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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 20:06

Manuel Valls soutient l'interdiction du burkini mais ne légiférera pas (Reuters)

Mercredi 17 Août 2016

Le premier ministre, Manuel Valls, soutient le choix d'une poignée de maires français d'interdire le burkini sur leurs plages tout en excluant une législation nationale sur ce sujet, contesté en justice par une association islamiste.

La présidente du Front National, Marine Le Pen, a également estimé que ce vêtement de plage cachant le corps des femmes musulmanes devait être « proscrit des plages françaises », tout en jugeant qu'il s'agissait de rustines.

« Quelques maires des Républicains et du Parti Socialiste interdisent le burkini dans leur commune, c’est bien. Mais ces maires-là auront-ils la cohérence et le courage de reconnaître que c’est la politique d’immigration et de clientélisme communautaire de leurs partis respectifs qui les a conduits un jour à devoir prendre un tel arrêté », écrit-elle sur le blog des carnets d'espérance.

François Baroin, le président des Républicains de l'Association des Maires de France (AMF), a également apporté, sur Twitter, son soutien aux maires qui, « pour des raisons d'ordre public », ont interdit le port du burkini.

La mairie de Cannes a pris un arrêté le 27 juillet 2016. Une demi-douzaine d'autres élus ont suivi son exemple après des heurts, Samedi 13 Août 2016, attribués à un différend sur le burkini à Sisco, en Haute-Corse.

« Je comprends les maires qui, dans ce moment de tension, ont le réflexe de chercher des solutions et d'éviter des troubles à l'ordre public », déclare Manuel Valls dans une interview au quotidien la Provence publiée Mercredi 17 Août 2016.

Il apporte son soutien aux élus ayant pris des arrêtés contre le burkini, « s'ils sont motivés par la volonté d'encourager le vivre ensemble, sans arrière pensée politique ».

Recours devant le conseil d’état

« Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses. Le burkini n'est pas une nouvelle gamme de maillot de bain, ni une mode. C'est la traduction d'un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l'asservissement de la femme », poursuit-il.

Le premier ministre refuse cependant d'envisager de légiférer sur le sujet.

« La réglementation générale des prescriptions vestimentaires ne peut être une solution », précise-t-il, ajoutant que la loi interdisant le port du voile intégral dans l'espace public doit d'abord être appliquée.

Le maire socialiste de Sisco, en Haute-Corse, a annoncé lui aussi Lundi 15 Août 2016 avoir pris un arrêté interdisant le burkini sur les plages de sa commune.

« Dans le cas de Sisco, l'enquête est en cours et j'appelle au calme, comme d'ailleurs l'ensemble des élus corses », dit encore Manuel Valls.

« De manière générale, ce n'est pas aux personnes de se faire justice elles-mêmes, d'autant moins dans une période où il y a trop d'amalgames et où la droite dure et l'extrême droite veulent créer un climat de mise en cause globale des musulmans de France ».

Il cherche également à rassurer les musulmans de France. « Je rajouterai, à l'attention de nos compatriotes musulmans, que nous serons aussi impitoyables à l'encontre de tous ceux qui voudraient les prendre comme boucs émissaires et voient dans l'islam un coupable idéal des actes de terrorisme », dit-il.

Le tribunal administratif de Nice a rejeté la requête en référé du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF), qui voulait suspendre l’interdiction du burkini à Cannes. Mais l’association a déposé un nouveau référé et un recours au fond auprès du tribunal administratif.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 19:48

https://rsf.org/fr/actualites/turquie-un-quotidien-kurde-ferme-manu-militari-une-vingtaine-de-journalistes-arretes

Un quotidien kurde fermé manu militari, une vingtaine de journalistes arrêtés

Mercredi 17 Août 2016

Reporters Sans Frontières (RSF) dénonce la fermeture du quotidien kurde Özgür Gündem et l’interpellation d’une vingtaine de journalistes, Mardi 16 Août 2016 à Istanbul.

Un tribunal d’Istanbul a ordonné la suspension indéfinie d’Özgür Gündem, Mardi 16 Août 2016, accusant le quotidien de se faire le porte-parole du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de se livrer ainsi à la « propagande d’une organisation terroriste ». La police a investi le siège du quotidien à Istanbul, elle a saisi des ordinateurs et elle a interpellé au moins dix-sept membres de la rédaction. Deux reporters de l’agence DİHA et deux collègues de la chaîne de télévision IMC, qui se trouvaient dans les locaux, ont également été arrêtés.

