vous approchez pas de ces radicaux ».

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 20:13

Près de deux cent arrestations lors des émeutes à Baltimore (Reuters)

Près de deux cent personnes ont été arrêtées lors des violents affrontements entre manifestants et policiers lundi à Baltimore, en marge des obsèques d'un jeune noir mort ce mois-ci en détention après avoir été blessé lors de son interpellation.

Les manifestants ont incendié une quinzaine de bâtiments et cent quarante-quatre véhicules dans le quartier pauvre de West Baltimore, a précisé la mairie, Mardi 28 Avril 2015.

Quinze policiers ont été blessés, dont six grièvement.

Des manifestants ont saccagé et pillé des magasins, des pharmacies et une galerie marchande lors de ces violences, les plus graves aux Etats-Unis depuis celles de Ferguson, dans le Missouri, à la fin de l'an dernier.

Les opérations de nettoyage ont commencé mardi matin dans le quartier ravagé, où des policiers en tenue anti-émeute et des pompiers ont été déployés. Des hommes de la garde nationale ont également été dépêchés sur place.

Le gouverneur du Maryland, le républicain Larry Hogan, a décrété lundi l'état d'urgence et imposé un couvre-feu nocturne d'une semaine à Baltimore à compter de ce mardi soir.

Les écoles de cette ville de plus de six cent mille habitants, à une soixantaine de kilomètres de Washington, sont restées fermées.

Stephanie Rawlings-Blake, maire de la ville qui s'est entretenue par téléphone avec Barack Obama, a qualifié les émeutiers de « voyous ».

La télévision a montré des groupes d'émeutiers grimpant sur une voiture de police, détruisant un taxi et mettant le feu à deux autres véhicules de patrouille, alors que les jeunes manifestants refusaient de se disperser et affrontaient des centaines de policiers. Les émeutiers ont lancé des briques et brisé des vitres de voitures à coups de battes de base-ball.

CHAOS

Le porte-parole de la police a accusé les jeunes venus en grand nombre d'avoir attaqué les policiers « sans nullement avoir été provoqués. Nous utiliserons les moyens appropriés » pour rétablir le calme, a-t-il promis.

Après plus d'une heure de chaos, des centaines de policiers ont progressé dans les rues jonchées de bris de verre, où avaient eu lieu le plus gros des violences, et ont eu recours au gaz à poivre pour disperser les émeutiers.

Ces violences ont éclaté à quelques pâtés de maisons de l'église baptiste où les funérailles de Freddie Gray avaient réuni plus de deux mille cinq cent personnes. Parmi celles-ci se trouvaient de nombreux élus dont Elijah Cummings, élu de Baltimore à la chambre des représentants, qui a promis que justice serait rendue.

Stephanie Rawlings-Blake et le défenseur des droits civiques Jesse Jackson étaient également présents. Barack Obama avait délégué un représentant, Broderick Johnson.

Sur twitter, la police de Baltimore a dit avoir reçu des « menaces crédibles » provenant de plusieurs bandes criminelles locales qui promettaient de s'en prendre directement à des policiers.

Freddie Gray, arrêté le 12 avril 2015 dans un quartier populaire de la ville, avait sur lui un couteau à cran d'arrêt. Lors de son interpellation, il a été victime d'une fracture des vertèbres cervicales qui a entraîné son décès une semaine plus tard.

La police a ouvert une enquête qui devrait être bouclée d'ici vendredi et dont les conclusions seront transmises au parquet. Six agents ont été suspendus et le département de la justice mène également une enquête sur une possible violation des droits civiques.

Lors d'une marche de protestation samedi, des violences avaient déjà éclaté à Baltimore. Six policiers avaient été blessés et trente-cinq personnes avaient été interpellées.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 20:05

http://fr.hdpeurope.eu/2015/03/26/declaration-sur-le-corridor-de-kobane

Déclaration sur le corridor de Kobané

Document adopté par le bureau du congrès du conseil de l’Europe

Jeudi 26 Mars 2015

Le bureau du congrès du conseil de l’Europe attire l’attention sur les récents événements dans la ville de Kobané et de sa lutte contre l’extrémisme. Le bureau du congrès déplore la dévastation de la zone de Kobané et la situation très difficile de la population, qui n’a actuellement aucun accès à l’électricité, à l’eau, à l’assainissement, à une alimentation suffisante ou aux autres services nécessaires à la vie quotidienne. Il souligne également les défis énormes auxquels le gouvernement local doit faire face eu égard à la protection de la population, en termes de santé et de sécurité, à la gestion des déchets et à la reconstruction de la ville.

Il tient à exprimer sa solidarité et son soutien à la population et à l’administration locale de Kobané, ainsi qu’aux autres villes de la région qui ont été, et continuent, d’être victimes de l’extrémisme, et souligne la nécessité d’un soutien de la part de la communauté internationale.

Il reconnaît le rôle important que la Turquie, en tant qu’état membre du conseil de l’Europe et pays voisin de la Syrie, a joué et continue de jouer dans la fourniture d’abris aux nombreux réfugiés syriens sur le territoire turc et dans l’aide humanitaire qui a été fournie à la population syrienne, notamment à travers les divers corridors qui ont été établis le long de la frontière.

Il invite tous les états membres et les partenaires internationaux à intensifier leur soutien aux agences de l’ONU et aux pays voisins de la Syrie en élargissant l’aide humanitaire à la population syrienne et en relevant les défis posés par cette immense crise humanitaire.

Il soutient la demande de corridors d’aide humanitaire permanents le long de la frontière pour permettre l’accès à la région de Kobané.

