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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 19:33

http://www.france-irak-actualite.com/2015/03/druzes-suite-walid-joumblatt-repond-aux-accusations-du-regime-syrien.html

http://www.lorientlejour.com/article/914456/nouvelles-menaces-du-regime-syrien-contre-joumblatt-via-al-akhbar-.html

Walid Joumblatt répond aux accusations du régime syrien

Vendredi 6 Mars 2015

Le chef du rassemblement démocratique, Walid Joumblatt, a répondu hier à un article publié dans le quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah, sous le titre « le sud de la Syrie, la bataille de l'Iqlim et l'énigme de Soueyda », signé Nahed Hatar, un journaliste jordanien qui graviterait dans la mouvance de gauche proche de l'Iran, selon des sources proches du Parti Socialiste Progressiste (PSP).

L'article en question fait état d'un « complot face à l'axe de la résistance », autour de Soueyda, qui « serait ourdi par Walid Joumblatt avec le Front al-Nosra, Israël, l'Arabie Saoudite et les milieux pro-israéliens en Jordanie ». Face à ce complot, affirme l'auteur, « il faut consolider Soueyda au plan politique, militaire et sécuritaire. Il y a une chose à accélérer, briser le maillon central, qui est également le plus faible, du complot, en l'occurrence Walid Joumblatt ».

Une source proche du PSP a souligné que ces propos représentent une « menace flagrante » contre Walid Joumblatt, dont l'origine est le régime syrien qui cherche, depuis plusieurs mois déjà, à provoquer une confrontation entre druzes et sunnites, notamment le Front al-Nosra, dont il tirerait profit pour se rallier la communauté druze, restée en marge du conflit. D'autant que, depuis le début de la révolution syrienne, Walid Joumblatt a ouvertement pris position contre le régime de Bachar al Assad et déploie tous ses efforts pour éviter un dérapage et une confrontation entre les villages druzes et les milices sunnites, qui renforcerait la position du régime.

« Nous avons entendu les propos de l'un des membres de la chorale du régime terroriste en Syrie, établissant des scénarios de complots et affirmant, d'un ton menaçant, qu'il faut consolider Soueyda au plan politique, militaire et sécuritaire. Il y a une chose à accélérer, briser le pivot central, qui est également le plus faible, du complot, en l'occurrence Walid Joumblatt », a affirmé pour sa part Walid Joumblatt, hier, dans un communiqué.

« Le Parti Socialiste Progressiste renouvelle son attachement à sa position stable en faveur du soutien à la révolution syrienne face au régime qui menace, terrorise et tue le peuple syrien, et qui mène la Syrie à la dislocation et réduit le pays en ruine », a poursuivi le chef du Parti Socialiste Progressiste.

« Cette position est politique et de principe. Le parti ne s'est pas ingéré dans les événements en cours, mais il a affirmé qu'il était contre toutes les formes d'ingérences, d'où qu'elles viennent. Il est attaché à ce que la confrontation contre le régime soit nationale et englobe toutes les composantes du peuple syrien pour préserver l'unité de la Syrie, ainsi qu'à la nécessité de ne pas s'enliser dans des petites guerres sectaires qui détruiront tout », a souligné Walid Joumblatt.

« Sur cette base, le parti se réserve le droit de réponse légal à ce qui a été écrit, à travers les institutions de l’état libanais, qui resteront notre option et notre refuge. Pour ces dernières, nous avons dépassé beaucoup d'atteintes et consenti beaucoup de sacrifices », a-t-il ajouté.

« Nous nous sommes mis d'accord avec nos partenaires nationaux pour consolider les points communs entre nous et organiser le conflit sur les différentes questions. Nous pensons que cette politique était la bonne option et nous y resterons attachés. Nous appelons toutes les parties à assumer leurs responsabilités et à rejeter tous les moyens de provocation et toutes les accusations de trahison, dont le Liban a payé cher le prix, d'autant que nous sommes dans un climat de dialogue qui, nous le souhaitons, se répercutera positivement sur la patrie et ses fils », a-t-il conclu.

Mercredi, le député du PSP Ghazi Aridi avait déjà répondu une première fois à ces menaces, dans le cadre d'une allocution prononcée au nom de Walid Joumblatt lors des funérailles du militant de la gauche démocratique Bachir Hilal, décédé la semaine dernière à Paris.

« Si certains souhaitent, ces jours-ci, revenir au langage de la menace en raison de notre position sur la Syrie, nous leur rappelons que Kamal Joumblatt et d'autres grands patriotes ont été tués, mais que nous n'avons jamais été vaincus et qu'ils ne pourront pas vaincre en nous la volonté de vie et de triomphe du droit, de la justice et de la liberté », avait affirmé Ghazi Aridi.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 19:14

Barack Obama participe à l’anniversaire du « Bloody Sunday » à Selma (Associated Press)

Le président Barack Obama, la première dame Michelle Obama et environ une centaine de membres du congrès convergent sur Selma, en Alabama, Samedi 7 Mars 2015, pour le cinquantième anniversaire d'un événement historique du mouvement des droits civiques.

Barack Obama prendra la parole dans la ville riveraine pour commémorer « Bloody Sunday », le jour de 1965 où la police a attaqué les manifestants pour le droit de vote.