« Doit-on s’habituer à voir des rédactions prises d’assaut par la police en Turquie », s’interroge Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’Est et Asie Centrale de RSF. « La suspension d’un média est la forme de censure la plus extrême, qui démontre une volonté de bâillonner et non de contester une ligne éditoriale. Avec cette mesure inacceptable, un nouveau coup est porté au pluralisme et un puissant signal d’intimidation est envoyé à tous les journalistes de Turquie. RSF exige la levée immédiate des mesures prises contre Özgür Gündem ».

Lancé en 1992 au plus fort des affrontements entre l’armée turque et la rébellion kurde du PKK, Özgür Gündem a une longue histoire de persécutions, interdit entre 1994 et 2011, le journal a été contraint de changer régulièrement de nom. De nombreux correspondants du titre ont été assassinés entre 1992 et 1995 et sa rédaction a été plastiquée en 1994. Moins sanglantes, les années suivantes ont néanmoins vu se succéder perquisitions, arrestations et saisies. Trois défenseurs des droits humains, dont le représentant de RSF en Turquie, Erol Önderoğlu, ont passé une dizaine de jours en prison au mois de juin 2016 et sont toujours en procès pour avoir pris part à une campagne de solidarité avec Özgür Gündem.

Le site internet d’Özgür Gündem est bloqué en Turquie depuis la reprise des affrontements entre l’armée turque et le PKK au mois de juillet 2015.

La justice a également demandé le blocage de son compte Twitter à la fin du mois de juillet 2016. Au mois d’octobre 2015, RSF a publié un rapport sur les rapports entre la question kurde et la liberté de la presse en Turquie.

La Turquie occupe la cent-cinquante-et-unième place, sur cent quatre vingt, au classement mondial de la liberté de la presse pour l’année 2016, publié par RSF. Déjà grave, la situation des médias s’est encore alourdie dans le cadre de la chasse aux sorcières enclenchée par le coup d’état avorté du Vendredi 15 Juillet 2016, cent deux médias critiques ont été liquidés par décret, un état d’urgence drastique a été instauré et pas moins de quarante quatre journalistes ont été placés en détention provisoire, rendant à la Turquie la palme de la plus grande prison du monde pour les professionnels des médias.

Les journalistes interpellés sont Günay Aksoy, Kemal Bozkurt, Reyhan Hacıoğlu, Önder Elaldı, Ender Öndeş, Sinan Balık, Davut Uçar, Fırat Yeşilçınar, İnan Kızılkaya, Zeki Erden, Elif Aydoğmuş, Bilir Kaya, Ersin Çaksu, Sevdiye Ergürbüz, Amine Demirkıran, Bayram Balcı, Burcu Özkaya du quotidien Özgür Gündem, Özgür Paksoy et Mesut Kaynar de l’agence DİHA et Gülfem Karataş et Gökhan Çetin de la chaîne de télévision IMC.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 19:37

http://www.independent.co.uk/voices/jeremy-corbyn-prime-minister-iraq-war-chilcot-inquiry-labour-party-mps-coup-a7125311.html

Pour la première fois cette semaine, Jeremy Corbyn ressemblait à un premier ministre

Par Faduma Hassan, enseignante, militante du parti travailliste de Brent et membre du comité national de Momentum

Jeudi 7 Juillet 2016

Il y a eu plusieurs semaines difficiles pour nous tous dans le parti travailliste. Chaque jour, je lisais les rapports des députés du parti travailliste critiquant publiquement notre parti, au lieu de faire face à la crise que connaît notre pays. Il y en avait assez pour me faire désespérer de l'avenir de notre parti et du Royaume-Uni. Mais tout au long de tout cela, j’ai été rassurée par le calme et la détermination montrée par Jeremy Corbyn.

J’ai toujours connu Jeremy Corbyn comme un leader, pas comme un produit du moule machiste typique, mais un leader démocratique et réfléchi dont la force vient de sa capacité à écouter et à comprendre. Mais cette semaine, je ne l’ai pas vu seulement comme un leader, je l’ai vu comme quelqu’un d'autre.

Je l'ai vu comme un premier ministre.

Quand j'ai entendu les conclusions de l'enquête de John Chilcot, il ramena toute la colère que j’ai contre Tony Blair pour nous avoir entraîner dans la guerre en Irak.

Je suis sûre que Jeremy Corbyn, qui a passé toute sa vie à s’opposer la guerre, ressentait la même chose. Mais au lieu de dire « je vous l’avais dit », ou de régler ses comptes dans le parti travailliste, il a fourni un leadership moral nécessaire.