Il appelle, par conséquent, les autorités turques à garder leur frontière ouverte, avec un corridor permanent et sûr, et à permettre le libre passage de tout envoi de médicaments et de matériel sanitaire ainsi que des vivres indispensables, des vêtements et des fortifiants pour les populations civiles, et de permettre légalement la libre circulation des habitants de la région.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 19:52

Les rebelles du nord de la Syrie prennent une base militaire (Reuters)

Deux jours après la conquête de la ville de Jisr al Choughour, les rebelles islamistes du nord-ouest de la Syrie ont enregistré une nouvelle victoire en s'emparant, Lundi 27 Avril 2015, de la base militaire gouvernementale de Camp Karmid dans la province d'Idlib.

Cette prise, annoncée par un commandant rebelle et attestée par des vidéos filmées par des combattants à l'intérieur de la base, signifie que les insurgés sunnites radicaux contrôlent désormais la majeure partie de la province et progressent vers Lattaquié, fief ancestral du président Bachar al Assad.

L'armée s'appuyait jusqu'alors sur Camp Karmid pour pilonner les localités sous contrôle rebelle dans cette région agricole frontalière avec la Turquie. En contrôlant la base, les insurgés pourront renforcer leur siège d'une autre grande base militaire, celle de Mastouma, située à proximité.

Les médias officiels syriens n'ont pas confirmé que le camp était tombé aux mains des rebelles, disant seulement que les forces loyalistes avaient tué des dizaines d'ennemis dans le secteur.

La coalition insurgée rassemble le Front al Nosra, affilié à al Qaïda, et les mouvements Ahrar al Cham et Djound al Aksa. L'organisation de l'Etat Islamique n'en fait pas partie.

Selon Houssam Abou Bakr, un commandant d'Ahrar al Cham joint via Skype, la prise de Camp Karmid a été facilitée par une attaque suicide contre l'une des entrées de la base, menée à l'aide d'un camion chargé de deux tonnes d'explosifs.

L'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), qui recueille des informations sur le conflit auprès des deux camps, a déclaré que deux kamikazes s'étaient fait sauter aux entrées du complexe militaire.

« C'était l'une des principales bases du régime dans la province d'Idlib, avec de nombreuses armes », a déclaré le fondateur de l'OSDH Rami Abdulrahman, selon qui les rebelles ont saisi au moins sept chars et de nombreux lance-roquettes.

L'alliance islamiste s'est emparée fin mars de la ville d'Idlib, la deuxième capitale provinciale à tomber aux mains de la rébellion depuis le début du conflit il y a quatre ans après celle de Rakka, tenue par l'Etat Islamique.

Selon l'OSDH, soixante-treize personnes ont trouvé la mort au cours des dernières vingt-quatre heures dans les bombardements de représailles menés par les forces gouvernementales contre les villes et villages rebelles de la province.

Au moins cinquante-trois civils ont péri dans un raid de l'aviation sur un marché bondé et un centre de déplacés dans la ville de Darkouch, au nord-ouest d'Idlib, précise l’OSDH.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 19:38

La Grèce remanie son équipe de négociations avec ses créanciers (Reuters)

Le premier ministre grec Alexis Tsipras a remanié, Lundi 27 Avril 2015, l'équipe chargée des négociations avec les créanciers de la Grèce au sujet de sa dette après les critiques qui se sont abattues sur son ministre des finances Yanis Varoufakis à la suite de la réunion de l'Euro-groupe vendredi à Riga.

Yanis Varoufakis est une nouvelle fois apparu isolé lors de cette réunion avec ses homologues de la zone euro en Lettonie, dont il est revenu les mains vides.

L'Euro-groupe a ainsi averti le gouvernement grec qu'il n'obtiendrait le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide financière qu'en échange d'un plan de réformes économiques complet et détaillé, et que le délai pour y parvenir était de plus en plus court.

Le ministre grec des finances, dont le style et le discours peu conventionnels déplaisent à certains de ses pairs, ne s'est ensuite pas rendu au dîner officiel organisé à l'issue de cette réunion, ce qui lui a valu des critiques de certains médias et des appels à la démission de la part de parlementaires de l'opposition.

L'annonce du remaniement de l'équipe de négociation a été saluée par les bourses européennes, qui se sont retournées à la hausse.

La bourse d'Athènes progressait pour sa part de 4,37% vers 14 heures 40 GMT, portée par les banques avec une progression de 9,34% pour leur indice sectoriel.

Le rendement des obligations d’état grecques à deux ans, orienté à la hausse avant cette annonce, chutait de deux cent cinquante points de base pour revenir à 23,44%, un creux de deux semaines.

YANIS VAROUFAKIS SOUS SURVEILLANCE

Alexis Tsipras et ses principaux collaborateurs se sont réunis dimanche et ils ont exprimé leur soutien au ministre des finances, a dit un responsable gouvernemental grec.

Ils ont aussi décidé que Yanis Varoufakis superviserait une nouvelle équipe de négociateurs dont la coordination a néanmoins été confiée à Euclide Tsakalatos, ministre délégué aux affaires économiques internationales au sein du ministère des affaires étrangères.

« Le soutien au ministre des finances Yanis Varoufakis, qui a été pris pour cible par les médias internationaux, a été confirmé au cours de cette réunion », a dit le responsable gouvernemental.

« Le ministre des finances agit constamment conformément aux décisions collectives et aux orientations définies par la tête du gouvernement », a-t-il ajouté.