La violence a précédé la marche de Selma à Montgomery, qui a eu lieu deux semaines plus tard. Les deux ont contribué à créer une dynamique pour l'approbation par le congrès du Voting Rights Act en 1965.

La première dame Michelle Obama voyagera avec le président et l'ancien président George W. Bush est également attendu. Des dizaines d'autobus et des milliers de personnes sont déjà arrivés dans la ville de l’ouest de l'Alabama plusieurs heures avant le discours de Barack Obama.

La délégation du congrès comprendra le républicain John Lewis de Géorgie, originaire de l'Alabama qui était parmi les manifestants grièvement blessés dans les violences il y a cinquante ans. Les dirigeants républicains du congrès seront absents de l'événement, mais le président de la chambre John Boehner de l'Ohio a publié une déclaration.

« Aujourd'hui, cinquante ans après le début des marches de Selma à Montgomery, la chambre honore les fantassins courageux qui ont risqué leur vie pour assurer les bienfaits de la liberté pour tous les américains », a-t-il dit.

D’autres événements sont prévus pour dimanche, avec les anciens combattants des droits civiques à la tête d'une marche symbolique à travers le pont Edmund Pettus. La police a battu et lancé des gaz lacrymogènes contre les manifestants au pied du pont le 7 Mars 1965 dans un spasme hideux de violence qui a choqué la nation.

Aujourd'hui, Selma se bat encore pour surmonter son héritage.

La population de la ville a diminué d'environ quarante pour cent au cours des cinquante dernières années et le taux de chômage du comté de Dallas est presque le double de la moyenne de l’état. Les écoles publiques de Selma sont presque toutes noires, la plupart des blancs vont dans des écoles privées. Les noirs célèbrent la commémoration annuelle de « Bloody Sunday », les blancs font une reconstitution annuelle de la « bataille de Selma » en 1865 pour la commémoration de la guerre de sécession.

Pour Barack Obama, le voyage à Selma marque la célébration par le premier président noir des États-Unis de trois des plus importantes étapes du mouvement pour les droits civils dans l'histoire raciale tourmentée des Etats Unis.

En 2013, Barack Obama a parlé lors de la célébration du cinquantième anniversaire du discours de Martin Luther King, « I Have a Dream », sur les marches du Memorial Lincoln. L'année dernière, il a célébré le cinquantième anniversaire de la signature de la loi de 1964 sur les droits civils par le président Lyndon B. Johnson.

Samedi 7 Mars 2015, Barack Obama conduira un hommage au pont Edmund Pettus pour marquer le cinquantième anniversaire de ce qui est maintenant connu sous le nom de « Bloody Sunday », lorsque la police attaqua des dizaines de personnes marchant de Selma à Montgomery, en Alabama, pour le droit de vote, lançant des gaz lacrymogènes et les battant jusqu’au sang.

Michelle et Barack Obama seront accompagnés par leurs filles Malia et Sasha. Après les discours, Barack Obama et la première dame se joindront aux marcheurs dans une reconstitution de la marche sur le pont.

Barack Obama a déclaré la semaine dernière que la famille venait rendre hommage « aux américains qui ont changé le cours de l'histoire » sur le pont.

« Non seulement les légendes et les géants du Mouvement des Droits Civiques comme Martin Luther King et John Lewis, mais les héros américains innombrables dont les noms ne sont pas dans les livres d'histoire, qui ne sont pas gravés dans le marbre quelque part, des hommes et des femmes ordinaires de tous les coins de cette nation, de toutes les manières de vivre, des noirs et des blancs, des riches et des pauvres, des étudiants, des universitaires, des servantes et des ministres, tous ceux qui ont marché, qui ont chanté et qui se sont organisés afin de changer ce pays pour le mieux », a déclaré Barack Obama pendant le Mois pour l’Histoire des Noirs organisé à la Maison Blanche.

Le discours de Barack Obama à Selma devait aborder la question du droit de vote. Barack Obama a également abordé la question dans son discours sur l'état de l'Union. Son administration a contesté les états du sud qui ont imposé des exigences de vote, y compris celle de prouver son identité avec une photographie avant d'être autorisé à voter et en réduisant les possibilités de voter tôt. Les détracteurs de ces dispositions disent qu’elles défavorisent essentiellement les électeurs des minorités et qu’elles reviennent sur les droits gagnés par les marcheurs pour les droits civils, y compris ceux qui ont traversé le pont Edmund Pettus.

Une Cour Suprême américaine divisée a décidé par cinq voix contre quatre en juin 2013 de supprimer de la loi fédérale l'outil le plus efficace pour lutter contre la discrimination envers les électeurs.

Décidant dans une affaire du comté de Shelby, en Alabama, la haute cour a éliminé la capacité du ministère de la justice en vertu de la loi sur les droits civiques à identifier et à suspendre les lois potentiellement discriminatoires avant leur application effective.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 19:06

La Grèce veut des discussions immédiates avec la troïka (Reuters)

La Grèce demande Vendredi 6 Mars 2015 dans une lettre aux pays de la zone euro l'ouverture immédiate de discussions techniques avec ses créanciers internationaux à propos d'un premier train de réformes censé lui permettre de recevoir de nouveaux crédits.

Cette lettre, qui détaille aussi les réformes que le nouveau gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras se dit prêt à engager, doit être discutée par les ministres des finances de la zone euro, l'Euro-groupe, lundi lors de leur prochaine réunion à Bruxelles.