Jeremy Corbyn a parlé au pays dans son ensemble, aux familles de nos soldats dont les vies ont été inutilement perdues, aux irakiens dont le pays a été déchiré et aux millions de citoyens britanniques dont la démocratie a été minée par une décision d’entrer en guerre prise sur la base de fausses informations.

John Chilcot a souligné exactement les raisons pour lesquelles le parti travailliste a besoin de Jeremy Corbyn.

Pendant ce temps, David Cameron et le parti conservateur ont fait de leur mieux pour éviter leur responsabilité. Ils essaient de prétendre que l'Irak est un « problème du parti travailliste », en dépit du fait que cent trente neuf des cent soixante six députés du parti conservateur ont voté pour la guerre à l'époque, y compris David Cameron. De même, il y en a au sein du parti travailliste qui refusent de montrer leurs mains et d’admettre qu'ils ont fait une erreur. Le pire de tous sont les députés qui ont essayé d'utiliser cette journée de réflexion nationale pour attaquer leur leader élu, le député Ian Austin a chahuté son propre leader en lui disant « tais toi », tandis que Jeremy Corbyn a fait un discours critiquant la guerre à me faire mal à l’estomac.

J’entendais les excuses de Jeremy Corbyn pour la guerre en Irak au nom du parti travailliste et les larmes me venaient aux yeux. Cette période est une tâche pour l'histoire fière de mon parti et pour les traditions démocratiques de ce pays. Les excuses de Jeremy Corbyn vont enfin nous permettre d'aller de l'avant.

Mais j’ai aussi imaginé ce qui se serait passé si l'histoire avait été différente et si une autre personne s’était tenue debout ici. Nous aurions pu avoir une déclaration d’une personne qui non seulement a voté pour la guerre, mais qui s’oppose d’abord et avant tout à l'existence d'une enquête. Il y a beaucoup de députés qui aurait voté comme cela. Peut-être qu’ils auraient présenté des excuses, peut-être qu'ils auraient esquiver leur responsabilité. De toute façon, leur crédibilité a été irrémédiablement endommagée.

Comme l'a dit Tony Benn, les politiciens peuvent être divisés en deux catégories. Il y a ceux qui disent « ceci est la bonne direction », quel que soit le temps. Et si vous êtes d'accord ou pas d'accord, vous savez où ils se situent. L'autre groupe sont les girouettes dont la position change avec le vent. La politique a besoin de plus que cela, Je suis reconnaissante que nous ayons Jeremy Corbyn.

La semaine dernière a vu Jeremy Corbyn et la majorité des militants attaqués sans cesse par les commentateurs des médias et certains de nos députés. Je suis parmi celles qui soutiennent les droits démocratiques des militants du parti.

Hier soir, j'ai aidé à organiser un rassemblement de Momentum pour soutenir Jeremy Corbyn, ses idées et le mouvement derrière lui. Plus de deux mille personnes ont participé après avoir été prévenues en moins de quarante huit heures. Je voulais que Jeremy Corbyn parle, mais il n’était pas disponible. Il devait avoir senti la pression pour se concentrer sur les querelles à l’intérieur du parti et pour consolider son soutien, mais ce n’était pas la raison pour laquelle il était occupé. Au lieu de cela, il a passé la soirée avec les familles des soldats tombés au combat et des civils irakiens qui ont perdu leur vie. En véritable homme d’état, il a pris la décision que le pays doit venir en premier.

La contestation à l’intérieur du parti travailliste a perdu et le mouvement en faveur des idées de Jeremy Corbyn a augmenté de façon spectaculaire.

Maintenant, nous devons tous nous concentrer sur le prochain défi, aider à ce qu’il devienne notre premier ministre. Cette semaine, il a prouvé qu’il en était capable.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 18:47

http://www.marianne.net/ex-conseiller-myriam-el-khomri-pierre-jacquemain-publie-ils-ont-tue-gauche-100245073.html

L'ancien conseiller de Myriam el Khomri, Pierre Jacquemain, publie « ils ont tué la gauche »

Par Delphine Legouté

Dimanche 14 Août 2016

Il a assisté à la naissance de la loi travail, il a claqué la porte du ministère et il ne s'est pas gêné pour expliquer à quel point ce projet de loi n'était pas de gauche. Pierre Jacquemain, ancien conseiller stratégie de Myriam el Khomri, continue avec la parution le 29 août 2016 de son ouvrage, « ils ont tué la gauche ».

Au début du mois de février 2016, Pierre Jacquemain, jusqu'alors conseiller stratégie de Myriam el Khomri, claquait la porte du ministère. Il passera les semaines et les mois suivants à expliquer tout le mal qu'il pense de la loi travail contre laquelle défilent alors des milliers de personnes.