La désignation d'Euclide Tsakalatos à un poste de coordinateur de l'équipe de négociation donne toutefois à penser que ce professeur d'économie diplômé de l'université d'Oxford, né en 1960, exercera un rôle accru dans les discussions directes avec les représentants des créanciers de la Grèce, l’Union Européenne et le Fonds Monétaire International (FMI).

Autre choix renforçant cette impression de mise sous surveillance de Yanis Varoufakis, son secrétaire général, Nikos Theocharakis, qui dirigeait les discussions au niveau technique avec le groupe de Bruxelles, va désormais s'attacher à élaborer un programme de croissance économique destiné à servir de base à un accord avec les créanciers en juin 2015.

George Chouliarakis, considéré comme un proche de l'influent vice-premier ministre Yannis Dragasakis, va prendre la responsabilité des discussions avec le groupe de Bruxelles.

Enfin, une nouvelle équipe a aussi été constituée pour collaborer avec les représentants de l'Union Européenne et du FMI chargés de la collecte des informations à Athènes sur la situation de la Grèce.

La Grèce continue cependant d'inquiéter les marchés. Il y a quarante pour cent de chances qu'elle quitte la zone euro, selon une enquête Reuters auprès des traders sur les marchés monétaires publiée lundi. Une autre enquête réalisée la semaine dernière auprès d'économistes évaluait ce risque à vingt-huit pour cent.

De son côté, Vitor Constancio, vice-président de la Banque Centrale Européenne (BCE) s'est dit confiant au sujet de la capacité de la Grèce à conclure un accord avec ses créanciers.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 18:44

https://www.jacobinmag.com/2015/04/syriza-eurozone-default-exit-stathis

L’étau se resserre

Il y a seulement trois options restantes pour le gouvernement Syriza.

Par Stathis Kouvelakis

Les événements en Grèce ont pris un tour dramatique, et l'insolvabilité est aux portes. Lundi 20 Avril 2015, le gouvernement grec a publié un décret obligeant les collectivités locales à mettre des réserves de liquidités à la Banque De Grèce.

Deux jours plus tard, Dimitris Mardas, le ministre des finances adjoint en charge des recettes de l’état, a déclaré qu’il manquait quatre cent millions d’euros pour payer les pensions et les salaires à la fin du mois. Quelques heures plus tard, il a dit que l'argent a été trouvé et qu'il essayait maintenant de constituer des réserves de trésorerie. Mais selon des sources, Dimitris Mardas a informé les députés de Syriza lors d'une réunion le même jour que les réserves de l’état ne seraient pas en mesure d'effectuer tous les paiements en mai 2015.

Et pourtant, en termes de paiement de la dette, le mois de mai étant un mois relativement « facile », avec seulement sept cent cinquante millions d’euros dus au Fonds Monétaire International (FMI), plus quatre cent autres millions d’euros en paiements d'intérêts.

Le mois de juin sera plus difficile, avec un milliard cinq cent millions d’euros du au FMI, sept cent millions d’euros dus aux institutions européennes, et cinq cent millions d’euros en paiements d'intérêts. Le fardeau est sans doute intenable.

Le chantage s’intensifie

La Banque Centrale Européenne (BCE) a fait pousser légèrement le bouchon de l’assistance de liquidité d'urgence (ELA), mais a évoqué la possibilité de freiner le financement des banques grecques au-delà. Dans une interview à Washington le 18 avril 2015, le membre du conseil d'administration de la BCE Vitas Vasiliauskas a dit que « la situation en Grèce signifie que nous devrions avoir une limite jusqu'à l'été pour ELA. Tout le monde comprend ce que signifie ELA, c’est une mesure temporaire pour donner des liquidités aux banques ».

Mais un échantillon plus représentatif des points de vue des deux principales institutions européennes qui détiennent ensemble environ les deux tiers de la dette grecque, la BCE et le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), se trouvent dans les interviews données le 22 avril 2015 par Klaus Regling, directeur général du MES, et Benoît Coeuré, membre du conseil exécutif de la BCE.

Les deux expriment une ligne particulièrement dure sur la Grèce, en rejetant deux demandes clés du gouvernement grec dans la phase actuelle des négociations. C’est premièrement le refus du décaissement du milliard neuf cent millions d’euros auquel la Grèce a droit avant la « fin de l'examen », ce qui signifie le respect du type de « réformes » imposé à la partie grecque, cette somme correspond aux bénéfices réalisés sur les obligations de la dette grecque et doit être remboursée à la Grèce, selon les conditions du programme SMP de la BCE, depuis le mois de février 2015. C’est deuxièmement le refus de « l’approche graduelle » des réformes, tel que proposé par le ministre des finances grec Yanis Varoufakis pour permettre à la Grèce d'obtenir des liquidités avant le mois de juin 2015 et pour faciliter un accord.

Une « liste complète des réformes » est nécessaire, qui devrait inclure une plus grande déréglementation du marché du travail et des coupes dans les retraites, deux « lignes rouges » que les grecs ne franchiront jamais.

Klaus Regling est allé beaucoup plus loin que Benoît Coeuré, commentant la possibilité d'un « Grexit », que la Grèce quitte la zone euro, il a dit calmement que ce « n’est pas le scénario de base. Mais si cela devait arriver, et nous travaillons très, très dur pour l'éviter, alors je crois qu'il y aurait beaucoup d'incertitude parce que nous n’avons pas de genre d'expérience similaire ». Il a ajouté que « bien sûr, ce serait plus gérable qu'il y a cinq ou six ans parce que nous avons de nouvelles institutions, le FESF et le MES, et que d'autres pays de la zone euro ont fait des progrès énormes de réglage comme l'Irlande, le Portugal et l'Espagne ».