« Je vous écris maintenant pour vous transmettre l'opinion du gouvernement grec selon laquelle il est nécessaire d'entamer immédiatement les discussions entre notre équipe technique et celle des institutions », déclare le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis, dans une lettre au président de l'Euro-groupe, Jeroen Dijsselbloem.

Cette demande marque un assouplissement de la position de la Grèce qui avait jusqu'ici refusé de discuter de la mise en oeuvre des réformes avec la troïka, les trois institutions qui la supervisent jusqu'ici dans le cadre de ses plans de sauvetage, la Banque Centrale Européenne (BCE), la commission européenne et le Fonds Monétaire International (FMI).

La Grèce, qui doit rembourser des prêts dans les prochaines semaines et les prochains mois, est à court d'argent. Elle a un besoin urgent des crédits de la zone euro pour éviter la faillite.

Dans sa lettre, Yanis Varoufakis propose que les discussions aient lieu à Bruxelles, ce qui éviterait aux yeux du public l'image d'abandon de souveraineté représentée par les visites des représentants de la troïka à Athènes ces cinq dernières années.

Les ministres des finances de la zone euro ont donné au nouveau gouvernement grec jusqu'à la fin avril pour mettre en oeuvre les mesures que le précédent gouvernement conservateur avait acceptées en échange des prêts.

Après cela, la Grèce aura deux mois, jusqu'à la fin juin, pour négocier avec ses créanciers la façon dont elle sera financée par la suite.

Dans sa lettre, Yanis Varoufakis explique que la Grèce ne veut pas attendre jusqu'à avril pour entamer les discussions et veut que le nouvel accord de financement soit appelé « contrat pour la reprise et la croissance de l'économie grecque ».

Il cite sept réformes susceptibles de fournir une base aux discussions techniques avec la troïka.

La Grèce veut notamment activer le conseil fiscal, une institution dont le principe a été voté mais qui n'a jamais été mise en oeuvre. Cet organisme indépendant serait chargé de suivre la politique de l’état en matière de finances publiques.

Divers plafonds seraient introduits pour limiter les dépenses de l’état.

La fraude fiscale étant répandue en Grèce, le ministre des finances propose d'engager un grand nombre d'inspecteurs non professionnels pour une période de deux mois. Ces inspecteurs seraient par exemple des étudiants, du personnel de maison ou même des touristes.

« La nouvelle même que des milliers de simples observateurs sont partout, portant sur eux du matériel d'enregistrement audio et vidéo pour le compte des autorités fiscales, est susceptible de changer très vite ces pratiques », assure Yanis Varoufakis.

Le gouvernement se montre aussi plus réaliste au sujet des arriérés d'impôts dus par les grecs. Ils se montent à soixante-seize milliards d'euros, selon l'évaluation donnée dans la lettre, dont 23,56 milliards d’euros datent d'avant 2009.

Mais seulement 8,9 milliards d’euros sur ces soixante-seize milliards sont susceptibles d'être récupérés pour l'instant, estime Yanis Varoufakis.

La Grèce propose aussi de taxer les paris en ligne, de réduire la bureaucratie, mais maintient un budget pour l'aide aux plus pauvres.

Si le gouvernement d’Alexis Tsipras parvient à conclure, c'est-à-dire à mettre en oeuvre les réformes acceptées par le précédent gouvernement conservateur, il pourrait obtenir un prêt d’un milliard huit cent millions d'euros restant sur le plan de sauvetage en cours. Ce plan se monte au total à deux cent quarante milliards d'euros.

En outre, la Grèce pourrait obtenir le profit d’un milliard neuf cent millions d'euros que la BCE a réalisé en achetant des obligations grecques.

Enfin, les banques grecques seraient à nouveau autorisées à se financer auprès de la BCE aux conditions du marché.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 18:31

http://www.diariosur.es/andalucia/elecciones-22m/201503/04/teresa-rodriguez-nina-veia-20150304234857.html

Teresa Rodriguez, la jeune fille qui voyait passer les chasseurs bombardiers

Par Juan José Telliez

Jeudi 5 Mars 2015

Née à Rota en 1981, ce qui l’a peut-être poussé à l'activisme politique est la proximité de la base militaire des États-Unis. Diplômée en études arabes, elle a participé au mouvement étudiant contre la réforme universitaire de la Loi Organique des Universités (LOU), elle a milité à Izquierda Anticapitalista et dans le syndicalisme. La poésie, le carnaval et le basket-ball sont les trois passions de la candidate de Podemos à la présidence de la Junta, à la place de professeur d’enseignement secondaire à Mijas.