Dans l'Humanité du 29 février 2016, il explique ainsi en quoi ce projet de loi est une erreur historique et la preuve d'un non sens politique, « quand on se dit de gauche et quand on s’estime progressiste, je ne vois pas comment on peut soutenir un tel texte ». C'est également lui qui dira tout haut que son ancienne patronne n'a que très peu d'influence sur le texte et que le premier ministre tire en réalité toutes les ficelles, par le biais du directeur de cabinet de Myriam el Khomri.

Après ce premier coup d'éclat, Pierre Jacquemain continue dans son rôle de premier opposant à la loi de son ancienne ministre de tutelle. Au début du mois de mars 2016, il publie dans le Monde une tribune intitulée « ils ont tué la gauche ». C'est ce titre qu'il a choisi pour la sortie d'un ouvrage le 29 août 2016, aux éditions Fayard, sous-titré « postures et imposteurs au sommet de l’état ». Il explique au Journal Du Dimanche (JDD), Dimanche 14 Août 2016, que « c’est cette expérience désenchantée au coeur de la machine gouvernementale qui m'a donné l'envie d'écrire ce livre ».

Sur le quatrième de couverture, cette promesse, « Pierre Jacquemain raconte comment la technocratie a pris le pouvoir sur le et la politique. En dévoilant les coulisses de la loi travail, il nous montre une ministre dépossédée de ses prérogatives, récitant les éléments de langage de Matignon, reléguée au rôle de figurante et condamnée, parce qu’elle le veut bien, à porter une loi qu’elle n’a ni pensée, ni rédigée, pas même négociée. Une loi faite par et pour des technocrates hors-sol dans une France paupérisée ».

Et une conclusion, « ils ont tué la politique. Ils ont tué la pensée. Ils ont tué la gauche ».

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 18:30

NI DIEU NI CESAR NI TRIBUN

Par Bernard Fischer

Mardi 16 Août 2016

Des activistes du mouvement des Nuits Debout proposent la participation de Nuit Debout à la fête de l’Humanité.

Je suis radicalement contre cette proposition de participation officielle et collective du mouvement des Nuits Debout à la fête de l’Humanité en raison de l’indépendance du mouvement des Nuits Debout par rapport à tous les partis.

De mon point de vue, cette proposition est une tentative de récupération du mouvement des Nuits Debout par le Parti Communiste Français (PCF).

Si le mouvement des Nuits Debout participe à la fête de l’Humanité, pourquoi ne participerait il pas aussi aux universités d’été du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), d’Ensemble, d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), du Parti Socialiste ou bien des Républicains ?

Cette position est une position relative à une participation officielle et collective.

Elle ne concerne pas les militants individuels.

Les militants individuels vont où ils veulent, ils ne représentent pas Nuit Debout, personne ne représente Nuit Debout, le mouvement des Nuits Debout n’a ni porte parole, ni leader, il n’a pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 18:25

Le calme est revenu à Milwaukee après deux nuits de violence (Reuters)

Un calme relatif est revenu à Milwaukee où le couvre-feu imposé Lundi 15 Août 2016 aux adolescents et les appels à la retenue lancé par les représentants de la communauté noire semblent avoir apaisé les esprits.

La ville du Wisconsin est en proie à de vives tensions depuis la mort d'un jeune noir de vingt trois ans, Sylville Smith, tué Samedi 13 Août 2016 par un policier noir alors qu'il tentait de se soustraire à un contrôle. Les autorités ont indiqué qu'il était armé et qu'il avait refusé de lâcher son arme.

Deux nuits de violentes manifestations émaillées de coups de feu ont suivi. La mairie a imposé un couvre-feu s'appliquant aux adolescents à partir de 22 heures et les appels au calme se sont succédé.

Les forces de l'ordre n'ont fait état que de six arrestations dans la nuit du Lundi 15 Août au Mardi 16 Août 2016. Aucune destruction majeure de biens matériels n'a été signalée.

Le chef de la police de Milwaukee, Edward Flynn, a déclaré qu'un calme relatif était revenu. Il a remercié le rôle joué par les représentants de la communauté noire pour réduire les tensions.

Le maire de la ville, Tom Barrett, a prévenu Lundi 15 Août 2016 que le couvre-feu resterait en vigueur « aussi longtemps que nécessaire ».

Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche, était attendu Mardi 16 Août 2016 dans la ville pour une réunion électorale.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 17:21

https://socialistworker.co.uk/art/43091/The+Independent+Labour+Party+-+prioritising+parliament+gave+more+power+to+the+right

Le parti travailliste indépendant (ILP) qui donnait la priorité au parlement a donné plus de pouvoir à la droite

Charlie Kimber étudie l’ILP, l'une des organisations fondatrices du parti travailliste

Mardi 19 Juillet 2016

L'histoire de l'ILP a des leçons importantes pour les socialistes. Il montre les possibilités et les pièges de l'organisation à l'intérieur et à l'extérieur du parti travailliste.

L’ILP a été fondé en 1893 par les socialistes qui voulaient une rupture nette avec les libéraux.

Il visait à « assurer la propriété collective et communautaire des moyens de production, de distribution et d'échange » et il était un vrai pas en avant, car il insistait sur l'indépendance de classe.

Ses dirigeants comprenaient Keir Hardie, un nouveau député, et Ben Tillett, qui avait dirigé la grève des dockers de 1889.

En 1900, l'ILP est devenu un élément central du plus large Labour Representation Committee (LRC), le précurseur du parti travailliste moderne.

Les dirigeants de l'ILP ont convenu que la seule façon de parvenir à un changement était par l’élection de députés.

Au congrès du parti de 1909, le leader de l’ILP, Ramsay Mac Donald a insisté pour dire que le « gouvernement démocratique », il voulait dire le parlement, « était essentiel pour la construction de l’état socialiste ».

L'ILP n’était pas une organisation révolutionnaire. Mais il a refusé de défendre ses propres dirigeants quand la première guerre mondiale a commencé.

En 1914, il a dit que « hors de l'obscurité, nous saluons nos camarades de la classe ouvrière dans tous les pays ».

L'ILP est resté dans le parti travailliste, mais ses dirigeants ont démissionné de plusieurs de leurs positions à l’intérieur du parti. Son opposition était pacifiste plutôt que révolutionnaire et, à la différence des bolcheviks en Russie, il n'a pas cherché à transformer la guerre en un assaut contre la classe dirigeante.

L'ILP prenait position contre le massacre, mais il était inefficace pour l'arrêter.

La révolution russe de 1917 a enthousiasmé les travailleurs partout.

L'ILP a grandit à environ sept cent cinquante sections et il avait des dizaines de milliers de militants dans la classe ouvrière. Les leaders de l’ILP sont arrivés à la direction du parti travailliste.

Au lieu de rejoindre le nouveau parti communiste, l'aile gauche de l'ILP est restée à l’intérieur du parti travailliste pour chercher à le gagner dans son ensemble au parti communiste.

Mais il y avait des pressions dans l'autre sens.

Les travailleurs révolutionnaires ont été enfermés derrière une direction droitière du parti travailliste qui, par exemple, a refusé de soutenir la grève générale de 1926.

Puis vint la grande crise de 1929. Ramsay Mac Donald, membre de l’ILP et premier ministre du parti travailliste, était déterminé à mettre en œuvre l'austérité.

Lorsque les ministres du gouvernement hésitaient, Ramsay Mac Donald a formé un gouvernement de coalition avec les conservateurs et les libéraux.

Quand l’ILP a rompu avec le parti travailliste un an plus tard, il est parti avec quinze mille des meilleurs militants et cinq députés. L'ILP évoluait fortement vers la gauche. Mais en dépit de la rupture organisationnelle, sa politique restait centriste, oscillant entre la révolution et la réforme.

En 1934, le révolutionnaire russe Léon Trotsky écrivait que « l’ILP a rompu avec le parti travailliste. C'était correct. Si l'ILP voulait devenir un levier révolutionnaire, il était impossible de laisser ce levier dans les mains de carriéristes soigneusement opportunistes et bourgeois. L'indépendance politique et organisationnelle complète et inconditionnelle d'un parti révolutionnaire est la première condition préalable à son succès ».

Mais Léon Trotsky a également insisté sur le fait que « tout en rompant avec le parti travailliste, il était immédiatement nécessaire de se tourner vers lui » et de chercher un travail de front uni.

Au lieu de cela, l'ILP a dégénéré. En 1936, sa conférence a voté contre la direction du parti sur les mesures à prendre après l'invasion italienne de l'Ethiopie. Les députés ont menacé de démissionner et la conférence a immédiatement inversé sa politique.

Politiquement, l'ILP était mort.