Klaus Regling s’est également opposé explicitement aux plans actuels du gouvernement grec pour réduire certains impôts et augmenter le salaire minimum et les pensions, en disant que cela revient à « revenir en arrière » et que cela met en danger les négociations. En outre, il a précisé que le désaccord s’approfondit depuis que le gouvernement grec estime que l'approche de ses prédécesseurs était erronée, alors que selon lui, « la stratégie fonctionnait. Cette différence n'a pas été résolue », dit-il.

Il conclut en ridiculisant l'idée que les créanciers pourraient « reculer parce qu'ils ne veulent pas d'un événement de crédit, ou d'un accident », affirmant que « nos procédures pour l'octroi de prêts sont très claires, et très bien établies. Elles sont liées à la conditionnalité, il est clairement écrit dans le traité ESM. Nous avons besoin d'une décision unanime de nos actionnaires et l'approbation de six parlements de l'Union Européenne, et les parlements vérifient très soigneusement si la conditionnalité, ce qui est une condition essentielle, est remplie ».

Bien que les déclarations d'intimidation des européens à la fin de la journée aient fait des concessions et, pour citer Yanis Varoufakis, « admis leurs erreurs », il faut se rappeler l’hypothèse adoptée jusqu'ici, au moins en public, par le gouvernement grec. Mais les petites phrases venues du côté des créanciers ont quelque chose de radicalement différent, ou bien Syriza accepte la poursuite de la politique des mémorandums, ou il aura à endurer jusqu'à la fin les conséquences de l'étranglement continu.

Sans amis

L'isolement du gouvernement grec est devenu encore plus perceptible après les récentes déclarations du président Barack Obama et du secrétaire au trésor américain Jack Lew exhortant le gouvernement grec d’aller rapidement sur la voie des « réformes » et de répondre aux exigences de ses créanciers.

Les relations avec les États-Unis se sont encore dégradées depuis la décision du gouvernement grec de libérer Savvas Xiros et d'autres membres du groupe de lutte armée de gauche du 17 novembre, en conformité avec la loi nouvellement adoptée sur la réforme des prisons. Les États-Unis ont réagi très fortement contre la libération de ce qu'ils considèrent comme des « terroristes », malgré le fait que Savvas Xiros est en très mauvaise santé.

Il est absolument clair que nous approchons rapidement du « moment de vérité ».

Dans le même temps, la perspective d'un soulagement immédiat en provenance de Russie, à la suite de la récente visite du premier ministre grec Alexis Tsipras à Moscou, semble avoir disparu. L'accord sur un gazoduc qui devait être signé cette semaine, avec une avance de fonds sur les revenus futurs de cinq milliards d’euros, a finalement été reporté après la réunion d’Alexis Tsipras avec le président de Gazprom à Athènes le 21 avril 2015.

Cela ne peut pas être une coïncidence que le retrait de la Russie est arrivé le jour où l’Union Européenne a lancé une attaque juridique contre Gazprom sur les accusations douteuses « d’abus de marché contre les règles commerciales de l’Union Européenne ».

Options restantes

A ce stade, les options restantes pour le gouvernement Syriza semblent se limiter aux trois suivantes.

Le « bon scénario », celui qui est encore favorisé par le gouvernement grec, est que les européens vont faire des concessions, et un compromis sera atteint très bientôt. Cependant, comme le président du FMI l’a précisé, afin d'obtenir les sept milliards deux cent millions d’euros en jeu dans cette entente de quatre mois, la Grèce a besoin d'obtenir un « avis » positif et de se conformer pleinement aux « réformes » convenues par ses prédécesseurs. En tout cas, cette possibilité a déjà été explicitement exclue par le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble et d'autres, qui ont fait des déclarations répétées ces derniers jours en disant que la seule date limite pour être considérée est maintenant le 30 juin 2015, et qu’aucune somme ne sera transférée à la Grèce avant un « grand marché », en d'autres termes, un autre « plan de sauvetage » à venir avec les conditions habituelles.

Le deuxième scenario est que le gouvernement grec renonce. C’est bien sûr le but avoué des européens. Mais dans une récente interview à Reuters, Alexis Tsipras a clairement dit qu'il existe « des désaccords politiques et non techniques » sur quatre questions clés, la législation du travail, la réforme des retraites, une hausse des taxes sur la valeur ajoutée et les privatisations, qui a qualifiées de « développement de la propriété de l’état » plutôt que la vente d'actifs. Faire des concessions sur cette ligne de fond reviendrait au suicide politique pour Syriza.

Le troisième scenario est le défaut du gouvernement grec sur la dette. Dans une récente interview avec le Huffington Post, Yanis Varoufakis a dit que si le gouvernement devait choisir entre payer ses créanciers et payer les salaires et les pensions, il donnerait la priorité à la deuxième option. Mais bien sûr, un tel choix signifie une rupture décisive et la sortie de la zone euro, le scénario d'une double monnaie avec l'euro ne peut pas durer plus de quelques semaines au mieux.

La complication ici est que le défaut en mai signifie un défaut sur les remboursements au FMI, ce qui peut entraîner des complications énormes au niveau du commerce, le FMI peut prendre des sanctions qui feront l'accès au crédit privé pour le commerce presque impossible. La Grèce doit de préférence faire défaut sur les prêts de la BCE et du FESF, mais ces remboursements sont dus à l'été et il semble presque impossible de tenir ferme jusque-là.