María Teresa Rodríguez Vázquez Rubio, née à Rota, le 18 Septembre, 1981, se souvient certainement du passage dans le ciel de son enfance des bombardiers de l'USAF sur le chemin de la Libye, quand ils quittaient le sol il y a seulement cinq ans. La proximité de la base militaire que continue à utiliser les États-Unis sous le drapeau espagnol l’a peut être poussé à l’activisme politique. Ses parents tenaient une parfumerie là où les vergers avaient disparus trente ans avant sa naissance, les vergers de melons et de citrouilles auxquels aspirait Rafael Alberti, même si on pouvait encore bénéficier des légendaires services de taxi pour les personnes qui fréquentaient la base de la sixième flotte. Sans trop d’intégration dans la société civile, la candidate de Podemos à la présidence de la Junte d’Andalousie a commencé à s’immiscer dans les problèmes quotidiens de son institut et dans le mouvement de l'objection de conscience, ainsi que pour l’abolition de l'armée. Se souvenir que sa propre famille et certains de ses enseignants sont ensuite contaminés par les problèmes des autres, c’est bien souvent le meilleur moyen de parler à la première personne du pluriel. Ses passions étaient alors la poésie, le carnaval et le basket-ball. A l’extérieur de Cadix, il était difficile de s’apercevoir qu’elle était déjà passionnée par la politique, en plus des paniers de trois, et de l’écriture de lettres à des groupes illégaux dans le carnaval.

Elle est allé à Séville pour étudier la philosophie arabe et pour commencer une longue période d'engagement personnel qu’elle identifie aujourd'hui sur twitter comme « anticapitaliste, enseignante, militante de la Marée Verte et féministe ». Elle venait d’avoir dix-huit ans quand elle est allée remplir les listes d’Izquierda Unida, pour les élections au parlement d’Andalousie en 2000.

Parmi les antécédents sociaux cités par ses adversaires politiques et médiatiques, il y a l’occupation du rectorat de l’université de Séville le 8 Février 2002, pour protester contre la Loi Organique des Universités (LOU) de José María Aznar qui était sans doute un pas en avant dans le sens des réformes universitaires que le ministre actuel fait pour augmenter les obstacles contre les étudiants boursiers et pour maintenir les frais de scolarité élevés. Les étudiants qui ont participé à cette occupation étaient des militants du Mouvement d’Action et de Participation Universitaire (MAPU), ils ont annulé la session et casser deux portes d’ascenseur. La réponse à l'émeute s’est terminée par cinq expulsions universitaires et un processus judiciaire qui au fil du temps a abouti à l'acquittement de tous les accusés. Maintenant, divers médias ont rappelé le rôle de Teresa Rodriguez comme porte-parole de ce mouvement, assimilant presque ce cas aux personnages de Sydney Pollack et, tôt ou tard, pour ou contre, aux péchés de la jeunesse.

Avec l’action contre le plan de Bologne ou contre la constitution européenne, qui, comme on le sait, a fini par devenir lettre morte, c’est peut-être le premier signe que la forte opposition sociale pourrait démonter la feuille de route des dirigeants du monde. C’est l’une des rares militantes qui participaient chaque année aux marches contre la base et, à l’intérieur d’Izquierda Unida, elle a rejoint l'Espace Alternatif, un courant demandant une attitude plus critique de la coalition et qui a catégoriquement refusé le pacte de gouvernement avec le PSOE et l’unité avec la social-démocratie qui allait devenir, dans son imagination théorique, comme un golem du système capitaliste lui-même. Elle a quitté Izquierda Unida, avec ses camarades de l’Espace Alternatif, en octobre 2008. Ils pensaient et pensent que ces sigles ne sont plus des outils de transformation sociale. C’est alors qu’elle devient militante d’Izquierda Anticapitalista, l'un des berceaux de Podemos. Sur cette voie, elle rencontre d’autres compagnons de route avec lesquels elle s’identifie, comme le leader des ouvriers agricoles journaliers Diego Cañamero, du Syndicat Andalou des Travailleurs, avec lequel ses affinités sont connues malgré les divergences à l’intérieur de la CUT.

Professeur de langue et de littérature

Avec un diplôme sous le bras, elle devient stagiaire dans le domaine de la coopération internationale à l’université de Cadix, dans un processus qui montre un intérêt pour l'immigration et pour le multiculturalisme, deux des principales tranchées de la globalisation contemporaine, dans la bataille des défenseurs des droits civils contre les fervents partisans de la xénophobie et du racisme. Depuis son siège de l’Aulario de la Bomba, à Cadix, elle est venue à soutenir les oppositions de l'enseignement secondaire et à gagner une place en tant que professeur en langue et littérature espagnole à l’institut Manuel de Falla de Puerto Real, bien qu’elle n’occupait pas son poste permanent dans la ville de Mijas dans la province de Malaga, qui devra sans doute attendre la fin de son voyage en politique active, depuis le parlement européen, auquel elle a accédé en mai 2015 et dont elle vient de démissionner, en Andalousie, où elle pourra passer la prochaine législature avec le fantôme de Sœur Ursula avec un parlement dans lequel il n’y a peut-être plus de place pour des majorités absolues.