Les révolutionnaires ont besoin de clarté politique sur les grandes questions de la politique, quel que soit l’organisation qu’ils choisissent. Et ils ont besoin d’une organisation révolutionnaire indépendante quelle que soit les structures dans lesquelles ils travaillent.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 16:22

Ankara demande le retrait des kurdes à l'est de l'Euphrate (Reuters)

La Turquie souhaite que les combattants kurdes, qui ont contribué à la libération de la ville syrienne de Manbij en chassant les djihadistes du groupe Etat Islamique, se retirent sur la rive orientale de l'Euphrate, a déclaré le ministre turc des affaires étrangères, Lundi 15 Août 2016.

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance de miliciens kurdes et arabes soutenue par les Etats-Unis, ont annoncé Vendredi 12 Août 2016 avoir repris la totalité de cette ville située à l'ouest de l'Euphrate près de la frontière turque.

« Bien sûr que nous avons une attente », a déclaré Mevlut Cavusoglu devant la presse à Ankara. « Les Etats-Unis ont promis que les forces syriennes kurdes de la coalition et les forces démocratiques reprendraient position à l'est de l'Euphrate après l'opération à Manbij », a-t-il dit.

La Turquie considère que les unités de protection du peuple (YPG), qui participe aux FDS, est une émanation du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène une insurrection depuis trois décennies dans le sud-est de la Turquie.

Les Etats-Unis et l'Union Européenne considèrent le PKK comme une organisation terroriste.

La prise de Manbij constitue l'un des plus importants succès militaires enregistrés par une organisation soutenue par Washington depuis que les américains ont lancé leur campagne contre l'Etat Islamique il y a deux ans.

La récupération de Manbij représente une première étape en vue de la poursuite de l'offensive en direction de Rakka, capitale de fait de l'Etat Islamique en Syrie.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 16:06

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/08/15/turquie-trois-tribunaux-perquisitionnes-a-istanbul_4982944_3214.html

Le rédacteur en chef du journal Cumhuriyet démissionne

Le rédacteur en chef du quotidien d’opposition turc Cumhuriyet a annoncé sa démission, Lundi 15 Août 2016, expliquant ne plus croire en la justice de son pays. Au mois de mai 2016, Can Dündar avait été condamné en première instance à cinq ans et dix mois de prison pour divulgation de secrets d'état, dans une affaire qui avait provoqué la colère du président Recep Tayyip Erdogan. Il avait été autorisé à rester en liberté en attendant la décision de la cour d’appel.

Dans une tribune publiée Lundi 15 Août 2016 dans le quotidien Cumhuriyet, il a fait savoir qu’il ne se rendrait pas au tribunal « tant qu’il y aura l’état d’urgence », imposé à la suite du putsch manqué du Vendredi 15 Juillet 2016. Il estime que cette situation l’empêche d’avoir droit à un procès équitable, « faire confiance à un tel pouvoir revient à mettre sa tête sous la guillotine. Désormais, nous ne faisons pas face à la justice mais au gouvernement. Aucun tribunal supérieur ne pourra s’opposer au non-droit qui s’installe ».

Le journaliste a aussi annoncé qu’il continuerait d’écrire des tribunes en tant que chroniqueur.

Perquisitions dans des tribunaux à Istanbul

Le même jour, la police turque a mené des perquisitions dans trois tribunaux d’Istanbul à la recherche de plus de cent soixante dix juges, procureurs et employés, soupçonnés de liens avec le coup d'état avorté du Vendredi 15 Juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan.

Selon l’agence de presse privée Dogan, des perquisitions ont été menées au sein du palais de justice de Caglayan ainsi que dans deux autres tribunaux d’Istanbul dans les quartiers de Gaziosmanpasa et Bakirkoy.

Les cent soixante treize mandats d’arrêt visaient des personnes soupçonnées d’avoir des liens avec prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, accusé par Ankara d’être le cerveau du coup d'état manqué, ce que l’intéressé nie. Le nombre de personnes arrêtées au cours de ces perquisitions n’a pas été précisé.

D’après les chiffres officiels, plus de trente cinq mille personnes ont été arrêtées à ce jour dans le cadre d’une vaste purge menée depuis le coup d'état qui a fait deux cent soixante treize morts. Parmi elles, onze mille cinq cent quatre vingt dix sept personnes ont toutefois été libérées, mais l’ampleur de la purge, qui a touché l’armée et la police mais aussi l’enseignement, les médias et la justice, a été vivement critiquée à l’étranger et dénoncée comme une chasse aux sorcières.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 15:48

https://blogs.mediapart.fr/edwy-plenel/blog/140816/un-vetement-comme-les-autres

Un vêtement comme les autres

Par Edwy Plenel, président et cofondateur de Mediapart

Dimanche 14 Août 2016

Le propre des époques de transition comme la nôtre, de trouble et d’incertitude quand un vieux monde se meurt lentement et qu’un nouveau monde tarde à naître, c’est la perte des repères les plus élémentaires et notamment l’oubli des libertés fondamentales.