Préparation de la confrontation

Il est impossible à ce stade de formuler lequel des deux derniers scénarios, les seuls réalistes, prévaudra. Les signaux envoyés par le gouvernement ces dernières semaines sont de plus en plus contradictoires, d'une part, la tonalité dominante est celle de la confiance et de l’optimisme quant à la possibilité de parvenir à un accord qui matérialise le « compromis honnête » qui est maintenant l'objectif d'Alexis Tsipras.

D'autre part, les ministres appartenant au cercle étroit d’Alexis Tsipras, comme le ministre de l’intérieur Nikos Voutsis et le ministre du Travail Panos Skourletis, ont fait des déclarations telles que « nous aimerions rester sur le bateau appelé l'Europe, mais si le capitaine nous pousse par-dessus bord, nous avons besoin d'essayer de nager ».

Dans la même veine, le ministre adjoint des finances Euclid Tsakalotos a déclaré le 26 mars 2015 que « si vous n’avez pas la possibilité d’une faille dans l'arrière de votre esprit, alors évidemment les créanciers vont passer les mêmes mesures comme ils le faisaient avec le précédent gouvernement ».

Les déclarations contradictoires ont également été réalisées sur la question d'un référendum dans le cas d'une défaillance dans le processus de négociations. Une telle mesure apparaît nécessaire car il est vrai que le mandat de Syriza n’aborde pas cette possibilité et a été explicitement fondé sur l'hypothèse d'une rupture avec l'austérité tout en restant dans l'euro.

Dans de récentes déclarations, des ministres de haut rang tels que Yanis Varoufakis et Alekos Flabouraris, qui est ministre d’état et proche d’Alexis Tsipras, ont fait référence à cette possibilité, seulement pour être contredits par d'autres figures de Syriza comme le député européen Dimitris Papadimoulis.

L'état de l'opinion publique reflète cette incertitude. L'enthousiasme et l'esprit combatif des trois premières semaines ont désormais cédé la place à une image mitigée, le soutien à la stratégie du gouvernement est encore élevé, mais nettement inférieur à son niveau des mois précédents. Les rues sont calmes.

Les mobilisations récentes semblent limitées à certains secteurs, le milieu anarchiste et les communautés locales contre l'exploitation aurifère de Skouries, dans le nord de la Grèce, et leurs effets contradictoires, l'agitation anarchiste a accéléré le vote au parlement d'un projet de loi libéralisant les conditions de détention et mettant fin au régime pénitentiaire de « haute sécurité ».

Mais la situation semble plus confuse à Skouries, avec la police se retournant contre les manifestants et les travailleurs des mines d'or marchant à Athènes pour soutenir la poursuite de l'extraction, fortement soutenus par leurs employeurs canadiens et l'opposition de droite.

L'élément principal alimentant cette atmosphère troublée est, cependant, le fait que l'alarmisme sur le thème du « Grexit » reste incontesté au niveau d'une large opinion publique. L'opposition de droite et les grands médias, de plus en plus hostiles au gouvernement et en utilisant tous les arguments possibles pour le pousser vers la pleine reddition, associent la rupture avec la zone euro avec une apocalypse, comme ils l'ont fait sans relâche depuis le début de la crise.

Mais la réponse de la part du gouvernement tend à être que cette perspective sera évitée grâce à un « compromis honnête » qui sera finalement accepté par les européens. Ce n’est pas un discours, pour dire le moins, qui peut mobiliser la base de Syriza et préparer la société pour une éventuelle rupture avec l'Europe.

Avec le parti communiste tenant toujours fermement à l'opposition sectaire, et son secrétaire général déclarant qu'il refuserait tout soutien au gouvernement, même dans le cas d'une rupture avec la zone euro, et l'extrême gauche Antarsya répétant que le gouvernement a déjà cédé, il est de la responsabilité de la gauche de Syriza de proposer la seule approche raisonnable qui pourrait éviter l'échec, tenir ferme sur la ligne de confrontation avec l'Union Européenne et préparer le mouvement populaire et la société grecque de façon plus générale à s’engager sur une trajectoire radicalement différente, à la fois à l'intérieur et au niveau international.

Les enjeux ne peuvent pas être plus élevés.

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 17:42

http://www.alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-regeneration-ou-rupture-podemos-ou-ciudadanos.html

http://www.eldiario.es/zonacritica/Regeneracion-Ruptura-Podemos-Ciudadanos_6_377322284.html

Régénération ou rupture, Podemos ou Ciudadanos

Par Emmanuel Rodriguez

Mardi 14 Avril 2015

« Réforme ou rupture », voilà sur quoi portait le débat au début de l’année 1976, soit après la mort de Francisco Franco, le 20 novembre 1975, et la constitution du premier gouvernement sous la responsabilité du roi Juan Carlos, le début du processus appelé « la transition ». Le franquisme parvenait à se rénover grâce à certains reptiles dont nous nous souvenons encore, Manuel Fraga Iribarne, José Maria de Areilza et Pío Cabanillas Gallas.

A gauche, surtout le Parti Communiste d’Espagne (PCE), mais aussi un éventail de partis, plus exactement de petits partis, luttaient pour briser le franquisme sans Francisco Franco au moyen d’un processus constituant qui apporterait une véritable démocratie au pays. Quelques mois passèrent et il se produisit ce que nous connaissons déjà. La rupture se transforma en une « rupture négociée », oxymoron pour désigner une période où ce qui se passa réellement fut la réforme d’Adolfo Suárez Gonzalez et de Torcuato Fernández Miranda Hevia.