Elle a été également militante syndicale, dans les rangs de l’Union des Syndicats des Travailleurs de l’Education d’Andalousie (USTEA) et rejoint les marées vertes qui ont été forgées comme une réponse sociale forte contre l’austéricide, un mot que les philosophes savent qu’il est souvent utilisé à tort mais qui du point de vue politique est approprié. Depuis quelques mois, elle a essayé d’ajouter des volontés et des visages différents de l'extrême gauche, comme en témoigne la présence parmi ses conseillers de José Chamizo, ancien médiateur de l'Andalousie, qui avait précédemment soutenu Antonio Maíllo, le candidat d’Izquierda Unida à la présidence de la Junte d’Andalousie. Tout cela peut être interprété comme un ajustement et comme une tête de pont pour l'avenir. Teresa Rodriguez, la jeune fille qui voyait passer les chasseurs bombardiers, a déjà gagné sa première bataille sans même atteindre l'Hôpital des Cinq Plaies, la diffusion d'une vidéo de plage nudiste même si ce n’est pas la vôtre a déjà précipité les partisans du PSOE en rangs serrés dans la défense de toutes les femmes. C’est peut-être être le début d'une longue amitié, même si, aujourd'hui, il est difficile d'imaginer Susana Diaz avec un imperméable et un chapeau dans un uniforme de Claude Atkins tandis qu'un épais brouillard chute sans fin sur l'aéroport de Casablanca.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:48

http://www.diclehaber.com/en/news/content/view/444124?from=1923065108

Les députés européens appellent à un soutien pour la reconstruction de Kobanê (Dicle News Agency)

Vendredi 6 Mars 2015

Des dizaines de députés au parlement européen ont publié une déclaration commune demandant aux Etats Unis et à la commission européenne de prendre des mesures pour aider la reconstruction de Kobanê.

Les députés qui ont émis l'appel sont de différents groupes au parlement allant du groupe confédéral de la Gauche Unitaire Européenne (GUE), des verts, des sociaux-démocrates, des démocrates libéraux, de l’Europe de la liberté et de la démocratie directe, des démocrates-chrétiens et des conservateurs réformistes. La déclaration attire l'attention sur les attaques sauvages des bandes inhumaines d’EIIL sur Kobanê et rappelle que le peuple kurde, principalement des femmes, a mené une résistance historique avec les corps des YPG, elle mentionne également le soutien des forces de la coalition qui a contribué à la réalisation de cette résistance.

Les députés ont souligné dans leur déclaration que Kobanê a été libéré par la résistance et le soutien, ajoutant qu'ils voient la résistance de Kobanê comme une lutte pour la démocratie, les droits humains, un avenir commun et la libération des femmes. Mettant l'accent sur l'urgence de la reconstruction de la ville, la déclaration rappelle que ceux qui veulent revenir ont un manque d'abris dans la ville qui a été dévastée à une grande échelle. Les députés appellent les états membres de l'Union Européenne et les institutions internationales à fournir une aide d'urgence à la commission récemment créée pour la coordination de la reconstruction dans la ville, et à ouvrir un couloir humanitaire pour les civils blessés et les combattants kurdes.

Certains des signataires de la déclaration sont Gabriele Zimmer (président de la GUE), Marie-Christine Vergiat (co-présidente du groupe d'amitié kurde), Philippe Lamberts (co-président des verts), Bodil Ceballo (groupe d’amitié kurde), Ana Gomes (alliance progressiste des sociaux-démocrates), Izaskun Bilbao Barandica (vice-président du parlement européen), Pavel Telicka (alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe), Fabio Massimo Castaldo (Europe de la liberté et de la démocratie directe), Mariya Gabriel (parti populaire européen) et Jana Žitnanska (groupe des conservateurs et réformistes européens).

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 17:56

https://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2015/03/06/manifeste-unissons-nous-contre-lislamophobie-et-les-derives-securitaires

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/050315/manifeste-unissons-nous-contre-l-islamophobie-et-les-derives-securitaires

Unissons-nous contre l’islamophobie et les dérives sécuritaires

Vendredi 6 Mars 2015

La marche du Dimanche 11 Janvier 2015 a exprimé la condamnation résolue des attentats des Mercredi 7 Janvier et Vendredi 9 Janvier 2015 et la solidarité avec les victimes.

Que nous y ayons participé ou pas, nous dénonçons ceux qui tentent de dévoyer et de pervertir l’émotion légitime qui s’est manifestée ce jour-là en dressant une partie de la population contre une autre, en alimentant une islamophobie nauséabonde.

C’est donner ainsi après coup raison aux terroristes dont l’intention était clairement de provoquer la rupture entre les habitants de ce pays, le rejet de l’islam dans une part importante de la population et la peur chez les musulmans et chez les juifs.

La plupart des responsables politiques et des commentateurs ont dénoncé avec raison toute tentative d’amalgame. Certains sont pourtant tombés dans ce piège, et tenu des propos inadmissibles ou lourds de sous-entendus. Déjà le nombre d’actes islamophobes, agressions physiques ou verbales de personnes et attaques contre des lieux de culte, se monte à plus de deux cent durant les deux semaines qui ont suivi ces tueries, autant que durant toute l’année 2014.

Nous affirmons que notre solidarité avec les victimes des attentats sanglants doit s’étendre à tous ceux qui sont aujourd’hui pris comme boucs émissaires et qui ressentent au quotidien, notamment dans les quartiers populaires, les effets d’une haine instillée depuis de nombreuses années.

Des mesures de sécurité sont nécessaires et compréhensibles, mais nous refusons toute aggravation de la législation en contradiction avec les libertés et la dérive sécuritaire que certains voudraient faire prendre à nos institutions, illustrée en particulier par des condamnations à des peines de prison de personnes ivres ou psychiquement déficientes, ou encore par des auditions par la police de très jeunes mineurs. Les paroles des enfants doivent être entendues et faire l’objet de réponses pédagogiques dans le cadre de l’école et des autres structures éducatives. Les délits d’apologies doivent faire retour dans la loi de 1881 qui encadre la liberté d’expression et la répression de ses abus.