Ces libertés fondamentales pour lesquelles, en 1789, 1830, 1848, 1871, 1898, 1936, 1944 et 1968, pour ne prendre que les dates de surgissement des révoltes créatrices, notre peuple s’est battu contre des pouvoirs qui servaient les puissants et les dominants, au service en somme des injustices sociales. Parmi ces principes, qui sont ceux d’une république démocratique et sociale, il y a la liberté individuelle, l’égalité de droits pour toutes et tous, sans distinction d’origine, de condition, d’apparence ou de croyance, de sexe ou de genre, dont la seule limite est de ne pas imposer aux autres sa propre loi, celle d’une idéologie politique ou d’un dogme religieux.

Ainsi sur une plage, chacun d’entre nous peut penser ce qu’il veut des postures choisies par les autres estivants, selon leurs cultures, leurs convictions et leurs religions, mais aucun d’entre nous n’a le droit d’imposer autoritairement aux autres son choix, à la manière d’un uniforme obligatoire. Ainsi, de même que je m’opposerai demain de toutes mes forces à un pouvoir qui obligerait les femmes à couvrir leur corps dans l’espace public, de même je m’oppose aujourd’hui à ce qu’on interdise sur les plages une tenue qui les couvre parce qu’elle serait liée à une religion. Dans les deux cas, nous cédons nos libertés individuelles au profit d’une logique autoritaire et discriminatoire qui, dans le premier cas, vise les femmes en continuant d’en faire une minorité politique opprimée et, dans le second cas, vise les musulmanes en les constituant comme minorité à exclure.

La liberté ne se divise pas, et elle est donc aussi celle de ceux dont nous ne partageons pas les idées ou les préjugés. À condition, évidemment, qu’ils ne cherchent pas, à leur tour, à nous les imposer autoritairement et ce n’est certes pas le cas de ces femmes musulmanes qui, comme en témoignent nombre de reportages, vont vêtues à la plage en compagnie d’amies aussi dévêtues qu’on peut l’être, affichant ainsi la diversité et la pluralité qui anime les musulmans de France.

Faut-il rappeler à nos intolérants d’aujourd’hui qu’en 1905, lors du vote sur la loi de séparation des églises et de l'état, certains républicains conservateurs voulurent faire interdire le port de la soutane dans l’espace public ? Et qu’évidemment, Aristide Briand, qui portait la loi, fermement soutenu par Jean Jaurès, s’y opposa au nom de la liberté, celle d’afficher ses opinions, donc aussi sa croyance, avec le soutien de tous les républicains progressistes, lesquels hélas, comme les autres, oubliaient les femmes qui, alors, n’avaient pas voix au chapitre, ni droit de vote, avec parfois, ce prétexte, qui ne manque pas d’ironie rétrospective, qu’elles seraient sous l’emprise de l’obscurantisme religieux.

Les tenants de l’interdiction du « costume ecclésiastique », comme d’autres, aujourd’hui, qui veulent interdire tout « costume islamique », affirmaient qu’il s’agissait d’un habit de soumission et que le devoir de l’état républicain était d’émanciper par la loi, donc par la force de la loi, les prêtres de la soutane. Au passage, machistes affirmés, ils affirmaient que la soutane, qui est une robe, portait atteinte à la « dignité masculine ». Voici ce qu’Aristide Briand leur répondit, en refusant qu’une loi qui entend « instaurer un régime de liberté » veuille imposer aux prêtres « l’obligation de modifier la coupe de leurs vêtements, votre commission a pensé qu’en régime de séparation la question du costume ecclésiastique ne pouvait se poser. Ce costume n’existe plus pour nous avec son caractère officiel. La soutane devient, dès le lendemain de la séparation, un vêtement comme les autres, accessible à tous les citoyens, prêtres ou non ».

Autrement dit, et d’ailleurs Aristide Briand lancera, provocateur, à cette assemblée masculine qu’il était du droit de chacun, dans un régime de liberté, de se promener s’il le souhaitait « en robe », si, demain, des hommes, quels qu’ils soient, veulent se rendre en soutane à la plage et se baigner sous cette apparence, ils en ont le droit. De même, d’ailleurs, que l’on peut rencontrer, en feuilletant Paris Match de cette semaine, un homme nu se promenant sur une plage non naturiste de Biarritz qui, croisant Emmanuel Macron et son épouse, les salue, salut que le ministre lui rend avec le sourire. Mais les mêmes qui s’alarment des tenues de plage couvrantes de musulmanes ne se sont pas émus de cette transgression exactement opposée.