Nous serions presque tentés de dire que l’histoire se répète bien que les termes, les sujets et les conditions soient tellement différents que cette comparaison peut à peine aller au-delà de ces intuitions que provoquent les rêves légers. L’irruption de Ciudadanos a été semblable à une gifle pour ceux qui pensaient que la voie était libre pour la « rupture », que souhaitait représenter, en principe, Podemos. On pourrait dire que Ciudadanos était quelque chose de prévu. Après tout, UPyD préparait depuis des années le terrain avec son langage de régénération et de transparence que seul le dégoût et l’antipathie générés par des personnages comme Rosa Díaz, ancien maire d’Estepona pour le Parti Populaire, dans la province de Malaga, conduisent à sa putréfaction avant de disparaître. Il suffisait donc de trouver un autre acteur et le pousser un peu pour qu’il occupe la niche politique qui avait déjà été aménagée. Il est inutile de dire que depuis plusieurs mois les partisans d’Albert Rivera, le dirigeant de Ciudadanos, se préparaient à sortir de Barcelone avec le même esprit qu’un groupe d’adolescents à la sortie des classes.

Avant de baisser la tête et de dire « zut, on ne comptait pas sur Ciudadanos », il faut toutefois considérer quelque chose de plus. Podemos a été et est beaucoup de choses. Mais, depuis le printemps et l’été 2014, après son « succès » inattendu aux élections européennes de mai 2014, après que fut connue l’avancée des intentions de vote pour cette formation, sondage après sondage, il s’est organisé autour d’une stratégie tellement audacieuse que l’on ne sait pas bien si elle ne peut être stoppée, en raison de son caractère brillant, ou si elle est hilarante, en raison de son ingénuité.

Lors de son succès initial, il y avait sans doute un peu des deux. Pour résumer beaucoup, Podemos a tenté de vaincre le régime, ou, pour le moins, les deux principaux partis, le Parti Populaire et le PSOE, là où il pensait être le plus fort, dans les médias, et dans les élections. Il comptait, pour cela, sur une condition de départ incroyable, le vide énorme qu’avait ouvert le mouvement du 15 mai 2011 et la vague de mobilisations qui suivirent.

Autour de cette stratégie s’est élaboré l’image et l’esprit d’un parti capable de se trouver au gouvernement au moment où l’on dépréciait, et y compris boycottait, quelque chose d’aussi indispensable que la construction d’une organisation ample et démocratique, articulée autour d’un nombre suffisant de cadres politiques. En accord avec l’hypothèse d’un assaut unique, Podemos souhaitait être transversal à tel point qu’il pourrait recueillir le vote de tous les indignés, des ceux de gauche et de droite, des professionnels et des chômeurs, des universitaires et des personnes n’ayant pas fait d’études supérieures, ceux qui sont bien payés et ceux qui sont précaires, les classes moyennes et les déclassés.

Une prétention à « l’universalité » similaire à une publicité de Coca-Cola dont l’on se souviendra peut-être, celle qui commençait, avec un accent de Buenos Aires, ainsi, « pour les gros, pour les maigres, pour les grands, pour les petits, pour ceux qui rient et pour ceux qui pleurent ».

A ce « Podemos pour tous », la publicité de Coca-Cola est intitulée « Coca-Cola pour tous », s’ajoutait un récit moyennement ambigu autour du message portant sur le « changement », tellement « vide » qu’il pouvait être rempli par l’imagination et les préférences de chacun. L’offensive, la radicalité et la fraîcheur du premier Podemos, qui fit que Pablo Iglesias atteint huit pour cent des voix lors des élections européennes, et cinq députés, se réduisirent ainsi à la répétition d’une attaque toujours moins efficace contre la « caste, la corruption et l’électoralisme ». La cerise sur le gâteau du projet était esthétique. Il se renforçait grâce à des chemises et des vêtements aussi blancs que la pureté de la « nouvelle politique », autre thème de Podemos, qui affirme rompre avec la « vieille politique », y compris, dans une certaine mesure, avec des traditions de gauche. Heureusement, cette virginité si blanche a été abandonnée en vertu d’un sens évident du décor.

Il y a désormais peu de doutes que nous cheminions vers un système quadripartite, le Parti Populaire, le PSOE, Ciudadanos et Podemos, qui s’offre à une grande variété de combinaisons. Avec ce scénario, il est improbable que Podemos obtienne une majorité suffisante en mai 2015, date des élections municipales ainsi que dans certaines communautés autonomes, ou en novembre 2015, date des élections générales, le remporte haut la main sur le PSOE après le coup de Susana Díaz en Andalousie. En d’autres termes, la stratégie d’atteindre le gouvernement d’un seul coup et, de là, appliquer un programme de transformation dont les contours ne se devinent pas bien peut être considérée comme un échec. Horreur, débandade, désenchantement, « on vous l’avait dit ». Seulement si on insiste sur l’hypothèse initiale.

L’opportunité de la rupture réside principalement sur la manière dont on interprète la temporalité du cycle politique. S’il est bref, on peut déjà le considérer comme perdu de la même manière que pointent les signes de reprise économique, ce qui est peu évident, la plus que prévisible fermeture de l’accès aux médias et l’émergence de Ciudadanos comme parti des gens de bien qui souhaitent continuer à l’être. Si l’on estime, cependant, que le vent arrière qui a saisi Podemos, et en général tous les paris de changement, est quelque chose de plus qu’une turbulence passagère, le débat stratégique devrait alors nécessairement être différent.