La laïcité, valeur fondamentale de notre république, doit cesser d’être détournée de manière suspicieuse à l’encontre des musulmans et doit retrouver sa signification fondamentale qui est, en séparant l’état des religions, de garantir le vivre ensemble d’individus ayant des convictions différentes et de permettre à chacun de pratiquer sa religion, de n’en pratiquer aucune ou de changer de religion, en pleine liberté.

Nous sommes plus que jamais attachés à l’article premier de la loi de 1905, « la république assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public ». Aussi nous revendiquons la liberté pour tous de pratiquer et d’exprimer sa religion au grand jour, d’être présents dans la société avec ses lieux de culte sans entraves ni violences, de pouvoir fréquenter les institutions publiques, à commencer par l’école, sans discrimination, et d’avoir les même droits et les mêmes opportunités face au monde du travail.

Personne ne devrait craindre d’être victime de paroles ou de violences racistes, ni d’abus policiers, et personne ne devrait se voir continuellement sommé de se désolidariser d’actes quelconques en raison de sa religion ou de ses origines.

Nous condamnons résolument toute forme de racisme, d’antisémitisme ou d’islamophobie qui chercherait à tirer prétexte des tragiques événements que nous avons vécus.

Premiers signataires

Etienne Balibar, Jean Baubérot, Esther Benbassa, Mohammed Ben Yakhlef, Antoine Boulanger, Alima Boumediene Thiery, Ismahane Chouder, Sergio Coronado, Thomas Coutrot, Karima Delli, Christine Delphy, Bernard Dréano, Jean-Pierre Dubois, Pascal Durand, Didier Epsztajn, Eric Fassin, Sébastien Fontenelle, François Gèze, Jean-Guy Greilsamer, Pierre Hassner, Eva Joly, Pierre Khalfa, Henri Leclerc, Gilles Lemaire, Laurent Lévy, Elise Lowy, Noël Mamère, Madjid Messaoudène, Véronique Nahoum-Grappe, Tariq Ramadan, Bernard Ravenel, Catherine Samary, Denis Sieffert, Pierre Stambul, Pierre Tartakowsky, Michel Tubiana, Marie-Christine Vergiat, Sophie Zafari

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 17:32

Le site de Sivens évacué après l’abandon du projet de barrage (Reuters)

Les forces de l'ordre ont évacué Vendredi 6 Mars 2015 les militants écologistes qui occupaient le site du barrage controversé de Sivens après que le conseil général du Tarn a décidé d'abandonner le projet initial et de le « redimensionner ».

L'ordre d'évacuation a été donné à la mi-journée et la quarantaine de « zadistes » restés sur place ont été expulsés sans incident majeur.

Les forces de l'ordre ont procédé à vingt et une interpellations pour des faits de violence ou pour « attroupement interdit après sommation », a annoncé le ministre de l’intérieur.

« Aucun blessé nécessitant des soins ou une hospitalisation n'est à déplorer », a ajouté Bernard Cazeneuve.

« Dans la république, il n'est aucun autre chemin possible que celui du refus de la violence, du respect du droit et des décisions de justice », a-t-il dit lors d'une brève déclaration à la presse, à Paris.

Deux escadrons de gendarmerie, environ cent cinquante hommes, vont rester sur place pour empêcher l'accès au site.

Le premier ministre Manuel Valls avait mis en garde les opposants qui persisteraient à résister, la mort du militant écologiste Rémi Fraisse, tué par une grenade de gendarmerie en octobre dernier sur le site, étant dans tous les esprits.

« Il faut maintenant que tout cela s'arrête et que la vie normale reprenne ses droits sur son territoire », a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec son homologue québécois Philippe Couillard, à Matignon.

Les élus du Tarn avaient adopté dans la matinée, par quarante-trois voix sur quarante-six, la résolution proposée par le président socialiste du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, de faire le choix d'une « retenue d'eau redimensionnée » dans la zone du projet initial.

LE GOUVERNEMENT SALUE UNE SOLUTION ÉQUILIBRÉE

« Des études complémentaires doivent être réalisées le plus rapidement possible pour savoir où ce redimensionnement se positionnera, à trois cent mètres, à deux cent mètres, à cinquante mètres ou sur le site actuel », a déclaré Thierry Carcenac à l’issue du vote. « Nous essaierons de trouver la meilleure solution pour répondre au besoin en eau qui est avéré ».

Il a écarté l'autre solution proposée par les experts, jugée plus coûteuse et plus longue à mettre en oeuvre, un ensemble de trois retenues latérales ou collinaires dont une sur le site de Sivens et les deux autres à proximité.

Les ministres de l’écologie et de l’agriculture ont approuvé la décision du conseil général qu'ils estiment équilibrée.

« Cette décision, tout en respectant l’ensemble des critères de protection environnementale, sécurisera les apports en eau nécessaire pour des productions agricoles à forte valeur ajoutée et génératrices d’emploi local », disent-ils dans un communiqué.

A l'arrêt depuis octobre 2014, le projet initial de barrage réservoir a été enterré à la mi-janvier 2015 par Ségolène Royal, à la suite d'un rapport d'experts défavorable.