Dans les deux cas, nous sommes face à des choix relevant de la liberté individuelle. Si son exercice ne s’accompagne d’aucun prosélytisme, cherchant à contraindre la liberté d’autres individus, accepter qu’une autorité la contraigne, c’est ouvrir la voie à ces morales d’état qui ont toujours accompagné les régimes autoritaires, quels qu’ils soient et quelle que soit leur intensité.

Toutes ces polémiques, qui n’ont pour effet que de tomber dans le piège tendu par l’Etat Islamique, stigmatiser les musulmans par quête de boucs émissaires à nos peurs, sont profondément ridicules quand on les confronte à un raisonnement logique. Va-t-on interdire, demain, au nom du refus de toute visibilité des convictions religieuses dans l’espace public, que des religieuses catholiques en coiffe se rendent à la plage ?

Ou que des juifs pratiquants s’y promènent avec une kippa sur la tête ?

Mais, demain, va-t-on également, au nom de la neutralité de l’espace public interdire des T-shirts affirmant des opinions supposées subversives ou des tenues juvéniles supposées dissidentes ? Faire la chasse aux cheveux longs, aux piercings et aux tatouages ?

Quand une liberté commence à tomber, sous un prétexte idéologique qui, en l’espèce, est sécuritaire, il est non seulement difficile de la reconquérir mais, surtout, elle en vient à être perdue pour tous et pas seulement pour ceux que sa restriction semble viser. Demain, selon les aléas de notre vie politique, des municipalités, des gouvernements et des entreprises prendront prétexte de la restriction idéologique d’une liberté visant les corps et les apparences pour s’en prendre à d’autres attitudes jugées non conformes à leurs préjugés, à leurs dogmes ou à leurs intérêts. Défendre nos libertés individuelles, parmi lesquelles celles de nos corps, de leurs vêtures ou de leurs nudités, c’est défendre la liberté de se battre pour nos droits et de ne pas être soumis à la servitude des pouvoirs, qu’ils soient étatiques, économiques, idéologiques, religieux ou sexuels.

La deuxième déclaration des droits de l’homme, la plus aboutie mais la plus éphémère, celle de la première année de la république, en 1793, énonce ceci, dans son sixième article, « la liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. Elle a pour principe la nature, pour règle la justice et pour sauvegarde la loi, sa limite morale est dans cette maxime, ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait ».

J’ajoute à ce billet ce que j’ai récemment posté sur les réseaux sociaux, simple appel à la raison quand tant d’autres sujets, démocratiques, sociaux, écologiques, géopolitiques et scientifiques, devraient mobiliser nos énergies comme en témoignent les priorités éditoriales de Mediapart tout cet été.

À l’été 2014, il y a deux ans donc, avant les attentats de 2015 et 2016, j’ai écrit ce qui suit, dans « Pour les musulmans », aux éditions de la Découverte. Est-il besoin de souligner que cette mise en garde est toujours d’actualité, plus que jamais ? Et qu’il est de notre devoir de soutenir toutes celles et tous ceux qui sont stigmatisés non pas pour ce qu’ils auraient fait mais pour ce qu’ils sont, en raison de leur croyance ou de leur apparence ? Voici donc l’extrait.

Sous toutes les latitudes, le sort fait aux minorités dit l’état moral d’une société. Au-delà de mon pays, j’écris contre cette guerre des mondes dans laquelle on veut entraîner les peuples en fabriquant des haines identitaires dont la religion est l’alibi. Mais je suis en France, j’y vis et j’y travaille et c’est ici même que, pour nous, se joue ce sursaut des consciences. Jamais les crimes commis par de prétendus musulmans ayant eux-mêmes sombré dans ces guerres sans fin ne justifieront que, en retour, nous persécutions les musulmans de France. Jamais des dérives individuelles ou des conflits lointains n’autoriseront que, dans notre pays, on en vienne à assimiler en bloc des hommes, des femmes et des enfants à un péril qui menacerait l’intégrité, voire la pureté de notre communauté nationale, au prétexte de leur foi, de leur croyance, de leur religion, de leur origine, de leur culture, de leur appartenance ou de leur apparence. Jamais les désordres du monde ne sauraient excuser l’oubli du monde, de sa complexité, de sa diversité et de sa fragilité.

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