Pour revenir à Antonio Gramsci, Podemos peut encore servir de véhicule de rupture s’il se construit comme machine prête à la guerre de positions plutôt que pour une attaque éclaire contre une forteresse, celle du régime, disposant d’une plus grande capacité de résistance que prévu. Pour cela, il faudra sortir les autres Podemos qui, malgré la stratégie actuelle, se sont efforcés à résister au sein de Podemos.

De fait, les voix qui affirment à l’intérieur de la formation la nécessité de retrouver de la matière, divers éléments qui se solidifient mutuellement, et de l’agressivité dans le discours sont déjà nombreuses, en même temps qu’ils affirment l’urgence de l’ouverture et font appel à la disposition pour construire une organisation ayant une assise territoriale, sociale et technique suffisante pour affronter le défi d’un cycle politique tel qu’il est.

Pour le premier, il sera nécessaire de revenir au premier Podemos, celui qui a su lire la crise et condenser les énoncés du mouvement du 15 mai en un projet politique. C’était le Podemos de l’explosion du nombre de cercles que Pablo Iglesias représenta au cours du printemps et de l’été de 2014. Agilité, flexibilité du discours, ampleur du répertoire, c’est-à-dire une compétence politique et intellectuelle supérieure à celle de ses adversaires, poussèrent la formation à être le véhicule électoral de la rupture. Pour le second, la discussion, l’organisation et une capacité d’intervention réelle sur le terrain sont nécessaires, ce qui devrait obligatoirement conduire à une refondation radicale de Podemos ou, ce qui revient au même, à miser en faveur d’un « parti organique », un parti-mouvement similaire à ce qu’a prétendu construire Syriza.

Sans vouloir tomber dans des comparaisons mécaniques, il y a quelque chose dans cette conjoncture qui ressemble beaucoup à celle des années 1970. Alors, le PCE était le parti par excellence de l’opposition au franquisme et le seul disposant d’un rapport réel avec la vague sociale et démocratique, les mouvements de quartiers qui luttaient pour une amélioration des logements, les luttes au sein des entreprises, par le biais des commissions ouvrières, et les étudiants. En accord avec une lecture déterminée de la crise du franquisme, en 1975 et en 1976, la direction carrilliste vieillissante, en référence à Santiago Carrillo, se décida en faveur de la responsabilité et de la modération. La menace de l’implication des militaires, la surveillance des Etats-Unis et la forteresse de l’état franquiste, disait-on, bloquaient une issue qui ne soit pas celle de l’accord.

Par un virage controversé, les communistes non seulement acceptèrent la monarchie et le drapeau, ainsi que le lui a reproché tant de fois la gauche dans sa critique de la transition, mais quelque chose de bien plus important. Depuis les premiers mois de 1976, le PCE misa sur la démobilisation sociale, ajustant sa politique au rôle de garant de la transition et de son bon cours. Cette année, elle licencia ses militants, liquida les cellules de fabrique et de secteur professionnel, à proprement parler la machine de mobilisation qu’était le PCE, et adopta un modèle organisationnel voué uniquement à la réalisation de campagnes électorales.

S’inspirant du Parti Communiste Italien, le PCE espérait être le premier parti de la gauche espagnole et, en accord avec la nouvelle doctrine eurocommuniste, atteindre, à moyen terme, le gouvernement de l’état.

Les résultats de 1977 furent une déception. Dix pour cent des électeurs, significatifs mais impuissants, donnèrent leur soutien aux communistes. Un PSOE qui faisait moins la fine bouche et plus disposé à exploiter le verbiage radical obtint trente pour cent des voix. Plus qu’en toute autre période de l’histoire récente, le sort et la ruine postérieure de la gauche espagnole se jouèrent au cours de ces mois.

Aujourd’hui, les sondages électoraux donnent des marges plus amples que celles du PCE en 1977 ou en 1979, à nouveau dix pour cent, mais elles ne sont pas suffisantes pour gagner les élections. En termes historiques, le dilemme est étrangement familier, ou miser tout sur l’électoral, ou redéfinir complètement la stratégie autour d’objectifs plus complexes. Si l’on mise sur le second, il sera nécessaire de reconnaître que « gagner » dans un cycle politique de longue durée consiste à savoir construire des contre-pouvoirs, sociaux et institutionnels, capables de résister non seulement à l’émergence d’opération comme celle de Ciudadanos, mais aussi de soulever un espace politique nouveau. Un espace, radical démocratique ou néo-républicain, qui, à moyen terme, sache s’articuler comme une alternative sociale et politique consistante à la mal nommée démocratie espagnole. Il est à craindre que le temps des raccourcis rapides et spectaculaires soit arrivé à son terme.

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 16:57

http://en.hdpeurope.eu/2015/04/01/die-linke-statement-on-the-elections-of-june-7-2015-in-turkey

Déclaration sur les élections du 7 Juin 2015 en Turquie

Le conseil national du parti allemand de gauche die Linke a communiqué à la
presse à l'issue de sa réunion du groupe ce week-end que leur parti avait décidé de soutenir la campagne du parti démocratique populaire HDP dans les prochaines élections générales qui se tiendront en Turquie et dans le nord du Kurdistan le 7 juin 2015.

Dans sa déclaration, die Linke dit « qu’il tient à exprimer sa solidarité avec le parti démocratique populaire HDP et lui souhaite force et succès dans le cadre de sa campagne électorale ».

Le parti salue la campagne du HDP en Europe, dit qu’il le soutient politiquement et appelle ses militants de citoyenneté turque à se rendre aux urnes et à donner leurs voix au HDP.