Maryline Lherm, conseillère générale du canton de l’Isle sur Tarn et maire de cette même commune où devait être construit l'ouvrage, auquel elle était favorable, a voté pour son redimensionnement avant tout pour obtenir l’évacuation des zadistes qui occupent la zone depuis octobre 2013.

« Si je vote ce texte, c'est parce qu'il y a l'évacuation à la clé », a-t-elle déclaré, pour en finir avec « la souffrance » des habitants de la vallée du Tescou.

L'élue départementale Anne Laperrouze a également voté le texte pour que « l’état de droit soit respecté » bien qu'il demeure pour elle « un compromis avec un peu de flou ».

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 17:22

Claude Guéant en garde à vue dans l’affaire des tableaux (Reuters)

L'ancien ministre de l’intérieur UMP Claude Guéant a été placé Vendredi 6 Mars 2015 en garde à vue par la police judiciaire dans une affaire de vente présumée de tableaux, a-t-on appris de source judiciaire.

L’ancien secrétaire général de l'Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy est entendu depuis 6 heures 45, a-t-on précisé de même source, confirmant une information du site internet de l’Express.

Les enquêteurs s'interrogent sur l'origine d'une somme de plus de cinq cent mille euros versée sur son compte.

Claude Guéant avait justifié cette somme par la vente de deux tableaux du peintre hollandais Andries van Eertvelt à un avocat malaisien.

« Des personnes m'ont mis en relation avec un avocat malaisien qui était désireux d'acheter ces toiles pour un client. Je ne sais pas si finalement c'était pour un client ou bien pour lui-même », avait-il dit à RTL.

Il avait parlé de tableaux qu'il avait achetés une vingtaine d'années plus tôt, « à un prix très inférieur ».

Mais les enquêteurs se demandent si le cabinet d'avocat ne serait pas une simple boîte à lettres dans la transaction et si cette vente de tableaux ne cache pas des mouvements de fonds suspects, le chiffre de cinq cent mille euros leur apparaissant supérieur au prix du marché.

Claude Guéant avait déjà été placé en garde à vue en 2013 dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des primes en liquide perçues alors qu'il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur.

Puis, en 2014, dans l'enquête sur l'arbitrage controversé dont a bénéficié Bernard Tapie en 2008. Il n'a cependant pas été mis en examen.

Son avocat, Philippe Bouchez al Ghozi, avait dénoncé « un dénigrement et une orchestration politique » dont serait victime, selon lui, l'ancien secrétaire général de l'Elysée.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 18:34

http://www.npa2009.org/idees/usa-il-y-50-ans-malcom-x-mourait-assassine

Il y a cinquante ans, Malcolm X mourrait assassiné

Par Olivier Besancenot

Samedi 21 Février 2015

Dimanche 21 Février 1965, un commando de cinq personnes investit le lieu où Malcolm X tenait une conférence et ouvre le feu sur Malcolm X qui meurt. Le chef présumé du commando était lié à Nation Of Islam (NOI), organisation politique et religieuse avec laquelle Malcom X avait rompu plusieurs mois auparavant. Le rôle exact de la CIA dans cette exécution n’a, comme souvent, jamais été élucidé.

Aujourd’hui, de Malcolm X, il subsiste essentiellement un nom, dont chacun sait qu’il est incompatible avec l’oppression. Ce révolutionnaire noir américain n’a vécu que quarante ans, mais sa vie en contient plusieurs, toutes mouvementées. Sa constante évolution politique s’est accélérée la dernière année de son existence et a été fauchée, en plein élan, par ses assassins.

En ôtant à la contestation noire un de ses leaders les plus radicaux et les plus respectés, les assassins ont retiré une sacrée épine du pied des classes possédantes et privé les classes exploitées, qu’elles soient noires ou blanches, de perspective d’unité.

De l’enfermement à l’engagement religieux

Enfant d’un pasteur baptiste assassiné, une des nombreuses victimes du climat raciste ambiant, Malcolm Little voit sa vie basculer dès l’âge de six ans.

Emporté par les remous de cette terrible période de l’histoire des États-Unis, il va tenter de survivre. À neuf ans, Malcolm Little vole et est placé en foyer. À treize ans, l’assistance publique le confie à une nouvelle famille. Un an plus tard, c’est la maison de redressement dans le Michigan, après que sa mère eut été enfermée dans un hôpital psychiatrique d’où elle ne sortira que vingt-quatre ans plus tard. Inscrit au lycée, il imagine un temps devenir avocat, jusqu’au jour où un professeur lui réplique qu’un « nègre ne pourra exercer qu’un métier manuel ». À seize ans, Malcolm Little part finalement pour Boston et survit de petits boulots et de trafics en tout genre, vol, deal, jeux et prostitution. Il se fait épingler pour cambriolage, il est condamné à dix ans de prison. Sa vie bascule à nouveau.

En prison, il rejoint les rangs de Nation Of Islam (NOI), les « black muslims », adeptes d’un séparatisme noir basé sur « l’islam ». Abandonnant son « nom d’esclave », Malcolm Little devient Malcolm X. Il s’engage activement et, une fois libéré, prend vite des responsabilités, devient pasteur de la mosquée de Detroit, puis de celle d’Harlem. Malcolm X impressionne par son charisme et son talent d’orateur, ses réunions sont bondées, ses manifestations sont des succès, ses articles dans la presse circulent et sortent des frontières.