Dans la même déclaration, le parti allemand demande aux autorités turques de s’assurer que la campagne électorale et les élections elles-mêmes soient menées d'une manière libre et équitable, indiquant que le processus électoral sera étroitement surveillé.

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 16:40

https://www.ensemble-fdg.org/content/creche-universite-refuser-les-lois-de-stigmatisation

Crèche, université, refuser les lois de stigmatisation

Par l’Equipe d’Animation Nationale d’Ensemble

Lundi 20 Avril 2015

Alors que la société française connaît une crise économique, sociale et politique majeure, la recherche de boucs émissaires et le rejet de l’autre apparaissent comme autant de solutions de facilité, notamment pour des forces politiques qui évitent de s’en prendre à la racine des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Les tensions et le climat sécuritaire produits par l’attentat contre Charlie Hebdo et les meurtres antisémites commis à l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes ont accentué cette tendance.

Le Front National de Marine le Pen s’est fait une spécialité de désigner les immigrés et les musulmans comme des menaces qu’il faudrait combattre.

L’agitation d’une dangereuse « islamisation » est devenue une la forme « acceptable » du racisme pour la plupart des forces d’extrême droite dans toute l’Europe. La droite française s’efforce depuis des années de concurrencer le Front National sur son propre terrain. Nicolas Sarkozy en particulier est revenu à la tête de l’UMP en multipliant les déclarations contre les repas de substitution à la cantine ou les propos islamophobes, « nous ne voulons pas de femmes voilées dans la république ». Au sein de certaines forces de gauche, notamment au Parti Socialiste et chez les radicaux de gauche, la tentation existe de suivre la droite sur ce terrain. Ainsi, la secrétaire d’état aux droits des femmes, Pascale Boistard, s’est prononcée récemment contre le port du voile à l'université, reprenant ainsi une proposition de certains députés UMP. Les radicaux de gauche ont de leur côté déposé une proposition de loi visant l’interdiction du port du voile dans les crèches privées, dont l’examen au parlement a été reporté de mars à mai 2015.

Ces propositions de nouvelles mesures législatives ne peuvent que renforcer la stigmatisation des musulmans et encourager les actes islamophobes, qui aujourd’hui frappent en particulier les femmes qui portent le voile.

L’interdiction du port du voile à l’université serait une mesure discriminatoire visant des personnes en fonction de leur religion et priverait d’accès à l’enseignement, et donc à une plus grande autonomie, de nombreuses femmes.

L’interdiction du port du voile pour les personnels des crèches privées constituerait une stigmatisation supplémentaire des musulmans et ne ferait qu’entraîner une multiplication des conflits dans les structures associatives concernées. De plus la conséquence d’une telle interdiction serait d’encourager la création de crèches confessionnelles musulmanes et d’affaiblir le service public de la petite enfance. L’effet inverse de ce qui est annoncé. Plutôt que de légiférer sur ce sujet, il faut s’appuyer sur la capacité des personnels des crèches privées de répondre au mieux aux besoins des enfants dont ils et elles ont la charge. Pour cela le gouvernement ferait mieux de dégager des moyens suffisants pour assurer les besoins de formation des personnels et la création d’un véritable service public de la petite enfance, comme le réclame depuis des années le collectif « pas de bébé à la consigne ». Mais cela suppose de sortir du carcan de l’austérité. Ce qui nécessite un peu plus de courage politique que d’agiter la peur de l’islam.

De plus, le fait que les interpellations politiques et les violences physiques ou symboliques aient pour même cible les femmes musulmanes est notable. Ces projets ne sont pas seulement islamophobes, ils sont de fait sexistes et discriminatoires envers les femmes.

Ces projets islamophobes prétendent s’appuyer sur le principe de laïcité. Or, la laïcité qui s’appuie sur la loi de 1905 organise la liberté de conscience et la coexistence pacifique des croyants et des non-croyants. Elle est l’une des conditions rendant possible une société réellement égalitaire. Elle contribue à surmonter les tentatives de division entre les différentes catégories d’opprimés et d’exploités. Elle suppose la neutralité de l’état et des services publics afin de garantir l’égalité de traitement des citoyens et des usagers, mais elle ne doit pas viser à mettre les religions « hors de l’espace public ». Les enseignants, et d'autres agents des services publics dans l’exercice de leurs fonctions, ont un devoir de neutralité religieuse, qui implique l’absence du port de signes religieux. Ils doivent traiter chacun de façon égale quelles que soient les opinions religieuses des publics auxquels ils et elles font face.

Il faut sortir de la spirale mortifère qui empoisonne les débats en France depuis des années. Il faut apaiser les questions religieuses pour redonner toute leur place aux questions démocratiques et sociales. Les pressions sociales ou d’institutions religieuses exigeant des femmes qu'elles portent le voile constituent un moyen de perpétuer des rapports de domination entre les hommes et les femmes que nous combattons. Mais il est loin d’être le seul, tant aujourd’hui les droits des femmes sont menacés par le sexisme et le machisme « décomplexés », la montée en puissance des discours réactionnaires et la marchandisation du corps de femmes.

Et ce n’est pas en stigmatisant les femmes qui portent le voile que ce combat nécessaire progressera.

Antiraciste et féministe, Ensemble défend l'émancipation de toutes les femmes contre toutes les politiques d'exclusion et d’enfermement, contre l’exploitation, le patriarcat et les assignations de genre et entend contribuer à un front large contre l'islamophobie et tous les racismes.

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