Nouvelles convictions

Il profite de son premier pèlerinage à la Mecque pour voyager et tisser des liens avec tous les leaders des pays qui luttent pour leur libération nationale, il rencontre l’égyptien Gamal Abdel Nasser, le cubain Fidel Castro, l’algérien Ahmed Ben Bella et le congolais Patrice Lumumba.

Et plus Malcolm X prend son envol militant, plus la direction de son mouvement prend ses distances avec lui.

Sa popularité gêne et de nouvelles convictions le gagnent, celle de l’unité des opprimés pour peu que celle-ci soit respectueuse des identités qui veulent s’affirmer comme telles. Le particulier devient alors, à ses yeux, compatible avec l’universel, s’ouvrant ainsi à l’étendue de la diversité culturelle du pèlerinage auquel il participe. Car c’est bien par cette entrée religieuse qu’il rompt progressivement avec l’idée de séparatisme racial. De quoi faire bondir cinquante ans plus tard les islamophobes de tout poil qui aiment s’écouter éructer sur le thème que l’islam porterait en lui le gène du communautarisme.

L’évolution politique de Malcolm X a un prix, en mars 1964, il rend publique sa « déclaration d’indépendance » et fonde une nouvelle organisation, « l’organisation pour l’unité afro-américaine ». C’est sa troisième vie.

« Montrez-moi le capitaliste, je vous montrerai le vautour »

Malcolm X veut désormais agir avec toutes celles et ceux qui, indépendamment de leur race, aspirent à renverser le système capitaliste qui opprime les noirs. Il rejette aussi le sectarisme passé et propose l’unité du mouvement noir. Le rapprochement s’opère avec Martin Luther King, qui, lui-même, est obligé d’admettre que le mouvement pour les droits civiques, fondé sur la non-violence et la stratégie d’intégration raciale, connaît des limites. Car, malgré des victoires significatives, les attentats racistes et les humiliations continuent. La CIA place dorénavant la « révolution noire » de Malcolm X dans sa ligne de mire, jusqu’au Dimanche 21 Février 1965.

Au-delà de son parcours, la vie de Malcolm X illustre l’épopée de millions de personnes qui ont résisté au racisme et au mensonge d’une société capitaliste américaine dont l’essor économique est basée, en très grande partie, sur un génocide, celui de l’esclavage. Pour gagner le respect, des militants, des boxeurs, des chanteurs et des athlètes combattront, bravant les injures, les humiliations, les menaces ou les assassinats.

Ainsi, Tommie Smith, en levant son gant noir sur la première marche du podium des jeux olympiques en 1968 a rappelé, sur fond d’hymne américain, que la lutte continuait. Mohamed Ali hurlait la même chose avant et après chaque match de boxe. Et Mumia Abu-Jamal, membre des Blacks Panthers, condamné à mort en 1982, croupit toujours dans les prisons des États-Unis.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:45

Un projet de loi contre la « crise humanitaire » (Reuters)

Le gouvernement grec a soumis Mardi 3 Mars 2015 aux députés un projet de loi prévoyant entre autre la gratuité de l'aide alimentaire et de l'électricité pour plusieurs milliers de foyers touchés par la crise, donnant à sa première initiative législative une portée symbolique face à ce qu'il qualifie de « crise humanitaire ».

Athènes, qui a obtenu le mois dernier une prolongation de quatre mois de l'aide financière internationale, s'efforce désormais de rassurer ses créanciers sur sa capacité à maîtriser les finances publiques tout en montrant aux grecs qu'il tient les promesses de sa campagne électorale.

« La récession profonde due aux politiques d'austérité et à la crise économique des six dernières années a eu un impact social dramatique », constate le texte présenté mardi soir.

« Ce projet de loi vise à lutter contre la crise humanitaire par le biais de mesures qui assurent l'accès aux produits de base ».

Lors d'un conseil des ministres la semaine dernière, le premier ministre, Alexis Tsipras, a déclaré que l'amélioration des conditions de vie des grecs touchés par la crise était le « premier devoir » de son gouvernement, mais il a réaffirmé qu'Athènes entendait assurer l'équilibre budgétaire.

Le projet de loi prévoit entre autres de rebrancher d'ici la fin de l'année l'électricité dans toutes les résidences principales où elle a été coupée pour cause d'impayés, en donnant la priorité aux chômeurs de longue durée et aux familles avec de jeunes enfants.

S'il est adopté, il permettra aussi à quelque trois cent mille grecs de bénéficier de bons alimentaires.

Une aide au logement pouvant atteindre deux cent vingt euros par mois pour trente mille foyers figure également dans le texte, pour un coût total estimé par le gouvernement à environ deux cent millions d'euros.

Alexis Tsipras veut par ailleurs créer un poste de secrétaire général chargé de la coordination et de la supervision de la lutte anti-corruption.

Deux autres projets sont attendus cette semaine, dont l'un est censé inciter les contribuables à régler leurs arriérés d'impôts et de taxes afin d'endiguer la chute des recettes fiscales.

En dépit des tensions politiques créées dans la majorité parlementaire par les concessions faites aux créanciers étrangers, nécessaires pour obtenir la prolongation de l'aide, la popularité du parti Syriza continue d'augmenter, à 41,3% selon un sondage MRB publié mardi.

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